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Livres - Publications - Page 75

  • "Comme des coeurs brûlants" : un livre très intime et bouleversant

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    De   sur le site du Point :

    Le feu sacré d’Alexia Vidot

    Éditions Artège

    Dans un livre très intime et bouleversant, la journaliste raconte sa conversion au catholicisme à l’âge de 20 ans. À contre-courant ?

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  • "Ce pays des hommes sans Dieu " sur Canal Académie

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    Bien sûr, c'est français. Mais outre le fait que ce qui se passe dans l'Hexagone nous intéresse évidemment, nous n'aurons aucune peine à adapter cet éclairage aux réalités de notre pays.

    De Canal Académie :

    Ce pays des hommes sans Dieu

    Avec Jean-Marie Rouart, de l’Académie française

    “Nous avons pris l’habitude en France de nier l’existence du fait religieux, de le regarder d’un œil tantôt indifférent, comme le vestige d’une arriération sinon mentale, du moins philosophique.” Dans son dernier essai, Jean-Marie Rouart, de l’Académie française, s’interroge sur les causes de l’affaiblissement du catholicisme dans notre pays. Il s’inquiète des conséquences culturelles de cet abandon, dans le contexte d’un essor concomitant de l’islam.

    Pour écouter cet entretien : https://www.canalacademie.com/ida12559-Ce-pays-des-hommes-sans-Dieu.html

    Date de mise en ligne : 21 mai 2021

  • L'inclassable Thibon

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    De Jacques de Guillebon sur le site de La Nef :

    Gustave Thibon © DR

    Thibon l’inclassable

    Gustave Thibon (1903-2001) nous a quittés il y a déjà vingt ans. Cet anniversaire est l’occasion de revenir sur cet immense philosophe, écrivain, poète, dont l’œuvre est plus actuelle que jamais.

    C’est l’une des grandes figures du monde catholique français du XXe siècle, si grande que parfois ça l’en rend intimidant, mystérieux ou même presque incompréhensible : qui fut Gustave Thibon ? Bien malin qui saurait le résumer entièrement, certes comme aucun être n’est résumable dans aucune littérature, mais aussi que chez Thibon cette énigme ontologique se double de sa volonté d’irréductibilité à quelque statut que ce soit, et se triple même de ce que l’on ne dispose aujourd’hui d’aucune biographie complète et fouillée du philosophe-poète-penseur-paysan ardéchois, même si Raphaël Debailiac lui a consacré, il y a quelques années, un court, dense et bel essai (1).

    Traversant presque entièrement le siècle de fer et de sang (1903-2001), le natif de Saint-Marcel d’Ardèche, quand bien même c’est d’un village perdu, ne vient pas entièrement de nulle part : sa famille y possédait de nombreuses terres et son père était un érudit. Aussi, si Thibon fut un autodidacte, c’est dans le sens où il ne suivit pas de cursus universitaire : mais son éducation familiale le mit très tôt, et pour jamais, au contact d’auteurs classiques, qu’ils fussent grecs, latins ou européens en général. Parti explorer le monde quelques années autour de la vingtaine, le jeune Thibon revint cependant rapidement sur la terre de ses pères, pour y vivre tel Ulysse n’ayant pas forcément conquis la toison le reste de son âge.

    Lui dont on dit que sa mémoire lui permettait de se réciter quotidiennement des centaines de vers, devient tertiaire du Carmel et voue une particulière dévotion aux deux grands fondateurs, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix. À partir des années 1930, il publie dans de nombreuses revues : Les Études carmélitaines en particulier, mais aussi Orientations, La Vie spirituelle, Civilisation. Maritain lui ouvre à son tour les colonnes de ses revues, puis c’est Gabriel Marcel qui édite son premier ouvrage, Diagnostics, en 1940.

    Lire la suite sur le site de La Nef

    Plusieurs nouveaux articles de La Nef ont été mis en ligne récemment, ainsi que d'autres, inédits, exclusivités internet. Vous pouvez les lire librement en cliquant sur le titre de l'article :

    Faut-il commémorer Napoléon ?, par Patrice Gueniffey
    Napoléon, fils des Lumières, entretien avec Xavier Martin
    Napoléon : canevas pour un bilan, par Michel Toda
    Thibon l’inclassable, par Jacques de Guillebon
    Entre le chaos et le déclin : la renaissance, par Nicolas Kinosky
    Le Liban peut-il se relever ?, par Annie Laurent
    La « gueule » du progressisme, par Nicolas Kinosky
    A l’origine des « fake news », par Pierre Mayrant
    Revenir à Saint-Louis (à Strasbourg), par Nicolas Kinosky

  • Des Européens toujours plus "à droite" ?

