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Foi - Page 593

  • Le document préparatoire au synode sur l'Amazonie : une apostasie selon le cardinal Burke

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    14 août, 2019

    Le cardinal Burke dénonce l’« apostasie » véhiculée par l’“Instrumentum laboris” en vue du synode sur l’Amazonie

    Le cardinal Raymond Burke a rejoint les cardinaux Walter BrandmüllerGerhard Müller(également ici) et George Pell pour condamner vigoureusement l’Instrumentum laboris en vue du prochain synode sur l’Amazonie qui doit se dérouler à Rome du 6 au 27 octobre. Pire qu’hérétique, le cardinal américain a taxé ce document d’« apostasie » lors d’un entretien audio avec le journaliste Patrick Coffin, publié en anglais ici sur YouTube le 13 août.

    A la question de savoir si l’Instrumentum laboris pourrait « devenir définitif » pour l’Eglise catholique, le cardinal Burke a répondu :

    « C’est impossible. Le document est une apostasie. Cela ne peut pas devenir l'enseignement de l'Eglise, et si Dieu le veut, on mettra fin à toute cette affaire. »

    Si les initiatives des responsables de la préparation du synode visent notamment à promouvoir le diaconat des femmes et la possibilité d’ordonner prêtres des hommes mariés dans l’Eglise latine, éléments en quelque sorte les plus voyants, c’est dans son ensemble que le document de travail s’éloigne de manière spectaculaire de la doctrine catholique.

    L’éclairage apporté par le cardinal Burke sur la définition de l’hérésie et de l’apostasie permet de mieux saisir ce qui est en train de se tramer.

    « L'hérésie est le déni, le déni conscient et volontaire d'une vérité de foi. Il s’agit, par exemple, du prêtre Arius qui a renié les deux natures pour une seule personne de Notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi, l'hérésie vise une vérité particulière niée par une personne déterminée, alors que l'apostasie est un rejet d’ensemble de la foi, un éloignement du Christ d’une manière générale, et des nombreuses vérités de la foi », a-t-il déclaré.

    Cela rejoint l’analyse du cardinal Brandmüller qui a qualifié l’Instrumentum laboris d’à la fois hérétique et apostat, tandis que le cardinal Müller a dénoncé le « faux enseignement » de ce document qui a été approuvé par les autorités synodales en vue d’être soumis à la discussion des évêques à l’automne prochain. Le cardinal George Pell, dans une lettre publiée par Sandro Magister, écrivait quant à lui depuis sa prison australienne :

    « Je suis d’accord pour dire que nous avons des raisons d’être préoccupés par l’Instrumentum laboris du synode sur l’Amazonie. Ce n’est pas le premier document de mauvaise qualité issu du secrétariat du synode. Le cardinal G. Müller, l’ancien préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a rédigé une excellente critique. Je ne suis pas un expert de la région mais j’ai été à Iquitos dans le Pérou amazonien où un prêtre de Sydney, le P. John Anderson dirige une paroisse d’une piété, d’une activité pastorale et d’une orthodoxie exemplaires. Comme dans le fleuve Amazone, beaucoup d’eau coulera encore sous les ponts avant le synode.

    « Mais un point est fondamental. La Tradition Apostolique, les enseignements de Jésus et des apôtres, tirés du Nouveau Testament et enseignés par le Magistère des Papes et des Conciles, constituent l’unique critère doctrinal en matière doctrinale et pratique. Amazonie ou pas, en tout lieu de la terre, l’Eglise ne peut permettre qu’une confusion, et encore moins un enseignement contraire, n’abîme la Tradition Apostolique. »

    Au cours de son entretien avec Patrick Coffin, le cardinal Burke a également dénoncé les médias qui se « glorifient » de ce qu’ils appellent les options « révolutionnaires » du pape François. Rappelant que la fonction pontificale n'est pas révolutionnaire, Burke a affirmé que la fonction première du pape est de « sauvegarder la doctrine de la Foi et la discipline de l'Eglise afin d'être le principe et le fondement de l'unité dans l'Eglise ».

