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Politique - Page 296

  • L'idylle médiatique entre le pape et la Chine communiste : un écran de fumée pour faire oublier le drame qui se joue à Hong Kong ?

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    De Sandro Mgister (Settimo Cielo) en traduction française sur Diakonos.be :

    Idylle médiatique entre le Pape et la Chine, pendant que Hong Kong brûle

    Dans le monde entier, les langues des gouvernements démocratiques se délient peu à peu pour défendre les derniers espaces de liberté des citoyens de Hong-Kong, annulés par les lois imposées par le gouvernement de Pékin.  Mais pas les autorités vaticanes ni le Pape.

    Et pourtant, ils auraient toutes les raisons de sortir de leur mutisme, d’autant que les canaux de communication entre Rome et la Chine n’ont jamais été aussi largement ouverts qu’aujourd’hui.

    C’est Pékin qui décide de l’espace à accorder aux médias étrangers, quand et comment il le veut, même brutalement.  Le 17 mars, treize journalistes des plus grands titres américains, New York Times, Wall Street Journal et Washington Post ont été expulsés d’un coup.

    En revanche, Pékin fait un pont d’or aux médias du Vatican.  Pendant les soixante-dix jours de confinement à cause de la pandémie de coronavirus, pendant lesquels le Pape François a retransmis dans le monde entier ses messes matinales à Sainte-Marthe, « la voix et le visage de l’évêque de Rome sont entrés quotidiennement dans les maisons d’innombrables catholiques chinois », a informé l’agence vaticane « Fides ».  Avec de surcroît le privilège de profiter « de la traduction simultanée en chinois des paroles du pape » grâce à l’appli de messagerie la plus utilisée – et contrôlée – en Chine, appelée WeChat, avec un milliard d’utilisateurs actifs.

    Un autre site web est également connecté à WeChat, il s’agit de la toute nouvelle édition en chinois de « La Civiltà Cattolica », la revue historique des jésuites de Rome, dirigée par Antonio Spadaro, qui est à chaque fois imprimée après autorisation des autorités vaticanes et qui reflète pleinement la pensée du Pape François.

    Le premier numéro de l’édition en chinois de « La Civiltà Cattolica » a été mis en ligne le 20 avril et son adresse web est composées des deux initiales des deux mots qui traduisent son titre, « Gōngjiào Wénmíng » :

    www.gjwm.org

    L’inauguration de l’édition chinoise de la revue a été accompagnée d’une lettre d’éloge du Secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, accompagnée des formules usuelles « de respect, d’estime et de confiance envers le peuple chinois et ses autorités ».

    Mais naturellement, il n’y a pas de place dans la revue ni pour le cardinal Joseph Ze Zekiun, évêque émérite de Hong Kong et héros des manifestations pacifiques de la ville, ni pour le cardinal birman Charles Maung Bo, auteur en avril dernier d’un acte d’accusation dur contre « les mensonges et la propagande » avec lesquels les autorités chinoises « ont mis en danger des millions de vie à travers le monde », en falsifiant les origines de l’épidémie de coronavirus.

    Mais en revanche, le « Global Times », le média du parti communiste chinois, a curieusement invoqué la religion du Pape pour se défendre d’accusations similaires émises par le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, accusant ce dernier d’être un « traître au christianisme » en désobéissant au « neuvième commandement » (celui contre le faux témoignage, le neuvième pour certains courants protestants mais le huitième pour les catholiques).

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  • La leçon d’une pandémie : un monde sans Espérance ?

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    Il faut bien en convenir, l’éditorial de Jacques Julliard dans le dernier numéro de Marianne (du 22 au 28 mai) auquel se réfère le site web de « L’Homme Nouveau »,  aborde une question importante – notre rapport actuel à la mort – et le changement de civilisation que révèle notre attitude pendant la pandémie :

