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Foi - Page 822

  • Le pape rendra hommage aux martyrs albanais

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    En Albanie, le Pape rendra hommage aux martyrs de la foi

    Cité du Vatican, 15 septembre 2014 (VIS). Ce matin, le Directeur de la Salle de Presse a donné quelques indications cadre sur le voyage apostolique que le Pape François effectuera dimanche prochain en Albanie (le quatrième hors d'Italie). Ce sera d'abord un hommage aux martyrs de la foi, victimes de l'ancien régime. Il insistera aussi sur le dialogue avec l'islam dans une société à majorité musulmane, dans laquelle orthodoxes et catholiques constituent une importante minorité. Enfin, le Saint-Père évoquera la plus célèbre des albanaises, Mère Teresa de Calcutta. Le P.Lombardi a rappelé que ce pays européen, devenu une démocratie, avait été pendant des décennies une féroce dictature et le premier état ayant inscrit l'athéisme dans sa constitution.

  • Woluwe-Saint-Pierre, Notre-Dame de Stockel : une croix brille dans la nuit

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    unnamed.jpgUne Croix illuminée a été inaugurée ce dimanche 14 septembre, fête de la Croix Glorieuse:

    Lors du lancement du Jubilé de Notre-Dame de Stockel (action de grâce pour 150 ans de présence paroissiale et 50 ans de la nouvelle église) en novembre 2012, la Fraternité de Tibériade avait été invitée à animer une "retraite dans la ville".  Lors de ce temps de grâce, le Frère Marc, fondateur de cette petite Fraternité, a été surpris que la grande croix surplombant l’église ne soit pas éclairée.  Il a suggéré de l’illuminer afin qu’elle devienne un signe d’Espérance dans la nuit du quartier et des environs.  Dans l’obscurité de l’existence de nos contemporains, touchés par tant de formes de souffrance, le Christ se propose comme une Lumière pour éclairer nos vies, pour nous présenter un chemin d'Amour, de Pardon, de Paix et de Joie.

    Enthousiasmante, l’idée fut retenue !  Un fruit de plus du passage évangélisateur de cette belle Fraternité !

    En juin, après la clôture festive de ce Jubilé et la consécration de la paroisse au Cœur de Jésus [http://info.catho.be/2013/06/19/la-paroisse-de-stockel-consacree-au-sacre-coeur-de-jesus/#.VBVzCjscRmY], le président de la Fabrique d’église entreprit les démarches nécessaires.  Il a obtenu les différentes autorisations ainsi qu’une contribution de la Commune de Woluwe-Saint-Pierre pour autant que le complément des fonds soit préalablement trouvé.  Un comité organisateur fut mis sur pied sous la houlette de l’Abbé Edouard Marot, référent de Notre-Dame de Stockel.

    L’aboutissement de ce projet audacieux a dépendu en premier lieu de la bonne volonté et de la générosité des paroissiens lesquels ont manifesté le souhait que cette Croix rappelle à tous l’Amour indéfectible du Christ et l’ont permis par leur importante mobilisation financière.  Cet Amour nous invite avec insistance, au cours de ce week-end inaugural, à un geste de solidarité envers les plus pauvres, les plus démunis, les plus déshérités, les plus désespérés.

    Peinte en blanc depuis l’été, la Croix du Christ se distingue dorénavant de loin : des malades hospitalisés à Saint-Luc ont déjà fait savoir qu’ils y avaient trouvé un certain réconfort en la découvrant depuis leur chambre… 

    Il est à espérer que cette Croix illuminée soit un réel réconfort pour beaucoup : le Christ souffrant leur rappellera qu'ils sont aimés de Dieu de façon inconditionnelle et invités dès lors à aimer les autres à l’instar de Jésus.

  • Prier en famille : pour aider les parents dans la transmission de la foi

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    Sans attendre 7/8 ans...

    Les parents conscients de leur responsabilité dans le domaine de la transmission de la foi sont parfois embarrassés sur la manière de s'y prendre.

