D'Una Voce :
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour – Solesmes 33T (1955)
C’est le microsillon vinyle 33T que nous utiliserons. Rien ne vaut l’image et la parole ! 
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Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe du Jour – Solesmes 33T (1955)
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| introït | latin | français |
|---|---|---|
| Livre d'Isaïe, chapitre 9, verset 6 |
Puer natus est nobis, et filius datus est nobis ; cuius imperium super humerum eius ; et vocabitur nomen eius, magni consilii angelus. |
Un enfant nous est né ; |
| Psaume 98 (97), verset 1 | Cantate Domino canticum novum ; quia mirabilia fecit. |
Chantez au Seigneur un cantique nouveau car il a fait des merveilles. |
Du site d'Una Voce :
Nativité de Notre-Seigneur – 25 décembre – Messe de Minuit – Le Barroux (1992) et varii auctores
De Res Novae :
L’Église demain. Pour une vraie réforme
Claude Barthe, L’Église demain. Pour une vraie réforme, Éditions de L’Homme nouveau, « Carnets », 2024, 125p, 13€
L’Église, au début des années 60 du XXe siècle, était comme essoufflée au terme d’un long combat contre une modernité radicalement hostile. Elle avait assurément besoin d’une réforme, c’est-à-dire d’une revitalisation semblable à celle de la contre-réforme tridentine ou de ce qu’on a appelé la réforme grégorienne. Mais au lieu d’une réforme, elle eut une révolution.
La prise de contrôle, lors de Vatican II, des leviers magistériels par cette forme de catholicisme libéral qu’était la « nouvelle théologie », a permis l’intégration dans l’enseignement officiel d’un certain pluralisme libéral, qui a lui-même entraîné des effondrements spectaculaires dans la mission, la pratique religieuse, le recrutement des clercs et des religieux.
Une régénération accompagnera assurément la fin du désordre dont souffre l’Église. Mais auparavant, des évêques, diocésains ou non, des prélats et des cardinaux peuvent anticiper ce processus en promouvant en particulier une reprise de l’enseignement moral, une reconstruction de la liturgie, une prédication des fins dernières, un catéchisme qui enseigne la foi, une formation traditionnelle des prêtres diocésains.
Processus de remontée, qu’on pourrait aussi qualifier de recentrement, faisant revenir au centre ce qui a été rejeté et qui survit aujourd’hui tant bien que mal « aux marges ».
Introduction – Vatican II, l’occasion manquée d’un renouveau
Tout mon propos dans les pages qui suivent sera d’appeler de mes vœux un vrai renouveau de l’Église. Même si son Seigneur permet que la trahison, ou tout simplement la lâcheté mondaine de ses enfants, paraissent en mesure de faire chavirer la barque, l’Épouse du Christ, sainte et immaculée, ne mourra pas. Lorsqu’elle parviendra, avec ses pasteurs, pape et évêques, mus par la grâce de Dieu et soutenus par les mérites des saints, à écarter le désordre qui l’afflige, elle aura à mettre en œuvre une régénération, une réforme salvatrice. Mais déjà, des évêques, des prélats, des cardinaux peuvent poser des jalons pour cette renaissance. Ils le doivent même, de manière d’autant plus urgente que nous sommes dans une situation qui est, à bien des égards, celle d’un catholicisme en état de survie.
Il se réduit toujours plus à un « petit troupeau », qu’on peine d’ailleurs à distinguer de la masse des hommes de ce temps, du moins en Occident, car en d’autres parties du monde il reste bien vivant et est parfois même en croissance. Mais Rome, sa tête, est en Occident. La vie des chrétiens est celle d’une minorité moralement persécutée, de manière latente ou ouverte, par une société moderne qui a exclu l’Épouse du Christ et les pousse à abdiquer leur qualité de membres d’une race élue, d’un sacerdoce royal, d’une nation sainte (1 Pierre, 2, 9). Certes, ils sont dans une situation au fond normale pour des disciples du Christ, dans le monde sans être du monde. Mais avec cette précision que le monde qui les enserre est le monde moderne.
