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Foi - Page 602

  • Pour rendre visite ce 26 juin au Pape François, le Président Macron emmène avec lui le philosophe Rémi Brague

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    De Samuel Pruvot sur le site de « Famille Chrétienne » :

    « Lors de sa visite au Vatican et à la basilique Saint-Jean du Latran, le 26 juin 2018, le président français Emmanuel Macron sera accompagné d’une délégation politique – au moins deux ministres – mais aussi intellectuelle, associative et médiatique. Parmi elle figure le philosophe Rémi Brague, membre de l’Institut de France et spécialiste du monde médiéval. Pour lui un des enjeux de la visite réside dans le “contrepoids spirituel“ que peut apporter l’Eglise au pouvoir temporel, a-t-il confié à I.MEDIA et Famille chrétienne.

    Pourquoi le Vatican est-il un passage obligé pour un Président ?

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat. Auguste Comte avait eu le mérite de comprendre que le pouvoir civil, dont la puissance était encore accrue à l’ère moderne par les progrès de l’industrie, avait besoin d’un contrepoids sous la forme d’un pouvoir spirituel. Il voulait remplacer la papauté. Or, depuis que celle-ci a perdu quasiment tout pouvoir temporel, et donc qu’elle n’a plus d’intérêts particuliers à défendre, elle est plus libre pour assumer ce rôle d’autorité morale. Ainsi, sans disposer des “divisions blindées“ dont s’enquérait Staline, elle a puissamment contribué à faire tomber les régimes léninistes de l’Est. Plus discrètement, elle a servi de médiatrice dans bien des conflits, soit directement, soit par le truchement de la communauté de Sant’Egidio. Un chef d’Etat intelligent doit percevoir les limites de son propre pouvoir à partir de cet exemple.

    Venir à Rome est le signe que l’on veut de bonnes relations entre l’Eglise et l’Etat.

    Le rapport entre spirituel et temporel a parfois été orageux sous la République... Comment voyez-vous le climat sous le quinquennat d'Emmanuel Macron ?

    Cela n’a pas commencé avec la République. Il y a là un problème aussi vieux que l’Église. D’abord persécutée par l’Etat romain, elle a toujours cherché à garder le plus de distance possible par rapport à l’Empire devenu chrétien. Les révolutionnaires ont essayé en 1791 de réaliser ce dont les rois de France n’avaient fait que rêver : une Eglise de fonctionnaires totalement soumise au pouvoir étatique. En 1793, ils ont essayé d’en finir avec le christianisme. Pendant quelques dizaines d’années, sous la Restauration légitimiste, puis au début du second Empire, l’Eglise, encore sonnée après la Révolution, a accepté de collaborer avec le trône. Depuis les débuts de la IIIe République, c’est cette période que les anticléricaux montent en épingle et généralisent, au mépris de l’histoire. Pour qu’il y ait un rapport entre spirituel et temporel, il faut que les deux existent et se reconnaissent mutuellement comme légitimes. Or, le temporel est constamment tenté de s’annexer le spirituel, par exemple en créant une religion civique artificielle. On a entendu des voix dans ce sens sous le dernier quinquennat. Pour l’instant, il semble que le présent quinquennat ne connaisse pas cette tentation. Mais il n’est vieux que d’un an...

    Vous avez écrit Europe, la voie romaine (Gallimard, 1992). Que peut apporter la sagesse de Rome au pouvoir politique sur des questions brûlantes comme les migrants ?

    La Rome qui pourrait nous aider à résoudre ces problèmes brûlants n’est pas le « modèle romain » d’appropriation des cultures étrangères dont je parle dans mon livre. C’est plutôt la Rome de l’histoire, celle qui a inventé la politique comme art de garder la tête froide, le contrat comme engagement réciproque des parties, qui font toutes les deux des concessions et se considèrent comme tenues de respecter les clauses.  

    Samuel Pruvot, pour I.MEDIA »

    brague.jpgRef. Emmanuel Macron au Vatican : « Le pouvoir temporel a besoin d’un contrepoids », affirme Rémi Brague

    Le philosophe Rémi Brague est professeur ordinaire à l’Université de Paris/Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Il est membre de l’Institut de France et Prix 2012 de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI (photo).