    Sans attendre l'âge du catéchisme, vers 7-8 ans, la véritable formation religieuse peut - et doit - commencer en famille, par une formation à la prière, dès les toutes premières années : c'est en voyant ses parents prier qu'un petit enfant apprend à prier. Et c'est ainsi que la foi s'enracine en profondeur pour la vie entière.

    Avant d'être un processus pédagogique, voire « technique », cette première catéchèse est d'abord une action de l'Esprit-Saint avec la collaboration des parents. L'Eglise rappelle sans arrêt que la famille est irremplaçable dans ce domaine de l'éducation religieuse.

    Depuis 12 ans, le site prierenfamille.com

    a pour but de soutenir les familles dans ce rôle de transmission de la foi, et leur fournit les « outils » nécessaires :
    - des éléments de formation et de spiritualité pour les parents 

    - des conseils pédagogiques  et pratiques (transmission de la foi et éducation)

    - des textes de prière, des dessins à colorier, la présentation de livres utiles.


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  • « Jusqu'où ira François ? » de Jean-Marie Guénois

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    9782709629744-G.jpgUn livre sur le pape François qui n’est pas une hagiographie et qui est différent des autres livres

    Sur les vingt-cinq livres aujourd’hui publiés sur ou autour du pape François, aucun ne prend du recul sur sa vraie personnalité, anticonformiste mais autoritaire et autocratique, ni sur son programme qui risque de menacer l’unité de l’Église. C’est donc le premier livre qui dit vraiment ce qui se passe dans les coulisses de ce jeune pontificat.

    Un livre qui aborde ce pontificat de façon totalement inédite et originale

    La force du livre est d’analyser ce pontificat non de façon linéaire et chronologique mais problématique dans la rupture et la continuité avec Benoît XVI : En quoi François est un « antipape » même s’il joue son rôle ? Quelles sont la vraie portée et les limites de sa réforme ? En quoi Benoît XVI a-t-il d’une certaine manière « raté » sa succession et pourquoi a-t-il vraiment démissionné ? En quoi François qui n’était pas le candidat de Benoît XVI, exerce-t-il une rupture avec lui alors qu’officiellement il y a continuité ? En quoi François peut-il déclencher une réconciliation de l’Église avec le monde, notamment sur les questions de sexualité, et contribuer à une certaine renaissance de l’Eglise catholique ?

    Un livre clair et limpide, percutant, écrit par un journaliste parmi les plus reconnus sur le sujet

    Jean-Marie Guénois a passé dix ans à Rome. Il est sur le plan international le « vaticaniste » français et francophone le plus reconnu. Il est un des très rares journalistes à avoir prévu la probable élection du cardinal Bergoglio. Sa forte notoriété dans ce secteur d’information devrait contribuer à faire de cet essai un livre vraiment remarqué cet automne.

     L'auteur

     Jean-Marie Guénois est rédacteur en chef au Figaro chargé des religions, consultant pour RTL et journaliste à l’Esprit des lettres sur KTO.

     Références
    Auteur(s) : Jean-Marie Guénois /Titre : Jusqu'où ira François ?/Editions : JC Lattès/Collection : Essais et documents
    Date de Parution : 09/2014/Code EAN/ISBN : 9782709629744/Hachette : 4539680/Prix public : 18.00 €/Format : 130 mm x 205 mm
    200 pages

    Un livre qu'il faut aussi lire entre les lignes..

    JPSC

  • Lettre ouverte à Monseigneur Bonny

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     Nous avons relaté (ici : «  le manifeste de l'évêque d'Anvers ») la publication de la lettre publique adressée par Mgr Bonny aux autorités de l’Eglise sur l’éthique familiale et sexuelleà la veille du prochain synode romain consacré à cette question.(Lire le manifeste en cliquant ci-après LETTRE DE MGR BONNY SYNODE SUR LA FAMILLE)

    Le Forum Catholique Romain lui adresse une lettre en réplique dont on peut lire le texte ci-dessous. Ce Forum réunit des associations et des personnes laïques (c'est-à-dire non-clercs) “explicitement catholiques”, tant flamandes que francophones. (Site web:  Rooms – Katholiek lekenforum). JPSC.

