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Société - Page 851

  • "Nouvelle Évangélisation", avez-vous dit...

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    Le synode en cours depuis dimanche consacré à la « Nouvelle Evangélisation » et l’Année de la Foi qui s’ouvre ce jeudi à l’occasion du 50ème anniversaire de Vatican II donnent à une pléthore d’acteurs l’occasion de s’exprimer sur les perspectives de ré-évangélisation de zones jadis chrétiennes mais aujourd’hui très éloignées du message du Christ et de l’Eglise.

    On peut s’interroger sur les chances réelles d’un nouvel élan missionnaire dans un univers désenchanté. D’un triple point de vue : du message lui-même, de celui qui l’émet, de celui qui serait censé le recevoir.

    Le message, nous le connaissons, ou nous croyons le connaître. C’est celui qui figure dans les Evangiles, qui est formulé dans le Credo, qui nous indique pourquoi nous avons été créés, à quoi nous sommes destinés, et les moyens auxquels recourir pour y parvenir. La proclamation de ce message a été accueillie comme une « bonne nouvelle » durant des siècles par des générations qui s’en sont inspirées pour donner un sens à leur vie, à leur destinée, à leurs souffrances et à leur mort. Ce message est encore celui que nous ont transmis nos parents, celui qui a orienté leurs vies et qui reste notre référence. Mais il faut bien constater qu’il n’inspire plus guère les générations actuelles même s’il y a d’heureuses exceptions. Pourquoi ce message n’est-il plus accueilli comme une « bonne nouvelle » susceptible de donner sens et consistance à la vie de nos contemporains ?

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  • L'évêque de Soissons réagit aux effractions de tabernacles

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    C'est ICI : Églises fracturées / Mgr Giraud: «Un acte de profanation grave»

    SOISSONS (Aisne). À la suite de vols avec effraction commis dans deux églises de Soissons, l'évêque, Mgr Giraud, a vivement réagi. Pour lui, le Saint-Sacrement a été profané.

    IL fallait « réparer cette injure par un acte pénitentiel ». Une messe exceptionnelle s'est ainsi tenue samedi à l'église de Presles. L'Évêque Mgr Hervé Giraud s'est fait le porte-voix de la communauté chrétienne, très choquée à la suite des vols avec effraction commis dans deux lieux de culte dans la nuit de mercredi à jeudi où un ciboire, un ostensoir ou encore une étole ont été dérobés. « On se sent comme après une violation de domicile », explique-t-il.

    Atteinte au sacré

    La porte de l'église Sainte-Eugénie a été fracturée, le tabernacle ouvert, des papiers et de l'argent ont été volés. Mais c'est à l'église de la Résurrection, dans le quartier de Presles, que le pire a été commis : le tabernacle a aussi été fracturé et les hosties consacrées emportées.

    Ces méfaits ne sont pas pour la communauté catholique qu'un simple vol. En effet, fracturer le tabernacle et voler les hosties, c'est porter atteinte au Christ, au sacré. « Au sens de notre foi, c'est un acte de profanation grave », observe l'évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin. « Ce manque total de respect à l'égard des hosties consacrées offense celui en qui nous croyons et les délits perpétrés blessent toute la communauté. »
    Mgr Giraud a immédiatement bouleversé son emploi du temps - il devait dire une messe à Terny-Sorny - pour organiser une messe, samedi en fin d'après-midi à l'église de Presles afin que le saint-sacrement soit consacré à nouveau. « Je voulais que ce soit fait le samedi soir, avant la messe du dimanche. » Bien que l'évêque ait communiqué tard sur cette messe improvisée, les fidèles étaient nombreux.

    Rites satanistes ?


    Cette affaire laisse un goût amer, d'autant qu'elle soulève quelques questions sans réponse. « Etait-ce des violences gratuites, juste pour avoir quelques objets dorés, qui n'ont aucune valeur d'ailleurs, ou était-ce par idéologie anti-chrétienne ? », se demande l'évêque. Comme les forces de police, Msg Giraud a eu vent de mouvements satanistes assez importants dans le département. Les hosties sont parfois utilisées dans les rites satanistes. Pourquoi avoir alors pris les hosties dans une église et pas dans l'autre ? Mystère…
    Il n'est pas rare que des vols soient commis dans des églises, en général en journée et pendant les heures d'ouverture. Mais de nuit, avec effraction, pour voler des hosties ou un vase liturgique, ça l'est déjà plus.

