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Bruxelles (Stockel) : L'éthique des vertus... ou l'art d'être heureux - Ecole du dimanche 2018-2019
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Du berceau à la tombe : les chrétiens persécutés à chaque étape de leur vie
Persécutés à chaque étape de leur vie : du berceau à la tombe
Éclairage sur les différentes manières dont la persécution quotidienne est expérimentée tout au long de la vie des chrétiens persécutés. Du berceau à la tombe et même après…
215 millions de chrétiens restent aujourd’hui encore fortement persécutés dans le monde. Cette persécution ne s’exprime pas toujours sous une forme sanglante : la violence peut s’opérer de manière plus subtile, plus prégnante, à chaque étape de la vie.
Naissance et enfance : quand les chrétiens ne naissent ni ne grandissent libres et égaux en droit
Quand votre religion est inscrite sur vos papiers d’identité dès la naissance
Dans beaucoup de pays de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens, l’affiliation religieuse est inscrite sur les papiers d’identité dès la naissance - et restera presque impossible à changer tout au long de sa vie. C’est le cas en Égypte. La mention d’une religion minoritaire sur les documents officiels amène souvent des complications voire une forme de persécution administrative. Certains pays vont jusqu’à remettre en cause la citoyenneté des chrétiens : aux Maldives, tout citoyen est officiellement musulman, s’il se convertit à une autre religion, il perd sa citoyenneté et devient apatride. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme déclare que «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits» et que chaque individu a le droit «de changer de religion ou de conviction». Ces droits restent un rêve encore éloigné pour de nombreux chrétiens.
Quand l’école est un lieu de discrimination avant d’être un lieu d’apprentissage
L’école, dans beaucoup de pays, n’est pas seulement le lieu de l’apprentissage des savoirs, mais aussi celui de l’apprentissage de la persécution. Loin d’être un environnement laïc, l’école n’assure hélas pas partout la garantie des droits à la liberté religieuse des élèves. Dans certains pays, les programmes scolaires obligatoires n’enseignent qu’une religion.
Exemple au Myanmar : les écoles publiques Na Ta La[1] enseignent le bouddhisme aux élèves, parfois forcés à participer aux prières et cérémonies. Souvent les enfants chrétiens font l’objet de moqueries de leurs camarades et de discriminations de la part des enseignants.
Exemple en Égypte : une chrétienne copte égyptienne se souvient : «Les parents disent aux autres enfants que nous sommes impurs. Nous sommes condamnés à rester au fond de la classe. Les maîtres d’école ne daignent même pas nous interroger». Un enfant copte, tourmenté par le rejet dont il était l’objet, a même essayé de s’enlever son tatouage de croix (traditionnellement les coptes ont une petite croix tatouée sur le poignet) avec un couteau.
À l’adolescence, l’impossible ascension sociale et l’angoisse du kidnapping
La discrimination se poursuit bien souvent à l’université, bloquant l’accès des chrétiens aux hautes fonctions publiques, à moins qu’ils ne cachent leur foi (ce que rapportent des chrétiens de Turquie ou du Kazakhstan). Cette pratique s’inscrit dans une logique de paupérisation des minorités religieuses, en obligeant notamment les étudiants à redoubler pour payer plusieurs fois les frais d’inscription. C’est le cas d’une jeune étudiante au Bhoutan, forcée à redoubler malgré ses bonnes performances scolaires, car elle était ouvertement chrétienne.
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Le post-modernisme : la maladie dont souffre l'Eglise
De Sandro Magister en traduction française sur le site diakonos.be :
La maladie de l’Église se nomme post-modernisme. Le diagnostic d’un théologien
Je reçois et je transmets. L’auteur, un ancien membre des Franciscains de l’Immaculée, enseigne la théologie dogmatique à la Faculté de théologie de Lugano, en Suisse, et sert actuellement au en Angleterre, à la Saint Mary’s Church de Gosport, dans le diocèse de Portsmouth. Parmi ses ouvrages, publiés en italien et en anglais, figure ce titre : “Il Vaticano II, un concilio pastorale. Ermeneutica delle dottrine conciliari”, 2016.
La relation qu’il établit entre les racines de la crise actuelle et la contestation au sein de l’Église de l’encyclique « Humanae vitae », un texte majeur du magistère de Paul VI, le pape qui sera canonisé dimanche 14 octobre, est particulièrement d’actualité.