    la porte de l'enfer 813kSvGAEcL._AC_SX450_.jpg« De quoi meurt-on ? Les réponses sont multiples, qui vont du cancer et des maladies cardio-vasculaires jusqu'aux accidents de la route et, aujourd'hui, au coronavirus. Pourquoi meurt-on ? Parce que la mort est inscrite dans notre patrimoine génétique. Pour quoi meurt-on ? Jadis, les réponses étaient variées : pour sa patrie, pour sa foi, pour la révolution, pour la République… Aujourd'hui, c'est une question sans réponse. On n'a plus grande envie de mourir pour ces nobles causes. On ne meurt plus guère, dans nos sociétés, que pour les siens, c'est-à-dire pour sa famille, a coutume de répondre Luc Ferry. La vérité est qu'on n'a moins que jamais envie de mourir. Tous les comportements, individuels ou collectifs, enregistrés pendant la pandémie que nous vivons témoignent de cette évidence : sauve qui peut, la vie ! Encore un petit moment, monsieur le bourreau ! Il n'y a pas d'autre explication à la facilité avec laquelle la moitié de l'humanité a accepté de se mettre pendant deux mois en vacance de son destin. Sur la grande scène de l'univers, nous avons accepté bien volontiers de nous muer en intermittents du spectacle. Vous allez me dire que c'est bien naturel. Je vous y prends : justement, ce n'est pas naturel ! C'est même la première fois. (…) Au-delà de ses raisons prophylactiques, la fermeture des églises, temples, mosquées revêt une signification symbolique, une sorte de bannissement de toute espèce de spiritualité. Confinés comme le commun des mortels, les hommes d'Eglise ne se sont guère fait entendre, incapables d'apporter à l'événement un surcroît de sens. Aux informations, cette interruption sans précédent du culte a été à peine mentionnée. Si le Mont-Saint-Michel est apparu si souvent à l'écran, ce n'est pas parce qu'il abrite une église abbatiale, c'est seulement parce qu'il est un haut lieu du tourisme, une tour Eiffel dans l'eau. Cette éclipse totale du religieux retire à un événement collectif de cette ampleur ce qui en faisait jadis la dimension émotive et spirituelle. Et c'est finalement le Conseil d'Etat (*) qui a ordonné la levée de l'interdiction de réunion dans les lieux de culte. Voulez-vous une définition de notre civilisation ? C'est peut-être la première pour laquelle aucun de ses bénéficiaires n'a envie de mourir ! Un morne silence s'est abattu sur toute la société, meublé de rigolades rebattues. »

    Ref. Au quotidien-n°51

    « ‘ Vous qui entrez ici, laissez toute espérance’ :  ces mots tracés d’une sombre couleur, je les vis écrits au-dessus d’une porte » raconte l’auteur de la Divine Comédie. L’orée du siècle présent serait-elle la porte et le vestibule du premier cercle de l’enfer dantesque ?

    (*) En Belgique, sans un regard sur le fond du dossier, le Conseil d’Etat a tout simplement rejeté le pourvoi en urgence déposé par deux cents jeunes chrétiens, renvoyant ceux-ci aux dispositions que le Conseil National de Sécurité serait susceptible de prendre le 3 juin prochain.  

    JPSC

  • Le glas pour la Pentecôte

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    De Lavenir.net :

    Le glas sonnera pour la Pentecôte

    Le glas sonnera pour la Pentecôte

  • Les chrétiens ont à offrir autre chose que du « religieux » version politique ou agrément médiatique

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    Un "billet" du Père Laurent Stalla-Bourdillon sur le site de La Vie :

    “Un confinement peut en cacher un autre”

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  • "Parole et politique dans une perspective thomiste" par Stéphane Mercier

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    Parole et politique dans une perspective thomiste

    La science politique, comme prolongement de la réflexion éthique à l’échelle de la communauté, s’appuie notamment sur un vecteur privilégié : la parole. C’est ainsi que l’exercice de la vertu politique a donné naissance à l’art de la rhétorique. Loin d’être étrangère à la philosophie, la rhétorique lui appartient au rang des disciplines du « faire » qu’Aristote appelle « poïétiques ». Comment la rhétorique sert-elle le bien commun ? En quoi participe-t-elle de l’analyse pré-philosophique du langage, requise par Aristote dans son Organon, sa « boîte à outils » linguistique indispensable à toute réflexion philosophique ?

  • Un livre électronique pour continuer à dire «Oui à la vie»

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    De Vatican News :

    Un e-book pour continuer à dire «Oui à la vie»

    Un an après la conférence intitulée «Oui à la vie ! Prendre soin du précieux don de la vie en fragilité», organisée au Vatican, un livre électronique paraît ce vendredi 29 mai avec des récits, des témoignages, des contributions internationales de familles et d'experts sur le thème de la défense de la vie humaine naissante dans des conditions d'extrême fragilité.

