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Foi - Page 822

  • Chrétiens persécutés : une situation qui questionne « notre coma » spirituel

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    Marc-Fromager.jpgDu 24  au 28 mars l’association « Aide à l’Eglise en Détresse » (AED) a organisé la sixième édition de  « La Nuit des Témoins » : des veillées de prières et des témoignages dans quatre grandes villes de France (Strasbourg, Bordeaux, Marseille, Paris) pour partager ce que vivent les chrétiens dans leurs pays. Venant d’Egypte, de Centrafrique, d’Irak, de Syrie, ils sont présentés par Marc Fromager (photo), directeur d’AED France, dans une interview menée par Audrey Radondy pour Radio Vatican. Qui a vu hier soir sur la chaîne KTO la soirée de clôture à Notre-Dame de Paris a pu se convaincre de l’ampleur et de l’efficacité de cette initiative interpellante pour la foi étiolée de nos pays occidentaux sécularisés :

    Qui sont les grands Témoins pour cette 6ème édition ?

    Cette année, nous avons Sa Béatitude Mgr Sidrak, Patriarche de l’Église catholique copte, le chef des catholiques d’Égypte. Ça sera assez intéressant parce que l’Égypte aujourd’hui, on le sait, vit un moment un petit peu historique, un changement de régime. Donc, c’est intéressant d’avoir un témoignage de l’intérieur sur l’évolution de ce pays et l’espérance. Une espérance que j’ai moi-même constatée lorsque j’étais en Égypte la semaine dernière. L’espérance non seulement des chrétiens mais également d’une grande partie de la population égyptienne face à ce nouvel environnement qui s’ouvre à eux. Nous aurons également l’évêque de Mossoul, en Irak. Mossoul, c’est justement peut-être l’un des endroits les pires pour être évêque aujourd’hui dans le monde. Mgr Nona partagera avec nous ce qu’il vit là-bas, sa profonde détresse, la détresse de l’Église, des chrétiens dans ce pays et en particulier dans cette ville mais également les quelques raisons qui font qu’il y a tout de même de quoi espérer. Nous aurons également une religieuse syrienne qui viendra nous donner son témoignage sur la Syrie, sur ce que vivent les chrétiens là-bas, sur ce que vit toute la population syrienne. Et enfin, pour sortir un petit peu du Moyen-Orient, nous aurons Mgr Dieudonné Nzapalaïnga l’archevêque de Bangui en Centrafrique, qui viendra nous parler de la situation dans son pays et des efforts qu’il fait, que l’Église accomplit aujourd’hui pour ramener la paix dans ce pays.

     Quel est l’état des lieux concernant la situation des chrétiens dans le monde ? 

    Globalement, il est difficile de voir d’une année à l’autre les grands bouleversements. On a toujours de grosses difficultés au Moyen-Orient et dans la plupart des pays à majorité musulmane. On a également des soucis et des tensions croissantes dans certaines régions de l’Inde avec des fondamentalistes hindous. On a des problèmes dans des régimes totalitaires, en général des dictatures, souvent communistes comme la Chine, une bonne partie de la péninsule indochinoise avec le Vietnam, le Laos, sans évoquer la Corée du Nord. Des résurgences en Amérique Latine et centrale, comme à Cuba par exemple. Donc, cette situation est assez stable. Nous évaluons à près de 200 millions le nombre de chrétiens dans le monde qui ne sont pas entièrement libres de vivre leur foi ou en tout cas, 200 millions de chrétiens pour lesquels le simple fait d’être chrétien peut à un moment donné, leur compliquer la vie. C’est-à-dire que c’est 10% des chrétiens, puisqu’on est deux milliards, donc un chrétien sur dix dans le monde qui, à un moment donné, doit être prêt à payer le simple fait d’appartenir au Christ et c’est aussi pour eux que cette Nuit des Témoins, cette veillée de prière est destinée.

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  • Des prêtres pour prolonger dans le temps la présence de Jésus

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    Audience générale du pape : « Les prêtres prolongent dans le temps la présence de Jésus »

    Du site de Famille Chrétienne (Sybille d’Oiron)

    En ce mercredi 26 mars, le pape François reprend le cours de la catéchèse qu’il a entamée sur les sacrements. Aujourd’hui, celui de l’ordre, à l’occasion duquel le pape exalte à la fois la dignité et les exigences de la mission du prêtre, et appelle chacun à prier pour « ceux qui sont en difficulté » (...)

