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Livres - Publications - Page 72

  • De l'Eucharistie à la Trinité (1ère partie) (Marie-Vincent Bernadot)

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  • La persécution des chrétiens ex-musulmans en France

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    De Michel Janva sur le Salon Beige :

    La persécution que subissent en France les personnes issues d’un milieu musulman suite à une conversion au christianisme.

    La persécution que subissent en France les personnes issues d’un milieu musulman suite à une conversion au christianisme.

    Après plusieurs semaines d’enquête, l’ECLJ publie un rapport (13 pages) et un reportage faisant état de la persécution que subissent en France les personnes issues d’un milieu musulman suite à une conversion au christianisme.

    Il ressort de cette enquête qu’une écrasante majorité de personnes quittant l’islam pour rejoindre le christianisme subit une persécution familiale et communautaire. Que le converti soit un homme ou une femme, jeune ou âgé, célibataire ou marié, l’atteinte à la liberté religieuse est patente dans la totalité des cas. Ces chrétiens sont empêchés de vivre librement leur foi, vivent dans le secret et dans la peur, menant bien souvent une double vie.

    La conversion, impliquant l’apostasie de l’islam, est systématiquement perçue par la communauté musulmane dans son ensemble comme une forme de trahison, justifiant des représailles. Cette persécution des convertis prend des formes variées et des intensités graduées. Ces formes de persécutions, listées par l’ECLJ dans son rapport, ont pu être déterminées suite à des entretiens avec des convertis et des responsables associatifs. Les plus communes étant le mépris, les agressions verbales ou physiques, les menaces allant jusqu’au harcèlement et au rejet de la part de la communauté, pour les inciter à revenir à l’islam.

    Cette persécution est plus importante chez les femmes et les jeunes filles, en raison du déshonneur et de l’opprobre qu’elles infligeraient à leur famille. De fait, aucune n’a souhaité apparaître avec son visage et son vrai nom dans notre reportage vidéo, de peur de cette « mort sociale » ou d’une réaction violente de la famille et de la communauté. Bien qu’habitant en France, une part significative des femmes converties sont menacées d’être mariées de force, envoyées dans leur pays d’origine de leurs parents ou encore séquestrées aussi longtemps qu’elles ne reviendraient pas à l’islam. Dans des cas peu fréquents mais de moins en moins rares, les convertis sont lynchés, voire tués par des islamistes. Face aux menaces très présentes dans les banlieues islamisées et sur les réseaux sociaux, le déménagement ou la fugue est souvent la seule solution pour le converti d’échapper à la violence.

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  • Comprendre Benoît XVI, une exigence de pensée et de foi

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    De Stefano Fontana sur le site de l'"Observatoire International Cardinal Van Thuan sur la Doctrine Sociale de l'Eglise" (traduction de "Benoît et moi") :

    Comprendre Benoît XVI

    Ratzinger a retenu la dissolution de la foi catholique, défendant ce qui devait être défendu, mais n’a pas réussi à fermer le cercle (boucler la boucle). Il a refondé la relation essentielle entre la foi et la raison, et soutenu des thèses formidables sur la centralité de Dieu sur la place publique. Dans certains jugements sur la modernité, comme sur les Lumières, il n’a pas été aussi convaincant. L’évaluation de sa pensée est fondamentale. Présentation du livre Capire Benedetto XVI. Tradizione e modernità ultimo appuntamento (Comprendre Benoît XVI. Tradition et modernité: dernier rendez-vous).

    Comprendre Benoît XVI est une exigence de pensée et de foi. En lui, tradition et modernité se sont donné un dernier rendez-vous. Il a retenu (comme un Katechon) la dissolution de la foi catholique, défendant ce qui devait être défendu et répétant ce qui devait être répété, mais il n’a pas été capable de boucler la boucle et de mettre en sûreté le navire contre la tempête. Certains disent qu’il a été vaincu sur tous les fronts et que le modernisme a fini par l’emporter, certains disent que l’issue était inévitable étant donné que même sa pensée, au fond mais pas en totalité, dépendait des res novae [révolutions] d’une modernité niant la tradition.

    D’autres au contraire pensent – comme moi – que Benoît XVI a indiqué de nombreux points fixes en contraste évident avec la tendance du modernisme à dissoudre l’Église dans le monde et la transcendance dans l’histoire, mais qu’il n’a pas achevé le travail que ces mêmes points fixes qu’il a énoncés exigeaient par cohérence interne. Il a dit beaucoup de choses mais n’a pas tout dit. Son pontificat est resté inachevé non seulement en raison de sa démission, mais aussi du point de vue de la pensée théologique. Il a éclairé de nombreux problèmes mais n’est pas venu indiquer la solution.