    Et d’ajouter : « Si vous me disiez que le Pape est un révolutionnaire, je serais très inquiet parce que cela n'a rien à voir avec la papauté. »

    Commentant l’entretien du cardinal Burke du 13 août, Martin Barillas de LifeSiteNews a rappelé la satisfaction de Leonardo Boff, théologien de la libération, devant l’élection du pape François.

    Boff a ainsi déclaré qu'il considère l'élection du pape François comme marquant un « printemps » de l’Église catholique. Dans son livre François de Rome et François d'Assise, il se dit convaincu de ce que le Pape François incarne la théologie de la libération en raison de son « dévouement » aux pauvres. Il a déclaré par ailleurs que l'ordination des hommes mariés pourrait être un résultat du synode. Dans une interview accordée à Deutsche Welt citée par Barillas, Boff attribue au pape le mérite d’avoir déclenché une « révolution » dans l'Eglise.

    « La théologie de la libération a été explicitement condamnée par Jean-Paul II en1985 pour avoir cherché à réconcilier les préceptes marxistes avec les enseignements catholiques dans le but a d'aider les pauvres, surtout en Amérique latine », rappelle Barillas.
     
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    Leonardo Boff, qui aurait participé selon ses propres dires à la rédaction de l’encyclique Laudato si’, est également considéré comme le « théologien de référence » du synode sur l’Amazonie.
  • Beauraing : une affluence en déclin

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    Du site de la RTBF :

    Beauraing : le culte de la Vierge Marie en perte de vitesse

    Publié le mardi 13 août 2019

    Le bruit des aspirateurs résonne dans la crypte de la basilique de Beauraing. A deux jours du 15 août, une dizaine de bénévoles se démènent pour remettre les lieux en état avant les célébrations de l’Assomption. A quatre pattes devant l’autel, le vice-recteur shampooine la moquette : " Tout le monde se retrousse les manches. Ça bosse ! " sourit l’abbé Christophe Rouard, " s’il fait beau, on devrait accueillir au moins 2000 personnes jeudi. "

     

    Un resto bien baptisé

    A deux pas du sanctuaire, un restaurant a pignon sur rue depuis trente ans. Le bien nommé " Pèlerin " se prépare à un week-end très chargé : " les pèlerins représentent au moins trente pourcents de la clientèle à cette occasion " explique Eddy Huysmans, le patron. " On devrait faire au moins 500 couverts ! Mais c’est vrai que ce n’est plus comme avant. "

    Juste en face du bistrot, dans le jardin des apparitions, les cierges se consument dans une ambiance de recueillement. Une poignée de visiteurs à peine sont assis sur les bancs qui font face à la statue de la vierge. Parmi eux, Marcel et Ginette viennent de Lessines. Ce couple de pensionnés fait la route depuis de très nombreuses années : " mon épouse est très croyante… Mais c’est vrai qu’il n’y a plus grand monde aujourd’hui… "

    Une affluence en berne

    Le culte ne fait plus vraiment recette. En à peine douze ans, le nombre de pèlerins est passé de 150 mille à 85 mille personnes. Une baisse de quarante pourcents qui pèse sur le quartier. L’hôtel historique situé juste en face du site des apparitions est à vendre.

    " Le culte marial n’est clairement pas un vecteur de développement " confie Marc Lejeune, le bourgmestre de Beauraing. " Les membres de l’asbl " Pro maria " qui gèrent les activités ont toujours veillé à rester centrés sur le culte et la prière, " explique le mandataire CDH. " Il n’y a jamais eu beaucoup de liens entre le site religieux et le centre de la ville. Pourtant, l’image de Beauraing reste étroitement associée à la Vierge et aux apparitions. "

    Conscient de la tendance, le vice-recteur reconnaît qu’il planche régulièrement sur le sujet pour trouver de nouveaux moyens pour attirer de nouveaux pèlerins. " On en parle régulièrement. Je crois que la déchristianisation est une tendance générale dans nos contrées. Par contre, il y a de plus en plus de chrétiens à travers le monde. Récemment, nous avons accueilli 150 Libanais sur le site… C’est la preuve que l’on doit miser sur l’international. "

     

    Est-il impertinent de faire remarquer que, durant l'épiscopat de Mgr Léonard à Namur (1991-2010), Beauraing fut un lieu phare de la vie chrétienne du diocèse. Est-ce vraiment une coïncidence si, après son départ, ce sanctuaire marial a connu un lent déclin ?

