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Foi - Page 600

  • KTO : En Irak, la renaissance chrétienne après Daesch

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    Après l´invasion de Daesh et la fuite des chrétiens de la plaine de Ninive, les familles reviennent peu à peu s´installer. Aujourd´hui, la ville de Qaraqosh commence à renaître après avoir été vidée de ses habitants et presque entièrement détruite. Signe également de cette nouvelle vitalité, 350 enfants feront leur première communion pour la première fois depuis le retour des familles. Un reportage en partenariat avec l´OEuvre d´Orient et avec le concours de Pèlerin. Retrouvez également le reportage de Pèlerin dans son numéro du 19 juillet 2018.

    JPSC

  • La mort d'un journaliste exemplaire

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    De Christophe Geffroy sur le site de la revue "La Nef" :

    Jean Mercier nous a tiré son chapeau

    Jean Mercier est mort à Paris le 19 juillet. Il avait 54 ans et était journaliste à La Vie dont il était rédacteur en chef adjoint en charge du service religion. Il a été l’honneur de sa profession. Homme ouvert, intelligent et doux, il était d’une grande curiosité et analysait les choses et les événements sans parti pris ni grille idéologique, ce qui n’est pas si fréquent dans ce métier. Venu du protestantisme au catholicisme, il portait Benoît XVI en très haute estime et avait appris à connaître des parties de l’Eglise souvent ignorées – que l’on pourrait nommer par simplification « traditionalistes » – avec lesquels il avait noué des liens amicaux. Il voyait bien qu’il y avait dans ces mouvances, malgré assurément certaines réserves qu’il pouvait avoir, un dynamisme exceptionnel qu’il fallait prendre en compte pour le service de l’Eglise. Il avait publié en 2014 un essai remarquable, Célibat des prêtres. La discipline doit-elle changer ? (Desclée de Brouwer) où il répondait négativement à cette question avec force arguments. Il publia aussi un roman exquis, Monsieur le curé fait sa crise (Editions Quasar, 2016), qui fut un best-seller à juste titre, tant il offrait là un portrait saisissant, sur un mode humoristique et jamais méchant, d’un prêtre d’aujourd’hui, débordé et confronté aux mille difficultés d’une paroisse ordinaire.

    Pourtant, il y a un peu plus de trois ans, il avait annoncé à ses amis qu’il était atteint d’un cancer de l’œsophage déjà avancé. Il nous envoyait régulièrement des mails nous tenant informés de son long calvaire. Un véritable chemin de croix qui l’a conduit au Golgotha où il a rejoint le Père dans la paix éternelle. Ses messages étaient un modèles du genre : sa lutte acharnée pour la vie durant ces trois années de souffrance, sans jamais se plaindre; son espérance durant les périodes d’accalmie et son grand abandon durant les rechutes, sans jamais cesser le combat néanmoins. Finalement, il nous informait par un dernier mail, le 2 juillet dernier : « Je suis désormais en soins palliatifs à Jeanne-Garnier à Paris. […] Un lieu idéal pour terminer ses jours. Je suis donc sur ma dernière ligne droite. Je suis en paix, tout simplement. Je vous remercie pour votre générosité et je vous embrasse. »

    Il faut dire les choses telles qu’elles sont : Jean a souffert et est mort saintement en grand chrétien. Nous savons qu’il est maintenant auprès du Père et la tristesse est pour ceux qui restent et qui seront privés de sa générosité et de sa gentillesse. Nous pensons tout particulièrement à son épouse, Chantal, et à son fils à qui nous adressons nos sincères condoléances.

    Ses obsèques seront célébrées dans la collégiale de Vernon (Eure) le lundi 23 juillet à 15 heures.

    Christophe Geffroy

    Lire aussi : https://www.leforumcatholique.org/message.php?num=850200

  • Avons-nous encore besoin de bergers ? (16e dimanche du temps ordinaire B)

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    Meister_des_Mausoleums_der_Galla_Placidia_in_Ravenna_002.jpgHomélie de l'abbé Christophe Cossement pour le 16e dimanche du temps ordinaire (année B) (source) :

    Faut-il encore des bergers?

    L’Évangile nous présente une humanité qui a besoin de bergers. C’est tellement décalé par rapport aux attentes de notre époque, où on ne pense pas que les responsables politiques doivent être des bergers, où on veut plutôt des gestionnaires, des gens qui font en sorte qu’on ait le moins de contraintes possibles, qui conduisent la société pour que celle-ci soit toujours plus à notre service. Quant à être guidé, on veut être son seul guide. Et qu’importe le chemin pris du moment qu’on l’a choisi soi-même. Il y a peu de place pour des conseils à recevoir et à donner : chacun sa route, chacun son chemin. C’est comme ça pour les responsables politiques, et cela tend à l’être aussi pour les responsables ecclésiaux. Nous faisons le tri de ce que nous aimons entendre de la part du pape ou de l’évêque ou du prêtre, mais qui le prend vraiment comme guide. 