    Donner la parole à la culture de l'espoir nourrie par les avancées médicales, avec une attention particulière au domaine des soins périnataux, c'est dans ce but que s'est tenue il y a un an à Rome la Conférence internationale sur la prise en charge de la vie naissante en situation de fragilité. L'Institut patristique Augustinianum avait alors rassemblé environ 400 personnes de 70 pays, avec la participation de médecins et d'experts en soins périnataux et en psychologie familiale.

    Un an plus tard, un livre électronique rassemblant les différents chapitres de ces journées de travail est disponible gratuitement en ligne sur le site du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie.

    Dans la préface du livre électronique, les lecteurs pourront relire les mots du Pape François lors de son audience avec les participants, un discours dans lequel François a souligné la valeur de la vie à chaque instant et a recommandé «des actions pastorales plus incisives» pour soutenir ceux qui reçoivent des enfants malades.  Aucun être humain, avait déclaré le Saint-Père «ne peut être incompatible avec la vie, ni à cause de son âge, ni de sa santé, ni de la qualité de son existence. Chaque enfant qui s'annonce dans le ventre d'une femme est un cadeau, qui change l'histoire d'une famille : d'un père et d'une mère, de grands-parents et de petits frères. Et cet enfant a besoin d'être accueilli, aimé et soigné. Toujours !»

  • Chine : tous les moyens sont bons pour contraindre les récalcitrants à rejoindre l'Eglise patriotique

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    De AN XIN sur le site "Bitter Winter" :

    Les maisons de retraite catholiques attaquées et fermées

    29/05/2020

    Le PCC utilise tous les moyens pour forcer les objecteurs de conscience catholiques à rejoindre l'Église patriotique, y compris la fermeture des organisations caritatives.

    Le diocèse de Mindong, dans la province du Fujian, au sud-est du pays, a été sévèrement persécuté par le PCC parce que la plupart de ses prêtres n'ont pas rejoint l'Association catholique patriotique chinoise (APCC). Les directives du Vatican, publiées en 2019 neuf mois après la signature de l'accord entre le Saint-Siège et la Chine en 2018, prévoient que les prêtres et les évêques de ce qui était connu comme l'Église catholique clandestine sont libres de ne pas rejoindre l'APCC pour des raisons de conscience. Malgré cela, le régime communiste utilise tous les moyens possibles pour forcer tous les catholiques sous son contrôle.

    En janvier, cinq paroisses du diocèse ont été fermées. Pour les inciter à rejoindre l'Église patriotique, les prêtres ont été maintenus sous pression pendant plus d'un an, subissant des formes d'endoctrinement, d'intimidation et de tentatives de corruption. Les organisations caritatives créées et gérées par les paroisses ont également été visées. L'une d'entre elles est la "Benevolence Home", une maison de retraite pour personnes âgées fondée il y a plus de vingt ans par une église catholique à Saiqi, un village de la région métropolitaine de Fuan, dans le Fujian.

    Le 12 janvier, près de 50 fonctionnaires du gouvernement local et officiers de police ont fait une descente dans l'établissement où étaient logées plus de 30 personnes, dont certaines étaient handicapées ou démunies.

    La casa di cura fondata dalla chiesa di Saiqi
    La maison de retraite fondée par l'église de Saiqi a été fermée.

    Un croyant a dit à Bitter Winter que le personnel du gouvernement avait coupé l'eau et l'électricité, puis avait fermé l'installation parce que "les mesures de prévention des incendies auraient été insuffisantes". Les invités étaient forcés de quitter le bâtiment, beaucoup pleuraient, d'autres suppliaient de rester car ils n'avaient nulle part ailleurs où aller. Les fonctionnaires les ont simplement ignorés, disant qu'ils devaient résoudre leurs propres problèmes. Trois anciens avaient réussi à se cacher dans l'église, mais bientôt les officiers les ont découverts et les ont traînés dehors en les dépouillant de leurs couvertures et de leurs vêtements.