    Isabelle BERNARD

    Source : http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/eglises-fracturees-mgr-giraud-un-acte-de-profanation-grave
  • Des violations des droits humains en Allemagne dénoncées à l'ONU

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    L'Observatoire sur l'intolérance et la discrimination à l'égard des chrétiens fait état de six violations des droits humains en Allemagne auprès de l'ONU:

    En ce mois d'octobre, l'Observatoire sur l'intolérance et la discrimination à l'égard des chrétiens a déposé une plainte contre l'Allemagne à l'Examen périodique universel du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Ci-dessous vous trouverez la liste des infractions en matière de droits de l'homme en ce qui concerne le christianisme constatées en Allemagne. 

    On pourra voir les cas les plus récents en Europe ici et utilisez la recherche avancée pour trouver des cas et des rapports de l'Allemagne.

    1. INTERDICTION DE scolariser ses enfants à la maison: violation des droits des parents

    Les droits des parents sont communément compris comme incluant le droit de choisir la forme de l'éducation de ses enfants, y compris la possibilité de ne pas recourir à l'éducation institutionalisée, en recourant notamment à la scolarisation à domicile.

    Cependant, l'Allemagne ne permet le "homeschooling" que dans les circonstances les plus exceptionnelles. En général, les parents n'ont pas la possibilité de scolariser leurs enfants à la maison. Les contrevenants doivent payer des amendes et, parfois, des peines de prison sont prononcées. La loi remonte au Reichsschulgesetz nazi de 1938 et est maintenant inscrite dans les lois des différents Etats, avec des amendes variables.

    Le rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'éducation, M. Vernor Munez a évoqué, dans son rapport de 2006 sur l'éducation en Allemagne, une «criminalisation» de la scolarisation à domicile. Aucune amélioration n'a été constatée depuis.

    2. PHARMACIENS: Liberté de Conscience en voie de disparition

    La loi allemande exige que les pharmaciens de fournir des médicaments prescrits dans un délai raisonnable (§ 31 Abs. 1 Satz 1 et § 17 Abs. 4 SGB V). Il n'y a aucune exception pour les médicaments éthiquement ambigus, tels que la pilule du lendemain pilule (avortement précoce). Si une pharmacie refuse de la délivrer, la concession peut être retirée (§ § 1 Abs. 2, 2 et 4 APOG). L'avortement chirurgical est soumis à une clause d'objection de conscience, mais la destruction précoce de l'embryon ou la prévention de la nidation ne sont pas qualifiés comme avortement en droit allemand (§ 218 Abs. 1 Satz 2 StGB). Une initiative des pharmaciens a demandé au ministère allemand de la santé de clarifier la question en 1986. Le ministère a répondu en déclarant que la liberté de conscience (Artikel 4 Abs. 1 GG) devait également être accordés à des pharmaciens et qu'aucune amende ne s'appliquerait au refus de la vente de produits abortifs précoces, tant qu'ils ne sont pas prescrits pour des raisons thérapeutiques . La réponse du Ministère, cependant, n'est pas juridiquement contraignante. L'incertitude quant au fait de savoir si la lettre du ministère datée de 1986 serait suivie par les tribunaux actuels constitue une difficulté dans les considérations éthiques et la liberté d'agir selon sa conscience des pharmaciens en Allemagne. Il serait donc opportun d'ajouter une clause de conscience.

    3. Militants pro-vie: la liberté de réunion et la liberté d'expression en cause

    D'inspiration chrétienne, des organisations non gouvernementales expriment leur foi et leurs convictions en protestant devant les cliniques d'avortement, ou sont simplement présentes devant des centres hospitaliers afin d'offrir des solutions de rechange. À Fribourg et Munich, cette activité a été limitée à plusieurs reprises. Les tribunaux locaux ont cédé à la pression des institutions ciblées, pour des raisons qui pourraient être principalement financières. Les tribunaux ont limité les modalités des manifestations ainsi que mis en place des limitations géographiques. Des appels sont en cours.