    Ce n'est en tout cas pas une fatalité comme le montre le regain dont bénéficie Lourdes : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/les-sanctuaires-de-lourdes-connaissent-un-regain-de-frequentation-20190813?

  • Saint Maximilien Kolbe (1894-1941) : le don suprême

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    L’Eglise fête ce 14 août ce disciple de saint François plongé avec sa patrie dans une des pires tribulations du XXe siècle. Il fut « l’un des plus nobles fils de la Pologne » dit Jean Paul II en le canonisant en 1982.

    Lu sur le site Aleteia, cet hommage que lui rend Jacques Gauthier (blogue de Jacques Gauthier)

     Je suis toujours très touché par ce franciscain polonais qui offrit sa vie à la place d'un autre prisonnier, père de famille. Cela me parle très fort : un prêtre qui donne sa vie pour un laïc. Saint Maximilien Kolbe, martyr du nazisme, est un bel exemple de la compassion divine. Par son don suprême à Auschwitz, survenu la veille de l’Assomption de Marie, c’est la victoire du Christ ressuscité que nous célébrons.

    Les deux couronnes

    Maximilien naît en Pologne, le 8 janvier 1894, de Jules et Marianna Kolbe, tisserands. Ses parents, tertiaires franciscains, auront une bonne influence sur leur deuxième garçon — ils en auront trois —, mais celui-ci est un peu trop turbulent à leur goût. Doué d’un naturel spontané et têtu, le jeune Raymond, qui ne s’appelle pas encore Maximilien, désespère sa mère. Un jour, elle le réprimande en lui demandant ce qu’il deviendra plus tard. Ce reproche provoque chez l’enfant de dix ans une telle prise de conscience qu’il s’adresse alors directement à Marie pour savoir ce qu’il fera plus tard. Celle-ci lui apparaît en lui présentant deux couronnes, une blanche et une rouge, symbolisant la pureté et le martyre. La Vierge l’invite à choisir; spontanément, Raymond choisit les deux. Il choisit tout, comme Thérèse de Lisieux. Dès ce moment, il prend la résolution de devenir meilleur de jour en jour.
    Toute sa vie sera illuminée par cette rencontre avec Marie, canalisant son énergie bouillonnante pour la mettre au service de l’Évangile.Sa mère ne reconnaît plus son garçon qui se cache souvent derrière l’armoire où se trouve l’icône de la Vierge de Czestochowa. Aussi est-ce tout naturellement qu’il entre chez les franciscains de Lwow, y poursuivant ses études secondaires. Il prend l’habit et le nom de Maximilien. À la Toussaint 1914, il fait ses vœux définitifs. Il a vingt ans et est envoyé à Rome pour faire son noviciat. C’est là qu’il fonde avec six amis étudiants, en 1917, ce qui sera l’œuvre de sa vie : la Milice de l’Immaculée. Leur but : amener le plus d’âmes à Jésus en passant par Marie. Il écrit : « Nous devons nous efforcer d’aimer le Seigneur Jésus comme l’aimait l’Immaculée. »

    Mystique et joyeux

    Le 28 avril 1918, Maximilien reçoit l’ordination sacerdotale. Il rentre en Pologne en juillet 1919, miné par la tuberculose. Les médecins ne lui donnent que quelques mois à vivre. Il ne vivra qu’avec un quart de poumon, sans que cela diminue son zèle pour répandre la Milice de l’Immaculée. Ainsi, en janvier 1922, il commence la publication du mensuel Le Chevalier de l’Immaculée, dont le tirage atteindra un jour près d’un million d’exemplaires. Bien vite les locaux deviendront trop petits. Le 8 décembre 1927, il fonde le monastère de Niepolalanov : la Cité de l’Immaculée.