Car pour la modernité, qui plus est pour la modernité en sa phase extrême, la vocation de l’Église à baptiser les nations et à les faire entrer dans l’unique voie est une prétention d’une étrangeté radicale. Et c’est justement la conscience que l’Église n’est pas une association religieuse parmi d’autres que les chrétiens ont à recouvrer, même si un enseignement nouveau les induits à réduire l’unique Épouse du Christ à la manière de la Journée d’Assise. En d’autres termes, pour le dire d’emblée, la revitalisation du catholicisme est d’abord au prix théologique et spirituel d’une sortie de l’« état Vatican II ».
Pour commander L’Église demain. Pour une vraie réforme : L’Église demain – L’Homme Nouveau

Introduction – Vatican II, l’occasion manquée d’un renouveau
Chapitre I – L’unité perdue
Chapitre II – L’Église hiérarchique : état des lieux
Chapitre III – La prédication morale, une prédication politique
Chapitre IV – Reconstruire la liturgie : un retournement des autels et de l’ecclésiologie
Chapitre V – Prêcher et catéchiser sur les fins dernières
Chapitre VI – De la fréquente confession
Chapitre VII – Un catéchisme qui enseigne… le contenu de la foi !
Chapitre VIII – Pour une formation traditionnelle de prêtres diocésains
Conclusion – Des évêques différents
Du père Thomas Petri, OP sur le CWR :
La beauté et la puissance des Antiennes O
« Viens, viens, Emmanuel, et rachète Israël, captif, qui est ici en deuil et en exil solitaire, jusqu’à ce que le Fils de Dieu apparaisse. Réjouis-toi ! Réjouis-toi ! Emmanuel viendra à toi, ô Israël ! »
Ce chant de Noël n'est pas un chant de Noël. C'est un hymne pour la période de l'Avent, une période liturgique qui va bien au-delà de la simple préparation de Noël.
Durant ces quatre courtes semaines, l’Église s’est historiquement concentrée sur Notre Seigneur Jésus-Christ comme l’accomplissement de toutes les prophéties et de tous les désirs humains, alors qu’elle anticipe non seulement la célébration de son incarnation à Noël, mais aussi alors qu’elle attend avec espoir son retour glorieux à la fin des temps.
Les versets de « O viens, ô viens, Emmanuel » sont tirés de sept antiennes anciennes que l'Église utilisait dans sa liturgie de prière du soir depuis bien avant le IXe siècle. Chaque année, du 17 au 23 décembre, la liturgie de l'Église entre dans une préparation plus intense et plus proche de la venue du Christ à Noël. Ce changement est perceptible dans les lectures de la messe ces jours-là, mais aussi dans la liturgie des heures de l'Église, en particulier lors de la prière du soir. Chaque soir pendant cette semaine, l'Église prie l'une de ce que l'on appelle les grandes « antiennes O » avant de réciter le cantique « Magnificat » de Notre-Dame.
Les Antiennes O invoquent Notre Seigneur en utilisant des images tirées de l'Ancien Testament : « Ô Sagesse d'en haut » ; « Ô Seigneur de la maison d'Israël » ; « Ô Racine du tronc de Jessé » ; « Ô Clé de David » ; « Ô Aurore radieuse » ; « Ô Roi des Nations » ; « Ô Emmanuel ». À ces images bibliques s'ajoutent diverses supplications telles que : « Viens nous enseigner le chemin de la connaissance ! » ; « Viens nous sauver sans tarder ! » ; « Viens libérer les prisonniers des ténèbres ! »
Chacune de ces antiennes est une belle prière en elle-même, mais chacune démontre aussi exactement comment l'Église en est venue à comprendre la relation du Christ avec les promesses et les images de Dieu si répandues dans l'Ancien Testament.
« Ô Sagesse d’en haut ! »
Isaïe a prophétisé qu’un rameau sortirait de la souche de Jessé. L’un des héritiers de Jessé serait une figure messianique et un rédempteur pour Israël.