    Un invité de 68 ans de l'établissement se souvient : "Les agents étaient très agressifs et j'ai eu si peur que je me suis évanoui. La vie spirituelle est tout pour moi. Je n'ai pas de famille et je suis heureux de vivre dans la maison de retraite de l'église où je peux assister à la messe. Être mis à la porte, c'est comme mourir !".

    Une femme de 90 ans a déclaré avec colère : "Le parti communiste est le diable".

    Un fidèle de plus de quatre-vingts ans a raconté que pendant la descente, des officiers ont dit aux invités que la maison de retraite était fermée pour pousser les prêtres de la paroisse à rejoindre l'APCC. L'un d'entre eux, Fr Huang, a été persécuté à plusieurs reprises pour ne pas avoir accepté le contrôle du PCC. Les fidèles ont ajouté : "Ils voulaient que nous le persuadions de signer la demande d'adhésion à l'APCC. Si nous l'avions fait, nous aurions pu rester dans la maison de retraite, mais notre foi aurait alors été contrôlée par le parti communiste. Ce ne serait plus du catholicisme".

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  • Les chrétiens d’Europe, après leurs frères d’Orient, vont-ils devoir à leur tour se cacher ?

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    Une "contribution externe" de Doriane de Lestrange publiée en "opinion" sur le site de La Libre :

    Chrétiens d’Europe : allons-nous, nous aussi, devoir nous cacher ?

    Une opinion de Doriane de Lestrange, ancienne avocate, devenue rédactrice, analyste et journaliste spécialisée sur les questions de société, économiques et européennes.

    La décision est tombée comme un couperet. Le Conseil d’Etat, contrairement à son homologue d’outre Quiévrain, et à l’opposé des décisions prises par une majorité de pays d’Europe occidentale déconfinée, a décidé hier, jeudi 28 mai, de maintenir l’interdiction de réunion dans les lieux de cultes en Belgique.

    Faisant fi des grands traités et chartes internationales consacrant les droits de l’Homme et libertés désormais considérées comme les plus élémentaires, la juridiction administrative suprême s’engage effrontément sur la voie de l’obstination dont semble désormais faire preuve le gouvernement fédéral belge. Ne craint d’ailleurs-t-elle pas la sanction de la Cour européenne des droits de l’Homme qui consacre la liberté de culte dans l’article 9 de la convention éponyme ?

    Ainsi, l’an 2020 est-il celui qui voit un Etat membre de l’Union Européenne, ambassadrice universelle des idées de démocratie et de libertés fondamentales, permettre que la liberté de culte de tout un peuple continue d’être bafouée alors même que celui-ci est désormais libre de consommer, de se divertir en allant regarder les pandas dans les zoos, de rendre visite aux plus vulnérables (véritables victimes de cette crise), de se cultiver, de se faire couper les cheveux, de s’instruire, et même de descendre la Lesse en Kayak (il est à craindre que Madame Wilmès trainera derrière elle cette affaire de sport nautique pour quelques mois encore…).

    Est-ce donc à dire que la pratique des cultes religieux en Belgique, représente à ce jour un danger tel qu’il doive être la quasi seule et dernière pratique à rester interdite au niveau national ? Les religions, dont la Constitution belge consacre et protège pourtant juridiquement l’existence, tout en assurant une neutralité très spécifique à sa tradition politique, représenteraient-elles une menace imminente à l’ordre sanitaire désormais établi ?

    Le silence assourdissant de bon nombre d’évêques de Belgique surprend

    Et pourtant, nos voisins européens ne semblent pas estimer que se rendre à la messe ou à la synagogue puisse constituer un risque pour la nation. Pas davantage en tout cas que d’aller travailler, faire ses courses ou s’instruire. La liste des pays ayant rouvert leurs lieux de culte s’allonge de plus en plus : Allemagne, Italie, Croatie, Danemark, France, Espagne, etc.

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  • Communiqué de presse des évêques de Belgique : "nous traverserons ensemble la crise du coronavirus"

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    Communiqué de presse :

    Nous traverserons ensemble la crise du coronavirus

    Le 3 juin, le Conseil national de Sécurité décidera de la date où tous les cultes de notre pays pourront à nouveau se réunir pour tenir des services religieux. Entretemps, les mesures de sécurité qui devront être appliquées, ont été approuvées. Elles seront transmises dès aujourd’hui à tous les responsables pastoraux locaux. Ils pourront ainsi entreprendre les préparatifs nécessaires à la reprise des célébrations.

