"Benoît XVI a reçu, ce lundi 7 novembre, le nouvel Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Saint-Siège, Reinhard Schweppe, venu lui présenter ses lettres de créances. Dans son discours, le Pape a plaidé pour la protection des valeurs humaines et pour le droit des femmes.
L’Eglise défend la dignité humaine. C’est pourquoi elle dit non aux manipulations génétiques, car une société qui se veut humaine doit respecter et défendre la dignité de toute personne, de sa conception jusqu’à sa mort naturelle. L’Eglise dit non à la pornographie sur internet qui constitue un des symptômes de l’exploitation et de la discrimination dont les femmes sont actuellement victimes. Le Pape a également pointé du doigt les tendances matérialistes et hédonistes qui blessent la dignité des femmes. Pour Benoît XVI, aujourd’hui, des valeurs fondamentales de l’existence humaine sont à nouveau remises en question. L’Eglise n’essaye pas d’imposer indirectement sa foi aux autres, elle défend des valeurs évidentes pour tous, même si des intérêts de genres divers semblent vouloir occulter cette évidence. L'Eglise voit là, au delà du domaine propre de sa foi, un devoir de défendre, dans l'ensemble de notre société, ces vérités et ces valeurs, pour lesquelles la dignité humaine est en jeu."
Le discours du pape, en allemand, est ici : http://www.vatican.va/

"En Tunisie, en Libye et en Egypte, les islamistes sont les grands gagnants du printemps arabe. Faut-il s'en inquiéter? Décryptage avec Mathieu Guidère, professeur d'islamologie à l'université de Toulouse.
Le point de vue de Gérard Leclerc dans » France Catholique » : « Je me suis beaucoup interrogé, ces jours-ci, à propos de deux pièces de théâtre que certains considèrent comme de purs blasphèmes. Il est difficile de prendre parti soi-même tant qu’on n’a pas vu les pièces en question [et on n’a d’ailleurs pas très envie de les voir]... Les informations recueillies permettent cependant de se faire une première idée. Il me semble d’abord que Roméo Castelluci, l’auteur de Sur le concept du visage de Dieu a transposé sur la scène ses fantasmes sous la forme la plus provocante. Au point qu’on pourrait se demander si son but secret ne serait pas de porter les spectateurs à un état d’exaspération tel qu’ils en viennent à se battre entre eux. (…) Le genre de Golgota picknick paraît différent. Son auteur, Rodrigo Garcia, y affirme de la façon la plus absolue sa haine intégrale du christianisme dont il entend faire, en quelque sorte, la psychanalyse. Ce qu’il déteste par-dessus tout c’est la crucifixion, cette horreur du Golgota que les chrétiens auraient magnifié parce qu’ils y voient leur salut, leur rédemption. Nous sommes, d’après ce qu’on me dit de la représentation du théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées, en pleine folie furieuse, dans un déchaînement de règlements de comptes où les sentiments les plus intimes des chrétiens sont foulés au pied.