| Introitus | Introït |
| Isai. 30, 30 | Isai. 30, 30 |
| PÓPULUS Sion, ecce Dóminus véniet ad salvándas gentes: et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suæ in lætítia cordis vestri. Ps. 79, 2 Qui regis Israël, inténde: qui dedúcis, velut ovem, Ioseph. | Peuple de Sion, voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations ; et le Seigneur fera entendre Sa voix pleine de majesté, et votre cœur sera dans la joie. Ps. Écoute-nous, ô Toi qui gouvernes Israël, qui conduis Joseph comme une brebis! |
liturgie - Page 19
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Voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations (Introit du 2ème dimanche de l'Avent)
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Liège, Saint-Sacrement : "à l'école de Marie, accueillir l'avènement de Jésus Sauveur..."
A l’école de Marie, accueillir et célébrer le mystère de l’Avent.
Église du Saint-Sacrement à Liège, samedi 14 décembre 2024Pour la messe du samedi 14 décembre prochain, à 8 heures du matin, l’église du Saint-Sacrement, encore plongée dans l’obscurité de la nuit, sera éclairée à la seule lueur des cierges. Dans l’intimité de cette veillée, résonne le chant grégorien de la messe de la Vierge au temps de l’Avent (« Rorate »). Peu à peu le jour pointe ; après la communion, la lumière naturelle a pénétré dans toute l’église.
La poésie liturgique se met au service du mystère et évoque ainsi l’illumination chrétienne : « Dieu nous a arrachés à l’empire des ténèbres et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Col. 1, 13-14).Un déjeuner (café et brioche) est ensuite servi aux fidèles dans la salle adjacente à l’église.
La possibilité est également offerte de découvrir, dans la chapelle de la Sainte-Famille, la crèche de 250 santons, initiée il y a 7 ans et visible jusqu’à la Chandeleur (2 février). Au long du chemin des figurines, elle présente ce que la liturgie célèbre au cours de l’Avent, des solennités de Noël et de l’Épiphanie, puis des semaines qui précèdent le Carême.
En ce milieu de décembre, l’enfant Jésus n’est pas encore placé dans l’étable de Bethléem, mais sont visibles les cinq scènes évangéliques rapportées par Matthieu et Luc :
- l’annonce à Zacharie ;
- l’annonce à Marie ;
- l’annonce à Joseph ;
- la visite de Marie à Élisabeth ;
- la nativité de Jean-Baptiste.En suivant l’intuition géniale du père Dominique Bertrand, ancien secrétaire des Sources chrétiennes à Lyon, on peut découvrir comment, Siège de la Sagesse (« Sedes Sapientiæ »), la Vierge Marie se laisse instruire par le Verbe qui est la Sagesse divine (cf. Sg 6-10 ; Si. 24 ; Pr. 8).
Le « Fiat » (« Qu’il me soit fait ta parole ») de Marie, accueilli dans la maisonnée de Zacharie, accompagne la transformation intérieure de ce dernier, qui passe du doute (« A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car moi, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge ») à l’acceptation du dessein de Dieu sur sa famille. Aviez-vous jamais remarqué que la conversion de Zacharie est l’un des fruits du « oui », de la « docibilité » de Marie (cf. Lc. 8, 19-21 ; 11, 27-28 ; Mt. 12, 46-50) ?
De 11h15 à 12h30, une visite guidée de notre crèche est organisée pour les enfants.
Contact : abbé Marc-Antoine Dor (abbedor@gmail.com ; 04 70 94 70 05)
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Liturgie : l’Avent, un temps de pénitence
Extra
its de l’homélie de Dom Jean Pateau, Père abbé de l’abbaye de Fontgombault (photo) pour l’ouverture du temps de l’Avent (archive 1er décembre 2013) :L'heure est venue de nous réveiller, notre salut est proche (cf. Rm 13, 11). Mettons-nous dès maintenant en chemin vers la crèche, ne différons pas. Le temps de l'Avent est un temps de préparation. Il s'achèvera quand au soir de Noël nous pousserons avec les bergers la porte de l'étable de Bethléem.