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Aux racines de la crise actuelle
de Serafino M. Lanzetta
La Sainte Mère Église, est confrontée à une crise sans précédents dans toute son histoire. Les abus en tous genres, particulièrement dans la sphère sexuelle, ont toujours existé au sein du clergé. Toutefois, l’épidémie actuelle correspond à la juxtaposition d’une crise morale et d’une crise doctrinale dont les racines sont plus profondes que de simples écarts de conduite de la part de certains membres de la hiérarchie et du clergé. Il faut gratter un peu la surface et creuser en profondeur. La confusion doctrinale provoque le désordre moral et vice-versa ; les abus sexuels ont proliféré pendant des années en profitant du laisser-aller, au point d’en venir à transformer silencieusement la doctrine relative à la morale sexuelle en un fait anachronique.
Sans aucun doute, comme l’a dit l’évêque anglais Philip Egan de Portsmouth, cette crise s’étend sur trois niveaux : “primo, une longue liste de péchés et de crimes commis envers des jeunes de la part de membres du clergé ; secundo, les cercles homosexuels qui gravitent autour de l’archevêque Theodore McCarrick mais qui se trouvent également dans d’autres milieux de l’Église ; et tertio, la mauvaise gestion et la couverture de tout cela par la hiérarchie depuis les plus hautes sphères”.
Jusqu’où faut-il remonter pour identifier les racines de cette crise? On peut essentiellement identifier deux causes principales de nature morale. L’une d’entre elles est liée de manière lointaine au problème qui afflige l’Église, une autre de manière plus directe.
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François d'Assise (4 octobre)
Grâce aux multiples rameaux de 1a famille franciscaine, Saint François d'Assise est assurément le maître spirituel qui a le plus profondément influencé la conscience religieuse populaire en Occident, singulièrement en ce qui touche la dévotion eucharistique. Des Opuscules qui rassemblent les écrits de Saint François d'Assise, on peut extraire une dizaine de textes particulièrement édifiants pour la piété eucharistique.
Deux des vingt-huit Admonitions, que l'on s'accorde à considérer comme les premières instructions de Saint François d'Assise à ses frères, parlent de l'Eucharistie. Dans la premièreAdmonition, il range parmi les damnés, la « race charnelle » de ceux « qui ne voient pas et ne croient pas, selon l'Esprit et selon Dieu, que ce soit là réellement les très saints Corps et Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, chaque jour, s’humilie, exactement comme au jour où, quittant son palais royal, il s'est incarné dans le sein de la Vierge. » Ces gens sont condamnés parce que la dureté de leur coeur les empêche de contempler, c'est-à-dire de chercher à voir, « avec les yeux de l’esprit » ce qu'ils regardent avec leurs yeux de chair : « nous aussi, lorsque de nos yeux de chair, nous voyons le pain et le vin, sachons voir et croire fermement que nous avons là le Corps et le Sang très saints du Seigneur vivant et vrai. » Il est bien clair, dans la démarche spirituelle de Saint François d'Assise, que voir au-delà de ce que l'on regarde s'acquiert par l'effort du fidèle qui se veut accorder à l'Esprit Saint qui réside en lui, « c'est donc 1' Esprit du Seigneur, habitant ceux qui croient en lui, qui reçoit le Corps et le Sang très saints du Seigneur. Tous les autres, qui n'ont point part à cet Esprit et qui osent le recevoir, mangent et boivent leur condamnation. »
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Traditionalistes à la mode de Bretagne
Vu sur le site web « salon beige » :
Plus de six cents fidèles assistèrent, dimanche dernier 30 septembre à Sainte-Anne-d’Auray, à la messe de clôture du premier « Pèlerinage pour la Bretagne ». Messe solennelle, dans une nef comble, célébrée au maître-autel de la basilique. Orgue et bombarde soutenaient les cantiques bretons chantés par une foule fervente. Des pèlerins de toute la Bretagne historique avaient marché durant deux jours pour honorer sainte Anne, patronne de leur pays et de leurs familles.
Organisé par l’association Feiz e Breizh (Foi en Bretagne), ce pèlerinage novateur, ouvert à tous, se veut avant tout missionnaire. Il repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’attachement à la langue bretonne et d’enracinement. D’ores et déjà, Feiz e Breizh donne rendez-vous l’année prochaine – pour la seconde édition de ce pèlerinage – à tous les Bretons de cœur !
Ref. Succès du premier pèlerinage pour la Bretagne
JPSC
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Du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire...
