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Foi - Page 531

  • Coronavirus : pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché la pandémie ?

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    Du Père Thierry-Dominique Humbrecht o.p. sur aleteia.org :

    Covid-19 : pourquoi Dieu n’a-t-il pas empêché la pandémie ?

    28 avril 2020

    La crise sanitaire pousse à se poser de nombreuses questions qui peuvent ébranler la foi chrétienne : Dieu a-t-Il voulu de cette pandémie ? Pourquoi ne met-Il pas fin à cette crise ? Nous protège-t-Il vraiment ? Face à ces questions, il faut se rappeler ce qu’est vraiment la volonté divine.

    La situation actuelle mondiale nous renvoie à l’éternelle question : pourquoi Dieu n’a-t-Il pas empêché tout cela d’arriver ? Pourquoi la mort rôde-t-elle si près, comme si Dieu ne nous en protégeait jamais ? Or nous ne cessons de L’invoquer pour implorer sa protection. Faut-il déclarer forfait, conclure à l’échec de la Providence ? Ce problème est l’un des plus redoutables de la foi chrétienne. Sans vouloir le percer ni y répondre tout à fait, essayons de donner quelques clés.

    Dieu n’a pas promis d’éloigner de nous la souffrance et la mort

    L’Écriture nous apprend que Dieu n’a ni fait ni voulu la mort, elle est une conséquence du péché originel. Dieu l’a vaincue dans ses conséquences par la croix du Christ, sans l’abolir pour le moment. La mort reste notre régime de vie. Nul n’y échappe, c’est même la seule certitude que personne ne conteste. Par conséquent, il ne faut pas rêver à une protection divine qui nous en dispenserait. Nul n’y échappe et nul n’en connaît le moment, lequel peut être prématuré.

    Pourtant demeure en nous le rêve d’une protection divine des dangers. Il vient plutôt des religions païennes anciennes et il a infesté la foi chrétienne au titre des superstitions inoffensives : « Que les dieux te soient favorables ! ». Ce rêve peut cependant fausser notre vision de la Providence chrétienne, dès lors que la protection demandée n’a pas lieu. Or notre Dieu n’est pas capricieux. Jésus n’a pas promis d’éloigner de nous la souffrance et la mort. Il a promis le salut de notre âme au moment de notre mort, si nous y consentons, et notre résurrection, à la suite de la sienne, mais au Jugement dernier.

    Faut-il prier pour être protégés ? Oui, mais surtout de ce à quoi nous pensons trop peu : le péché, la mort spirituelle. Cette protection, la grâce, ne défaille jamais si nous la saisissons.

    Thierry-Dominique Humbrecht

    et la "Question du Mardi" pose la question :

    Dieu amour, que fais-tu contre la souffrance des hommes ?

    par le Père Stan Rougier
    Aumônier de jeunes à Bezons, Houdan, Savigny-sur-Orge (Lycée Jean-Baptiste Corot), faculté d’Orsay, Lycées Racine et Condorcet (Paris), Gif-sur-Yvette. Chroniqueur au journal La Croix, aux revues Panorama, Famille chrétienne...

    Dieu n’a aucune complicité avec la souffrance et le mal. Il nous appelle à les combattre ou, face à l’inéluctable, à trouver, avec son aide et à l’exemple du Christ, le chemin d’un dépassement fécond.

    1. La souffrance fait partie de la condition humaine. Pour avoir un monde où il n’y aurait ni mal, ni souffrance, il faudrait que Dieu intervienne à chaque instant. Il n’y aurait ni liberté, ni responsabilité. On ne pourrait ni grandir, ni aimer. Quel ennui ! En savoir +

    2. Dieu a voulu prendre le risque de créer l’homme « à Son image et à Sa ressemblance », c'est-à-direlibre et capable d’aimer. Les hommes sont responsables des plus grands malheurs, mais ils sont aussi capables de choses sublimes. Au Jugement dernier le bon grain sera séparé définitivement de l’ivraie. En savoir +

    3. La souffrance est sur notre route à tous. Elle nous donne deux rendez-vous : a) le combat contre le mal et contre ses causes (à chaque fois que c’est possible) ; b) la recherche d’un chemin de transfiguration de cette souffrance (lorsqu’elle est inéluctable). En savoir +