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    LES EUROPÉENS SE SITUENT DE PLUS EN PLUS « À DROITE »

    L’Europe se « droitise », constate le groupe de réflexion (« think-tank ») Fondapol – la Fondation pour l’innovation politique – dans une étude parue le 1er mai (en lien ci-dessous). Ce constat ne repose pas seulement sur l’émergence de majorités dites « de droite » au Parlement de l’UE et dans la plupart des pays européens (des majorités plutôt conservatrices sont à la tête de 22 gouvernements sur 28 en comptant le Royaume-Uni) mais, plus profondément, sur l’évolution des opinions publiques. Celles-ci réagissent aux « désordres de la société contemporaine », relève l’auteur de cette étude, Victor Delage, qui les résume ainsi : « …multiplication et enchevêtrement de crises mondiales, déploiement de la globalisation, vieillissement démographique, hausse de l’immigration, accroissement du sentiment d’insécurité suscité par les phénomènes de délinquance et le terrorisme islamiste, recomposition de l’espace médiatique, etc. » Cette « droitisation » ressort en particulier des dernières données du Baromètre de la confiance politique du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) concernant quatre grandes démocraties européennes : la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.

    En moyenne, dans ces quatre pays, 39% des répondants se situent à droite, 27% à gauche et 20% au centre. Ceux qui se disent le plus à droite sont les Italiens (44% contre 31% à gauche), puis les Britanniques (40% contre 25% à gauche), les Français (38% contre 24% à gauche) et les Allemands (36% contre 26% à gauche). Ce ne sont pas seulement les seniors qui se droitisent mais aussi les jeunes : « Dans l’ensemble des pays, 41% des 18-24 ans et 41% des 25-34 ans se positionnent entre 6 et 10 sur l’échelle [gauche-droite], soit un niveau comparable à celui des 65 ans et plus (40%) mais supérieur de 5 points à celui des 50-64 ans (36%). » Le déplacement vers la droite est continu depuis cinq ans : ainsi, si 33% des Français se situaient à droite en 2017, ils sont 38% en 2021, tandis que le pourcentage des Français se disant de gauche s’est érodé : 25% en 2017, 24% en 2021. L’auteur voit un « basculement historique » dans les « puissants courants de droitisation » qu’expriment ces données, sur fond d’hostilité à l’immigration, de défiance envers l’islam, et d’attachement au libéralisme économique assorti d’un écologisme tempéré par la conviction, partagée par les trois quarts des personnes interrogées, que l’« on peut continuer à développer notre économie tout en préservant l’environnement pour les générations futures ». Le rejet d’une écologie « punitive » est largement partagé.

    Reste à savoir dans quelle mesure les principales « valeurs » qualifiées « de droite », à savoir « le nationalisme via la question identitaire, le libéralisme économique et le libéralisme politique indexé à l’individualisme », sont compatibles entre elles et, surtout, avec la recherche du bien commun. Sont-elles réellement compatibles ? On comprend bien sûr qu’une majorité de Français souhaite un retour à l’autorité de l’État sur les sujets régaliens mais aussi que « l’État fasse confiance aux entreprises et leur donne plus de liberté » – le dirigisme étant une spécificité hexagonale. Mais comment, par exemple, concilier le désir qui s’est exprimé à l’occasion de la pandémie d’une relocalisation industrielle en France, sans remettre en cause le dogme du libre-échange entre des pays « usines du monde » et des pays de consommateurs ? Comment satisfaire l’aspiration des peuples européens à recouvrer leur pouvoir de décision, s’agissant par exemple du défi migratoire, sans s’attaquer à la prééminence des lois édictées par des instances supranationales au nom des droits de l’homme ? Quant au nationalisme – à ne pas confondre avec le patriotisme –, l’histoire du XXème siècle a montré jusqu’où son exacerbation pouvait conduire de grandes et vieilles nations.