    L’ordre – qui se décline en diaconat, presbytérat et épiscopat – « habilite à recevoir la mission que le Christ a confiée aux Apôtres : celle de paître son troupeau, dans la grandeur de son esprit et selon son cœur ».

    Le pape reprend, en appuyant certains mots de gestes de la main : « Paître le troupeau de Jésus, non pas avec une force humaine ou son propre pouvoir, mais avec celle de l’Esprit. Et selon son cœur, qui est un cœur d’amour. Le prêtre, l’évêque ou le diacre doit donc paître le troupeau avec amour. S’il ne le fait pas avec amour, ça ne sert à rien ».

    Le pape fait silence un instant. Puis ajoute : « S’ils le font avec le pouvoir de l’Esprit Saint, au nom de Dieu et avec amour, les ministres choisis et consacrés pour ce service prolongent dans le temps la présence de Jésus ».

    Adepte des prêches structurés, le pape François donne trois points de repère pour y parvenir :

    • « Ceux qui sont ordonnés sont placés à la tête de la communauté. À sa tête, oui, mais dans le langage de Jésus, cela signifie servir, ainsi qu’il l’a lui même pratiqué et enseigné à ses disciples (Mt 20,25-28 ; Mc 10,42-45) ».  Et d’enfoncer le clou : « Un évêque, un prêtre qui n’est pas au service de la communauté ne fait pas bien, il se trompe ».

    • C’est « l’amour passionné pour l’Église » qui anime le prêtre, comme il anime le Christ qui donne toute sa vie pour la rendre sainte (Eph 5, 25-27). « De même, le prêtre, l’évêque donne toute sa vie pour la communauté et il l’aime de tout son cœur : elle est sa famille ; il l’aime comme le Christ aime l’Église. Saint Paul dit la même chose des époux. C’est un grand mystère d’amour que ces deux sacrements du ministère sacerdotal et du mariage par lesquels on arrive au Seigneur. »

    • Si l’apôtre Paul recommande à Timothée de ne pas négliger, et même de « raviver toujours le don qui est en lui », le Saint-Père, lui, met en garde : « Quand on n’alimente pas son ministère par la prière, la lecture de la parole de Dieu, la célébration quotidienne de l’eucharistie et la fréquentation du sacrement de pénitence, on finit inévitablement par perdre le sens du service et la joie qui est liée à la profonde communion avec Jésus ». Le risque est alors de verser dans « une médiocrité qui ne fait pas de bien à l’Église ». Et le Saint-Père d’appeler chacun – il le redira dans toutes les langues – à aider les prêtres et les évêques, à prier pour « ceux qui sont en difficulté et ont besoin de redécouvrir la fraîcheur de leur vocation ».

    Un appel aux vocations

    Avant de conclure, le Saint-Père livre à la foule « une chose qui [lui] vient à l’esprit : comment devient-on prêtre ? » « Où achète-t-on les billets d’entrée ? », ajoute-t-il en souriant. « Non, ils ne s’achètent pas. C’est le Seigneur qui prend l’initiative, c’est lui qui appelle. Peut-être y a-t-il ici quelques jeunes qui ont entendu cet appel, avec l’envie de devenir prêtres, de servir les autres dans les choses qui viennent de Dieu, l’envie de donner toute sa vie pour catéchiser, baptiser, pardonner, célébrer l’eucharistie, soigner les malades… Cette chose que vous avez entendue dans votre cœur, c’est Jésus qui l’y a mise. Prenez en soin et priez pour qu’elle grandisse et donne du fruit à toute l’Église. »

  • Afrique centrale : le chaos continue

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    archeveque-bangui-centrafrique-360-x-200_article_large.jpgDans les années 1960, la France comme la Belgique a tout à coup jeté les populations d’Afrique centrale dans le bain de l’indépendance, un peu comme on jette les jeunes chiens à l’eau. L’idéologie « tiers-mondiste » était à la mode. Mais voilà, les hommes ne sont pas des chiens. Ils ont besoin d’apprendre. Après un demi-siècle de déconvenues et de régression sociale, le spectacle est désolant, de part et d’autre de l’Oubangui et de l’Uélé. L’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga (photo), fait actuellement le tour des capitales européennes pour plaider la cause de la Centrafrique, en proie aux violences tribales sur fond de guerre de religions. Pour l’hebdomadaire « Famille Chrétienne », Jean-Claude Bésida l’a interviewé sur le présent chaotique de son pays  :

    Qu’êtes-vous venus demander aux Européens ?