    JPSC

  • L’évangélisation n’excuse pas tout

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    Certains films labellisés chrétiens venus des États-Unis, présentent l'athéisme comme le résultat d'une blessure d'enfance. La réponse du berger à la bergère ? Une réflexion de Denis Moreau sur le site de « La Vie »:

    « Aux États-Unis fleurissent les christian movies (« films chrétiens »), destinés à défendre et à promouvoir la foi chrétienne. Deux de ces films ont récemment été distribués en France. Dans le premier, Dieu n'est pas mort, Josh, un jeune étudiant chrétien doit affronter Radisson, son méchant professeur de philosophie, athée, qui veut le contraindre à abandonner sa foi. Dans le second, Jésus, l'enquête, Lee Strobel, un journaliste lui aussi athée dont l'épouse se convertit, est mis au défi par cette dernière d'entamer des recherches - qui se révéleront vaines - pour prouver que Jésus n'est pas ressuscité.

    Ces films ont un point commun : ils présentent l'athéisme comme une pathologie. Au fil de Dieu n'est pas mort, réalisé par Harold Cronk, on découvre que l'athéisme de Radisson s'enracine dans une enfance difficile dont il lui reste des conflits psychiques non résolus. Le sommet est atteint avec Jésus, l'enquête, du réalisateur Jon Gunn, qui explique (sans rire !) que tous les grands penseurs de l'athéisme ont eu des relations problématiques avec leur père, et montre Lee, qui s'entendait très mal avec son papa, embrassant la foi après avoir découvert que ce dernier l'aimait.

    De l'argumentation aux penseurs du soupçon

    Dans les deux cas, avec une grille de lecture qui relève d'une psychologie des profondeurs de pacotille, l'athéisme est donc présenté comme une pathologie psychique, et la foi, comme le signe d'une certaine normalité. On conçoit que les athées qui se hasarderaient à aller voir ces films en ressortent courroucés dans la mesure où ils s'y font littéralement traiter de malades.

    Il faut dire que les athées l'ont un peu cherché. Dans l'histoire de l'athéisme, depuis trois siècles, on peut dégager deux périodes. Dans la première, celle des Lumières (Denis Diderot, Jean Meslier, le baron d'Holbach), on a affaire à un athéisme argumenté qui donne des raisons de ne pas croire au Dieu des chrétiens : l'existence du mal, les incohérences du texte biblique, la puissance explicative du matérialisme, etc. Les choses changent à la fin du XIXe siècle avec les « penseurs du soupçon ». Ce sont eux qui ont « pathologisé » le débat en développant l'idée que la foi est une maladie mentale et que les croyants sont des gens en mauvaise santé psychique. Nietzsche explique que les croyances religieuses sont les symptômes d'une « volonté de puissance » malade et constituent les outils de paralysie du désir dont les « faibles » et les ratés, guidés par le ressentiment, se dotent afin de dominer l'aristocratie des « forts ». Freud, de son côté, voit dans la religion la « névrose obsessionnelle de l'humanité », une illusion qui renvoie aux désirs et aux angoisses du petit enfant face aux dangers de l'existence, ainsi qu'aux répercussions du traumatisme de la mise à mort du père dans la horde primitive.

    S'expliquer, oui, mais avec douceur et respect

    En un sens les athées n'ont donc pas volé la réponse que leur fournissent certains chrétiens, en se plaçant, maladroitement, sur le terrain où ils ont amené le débat. Mais cette mentalité de cours de récréation - ou de vendetta (oeil pour oeil) - n'est conforme ni aux préconisations bibliques (« ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse »), ni aux exigences élémentaires de l'éthique de la discussion, qui réclament de ne pas disqualifier d'emblée les arguments de l'adversaire au nom de raisons « non théoriques » (l'origine sociale, les problèmes personnels réels ou supposés, etc.). 

    Les chrétiens se grandiraient, et offriraient une image d'eux-mêmes bien plus avenante, en acceptant de discuter avec les athées sans les considérer d'emblée comme des malades qui s'ignorent. Pour justifier leurs démarches apologétiques, les chrétiens citent souvent le magnifique verset 15 de la Première Lettre de Pierre, 3 : « Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre raison de l'espérance qui est en vous. » Il ne faudrait pas oublier le verset 16, qui ajoute : « mais faites-le avec douceur et respect ». Puissent les croyants désireux de débattre et les scénaristes de christian movies ne pas l'oublier.

    Ref.  Croyants et athées : Tu ne pathologiseras point

    Distribuer des films sensibilisant le public aux questions de la foi, boycottés ou négligés par la grande distribution commerciale, est une initiative méritante. Le faire avec discernement fait partie du « challenge » à relever. L’art est toujours difficile.