« L’Esprit du Seigneur reposera sur lui : esprit de sagesse et d’intelligence » (Is 11, 1-2). Parce que les prophéties d’Isaïe attendent avec tant d’espoir la rédemption d’Israël et du monde entier dans les grandes promesses de Dieu, il est particulièrement le prophète du temps de l’Avent.
Mais le Christ est plus que l’Oint. Saint Paul a dit à l’Église de Corinthe que « le Christ est la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » (1 Co 1, 24). Le Christ est la Sagesse dont parle le livre des Proverbes comme étant l’artisan et le plaisir de Dieu (Proverbes 8). Le Fils éternel est toujours le plaisir du Père et l’Artisan par lequel toutes choses ont été faites.
L’antienne du 18 décembre : « Seigneur de la maison d’Israël, qui a donné la Loi à Moïse sur le Sinaï » est peut-être un exemple plus poignant d’une puissante image du divin dans l’Ancien Testament. Les événements relatés dans le livre de l’Exode sont d’une grandeur magnifique, du buisson ardent à la séparation de la mer Rouge, en passant par la remise de la Loi à Moïse sur un mont Sinaï couvert de tonnerre et d’éclairs.
Les Pères de l’Église ont régulièrement noté la présence du Christ dans les diverses manifestations de Dieu aux Israélites. Saint Justin le martyr rappelait : « Celui-là même qui est à la fois ange et Dieu, Seigneur et homme, et qui apparut sous forme humaine à Abraham et à Isaac, apparut aussi dans une flamme de feu sortant du buisson et conversa avec Moïse. »
Saint Grégoire de Nysse commente les événements du désert — les nuages, le tonnerre et le tabernacle de la présence de Dieu — : « Prenant comme exemple ce que dit Paul, qui a partiellement dévoilé le mystère de ces choses, nous disons que Moïse fut auparavant instruit par un type du mystère du tabernacle qui entoure l'univers. » Ce tabernacle, le Christ, le Fils de Dieu, poursuit-il, « est en quelque sorte à la fois informe et façonné, incréé dans la préexistence mais créé en ayant reçu cette composition matérielle. »
Le Fils Éternel de Dieu préexistant qui est l’image parfaite de Dieu est aussi la présence de Dieu dans le buisson ardent, sur le mont Sinaï et parfaitement dans son incarnation.
Il n’est donc pas surprenant que la version latine de cette antienne commence par « O Adonaï », empruntant le mot hébreu que les Juifs craignant Dieu utilisent lorsqu’ils lisent la Torah pour éviter de prononcer le nom propre de Dieu lui-même – c’est le nom Seigneur, le nom que saint Paul dit aux Philippiens a donné au Christ parce qu’il n’a pas considéré l’égalité avec Dieu comme quelque chose à saisir, mais s’est plutôt vidé lui-même jusqu’à la mort (cf. Philippiens 2:6-11). Jésus-Christ est Adonaï. Il est Kyrios. Il est le Seigneur.
Enfin, d'autres antiennes O identifient le Christ comme l'accomplissement de la grandeur d'Israël et du désir humain. Il est l'Oriens, l'aurore dont Isaïe a promis qu'elle se lèverait sur le peuple élu de Dieu (Isaïe 60, 1-2). Il est aussi la Racine de Jessé. Il n'est donc pas seulement l'accomplissement mais le début de la lignée israélite.
Il est le Créateur et celui par qui la lignée de David est née. Le Christ est donc à la fois le début et la fin de la promesse faite à David. Il est l'Alpha et l'Oméga. Il est celui dont l'Ancien Testament prédit qu'il régnera comme roi sur toutes les nations.
Les Antiennes O sont bien plus que de simples refrains à chanter avant le Magnificat de Notre-Dame ou à servir de versets dans un hymne de l'Avent. Elles révèlent les mystères du Christ déjà révélés dans la puissance et la gloire de Dieu dans l'Ancien Testament.