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  • Vivre la Semaine Sainte et Pâques avec les enfants

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    Description

    Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants est un Dossier numérique Transmettre. Il comprend une explication des différents jours de la Semaine sainte ainsi que des conseils pour la vivre avec les enfants et des réponses aux questions qu’ils se posent.

    Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants comporte aussi un coloriage représentant le Triduum et un Chemin de croix illustré sous forme de petit carnet à monter et colorier.

    Vivre la Semaine sainte avec nos enfants est fondamental car c’est aimer Jésus. C’est prendre conscience de sa joie teintée d’amertume lors de sa triomphale entrée à Jérusalem le jour des Rameaux. Et ressentir avec lui, au soir du Jeudi saint, son indicible angoisse au jardin des Oliviers. C’est L’accompagner dans ses terribles souffrances physiques avant l’ultime sacrifice rédempteur. Afin de nous rapprocher de son cœur brûlant d’amour, nous suivrons Jésus dans les étapes de la Semaine sainte.

    Sommaire

    COMPRENDRE LES TROIS JOURS SAINTS

    • Célébrer le Triduum
    • Jeudi saint
    • Vendredi saint
    • Samedi saint
    • Veillée pascale

    VIVRE LA SEMAINE SAINTE

    • La Semaine sainte avec les tout-petits
    • La Semaine sainte avec les enfants

    QUESTIONS D’ENFANTS

    • La procession des Rameaux
    • Le bon larron
    • La Croix, arbre de vie
    • Discrétion de Dieu
    • A propos des cloches
    • La joie de Pâques

    COLORIAGE

    • le Triduum.

    CARNET DE PRIERES

    • Mon chemin de croix

    Extrait de l’introduction à Vivre la Semaine sainte et Pâques avec les enfants

    C’est par la croix que nous allons vers la lumière : ad lucem per crucem. Le peuple chrétien est invité à suivre pas à pas le Seigneur dans les derniers jours de sa vie terrestre et à partager ses sentiments les plus intimes. Par le chemin escarpé et parfois difficile du carême, voici que parvenons à la Semaine sainte, que les Orientaux nomment “Grande semaine” parce qu’elle s’achève avec le “Grand dimanche” de Pâques dont la lumière irradie notre vie.

    L’année liturgique culmine avec la Semaine sainte et le dimanche de Pâques qui lui donne toute sa signification.
    Dans le tableau de préséance des jours liturgiques, le Triduum pascal vient en première place. Par cette expression de Triduum pascal, on entend ce laps de temps qui court depuis la célébration de la Cène du Seigneur le Jeudi Saint jusqu’aux Vêpres du dimanche de Pâques. Communément, ce sont ces cérémonies du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, de la nuit et du jour de Pâques que l’on désigne lorsque l’on dit qu’on assiste aux offices de la Semaine sainte.

    Si le Carême constitue la longue période de préparation à la plus grande fête de l’année liturgique, certainement aussi une digne célébration de la Résurrection du Seigneur inclut-elle une fidèle assistance aux cérémonies dont nous parlons.

  • La voie de l’éducation intégrale : en famille et à l’école, des enfants heureux et responsables

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    De Jean-François Chemain sur Smart Reading Press :

    LA VOIE DE L’ÉDUCATION INTÉGRALE. EN FAMILLE ET À L’ÉCOLE : DES ENFANTS HEUREUX ET RESPONSABLES

    Il n’est pas facile de rendre compte d’un livre aussi riche que La voie de l’éducation intégrale, de François-Xavier Clément. L’auteur fonde en effet sa réflexion sur une vie entière consacrée à l’éducation, en tant que professeur, chef d’établissements (dont le prestigieux Saint-Jean de Passy) et directeur diocésain de l’Enseignement catholique, mais aussi père de famille nombreuse. Fils d’André Clément, fondateur de l’IPC – dont il est lui-même diplômé – et neveu de Marcel Clément, il a comme de naissance acquis l’aptitude à développer une pensée droite et profondément enracinée. Ce que l’on appelle de nos jours une pensée «clivante», qualificatif qu’il n’hésite pas à revendiquer.

    Son postulat de départ est que l’enfant «n’est pas un cerveau avec un cartable», mais une personne qu’il faut conduire à la sainteté à travers la découverte de Dieu. Car, «abstraitement séparées de l’expérience spirituelle qui les fonde, les valeurs sont comme des fleurs coupées dans un vase» explique-t-il, citant le philosophe Paul Ricœur. Si l’école a, certes, une mission éducative, elle passe après, elle vient compléter celle, primordiale, de la famille, lieu où s’apprend la complémentarité homme-femme et où s’acquièrent la vie sociale, le sens du service, la culture et la foi. L’exemplarité parentale est à cet égard essentielle.