    4. La souffrance peut devenir le terreau d’une grande fécondité et de la croissance des plus hautes valeurs d’humanité, pas seulement chez les saints. En savoir +

    5. Ce fut aussi le chemin du Christ. D’une part, il n’a pas cessé de guérir des aveugles, des muets, des sourds, des paralysés, des possédés. D’autre part, il n’a pas été épargné. Il a même subi ce qu’il y a de pire : la torture. Selon la belle formule de Paul Claudel : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance ; Il n’est même pas venu l’expliquer. Il est venu pour la remplir de sa Présence. » En savoir +

    6. Nous sommes tous appelés, à l’exemple du Christ, au don de nous-mêmes pour combattre le malqui écrase nos frères et à accepter et dépasser, avec l’aide de Dieu, les difficultés et les malheurs inéluctables que nous rencontrerons au long notre vie. En savoir +

  • Les évêques de Belgique souhaitent la reprise de célébrations liturgiques dans les églises

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    Les évêques de Belgique souhaitent la reprise de célébrations liturgiques dans les églises

    Les évêques de Belgique se sont réunis en vidéoconférence dans le but d’organiser progressivement la reprise de célébrations liturgiques publiques. Leur désir est grand de reprendre ces célébrations en concertation avec les responsables de tous les cultes reconnus en Belgique, ainsi qu’avec le Gouvernement fédéral et les entités fédérées.

    Les évêques sont particulièrement sensibles au désir souvent exprimé de pouvoir participer à nouveau « en présentiel » à des célébrations.

    En tout état de cause, les normes de protection sanitaire devront être respectées, il y va de la santé et de la responsabilité de tous.

    Des contacts sont en cours avec les différents Gouvernements du pays. Les évêques demandent que le phasage de reprise des célébrations soit intégré dans les grandes lignes définies par le Conseil national de Sécurité et les Gouvernements en date du 24 avril dernier.

    Les évêques de Belgique

    SIPI – Bruxelles, mardi 28 avril 2020

  • "L’Église catholique est affectée profondément par les conditions d’isolement qui sont imposées"

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    De la revue de presse publiée par l'Homme Nouveau (28 avril) :

    La Tribune de Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, publiée sur le site de La Croix (26 avril) souligne la réalité de ce qu’est l’Église tout en montrant ses difficultés face la prétendue « neutralité » d’un État laïc :

    Il ne revient certes pas à l’État de prendre en compte chacun des cultes et ce qui lui est propre, cependant, j’espère que les catholiques savent mesurer que ce ne sont pas les décisions publiques qui définissent la nature de leur Église ; il m’arrive parfois de m’interroger sur ce point : si chaque citoyen – et les catholiques sont de ceux-ci – est soumis aux lois du pays dans lequel il réside, pour autant que ces lois garantissent la justice et la liberté, il ne peut abdiquer son jugement de conscience et estimer que ce qu’il est, ses convictions, son appartenance religieuse, ne sont pas totalement honorés par telle loi, telle décision, telle circulaire. Et pourtant il respecte ces lois. (…)  L’Église catholique est affectée profondément par les conditions d’isolement qui sont imposées, dans cette juste finalité bien entendu de freiner la propagation du virus et de ne pas submerger les services hospitaliers. L’absence de liturgie blesse l’identité même de l’Église catholique, il ne m’appartient pas de parler pour les autres Églises chrétiennes. En effet, ce qui engendre l’Église et la fait vivre, ce sont les sacrements. (…) Certes, nourris aussi de la Parole, de l’Écriture sainte, mais celle-ci ne saurait aller sans la vie sacramentelle, eucharistique avant tout. Il est bon de lire l’Écriture, il est bon de prier seul et en famille, mais comment avancer sans le pain de la route ? (…) La laïcité ne permet pas de prendre en compte cette originalité de l’Église catholique, comme certainement ce qui est propre aux autres cultes ; et le jacobinisme suppose une Église nationale, qui n’existe pas, seules existent les Églises locales, diocésaines. Puisque l’État ne reconnaît aucun culte, il est de mon rôle de rappeler aux catholiques quels ils sont.

  • Coronavirus et déconfinement des messes en France : Mgr Matthieu Rougé, évêque de Nanterre et membre du Conseil permanent de la Conférence épiscopale française s’exprime sans ambages

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    JPSC

  • Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (28 avril) raconté par le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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  • Des pistes concrètes pour réorganiser la reprise des messes

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    En France, mais c'est facilement transposable dans notre pays...