Deux éléments remarquables de la Messe de ce jour peuvent nous aider à discerner les dispositions que nous devons acquérir afin d'entrer dans la sainte étable : les ornements violets, signes d'un temps de pénitence, et le rite de bénédiction de l'eau et d'aspersion des lieux.
L'Église use des ornements violets principalement durant les temps de pénitence que sont l'Avent et le Carême. Mais pourquoi faut-il faire pénitence sur le chemin de la crèche ? L'homme n'aurait-il pas le droit d'entrer triomphant dans l'étable et de s'unir tout simplement aux chœurs angéliques pour chanter l'Enfant-Dieu ? Quelques raisons lui refuseraient-elles de franchir le seuil du petit paradis où Marie et Joseph veillent l'Enfant Jésus ? (…)
En entrouvrant la porte, l'homme ne peut qu'être inquiet. La crèche est un lieu d'intimité avec le Dieu qui se fait l'un des nôtres, Emmanuel, ''Dieu avec nous''. Ce désir de rencontrer Dieu, l'homme depuis toujours le possède en son cœur. Saint Augustin en résume la raison en quelques mots : « Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en vous. » (Confessions, I, 1)
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Les cinq pièces grégoriennes du propre du premier dimanche de l'Avent (Hofburgkapelle – Vienne)
De sur le site d'Una Voce :
Premier dimanche de l’Avent (Hofburgkapelle – Vienne)
Les moines de l’abbaye Saint-Martin de Ligugé chantaient les cinq pièces du Propre de cette messe. Le CD intitulé “Rorate Caeli”avait réédité en 2004 ce bel enregistrement de 1956 (Studio SM). L’émission que vous pouvez écouter en cliquant ci-dessus va vous conduire à Vienne en Autriche. De plus amples informations vous seront fournies dans les textes suivants…PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT
Violet – 1re classe
Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines que vous pourrez écouter grâce au fichier-son de notre émission (Cf. ci-dessous).
La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.
Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.
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Ad Te levavi animam meam (1er dimanche de l'Avent)
Vers toi j’élève mon âme.
Mon Dieu, en toi je me confie, que je n’aie point honte,
que mes ennemis ne se rient pas de moi !
Pour qui espère en toi, point de honte.
Fais-moi connaître, Seigneur, tes voies,
enseigne-moi tes sentiers. Vers toi j’élève…
(Psaume 24, 1-4)
Voir : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350645?fr=y
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Pour en revenir à la question "tradi"
L'éditorial de Christophe Geffroy, numéro 375 de La Nef (décembre 2024) :
Retour sur la question « tradi »
Le cardinal Ratzinger, défenseur de « l’herméneutique de la réforme dans la continuité » (en 1992) © Domaine public ÉDITORIAL
Christophe Geffroy revient ici sur deux points très sensibles dans un certain monde « tradi » : la réception du concile Vatican II et la réforme liturgique qui en est issue. Dans les débats qui ont cours et les légitimes discours critiques, tout l’enjeu est d’envisager le magistère sans rupture fondamentale. Quels garde-fous et quel état d’esprit devons-nous faire nôtres dans ces débats ?
(...)
Deux points fondamentaux
La question « traditionaliste » tourne autour de deux points fondamentaux : celle du concile Vatican II et du magistère qui a suivi ; et celle de la réforme liturgique menée par Paul VI. Le concile marque-t-il une rupture dans l’enseignement traditionnel de l’Église, notamment sur la liberté religieuse ou l’œcuménisme ? Et la messe dite de Paul VI est-elle « déficiente » au point d’être un danger pour la foi ? Au point donc de ne pouvoir être célébrée par les prêtres et fréquentée sans dommages par les fidèles ? On sait que pour la Fraternité Saint-Pie X (FSPX), la réponse à ces deux questions est claire et nette : il y a une rupture doctrinale qui se produit avec le concile, lequel est ainsi rejeté ; et la messe réformée, qualifiée par Mgr Lefebvre de « messe de Luther », est jugée quasiment hérétique, « incélébrable », si bien que les fidèles sont appelés à rester chez eux le dimanche s’ils n’ont à disposition que cette liturgie réformée.