    L’école arrive donc seulement après. François-Xavier Clément plaide à juste titre pour une hiérarchisation des savoirs, dont certains sont, au sens propre, plus «fondamentaux» que d’autres, et il regrette que la mission d’éducation ait de plus en plus pris le pas sur celle d’instruction.

    En outre, loin d’entendre cette mission, pourtant revendiquée, d’éduquer, comme celle de tirer les enfants vers le haut, l’école fait volontairement s’effondrer le niveau de leurs connaissances, dans un but social égalitariste. La perte de la maîtrise du langage, et même en amont celle du latin, lui apparaissent à juste titre dommageables, tout comme celle de la culture chrétienne, source d’un total déracinement. Il juge, à bon droit, que l’Histoire est aussi une base qui se perd.

    L’auteur regrette surtout que l’intelligence humaine ne soit plus ordonnée vers la contemplation de la vérité, qui implique la découverte de Dieu. Il cite Simone Weil : «En dernière analyse, si le travail de la raison ouvre aux voies de la connaissance de Dieu, c’est parce que Dieu est la vérité, la totalité du Sens». À ce titre, pour pouvoir proposer aux élèves plus «qu’un vague programme culturel humanitaire», la foi ne devrait pas être une option pour le personnel de direction des établissements catholiques.

    Dans l’impossibilité, encore une fois, de rendre compte en quelques lignes d’un ouvrage aussi complet que passionnant, je me bornerai, pour conclure, à mentionner qu’il a eu pour moi le grand mérite de corroborer les conclusions que j’ai pu, de la façon la plus empirique, tirer de ma propre expérience, tant de père de famille que d’enseignant en zone d’éducation prioritaire. Ainsi, la nécessité de la frustration, la puissance de l’humour, l’importance de l’amorevolezza («l’amour exercé à la mesure de l’autre» ou la bienveillance inconditionnelle chez Don Bosco), qui répond au besoin de l’enfant de «se sentir aimé dans le regard de l’adulte», ont pu trouver sous la plume de François-Xavier Clément les explications dont j’avais besoin.

    François-Xavier ClémentLa voie de l’éducation intégrale. En famille et à l’école : des enfants heureux et responsables, Artège, Paris-Perpignan, 2021, 356 pages.

  • On ne transige pas avec le secret de la direction spirituelle et de la confession sacramentelle

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    De l'abbé sur Smart Reading Press :

    DIRECTION SPIRITUELLE, CONFESSION SACRAMENTELLE : ON NE TRANSIGE PAS AVEC LE SECRET !

    Dans deux livres d’une certaine actualité récente se répandent des confusions inadmissibles portant sur la direction spirituelle comme sur le secret de la confession. De nombreuses réactions d’indignation ont été relayées dans la presse à ce sujet. L’abbé Bernard du Puy-Montbrun souhaite rétablir la vérité du droit de l’Église en matière pastorale.

    Il n’est pas impossible d’entendre ou de lire de la part de certaines personnes qu’il conviendrait de faire une distinction particulière entre la confession sacramentelle, où le secret est absolu, et la direction spirituelle, où ledit secret serait relatif dans la mesure où se colporte l’idée qu’il serait possible de signaler aux autorités judiciaires une personne venant lui confier avoir commis des agressions sexuelles. Nous ne savons pas sur quelle base de données canoniques ces types de propos se propagent, en ajoutant parfois que la notion de secret est mal comprise et peu documentée.

    Il faut oser le dire, alors que la littérature ne manque pas à ce sujet, diffusée dans le cadre des Facultés de Droit canonique, mais il est vrai trop méconnue par l’ensemble du clergé et du grand public2. Qui plus est, au regard de la jurisprudence française, le secret, qui concerne tous les ministres des cultes, est considéré comme un secret professionnel qui s’étend à tous les actes du ministère, à sa seule qualité de ministre du culte. Cela n’exclut pas, bien entendu, de prendre en compte la gravité des actes d’agression sexuelle, mais pas n’importe comment.

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  • Le Diable dans la démocratie

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    De la rubrique "Au quotidien" de l'Homme Nouveau, n°162 :

    le Diable dans la démocratie

    Polonais, philosophe, ancien ministre et aujourd’hui député européen, Ryszard Legutko a constaté par expérience que le communisme et le libéralisme puisaient aux mêmes sources. Il s’en est expliqué dans un livre, Le Diable dans la démocratie (L’Artilleur). Il a répondu aux questions du Figaro (5 mars 2003).