    4. HOSTILITÉ ANTIRELIGIEUSE: Violations de la liberté de religion et de la liberté de réunion

    Des groupes antireligieux ont créé un climat hostile aux discours ouvertement religieux. Outre les campagnes de diffamation et de stéréotypes négatifs, l'incitation à la haine et des incidents tels que le blocage des installations universitaires lorsqu'il s'agit de professeurs ou de conférenciers aux vues divergentes, ainsi que les mobilisations contre des manifestations pacifiques sont enregistrées par l'Observatoire. Des slogans antireligieux et des images sont souvent utilisés de manières blessantes, comme la destruction publique de croix, l'image de Jésus crucifié comme un cochon, ou des slogans tels que «Nous sommes ici pour vous blesser» ou «Si Marie avait pu recourir à l'avortement, cela nous aurait épargné des gens comme vous ". Ces attaques physiques ou verbales violentes des anti-religieux violent la liberté de religion ainsi que la cohésion sociale.

    5. INCIDENTS vandalisme et de haine contre les lieux de culte chrétiens

    En Allemagne, on constate un très net accroissement du vandalisme contre les églises, les bâtiments appartenant à l'Eglise et les cimetières chrétiens.

    6. L'éducation sexuelle obligatoire: violation des droits des parents

    Les Lander allemands détiennent la compétence pour les lois de l'éducation. Ils ont tous une loi sur la fréquentation scolaire obligatoire. Il n'ya aucune exemption pour les cours d'éducation sexuelle. Ces leçons, dans la pratique, sont souvent basées sur des idées libérales, ne préconisant guère de limites morales. Des questions telles que la chasteté, l'abstinence, la fertilité naturelle et la signification de la sexualité dans la poursuite du bonheur ne sont normalement pas discutées. Ces contenus de l'éducation sexuelle créent des difficultés pour les parents chrétiens. S'ils s'y opposent, ils s'exposent à des amendes. Dans de très nombreuses procédures, beaucoup de parents chrétiens ont été condamnés à des amendes.

  • Un état des lieux de l'Eglise en Europe

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    Synode : Anita Bourdin, sur ZENIT.ORG, rend compte de l'intervention du cardinal Erdö consacrée à un "état des lieux" de l'Eglise en Europe.

    « En Europe, du fait de la baisse démographique et du vieillissement de la population (…), de la crise économique et de l’affaiblissement de l’identité culturelle et religieuse, la population a faim et soif d’espérance », constate le cardinal Erdö.


    Le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest, président de la Conférence épiscopale hongrois et président du Conseil des Conférences Épiscopales d'Europe (CCEE) a fait devant l’assemblée synodale un état des lieux de l’Eglise et de la nouvelle évangélisation en Europe, lundi 8 octobre, dans l’après midi, lors de la deuxième congrégation générale du synode, consacrée à la situation dans les différents continents.

    La déchristianisation avance

    Sans ambages, le cardinal Erdö a diagnostiqué: « L’Europe doit être évangélisée. Elle en a besoin ».

    Il a rappelé que le continent a fait l’objet de deux synodes « après la chute du mur de Berlin, dans un climat d’enthousiasme », puis « en 1999, à l’aube du Grand jubilé » : une semblée couronnée par l’exhortation apostolique “Ecclesia in Europa” du bienheureux Jean-Paul II.

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  • Un pur hasard...

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    C'est évidemment un pur hasard si, à l'occasion de l'ouverture du Synode sur la Nouvelle Evangélisation et de l'Année de la Foi, nous avons droit à des informations à propos d'un "dossier très épineux" concernant la gestion de la basillique Saint-Pierre, ou à une nouvelle polémique concernant les abus sexuels dans l'Eglise, ou encore à la reprogrammation sur la première de la RTBF, ce soir, d'une émission tendancieuse intitulée "la guerre perdue du Vatican". En revanche, il faut être singulièrement naïf pour s'étonner de ce que ces mêmes médias ne prennent même pas la peine d'évoquer les évènements importants que vit l'Eglise depuis l'ouverture du Synode, hier.