    Enfin, cette étude confirme que l’individualisme est aujourd’hui largement partagé à droite comme à gauche. Or il entre en collision avec la justice sociale comme avec une authentique bioéthique, les réformes en cours dans ce domaine (PMA/GPA) ayant pour but de satisfaire les désirs individuels – et les marchés juteux qu’ils induisent. Une remarque semblable s’impose à propos du défi démographique : aucune barrière migratoire ne tiendra à long terme sans une reprise vigoureuse de la natalité dans les pays européens, ce qui implique l’instauration de politiques familiales à rebours de l’individualisme, de l’hédonisme et des idéologies antifamiliales. Autant de contradictions à lever sur des sujets cruciaux pour que se dessinent de véritables programmes politiques fondés sur une vision globale de la société, loin du vieux clivage gauche/droite dont les contours deviennent de plus en plus flous, et de l’opportunisme du « en même temps » macronien qui joue de cette ambiguïté.

    La conversion des Européens aux valeurs de droite

    Fondation pour l’innovation politique 01-05-2021
    La conversion des Européens aux valeurs de droite
    Lire l'article sur le site : Fondapol
  • Jérôme Lejeune, portrait spirituel au fil des vertus; 3 questions à Aude Dugast

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    3 questions à Aude Dugast : Jérôme Lejeune, portrait spirituel au fil des vertus.

    29 avr. 2021
    Avec son nouvel ouvrage, Jérôme Lejeune, portrait spirituel au fil des vertus, Aude Dugast offre un portrait plus intime du Professeur Lejeune, à la lumière des vertus de foi, espérance, charité, force, justice et tempérance, qu'il a pratiqué tout au long de sa vie et qui l'ont mené sur le chemin de la sainteté.
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    (Famille Chrétienne)
  • Un nouveau site consacré à la Doctrine sociale de l'Eglise : une somme incontournable libre d'accès

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    Alors que nous fêtons le 130ème anniversaire de la publication de Rerum Novarum, voilà qu'un nouveau site consacré à la Doctrine sociale de l'Eglise fait son apparition sur la toile : la consécration d'un travail magistral qui a coûté à son auteur de nombreuses années de labeur acharné. Chacun pourra consulter cette véritable somme et en télécharger les passages qui l'intéresseront. Merci à Claude Callens de mettre à notre portée l'enseignement social de l'Eglise sous une forme accessible. Saluons aussi le travail de l'informaticien expérimenté qui a converti les nombreux chapitres de cette somme en un site clair et commode d'utilisation.  
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    L'avertissement de l'auteur, Claude Callens :

    Ce travail n’est impressionnant que par son volume. En effet, pour le mener à bien il aurait fallu quelque génie ou, plus pratiquement, une équipe de spécialistes, théologiens, philosophes, moralistes, historiens, économistes, sociologues, politologues, polémologues, tous, en plus, versés en doctrine sociale chrétienne et en collaboration étroite et durable. ! Autant dire, dans ces conditions, que le projet était irréalisable.

    Je m’y suis attelé pendant vingt ans sans avoir strictement aucune des compétences requises. Tout au plus voulais-je, au départ, mettre au propre, en deux cents pages, les préparations des cours de morale sociale que j’ai donnés durant près de cinquante ans, au hasard des demandes. Tout d’abord, par exemple, à partit de 1978 dans les Centres étudiants de formation et d’action culturelle et sociale à Namur, Bruxelles, Louvain-la-Neuve, Mons et Liège ; puis plus systématiquement de 1995 à 2019 aux Séminaire et Studium Notre-Dame à Namur ; de 1993 à 2005, à l’Ecole de la Foi de Namur et, de 2006 à 2019, à l’Institut supérieur de théologie du diocèse de Tournai.

    Au fil des découvertes et des interrogations, les 200 pages prévues sont devenues 2.200…​

    Il ne s’agit certes pas d’une présentation exhaustive de l’enseignement social chrétien qui prétendrait faire concurrence au Compendium de la doctrine sociale de l’Église[1] qui, depuis 2005, est « un instrument très adapté » dont le pape Francois « recommande vivement l’utilisation et l’étude »[2]. Mon travail se veut beaucoup plus simplement une défense et illustration de quelques thèmes fondamentaux de cette doctrine sociale. Défense et illustration appuyées presque exclusivement sur des lectures en langue française qui ne sont pas nécessairement empruntées aux plus grands spécialistes reconnus…​. Une défense et illustration qui fait aussi la part belle aux textes de base qu’il était bon que les étudiants découvrent.