    Berchem-Anvers, le 09-09-2014

    Monseigneur, 

    La lettre que vous venez d’adresser au prochain Synode sur la famille, a retenu toute notre attention. Nous y trouvons non seulement vos opinions et attentes personnelles, mais également une invitation à « un vaste échange ecclésial » sur la problématique de la pastorale familiale actuelle et sur l’attitude de l’Église à l’égard des questions éthiques afférentes à celle-ci. Nous osons espérer que vous êtes donc également accessible à des points de vue qui ne correspondent pas toujours aux vôtres. Dans le passé, il nous est arrivé quelques fois d’exprimer notre désaccord quant à certaines positions que vous adoptiez. Mais d’autre part, nous étions toujours disposés à mettre en évidence les bons aspects de vos actions en tant qu’évêque d’Anvers, comme vous pouvez le vérifier sur notre site web. À l’instar de ce qui est sans doute votre propre aspiration, la nôtre tend à formuler sur l’actualité ecclésiale une opinion solidement étayée et constructive, qui, sans préjugés, ose aborder le fond des choses. 

    Comme vous l’écrivez à la fin de votre lettre, vos considérations sont devenues plus longues que vous ne l’aviez pensé initialement. Nous n’avons pas l’intention d’entrer dans le détail de chacune de celles-ci, mais seulement de formuler, de manière fraternelle et respectueuse, notre opinion quant à certains points importants que vous avez évoqués. Vous avez présenté ces points « comme un évêque d’Europe occidentale, dans la conscience que des évêques d’autres régions d’Europe ou d’autres continents peuvent avoir des opinions divergentes ».Ce n’est peut-être pas ce que vous avez voulu dire, mais cette phrase suggère que tous les évêques d’Europe occidentale sont en grande partie d’accord avec vous, ce que nous osons fortement mettre en doute.

    Au centre des critiques que vous portez sur les « déclarations morales de Rome » (une terminologie qui insinue que le magistère du pape se limite à la Cité du Vatican), se trouve l’encyclique « Humanae Vitae ». La principale faiblesse de vos considérations à cet égard réside dans le fait qu’elles ne portent guère ou pas sur le contenu, mais qu’elles se focalisent sur la façon dont cette encyclique a été faite. À votre avis, c’était sans un vaste consensus des évêques. D’autres sources ecclésiales affirment cependant qu’il y avait à cet égard bel et bien une forme de collégialité valide, du fait que les pères conciliaires avaient chargé Paul VI de faire une déclaration doctrinale sur le problème de la contraception artificielle. Après la publication de l’encyclique, seules trois conférences épiscopales s’en sont distanciées en grande partie (le Canada, l’Allemagne et la Belgique) et une seule partiellement (la France). L’immense majorité des conférences épiscopales ont approuvé le contenu de l’encyclique. D’après « Lumen gentium » n° 25, cette vaste approbation d’une déclaration papale signifie donc que cette encyclique « exprime infailliblement la doctrine du Christ ».

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  • Le rosaire, un remède aux maux de notre société ?

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    Les "Cahiers Libres" publient une interview de Jean-Michel Castaing :

    “Un rosaire pour le troisième millénaire” Interview de Jean-Michel Castaing

    Jean-Michel Castaing vient de publier le livre Un rosaire pour le troisième millénaire. Il a accepté de répondre aux questions des Cahiers Libres.

    Pourquoi estimez-vous que la prière du rosaire est particulièrement pertinente pour notre époque ?