    Je suis en Europe avec l’imam de Bangui pour demander l’intervention des Casques bleus. Et demander de l’aide humanitaire pour la République Centrafricaine. C’est ce que j’ai dit à tous mes interlocuteurs, que ce soit à Paris, Bruxelles, Londres, Rome ou La Haye. Tous m’ont écouté avec beaucoup d’attention. L’intérêt est là, indéniablement. Maintenant, nous avons besoin d’une aide au plan militaire, mais aussi aux plans financier et humanitaire.

    Comment jugez-vous l’opération Sangaris ?

    Sangaris, avec la Misca (mission africaine) a stabilisé la situation. Sans Sangaris, on aurait basculé dans le pire, c’est-à-dire le génocide. On sentait les cœurs des uns et des autres gorgés de vengeance et de haine. Au départ, la mission était de désarmer les ex-Séléka. Or, avec le 5 décembre, les données ont changé rapidement. Il y a eu en effet ce jour-là l’attaque coordonnée des anti-balakas, qui sont arrivés de partout avec machettes et couteaux sur Bangui. Tous ces jeunes ont commencé à pourchasser les ex-Séléka. Puis très vite, ils s’en sont pris à des familles musulmanes dans un élan de vengeance difficile à arrêter. Du coup, aujourd’hui, il faut beaucoup plus que 6 000 ou 7 000 hommes pour restaurer l’ordre dans le pays.

    Quelle est en ce moment la situation sur place ?

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  • Accès des divorcés « remariés » à la communion sacramentelle : la recette du Cardinal Kasper va-t-elle faire long feu ?

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     Nous avons déjà parlé (voir notamment  Consistoire sur la famille : le récit du cardinal Ricard)sur ce blog de la « solution » du cardinal Kasper, un théologien poussé en avant par le pape François dans le récent débat consistorial sur la famille (voir  Consistoire sur la famille : le pape François fait l’éloge du cardinal Kasper ).

     Dans un article paru dans La Stampa, Marco Tosatti révèle que le plaidoyer du cardinal Kasper en faveur de l'accès à la communion des divorcés-remariés a provoqué une levée de boucliers au sein du Sacré-Collège. Traduction du Salon Beige :

    "Dans le Consistoire Secret où l’on a discuté des divorcés remariés et de l'eucharistie, le « théorème Kasper » a reçu très peu d’approbations et beaucoup de critiques. Voici une reconstitution de quelques-unes des interventions les plus significatives et les plus importantes. « Ce serait une erreur fatale » a dit un intervenant, de vouloir parcourir le chemin de la pastorale sans faire référence à la doctrine.

    Il devait être secret, ce Consistoire du 22 février réuni pour discuter de la famille. Mais au contraire, il a été décidé en haut lieu qu'il était opportun de rendre public le long rapport du cardinal Walter Kasper sur le thème de l’eucharistie à des divorcés-remariés – probablement pour ouvrir la voie, en vue du Synode d'octobre sur la famille. Mais une moitié du Consistoire est restée secrète : celle qui concernait les interventions des cardinaux. Ce n’est peut-être pas fortuit, car après que le cardinal Kasper ait présenté sa longue (et apparemment pas très légère, tel que prononcé) intervention,plusieurs voix se sont levées pour la critiquer. Au point que, l'après-midi, lorsque le Pape lui a demandé de répondre, beaucoup ont trouvé au prélat allemand un ton vexé, voire irrité.

    L'opinion courante est que le « théorème Kasper » tend à faire en sorte que de manière générale les divorcés remariés puissent communier sans que le précédent mariage soit reconnu nul. Actuellement ceci n’est pas le cas, sur la base des mots de Jésus, très sévères et explicites sur le divorce. Celui qui a une vie matrimoniale complète sans que le premier lien soit considéré non valable par l'Église se trouve, selon la doctrine actuelle, en situation permanente de péché.