    Du Père Olivier de Saint-Martin o.p. sur le site de l'hebdomadaire La Vie :

    Quelles pistes concrètes pour organiser la reprise des messes ?

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  • Temps pascal en confinement; mardi (28 avril) de la 3e semaine : mettre en pratique l'union totale à Jésus (Mgr Van Thuan)

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  • Les églises fermées, un signe de Dieu ?

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    Halik 105809_halik-web-sipa-ap22291417-000004.jpgL’Église catholique doit sortir de son confinement spirituel, estime Tomás Halík, prêtre issu de l’ « Eglise clandestine » tchèque créée sous le régime communiste (*) et professeur de sociologie à l’Université Charles de Prague . Concernant les effets sociaux de la pandémie du coronavirus, le site web du magazine « La Vie » publie la traduction d’un article du professeur Halik, suscitant déjà le débat en Europe et aux Etats-Unis :  

    (*) Au plus fort de la persécution communiste, le gouvernement tchécoslovaque aurait eu le projet de déporter les catholiques pour les éparpiller aux quatre coins du pays, loin de toute structure d'Église. Pour assurer « au cas où » une vie sacramentelle, la hiérarchie décida alors d'ordonner des prêtres et des évêques « clandestins » ; pour mieux brouiller les pistes et ne pas être repérés par la police, certains candidats retenus étaient des hommes mariés

    Quatre-vingt prêtres et quatre évêques, tout mariés, furent ainsi ordonné en grand secret.

    Après la chute du communisme, s'est posée la question de leur place dans une Église qui n'admet pas de clergé marié. La solution trouvée fut de les réordonner pour les intégrer dans une juridiction gréco-catholique taillée sur mesure.

    Une trentaine de prêtres clandestins mariés n'ont pas accepté d'être « réordonnés sous condition » dans l'Église gréco-catholique et perpétuent une « Église des catacombes ». JPSC.

    Voici l’article :

    « Lors de grandes calamités, il est naturel de se préoccuper d’abord des besoins matériels pour survivre. Mais on ne vit pas que de pain. Le temps est venu d’examiner les implications plus profondes de ce coup porté à la sécurité de notre monde. L’inéluctable mondialisation semble avoir atteint son apogée. La vulnérabilité générale d’un monde global saute maintenant aux yeux. Quel genre de défi cette situation représente-t-elle pour le christianisme, pour l’Église et pour la théologie ?

    L’Église devrait être un « hôpital de campagne ». Par cette métaphore, le pape veut dire que l’Église ne doit pas rester dans un splendide isolement, mais doit se libérer de ses frontières et apporter de l’aide là où les gens sont physiquement, mentalement, socialement et spirituellement affligés. Oui, c’est comme cela que l’Église peut se repentir des blessures infligées tout récemment par ses représentants aux plus faibles.

    Si l’Église doit être un « hôpital », elle doit bien sûr offrir les services sanitaires, sociaux et caritatifs qu’elle a offerts depuis l’aube de son histoire. Mais en tant que bon hôpital, l’Église doit aussi remplir d’autres tâches. Elle a un rôle de diagnostic à jouer, en identifiant les « signes des temps ». Un rôle de prévention, en créant un « système immunitaire » dans une société où sévissent les virus malins de la peur, de la haine, du populisme et du nationalisme. Et un rôle de convalescence, en surmontant les traumatismes du passé par le pardon.

    Les églises vides, un signe et un défi

    L’an dernier, juste avant Pâques, Notre-Dame de Paris a brûlé. Cette année, pendant le Carême, il n’y a pas eu d’offices religieux dans des centaines de milliers d’églises sur plusieurs continents, ni dans les synagogues et les mosquées. En tant que prêtre et théologien, je réfléchis à ces églises vides ou fermées comme un signe et un défi de Dieu.