    À l’époque de Jérémie Dieu fait des reproches aux mauvais bergers, qui ne se sont pas occupés des brebis. Quelques siècles plus tard, Jésus en débarquant voit des foules qui sont comme des brebis sans berger. Aujourd’hui, comment voit-il les gens de Ath ou d’ailleurs ? Les voit-il accourir de nouveau comme des brebis sans berger ? Ou les voit-il venir comme des brebis qui prétendent ne plus avoir besoin de berger ? Qui n’en ont plus besoin car elles ont une foi adulte, elles peuvent très bien être leur propre guide, elles peuvent juger de tout, même de ce que le pape leur demande ? Qui n’ont plus besoin de berger parce que la grâce de leur baptême les a rendues satisfaites et endormies sur leur foi, au point qu’elles se nourrissent de convictions vite faites comme la certitude que l’Évangile se résume à la tolérance et qu’on ira tous au paradis ?

    Les brebis n’ont plus faim de l’amour de Dieu, mais c’est peut-être aussi parce que les bergers ont mal parlé de cet amour. Ils en ont fait une nourriture fade, une sorte de vague bonté plutôt indifférente : Dieu nous aime, cela veut dire qu’il ne nous reproche rien et nous laisse suivre nos voies comme nous l’entendons. Cela, c’est mal parler de l’amour, c’est oublier que l’amour est relation, c’est masquer la grande injure que l’on fait à Dieu qui nous aime lorsque nous lui répondons : c’est très bien, ainsi je peux faire ce que je veux, tu m’accueilleras toujours. Parler si légèrement de l’amour de Dieu en en faisant une vague tolérance, c’est créer les conditions où on n’a plus besoin d’être guidé, d’apprendre à chercher le Seigneur, de découvrir comment faire de sa vie un don d’amour. C’est jeter les chrétiens dans l’immobilisme spirituel. Or, qui n’avance pas recule.

    Ce dont nous avons besoin, c’est d’une vision réaliste de l’amour. C’est-à-dire l’amour de Dieu vu comme un don qui espère une réponse. Alors nous nous mettrons à la recherche d’un berger, pour lui dire : apprends-moi à répondre à l’amour de Dieu ! Montre-moi comment mettre mes pas dans les siens ! Fais-moi entrer dans cette relation d’amour qui me donnera la vie, qui me rendra généreux et qui m’introduira dans la vie éternelle ! N’ayez pas peur de fatiguer les prêtres en leur disant « aide-moi à vivre l’Évangile, donne-moi le pardon de Dieu, apprends-moi à prier ! » Nous les prêtres nous avons souvent l’air occupé, mais c’est parfois parce qu’on ne nous demande pas l’essentiel, ou que nous n’osons pas le donner.

    Enfin, le berger, c’est le Christ. Dites souvent à Jésus : Seigneur, ne me laisse pas errer, donne-moi la grâce de la conversion, fais-moi adhérer à tout ton évangile !

  • Un évêque dans le colimateur de la nouvelle bienpensance

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    D'Odon de Cacqueray sur le site de l'Homme Nouveau :

    Mgr Cattenoz ferme sur l'enseignement de l'Église

    Mgr Cattenoz ferme sur l'enseignement de l'Église

    Dimanche 15 juillet, comme tous les dimanches, France Culture diffusait sur ses ondes, une messe, de 10 h à 11 h. À l’occasion du Festival d’Avignon, c’est une messe célébrée par Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, qui a été choisie. Il semble que son homélie n’ait pas été du goût de tout le monde, puisque trois jours après, sur le site de Marianne, était disponible un article intitulé : France Culture : quand le service public diffuse une messe catholique intégriste sur les LGBT et contre Simone Veil

    « Pendant une heure, la station publique a laissé la parole à Mgr Jean-Pierre Cattenoz, l’archevêque […] celui-ci a développé un discours intégriste, hostile au mariage pour tous mais également à l’avortement, et ce, de façon très virulente ». Qu’a donc bien pu dire Mgr Cattenoz pour susciter une telle hire  ? Nous sommes allés sur le site du diocèse où les homélies de l’archevêque sont disponibles.

    Partant de l’évangile du jour, le prélat rappelle les deux impératifs, donnés par le Christ, qui doivent nous guider : « convertissez-vous et croyez à l’évangile », avant d’aborder le sujet du festival qu’il qualifie de « lieux merveilleux où l’humanité s’interroge librement à travers le théâtre, sur ce qu’elle vit et ce qu’elle est » et il ajoute que ce même festival est aussi un excellent lieu pour « répondre à l’appel de Jésus d’évangéliser ».

    Le thème choisi par les organisateurs de l’édition 2018 « le genre » était loin d’être neutre, Olivier Py, directeur du festival avait même ajouté " la transidentité et la transsexualité ". C’est de ce thème que s’est servi Mgr Cattenoz pour appeler à la conversion. Lors de son homélie (qui n'a duré que huit minutes, nous sommes loin de l’heure de propagande annoncée par Marianne), l’archevêque a martelé son refus de réduire les personnes à des sigles (L.G.B.T.Q…), afin de mieux accepter tous les hommes dans leur humanité, masculine ou féminine, différente et complémentaire.