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  • France : succès des candidats « pro-famille » aux municipales

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    Lu dans « Famille Chrétienne » sous la signature d’Antoine Pasquier :

    Difficile de rendre compte de manière exhaustive sur les résultats des candidats aux municipales connus pour leurs positions en faveur de la famille ou pour leur soutien explicite à la Manif pour tous. Malgré la limite de cet exercice, force est de constater qu’une large majorité de parlementaires et de maires sortants opposés à la loi Taubira ont passé le premier tour avec succès. De Paris à Vienne en passant par Fontgombault, tour d’horizon de la France des familles.

    Les parlementaires réélus

    Qu’ils appartiennent ou non à l’Entente parlementaire pour la famille, un grand nombre de députés et de sénateurs pro-famille ont été confirmés et confortés dans leur siège d’élu local dès le premier tour des municipales. Avec des scores parfois bien supérieurs à ceux enregistrés en 2008.

    C’est le cas de Jean-Christophe Fromantin (UDI) à Neuilly-sur-Seine en Hauts-de-Seine (66,55 % contre 61,67 % en 2008, soit + 4,88 points), de Nicolas Dupont-Aignan (DLR) à Yerres dans l’Essonne (77,15 %), d’Hervé Mariton (UMP) à Crest dans la Drôme (57,08 % contre 56.02 % en 2008), de Valérie Lacroute (UMP) à Nemours en Seine-et-Marne, de Yannick Moreau (UMP) à Olonne-sur-Mer en Vendée, de Jacques Bompard (Ligue du sud) à Orange dans le Vaucluse, de Charles de Courson (UDI) à Vanault-les-Dames dans la Marne, de Laurent Wauquiez (UMP) au Puy-en-Velay en Haute-Loire, de Philippe Marini (UMP) à Compiègne et d’Éric Woerth (UMP) à Chantilly dans l’Oise, de Céleste Lett (UMP) à Sarreguemines en Moselle, de Claude Goasguen (UMP) dans le XVIe arrondissement de Paris, de Véronique Besse (UMP) aux Herbiers en Vendée, de Lionnel Luca (UMP) à Villeneuve-Loubet et de Jean Leonetti (UMP) à Antibes dans les Alpes-Maritimes, ou de Georges Fenech (UMP) à Lyon et de François-Noël Buffet (UMP) à Oullins dans le Rhône.

    Les maires sortants

     MAIRES POUR L’ENFANCE. Le collectif des maires pour l’enfance a de quoi se réjouir. Dimanche soir, trois de ses piliers ont passé le premier tour des municipales sans encombres : Philippe Brillault, porte-parole de La Manif pour tous, garde son siège au Chesnay dans les Yvelines avec 59,4 % des suffrages ; le porte-parole du collectif, Franck Meyer, est réélu dans sa petite commune de Sotteville-sous-le-Val (Seine-Maritime) ; et le fondateur du collectif, l’ancien parlementaire Jean-Marc Nesme, remporte haut la main le scrutin (78,86 %, + 14 points) dans sa ville de Paray-le-Monial en Saône-et-Loire.

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  • L'Opus Dei : une grande catéchèse

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    Une illustration exemplaire : l’université de la Sainte-Croix à Rome (voir le site web http://www.opusdei.be/fr-be/video/mailys/

     

  • BXL, 29 mars, veillée de prière avant la Marche pour la Vie

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    à 20:15 - 22:15

     

    Eglise Sainte Marie-Madeleine, Rue de la Madeleine 1, 1000 Bruxelles (Gare Centrale)

  • Ne pas succomber au défaitisme

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    41yAqjPHhCL._.jpgEst-il moderne de croire en Dieu ? Croire à une seule vérité est-il intolérant ? Les chrétiens sont-ils ringards ? Le père Matthieu Rougé, qui vient de faire paraître L'Eglise n'a pas encore dit son dernier mot ! (Robert Laffont) est l'ancien responsable du Secrétariat pastoral d'études politiques du diocèse de Paris. Aujourd'hui, curé de Saint-Ferdinand-des-Ternes, il secoue les chrétiens de leur torpeur et nous propose une petite leçon d'optimisme face au défaitisme ambiant. Mais, pour changer le cours des évènements, "les chrétiens doivent se former humainement, politiquement et spirituellement"...