    JMC : Nous traversons une grave crise anthropologique, touchant les modèles de notre compréhension de l’homme. Surtout dans les pays occidentaux. Pour aller vite, disons que nous ne savons plus ce qu’est, ou qui est, l’homme. On l’a constaté notamment avec le projet de loi dit « mariage pour tous ». Mais je pourrais citer bien d’autres exemples. Dès lors il m’a paru urgent de trouver un contre-feu à cette crise. Je me suis rendu compte que s’il existe une prière qui s’appuie justement sur ce qu’est l’homme, c’est bien le Rosaire. De plus je reste convaincu que nous ne sortirons de cette impasse culturelle que par le haut. Tous les rafistolages idéologiques ne serviront de rien en cette affaire. Justement, le Rosaire nous donne de contempler le plan de notre rédemption à travers le personnage de l’homme parfait, Jésus. Contrairement à une idée reçue, le « héros » principal de cette prière n’est pas Marie, mais son fils. C’est particulièrement évident avec la série des mystères douloureux.

    Je suis donc parti du postulat suivant : si nous voulons nous rendre compte de ce qui ne va pas avec l’homme dans la postmodernité, mieux vaut partir de ce qu’est l’homme en sa plénitude : le Christ. Car le Christ est vrai homme et vrai Dieu. Que vous preniez les interrogations liées au corps, à la tension entre ancrage culturel particulier et mondialisation, à la fête ou au divertissement qui en est la caricature, à la place de l’image, du glamour, des nouvelles formes de socialisation au travers des réseaux sociaux, ou bien les thèmes de l’amour, de la solidarité, ou ceux, plus inquiétants, de l’occultisme ou de la tentation de bâtir une cité totalitaire, sur tous ces terrains le Rosaire a son mot à dire. Il balaye un champ de problématiques stupéfiant dans sa variété.

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  • Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac, 11 octobre : retraite "St Charbel et l'Eucharistie"

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    Les moines libanais maronites ont la joie de vous inviter à leur journée spirituelle

      

    « ST. CHARBEL ET L’EUCHARISTIE»

    Retraite spirituelle

    11 OCTOBRE 2014

     Prédicateur: Père Charbel EID (OLM)

     

    9h00 : Arrivée

    9h30 : Lancement de la retraite

    10h00: Prédication

    11h30: Méditation silencieuse

    12h20: Prière et Louange

    12h30: Repas

    14h00: Exercice érémitique

    15h00: Partage des groupes

    16h30: Pause

    17h00: Prédication

    19h00: Eucharistie 

     

    Pour votre inscription:

    Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac

    Monastère Saint Charbel  

     E-mail: morcos44@hotmail.com / abbayebsi@hotmail.com

    Tél: 067892420

    PAF: 20 euros par personne (repas inclus)    

     

              2 Rue Armand de Moor

       1421-Ophain-Bois-seigneur-Isaac

              GSM: 0032- 497284008

                www.olmbelgique.org

  • Le prochain synode : chronique d'un clash annoncé ?