Cardinal Sarah : Le chant grégorien,
du silence de l'âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloireRédigé par Son Eminence le Cardinal Robert Sarah le dans Religion

Les 22 et 23 septembre derniers, à l’occasion de l'Assemblée Générale de l'association Pro Liturgia (association fondée en 1988 qui milite pour l’application exactes des décisions du Concile Vatican II) dans l'Ain, Son Éminence le Cardinal Robert Sarah a adressé aux membres un message de reconnaissance et d'encouragement. À cette occasion le Cardinal a développé un élément essentiel du chant grégorien et qui peut sembler paradoxal : le silence sacré. Afin de faire profiter nos lecteurs de cette réflexion nous vous publions le texte complet ci-dessous :
Chers amis de l’association Pro Liturgia,
Je suis heureux de vous adresser ce message d’encouragement et de reconnaissance à l’occasion de votre Assemblée Générale. En vous assurant de ma prière aux intentions qui vous sont chères, je profite volontiers de cette opportunité pour exprimer ma profonde gratitude à votre président, M. Denis Crouan et, par son entremise, à chacun d’entre vous pour votre détermination, malgré les obstacles qui jalonnent votre engagement, à défendre et à promouvoir la liturgie en langue latine de la forme ordinaire du Rite romain. Cette défense ne doit pas être menée avec des armes de guerre, ou avec la haine et la colère dans le cœur, mais au contraire « revêtons la cuirasse de la foi et de la charité, avec le casque de l’espérance du salut » . Que Dieu bénisse vos efforts si méritants et qu’il les rende toujours plus fructueux !
Je voudrais que nous réfléchissions ensemble sur l’un des éléments essentiels du chant grégorien, à savoir le silence sacré. Cela peut paraître paradoxal, mais nous allons voir que si le chant grégorien, que vous défendez et promouvez avec ardeur, est si important, c’est en raison de sa capacité irremplaçable de nous introduire dans le silence de la contemplation, de l’écoute et de l’adoration du Dieu vivant. Du silence de l’âme unie à Jésus au silence de Dieu dans sa gloire : tel est le titre de ce bref message qui vous apporte mon amitié et mon soutien. En effet, nous allons voir que le chant grégorien et sa parure visible et splendide, le manuscrit enluminé du livre liturgique, naît du silence et conduit au silence.
Le chant grégorien comporte un double fondement indissociable : la Sainte Ecriture, qui constitue la trame de la prosodie, et la cantillation. Il est établi que, à l’ombre des cloîtres et dans la méditation silencieuse de la Parole de Dieu, les moines bénédictins ont élaboré, au fil des siècles, et pour les besoins de la prière de l’Office Divin chanté en commun, le phrasé cantillatoire pour chaque verset de la Bible qu’ils devaient proclamer, à commencer par les Psaumes. Il s’agissait de revêtir la Parole très sainte de Dieu, si délicate et subtile à l’ouïe et à la vue, cette double porte de l’âme, du parement très humble d’une mélodie à la fois dépouillée, élégante et raffinée de caractère modal qui respecte le rythme de la prosodie. L’ouïe, et aussi la vue, dis-je. En effet, le moine chante et il contemple ce qu’il psalmodie : des premiers manuscrits médiévaux aux incunables des premières années de la Renaissance, qui précédèrent l’apparition de l’imprimerie (la Bible de Gutenberg date de 1455), les psautiers, les antiphonaires, puis les lectionnaires et les évangéliaires se sont progressivement couverts d’ornements et d’enluminures. Les lettres ornées utilisées pour les titres des ouvrages et des divisions principales reçurent les formes les plus variées : ornements gothiques, armoiries, initiales en or… Elles représentaient des personnages de l’époque aussi divers que le laboureur, l’artisan, le ménestrel, la châtelaine filant la laine à l’aide du rouet, mais aussi des plantes, des fruits, des animaux : oiseaux multicolores s’élançant vers le ciel, poissons dans l’onde bienfaisante de la rivière… La salle où se tenaient les moines copistes portait le nom de « scriptorium ». Comme le chant grégorien, au cours de sa lente et patiente éclosion, le travail des copistes était le fruit de leur méditation silencieuse, car ils devaient travailler en silence et en lien intime avec Dieu ; c’est pourquoi, pour qu’ils ne fussent pas dérangés, seuls l’abbé, le prieur, le sous-prieur et le bibliothécaire avaient le droit d’entrer dans leur salle. C’était le bibliothécaire qui était chargé de leur indiquer ce qu’ils devaient transcrire, et de leur fournir tous les objets dont ils pouvaient avoir besoin.