    Pour en savoir plus : http://www.famillechretienne.fr/

  • Le mariage, une vérité, pas un "idéal"

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    img_123601485635638.jpegCardinal Caffara : "Le mariage n'est pas un "idéal" mais une vérité"

    (Source : Liberté Politique)

    Deux semaines après le consistoire sur la famille, le cardinal archevêque de Bologne, Mgr Carlo Caffarra, aborde avec Il Foglio (15 mars) les thèmes à l'ordre du jour du Synode extraordinaire d'octobre prochain et du Synode ordinaire de 2015 : mariage, famille, doctrine de Humanae Vitae, pénitence. Homme de confiance du pape Jean Paul II qui en avait fait le premier président de l'Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille, il intervient dans le débat lancé par le pape François à propos de l'accès à la communion des personnes qui vivent en situation d'adultère (appelés abusivement « divorcés-remariés »). Rappelant le travail indépassable qu'avait effectué Jean-Paul II, son intervention est une réponse de fait aux réflexions controversées du cardinal Kasper (cf. encadré, infra). Traduction de Laetitia Pouliquen pour Liberté politique.

    IL FOGLIO. — Familiaris consortio de Jean-Paul II est l’objet d’un tir croisé. D'une part on dit de cette exhortation apostolique qu’elle fonde l'Évangile de la famille, de l'autre que c’est un texte dépassé. Son actualisation est-elle concevable ?

    CARD. CAFFARA — Si l’on parle du gender et du soi-disant mariage homosexuel, il est vrai qu'au temps de Familiarisconsortio on n'en parlait pas. Mais de tous les autres problèmes, surtout celui des divorcés remariés, on en parle depuis longtemps. J’en suis un témoin direct, puisque que j'étais l’un des consultants du Synode de 1980. Dire que Familiaris consortio est née dans un contexte historique complètement différent de celui d'aujourd'hui est erroné. Cette précision étant faite, je dis qu'avant tout Familiaris consortio nous a enseigné une méthode avec laquelle on doit affronter les questions du mariage et de la famille. À l’utilisation de cette méthode est associée une doctrine qui reste un point de référence inéliminable.

    Quelle est cette méthode ? Lorsqu’il fut demandé à Jésus à quelles conditions le divorce était licite, la licéité comme telle ne se discutait pas à cette époque. Jésus n'entre pas dans la problématique casuiste dont émanait la question, mais indique dans quelle direction on doit regarder pour comprendre ce qu'est le mariage et par conséquent la vérité de l'indissolubilité matrimoniale. C’était comme si Jésus avait dit : « Voyez-vous, vous devez sortir de cette logique casuiste et regarder dans une autre direction, celle du Principe. » C'est-à-dire : vous devez regarder là où l'homme et la femme viennent à l'existence dans la pleine vérité de leur être d’homme et de femme appelés à devenir une seule chair. Dans une catéchèse, Jean-Paul II expliquait : « Survient alors, lorsque l'homme se trouve pour la première fois face à la femme, la personne humaine dans la dimension du don réciproque dont l'expression (qui est l'expression même de son existence en tant que personne) est le corps humain dans toute la vérité originaire de sa masculinité et de la féminité ». Ceci est la méthode du Familiaris consortio.

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  • Postmodernité, relativisme et vérité

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    De didoc.be :

    Comprendre le monde contemporain (4/10)

    par Jacques Leirens

    « Postmodernité, relativisme et vérité » est le quatrième d’une série de dix articles. Dans ces textes, différents auteurs tentent une réflexion sur les idées qui configurent le monde actuel de la philosophie, de la science et de la culture, sur les principes qui orientent aujourd’hui notre manière de voir et d’agir. Ils s’interrogent aussi sur les atouts et les défis du message chrétien dans une culture postmoderne.

    On peut étudier la philosophie en Belgique sans jamais entendre prononcer le mot « vérité ». Ce vocable est banni par la mentalité postmoderne, caractérisée par le relativisme. Dans cet article sont reprises certaines idées déjà publiées dans Christianisme, vérité et relativisme.

    1. Le problème du relativisme

    Par l’attitude de sa conscience face à la vérité, le « relativiste » se distingue de la personne qui se trompe.