    JPSC

  • Vous avez dit : "crise des vocations" ?

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    On transposera assez facilement ces réflexions de l'abbé Hervé Grosjean sur Padreblog à notre contexte belge où les ordinations se comptent sur les doigts de la main (trois à Tournai, deux à Namur, une à Liège... (sauf erreur ou omission de notre part) :

    IL N’Y A PAS DE CRISE DES VOCATIONS !

    Titre peut-être provocateur à la découverte des chiffres des ordinations en France cette année : 125 prêtres seront ordonnés, dont 25 religieux. Sur les 105 prêtres « de paroisse », seulement 67 sont diocésains.

    Les autres appartiennent à différentes communautés (par exemple, les 8 ordonnés de la communauté Saint-Martin) et mis au service des diocèses. Pour 100 diocèses français, ces chiffres sont vraiment pauvres. De nombreux diocèses n’ont pas connu d’ordinations depuis des années. Il y a autant de prêtres de plus de 75 ans que de moins de 75 ans dans notre pays

    Alors pourquoi nier ce qui ressemble à une vraie crise des vocations ? Tout simplement parce que c’est bien plus profond ! Les jeunes sont tout aussi généreux aujourd’hui qu’hier. Le désir de servir et de s’engager est présent dans de nombreux cœurs, j’en suis souvent le témoin admiratif. Vivre tout simplement en chrétien comme lycéen ou étudiant demande déjà de nos jours un véritable engagement. Beaucoup se montrent capables de se mobiliser autour de grandes causes ou au service du prochain. La soif de se donner est bien là. La joie aussi, quand on franchit le cap.

    POUR AVOIR DES PRÊTRES, IL FAUT D’ABORD DES CHRÉTIENS

    Mais si les jeunes sont toujours aussi généreux, nous continuons d’assister à l’effondrement de la foi chrétienne dans notre pays. Il n’y a tout simplement plus de prêtres parce qu’il n’y a plus de chrétiens. La chute des ordinations n’est qu’une conséquence de la chute des baptêmes (seulement un enfant sur trois), des communions et des confirmations. Pour avoir des prêtres ou des consacrés, il faut d’abord des chrétiens. Les chiffres nous font douloureusement ouvrir les yeux sur le réel : la France, ce vieux pays chrétien, est en train de devenir un pays de mission au sens propre du terme. L’effondrement des ordinations n’est qu’une facette de cette sécularisation. Notre pays perd la foi ; il faut nous en rendre compte.

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  • "Si tu savais le don de Dieu" : Cinquième Festival Marial des Familles à Banneux du 1er au 5 août

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    Dates 2018 : du mercredi 1 au dimanche 5 août 2018

    Thème : "Si tu savais le don de Dieu" (Jean 4-10)

    Affiche Festival Marial des Familles 2018

     

    –> Lieu : le prieuré Regina Pacis, chez les frères de Saint-Jean, à Banneux (près de Liège, en Belgique).

    5 jours pour vivre sa foi en famille : des conférences et des ateliers pour réfléchir aux sujets qui touchent les familles; des temps de prière, des temps en couple et en famille; des activités spécifiques par tranche d'âge pour les enfants et pour les adolescents; une prise en charge des tout-petits. Le festival est aussi familial par sa taille avec une cinquantaine de familles participantes. Informations et inscription : http://festivaldesfamilles.be/"

  • Kinshasa: accueil de l’archevêque coadjuteur, Mgr Fridolin Ambongo, à la paroisse Saint-Raphaël

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    Un monde qui parle plus à notre propre mémoire historique que l’Europe sans âme d'aujourd'hui:

    JPSC

  • Les propos rafraîchissants et libérateurs de Paul Vaute sur RCF

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    De RCF Liège :

    Il est libre, Paul

    Une émission présentée par Jacques Galloy

    God's talents

    Après une riche carrière journalistique à La Libre, dont la Gazette de Liège, Paul Vaute prend sa retraite et évoque les grands défis actuels de l’information, du journalisme et du sens commun. Il retrouve du temps pour se consacrer à l’Histoire, sa grande passion. Un nouvel art de vivre.

  • Coupe du Monde : la prière de Lukaku

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    De Vincent Coquaz en réponse à une question sur le site CheckNews.fr (Liberation.fr) :

    Coupe du monde : quelle prière ont effectuée Lukaku et Escobar ?

    Fidel Escobar (à gauche) et Romelu Lukaku après le match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde 2018.