    Non seulement, le résultat est à revoir et à corriger en raison de l’incompétence de l’auteur mais il restera toujours, par nature, incomplet. Bien d’autres thèmes pourraient être abordés mais, plus fondamentalement, comme l’écrivait un grand connaisseur de la doctrine sociale de l’Église en se référant lui-même à deux autres spécialistes, la doctrine sociale de l’Église « est beaucoup moins déterminée et figée que nous ne sommes parfois tentés de le croire […]. Elle consiste en un « projet social » dont papes et docteurs s’efforcent, pour faire face aux exigences de l’époque, de déterminer toujours plus exactement les lignes directrices, au moyen d’une « méthode d’analyse » inspirée par la foi et basée sur une anthropologie religieuse, en vue d’« éveiller les hommes à une prise de conscience personnelle et réfléchie de la signification de leur foi pour la vie économique et sociale » […]. Il ne faut point s’étonner que l’expression de cette doctrine, à une date donnée et sur un point limité, puisse présenter quelque imprécision. »[3] Il faudra donc veiller à l’actualiser sans cesse pour incarner opportunément les principes fondamentaux sur lesquels elle doit se construire.

    Il faudra aussi revoir certaines dates et fonctions de quelques auteurs car le temps a passé. De plus, le lecteur s’efforcera, je l’espère, de pardonner quelques répétitions…​ Mais elles ne choqueront peut-être que ceux qui auraient la folie de lire l’ensemble.

    Appel est donc lancé à toutes les bonnes volontés pour améliorer cet essai, ne serait-ce que pour signaler coquilles, distractions, fautes diverses. Le manuscrit, en effet, vu sa masse, n’a pas trouvé de correcteur. Le lecteur occasionnel et bienveillant est invité à « cliquer » sur la rubrique « rapporter un problème » en haut et à droite de la page et suivre les instructions. Merci à lui, d’avance !

    Nous aurons à peine accompli tout ce qui dépend de nous, que Dieu prendra ce petit travail qui n’est rien, l’unira à sa grandeur et lui donnera tant de prix qu’il en sera lui-même la récompense.
    — Sainte Thérèse d’Avila
    Le Château de l’âme ou Le livre des demeures, Seuil, 1997, p. 103.

    1. Conseil pontifical « Justice et paix », Libreria editrice vaticana.
    2EG, n°184.
    3. FESSARD G. sj, De l’actualité historique, t.2: Progressisme chrétien et apostolat ouvrier, Desclée de Brouwer, 1960, pp. 234-235. L’auteur se réfère à deux autres jésuites : les P. J.-Y.Calvez et J. Perrin.
     
  • "Les réactionnaires ont souvent un tour d'avance" (Patrick Buisson)

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Et si c'était mieux avant

  • L'échec du libéralisme

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    De Step de Boisse sur Idées-Noires.com :

    Pourquoi le libéralisme a échoué, Patrick J. Deneen, L’Artisan, 2020

    Professeur atypique de sciences politiques, Patrick Deneen est un conservateur catholique non libéral. Pour lui, la profonde crise que traverse les États-Unis n’est pas conjoncturelle, mais, fondamentalement, la conséquence du plein succès du libéralisme. La lecture de ce livre a été recommandé par Barak Obama ! Un ouvrage très dense, dont j’extrais quelques idées fortes.

    1 – Ayant abandonnées les arts libéraux (les sciences humaines classiques), les universités ne forment plus que des experts conformistes.

    « La quasi-unanimité des opinions politiques représentées sur les campus universitaires expriment l’omniprésente conviction selon laquelle une éducation doit être économiquement pratique, qu’elle doit aboutir à un travail hautement rémunéré, dans une ville peuplée de diplômés universitaires aux opinions similaires qui continueront à réaffirmer leur impuissante indignation face à l’inégalité tout en savourant l’abondance de ses fruits. »

    « Cependant, il n’est pas neutre quant à la base sur laquelle les gens prennent des décisions. De la même façon que les cours d’économie prétendent décrire simplement les êtres humains comme des acteurs individuels qui optimisent l’utilité, mais en fait influencent les étudiants pour les faire agir plus égoïstement, ainsi, le libéralisme enseigne au peuple de limiter ses engagements et d’adopter un système souple de relations et de liens. » PP. 60,61.