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    On sait que le prochain synode consacré à la famile aura lieu dans quelques semaines. Une "enquête" a été lancée pour prendre le pouls du peuple chrétien au sujet des questions relatives à la vie familiale et à l'éthique sexuelle. Des prises de position de personnalités en vue ont été répercutées dans les médias. Pierre de touche des débats à venir, la question des divorcés remariés et de leur accès au sacrement de l'Eucharistie. Certains plaident pour une ouverture miséricordieuse à l'égard de ces personnes qui se sentent souvent exclues de la communion ecclésiale. D'autres refusent que des brèches soient ouvertes dans la doctrine de l'Eglise qui mettraient en péril le caractère indissoluble du mariage et qui rendraient caduc le discours sur l'union conjugale image de l'union entre le Christ et l'Eglise. Dans la foulée, d'autres questions sont aussi soulevées, notamment celle de la ligne indiquée par l'encyclique Humanae Vitae du pape Paul VI qui interdit aux couples catholiques tout accès à des pratiques contraceptives artificielles. Sur certains sites et blogs, ces débats sont déjà bien engagés et certains vont jusqu'à mettre en cause le pape qu'ils soupçonnent de parti-pris en faveur de ceux qui plaident pour un assouplissement "pastoral" des positions de l'Eglise. Avouons que nos sentiments sont partagés et que si nous comprenons très bien ceux qui craignent de voir se fragiliser les lignes défendant le mariage et son caractère d'engagement indissoluble, nous ne pouvons pas être sourds et aveugles face à des situations extrêmement délicates où l'on ne peut se retrancher dans une attitude qui s'apparente à un pharisaïsme de mauvais aloi. Par ailleurs, on ne peut ignorer que - même si on peut le déplorer - ces débats ne soient largement dépassés dans la réalité de ce que vivent la plupart des catholiques, même pratiquants. Comment le synode va-t-il "gérer" toutes ces tensions et ces contradictions? C'est un défi redoutable mais, à notre modeste niveau, nous ne désirons pas jeter de l'huile sur le feu ni anticiper les débats qui se dérouleront lors de ces assises. Le pape a demandé que l'on prie pour ce rassemblement important et c'est très certainement ce qu'il y a de mieux à faire. Alors, prions et espérons.

    Voici la prière qui nous est proposée par le pape :

    Jésus, Marie et Joseph
    en vous nous contemplons
    la splendeur de l’amour véritable,
    à vous nous nous adressons avec confiance.

    Sainte Famille de Nazareth,
    fais aussi de nos familles
    des lieux de communion et des cénacles de prière,
    des écoles authentiques de l’Évangile
    et des petites Églises domestiques.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que jamais plus dans les familles on ne fasse l’expérience
    de la violence, de la fermeture et de la division :
    que quiconque a été blessé ou scandalisé
    connaisse rapidement consolation et guérison.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que le prochain Synode des Évêques
    puisse réveiller en tous la conscience 
    du caractère sacré et inviolable de la famille,
    sa beauté dans le projet de Dieu.

    Jésus, Marie et Joseph
    écoutez-nous, exaucez notre prière.

  • L'éradication du christianisme en Occident va bon train

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    Du Père Daniel-Ange (source)

    Non à l’extermination des chrétiens au Proche Orient - Oui à leur disparition en Occident : hypocrisie ? Double jeu ? Incohérence.

    Dans (un) précédent article, je mettais en parallèle la violence des djihadistes du Levant et celle des extrémistes d’Occident, ces derniers provoquant les premiers. Je veux rajouter ici une autre forme d’intolérance occidentale : celle d’une christianophobie agressive visant l’éradication ni plus ni moins de la culture et des valeurs chrétiennes, qui pourtant a été la matrice de cette civilisation occidentale, en voie rapide de disparition. Lente œuvre de sape, la foi chrétienne est tournée en dérision, ridiculisée, objet de sarcasme et d’ironie et même comme prostituée dans nombre de pubs commerciales. Ou encore blasphémée au cinéma, théâtre, musées ou expos. [1]

    Campagnes de dérision qui finissent par imprégner l’opinion dite publique jusqu’à complexer enfants et jeunes qui n’osent même plus s’avouer chrétiens (surtout pas cathos !) sous peine d’être objet de rigolade et de quolibets (ceci dans leur propre école, même officiellement catholique) ou pire, pénalisés aux examens. Et voilà ton môme chrétien traité de crétin.

    Types de campagnes ayant des précédents sinistres : celles des nazis préparant les pogroms des Juifs, ou du régime Mao préparant les atrocités de la « révolution culturelle ».