  • La COMECE se réjouit de l'attribution du Prix Nobel à la recherche sur les cellules adultes

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    La COMECE (Commission des Conférences Episcopales de la Communauté Européenne) salue l'annonce de ce jour de l'attribution du Prix Nobel de médecine à la recherche sur des alternatives à la recherche embryonnaire des cellules souches

    Le Prix Nobel de physiologie ou médecine 2012 a été attribué conjointement à John B Gurdon (Royaume-Uni) et Shinya Yamanaka (Japon) "pour la découverte de ce que les cellules adultes peuvent être reprogrammés pour devenir pluripotentes ». Il s'agit d'une étape importante dans la reconnaissance du rôle clé que les cellules souches non embryonnaires jouent dans le développement de nouvelles thérapies médicales, comme alternative aux cellules souches embryonnaires humaines (CSEh). En conséquence, dans le cadre de la recherche Horizon nouveau programme 2020, le financement devrait être réorienté plutôt que de poursuivre une recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines qui s'avère problématique sous l'angle éthique et peu prometteuse d'un point de vue scientifique et économique.

    Du point de vue scientifique, les CSEh ont été, jusqu'à présent plutôt décevantes, répondant de moins en moins aux attentes de la promesse clinique. Il est à noter que, récemment, GeronCorp., leader mondial de la société de recherche sur l'embryon, a annoncé qu'elle fermait son programme sur les cellules souches.

    En revanche, il y a eu des progrès scientifiques continus dans les domaines de la recherche impliquant des cellules souches alternatives (adultes, provenant du cordon ombilical ou pluripotentes induites) qui présentent de meilleures perspectives pour des applications cliniques; ou qui ont déjà abouti à de larges résultats cliniques (et ne posent pas de problèmes éthiques particuliers). Le Prix Nobel récompense aujourd'hui de tels efforts pour découvrir des alternatives aux CSEh en recourant aux cellules adultes, spécialisées, qui une fois reprogrammée deviennent des cellules immatures capables de se développer dans chaque tissu du corps.

    En outre, la recherche sur les CSEh ne peut plus être poursuivie, car, dans la décision récente de la Cour Européenne de Justice dans l'affaire Greenpeace v Brüstle, la Cour définit clairement l'embryon humain comme un ovule humain, dès sa fécondation, ou dès qu'il est obtenu par clonage, et confirme que les inventions biotechnologiques utilisant des CSEh ne peuvent pas être brevetées.

    Pourtant, en dépit de tous ces nouveaux développements scientifiques et des décisions juridiques, la Commission européenne a décidé de laisser ouverte la possibilité de financer la recherche sur les CSEh dans le programme de recherche Horizon 2020 qui est actuellement en discussion au Conseil de l'UE et le Parlement européen. Dès lors, la COMECE demande aux institutions européennes d'adopter une règle prévoyant que toute recherche impliquant la destruction d'embryons humains ou l'utilisation de cellules souches embryonnaires humaines ne doivent pas être financés dans le cadre d'Horizon 2020.

  • France : "Mariage homosexuel"; l'évêque de Fréjus-Toulon s'adresse aux prêtres de son diocèse

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    De l'Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon; lettre de Mgr Rey aux prêtres :

    Chers frères,

    Comme vous le savez, le ministre de la Justice présentera au gouvernement fin octobre un projet de loi visant à étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté.

    « Tout est mis en œuvre, avec la complicité des médias et des lobbys, pour faire émerger une humanité nouvelle qui déconstruit la famille dite traditionnelle. Les enfants sont les premières victimes de cette rupture anthropologique. La société elle-même est fragilisée si l’on remet en cause l’institution familiale puisqu’elle repose sur l’engagement mutuel d’un homme et d’une femme pour accueillir la vie dans le berceau de leur fidélité. » (Editorial dans l’EFT du mois d’octobre)

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  • Outrager Dieu, outrager l’homme…

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    LLChristians_photo.jpgNous avons déjà commenté ici , sous le titre Du blasphème contre Dieu à l’insulte contre l’homme , la réflexion que le chanoine Eric de Beukelaer a consacrée à ce sujet, sur son blog (un minisite de catho.be)

    Dans l’édition du 29 septembre de « M » le magazine du Monde, Louis-Léon Christians, revient sur la question précise du blasphème comme délit dans les législations européennes.  