    2 – Dans sa quête de libertés individuelles, le libéralisme a dissous les corps intermédiaires, au seul profil du Léviathan (l’État).

    « La liberté ainsi définie, nécessite qu’on se libère de toutes formes d’associations et de relations, de la famille à l’Église, des écoles aux village et à la communauté, qui exerçaient un contrôle sur les comportements à travers des exigences et des normes informelles et habituelles. (…) Du fait que les individus se libèrent de ces associations, on a plus besoin d’un droit positif. (…) Le libéralisme atteint ainsi deux points ontologiques : l’individu libéré et l’État qui contrôle. » P. 66.

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  • L'extraordinaire témoignage des convertis

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    D' sur le site du Figaro Vox :

    «J'espère que des non croyants liront ce livre, et pourront y puiser une obole de lumière et d'espérance»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - La journaliste Alexia Vidot témoigne de sa conversion au catholicisme à 20 ans, en mêlant sa voix à celle de grands auteurs chrétiens.

    «Certaines conversions peuvent sembler fulgurantes – c'est ce que j'ai vécu».
    «Certaines conversions peuvent sembler fulgurantes – c'est ce que j'ai vécu». Adobe Stock
    Alexia Vidot est journaliste à La Vie, responsable des Essentiels, le cahier central du magazine. Elle publie Comme des cœurs brûlants, L'extraordinaire témoignage des convertis (Artège, 2021, 248 p., 17,90€).
     

    FIGAROVOX. - Dans ce livre, Comme des cœurs brûlants , vous témoignez de votre conversion au catholicisme à l'âge de 20 ans et dressez le portrait de sept hommes et femmes du XXe siècle, également convertis. Au cœur de la conversion, est-ce toujours la même mécanique qui est à l'œuvre ?

    Alexia VIDOT. - Dans ce livre j'ai tenté d'approcher la céleste mécanique à l'œuvre dans le cœur des hommes, même si en réalité aucune conversion ne se ressemble.

    Certaines conversions peuvent sembler fulgurantes – c'est ce que j'ai vécu.

    D'autres, sont plus lentes ou diffuses, plus intellectuelles ou le fruit d'une quête spirituelle consciente, d'une recherche inlassable de la vérité. C'est le cas du japonais Takashi Nagaï, que rien pourtant ne destinait à mourir croix sur le cœur et chapelet à la main. Il a lu Pascal, étudié les écrits bibliques et la catéchèse. C'est aussi le cas des époux Maritain, alors jeune couple d'étudiants à la Sorbonne, où sévissaient un scientisme conquérant et un rationalisme étroit. Ils ont été particulièrement influencés par Léon Bloy et nourris à l'étude de Saint Thomas d'Aquin.

    En réalité, je pense qu'aucune conversion n'est brutale, mais le fruit d'une patiente maturation, d'un long corps à corps avec Dieu. Si Saint Paul est tombé de son cheval sur le chemin de Damas, il a d'abord été au contact de la Thora et a lui-même assisté et participé au martyre de chrétiens. Toutes ces choses ont préparé sa rencontre avec le Christ.

    Les histoires que je narre sont saisissantes, mais une constante demeure : lorsque l'homme se laisse regarder par Dieu, il se découvre infiniment aimé et aimable, objet d'un amour unique et singulier, personnel. Il est révélé à lui-même comme pécheur pardonné. Benoît XVI le dit mieux que moi : « Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire. Il n'y a rien de plus beau que d'être rejoints, surpris par l'Évangile, par le Christ ». Dieu fait preuve d'ingéniosité, de délicatesse, de patience, car si tous les chemins ne mènent pas à Lui, Il les emprunte tous pour rejoindre l'homme. Son talent d'imprésario est invraisemblable !

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  • Un manuel sur l'embryon humain

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    En partenariat avec Gènéthique, la Fondation Jérôme Lejeune, forte de ses compétences juridiques, médicales et éthiques, publie un nouveau manuel consacré à l’embryon humain. Avec ce manuel, elle entend apporter des éléments d’expertise pour éveiller les consciences et rappeler que l’embryon est, dès le premier moment de son existence, un être humain.

    Comme les autres manuels thématiques de la collection, sur la GPA, la PMA, l’euthanasie, la théorie du genre et le téléthon, il est illustré et assorti de citations et de témoignages. Il s’adresse aux éducateurs, formateurs, professeurs, parents et professionnels de la santé.