Historiquement, Mgr Lefebvre ne s’est pas contenté de maintenir l’ancienne messe, il est parti en guerre contre le concile Vatican II et la réforme liturgique, c’est cela qui a braqué le pape Paul VI contre lui. Mgr Lefebvre a souvent soufflé le chaud et le froid, le « froid » atteignant parfois une violence inouïe. À maintes reprises, Paul VI a demandé à Mgr Lefebvre de rétracter sa sulfureuse déclaration du 21 novembre 1974 où il disait notamment : « Nous refusons… et avons toujours refusé de suivre la Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues. » Et à propos de la réforme liturgique : « Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. » Mgr Lefebvre a toujours refusé de retirer ses propos et ses successeurs, encore aujourd’hui, se réclament de cette déclaration.
Le débat dans l’Église
En Église, cette position ne relève pas d’un débat : le refus global d’un concile œcuménique, du magistère ordinaire universel depuis plus d’un demi-siècle et d’une réforme liturgique qui serait un poison donné aux fidèles est ecclésialement injustifiable et intenable, une telle attitude ne peut que jeter un doute sur l’indéfectibilité de l’Église (cf. Mt 16, 18). Cela ne signifie pas, toutefois, qu’il est interdit d’exprimer sa perplexité ou des critiques, l’Église n’est pas une caserne et n’impose pas une obéissance aveugle. Concrètement, l’obéissance à l’Église n’exclut pas un discernement éclairé sur la cohérence du magistère avec ses enseignements constants antérieurs. Mais le questionnement adressé à l’autorité n’est pas de même nature que celui qui régit les débats dans la sphère profane ou politique (1). Son esprit est censé être animé de bienveillance à l’égard du magistère, d’obéissance a priori acquise à l’autorité légitime, et finalement de confiance surnaturelle en l’Église qui est notre Mère, par-delà les incompréhensions parfois suscitées par certain personnel ecclésiastique du moment.
Revenons au concile et à la messe. Les communautés traditionalistes en pleine communion avec Rome forment un monde qui est loin d’être uniforme ; néanmoins leur conception sur ces sujets n’est pas celle, extrême, de la FSPX. Elles reçoivent Vatican II avec plus ou moins d’enthousiasme et acceptent, soit de célébrer la messe actuelle, soit d’y communier lors de la messe chrismale. Sur la liberté religieuse, par exemple, le Barroux et la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier ont mené des études poussées montrant la continuité du magistère. Seule, me semble-t-il, une minorité dans ce monde « tradi » tient encore une ligne proche de la FSPX en refusant le concile et la messe.
Assurément, l’une des difficultés aujourd’hui est l’absence de culture du débat sur les questions doctrinales ouvertes : prétendre imposer de force l’acceptation du concile et de la messe réformée sans entendre les objections n’est pas la bonne méthode. Mais force est de constater que des réponses argumentées ont été apportées aux critiques des traditionalistes, aussi bien par des théologiens privés, comme on l’a vu à propos de la liberté religieuse, que par le magistère (sur le subsistit in de Lumen gentium, par exemple, ou l’œcuménisme et le dialogue interreligieux avec Dominus Jesus, sans parler du Catéchisme de l’Église catholique). Et des colloques théologiques ont été organisés par Rome entre des théologiens mandatés par l’Église et ceux de la FSPX. Le débat doctrinal existe donc bel et bien, mais il n’a rien résolu à ce jour, car l’enjeu est davantage une nécessaire conversion des cœurs, de part et d’autre, que l’acceptation d’une démonstration théologique.
Continuité ou rupture ?