    En attendant, tout signe ou symbole explicitement chrétien est peu à peu évacué dans l’espace public : crèches détruites, calvaires rasés (jusque sur nos sommets alpestres), statues brisées ou tableaux religieux enlevés. [2]

    Dans certains quartiers, tout sigle simplement évoquant la croix y devient intolérable (pharmacies, montres suisses) comme pour telle hôtesse de l’air de British Airways pendant l’escale à Ryad ou Dubaï. Un innocent signe de croix par une enfant devient suspect [3]. Pas à Qaraqosh : à Narbonne ! Sans parler des fêtes chrétiennes supprimées ou re-baptisées (Toussaint : Halloween, Noël : fête du solstice Pas à Tirana en 1970 (où Noël était la. .. fête de l’électricité), à Oxford en 2010 (Winterlight feast)..

    Mais aussi cette fête hebdomadaire qu’est le Dimanche qu’il faut dé-chômer, banaliser, si ce n’est débaptiser (jour du Seigneur) certains veulent, comme au Quebec, supprimer le mot saint, désignant tant de cités et villages. Pas à S. Petersbourg, mais bientôt à S. Flour ?

    Corps des adorateurs profanés. Corps du Seigneur sacrilégié

    Mais il y a pire : les corps ou squelettes des baptisés déterrés de leur tombes plus nombreuses encore que les juives ou musulmanes. Et surtout nos églises et chapelles mises à sac, parfois incendiées, aux trésors dilapidés, mis en vente sur la toile ou sur un marché.

    Et dans les églises est visé en tout premier, ce qui est le trésor par excellence, entre tous, le cœur de notre cœur : le très saint Corps de Notre Seigneur Jésus, en personne, sans doute pour des « messes » sataniques. Pas à Homs ou Alep : à Toulon et Evry. [4]

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  • Dans un mois, le synode sur la famille

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    De Philippe Oswald sur aleteia.org :

    Synode sur la famille : dans un mois, le grand débat

    La famille, cellule de base de la société et de l’Eglise, est malade. Elle sera auscultée du 5 au 19 octobre par les évêques du monde entier, à la demande du pape François.

    Avec le réalisme visionnaire qui le caractérisait, le saint pape Jean Paul II avait fait de la famille la priorité de son pontificat. Il lui avait consacré de nombreux discours, une exhortation apostolique (Familiaris Consortio), une encyclique (Evangelium vitae), sa « Lettre aux familles » de 1994… Son œuvre sur la sexualité et la théologie du corps est sans précédent. On lui doit aussi des créations majeures : le Conseil pontifical pour la famille (institué le 13 mai 1981 : le jour même de l’attentat qui faillit lui coûter la vie !), les instituts Jean Paul II pour la famille, les rencontres mondiales des familles… et le premier synode sur la famille en 1980.

    Trente-six ans ont passé depuis l’élection de Jean Paul II. Loin d’avoir remis en cause cette priorité accordée à la famille, ses  successeurs n’auront cessé de labourer le champ qu’il avait défriché. Benoît XVI a parlé du « rôle de premier plan » des familles chrétiennes  dans la cité et dans l’Eglise : « De même que l’éclipse de Dieu et la crise de la famille sont liées, a-t-il souligné, de même la nouvelle évangélisation est inséparable de la famille chrétienne ».

    Quand les familles chrétiennes s’affadissent et ne  transmettent plus la foi, non seulement l’Eglise mais toutes les sociétés en pâtissent. Voilà pourquoi le prochain synode sur la famille s’intitule : « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ».

    Quant au pape François, on ne compte plus ses homélies et discours sur l’amour conjugal et familial, y compris ses confidences sur le rôle de sa propre famille dans  sa vie et sa vocation. Et c’est à saint Jean Paul II,  le jour même où il procédait à sa canonisation, que le pape François a confié ce nouveau synode sur la famille, cette assemblée générale extraordinaire  qui sera prolongée par  l’assemblée générale ordinaire de 2015, sur le même thème, tant la tâche est immense !