    Fidel Escobar (à gauche) et Romelu Lukaku après le match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde 2018. Capture d'écran - beIN Sports

    Les deux joueurs, chrétiens, ont prié à genoux et les paumes vers le ciel, à quelques mètres l'un de l'autre.

    Question posée par Johan le 18/06/2018

    Bonjour,

    Votre question a été raccourcie. Voici l’originale : «À la fin du match Belgique-Panama, une image montre Romelu Lukaku et un joueur panaméen agenouillés et prier l’un à côté de l’autre. Lukaku est de confession musulmane, mais qu’en est-il pour l’autre joueur qui ne semble pas faire les mêmes prières quoique assez similaires ?»

    Vous faites référence à une scène filmée à la fin du match Belgique - Panama lors de la Coupe du monde, remporté 3-0 par la sélection belge. On y voit l’attaquant belge Romelu Lukaku et le défenseur panaméen Fidel Escobar prier à quelques mètres l’un de l’autre, juste après le coup de sifflet final.

    Lukaku catholique, Escobar évangélique

    Sur Twitter notamment, certains internautes ont cru reconnaître une prière musulmane du fait de la position des joueurs (qui rappellent les invocations que font certains joueurs musulmans avant ou après les matchs).

    Il n’en est pourtant rien : Romelu Lukaku est un catholique pratiquant, comme l’indiquaient ses proches en janvier dernier pour démentir des rumeurs sur un transfert que le joueur aurait refusé à cause de «messages vaudous». De son côté, Fidel Escobar est lui aussi chrétien mais évangélique, selon l’agence catholique ACI Prensa. Leur position est caractéristique de l’attitude de l’orante (ou de l’orant), qui consiste à avoir «les bras ouverts et levés vers le ciel», et qui est «le plus ancien geste de prière du christianisme», selon le site spécialisé Christus.

    En 2017, plusieurs médias britanniques (dont le tabloïd The Sun) avaient rapporté à tort que Romelu Lukaku, joueur de Manchester United, n’avait pu recevoir un prix d’Homme du match en raison de sa (supposée) foi musulmane, qui l’empêchait de poser sur des photos avec des bouteilles d’alcool. Les fans du joueur avaient alors été nombreux à signaler aux journaux concernés que l’attaquant faisait très régulièrement un signe de croix en entrant sur le terrain ou pour célébrer ses buts, comme le rapporte The Independent.

    Cordialement

    Vincent Coquaz

  • La liturgie n'est pas un show

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    De Samuel Pruvot sur le site de Famille Chrétienne :

    Mgr Batut : « La liturgie n’est pas un show »

    MAGAZINE - Plusieurs monastères, cet été, initient les jeunes à la liturgie. Qui est une magnifique école de prière, alliant tradition et nouveauté.

    La liturgie vécue dans les monastères n’est-elle pas aux antipodes du quotidien vécu dans certaines paroisses ?

    J’espère que non ! Il faut éviter qu’un abîme se creuse entre ce qui est célébré par les spécialistes de la liturgie – les moines – et l’ensemble du peuple chrétien. Les monastères ne sont pas des conservatoires. Les monastères réussissent leur travail quand les simples fidèles se sentent inclus dans la prière monastique.

    Par où commencer pour initier les jeunes au mystère de la liturgie chrétienne ?

    Il faut les sortir de leurs tablettes et de leurs smartphones, les sortir de leur incapacité à vivre le silence... Le silence, c’est la chose la plus dure pour eux, mais aussi la plus fructueuse. Les jeunes sont capables de comprendre que l’important n’est pas de s’ennuyer ou pas à la messe mais d’y aller. Il faut leur faire dépasser le côté affectif qui les mobilise souvent à 99 %. Le plus important, ce n’est pas de donner des explications sur la liturgie, mais de la faire vivre ! Combien de fois ai-je vu des jeunes en larmes lors de belles liturgies ? Ils pleuraient car ils découvraient une nouveauté transformante, ils faisaient l’expérience de Dieu.

    On a l’impression que les querelles liturgiques des années soixante-dix intéressent moins les nouvelles générations... Pourquoi ?

    Les acteurs des controverses des années soixante-dix avaient une certaine culture religieuse... Elle a disparu. Ils avaient étudié le latin, ils connaissaient le patrimoine musical européen et savaient à quoi ressemblait une messe de Mozart ! Le grand tourbillon des années soixante-dix a passé par-dessus bord le patrimoine. On n’a rien transmis.