La question n’est pas de faire ou non des « concessions doctrinales » à propos des réformes de Vatican II. La question est de savoir si l’Église est crédible et propose ainsi un magistère cohérent et sans rupture dans la durée sur ce qui relève de la foi et des mœurs, les autres aspects pouvant dépendre d’une contingence historique qui admet des discontinuités. La question posée par Benoît XVI de « l’herméneutique de la réforme dans la continuité » n’est pas anecdotique, elle est au cœur de toute la problématique actuelle. Car si l’on juge qu’il y a une rupture – pour le déplorer comme certains traditionalistes (qui estiment le magistère infidèle à la Tradition), ou pour s’en réjouir comme certains progressistes (qui abhorrent le passé forcément obscurantiste) –, il faut alors admettre que l’Église s’est trompée sur des points essentiels, soit hier, soit aujourd’hui. La seule ligne ecclésiale conforme à l’essence de l’Église est de ne voir aucune rupture magistérielle, tout en reconnaissant de réelles nouveautés s’inscrivant dans un développement doctrinal homogène, ainsi que saint John Henry Newman l’a explicité, les ruptures ne concernant alors que des points contingents de la doctrine. Cela laisse la porte ouverte à un questionnement sur tel ou tel aspect du concile, non à son rejet.
Il en va de même pour la réforme liturgique, comme Benoît XVI l’avait affirmé dans sa magnifique lettre accompagnant le motu proprio Summorum Pontificum. Pour suivre ce pape, la défense – légitime – de la messe de saint Pie V doit être décorrélée du refus – illégitime – de la messe de Paul VI (et bien sûr du concile). Autrement dit, la défense de l’ancien Ordo ne doit pas signifier le rejet du nouvel Ordo et donc le refus de principe de le célébrer. Ces deux messes nous sont données par l’Église : il est compréhensible d’en préférer une, non d’écarter l’autre comme étant mauvaise.
La nécessaire réconciliation liturgique est à ce prix.Christophe Geffroy
(1) Cf. Congrégation pour la Doctrine de la foi, Donum Veritatis « Sur la vocation ecclésiale du théologien », le 25 mai 1990.
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Cirque liturgique autour d'une "déléguée épiscopale"
Voici les directives du Vicariat général du Brabant Wallon (archevêché de Malines-Bruxelles) pour introduire des modifications liturgiques en lien avec la présence d'une déléguée épiscopale :
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Que ma prière aille jusqu'à Toi (Introit du 32e dimanche du T.O.)
Introitus Introït Ps. 87, 3 INTRET orátio mea in conspéctu tuo: inclína aurem tuam ad precem meam, Dómine. Ps. ibid., 2 Dómine, Deus salútis meæ: in die clamávi, et nocte coram te. ℣. Glória Patri. Que ma prière pénètre jusqu’à Toi, Seigneur, prête l’oreille à ma supplication.
Ps. ibid., 2. Seigneur, Dieu de mon salut, devant Toi j’ai crié le jour et la nuit. ℣. Gloire au Père. -
Quelle est la messe de toujours ?