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  • Le message brûlant de Véronique Lévy à Jacques Attali

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    Comme le dit un intervenant sur le Forum Catholique, "issue du milieu le plus improbable, Véronique Lévy se place dans le sillage de ces Juifs convertis qui humilient notre tiédeur lorsqu'ils retrouvent leur rang de premiers invités aux noces de l'Agneau" :

    Bonsoir monsieur Attali... il paraît que vous avez parlé de moi dans une revue.. vous avez évoqué ma route comme un chemin perdu, celui d'une femme fragile manipulée par l'extrême droite identitaire anti-sioniste... la soeur de BHL comme vous m'appelez s'est radicalisée avec les intouchables... oui je suis devenue une stigmatisée, non pas hélas des saints stigmates du Christ mais de ceux des innommables... les surnuméraires, les furieux, les extrêmes, les édentés, les réfractaires, les vandales, et pourquoi pas les black blocs bientôt... Ou déjà, qui sait? Je suis au Christ, Jacquot, au Roi des juifs , de la terre et des Cieux; au Seigneur désarmé et Nu , je suis dingue du très Haut Qui Se fit très bas... et Se cacha dans la chair douce comme du lait d'une vierge de Nazareth. Je suis de Sa famille, Jacques, j'ai retrouvé les miens: je suis chrétienne comme l'étaient déjà les prophètes, les poètes et les rois de l'Alliance native... gravée dans la pierre de la loi avant qu'elle ne se fit chair dans le Coeur de Sa miséricorde... aux entrailles maternelles d'un Dieu d'Amour. Il faut que je vous confie un secret... oui je vous l'offre comme le cadeau d'un départ, un présent pour la route, une chanson pour la vie, une berceuse pour traverser la mort: j'attends mon amour, je l'attends, je L'attends... je guette Ses pas... je L'attends. Mon corps est déchiré de la blessure de Sa Lumière et Sa lumière est une épée, la Vérité. Je L'ai épié dans le fin murmure d'un silence pénétrant comme le prophète Elie... je me languis de Sa Présence et je respire à la brise du soir le parfum de Son Souffle... au fil tranchant de Son Verbe... Mais Il Se cache... Et Se dévoile soudain dans le visage défiguré de ceux qu'on assassine sur un cri silencieux, les non nés ou non conçus encore et dont la voix se perd aux coulisses d'une vie exterminée in utéro, ou bien labellisée aux laboratoires privés du triage génétique. Cri silencieux des germes d'hommes congelés aux chambres fortes du planning familial. Mon Bien-Aimé m'appelle au secours aussi dans le sourire dépouillé des vieillards endormis de mort lente, de la "bonne mort" dites-vous, assistés médicalement dans les couloirs de la santé publique... Hélas il n'y a pas assez de lits.... et toutes les croix sont arrachées. Une mort sans croix c'est une mort sans pourquoi, sans fenêtre ouverte, sans les bras du Ressuscité étreignant la solitude et la douleur pour les coloniser de Son éternité et de Sa Paix. Une mort à la sauvette, une mort honteuse, une mort qui se veut propre mais qui pue le chien crevé et les viscères ouvertes comme ces pauvres maccabés de l'université Paris Descartes qu'on a laissé pourrir et qu'on a profanés dans une haine de l'Homme qui ne croit plus au Ciel, qui n'espère plus... programmant l'immortalité car il a peur de Son éternité.
    Elle le regarde de Ses eaux infinies.

    Jacques, je ne suis d'aucun parti, d'aucun clan, d'aucune tribu, je m'arracherai la peau avec le matricule que vous voulez, vous, les marchands du temple de nos corps, graver dans notre chair... à Son Image et à Sa ressemblance nous furent créés et Son Visage est notre liberté... je suis à mon Amour tout simplement et Il m'appelle toujours plus loin, en eaux profondes dans le silence des vies d'enfants jetées à la poubelle ou bien brûlées comme combustible dans les fours crématoires des hôpitaux anglo-saxons. Et puis je suis de France, car la France voyez vous... ce n'est pas la potée, les binious , les bérets... la France c'est le coeur d'une vierge aussi... une vierge qui dit oui à l'Archange saint Michel... dans les clairières de sa Lorraine natale... La France c'est une Annonciation qui se déploie, du Calvaire à Chinon... de Chinon à toujours... car sa mission à la France c'est de chanter sur la plus haute branche avec saint Irénée et pour le monde entier: "la gloire de Dieu c'est l'Homme vivant!"
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    https://www.facebook.com/veroniquelevy.officiel/posts/2660168624231420

  • Patrimoine et pandémie : des traditions religieuses contre les épidémies en Belgique

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    De Jean-Louis Pelon sur Actu.fr :

    Patrimoine et pandémie. Des traditions religieuses contre les épidémies en Belgique

    À l'heure du coronavirus, replongeons dans l'histoire de notre région à travers ses grandes épidémies. Exemples des processions en Belgique, à Tournai, Bruges et Mons.