    Le miracle de la vie comme fruit de l’union d’un homme et d’une femme, l'imposture du « mariage homosexuel », la dérive d’une société « aux comportements incohérents », l'utilisation désordonnée des richesses la planète, le scandale de l’avortement, de l’euthanasie, de la PMA, de la GPA… L’archevêque d’Avignon a dénoncé les conséquences logiques d’un slogan devenu seule référence de nos contemporains : « il est interdit d’interdire, on a bien le droit, on a tous les droits, mon plaisir est mon droit. »

    Dans un monde ou une partie de ceux qui se déclarent catholiques ne connaît plus l’enseignement de l’Église, c’est une mise au point qui a été faite le 15 juillet dans la cathédrale Notre-Dame des Doms. Citant tour à tour le pape Jean-Paul II, mère Thérésa et le pape François, Mgr Cattenoz n’a fait que rappeler que ce qui se déroule tous les jours en France dans les centres d’avortement n’est rien de moins qu’un eugénisme en gants blancs.

    Les journalistes de Marianne se sont focalisés sur cet aspect. Ils ont choisi de taxer d’intégrisme celui qui a tenu un discours intègre. Ils ont pensé que l’homélie était prononcée contre « les LGBT et Simone Veil ».

    Mais la dernière partie était la plus importante. Plutôt que de s’arrêter à la dénonciation des dérives de notre siècle et jeter dans la géhenne tous ceux qui vivent une vie désordonnée, Mgr Cattenoz préfère rappeler le projet de Dieu pour nous tous : « devenir dans le Christ ses enfants bien-aimés, partager sa propre vie divine au souffle de l’Amour de l’Esprit Saint, et cela dès maintenant et pour toujours ». Pour que ce projet se réalise, il nous invite à la suite du Christ à témoigner de ce projet divin. Et pour celui qui ne recevrait pas ce témoignage, celui qui ne comprend pas ses paroles et celles du Christ, Mgr Cattenoz rappelle : « tu restes mon frère et nous pourrons vivre ensemble une véritable fraternité, car c’est l’Amour seul qui compte. »

  • Ouverture du procès en béatification de Chiara Corbella, jeune mère héroïque

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    Ck2cbyUWkAAmBVC.jpgLe diocèse de Rome ouvre le procès en béatification de Chiara Corbella

    Six ans après la mort de Chiara Corbella, le diocèse de Rome ouvre son procès en béatification. L’histoire et le sacrifice de cette jeune mère de 28 ans avait ému toute l’Italie, et bien au-delà.

    Manuella Affejee- Cité du Vatican

    La photo de son visage lumineux, bien que marqué par la maladie, est accrochée dans de nombreuses maisons en Italie, et surtout à Rome, sa ville d’origine, où son souvenir est évoqué avec émotion et fierté par tous ceux qui l’ont connue. En 2010, Chiara Corbella, jeune Romaine très engagée dans le Renouveau charismatique avec son époux Enrico Petrillo, est diagnostiquée d’une tumeur maligne, alors qu’elle est enceinte de son troisième enfant, -les deux premiers, atteints de graves malformations décelées in utero, étaient morts peu de temps après l’accouchement.

    Dilemme tragique, choix héroïque

    Au vu des risques pour la vie de son enfant à naitre, Chiara et son mari décident ensemble de reporter plusieurs traitements, dont une lourde opération, afin de mener la grossesse à terme. Son fils, Francesco, nait en parfaite santé en mai 2011. Commence alors une chimiothérapie intensive, qui ne réussira toutefois pas à contenir l’expansion de la maladie. Chiara s’éteint le 13 juin 2012, à l’âge de 28 ans. Ses funérailles, célébrées par le cardinal Agostino Vallini, à l'époque vicaire pour le diocèse de Rome, rassemblent des milliers de personnes, touchées par le témoignage de vie et l’héroïsme de cette jeune femme «ordinaire». Un mois et demi avant sa mort, Chiara, son mari et son fils avaient pu rencontrer le Pape Benoît XVI, informé de leur situation, et lui avaient remis une lettre; un moment très simple et «de grande consolation», avait témoigné Enrico, lors d’un entretien accordé à Radio Vatican, quatre mois après le décès de sa femme.

    Une réputation de sainteté qui grandit

    «Laïque et mère de famille, épouse et mère remplie de foi en Dieu, peut-on lire dans l’édit publié par le vicariat de Rome, son sacrifice reste comme un phare d’espérance, un témoignage de la foi en Dieu, l’Auteur de la vie, et un exemple de l’amour plus grand que la peur et la mort». Ce même document invite donc tous les fidèles à lui communiquer directement, ou à faire parvenir au tribunal diocésain, tous les éléments favorables ou contraires à la réputation de sainteté de Chiara Corbella, «qui n’a cessé de croitre ces dernières années». Ces écrits personnels seront également remis pour examen au même tribunal par le postulateur de sa cause.

  • Et si David et Salomon étaient invités au prochain synode des jeunes ?

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    De Sandro Magister en traduction sur le site diakonos.be :

    David et Salomon, invités spéciaux au synode des jeunes

    Le 3 octobre, date à laquelle commencera le prochain synode des évêques, se rapproche de plus en plus. Mais nous sommes déjà à la mi-juillet et le document qui est censé faire office d’ « instrumentum laboris » des discussions est pratiquement semi-clandestin.  Il a bien été présenté à la presse le 19 juin mais à l’heure actuelle, sur le site officiel vatican.va, il n’est encore disponible qu’en version italienne.