De KTO sur youtube :
Cette semaine, La Foi Prise au mot propose de parler de liturgie en posant la question qui fâche : quelle est la messe de toujours ? Est-ce celle qu'on nomme la messe en latin, la messe tridentine, formalisée au 16e siècle ? Ou bien est-ce celle de Paul VI, formalisée dans les années 1960, mais qui inclus d'antiques prières ou des rites très anciens ? Plutôt que de lancer un nouveau dialogue de sourds, cette émission tente de prendre un peu de recul sur les débats qui depuis le concile Vatican II ont agité les esprits, particulièrement en France, en s'intéressant à l'histoire de la liturgie. Comment les différents rites sont-ils nés, et dans quels contextes ont-ils été pratiqués ? "Nous sommes aujourd'hui une civilisation du livre, mais un élément important à prendre en compte, c'est que durant tout le premier millénaire, l'écrit est rare y compris dans l'Église. C'est donc essentiellement la tradition orale qui permet de transmettre les enseignements. Pour autant, il ne faut pas croire que pendant le premier millénaire, on se contente de tout improviser ! La tradition orale ce n'est pas non plus la liberté de tout réinventer selon sa propre fantaisie. Il y a certes une certaine souplesse par rapport à l'écrit, mais il y a aussi une forte continuité dont témoigne les différentes sources." affirme Marcel Metzger, Professeur émérite à l'Université de Strasbourg et spécialiste de l'histoire de la liturgie. "Jusqu'à la fin de la période patristique, autour du VIIe siècle, il n'y a pas vraiment de rupture du point de vue liturgique. Les différences que l'on peut observer sont surtout liées à des adaptations visant à rendre le rite accessible à des populations nouvellement évangélisées issues de cultures différentes. En revanche, à partir de la période mérovingienne, d'authentiques ruptures vont commencer à apparaître à cause des guerres qui perturbent la continuité de la transmission, qui vont entraîner des contradictions avec les enseignements des apôtres. Encore aujourd'hui, nous sommes tributaires de la synthèse qu'ont tenté d'opérer les scolastiques, à partir de compilations de sacramentaires héritées de l'aire mérovingiennes, mais dont on avait perdu le sens véritable." raconte à son tour Laurence Pringuet, Docteure en théologie catholique.
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Un évêque défend la prière de saint Michel après la messe
De
Un évêque défend la prière de saint Michel après la messe : « Le diable n'a aucune influence »
L’évêque Thomas Paprocki de Springfield, dans l’Illinois, a répondu cette semaine.
L'évêque Thomas Paprocki de Springfield, dans l'Illinois, a répondu cette semaine à une lettre publiée dans le Wall Street Journal par un prêtre s'opposant à la prière de saint Michel à la fin de la messe, affirmant que le point de vue du prêtre est « tout simplement erroné ».
Dans une lettre à l'éditeur publiée le 21 octobre, le père Gerald Bednar, prêtre à la retraite du diocèse de Cleveland, a écrit que le Vatican « a supprimé cette pratique en 1964 parce que la prière interfère avec l'intégrité de la messe ».
Le père Bednar a avancé son point de vue selon lequel prier la prière de saint Michel après la messe « termine la liturgie par une dévotion privée, une pétition à un saint, alors que toutes les pétitions ont été conclues bien plus tôt dans la liturgie et adressées à Dieu le Père ».
« La fin de la messe envoie les participants dans une mission positive, leur demandant d'étendre le royaume de Dieu par l'évangélisation », écrit le père Bednar.
« Saint Michel est connu comme le capitaine des anges gardiens et nous devons, par tous les moyens, demander son aide. Mais les croyants doivent accepter la présence du Seigneur dans l'Eucharistie comme leur principale protection contre la méchanceté et les pièges du diable - et répondre à son appel pour accroître le royaume de Dieu, là où le diable n'a aucune influence », a conclu le prêtre.
Dans une lettre de réponse publiée le 27 octobre, l'évêque Paprocki a contesté l'affirmation du père Bednar selon laquelle prier saint Michel après la messe « termine la liturgie par une dévotion privée ».
« La liturgie se termine lorsque le célébrant dit : « Sortez, la messe est terminée », et que les fidèles répondent : « Grâces soient rendues à Dieu ». La prière est alors récitée après la messe, ce que le prêtre et les fidèles sont libres de faire. Il ne s'agit pas d'une dévotion privée lorsqu'elle est priée en public », a écrit Mgr Paprocki.
« La fin de la messe envoie les participants vers une mission positive, et même si le pasteur Bednar a raison de dire que le diable n’a aucune influence dans le royaume de Dieu, nous n’en sommes pas encore là. Le faire ensemble ne fait pas de mal, et nous prions pour que cela nous aide à invoquer l’intercession de saint Michel pour nous défendre dans nos batailles spirituelles. »
Saint Michel Archange est l'un des quatre principaux anges et est décrit dans la Bible comme un « grand prince » qui combat Satan pour défendre le peuple de Dieu.