    Je comprends votre inquiétude sur l’expansion du politiquement correct. Mais vous en rendez responsable la démocratie libérale. Est-ce justifié ? N’est-ce pas plutôt le progressisme post-1968 et le phénomène récent du radicalisme « des justiciers sociaux » qui est en cause ?

    J’explique dans le livre que le libéralisme, dès l’origine, veut instaurer une transformation sociale. Si vous lisez Hobbes ou Locke, figures de la philosophie libérale, ils commencent toujours par une situation hypothétique, prépolitique sur l’état de nature. Cela a des conséquences, car il résulte de cette perspective que toute institution a la charge de la faute. Le libéralisme a de ce point de vue privé les gens du respect de l’expérience et des institutions de longue durée. Prenez l’exemple de la famille. Elle a toujours été suspecte pour les libéraux. Ceux qui défendent la famille sont a priori dans une position plus faible, car c’est à eux de prouver qu’elle est importante. Le libéralisme de ce point de vue affaiblit les conservateurs, il invite au radicalisme et sans avoir d’arme théorique pour le contrer. Les libéraux finissent donc toujours par rendre les armes face aux radicaux.

    Selon Tocqueville, le libéralisme, c’est le pluralisme des idées, la capacité à accepter nos désaccords…

    Les sociétés sont par essence pluralistes, mais nous ne le devons pas aux libéraux qui, eux, ont une vue assez stérile et uniforme de la société. Distinguer entre le sexe féminin et masculin est une notion qui habite toute l’histoire de l’humanité, depuis des millénaires. Mais les libéraux ont décidé désormais qu’il y avait 50 genres, et non 2 sexes ! Vouloir introduire ces 50 genres implique un travail de destruction massif des structures existantes. En réalité, sous prétexte de diversité, c’est l’uniformité s’installe. On crée des « bureaux de diversité » partout - universités, administrations, business. Mais ces appellations cachent des bureaux « d’homogénéité », réduisant au silence ceux qui pensent différemment.

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  • Pourquoi Marthe Robin n'est pas une falsificatrice ?

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    M+ éditions
    A le plaisir de vous présenter
    Le nouveau livre de
     
    Arnaud DUMOUCH
    MARTHE ROBIN
     
    Pourquoi Marthe Robin n'est pas une falsificatrice ?
    Premier livre de défense de Marthe

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    Pourquoi Marthe Robin n'est pas une falsificatrice ?

    Petite vidéo de présentation : 

    L'attaque violente contre la droiture de cœur de Marthe fait partie du dispositif qui authentifie la valeur de sa vie et de sa mission. Il me semble qu'on peut répondre en montrant la vraie Marthe de la Galaure, cette personne hypersensible que son Seigneur a aimée. Marthe, totalement dans l'oubli d'elle-même et dans le don, sans aucun retour.

    Arnaud DUMOUCH

    2021 : Marthe Robin n'est pas encore béatifiée. Cependant elle est déjà vénérable ce qui signifie que ses vertus héroïques ont été reconnues. On ne mesure pas encore l'influence immense qu'elle aura eue au XX° s dans l'accompagnement de la crise et des premières fleurs du renouveau de l'Eglise qu'elle a annoncé en termes clairs. Presque toutes les communautés nouvelles ont été encouragées et accompagnées par elle. La fragilité et les péchés des fondateurs ne l'empêchaient nullement de les engager au service de l'Eglise, comme le fit Jésus à son époque. Néanmoins on ne regarde pas assez son influence en théologie. Plus que sainte Faustine, elle voit de ses yeux le retour du Christ qui se passe dans une grande lumière à l'heure de la mort. Suite au suicide de son frère Henri, elle apporte aussi un nouveau regard sur le sort des suicidés. 

    En 2020, une attaque bien injuste a été lancée par les éditions du Cerf contre la sainteté de Marthe. Dieu ne semble pas en accord avec ces accusations post mortem et les miracles continuent de se multiplier faisant avancer le processus de béatification.

  • Pandémie : "De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?"

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    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Covid-19 : "De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?"

    Covid-19 : ''De quoi avez-vous peur, hommes de peu de foi ?''

    En complément du dossier "Crise sanitaire ou crise de la foi" de l'HN n°1730, Anne Bernet présente deux ouvrages à propos de l'Église en temps de pandémie. L'un avec une approche d'abord historique, l'autre plus théologique, ils proposent tous deux des éléments de réflexion pour prendre du recul la façon dont l'Église s'est organisée pour affronter la crise et analyser notre façon de gérer nos peurs et supporter la souffrance.