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Quand Charles Aznavour chantait la Vierge Marie
Sur le site web de « Famille chrétienne » :
Le célèbre chanteur Charles Aznavour, d'origine arménienne, est décédé ce lundi 1er octobre à l'âge de 94 ans. On lui doit de nombreuses chansons dans un magnifique Ave Maria qu'il avait notamment chanté avec les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.
Ave Maria
Ceux qui souffrent viennent à toi
Toi qui as tant souffert
Tu comprends leurs misères
Et les partages
Marie courageAve Maria
Ave Maria
Ceux qui pleurent sont tes enfants
Toi qui donnas le tien
Pour laver les humains
De leurs souillures
Marie la pureAve Maria
Ave Maria
Ceux qui doutent sont dans la nuit
Maria
Éclaire leur chemin
Et prends-les par la main
Ave Maria
Ave Maria, Ave Maria
AmenJPSC
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Se convertir, la priorité
Un éditorial de Mgr Marc Aillet (revue diocésaine du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron "Notre Eglise" du mois d'octobre 2018)
Un appel à nous convertir

Notre année pastorale a commencé sur fond de turbulences, celles en particulier qui agitent l’Eglise de l’intérieur et qui viennent des péchés de ses membres ! La presse se fait l’écho complaisant de ces rapports établis sur les abus sexuels des membres du clergé depuis 70 ans, aux Etats-Unis, en Irlande, en Allemagne… Le monde, qui ne distingue plus le bien du mal, qui se refuse à dénoncer le péché, se plaît paradoxalement à traquer les coupables au sein de notre Eglise, à faire des dénonciations publiques, à organiser des procès médiatiques à l’échelle planétaire ! Il ne s’agit certes pas de minorer la gravité de tels agissements. Pour avoir écouté longuement des victimes d’abus sexuels commis par des prêtres, je mesure mieux la souffrance de ceux qui ont été ainsi durablement et profondément abîmés dans leur corps et dans leur âme, et j’en éprouve une grande honte.
Et nous avons raison d’améliorer nos programmes de prévention, d’accompagnement concret des victimes de la pédophilie au sein de l’Eglise, de collaboration avec la justice pour attribuer de justes peines aux coupables. Nous avons raison de dénoncer la conspiration du silence qui a trop longtemps régné au sein de la hiérarchie de l’Eglise et nous devons savoir gré au Pape Benoît XVI d’avoir exigé des évêques une gestion plus transparente et plus efficace de ces affaires. Trop souvent, on a voulu soigner l’image de l’Eglise : or, l’Eglise, ce sont des âmes avant d’être une Institution, fût-elle divine, à commencer par les victimes innocentes qui doivent avoir la priorité absolue dans nos préoccupations et nos décisions pastorales.
Il reste que les prêtres, dans leur immense majorité, se dévouent avec générosité et intégrité à leur ministère, et ils ont droit plus que jamais à être encouragés et soutenus par leurs évêques, comme par le peuple des fidèles, tant ces campagnes médiatiques à répétition, qui exhument des faits souvent très anciens, jettent sur eux l’opprobre et la défiance. Je ne suis pas sûr, en ce sens, que le lien fait de manière insistante entre la pédophilie et le cléricalisme soit du meilleur effet pour leur redonner le moral. N’est-ce pas plutôt l’autoréférentialité qui est la principale cause de l’affaiblissement du sens moral dans l’Eglise : quand des théologiens ou des pasteurs, à commencer par des évêques, prennent publiquement leurs distances par rapport à l’enseignement moral de l’Eglise fondé dans l’Ecriture sainte et dans la tradition, ils participent à l’anesthésie de la conscience morale au sein du clergé et du peuple des fidèles… Ce fut le cas très particulièrement lors de la publication par le bienheureux Paul VI de l’encyclique Humanae Vitae et ce fut lourd de conséquences.
Nous ne pourrons pas faire l’économie d’un sérieux examen de conscience, en reconnaissant les responsabilités que nous avons, nous aussi, dans les maux de notre temps. Ne sommes-nous pas complices de cette anesthésie de la conscience morale, en affirmant depuis des décennies qu’il n’y a plus de péchés, sous prétexte qu’une certaine mentalité janséniste en cultivait l’obsession auprès de générations qui purent en être à juste titre traumatisées ? Certes, nous devons nous réjouir de l’accent mis par les derniers Papes sur la Miséricorde, mais « La miséricorde du Christ n'est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal » (Benoît XVI). Sous prétexte de miséricorde, nous prenons le risque de banaliser le mal et de sombrer dans ce que le Pape François appelle la « corruption spirituelle » : « Ceux qui ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la Loi de Dieu peuvent tomber dans une sorte d’étourdissement ou de torpeur. Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre ». Et c’est ainsi que le Sacrement de la Réconciliation a été déserté par les fidèles.