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  • Bienvenue dans l’Eglise fluide du pape François

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    Sur le site web « Benoît et moi », on peut lire  -traduite en français- une  excellente recension proposée par Aldo Maria Valli d’un récent ouvrage de Stefano Fontana qui, partant du texte emblématique de l’exhortation « Amoris laetitia », expose avec une clarté convaincante la manière dont fonctionne la pensée du pape Jorge Mario Bergoglio: un décodage à lire par tous ceux que rebute presqu’instinctivement la « forma mentis » du Pontife régnant, même s'il n'est pas l'unique rédacteur matériel de l'exhortation:

    « Comme tous les livres du professeur Stefano Fontana (1)Exhortation ou Révolution? Tous les problèmes d’Amoris laetitia(éd. Fede & cultura) doit être lue de la première à la dernière ligne, avec attention et gratitude.

    La thèse de Fontana est claire: Amoris laetitia constitue une authentique révolution par rapport à la tradition et au magistère précédents. Se présentant comme un document de nature pastorale plutôt que doctrinale, elle semble presque vouloir rassurer. En réalité, elle est révolutionnaire précisément parce qu’elle privilégie le travail pastoral en le détachant de la doctrine et, en mettant la praxis au premier plan, qu’elle relativise l’idée de vérité. Cependant, comme nous le verrons, dans cette « nouveauté » elle est très vieille.

    Dans la première partie du livre, Fontana accorde une attention particulière au langage d’Amoris laetitia car c’est précisément ce langage qui révèle les intentions de François. C’est le langage du « oui… mais », des questions sans réponse, de l’ambiguïté souhaitée, de l’indétermination utilisée dans le but de déconstruire ce que l’exhortation considère, sans pour autant le dire ouvertement, comme des certitudes désormais dépassées.

    Que le Pape ne supporte pas la doctrine est flagrant, tout comme est claire sa prédilection pour la praxis. C’est précisément en utilisant la rhétorique du « oui, mais aussi » qu’on dit que l’unité entre doctrine et praxis est importante, « mais cela n’empêche pas l’existence de différentes manières d’interpréter la doctrine ou certaines conséquences qui en découlent » (§ 3). De plus, « dans chaque pays ou région, on peut chercher des solutions plus inculturées, attentives aux traditions et aux défis locaux ». (toujours § 3).

    Bien sûr, le concept clé d’ « inculturation » n’est pas précisé et le lecteur reste dans le doute. Cela signifie-t-il que la moralité doit être différente d’un endroit à l’autre? Cela signifie-t-il qu’une norme valable dans le pays A ne l’est pas dans le pays B ? Sur ce point, il n’y a pas de réponse, mais dans les faits, le relativisme s’installe et, encore une fois, c’est l’idée de vérité absolue qui est remise en question.

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  • Liège : célébrez l’Assomption à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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    Assomption.JPG

    Jeudi 15 août 2019

    Fête de l'Assomption de la Vierge Marie

    célébrée à l’église du Saint-Sacrement à Liège

    (Boulevard d’Avroy, 132)

    10h00

    Messe en latin (missel de 1962) plain-chant et orgue, célébrée par l’abbé Marc-Antoine Dor, recteur de l’église

    Propre grégorien de la messe « Signum Magnum » et Kyriale IX « Cum jubilo »

    A l’orgue du Saint-Sacrement, M. O. Houziaux ancien titulaire de l’orgue de la cathédrale de Liège

    11h15

    Messe en français (missel de 1970), célébrée par l’abbé Claude Germeau, directeur du Foyer d’Accueil des jeunes (Herstal)

    Kyriale grégorien VIII « de angelis ». Magnificat du ton royal (anonyme, tradition parisienne). Cantiques mariaux.

    A l’orgue du Saint-Sacrement, M. O. Houziaux, ancien titulaire de l’orgue de la cathédrale de Liège

    Renseignements : Sursum Corda asbl

    Tel 04.344.10.89 ou email sursumcorda@skynet.be

    JPSC

  • Génération Rosaire : des mystères, des fruits, des résolutions pour engendrer un monde meilleur

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    Génération Rosaire

    Génération Rosaire

    Des mystères, des fruits, des résolutions pour engendrer un monde meilleur

     
    72 pages - 11,5x16,5 cm - juin 2019

    Article n° F1416 - poids 70 g

    Editions du Parvis - ISBN 9782880224400
    4.00 €
    Génération Rosaire

    Cet opuscule de méditation du Rosaire se différenci­e des autres, car il vous propose un cheminement s­pirituel jalonn­é de questions et de résolution­s qui parlent au cœur.