    Le manuel est gratuit, vous pouvez vous le procurer sur le site de la fondation.

  • "Ce pays des hommes sans Dieu"

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    Une évocation de la France... mais de la Belgique, que pourrait-on dire ?

    Du Figaro via Artofuss.blog :

    Le nouveau livre de l’écrivain* Jean-Marie Rouart, Ce pays des hommes sans Dieu («Bouquins essais»), est un essai puissant et incisif sur le face-à-face civilisationnel entre une société française déchristianisée et un islam conquérant. Dans ce livre à la fois personnel et engagé, qui mêle souvenirs, littérature et grande histoire, l’écrivain développe une vision originale du catholicisme et de sa contribution essentielle à la culture française. Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet important ouvrage en librairie le 6 mai dans lequel il critique la «loi confortant les principes républicains» qui prétend s’appliquer à toutes les religions pour ne pas avoir à nommer l’islam. Il y propose un véritable réarmement spirituel. Faute duquel, explique-t-il, l’islam viendra occuper le vide laissé par l’absence de transcendance. À découvrir


    L’exception française

    Qui ne pressent que nous sommes à la croisée des chemins. Que l’ordre qui nous régit ne pourra pas durer en l’état. L’islam est à notre porte. De quelque manière qu’on aborde ce sujet, il pose un problème d’autant plus délicat à résoudre que nous avons du mal à l’aborder sur le fond. En effet nous avons pris l’habitude en France de nier l’existence du fait religieux, de le regarder d’un œil tantôt indifférent, tantôt suspicieux comme le vestige d’une arriération sinon mentale, du moins philosophique. Beaucoup acceptent de coexister avec les religions, sans pour autant faire l’effort de les comprendre ni même tenter de mesurer leur importance. Il y a depuis la Révolution une hostilité déclarée de militants laïcs qui, héritiers de Voltaire et des Lumières, continuent de mener le combat anticlérical contre «l’infâme» et la «calotte».

    La France, autrefois considérée comme «la fille aînée de l’Église», se veut aujourd’hui le parangon de la laïcité. S’émanciper de la tutelle religieuse, c’est sa manière de se sentir adulte. Elle est fière de son modèle et le considère, à son habitude, universaliste, comme devant servir d’exemple au monde. Il est de peu d’importance pour les gouvernants français de se dire que la France est l’un des rares pays au monde à ne pas tenir compte de Dieu dans ses proclamations.

    L’héritage judéo-chrétien

    C’est là qu’apparaît le risque d’un grand bouleversement religieux. Certes non pas à l’échelle de quelques années, mais dans trente, quarante ans, quand le monde musulman en France aura démocratiquement progressé de manière exponentielle. D’autant que, comme nous l’apprend l’histoire, les périodes d’extrême liberté frisant l’anarchie suscitent souvent une aspiration à la servitude. Pour ces raisons l’islam risque alors d’apparaître comme une issue morale et une planche de salut spirituelle pour ceux que le christianisme aura déçus ou ne convaincra plus sans pour autant qu’ils adhèrent au culte laïc. Et ce serait alors une autre révolution, une recomposition complète de nos valeurs et de nos institutions.

    Beaucoup acceptent de coexister avec les religions, sans pour autant faire l’effort de les comprendre ni même tenter de mesurer leur importance

    La grande interrogation aujourd’hui est donc double: la société française, si fragile et débordée, est-elle en mesure d’apporter un contre-projet efficace face à la menace de l’islam? La loi sur le séparatisme n’aborde qu’une partie de la question en la noyant dans un ensemble. En stigmatisant les extrémismes religieux, le projet de loi englobe dans un même discrédit l’islamisme extrémiste et l’héritage judéo-chrétien qui fonde notre civilisation. Or cet héritage, qu’on soit croyant ou non, on est obligé d’admettre qu’il a profondément pétri la pâte française, pays religieux par excellence: c’est de lui que proviennent nos valeurs, notre culture, notre sensibilité, y compris l’idée même de laïcité. Plutôt que de se montrer méfiant, voire hostile, vis-à-vis de cet acquis culturel judéo-chrétien d’une extraordinaire richesse morale et spirituelle, artistique et littéraire, ne vaut-il pas mieux le revendiquer pour offrir aux musulmans de France un modèle qu’ils puissent admirer et auquel ils puissent, par là même, adhérer?

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