Il reste que ces perversions qui salissent les vêtements et le visage de l’Eglise nous appellent tous à un sursaut. Loin d’accabler les coupables, pour s’exonérer des exigences de conversion qui s’adressent à tous, nous devons cultiver un esprit de repentir, car nous sommes tous pécheurs et membres les uns des autres. Le Christ ne s’est pas présenté en justicier châtiant des coupables, mais « Il s’est fait péché pour nous », détournant « la vengeance de Dieu » sur sa propre personne dans sa passion et sa mort sur la croix, vécues comme un sacrifice d’expiation. Aussi sommes-nous d’abord invités à nous associer, par notre repentir et le témoignage de notre sainteté, unis au sacrifice du Christ, en particulier à l’heure de l’Eucharistie, à cette salutaire expiation pour les péchés du monde. Comme le demande le Saint-Père, nous promulguerons prochainement une journée diocésaine de jeûne et de prière pour prendre un peu de hauteur.
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Crise dans l’Église : sortir de l’épreuve par le haut
Sur le site « aleteia » ce 2 octobre 2018, le point de vue du dominicain Fr. Joseph-Thomas Pini :
"La crise grave que traverse l’Église ces derniers mois est d’abord une crise des mœurs du clergé, comme il y en eut d’autres dans l’histoire, même si celle-ci est singulière. Sa résolution appelle une réflexion sur ses causes les plus profondes pour sortir de l’épreuve par le haut, selon la nature même de l’Église.
On ne sait, des nouvelles révélations en série ce qui atterre et blesse le plus tant de fidèles dans l’Église. Quand ce ne sont pas les scandales graves, et pour certains horribles touchant des clercs à divers niveaux et dans plusieurs régions du monde, ce sont des attaques au sein même de l’Église, d’une ampleur et d’une violence frappantes. Il est certain qu’à l’effroi, à la colère et au dégoût se joint aussi finalement le découragement mêlé d’impuissance apparente à y remédier comme à défendre même l’Église et le sacerdoce.L’ancienneté, la multiplicité et l’enchaînement des griefs de divers ordres semblent en dire long sur la profondeur du mal atteignant une partie du personnel de l’Église, clercs et consacrés. L’abondance des avis, opinions et « informations », le caractère personnel et irrationnel de nombre de déclarations, une impression de gêne et de paralysie viennent s’ajouter à l’abattement et font craindre alors de prendre la parole.
Lire aussi :
« Le cléricalisme, voilà l’ennemi » ?
Mais si la crainte est celle, en définitive, de la petitesse et de la faiblesse, sachant bien que nous ne valons rien d’autre mais qu’en elles tout devient possible, faut-il ne pas essayer au moins de partir d’un constat et d’un diagnostic permettant les réformes qui seraient utiles selon la nature même de l’Église ? En effet, non seulement, à tous les maux et écueils déjà évoqués, s’ajoute une indéniable et très préjudiciable confusion des causes et des situations, mais le péril n’est pas à sous-estimer : d’une part celui de l’éloignement durable de nombre de fidèles ; d’autre part celui d’empêcher pratiquement l’exercice du ministère des prêtres, en particulier à destination des plus jeunes ; et enfin celui de nier la nature même de l’Église en se lançant dans une contestation excessive et inadéquate de sa constitution hiérarchique d’institution divine.
Une crise des mœurs du clergé
La crise, d’apparence récurrente et dont nous connaissons un pic, semble en premier lieu non celle de la « gouvernance » ecclésiale, mais celle, à un degré grave, des mœurs et mentalités dans le clergé. La focalisation sur la pédophilie, à la hauteur de la légitime indignation devant la gravité des crimes en question, et leur caractère systématique dans certains cas, n’est évidemment pas illégitime ; la vigilance et la sévérité croissantes de ces dernières années suivent une juste voie, anticipant même celle d’institutions civiles elles aussi touchées. Le phénomène, qui relève de la pathologie, appelle dans l’essentiel des cas autant un traitement que des sanctions proportionnées, en même temps qu’un départ, inévitable, du ministère sacerdotal ou de la vie consacrée. Mais cela ne peut masquer d’autres manquements, bien plus nombreux.