Saint Thomas d’Aquin avait raison d’insister sur le fait que de nombreux grands prophètes d’Israël avaient une connaissance prophétique réelle et explicite de Jésus et de ses mystères, même s’ils vivaient des centaines d’années avant l’Incarnation. « Abraham se réjouit de ce qu’il verrait mon jour », a prêché Jésus lui-même un jour. « Il l’a vu et il s’est réjoui » (Jn 8, 56). Le Christ est actif en Israël. Il est présent dans l’Ancien Testament.
Ces grandes antiennes nous rappellent que l’Avent ne se résume pas à la préparation de Noël. Elles nous rappellent que le Christ est le point central de l’histoire du salut et, en fait, de toute l’histoire du monde, parce qu’il est Emmanuel – « Dieu avec nous ».
La sagesse de Dieu est telle que le Seigneur nous a créés pour être en relation avec lui afin d’apporter la lumière non seulement à notre vie mais au monde. Chaque année, l’Église nous offre ces quatre semaines pour que nous nous souvenions intensément de ce que nous devons vivre chaque jour : dans la préparation, l’anticipation et la joyeuse espérance que le Seigneur viendra à nous et nous sauvera.
Ô Emmanuel, notre Roi et Donateur de la Loi : Viens nous sauver, Seigneur notre Dieu !
De Joseph Pearce sur Crisis Magazine :
Restaurer la beauté de la liturgie
L’Église ne peut pas continuer à transformer et à humaniser le monde si elle se passe de la beauté de la liturgie.
Si l’Église veut continuer à transformer et à humaniser le monde, comment peut-elle se passer de la beauté dans ses liturgies, cette beauté qui est si étroitement liée à l’amour et au rayonnement de la Résurrection ?
— Cardinal Ratzinger (Pape Benoît XVI)
Cette question posée par le futur pape Benoît XVI est purement rhétorique. La réponse est que l’Église ne peut pas continuer à transformer et à humaniser le monde si elle se passe de la beauté de la liturgie. « Sans cela, a poursuivi le cardinal Ratzinger, le monde deviendra le premier cercle de l’enfer. » Restaurer la beauté de la liturgie, c’est donc sauver le monde de l’enfer lui-même.
Pour Benoît XVI, la beauté est inséparable de la sainteté et de la vérité. Comme il le rappelle, « la seule apologie vraiment efficace du christianisme se résume à deux arguments, à savoir les saints que l’Église a produits et l’art qui a grandi dans son sein ». C’est, a-t-il ajouté, « la splendeur de la sainteté et de l’art » qui rend le meilleur témoignage au Seigneur.
Si cela est vrai de la beauté de l’art en général, cela est particulièrement vrai de la beauté de la liturgie, qui n’est pas simplement une œuvre d’art humaine, mais la manière divinement ordonnée par laquelle la présence réelle de Dieu se manifeste aux chrétiens de tous les temps. Ceux qui cherchent à préserver ou à restaurer la beauté de la liturgie sont donc des héros de la chrétienté dont les louanges doivent être chantées. C’est ainsi que nous avons chanté les louanges de Dom Prosper Guéranger dans le dernier essai, et c’est ainsi que nous traversons maintenant la Manche, de la France du XIXe siècle à l’Angleterre du XXe siècle, pour chanter les louanges du Dr Mary Berry, autrement connue sous le nom de Mère Thomas More.
Née en 1917, Mary Berry a fréquenté l'école dans son Cambridgeshire natal avant de se rendre en France pour étudier pendant un an à la célèbre École Normale de Musique de Paris sous la direction de la célèbre compositrice et chef d'orchestre Nadia Boulanger. Développant un intérêt pour la musique sacrée, en particulier le plain-chant, elle a visité l'abbaye de Solesmes qui avait été pionnière dans la restauration du chant grégorien depuis sa propre restauration par Dom Prosper Guéranger au siècle précédent.