    En tout cas, ceux qui l’ont lu n’ont pas été convaincus. Pareillement, les étapes qui ont mené au synode n’ont rien produit de mémorable.  Le thème en question n’est pas des plus évidents : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».  Mais le travail préparatoire a surtout consisté en une suite désordonnée d’ « écoutes », soit à travers des questionnaires soit par des convocations de jeunes diversement assortis, comme les 300 personnes présentes à Rome en mars dernier en plus des 15.000 qui étaient connectés avec eux par le web dans le monde entier.

    Des « écoutes » traitées avec des modèles sociologiques de piètre qualité afin de noter des « questions » et des « malaises » déjà bien connus. Alors qu’il suffirait de jeter un œil sur cette enquête récente du Pew Research Center de Washington pour que saute tout de suite aux yeux le fossé qui divise dans le monde entier les jeunes générations des adultes au niveau du vécu religieux, avec une nette chute de la religiosité chez les jeunes.

    > The Age Gap in Religion Around the World

    Les lacunes du travail préparatoire apparaissent surtout dans le faible nombre de propositions. Tout comme on attendait du Concile Vatican II une parole originale de l’Église au monde, on attendait du prochain synode une parole forte de l’Eglise aux jeunes générations.  Une parole qui ne soit pas celle que le « monde » est déjà capable de dire déjà mais qui ait en elle l’empreinte unique du « Verbum », du « Logos » fait homme en Jésus.

    Si c’est là tout ce qui est en jeu au prochain synode, alors le premier article du dernier numéro de « La Civiltà Cattolica » a plus de valeur en lui-même que la masse inutile des textes préparatoires produits jusqu’à présent.

    > « Io sono un ragazzo » [je ne suis qu’un enfant, NdT]

    C’est le bibliste Vincenzo Anselmo, un jésuite de 39 ans, qui en est l’auteur. Il s’occupe notamment à Naples de la formation des futurs prêtres diocésains du Sud de l’Italie.  Dans son article, il prend comme modèle pour l’Église – en ce qui concerne les jeunes générations – la manière dont Dieu agit avec David et Salomon, tous deux appelés quand ils étaient très jeunes à des rôles inconcevables selon des critères humains et pourtant décisifs dans l’histoire du salut.

    Aussi bien David que Salomon sont valorisés par Dieu notamment pour leurs talents – habileté, courage, sagesse -, peu reconnus voire raillés au début par leurs contemporains, et plus encore pour la détermination de David à transmettre à son fils Salomon la loi et les promesses divines auxquelles il faut rester fidèle dans l’écoute et dans l’obéissance.

    Et Dieu ne se montre pas indulgent quand Salomon sacrifie sur les hauteurs, cédant ainsi à cette idolâtrie qu’était le séduisant « air du temps ». En fait, c’est même là qu’il lui apparaît et qu’il réveille en lui le désir d’un « cœur qui écoute » la parole divine avant et plus que toute autre parole d’homme, selon ce qui deviendra jusqu’à notre époque la prière quotidienne du croyant juif : « Shema’ Israël », « Écoute Israël ».

    Après avoir également rappelé l’histoire du prophète Jérémie, désemparé par la mission à laquelle Dieu l’appelle alors que « je ne sais pas parler, je suis un enfant », le Père Anselmo conclut ainsi son article : « Dans l’histoire du salut, le Seigneur compte sur les jeunes et il va même jusqu’à confier le sort de son peuple à certains d’entre eux ».

    Il faut espérer qu’en synode, les évêques se débarrassent de la banale sociologie des textes préparatoires et assument sérieusement cette leçon des Saintes Écritures.

    *

    En marge de cet article, il faut également signaler que des protestations se sont élevées parmi les jeunes convoqués à Rome pour la réunion pré-synodale des 19-24 mars 2018 à propos du document que le Secrétariat du synode a élaboré à l’issue de la réunion.

    En particulier, un groupe nombreux de jeunes entre 16 et 29 ans en provenance des États-Unis d’Amérique, du Pakistan de Hong-Kong, de Pologne, d’Irlande, d’Angleterre et d’autres pays encore, ont adressé au Pape François un document argumenté alternatif en anglais qui a été présenté et publié intégralement le 21 mai sur LifeSite News :

    > Catholic youth issue their own pre-Synod text: Proclaim truth « without apology »

    Voici ce qu’on peut y lire entre autres:

    « We desire the Church to be popular, as we desire all to know the love of Christ. However, if the choice is between popularity and authenticity, we choose authenticity. »

    Et encore:

    « We reject utterly the notion that the Church needs to change her teaching to accommodate the world. »

    Une traduction en italien du document est maintenant disponible :

    > Una risposta al documento finale del pre-sinodo 2018

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 107, été 2018

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’été 2018. Tiré à 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation.Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder).

    Au sommaire de ce numéro n° 107 (été 2018) : 

    contrat Delta ingenieur stabilité339.jpg

    La Fête-Dieu 2018 à Liège

    Fête-Dieu : l’office primitif

    La réception de l’Eucharistie à travers le temps

    A contretemps : bioéthique, spiritualité, scientisme

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg

    Rome et le monde : 

    Pape François : quel bilan pour cinq années de pontificat ?