À la suite d’une vision de Satan « se déchaînant » sur la planète en 1884, le pape Léon XIII composa trois prières à saint Michel, dont la plus brève devait être récitée à la fin de chaque messe.
Cette prière est la suivante :
Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat. Soyez notre protection contre la méchanceté et les embûches du démon. Que Dieu le réprime, nous vous en prions humblement. Et vous, ô Prince de l'Armée Céleste, par la puissance divine, chassez dans les enfers Satan et tous les esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour la ruine des âmes. Ainsi soit-il.
La prière à saint Michel était une partie intégrante de la messe jusqu'à l'époque du Concile Vatican II, bien que le pape Jean-Paul II ait exhorté les catholiques en 1994 à faire de cette prière une partie intégrante de leur vie. La dévotion à saint Michel est encore largement promue aujourd'hui, notamment par le pape François.
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Gaudeamus omnes in Domino - Introït de la Toussaint - (William Byrd)
Introitus Introït GAUDEÁMUS omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre Sanctórum ómnium: de quorum solemnitáte gaudent Angeli, et colláudant Fílium Dei. Ps. 32, 1 Exsultáte, iusti, in Dómino: rectos decet collaudátio. V/. Glória Patri. Réjouissons-nous ensemble dans le Seigneur, car la fête que nous célébrons aujourd’hui est celle de tous les Saints. Cette solennité réjouit les Anges et tous en chœur louent le Fils de Dieu. Ps. 32, 1. Justes, exultez dans le Seigneur : aux cœurs droits convient sa louange. -
"Construisez votre vie sur le roc de l'amitié avec le Christ" (cardinal Müller)
D'Edward Pentin sur le NCR :
Cardinal Müller : Construisez votre vie sur le roc de l'amitié avec le Christ
S'adressant aux pèlerins catholiques traditionnels lors de la procession annuelle Summorum Pontificum, l'ancien préfet de la CDF a mis en garde contre le fait que la foi devienne une « routine irréfléchie » et a souligné l'appel à une foi vraie et vivante.
Le cardinal Gerhard Müller a souligné que la foi chrétienne est une « relation personnelle » avec le Dieu trinitaire en communion avec son Église, et a mis en garde contre le fait de laisser cette relation « s'atrophier en une tradition mécanique, une coutume extérieure ou une routine irréfléchie ».
Dans une homélie sur la distinction entre idéologie et foi prononcée le 26 octobre dans la basilique Saint-Pierre aux participants à la conclusion de la 13e procession traditionnelle annuelle Summorum Pontificum , il a observé qu'en tant que croyants « liés à Jésus par une amitié personnelle, nous ne nous comportons pas comme des gardiens dans un musée d'un monde révolu ».
Au lieu de cela, a-t-il ajouté, « nous avançons en présence de Dieu, devant qui nous devons répondre de nos vies en pensées, en paroles et en bonnes œuvres. »
Le cardinal Müller, qui a été préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi de 2012 à 2017, a prononcé son homélie lors d'une courte cérémonie liturgique dans la basilique.
Le cardinal Gerhard Müller et les participants du 13e pèlerinage Summorum Pontificum le 26 octobre 2024. (Photo : Edward Pentin) Depuis 2023, et à la lumière du motu proprio Traditionis Custodes du pape François de 2021 qui a imposé des restrictions radicales à la messe traditionnelle en latin, les pèlerins participant à la procession annuelle ne sont plus autorisés à faire célébrer une messe de conclusion selon l'ancien rite dans la basilique.
Le cardinal Müller a commencé son homélie en soulignant que la distinction entre foi et idéologie était quelque chose sur laquelle le pape Benoît XVI « a attiré l’attention à plusieurs reprises ».
Le christianisme, a souligné le cardinal Müller, apporte « la vérité et la liberté, l’amour et la vie » et « l’unité universelle de tous les peuples dans l’amour du Christ ». Il ne s’agit pas d’une « théorie abstraite » mais d’une « relation avec une Personne » qui « nous donne sa grâce pour participer à la vie divine ».