    Ce weekend, nous célébrons la grande fête de la Pentecôte. Nous ne pourrons pas encore la célébrer ensemble dans nos églises, mais cela ne nous empêchera pas de prier le Père d’envoyer son Esprit sur l’Église et sur le monde. Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi, dons qui nous font grandir au service des autres.

    La première phase délicate de sortie du confinement pour nos églises pourra maintenant espérons-le, débuter bientôt. Pour cette première phase, le gouvernement a fixé un nombre maximum de 100 fidèles par célébration. Une distance entre les fidèles d’1,5 mètre dans tous les sens devra également être respectée, ce qui réduira peut-être leur nombre dans les petites églises. Ce ne sera pas facile mais il y va de la sécurité et la santé de tous.

    Toutes ces mesures rendront sans aucun doute nos célébrations un peu moins cordiales dans un premier temps. Nous n’en serons pas moins nourris de la Parole de Dieu et de son Pain de vie, dans le souffle de l’Esprit. Et pour ceux dont la santé est fragile ou qui hésitent à participer à l’Eucharistie dans ces conditions restrictives, il va de soi que les célébrations à la radio et à la télévision se poursuivront.

    Les lignes directrices pour célébrer ensemble sont rassemblées dans un « protocole », élaboré sous la direction d’experts et approuvé par les autorités. Les responsables pastoraux locaux recevront ce protocole dès aujourd’hui. Il est par ailleurs consultable sur Cathobel et sur Kerknet. Pour une information plus concrète sur les lieux et heures de célébration de l’eucharistie locale, il est souhaitable de contacter le responsable local.

    Ce nouveau ‘vivre ensemble’ qui marque la sortie progressive de la crise du coronavirus, exige créativité et engagement. Il suppose une attention soutenue pour ceux qui subissent de plein fouet la crise dans ses dimensions sanitaires, économiques et sociales.

    Une fois de plus, nous remercions tous ceux qui s’engagent pour leurs semblables, qu’ils soient proches ou plus éloignés. Nous en avons eu de bons exemples en de nombreux endroits, ces dernières semaines.

    La crise du coronavirus est et sera plus légère si nous continuons à la traverser ensemble.

    Sainte fête de Pentecôte

    Les Évêques de Belgique,

    SIPI – Bruxelles, vendredi 29 mai 2020

    Le texte du « protocole » (en PDF)

  • L’interdiction belge des activités religieuses dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19

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    pretrecrisecoronavirus.jpgLes mesures prises par les autorités publiques respectent-elles les droits et libertés fondamentales relatives aux cultes et à l’égalité devant la loi ?

    Une note des professeurs Louis-Léon Christians (Université catholique de Louvain) et Adriaan Overbeeke (Université d’Anvers et Université libre d’Amsterdam) publiée par l’observatoire juridique du fait religieux en Belgique (U.C.L.) : 

    • Introduction – les Etats européens et les religions face à la pandémie du Covid-19

    -1- Comme face à toute crise, lutter contre la contagion au Covid-19 et limiter le nombre de victimes appellent des mesures exceptionnelles dans tous les domaines de la vie sociale. Si l’urgence sanitaire est certaine, les mesures à prendre demeurent frappées d’une double incertitude en cascade : d’une part, une incertitude scientifique concernant leur efficacité et leur pertinence réelle, et d’autre part une incertitude quant à la proportionnalité qu’il s’agit de maintenir entre ces mesures et la protection des droits et libertés fondamentales[i]. Il en va de la sorte à l’égard des différents droits de l’homme, dont la liberté de religion et de conviction. Dans certains pays, aux Etats-Unis par exemple, des mouvements religieux, rejetant la légitimité des résultats de la recherche scientifique virologique, en appellent à des pratiques ne respectant aucune règle de confinement ni de prudence[ii]. Mais en général, on voit des acteurs religieux appeler au respect des consignes sanitaires, et engager leur vie pour assurer l’accompagnement spirituel des malades, des soignants et des familles[iii]. La liberté de culte, comme les autres, ouvre au pire comme au meilleur. Conformément au droit international, elle ne peut être limitée que selon ce qui est, entre autres, nécessaire (et pas simplement utile) et ce dans le cadre d’une démocratie.