    Qui peut communier ?

    L’accès des conjoints luthériens allemands à la communion sacramentelle

    Célibat sacerdotal en péril : le cardinal Sarah monte au créneau

    Efflorescence du catholicisme en Afrique

    Belgique :

    Avortement : encore plus permissif ?

    Vers une reconnaissance symbolique des couples homosexuels par l’Eglise ?

    Un attentat « islamiste » au Boulevard d’Avroy à Liège

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

     

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, 

    B-4000 Liège

     JPSC

  • Les restes du dernier tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille authentifiés

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    De Caroline Becker sur le site « aleteia » (17 juillet) :

    « Alors que la Russie commémore le centenaire de l'assassinat de la dernière famille impériale russe, les autorités viennent d'annoncer officiellement l'authentification des restes du tsar Nicolas II et de sa famille :

    Nicolas II web3-nicolas-ii-tzar-family-library-of-congress.jpg w=1200.jpgLes restes supposés du tsar Nicolas II et de sa famille pourront-ils bientôt être inhumés religieusement ? Les nouveaux résultats semblent le confirmer. Les autorités russes ont annoncé cette semaine que les restes du tsar Nicolas II, de son épouse et de trois de leurs filles avaient bien été authentifiés comme étant ceux de la famille impériale, tragiquement assassinée il y a 100 ans.

    Lire aussi :

    Vladimir Federovski revient sur le martyre de Saint Nicolas II Romanov

    L’Église orthodoxe frileuse

    Nicolas II, son épouse Alexandra Fedorovna, leurs quatre filles et leur fils ont été fusillés par les bolchéviques dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, dans l’Oural. Les corps ont ensuite été jetés à la va-vite dans une fosse commune aux environs d’Ekaterinbourg. Reconnus comme martyrs du bolchévisme, ils ont été canonisés par l’Église orthodoxe en 2000.

    Les restes de la famille impériale, retrouvés dans la fosse commune en 1979 et aujourd’hui enterrés dans la forteresse Pierre et Paul Saint-Pétersbourg, ont déjà fait l’objet d’analyses génétiques. En 1998, le gouvernement russe avait ainsi officiellement reconnu l’authentification des restes comme appartenant à Nicolas II, son épouse et trois de ses filles. Mais l’Église orthodoxe avait, quand à elle, toujours réfuté ces résultats.

    Une enquête ouverte depuis 2015

    À sa demande, de nouveaux tests ont donc été exigés en 2015 afin de faire des comparaisons avec d’autres membres de la famille impériale. Pour la première fois, les restes du précédent tsar, Alexandre III, ont donc été exhumés afin de prouver que Nicolas II et lui était bien « père et fils ». Ces nouveaux résultats ADN semblent confirmer ce qui avait déjà été authentifié en 1998. Le porte-parole de l’Église orthodoxe, Vladimir Legoïda, a salué le travail des enquêteurs et a souligné que le clergé examinerait avec attention ces nouveaux résultats. Les restes présumés des deux autres enfants du tsar, Alexeï et Maria, retrouvés seulement en 2007, n’ont pour le moment pas encore fait l’objet de prélèvements ADN, faute d’accord entre les autorités et l’Église orthodoxe.

    En attendant les conclusions officielles de l’Église orthodoxe, le patriarche Kirill a guidé, ce jour, la procession organisée en l’honneur du centenaire de l’assassinat de la famille impériale. Celle-ci a quitté, vers deux heures du matin, le lieu où ont été tués le tsar et sa famille pour rejoindre à pied le monastère de Ganima Iama, construit en leur honneur, situé à 21 kilomètres de Ekaterinbourg.

    Lire aussi :

    « Nicolas II et Alexandra de Russie », le retour de la mémoire russe

    Ref. Les restes du dernier Tsar de Russie, Nicolas II, et de sa famille identifiés

    L’hymne officiel de l’empire russe de 1833 à 1917 :

    La vidéo ci-dessous rend compte de la procession, avec le patriarche Cyrille, qui a eu lieu le 17 juillet (nuit du 16 au 17), à Ekaterinbourg en Russie, pour le centenaire de l'assassinat du tsar Nicolas II et de la famille impériale. 100. 000 personnes y ont participé :

    JPSC

  • Quand le Festival d’Avignon inscrit au programme la théorie du genre et le mariage pour tous, Mgr Cattenoz met les points sur les i.

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    Lu sur le blog « Salon beige »:

    Cattenoz 20150121_32.jpg" Extrait de l'homélie de Mgr Cattenoz prononcée dimanche à l'occasion de la messe du Festival d'Avignon qu'il présidait, et retransmise par France Culture :

    "[...] Le Festival d’Avignon bat son plein, un lieu merveilleux où l’humanité s’interroge librement à travers le théâtre sur ce qu’elle vit et ce qu’elle est, véritable brouillon de culture. Le festival est un lieu merveilleux pour répondre à l’appel de Jésus à évangéliser. Cette année, devant le thème du festival, le genre, je lance un appel à la conversion et à la découverte du message de l’Évangile que la lettre de Paul nous a présenté de manière merveilleuse.