    « L’instrument de travail » (Instrumentum laboris) préparé sur la base d’un questionnaire envoyé dans le monde entier a fait remonter à Rome, via les diocèses, une masse d’informations souvent douloureuses sur ce que vivent les familles contemporaines. Sur ce plan aussi, la mondialisation a fait son œuvre ! Difficultés éducatives, crises conjugales, divorces, souvent sur fond de précarité et de chômage, oubli ou incompréhension de ce que sont les liens du mariage, toute cette somme de souffrances a fait dire à Mgr Paglia, le président du Conseil pontifical pour la famille, que « Le Synode doit s’équiper comme un hôpital de campagne » !. Le défi pastoral est immense, à la hauteur de l’enjeu.

    Le problème le plus médiatisé concerne la situation des divorcés remariés. Mais ce ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, même si celui-ci est de taille. Le pape François l’a dit sans ambages dans l’avion qui le ramenait de Terre Sainte, le 26 mai dernier : «  Je n’ai pas aimé que de nombreuses de personnes, y compris d’Eglise, des prêtres, aient dit “Ah, le synode, pour donner la communion aux divorcés remariés“. (…) Non, la chose est plus large. Aujourd’hui, nous le savons tous, la famille est en crise. Elle est en crise mondiale. Les jeunes ne veulent pas se marier, ou ils ne le font pas, ou ils vivent ensemble. Le mariage est en crise, la famille aussi. »

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  • Votre Père veut qu'aucun de ces petits ne se perde (23e dimanche du T.O.)

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    L'Evangile du 23e dimanche du temps ordinaire : Matthieu, chap. 18, vv. 15-20 :

    Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église ; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain.
    « Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 
    « Encore une fois, je vous le dis : si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux. »

    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde fsJ (homelies.fr - archive 2008)

    Le passage que nous venons d’entendre est extrait de l’instruction sur la vie communautaire que le Seigneur prodigue au groupe de compagnons qu’il a appelés à sa suite. Aussi pour ne pas faire de contresens, situons-le dans la perspective des versets précédents. Jésus y mettait longuement et sévèrement en garde contre toute forme de scandale qui ferait trébucher un de ceux qui ont mis en lui leur foi.

    On se souvient des invectives très fortes, hyperboliques, qui parlent d’elles-mêmes : « Quiconque entraîne la chute d’un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui attache au cou une grosse meule et qu’on le précipite dans l’abîme de la mer » (Mt 18, 6). La raison de cette véhémence ? « Votre Père qui est aux cieux veut qu’aucun de ces petits ne se perde » (18, 14). Jésus veille comme un berger sur le troupeau de son Père, et exige que nous soyons particulièrement attentifs à n’être pour personne cause de chute.

    Mais comme il est hélas inévitable qu’il y en ait (18, 7), le Seigneur nous invite dans le passage proclamé aujourd’hui, à tout mettre en œuvre pour aider le frère malheureux à se relever. Ainsi la charité doit être non seulement prévenante, il faut qu’elle soit aussi guérissante. En tout ce qu’elle entreprend, elle doit viser non seulement à la construction de la communauté dans l’unité, mais aussi au maintien de sa paix, en la gardant dans la vérité de l’Evangile. Et ceci ne vaut pas que pour les communauté paroissiales ou religieuses : nous portons cette responsabilité au cœur de tous les groupes humains que nous fréquentons : familiaux, professionnels, associatifs.

    « Votre Père veut qu’aucun de ces petits ne se perde » : voilà la motivation des démarches que nous sommes invités à faire en vue de la réintégration de l’égaré. La raison de nos efforts n’est donc pas de faire du nombre, de remplir nos Eglises, ni de faire du prosélytisme ; mais uniquement l’amour du Père, et dès lors, l’amour de ses petits qui en lui sont nos frères.

    Tel est l’amour vrai, celui qui procède de Dieu et conduit à Dieu ; l’amour « qui accomplit parfaitement la Loi » comme le soulignait saint Paul dans la seconde lecture (Rm 13, 8-10), et qui l’accomplit en réalisant le souhait le plus cher de Jésus : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21). Telle est la charte de toute vie communautaire : « Gardez l’unité de l’Esprit par le lien de la paix » (Ep 4,3), selon un autre précepte de Saint Paul. C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre pour protéger de la chute ceux dont nous avons la charge, et pour les aider à se relever s’ils sont tombés, afin qu’ils puissent reprendre la route sur le chemin de la vérité et de la vie.