    Penser … C’est peut-être ce qui aura le plus manqué ces derniers mois à une société saisie de panique collective, absorbant comme une éponge les informations aussi anxiogènes que contradictoires débitées nuit et jour par les chaînes de télévision et des médecins qui prenaient trop manifestement goût à leur soudaine importance et à leur médiatisation. L’on aura tout dit, tout entendu, tout cru, concernant ce « mal qui répand la terreur », tout accepté, surtout, pour le contrer, comme si la peste noire, la variole ou le choléra nous avaient soudain fondu dessus et voués collectivement dans d’atroces souffrances à la mort à brève échéance. Le pire, dans cette séquence de démence généralisée, aura été, hélas, l’attitude d’hommes de Dieu qui, trop souvent, l’auront bien peu été.

    Il faudra du temps pour que l’Église porte un jugement critique sur son attitude et ses choix et cela ne se fera sans doute qu’après en avoir constaté dans leur tragique ampleur toutes les conséquences spirituelles, mais aussi économiques, politiques et sociales. Très vite, certains, cependant, se sont penchés sur l’événement, et ont tenté de l’analyser ; les livres vont probablement se multiplier dans les prochains mois mais en voici deux, parmi les tout premiers parus, qui proposent des analyses assez opposées.

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  • Le Carême avec Don Marmion (1. du mercredi des Cendres au samedi de la 3e semaine de Carême)

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  • Le catholicisme : une religion qui se termine ?

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    D'Olivier Rogeau sur le site du Vif (pp.58-60) :

    "On s'imagine que nos croyances sont éternelles" 

    Peut-on faire un parallèle entre l'effondrement actuel du catholicisme en Europe et la disparition des cultes antiques? La question se pose en filigrane de Quand une religion se termine..., ouvrage qui rassemble les contributions d'une douzaine d'historiens. … "Chacun s'imagine que ses propres croyances sont éternelles", répond Anne Morelli (ULB), qui a coordonné le livre avec son confrère de la VUB Jeffrey Tyssens. "Pourtant, une religion naît, grandit et meurt comme d'autres phénomènes collectifs humains. Le christianisme a deux mille ans et l'islam quatorze siècles, c'est peu au regard de l'histoire de l'humanité." … Trois chapitres du livre sont consacrés à l'effondrement actuel du christianisme en Europe, qui ne structure plus la société. "Les questions qui se sont posées aux responsables et adeptes des cultes antiques sont celles qui secouent aujourd'hui l'Eglise catholique", assure l'historienne. Quel avenir pour son clergé, dont la moyenne d'âge est de plus en plus élevée? Comment sont compris ses textes et son credo, fruit de controverses théologiques d'un autre âge? Que vont devenir ses lieux de culte désertés?” 

    Article complet

    La réaction du chanoine de Beukelaer :

    De "divines surprises" réservées aux cathos?

    Chroniqueur et bloggeur, l'abbé Eric de Beukelaer réagit au contenu du livre Quand une religion se termine...: "Des auteurs évoquent la fin du catholicisme en Europe. Un type de catholicisme, certes. Mais "le" catholicisme? Si la religion n'était qu'un phénomène humain, sans doute. Mais si, comme je le crois, l'Esprit souffle pour inspirer au peuple des baptisés des chemins de renaissance, de "divines surprises" nous sont réservées et ce constat sera à ranger au rayon des fausses prédictions, voire du wishful thinking."

    Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? (Luc, 18, 8)

    La question est en effet posée par le Christ lui-même : elle s’adresse à la liberté de l’homme, pour tous les temps de ce monde transitoire.

    Mais ne confondons pas aujourd’hui la foi chrétienne avec le monde occidental décadent : l’apostasie religieuse de ce monde-là est le fait d’une civilisation en crise où, comme l’a justement diagnostiqué le pape Benoît XVI (*), « un mépris pathologique de soi se mêle paradoxalement à un orgueil démesuré que l’on perçoit très bien dans la prétention européenne à faire la leçon à tout-va et à exporter son modèle laïciste en même temps que son système économique. Or, dans nombre de pays directement concernés par cette exportation universaliste croît un rejet violent, signe de ce qu’a été blessé un aspect très intime de leur vie. La montée d’un islam revendicatif en semble un bon exemple, montrant par ailleurs que le « choc des civilisations » dont on se plaît à parler est en fait bien plutôt un choc entre un monde sécularisé et un monde religieux. L’Europe sécularisée a perdu, et ses peuples se suicident, comme le montrent bien leurs taux de natalité ».  

    Spiritus ubi vult spirat : alors, passons aux « barbares ».

    JPSC

    (*) L’Europe dans la pensée de Joseph Ratzinger – Benoît XVI