    Je n’ai jamais rencontré de L, de G, de B, de T, et paraît-il, maintenant de Q ; je ne connais et ne vois que des personnes humaines avec toute la richesse de leur féminité et de leur masculinité inscrite dans leur chair et jusque dans leur être le plus profond. Je continue de m’émerveiller devant la complémentarité de l’homme et de la femme. Au nom même de celle-ci, je m’émerveille encore, devant l’amour qui jaillit entre eux et débouche sur le don de la vie. Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié, aussi belle soit-elle.

    Comme le prophète Amos, je voudrais dénoncer une société aux comportements incohérents et qui n’a pas compris quel merveilleux projet de vie Dieu lui proposait.

    Il n’y a rien de nouveau sous le soleil dans notre société ! Elle se vautre dans un pseudo bien-être matériel, usant des trois quarts des richesses de la planète, sans comprendre pourquoi les vagues migratoires des plus pauvres des pauvres se succèdent à nos portes. Que la Mer Méditerranée devienne un immense cimetière ne semble pas gêner grand monde !

    Cependant, devant ses incohérences, notre société n’est pas à court d’idées : l’avortement, le suicide assisté, la PMA, la GPA, l’eugénisme tout devient possible au nom d’un principe devenu premier depuis les années 68 : « il est interdit d’interdire, on a bien le droit, on a tous les droits, mon plaisir est mon droit. »

    Depuis des années, le processus est bien rodé : changer le vocabulaire, dépénaliser la réalité et en faire un droit. Dans quelques années, nous aboutirons à un sommet : « Homodeus ! » où l’algorithme sera roi. Heureusement, comme autrefois, le colosse a des pieds d’argile !

    Au risque de choquer, je voudrais simplement rappeler les paroles de Jean-Paul II : « L’avortement est le crime le plus abominable qui soit, car la victime n’a même pas la possibilité de crier sa souffrance » (EV 50). Je voudrais citer Mère Teresa : « l’avortement est une réalité abominable, car une mère tue son propre enfant ». Je vous avoue que j’ai pleuré en voyant conduire au Panthéon de la République le corps de celle qui a permis la légalisation de l’avortement. Je voudrais enfin citer le Pape François qui récemment a eu le courage de dire haut et fort ceci : « J’ai entendu dire que c’est la mode – ou du moins, c’est une habitude – de faire certains examens pendant les premiers mois de la grossesse, afin de voir si le bébé va mal, ou s’il y a un problème. Dans ce cas, la première proposition est :“On l’élimine ?” L’homicide des enfants. Et pour avoir une vie tranquille, on élimine un innocent. [...] Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour entretenir la pureté de la race. Aujourd’hui, nous faisons la même chose, mais avec des gants blancs » (2018 08 18).

    Face à cette anthropologie enfermée dans une impasse, Paul nous présente le projet de Dieu le Père sur nous : devenir dans le Christ ses enfants bien-aimés, partager sa propre vie divine au souffle de l’Amour de l’Esprit Saint, et cela dès maintenant et pour toujours. Jésus nous invite à témoigner de ce merveilleux projet divin au cœur de notre société d’aujourd’hui, aussi nous voulons au cœur du festival porter témoignage de Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Jean Vilar l’avait compris, lui qui a toujours demandé que le programme de la présence chrétienne au festival soit noté dans le programme lui-même.

    Il y a quelques jours, je demandais à des personnes atteintes de handicaps : « Quelle est la dernière merveille de Dieu dont vous avez été témoins ? » Claire, une jeune femme polyhandicapée m’a dit : “moi je m’émerveille de savoir que je vis et que je vivrai pour toujours en Jésus !” Et Madona, une femme atteinte de trisomie 21, a ajouté avec ses mots à elle : “Moi, quand je vois le prêtre qui lève l’hostie à la messe, je vois papa, maman, et tous les saints du ciel !” Quelle leçon d’humanité ! Oui, toi mon frère, même si tu n’acceptes pas ce témoignage de Claire et de Madona, même si tu ne partages pas ce merveilleux projet divin, tu restes mon frère et nous pourrons vivre ensemble une véritable fraternité, car c’est l’Amour seul qui compte. AMEN 

    Michel Janva "

    Ref. Mgr Cattenoz : Le mariage pour tous peut bien exister, ce ne sera jamais qu’une amitié

    Lorrain d’origine (il est né à Maxéville en 1945), Mgr Jean-Pierre Cattenoz a obtenu son doctorat en théologie à l’Institut catholique de Toulouse et fut ordonné prêtre en 1983 pour l’archidiocèse d’Avignon où il débuta son ministère avant de partit comme prêtre « Fidei Donum » à N'Djaména au Tchad. Il y fut  directeur des études du séminaire de Bakara pendant six ans. De retour en France, il enseigna au grand séminaire d'Avignon et au Studium de théologie de l'Institut Notre-Dame de Vie. De 2000 à 2002, il est responsable de la branche sacerdotale de cet institut de spiritualité carmélitaine, avant d’être nommé archevêque d’Avignon par Jean-Paul II (juin 2002).