    La prière n’est pas une activité passive. Elle forme, au contraire, un lieu et un instant de décision cruciale pour passer à l’action. Réciter le Rosaire, c’est parcourir l’Evangile. Au fil du Credo, des Pater, des Ave et des Glori­a, vous êtes amené à vivre une vie évangélique à travers les grâces sanctifiantes de cette ascèse vertueuse. En effet, que votre vie soit une sacrée histoire ou une histoire sacrée, vous êtes né de Dieu et héritier de sa Sainteté.  Encore faut-il la demander et l’accepter.

    Puissent les Ave de nos Rosaires former autant de graines qui, semées dans la bonne terre, porteront des fruits nombreux et durables. On (re)connaîtra l’arbre de la Croix à ses fruits qui sont les enfants de Marie et de Dieu le Père.

    A propos de l'auteur:

    Fabrice Harschene est un traducteur italo-belge d’expression française qui aime les livres de spiritualité. Il a suivi en auditeur libre un cours de théologie fondamentale à Bruxelles et a obtenu un brevet de catéchèse.

  • Quand la Libre se penche sur le grand blues de l'Eglise catholique de Belgique

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    La Libre de ce lundi 12 août consacre son éditorial et un article de fond au blues de l'Eglise catholique en Belgique. (L'accès de ces deux publications est réservé aux abonnés.) Dans l'éditorial, Bosco d'Otreppe en appelle à des Etats Généraux des catholiques belges pour "permettre à l'Eglise de renouer avec sa finalité, celle de partager sa foi." Mais les constats sont toujours les mêmes : un clergé qui vieillit avec de très rares vocations, des églises désertes dont l'avenir est problématique (désacralisations, réaffectations...), des assemblées de têtes grises toujours plus clairsemées, un pilier jadis catholique qui l'est de moins en moins, la transmission plus qu'incertaine, bref rien de très réjouissant et guère de pistes pour en sortir.

    Dans l'Evangile, le Christ posait clairement la question de savoir si, lors de son retour, il trouverait encore la foi sur terre. Il affirmait aussi que, lorsque le sel a perdu de sa saveur, il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et à être foulé au pied par les passants. Dans l'Apocalypse, ce dur reproche est adressé à l'Eglise de Laodicée : "Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche." (Ap 3, 16) Autant de pistes pour se questionner sur notre ferveur perdue, sur notre peu de foi, sur l'attiédissement de nos convictions, et sur le peu de moyens mis en oeuvre pour les ranimer. On peut tout de même s'interroger sur cette absence de fécondité spirituelle qui caractérise nos diocèses alors qu'il n'y a pas si longtemps un évêque déterminé, à la tête de l'évêché de Namur puis à l'archevêché, montrait qu'il y a moyen de susciter des communautés nouvelles et d'accueillir des vocations en nombre. Mais ce n'était apparemment qu'une parenthèse que notre épiscopat s'est empressé de refermer préférant renouer avec les orientations de la période Danneels aussi peu fécondes que le figuier stérile de la parabole.

    L'Eglise n'est pas une ONG ni une succursale de l'ONU. Son rôle n'est pas d'être en phase avec les mouvements droitsdelhommistes ou environnementalistes mais bien d'indiquer aux hommes la voie du Salut. Que les prêtres soient vraiment des hommes de Dieu, que nos liturgies soient belles et élèvent les coeurs vers Dieu, que les moyens de transmission de la foi le soient réellement, que les dévotions populaires et traditionnelles soient ravivées... autant d'orientations aujourd'hui négligées et qui constituent pourtant les vraies priorités si l'on veut sortir du marasme actuel. (YW)

  • Chine : accords ou pas, les catholiques réfractaires continuent d'être harcelés et châtiés

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    D' sur le site Bitter Winter :