    À l’heure du coronavirus, replongeons dans l’histoire de notre région à travers ses grandes épidémies. Exemples des processions en Belgique, à Tournai, Bruges et Mons.

    La « Carmesse » de Mons

    La procession du « Car d’or » à Mons en Belgique, attestée depuis le XIIIe siècle, commémorant la dédicace (« ducasse ») de la collégiale, était jadis également une « procession de peste ».

    Au dimanche de la Trinité, on sort à travers les rues de la ville les reliques de Sainte Waudru, patronne de Mons, afin d’implorer son aide contre le Mal, et les maux.

    À Bruges, le « Saint Sang »

    La procession du Saint Sang à Bruges (on sort le St Graal lors de l’Ascension) – connue dans l’Europe entière depuis la participation aux croisades de plusieurs comtes de Flandre – attire toujours des dizaines de milliers de visiteurs depuis 1304.

    Durant la procession du Saint Sang à Bruges.
    Durant la procession du Saint Sang à Bruges. (©Diocèse de Bruges)

    Au retour de croisade en 1147, Léonius de Furnes rapporte de Jérusalem la relique du Saint-Sang (le sang du Christ qui aurait coulé de sa blessure au flanc droit lors de sa crucifixion). En 1150, il la dépose dans l’église. En 1923, l’église devient la basilique du Saint-Sang.

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  • Temps pascal en confinement; feuillet du lundi (27 avril) de la 3e semaine : récits et expériences eucharistiques (A. Bessières s.J.)

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  • Plus de femmes dans les séminaires ?

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    De Vatican News; entretien réalisé par Romilda Ferrauto :

    Plus de femmes pour former les prêtres

    Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, dans le numéro de mai de "Donne Chiesa Mondo", la revue mensuelle de L'Osservatore Romano, revient sur les différents aspects du rôle des femmes dans la formation sacerdotale, dans les communautés paroissiales et plus généralement dans la vie de l'Église.

    C'est un fait: les femmes représentent souvent une présence numériquement plus importante parmi les bénéficiaires et les collaborateurs de l'action pastorale du prêtre. Dans le numéro 151 de la Ratio fundamentalis de 2016, on lit que la présence des femmes dans le processus de formation du Séminaire a une valeur qui lui est propre, y compris en ce qui concerne la reconnaissance de la complémentarité entre les hommes et les femmes. Mais pour le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, il reste beaucoup à faire. Le modèle reste encore clérical. Une révolution culturelle est nécessaire.

    Elles peuvent y participer de nombreuses manières : dans l'enseignement théologique et philosophique, dans l'enseignement de la spiritualité. Elles peuvent faire partie de l'équipe des formateurs, notamment pour le discernement des vocations. Dans ce domaine, nous avons besoin de l'opinion des femmes, de leur intuition, de leur capacité à saisir le côté humain des candidats, leur degré de maturité émotionnelle ou psychologique. En ce qui concerne l'accompagnement spirituel, la femme peut être une aide, bien sûr, mais je crois qu'il est préférable qu'un prêtre accompagne un candidat au sacerdoce. La femme, par contre, peut accompagner la formation humaine, un aspect qui n'est pas, à mon avis, suffisamment développé dans les séminaires. Il est nécessaire d'évaluer le degré de liberté des candidats, leur capacité à être cohérents, à établir leur programme de vie, ainsi que leur identité psychosociale et psychosexuelle.

    L'affectivité est un domaine dans lequel la formation des prêtres semble faire défaut. Il y a un autre sujet sensible : le cléricalisme, l'esprit de caste des prêtres, parfois même le sentiment d'impunité. La présence de femmes dans les équipes de formateurs peut-elle, à votre avis, aider sur ces points cruciaux ?

    Je crois que l'expérience de la collaboration avec les femmes à un niveau paritaire aide le candidat à envisager son futur ministère et la manière dont il saura respecter les femmes et collaborer avec elles. Si l'on ne commence pas pendant la formation, le prêtre risque de vivre sa relation avec les femmes de manière cléricale.

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