    Résultat ? Les jeunes sont aujourd’hui des déshérités à la recherche de leur héritage. Les mêmes iront à une session charismatique à Paray-le-Monial, puis à une messe tridentine et ensuite à un rassemblement de Taizé... Ils butinent. Mais où sont leurs racines ? Elles ne sont nulle part !

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  • Maleizen (Bruxelles), 31 juillet - 5 août : Retraite selon les Exercices de saint Ignace avec des frères de l'abbaye Saint-Joseph de Clairval

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    RETRAITE SPIRITUELLE DE SAINT IGNACE

    Du 31 juillet au 5 aout 2018, l’abbaye Saint-Joseph de Clairval organise à Overijse (Klooster Maleizen), en périphérie de Bruxelles, une retraite de 5 jours selon les Exercices de saint Ignace, destinée aux hommes. Deux moines-prêtres, accompagnés d’un Frère Assistant, prêcheront cette retraite.

    Les Exercices Spirituels sont un trésor de l’Eglise particulièrement adapté aux besoins de notre temps, un trésor propre à toucher les âmes en faveur de leur salut éternel.

    Vous pouvez vous inscrire sur le site internet www.clairval.com, ou par courrier, ou encore par téléphone :

    Abbaye Saint Joseph de Clairval Retraites 21150 FLAVIGNY SUR OZERAIN France

    Téléphone: 03 80 96 22 31

    Télécopieur: 03 80 96 25 29 http://www.clairval.com/retraites.fr.php#Inscription 

    Attention, ces retraites sont pour les hommes et sont données uniquement en langue française.

    Présentation des retraites spirituelles Depuis ses origines, l'Abbaye Saint-Joseph organise des Retraites pour faire participer les laïcs aux richesses de la vie contemplative. Ces retraites s'inspirent des Exercices Spirituels de saint Ignace.

    "Je demanderai la connaissance intime du Seigneur qui s'est fait homme pour moi, afin de l'aimer avec plus d'ardeur et de le suivre avec plus de fidélité." Exercices Spirituels, n. 104

    «L'appel à la sainteté ne peut être entendu et suivi que dans le silence de l'adoration devant la transcendance infinie de Dieu. Nous devons confesser que nous avons tous besoin de ce silence chargé de présence adorée (...) Tous, croyants et incroyants, ont besoin d'apprendre la valeur du silence qui permet à l'Autre (Dieu) de parler, quand et comme Il le voudra et qui nous permet à nous de comprendre cette parole. Dans la pratique cela suppose une grande fidélité à la prière liturgique et personnelle, aux temps consacrés à l'oraison mentale et à la contemplation, à l'adoration eucharistique, aux retraites mensuelles et aux exercices spirituels.» Jean-Paul II, Exhortation Apostolique sur la vie consacrée, 25 mars 1996.

    «Dans nos communautés des Missionnaires de la Charité, nous faisons depuis le début, les Exercices Spirituels de Saint-Ignace, qui sont très beaux et très fructueux. Je les conseille à tous : ils ne sont pas réservés aux religieux. Ils sont d'autant meilleurs que le prêtre qui les donne reste très fidèle, avec beaucoup de soin, à la méthode que Saint Ignace nous a donnée lui-même.» Bse Mère Teresa, le 14 septembre 1986

  • Et si nous osions compter sur les moyens du Royaume ? (11e dimanche du temps ordinaire)

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    De l'abbé Christophe Cossement sur son blog donchristophe.be, cette belle homélie pour le 11e dimanche du temps ordinaire (11e dimanche année B, "la graine de moutarde") :

    Oser compter sur les moyens du Royaume

    On peut se demander où va le monde et quelles sont les forces qui l’entraînent. Chacun essaie d’organiser sa vie selon les valeurs qui lui paraissent les meilleures. C’est le mieux lorsque ces valeurs sont celles qui viennent de l’Évangile. Mais nos sociétés, le monde en général, se laissent-ils guider par ces valeurs ? Devant le pouvoir de l’argent, de la vanité, de l’exploitation sexuelle, les valeurs de l’Évangile semblent bien petites et bien peu efficaces.