Discernant une vocation religieuse, Mary Berry se rendit en Belgique en mars 1940 pour devenir novice chez les Chanoinesses Régulières de Jupille, prenant le nom de Mère Thomas More. Deux mois plus tard, la congrégation dut fuir par le dernier train vers Paris pour échapper à l’avancée de l’armée allemande suite à son invasion de la Belgique. De Paris, la communauté s’installa dans un monastère cistercien à Dijon, à Vichy, en France, reprenant la vie religieuse et l’enseignement aux enfants de la région. Finalement, ayant reçu les documents de voyage nécessaires, la communauté put s’installer à Lisbonne au Portugal, un pays neutre loin des ravages de la guerre.
Mère Thomas More prononça ses vœux solennels en 1945 et enseigna et étudia ensuite à Rome et en Belgique avant de revenir à Dijon puis à Paris, où elle donna des conférences sur le chant grégorien et la polyphonie. De retour en Angleterre dans les années 1960, elle ignora le modernisme ascendant de cette décennie des plus tumultueuses en rédigeant une thèse sur le plain-chant de la fin du Moyen Âge et du XVIe siècle, et obtint son doctorat en 1970.
Il n’y avait cependant aucun moyen d’échapper à la confusion théologique et à l’iconoclasme liturgique de l’époque. Toutes sortes d’absurdités étaient promues sous couvert de ce qu’on appelait « l’esprit de Vatican II ». Le chant traditionnel et la polyphonie étaient abandonnés pour laisser la place à la musique « populaire » contemporaine, transformant la beauté de la liturgie en un chaos où l’esprit du temps avait remplacé l’Esprit Saint.
La congrégation religieuse de Mère Thomas More fut contaminée par l'esprit toxique de l'époque, la laissant isolée et aliénée par la direction étrangère dans laquelle sa congrégation se dirigeait. Elle demanda à être exclaustrée, ce qui lui permit de vivre en tant que chanoinesse professe en dehors de la communauté pour le reste de sa vie. Jusqu'en 1984, année de sa retraite, elle enseigna la musique à l'Université de Cambridge au Girton College, puis au Newnham College. C'est cependant en tant que défenseure infatigable et influente de la beauté et de la tradition liturgiques qu'on se souvient le plus d'elle et pour laquelle elle devrait être le plus célébrée.
En 1975, elle fonde la Schola Gregoriana de Cambridge pour l'étude et l'interprétation du chant grégorien, et commence à voyager beaucoup pour promouvoir l'enseignement et le chant du chant. Elle organise de nombreux ateliers et cours, fait une tournée aux États-Unis en 1997 et dirige des enregistrements de chant grégorien à Rome, dont un enregistrement dans la basilique Saint-Pierre en 1999. En outre, elle écrit deux livres d'introduction, Plainchant for Everyone et Cantors: A collection of Gregorian chants , pour encourager les gens à commencer à apprendre le chant grégorien.
En 1967, alors qu’elle effectuait des recherches à la Bibliothèque nationale de Paris, elle découvrit une source ancienne de la mélodie de « O Come, O Come, Emmanuel » dans une procession du XVe siècle . Jusqu’à ce qu’elle fasse cette découverte révolutionnaire, la plupart des chercheurs pensaient que la mélodie avait été écrite au XIXe siècle. Mais surtout, elle fut une fervente partisane de la restauration du chant grégorien dans la liturgie, se réjouissant de voir les graines qu’elle et d’autres avaient semées commencer à porter leurs fruits dans le renouveau liturgique sous le pontificat de saint Jean-Paul II.
En 2000, Mère Thomas More a reçu la Croix papale Pro Ecclesia et Pontifice du pape Jean-Paul II en reconnaissance de son service à l'Église. Deux ans plus tard, elle a été nommée Commandeur de l'Empire britannique par la reine Elizabeth II lors des honneurs du Nouvel An 2002.