    Rapidement après sa prise de fonction, il fut pris à partie par les milieux libéraux de son diocèse contestant sa politique d’implantation de communautés religieuses « étrangères » (qui ne tardèrent pas à susciter des vocations) et la fermeture du séminaire interdiocésain d’Avignon (très ouvert aux « valeurs » de la postmodernité). La promulgation d'une « charte diocésaine de l'enseignement catholique », qui demande aux élèves non catholiques des établissements catholiques de participer aux cours de première évangélisation ou de catéchèse, acheva de heurter la frange moderniste de son « gouvernement » diocésain qui réclama publiquement sa démission. Mais il fut confirmé dans son poste par le pape Benoît XVI (janvier 2010). Sous le règne du pape François, une nouvelle tentative libérale pour l’écarter, fit également long feu.

    JPSC

  • Et pourquoi pas l’autre Simone Weil au Panthéon ?

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    Libre propos de Charles-Henri d’Andigné dans l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » :

    simone-weil_article.jpg« Où il sera question dans cette chronique de la philosophe. Simone Weil, avec un W. À ne pas confondre avec Simone Veil avec un V, la femme politique tant encensée ces derniers jours à l'occasion de son entrée au Panthéon...

    Il y a de nombreuses raisons de rendre hommage à la philosophe Simone Weil (1909-1943). D’abord c’est un grand écrivain, à la prose limpide et à la pensée vigoureuse. Plusieurs de ses livres, L’enracinement, La pesanteur et la Grâce, La condition ouvrière, sont devenus des classiques. Ensuite c’est une mystique, du genre inclassable. Juive agnostique, elle s’est peu à peu rapprochée du Christ sans jamais sauter le pas d’une véritable conversion au catholicisme . Sa liberté de ton, unique, son indépendance d’esprit en font un auteur qu’aucun camp ne peut récupérer. Découverte par Gustave Thibon, qui était proche des milieux traditionnalistes, elle est révérée par des personnes aussi diverses qu’Albert Camus, Jean Bastaire, Martin Steffens, Alain Finkielkraut, Olivier Rey, Jacques Julliard, Philippe de Saint-Robert, André Comte-Sponville ou Laure Adler. Qui dit mieux ?

    Une personnalité aussi riche et aussi rayonnante n’aurait-elle pas sa place au Panthéon ?

    A l’heure où nous commémorons la naissance de la Ve république, il convient de relire sa fameuse Note pour la suppression générale des partis politiques, récemment rééditée (Climats). Ce petit chef d’oeuvre devrait être travaillé par tous les étudiants en « sciences politiques », qui y trouveraient matière à saine réflexion. Que dit-il ? Que la démocratie peut fort bien se passer de partis politiques : leur suppression ne signifierait nullement la fin de la vie démocratique. Que les partis obligent leurs membres à défendre des idées qui ne sont pas les leurs, et à taire des convictions profondes qui les animent, bref les conduit à se trahir eux-mêmes. « Les partis sont des organismes officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice », écrit–elle, s’indignant qu’on les tolère alors qu’on interdit les stupéfiants ! Dans un régime sans parti, poursuit-elle, « les élus s’associeraient et se dissocieraient selon le jeu naturel et mouvant des affinités ». 

    C’est que les idées, pour cet esprit intransigeant – et un tantinet anarchiste -, n’étaient pas un jeu de l’esprit. Rien ne lui était plus étranger que la pensée en chambre, bien au chaud et sans risque. Éprise d’absolu, radicale, elle a toujours cherché à mettre sa vie en accord avec ses convictions, allant résister à Londres, guerroyer en Espagne et travailler de ses mains à la campagne comme à la ville – elle fut ouvrière à plusieurs reprises, et elle est morte très jeune des privations qu’elle s’imposait. La fréquentation de son oeuvre est l’antidote par excellence à toute forme de cynisme. Encore une bonne raison de la faire lire aux étudiants.  

    Une personnalité aussi riche et aussi rayonnante n’aurait-elle pas sa place au Panthéon ? Ce serait un symbole magnifique. Il faudrait souffler l’idée au président Macron, qui devrait apprécier cet écrivain ni droite ni gauche à sa juste valeur.

    Ref. Eloge de Simone Weil

    JPSC

  • Quand un moine théologien brise le silence sur la métamorphose de l’Église

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    De Sandro Magister traduit sur le site diakonos.be :

    Un moine théologien brise le silence sur la métamorphose de l’Église

    « Catholica » est une revue internationale de culture, de politique et de religion éditée en France dans laquelle, en plus de trente ans d’existence, se sont succédées des signatures prestigieuses dans des domaines et des orientations divers et variés, d’Émile Poulat à Robert Spaemann, d’Ernst Wolfgang Böckenförde à Vladimir Bukowski, de Stanislaw Grygiel à Thierry Wolton, en passant par Jacques Ellul et Pietro De Marco.

    Elle est dirigée par Bernard Dumont qui, dans le dernier numéro de la revue qui vient de sortir de presse, signe l’éditorial suivant, qu’on peut consulter en ligne même sans être abonné :

    > Un temps pour parler

    Cette « parole » que Bernard Dumont considère comme urgente, c’est celle qui viendrait briser « l’invraisemblable » silence de la quasi-totalité des cardinaux et des évêques – exception faite des signataires des « dubia » et de quelques rares personnes – face à la dissolution de la forme traditionnelle du catholicisme entreprise sous le pontificat de Jorge Mario Bergoglio, ou en d’autres mots face à cette fin du « catholicisme romain » dénoncée sur Settimo Cielo par le professeur Roberto Pertici.