    L’opération « sauvetage » présente trois étapes, que le Seigneur prend soin de décrire en détail, ce qui souligne bien l’importance qu’elle revêt à ses yeux.

    « Si ton frère a commis un péché » : le verset est apparemment contradictoire, car si le péché coupe le coupable du Père, il le coupe aussi des frères. Comment Jésus peut-il dès lors nous dire « Si ton frère a péché » ? L’expression suggère que du côté de Dieu, le pécheur reste son enfant malgré qu’il lui ait tourné le dos. Mais comme le Seigneur ne peut pas violer sa liberté et s’imposer à lui, il passe par la médiation de ses autres enfants : « Cet homme qui ne me reconnaît plus comme Père, demeure néanmoins mon enfant ; aussi, est-il toujours ton frère », nous dit le Seigneur qui ajoute : « je compte sur toi pour le ramener au bercail. Va lui parler seul à seul pour ne pas l’humilier en ébruitant l’affaire, et montre lui sa faute avec délicatesse. S’il t’écoute, tu auras “gagné ton frère” ; non pas pour toi, mais le gain sera pour lui d’abord, et pour la famille de Dieu, ton Père, qui te le revaudra.

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  • Il y a cent ans, la mort de Charles Péguy

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    Chronique de Gérard Leclerc (France Catholique) du septembre sur Radio Notre-Dame: 

    À la veille même du centième anniversaire de la mort de Charles Péguy à Villeroy, il n’y a vraiment qu’une façon de lui rendre hommage, c’est de le lire et de le relire. Le lire et le relire, comme il lisait lui-même, c’est à dire d’un œil neuf, toujours aux aguets, ne serait-ce que pour conjurer le spectre de ce qu’il redoutait : les pensées habituées, les pensées toutes faites. Pour cela, il convient de refuser à tout prix de lui accoler des étiquettes, de le faire entrer dans des catégories où il étoufferait. Ainsi, je viens de lire dans une notice qu’au dernier versant de sa vie, l’auteur duMystère de la charité de Jeanne d’Arc se serait rapproché du « conservatisme ». Rien de plus absurde à mon sens.

    Je sais bien que le conservatisme a des acceptions assez différentes dans la culture anglo-saxonne et dans la nôtre, avec des notes moins péjoratives. Que l’on se réclame de lui plutôt que du progressisme socialiste ou non, ne me gène nullement. Mais dans le cas de Péguy, son emploi conduit à l’impasse, et surtout au contre-sens. On peut, certes, alléguer sa formidable polémique contre le moderne, qui paraît invraisemblable, ahurissante, en une époque où on ne cesse de décliner la modernité sous les modes les plus laudatifs. Mais avec lui, il faut toujours creuser au plus profond, au plus décisif, sans peur des engouements du moment.

    Charles Péguy, ainsi que le montre un vrai lecteur comme Benoît Chantre, est d’abord un prodigieux écrivain, parce que dans ses textes s’affirment toujours l’exactitude et la beauté du verbe. Le procès qu’il dresse contre la modernité est celui d’un déni de profondeur, celle qui qualifie notre être intérieur. La littérature, la grande, la poésie, mais aussi la philosophie mettent à jour notre humanité, celle qu’efface ce positivisme dont voulait nous délivrer Bergson. Mais Péguy va encore plus loin dans son travail, avec son regard de théologien, qui le place, comme le veut Hans Urs von Balthasar, parmi les génies du christianisme. La veille où il mourut, Péguy alla fleurir la statue de la Vierge, signant ainsi son œuvre et sa vie, dans le mouvement d’une inextinguible espérance.

    Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 4 septembre 2014.

    La mort du Lieutenant Charles Péguy

    Source : RTBF