    C’est alors que nous découvrons comment Dieu compte agir. Son Royaume est comme la plus petite des semences, qui finit par donner un abri à tous les oiseaux du ciel. Cette image, Jésus la prend non seulement dans ce qu’il a observé chez les jardiniers de Palestine mais aussi chez le prophète Ézéchiel qui annonce ce que Dieu compte faire : du milieu des arbres orgueilleux représentant les souverains de l’époque il va prendre une toute jeune tige pour en faire le cèdre où tous les oiseaux pourront habiter. Cette tige nouvelle, nous y reconnaissons le Christ Jésus, le fils de David, le souverain des rois de la terre (Ap 1,5).

    Aujourd’hui encore Jésus paraît insignifiant, et nous souffrons parfois de compter si peu dans la société. Et dans notre propre vie nous préférons spontanément mettre notre confiance dans nos économies, nos relations ou nos diplômes plutôt que dans le chemin que Dieu veut faire avec nous pour nous faire porter du fruit. Au point que nous oublions facilement de porter du fruit pour Dieu et nous consacrons surtout à porter du fruit pour nos propres vies. Dans la vie de l’Église aussi il y a le risque d’oublier que c’est Dieu qui assure la croissance du Royaume. On met son espoir dans des solutions humaines, on croit que la solution vient des nouvelles structures, et on se met à attraper la réformite si répandue dans l’enseignement et dans les autres domaines de la société. Il y a le risque de créer des plans pastoraux où on oublie les lois de la germination évangélique pour se fier plutôt aux plantes artificielles des structures solides et vides. Il y a le risque d’adapter l’Église pour qu’elle fonctionne comme le reste de la société et que son message ne soit plus trop particulier et étranger à nos contemporains. Tout cela est étranger à la mentalité du Christ et à l’œuvre de Dieu.

    Alors, quelle est la sève qui permet à la petite graine du Royaume de grandir, de porter du fruit sans qu’on sache humainement comment ? C’est le Saint Esprit, c’est la sève de Dieu, sa vie qui voudrait bien couler en nous si optons pour cette ressource plutôt que nos calculs et nos plans. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire de projets raisonnables, mais justement il est raisonnable de compter d’abord sur la force de l’Esprit, sur sa façon inimitable d’ouvrir les cœurs, de relever les personnes, de suggérer des solutions qui dépassent nos espérances parce que c’est Dieu qui s’en mêle.

    Et quelle est cette petite semence qui ne ressemble à rien face à tout ce qui est prometteur dans le monde d’aujourd’hui ? La réponse est multiple. C’est par exemple la prière. Pas la prière avec de belles phrases et de belles idées, mais la prière du pauvre, celle où on dit seulement : Seigneur, sauve-nous ! Seigneur, loué sois-tu ! C’est la confiance dans la Providence, qui nous permet de prendre des risques pour l’amour et de chercher d’abord le Royaume des cieux, parce que nous ne nous épuisons pas à tout construire nous-mêmes selon nos calculs. Et c’est aussi le célibat consacré, ce petit moyen qui passe souvent pour une épine dans le pied de l’Église et qui pourtant est son trésor car il est une des fenêtres par lesquelles l’Église s’ouvre au Saint-Esprit et l’appelle. Puis, c’est parler de l’amour de Dieu, sans même en avoir une démonstration, sans même pouvoir répondre efficacement à ceux qui disent que le mal dans le monde prouve que cet amour de Dieu est vain. Dire : nous pouvons croire que Dieu nous aime, c’est planter la semence du Royaume et laisser Dieu la faire pousser, laisser l’Esprit Saint être le messager de cette bonne nouvelle esquissée.

    Je vous laisse encore trouver dans vos vies des démarches où la plupart des gens diraient : mais ça n’en vaut pas la peine, c’est dépassé, mais que nous voyons certifiées par la vie des saints et par celle du Seigneur Jésus. Bonne route en n’ayant que les moyens du Royaume !

  • Plain-Chant sur Liège le samedi 16 juin 2018 de 16h45 à 19h00

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    À l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132

    Avec la Schola Gregoriana Cardinalis Stephani  Wyszyński de Varsovie :

    et les élèves de l’Académie de Chant Grégorien à Liège

    Plain-chant sur Liège 16-06-2018.jpg

    Entrée libre. Renseignements : tel 04 344 10 89

    ou email academiedechantgregorienliege@proximus.be

    Plus de détails ici :

    Plain-Chant sur Liège,  le samedi 16 juin 2018 : avec la Schola Gregoriana Cardinal Wyszyński  et les élèves de l’Académie de Chant grégorien

    JPSC

  • France : le samedi 23 juin prochain, 8 prêtres seront ordonnés dans la Communauté Saint-Martin

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    JPSC