Le cardinal Gerhard Müller le 26 octobre 2024 à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre. (Photo : Edward Pentin) « C’est pourquoi nous pouvons placer toute notre espérance en lui, dans la vie et dans la mort », a déclaré le cardinal, qui est l’éditeur des Œuvres complètes de Joseph Ratzinger . « Le Fils de Dieu est l’unique Sauveur du monde, car seul Dieu dans sa toute-puissance peut nous sauver de la souffrance, du péché et de la mort », a-t-il ajouté. « Aucun homme, aussi brillant soit-il, ne peut nous sortir de l’abîme de la finitude, seul ou même avec les forces combinées des talents de tous les hommes. »
Mais le cardinal Müller met en garde contre la « tentation existentielle » de placer notre confiance dans les hommes plutôt que dans Dieu, ajoutant que « à cause de la sécularisation », beaucoup croient que l’on peut « vivre comme si Dieu n’existait pas ». Cela conduit à adorer les « faux dieux de l’argent, du pouvoir et de la luxure », a-t-il expliqué, rappelant que « toutes les idéologies athées de notre temps, avec leurs chefs autoproclamés, n’ont fait que plonger le monde dans une misère plus profonde ».
À titre d’exemple, il a cité les régimes fascistes et communistes du passé, ainsi que « le consumérisme capitaliste, le genre et l’idéologie transhumaniste » — qui, selon lui, « ont transformé le monde en un désert de nihilisme ».
« Le XXe siècle a été peuplé de dictateurs et de monstres qui voulaient imposer leur volonté au monde, sans se soucier du bonheur de millions de personnes », a-t-il déclaré. « Ils croyaient que leurs idées étaient le salut du monde et que le nouvel être humain devait être « créé » à leur image et à leur ressemblance et « béni » selon leur logique.
Le cardinal Gerhard Müller à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 26 octobre 2024. (Photo : Edward Pentin) « Aujourd’hui encore, a-t-il ajouté, nous constatons comment les terroristes, les exploiteurs et les tyrans sans scrupules déclarent que la haine et la violence sont les moyens de parvenir à un « monde meilleur ». Les superpuissances d’aujourd’hui, a poursuivi le cardinal, « s’engagent dans une géopolitique impitoyable au détriment de la vie et de la dignité des enfants et des adultes ».
Mais Dieu « manifeste sa puissance précisément en ne sacrifiant pas les autres à ses propres intérêts, comme le font les dirigeants de ce monde, mais en se donnant lui-même dans son Fils, qui par amour a pris notre chair mortelle », a déclaré le cardinal.
C’est pourquoi, contrairement aux « idéologies mortifères » qui séduisent les gens avec leur propagande, « le christianisme est la religion de la vérité et de la liberté, de l’amour et de la vie », et l’amour que Dieu accorde « à nous tous en abondance » conduit à « la charité envers les autres qui est l’accomplissement de l’être humain », a-t-il expliqué.
Le cardinal Gerhard Müller le 26 octobre 2024 à l'intérieur de la basilique Saint-Pierre. (Photo : Edward Pentin) Le cardinal Müller a souligné les « magnifiques témoignages » de la culture chrétienne, représentant une « synthèse de la foi et de la raison » et l’unité entre le service de Dieu et la responsabilité du monde, fondée sur l’Incarnation.
« Du christianisme procède une humanisation universelle du monde », a-t-il souligné. « Par leurs paroles et leurs actes, les chrétiens sont appelés à contribuer à la paix entre les peuples. »
Le cardinal a conclu en exhortant les personnes présentes à « ne pas construire la maison de leur vie sur des idéologies conçues par les hommes, mais sur le roc de l’amitié personnelle avec le Christ dans les vertus divines – la foi, l’espérance et l’amour – pour pouvoir dire avec saint Paul : « La vie que je vis maintenant dans ce corps, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Galates 2, 20). »
Le cardinal Müller était à Rome pour participer au Synode sur la synodalité de ce mois-ci en tant que délégué pontifical.
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