Mère Thomas More est décédée à l'âge vénérable de quatre-vingt-dix ans en 2008, le jour de l'Ascension, la même fête symboliquement glorieuse où Bède le Vénérable était décédé en 735. Comme saint Bède et saint Thomas More, dont le Dr Berry avait adopté le nom dans la religion, elle était originaire de la verte et agréable terre d'Angleterre et avait consacré sa vie à l'érudition et au service de la Sainte Mère l'Église. Elle a bien pu être honorée à la fois par le Souverain Pontife de l'Église et par le monarque de son pays. Et nous pouvons savoir, dans la confiance de la grâce de Dieu, que ses saints prédécesseurs, saint Bède et saint Thomas More, prient pour elle. Puisse-t-elle partager leur récompense éternelle.
Les missels d'après 1969 introduisent un changement dans le rang du deuxième dimanche de l'Avent, le classant parmi les jours où aucune autre messe n'est autorisée ; en revanche, les livres antérieurs classent ce dimanche comme majeur secondaire, qui ne cède sa place qu'à des fêtes de première classe. Il s'ensuit que quand le 8 décembre tombe le dimanche, l'Immaculée conception est obligatoirement célébrée le lundi 9 décembre selon les règles d'après 1969, à l'encontre des règles antérieures (depuis Léon XIII).
(source)
| Introitus | Introït |
| Isai. 30, 30 | Isai. 30, 30 |
| PÓPULUS Sion, ecce Dóminus véniet ad salvándas gentes: et audítam fáciet Dóminus glóriam vocis suæ in lætítia cordis vestri. Ps. 79, 2 Qui regis Israël, inténde: qui dedúcis, velut ovem, Ioseph. | Peuple de Sion, voici le Seigneur qui vient pour sauver les nations ; et le Seigneur fera entendre Sa voix pleine de majesté, et votre cœur sera dans la joie. Ps. Écoute-nous, ô Toi qui gouvernes Israël, qui conduis Joseph comme une brebis! |
A l’école de Marie, accueillir et célébrer le mystère de l’Avent.
Église du Saint-Sacrement à Liège, samedi 14 décembre 2024
Pour la messe du samedi 14 décembre prochain, à 8 heures du matin, l’église du Saint-Sacrement, encore plongée dans l’obscurité de la nuit, sera éclairée à la seule lueur des cierges. Dans l’intimité de cette veillée, résonne le chant grégorien de la messe de la Vierge au temps de l’Avent (« Rorate »). Peu à peu le jour pointe ; après la communion, la lumière naturelle a pénétré dans toute l’église.
La poésie liturgique se met au service du mystère et évoque ainsi l’illumination chrétienne : « Dieu nous a arrachés à l’empire des ténèbres et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Col. 1, 13-14).
Un déjeuner (café et brioche) est ensuite servi aux fidèles dans la salle adjacente à l’église.
La possibilité est également offerte de découvrir, dans la chapelle de la Sainte-Famille, la crèche de 250 santons, initiée il y a 7 ans et visible jusqu’à la Chandeleur (2 février). Au long du chemin des figurines, elle présente ce que la liturgie célèbre au cours de l’Avent, des solennités de Noël et de l’Épiphanie, puis des semaines qui précèdent le Carême.
En ce milieu de décembre, l’enfant Jésus n’est pas encore placé dans l’étable de Bethléem, mais sont visibles les cinq scènes évangéliques rapportées par Matthieu et Luc :
- l’annonce à Zacharie ;
- l’annonce à Marie ;
- l’annonce à Joseph ;
- la visite de Marie à Élisabeth ;
- la nativité de Jean-Baptiste.
En suivant l’intuition géniale du père Dominique Bertrand, ancien secrétaire des Sources chrétiennes à Lyon, on peut découvrir comment, Siège de la Sagesse (« Sedes Sapientiæ »), la Vierge Marie se laisse instruire par le Verbe qui est la Sagesse divine (cf. Sg 6-10 ; Si. 24 ; Pr. 8).