    Louis-Léon Christians est professeur de droit des religions à l’université catholique de Louvain (U.C.L) et expert auprès du Conseil de l’Europe. Il est interviewé ici par Louis Couvelaire :

    « En France, le délit de blasphème n’existe pas. En revanche, il reste inscrit dans la loi dans d’autres pays d’Europe…

    Oui, c’est le cas en Allemagne, en Italie, au Danemark, aux Pays-Bas, en Grèce ou encore en Irlande. Mais la quasi-totalité de ces pays ne l’appliquent plus depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La plupart sont de « vieilles » législations discriminatoires qui protègent exclusivement la religion établie. La Grande-Bretagne, par exemple, ne réprimait que les blasphèmes  à l’encontre du Dieu des chrétiens avant d’abolir sa législation en 2008. Quant à l’Italie, elle n’a pas renoncé au principe du délit de blasphème mais a abandonné la référence au Dieu des chrétiens dans les années 1990 et ouvert la protection anti-blasphème aux non catholiques. Cette législation n’a cependant jamais été appliquée, pas plus qu’en Irlande, qui est pourtant allée à contresens de l’histoire en votant une loi anti- blasphème il y a trois ans. Seule la Grèce orthodoxe fait appliquer le délit de blasphème. Aujourd’hui, le Conseil de l’Europe préfère mettre en avant le délit d’ « incitation à la haine religieuse ». Quelle que soit la religion.

    Que recouvre exactement ce délit ?

    Les interprétations divergent. Les Etats-Unis ne reconnaissent que l’incitation à la haine « directe », c'est-à-dire appelant directement à l’éradication d’un peuple, par exemple. S’il n’y a pas de « danger clair et immédiat » ou de propos spécifiques appelant à la violence, les lois sur la liberté d’expression prévalent. En revanche, les Européens acceptent l’incitation à la haine « indirecte », cachée derrière des propos ambigus. Toute la question est de savoir comment les juges interprètent ces discours non explicites. Il n’y a pas d’unanimité juridique sur la question en Europe. En Belgique, un prêtre a déclaré que « tous les bébés musulmans sont des bombes à retardement ». Ces propos tombent-ils sous le coup de l’incitation à la haine religieuse ?  Aujourd’hui, c’est au petit bonheur la chance.

    L’Europe ne tranche-t-elle pas ?

    Elle a du mal. D’autant que la Cour européenne des droits de l’homme applique également un test peu connu, appelé « le test de l’offense gratuite », qui fait référence à un propos qui ne « contribue à aucune forme de débat public capable de favoriser le progrès dans les affaires du genre humain ».

    En clair, aux yeux de la Cour européenne des droits de l’homme, il existe des offenses inutiles et des offenses constructives ?

    Exactement. On peut être condamné pour « offense gratuite » sans qu’il y ait « incitation à la haine », comme parler de la sexualité de Mahomet par exemple.

    Référence : « M » Le magazine du Monde, 29 septembre 2012, page 34.

    L’évolution de la jurisprudence européenne des « droits de l’homme »  est intéressante. Elle est sans doute due davantage au « revival » religieux des musulmans qu’à celui de l’Eglise…

  • Avant d'épouser un musulman, autant savoir...

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    Un site intitulé "Islam clair et net" propose d'étudier "Le cas d'Élodie"

    Une amie raconte

    Élodie, ma filleule, m'appelle un soir pour me parler de sa rentrée en terminale et de ses amours. Elle ajoute : "il est turc et musulman… il est beau, musclé, un vrai garçon !"

    Je suis surprise. Je vais la voir. Elle pense que cet amour ne regarde qu'elle : "je suis majeure et lui aussi". Élodie ne voit pas ce qui fait problème… En fait, je m'aperçois qu'elle ne connaît rien à l'islam.

    Les parents d'Élodie "tombent des nues". Ils ne connaissent rien non plus à l'islam et aux règles qui encadrent le mariage d'une non-musulmane avec un musulman… (...)