    Mais dans ce même numéro de « Catholica », une autre voix se lève également – non pas celle d’un cardinal ni d’un évêque mais celle d’un moine bénédictin et théologien de valeur – pour analyser et critiquer de fond en comble ce qui est sans doute le bouleversement le plus radical au sein du catholicisme actuel : le fait de donner le primat non plus au sacrement – « source et sommet » de la vie de l’Église, comme le dit le Concile Vatican II – mais bien à l’éthique.

    C’est précisément ce bouleversement qui se trouve à la base aussi bien de la communion aux divorcés-remariés que de la soi-disant « intercommunion » entre catholiques et protestants.

    Giulio Meiattini, l’auteur de cette analyse critique, l’a mis en évidence de façon approfondie dans un livre qu’il a publié cette année :

    > G. Meiattini OSB, « Amoris laetitia ? I sacramenti ridotti a morale », La Fontana di Siloe, Torino, 2018

    Tandis que dans l’entretien qui se trouve dans le dernier numéro de “Catholica », dont nous reproduisons ci-dessous les passages les plus significatifs, il en expose les traits les plus saillants.

    Le Père Meiattini est moine de l’Abbaye bénédictine de Notre-Dame de La Scala à Noci, il est professeur à la Faculté théologique des Pouilles et à l’Athénée Pontifical Saint-Anselme de Rome.

    *

    « Amoris laetitia » et l’oubli du sacrement

    par Giulio Meiattini OSB
    (morceaux choisis de l’interview du numéro 140 de « Catholica »)

    Non pas du discernement mais de la ruse

    La situation de confusion est évidente. Naturellement, il y a ceux qui nient qu’il s’agisse de confusion, n’y voyant que le résultat positif d’un style de gouvernement ecclésial trop enclin à «  initier des processus plutôt que d’occuper des espaces  » (cf. « Evangelii gaudium » 223). Par conséquent, le premier discernement à faire devrait précisément porter sur la nature de cette situation  : la confusion, les désaccords entre évêques sur des points doctrinaux sensibles, peuvent-ils être des fruits de l’Esprit Saint? Il me semble bien que non  ! Discerner signifie aussi comprendre s’il est approprié de lancer des processus dans certains domaines, ou non, et aussi selon quels rythmes, avec quelles méthodes et en vie de quels objectifs.

    Lire la suite sur diakonos.be

  • 13 octobre 2018 à 15H00 : Prier le rosaire aux frontières pour la Belgique

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    ROSAIRE AUX FRONTIÈRES

    L’initiative du Rosaire aux Frontières

    Depuis le récent centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, plusieurs pays à travers l’Europe et le monde ont lancé des récitations de Rosaires, pour répondre aux nombreux appels de notre Mère du Ciel.

    La Belgique ne manque pas à cet appel et organise un Rosaire aux Frontières le 13 octobre 2018 à 15 h. La participation se concrétisera en récitant le Rosaire soit sur la ligne d’une frontière ou sur la plage, soit n’importe où dans le pays ou à l’étranger avec l’intention de s’associer au Rosaire aux Frontières.

    Il y a la possibilité de créer et animer un lieu de prière ou de rejoindre un lieu déjà existant.

    Les intentions de prière

    Nous prierons tout spécialement pour la renaissance de la vie de la Foi en Belgique et notre adhésion au christianisme que Dieu a pris le soin de venir Lui-même nous enseigner. Nous demanderons aussi à Notre Dame la grâce de construire une vraie culture de vie, la grâce de la conversion des pécheurs, de la Paix au cœur de tous les peuples et nations et celle de l’Unité dans l’Eglise du Christ. Le Rosaire est l’initiative de Paix la plus puissante !

    Lire plus … 

    L’Église

    La Conférence épiscopale a été informée du projet que notre Archevêque le Cardinal Josef De Kesel encourage en nous portant dans la prière. Ceci exprime notre volonté de montrer la face publique de la foi catholique en Belgique et répond ainsi à l’appel du Cardinal Robert Sarah lors de sa conférence de cette année à Bruxelles :

    « Soyez fermes dans votre Foi ! Ne vous laissez pas noyer par le monde d’aujourd’hui. Soyez dans le monde mais pas du monde. Nous devons le porter vers Dieu. N’ayez pas honte de l’Évangile. Soyons courageux. Réveillons notre Foi, [réveillons] le soutien de notre Foi pour ceux qui sont persécutés… »
    « Sans Moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15,5) »

    [Cardinal Robert Sarah, ND de Stockel, Février 2018]

    Le patronage

    Nous confions le bon déroulement et la réalisation de ce projet à Notre-Dame de Beauraing qui nous dit

    « Priez, priez beaucoup… Priez toujours… Je convertirai les pécheurs. Aimez-vous mon Fils ? M’aimez-vous ? Alors, sacrifiez-vous pour moi. »