    Le PCC pervertit les orientations pastorales du Vatican

    Le 28 juin, le Vatican a publié des orientations pastorales concernant l’enregistrement civil des membres du clergé en Chine. Le document stipule que :« le Saint-Siège comprend et respecte le choix de ceux qui, en conscience, décident qu’ils ne peuvent s’enregistrer [en tant que membres de l’Association patriotique] dans les conditions actuelles ». Cependant les autorités de la ville de Fuzhou, dans la province du Fujian, au sud-est du pays, continuent d’intensifier leur répression contre les objecteurs de conscience qui refusent de rallier l’Association patriotique des catholiques Chinois(APCC), en utilisant les menaces et en affirmant (ce qui n’est pas exact) que le Vatican a demandé à tous les prêtres et évêques d’adhérer à l’APCC.

    Provocation flagrante du Vatican

    La branche du Département du travail du Front uni de Fuzhou a publié un avis en mai, enjoignant aux objecteurs de conscience catholiques de demander une « conversion d’identité », c’est-à-dire qu’ils avaient jusqu’à la fin du mois pour rejoindre les rangs de l’APCC. Selon l’avis, une date limite était fixée tous les cinq jours entre le 15 et le 30 mai, et les membres du clergé recevaient un traitement différent en fonction de la date d’introduction de la demande. Toute personne dont la demande était reçue après le 20 mai n’était pas autorisée à exercer des fonctions cléricales ; quant aux membres du clergé n’ayant pas déposé leur demande au 30 mai, l’État révoquerait les privilèges dont ils jouissaient en tant que prêtres.

    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres.
    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres. (fourni par une source interne)

    Fin mai, au sortir de concertations, l’évêque Lin Jiashan de l’archidiocèse de Fuzhou a décidé de laisser tous les prêtres de son ressort signer la demande après que certaines parties de son contenu ont été révisées. Toutefois, les autorités ont refusé de reconnaître les signatures apposées sur la version révisée de l’accord et ont continué de faire pression sur le clergé pour qu’il signe l’accord sous sa forme initiale.

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  • Du fond de sa prison, le cardinal Pell se dit inquiet face au prochain synode sur l'Amazonie

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    Du National Catholic Register :

    Cardinal Pell: "Amazonie ou pas, l'Eglise ne peut permettre aucune confusion"

    À la suite de sa condamnation par la Cour de comté de Victoria pour cinq chefs de sévices sexuels sur des enfants en décembre dernier, Pell a été condamné en mars à six ans de prison, dont il doit purger une peine d'au moins trois ans et huit mois.

    MELBOURNE, Australie - Le cardinal George Pell a écrit une lettre remerciant ses soutiens pour leurs prières et se disant «troublé» par les préparatifs du prochain synode sur l'Amazone.

    Le texte de la lettre manuscrite de deux pages - dont les images ont été partagées avec l’ANC et confirmée par des sources proches de Pell - a été distribué à un groupe des plus proches soutiens de Pell en Australie.

    Dans sa lettre datée du 1er août de la prison d’évaluation de Melbourne, le cardinal indique également que son incarcération a été soutenue par sa foi et par les prières des fidèles et qu’il offre ses souffrances en prison pour le bien de l'Église.

    «Savoir que ma petite souffrance peut être utilisée à des fins utiles en étant uni à la souffrance de Jésus me donne un objectif et une direction», écrit Pell dans sa lettre. "Les défis et les problèmes de la vie de l'Église doivent être affrontés dans le même esprit de foi."

    Pell ajoute: "Nous avons des raisons d'être perturbés par l'Instrumentum Laboris du Synode d'Amazonie", publié en juin avant la réunion d'octobre.

    Ce document, qui a fait l’objet de nombreuses discussions et commentaires, a notamment porté sur l’ordination de soi-disant viri probati, ou «hommes éprouvés» qui sont mariés, pour répondre à une pénurie de vocations sacerdotales.

    Le document de travail, qui appelle à «une église à visage autochtone», recommande en outre que le synode identifie «un ministère officiel pouvant être conféré aux femmes, en tenant compte du rôle central qu'elles jouent dans l'église amazonienne».

    «Ce n'est pas le premier document de qualité médiocre produit par le secrétariat du Synode», écrit Pell.