Lire aussi :
Le paradoxe de l’engagement chrétien
Ces derniers, le plus souvent relatifs aux mœurs sexuelles, même s’ils apparaissent de moindre gravité compte-tenu de la qualité des victimes, n’en sont pas moins des fautes sérieuses et des manquements aux obligations de l’état de vie consacrée ou de l’état sacerdotal librement consenties. Et l’on peut même craindre que l’attention portée à la pédophilie fasse considérer, degré par degré de gravité, les autres atteintes comme finalement tolérables, en particulier lorsqu’il n’y aurait pas scandale.
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Emission de rentrée pour « l’Esprit des Lettres » sur KTO
Jean-Marie Guénois évoque le pape Paul VI, canonisé en octobre, avec Michel Cool (auteur de Paul VI prophète. Dix gestes qui ont marqué l´histoire, Éditions Salvator). Un pape méconnu, controversé, prophétique par ses paroles et ses gestes. L´abbé Guillaume de Tanoüarn, présente sa méditation stimulante sur la fraternité : "Face aux enjeux de notre temps, nous semblons à bout de souffle : nous ne savons plus définir ce qui nous est commun et permettrait de relever les défis qui se présentent à nous. Désemparés, nous oublions la fraternité, notion évangélique qui nous permet de vivre ensemble. Pour raviver cette fraternité qui se dérobe à nos yeux, la seule solution est de refonder une foi commune, non pas confessionnelle, mais un élan de vie partagé qui nous porte et nous rassemble. » (Le Prix de la fraternité, Éditions Tallandier). Avec Bernadette Chovelon, l´émission mensuelle du livre de spiritualité accueille un couple étroitement uni sous le regard de Dieu et donné aux autres : le roi Baudouin de Belgique et son épouse Fabiola. De leur romanesque rencontre jusqu'à ce que la mort les sépare, leur itinéraire est aussi historique que spirituel et inspirant. (Aux Éditions Artège, par l´auteur de L´aventure du mariage chrétien).
JPSC
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Sub tuum praesidium
L’antienne « Sub tuum praesidium confugimus » (nous nous réfugions sous ta protection) que le pape François nous invite à chanter durant ce mois d’octobre est l'une des plus anciennes prières adressées à Notre-Dame (son texte a été retrouvé en grec sur un papyrus égyptien daté du IIIe ou du IVe siècle). Elle est employée dans les rites tant romain (ci-dessus) et ambrosien que byzantin ou copte.
JPSC
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Pour le mois d'octobre, le pape demande aux catholiques de prier le chapelet en le complétant par le "Sub tuum praesidium" et la prière à saint Michel Archange
De zenit.org :
Le pape mobilise les catholiques: en octobre, prière quotidienne du chapelet pour l’Eglise
Et la prière de Léon XIII à saint Michel Archange
Pendant le mois d’octobre, le pape François demande aux catholiques de prier chaque jour le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne « Sub tuum praesidium » « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à l’archange S. Michel « S. Michel Archange défendez-nous ».
Un communiqué du Vatican indique en effet ce 29 septembre 2018, en la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre; et ainsi de s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».
Un appel relayé par le Réseau mondial de prière du Pape
« Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays baltes, le Saint-Père a rencontré père Fréderic Fornos S.I., directeur international du Réseau mondial de prière du Pape; et il lui a demandé de diffuser son appel à tous les fidèles du monde entier, les invitant à conclure la prière du chapelet par l’invocation ancienne « Sub Tuum Praesidium« , et avec la prière à saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cf. Apocalypse 12, 7-12) », précise le communiqué diffusé à midi, en italien.
Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) : « La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt par le monde en cherchant comment accuser ». Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands les saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de turbulence spirituelle, de s’abriter sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». »
Les deux prières demandées par le pape François
Le communiqué cite ensuite l’antienne en latin et en italien :
“Sub tuum praesidium confugimus Sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo Gloriosa et Benedicta. »
En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:
“Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.
Amen.”Le communiqué précise l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel : « Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »
Le communiqué ajoute que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII:
“Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute, in infernum detrude. Amen”.
Le Réseau mondial de prière du Pape la traduit ainsi en français:
“Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
et vous, Prince de la Milice Céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.”Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le voeu du pape émérite Benoît XVI et en sa présence, le pape François a consacré la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel Archange.