    Qui se trompe n’adopte pas nécessairement une attitude inadéquate face à la vérité. Qui prétend par exemple que deux plus deux font trois peut défendre cette position parce qu’il en est convaincu, bien qu’en réalité il se trompe. Et, pour prendre un autre exemple, qui prétend que Jésus-Christ n’a jamais évoqué sa divinité, qu’il n’est qu’un brave rabbin moralisateur ou un opposant au régime romain, peut l’affirmer parce qu’il pense sincèrement que c’est vrai, même si ce ne l’est pas. Dans ces deux exemples, la personne part de la conviction que la vérité est connaissable : ceux qui l’atteignent ont raison, dans la mesure où ils l’ont atteinte, et ceux qui ne l’atteignent pas ont tort. Mais, dans les deux cas, avec ce genre de personne, on peut discuter.

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  • Le courage des chrétiens nigerians

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    De l'Aide à l'Eglise en Détresse :

    NIGERIA : courage et foi au milieu des attaques

    Plus de 2.000 personnes dans le nord du Nigeria ont risqué leur vie en se rassemblant dimanche dernier, 16 mars, pour la messe, alors que leur ville était en train d’être bombardée.

    Décrivant la Cathédrale Saint-Patrick, à Maiduguri, comme « encerclée », le Père John Bakeni, qui célébrait la messe, a déclaré que les gens lui avaient ensuite dit que si les attaques empiraient, ils préféreraient mourir à l’église plutôt qu’ailleurs. La messe dominicale a eu lieu après que des extrémistes présumés de Boko Haram ont lancé l’une de leurs principales campagnes armées de ces derniers mois, en tirant des roquettes et en se lançant massivement à l’assaut des casernes militaires. Des centaines de personnes sont mortes et l’inquiétude ne cesse d’augmenter en ce qui concerne la capacité du gouvernement à retenir les extrémistes.

    Au cours d’un entretien accordé lundi 17 mars à l’AED, le Père John Bakeni témoigne : « Hier matin, beaucoup de bombes ont explosé, mais cela ne semble pas avoir dissuadé les gens de venir à l’église. C’est une leçon d’humilité et une expérience édifiante que de voir tant de gens à la messe. L’endroit était bondé. Pendant l’homélie, je leur ai dit qu’il était inutile de prêcher. Je leur ai affirmé : Votre présence en si grand nombre est en soi une homélie. »

    Le prêtre a demandé à l’AED d’inviter instamment le monde à prier pour le peuple du Nigéria : « S’il vous plaît, priez pour que cette violence cesse. »

    L’Eglise parmi les ennemis de Boko Haram 

    Déjà dans un précédent message, le P. Bakeni avait décrit les attaques du vendredi 14 mars par ces mots : « Nous avons été accueillis au son assourdissant des explosions de bombes, des roquettes et des tirs. Il y avait de la confusion et un vacarme infernal partout. » Des centaines d’insurgés, vêtus de treillis militaires, ont attaqué les casernes militaires de Giwa, à Maiduguri, et ont réussi à libérer leurs compagnons de lutte qui étaient retenus dans des cellules. D’autres attaques ont eu lieu contre des zones résidentielles et même un campus universitaire ; une attaque typique de Boko Haram, pour qui « l’éducation occidentale est interdite ».

    Boko Haram l’a affirmé : ses ennemis sont le gouvernement nigérian, les établissements éducatifs et l’Église, ainsi que les musulmans modérés.

    Lors des affrontements militaires qui se sont poursuivis pendant plus de quatre heures, on a dénombré plus de 200 morts parmi les insurgés. Le Père Bakeni et d’autres personnes ont prévenu ces jours-ci que les forces ennemies s’étaient « regroupées » et étaient en train d’organiser de nouvelles attaques, faisant de plus en plus craindre que Maiduguri ne soit sur le point de tomber aux mains des extrémistes.

    De la « connivence » a été signalée entre les extrémistes et certains éléments de l’armée nigériane, ce qui expliquerait son récent échec à déjouer l’ennemi.

    Les attaques sur Maiduguri ont coïncidé avec les violences qui auraient été commises par des éleveurs musulmans fulanis contre des villages chrétiens non loin de Kaduna, dans la ceinture centrale du Nord du Nigeria.