    -2- Au-delà de la tragédie des morts et de la dureté de la crise pour les malades et leurs familles, les soignants, et l’ensemble de la population, la crise du Covid-19 apparaît comme révélateur de bien des implicites paradoxaux de nos pratiques sociales. Ainsi, parmi d’autres, et sans vouloir faire de raccourcis trop faciles, les polémiques qui faisaient rage il y a quelques temps encore à propos du port du foulard islamique, ou du fait de se couvrir le visage ou encore à propos du refus de serrer une main par respect des convictions, prennent rétrospectivement des allures presque pathétiques [°]. Plus largement, au moment de soutenir les personnels soignants, on ne peut oublier non plus, surtout dans les régions fortement sécularisées, la question de l’accompagnement spirituel des désarrois et des souffrances.

    -3- Les Etats, dont on a souligné le rôle essentiel et la responsabilité spécifique face aux incertitudes collectives, ont en main les mesures de politique sanitaire et leur proportionnalité. La variété des mesures nationales en Europe reste forte, à tout point de vue, y compris au regard des limitations relatives à la pratique religieuse. Une étude récente[iv] montre en tout cas qu’on ne décèle pas de lien entre le taux de sécularisation des pays et l’intensité des restrictions imposées aux cultes. L’aléa et la diversité des mesures permettront autant de bilans a posteriori. Enfin, l’Europe[v] est lente à trouver sa place de coordination. Face à ce cadre encore très incertain et très mouvant, on livre ici de premières réflexions sur les limitations des pratiques religieuses en droit belge anti-pandémique.

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  • Ce qui se passe réellement à Hong Kong

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    De Massimo Introvigne sur le site Bitter Winter :

    Ce qui se passe réellement à Hong Kong

    27/05/2020

    L'expert britannique Benedict Rogers raconte à Bitter Winter comment la Chine détruit les libertés fondamentales de Hong Kong et ce qui est fait pour y remédier.

    Benedict Rogers, militant et journaliste catholique londonien, est l'un des plus grands experts mondiaux des droits de l'homme à Hong Kong. Cofondateur et vice-président de la Commission des droits de l'homme du Parti conservateur (Royaume-Uni), chef de l'équipe Asie de l'Est de Christian Solidarity Worldwide et fondateur et président de Hong Kong Watch, il est également un expert de premier plan sur les questions politiques, religieuses et de droits de l'homme au Myanmar.

    Pendant la crise actuelle à Hong Kong, il a écrit des éditoriaux et donné des interviews à de nombreux médias internationaux. Voici l'interview accordée à Bitter Winter depuis Londres encore partiellement fermé en raison de l'épidémie.

    Qu'est-ce qui va changer à Hong Kong avec la nouvelle loi sur la sécurité nationale ?

    La nouvelle loi sur la sécurité nationale va en fait détruire les libertés fondamentales à Hong Kong. Elle criminalisera les allégations de "subversion", de "sécession" et de "collusion avec des forces politiques étrangères", ce qui rendra potentiellement criminel le fait même d'informer des parlementaires étrangers, des groupes ou des médias étrangers pour la défense des droits de l'homme, de nier le droit de protester, de menacer la liberté de la presse et la liberté religieuse et certainement de faire de toute discussion pacifique sur l'"indépendance" de Hong Kong un crime. Chaque pays et territoire a le droit de protéger sa sécurité nationale, mais cette loi imposée à Hong Kong sans introduire le suffrage universel prévu par la constitution est profondément dangereuse et constitue une grave violation des obligations de Hong Kong en tant que signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des obligations de la Chine au titre de la déclaration conjointe sino-britannique.

    Le ministre chinois des affaires étrangères a expliqué que la loi sur la sécurité nationale est nécessaire pour mettre fin à l'"ingérence" des États-Unis et de la Grande-Bretagne à Hong Kong. Ces "interférences" existent-elles vraiment ? Et quel est le véritable objectif de la loi ?