Le « Fiat » (« Qu’il me soit fait ta parole ») de Marie, accueilli dans la maisonnée de Zacharie, accompagne la transformation intérieure de ce dernier, qui passe du doute (« A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car moi, je suis un vieillard et ma femme est avancée en âge ») à l’acceptation du dessein de Dieu sur sa famille. Aviez-vous jamais remarqué que la conversion de Zacharie est l’un des fruits du « oui », de la « docibilité » de Marie (cf. Lc. 8, 19-21 ; 11, 27-28 ; Mt. 12, 46-50) ?
De 11h15 à 12h30, une visite guidée de notre crèche est organisée pour les enfants.
Contact : abbé Marc-Antoine Dor (abbedor@gmail.com ; 04 70 94 70 05)
Extra
its de l’homélie de Dom Jean Pateau, Père abbé de l’abbaye de Fontgombault (photo) pour l’ouverture du temps de l’Avent (archive 1er décembre 2013) :
L'heure est venue de nous réveiller, notre salut est proche (cf. Rm 13, 11). Mettons-nous dès maintenant en chemin vers la crèche, ne différons pas. Le temps de l'Avent est un temps de préparation. Il s'achèvera quand au soir de Noël nous pousserons avec les bergers la porte de l'étable de Bethléem.
Deux éléments remarquables de la Messe de ce jour peuvent nous aider à discerner les dispositions que nous devons acquérir afin d'entrer dans la sainte étable : les ornements violets, signes d'un temps de pénitence, et le rite de bénédiction de l'eau et d'aspersion des lieux.
L'Église use des ornements violets principalement durant les temps de pénitence que sont l'Avent et le Carême. Mais pourquoi faut-il faire pénitence sur le chemin de la crèche ? L'homme n'aurait-il pas le droit d'entrer triomphant dans l'étable et de s'unir tout simplement aux chœurs angéliques pour chanter l'Enfant-Dieu ? Quelques raisons lui refuseraient-elles de franchir le seuil du petit paradis où Marie et Joseph veillent l'Enfant Jésus ? (…)
En entrouvrant la porte, l'homme ne peut qu'être inquiet. La crèche est un lieu d'intimité avec le Dieu qui se fait l'un des nôtres, Emmanuel, ''Dieu avec nous''. Ce désir de rencontrer Dieu, l'homme depuis toujours le possède en son cœur. Saint Augustin en résume la raison en quelques mots : « Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu'à ce qu'il se repose en vous. » (Confessions, I, 1)
De sur le site d'Una Voce :
Premier dimanche de l’Avent (Hofburgkapelle – Vienne)
PREMIER DIMANCHE DE L’AVENT
Ce dimanche, le premier de l’année ecclésiastique, est appelé, dans les chroniques et les chartes du Moyen Âge, le dimanche Ad te levavi, à cause des premiers mots de l’Introït, ou encore le dimanche Aspiciens a longe, à cause des premières paroles d’un des répons à l’office de matines que vous pourrez écouter grâce au fichier-son de notre émission (Cf. ci-dessous).
La station est à Sainte-Marie-Majeure ; c’est sous les auspices de Marie, dans l’auguste basilique qui garde la Crèche de Bethléhem, et qui pour cela est appelée dans les anciens monuments Sainte-Marie ad Prœsepe, que l’Église Romaine recommence chaque année le Cycle sacré. Il était impossible de choisir un lieu plus convenable pour saluer l’approche du divin Enfantement qui doit enfin réjouir le ciel et la terre, et montrer le sublime prodige de la fécondité d’une Vierge. Transportons-nous par la pensée dans ce temple auguste, et unissons-nous aux prières qui s’y font entendre ; ce sont les mêmes que celles qui vont être exposées ici.
Le temps de l’Avent représente dans l’année liturgique la longue période de l’histoire de l’humanité qui a précédé la venue du Sauveur sur cette terre, période d’attente mais aussi de confiance et d’espoir. De même chaque année nous attendons la venue du Sauveur à Noël avec les grâces qui sont propres à cette fête. Enfin, un troisième avènement se trouve dans la perspective de ce temps de l’Avent, c’est le retour du Seigneur à la fin des temps, non plus comme sauveur mais comme juge, pour la récompense définitive de ceux qui auront été fidèles.