    Le cardinal, apparemment en référence au débat et aux critiques considérables suscités par l'agenda proposé par le synode - qui inclut également quelques appels à des changements sur la thèmatique utilisée pour célébrer la messe - note également que "le cardinal G. Müller, ancien membre de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a écrit une excellente critique. "

    «Je ne suis pas un expert de la région», a déclaré Pell, notant pourtant qu'il s'était déjà rendu dans certaines parties de cette région, tout en rappelant que «comme dans l'Amazone, beaucoup d'eau doit encore couler avant le Synode».

    "Un point est fondamental, la Tradition apostolique, l'enseignement de Jésus et des apôtres, tiré du Nouveau Testament et enseigné par les papes et les conciles, par le Magistère, est le seul critère de la doctrine pour tout enseignement de doctrine et de pratique."

    «Amazonie ou pas, dans tous les pays, l'Église ne peut permettre à aucune confusion, encore moins à un enseignement contraire, de nuire à la tradition apostolique», a-t-il déclaré.

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  • L'Eglise allemande dépérit mais reste riche...

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    Du site Domradio.de :

    Une publication de la Conférence épiscopale sur les statistiques religieuses

    "Église catholique en Allemagne - Faits et chiffres 2018/19"

    La conférence des évêques allemands a publié jeudi la brochure "L'Eglise catholique en Allemagne: faits et chiffres 2018/19".

    "Ce document de travail témoigne du dynamisme de la communauté qui tente de reconnaître les" signes des temps "et d'aligner leurs actions sur eux", écrit le président de la conférence, le cardinal Reinhard Marx, dans l'avant-propos. Il y parle de périodes orageuses, vécues par l'Eglise. Les efforts honnêtes de nombreux catholiques, tant principaux que honoraires, ne doivent pas être négligés.

    Dans ce document, d’une part, les données clés des diocèses préparées, qui avaient déjà été annoncées en juillet. Ce qui est nouveau, ce sont les informations sur les recettes fiscales des églises, qui ont augmenté de 3,3% l’an dernier, pour atteindre 6,643 milliards d’euros. 

    Les thèmes principaux de l’aide au travail sont "Les femmes dans l’Église" et "La Semaine oecuménique pour la vie depuis 25 ans", ainsi que l’engagement des chrétiens pour davantage de confiance dans la démocratie. En outre, le domaine "Violence sexuelle et prévention" prend plus de place. Le cardinal Marx a souligné que "le traitement des cas effrayants d'abus sexuels dans l'Église a conduit à de nombreuses sorties d'église en 2018". A présent, on travaille sur une nouvelle crédibilité et une nouvelle confiance. En 2018, l'Église catholique a perdu 216 078 personnes, soit environ 29% de plus que l'année précédente (167 504 personnes).

    Données des deux principales églises en Allemagne

    Un aperçu de quelques faits concernant les deux principales églises de la République fédérale (l'Église évangélique d'Allemagne avait annoncé leurs données en juillet):

    - L’Église catholique a reçu 6,643 milliards d’euros d’impôts religieux l’année dernière (2017: 6,427 milliards d’euros).

    - Pour l'église protestante, les recettes fiscales de l'église s'élevaient à 5 790 milliards d'euros (5 671 milliards en 2017).

    - 216 078 personnes ont quitté l'Église catholique, soit environ 29% de plus que l'année précédente (167 504).

    - L'Église évangélique a enregistré environ 220 000 retraits, soit 11,6% de plus qu'en 2017 (environ 200 000).

    - L'Eglise catholique et ses 27 diocèses comptent 23 002 128 membres. Cela représente 27,7% de la population totale avec 83,02 millions de citoyens allemands. En 2017, il y avait 23,31 millions de catholiques (28,2%) et en 2016 23,58 millions (28,5%). Le nombre de catholiques a ainsi diminué en 2018 de près de 309 000.

    - Les 20 Églises membres protestantes en 2018 comptaient exactement 21 140 599 membres (25,4% de la population). En 2017, il était 21,536 millions. Leur nombre a donc diminué de 395 000 en 2018.

    - À la fin de 2018, 44 142 727 Allemands étaient membres de l'une des principales églises, soit 53,2% de la population totale. À la fin de 2017, il était de 54,2%.