    À savoir

    Mathématiquement, le problème des "rencontres" entre jeunes musulmans et jeunes non-musulmans ne peut que se poser de plus en plus fréquemment dans les familles.

    La plupart du temps, les intéressés (parents et "amoureux") se retrouvent devant une situation à laquelle ils n'ont jamais réfléchi, situation créatrice de tensions, de crises et de ruptures…

    Mieux vaut savoir avant sur quel terrain on risque de se trouver et se préparer à de telles éventualités.

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  • A propos des profanations antichrétiennes

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    Famille Chrétienne pose la question : "La christianophobie gagne-t-elle du terrain ?"

    Pas une semaine sans qu’un cimetière ou une église de France ne soient la cible d’actes de vandalisme ou de profanation. Ainsi à Albi des dizaines de croix ont été brisées ou retournées conformément à une symbolique satanique. Dans le même temps, les évêques de Terre sainte sont obligés de protester contre une certaine incitation au rejet…

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  • En Allemagne, il est interdit de scolariser ses enfants à la maison

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Allemagne : des parents faisant l'école à la maison se voient retirer la garde de leurs enfants

    Un tribunal de district à Darmstadt, Allemagne, a retiré de la garde de leurs parents quatre enfants dont il a ordonné la remise aux services publics de la jeunesse, la JugendAmt, parce qu'ils sont scolarisés à la maison. Pour le moment, la JugendAmt a émis une lettre indiquant que les enfants peuvent continuer de demeurer chez leur parents, mais cette permission est assortie d'une injonction d'inscrire les enfants dans une école.

    C'est sur dénonciation de leurs voisins que les parents, récemment retournés en Allemagne après plusieurs tentatives d'installation dans d'autres pays de l'Union européeenne en vue d'échapper aux lois obligeant à la scolarisation « institutionnelle », ont dû répondre devant la justice de leur choix.Dirk Wanderlich, le père  de famille, qui refuse de revenir sur son choix de faire l'école à la maison, craint de voir l'Etat venir effectivement lui prendre ses enfants. Il a expliqué qu'il n'avait en rien le sentiment de mal faire : "Nous sommes très fatigués du fait de toute cette pression. Je ne comprends pas mon propre pays. Quel mal faisons-nous ? Nous faisons ce que n'importe qui devrait avoir le droit de faire. "

    La scolarisation à domicile a été interdite par une loi adoptée sous Hitler, toujours en vigueur, et qui ces dernières années a été appliquée avec une rigueur croissante, note John Jalsevac qui donne ces informations sur LifeSite.

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  • Repenser la notion de "famille" ?

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    "En plein débat sur la famille (en France), Anne Josnin et François-Xavier Huard, de la Fraternité des Chrétiens indignés, nous proposent (sous le titre "Vous avez dit "famille traditionnelle") leurs réflexions sur l’urgence qu’il y a à repenser la notion même de famille aujourd’hui." 

    Le débat qui occupe en ce moment nos concitoyens porte sur la famille, telle que nous la voyons aujourd’hui. Il est de bon ton dans nos milieux de s’en référer comme à un mantra à la « famille traditionnelle ». Encore faudrait-il savoir ce qu’on entend par là. La famille de l’Antiquité était cellule économique et éducative autant que cellule reproductive et consommatrice, et par le chef de famille, membre de sa corporation, siégeant au conseil de village, etc, acteur politique. C’est ainsi que le bœuf, ou mieux l’esclave, selon Aristote, en faisaient partie : ils partageaient la pitance et la chaleur du foyer. Ce qui caractérise la famille d’alors, c’est donc à la fois qu’elle a toutes les prérogatives de la société, en « mini », et ceci peut-être regretté, oui, mais aussi qu’elle se fonde sur l’inégalité des rapports, homme-femme d’une part, maître –esclave de l’autre, avec un droit de vie ou de mort sur l’enfant comme sur l’esclave : on retrouve donc au cœur de la famille la violence constitutive des mœurs de l’Antiquité. On voit donc que si elle peut nous être source d’inspiration, en aucun cas elle ne peut servir de modèle pour aujourd’hui.

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