    Non, une telle "ingérence" n'existe pas, c'est juste une expression de la propagande typique et commode du Parti communiste chinois (PCC). Le Royaume-Uni a une obligation morale et juridique légitime de surveiller et de défendre l'autonomie et les libertés de Hong Kong en vertu de la déclaration conjointe sino-britannique, un traité international déposé auprès des Nations unies. Tout soutien moral exprimé par le Royaume-Uni, les États-Unis d'Amérique ou d'autres membres de la communauté internationale est en faveur de la volonté sincère et clairement exprimée du peuple de Hong Kong d'être soutenu dans sa lutte pour ses libertés fondamentales et d'obtenir le suffrage universel comme promis. Le véritable objectif de cette loi est d'étouffer la dissidence, de renforcer l'emprise du PCC sur Hong Kong et d'en faire une ville chinoise comme tant d'autres.

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  • 31 mai, "Day for Life" au Royaume-Uni ("Choisir la Vie") : les encouragements du pape

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    De Lisa Zengarini sur Vatican News :

    28 mai 2020

    Royaume-Uni : Le Pape invite à protéger la vie

    La Journée pour la vie devait se tenir dimanche prochain en Écosse. Bien qu’elle puisse être repoussée en raison de la pandémie, le Pape a envoyé un message aux évêques du Royaume-Uni. François demande de prier pour tous ceux qui travaillent à la défense de la valeur et de la dignité de chaque personne. Il espère que la crise sanitaire actuelle conduira à l'émergence d'une culture de la vie attentive à la protection de tous les enfants de Dieu, à commencer par les plus vulnérables.

    «Choisir la vie» : c'est le thème de l'édition 2020 de la Journée pour la vie, une initiative annuelle promue par la Conférence épiscopale britannique et galloise (Cbcew), en collaboration avec les évêques écossais et irlandais, afin de sensibiliser le public des îles britanniques «au sens et à la valeur de la vie humaine, à toutes ses étapes et dans toutes ses conditions». La Journée devait être célébrée le 31 mai en Écosse, le 21 juin en Angleterre et au Pays de Galles et enfin le 7 octobre en Irlande mais, en raison de l'urgence sanitaire actuelle, les dates seront probablement reportées.

    Prier pour ceux qui prennent soin de la vie

    À cette occasion, le Pape François a envoyé un message signé par le cardinal secrétaire d'État, Pietro Parolin, dans lequel il souligne combien le thème choisi cette année est approprié à l'occasion du 25e anniversaire d'Evangelium Vitae, l'encyclique de saint Jean-Paul II sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine.

    Dans le message adressé à Mgr John Sherrington, chef du département pro-vie de Cbcew, le Pape invite à prier pour les familles, les bénévoles et les travailleurs de la santé qui s'engagent, «souvent héroïquement», à soigner et libérer de leurs souffrances les patients atteints par le nouveau coronavirus, mais également pour tous ceux qui travaillent «pour maintenir la valeur et la dignité données par Dieu à chaque personne humaine» alors que la «pandémie de la pauvreté et de la guerre» se poursuit.

    Le message se termine par une espérance : que la crise sanitaire actuelle conduise à une meilleure compréhension «de l'impératif moral de construire une culture de la vie» qui soit attentive à la protection et à la promotion «du bien-être intégral de tous les enfants de Dieu, à commencer par les plus vulnérables».

    Les défenseurs de la vie encouragés

    Au nom des évêques anglais et gallois, Mgr Sherrington a exprimé sa gratitude au Pape pour son soutien. «Son message nous donne de l'espoir et nous aide à renouveler notre engagement et notre action pour l'instinct humain le plus fondamental : celui de protéger le mystère de la vie à chaque étape» a réagi l’évêque auxiliaire de Westminster en charge des questions liées à la défense de la vie au sein de la Cbcew. Le prélat précise que cette année le message de la Journée pour la vie est particulièrement axé sur les soins à apporter à l'enfant à naître et aux femmes enceintes, afin que «les esprits et les cœurs puissent être ouverts au véritable cadeau et à l'émerveillement que représente chaque nouvelle vie dans le ventre de la mère».

    Soutien aux mères et à leurs enfants

    Comme chaque année, la Conférence épiscopale britannique et galloise a rassemblé et mis à disposition du matériel sur le site Internet "Day for Life": des prières, des informations sur le soutien disponible pour les mères et leurs enfants et quelques témoignages significatifs de femmes qui ont subi un avortement et de personnes qui ont été touchées par le drame de l'avortement.