    - En outre, il y a plus de 1,5 million de chrétiens orthodoxes et un peu moins de 900 000 membres d'églises libres et d'autres communautés chrétiennes. Cela donne 46 581 000 chrétiens en Allemagne et une part de 56,1% (année précédente: 57,6%).

    - La fréquentation moyenne dans l'Église catholique est tombée de 9,8 à 9,3% (2016: 10,2). C'est un peu plus de 2,1 millions par week-end. L'église protestante compte 978 000 visiteurs de culte en 2017, ce qui représente environ 4,6%.

    - Le nombre de paroisses catholiques a encore diminué, passant de 10 191 à 10 045 unités. L'EKD comptait 13 792 paroisses.

    - Le nombre de cérémonies de mariage dans l'Église catholique a légèrement augmenté, passant de 42 523 à 42 789. Il y a eu 42 987 mariages dans l'église évangélique (le plus récent en 2017).

    - Le nombre de baptêmes a diminué de 169 751 à 167 787. Il y avait environ 170 000 baptêmes dans l'église protestante.

    (...)

  • Si Dieu existe, pourquoi le mal? et si Dieu n'existe pas, pourquoi le bien?

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    De Jean-Pierre Snyers :

    Deux questions... "Si Dieu existe, pourquoi le mal?" et "Si Dieu n'existe pas, pourquoi le bien?"

    Une chose est sûre, notre univers est ambivalent. En lui, coexistent le meilleur et le pire, la beauté et la laideur, la vie et la mort. Admirable sur le plan de son évolution de plus en plus complexe (de l'amibe à Jean-Sébastien Bach, avouons  qu'il y a un gouffre), il est en revanche détestable quand on constate certaines lois  brutales (cataclysmes naturels, extermination des faibles par les forts...) qui en font partie.

    Face à de telles contradictions, que répondre?

    Deux choix: croire à l'absurde ou au mystère. Adhérer au fait que les souffrances et les injustices de ce monde n'auront d'autre issue que le néant ou croire que celles-ci seront réparées, transfigurées dans un au-delà hors de nos dimensions, de notre temps et de notre espace. Que réclame notre coeur, le fin fond de notre être? L'éternité ou le néant? Dieu ou le hasard? Certains diront: "Si vous croyez en Dieu et en une vie éternelle après votre mort, ce n'est que pour vous consoler. En fait, vous misez sur Dieu parce que vous envie qu'Il existe, parce que cela vous rassure et parce que vous avez peur que tout s'arrête après cette vie". Mais d'autres pourront répondre: "Vous ne croyez pas en Dieu parce que vous n'avez pas envie qu'Il existe, parce que l'idée que Quelqu'un qui vous serait infiniment supérieur (vis-à-vis duquel vous auriez à rendre des comptes),  vous dérange. "Moi d'abord! Moi, maître de tout". Un peu comme un enfant qui renierait son père, telle semble être votre conception de l'existence. Je peux vous comprendre mais en pensant à vous, je ne peux me départir de ces deux phrases qui resteront à jamais gravées dans mon esprit et qui sont: "L'homme est  un dieu tombé qui se souvient des cieux" (Lamartine), "Dieu est la totalité vivante de ce vers quoi notre coeur s'élance" (St Thomas d'Aquin).

    Je sais... je sais combien je n'ai toujours pas répondu à cette question fondamentale: "Si Dieu existe, pourquoi le mal et la souffrance?" Mais en posant cette question, je ne fais que postuler l'idée que l'univers que nous connaissons correspond réellement  à ce que Dieu a voulu.  Cela tiendrait la route si comme la Bible et le Credo nous le disent, Dieu n'était pas d'abord le Créateur d'un monde invisible, le Créateur d'un monde extra-terrestre,  d'un monde invisible dont font partie les anges et les démons, ces démons qui  par leur rupture d'avec Dieu n'ont de cesse de détraquer le monde terrestre. Dès lors, quoi d'étonnant à ce que cette horloge qu'est notre univers ne donne plus l'heure exacte et qu'il n'y ait jusqu'au retour du Christ aucun rétablissement ce que ce l'univers était appelé à être?