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Société - Page 853

  • Une curieuse "victoire" pour les peuples des pays en voie de développement

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    Malthus considérait que les pauvres ne doivent pas faire d'enfants parce que la Nature n'aurait pas dressé le couvert à leur intention. L'ancien président Clinton considère aujourd'hui que les pauvres du Tiers Monde ne doivent pas non plus se reproduire. C'est pourquoi il se frotte les mains d'avoir contribué à mettre sur pied une initiative "portant sur la fourniture, à moitié prix, d'implants contraceptifs de longue durée aux pays en voie de développement, assurant la stérilisation dite « réversible », par périodes de cinq ans, de 27 millions de femmes. Et le premier but est bien évidemment d'éviter 30 millions de « grossesses non désirées » ; le second, celui qu'affichent ces philanthropes, étant d'épargner 250 millions de dollars de coûts sanitaires (suivi, accouchement, naissances prématurées, etc…)."

    C'est Jeanne Smits qui développe cette information ICI

  • La livraison d'octobre 2012 de La Nef

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    SOMMAIRE DU N°241 D’OCTOBRE 2012

    NB : de nombreux articles sont en ligne; il suffit de cliquer sur les liens pour y avoir accès


    ÉDITORIAUX
    L’économie à la dérive, par Christophe Geffroy
    Contre-Culture : Chassez le sacré, par Jacques de Guillebon

    ACTUALITÉ
    Hildegarde de Bingen Docteur, par Aliénor Rousseau
    La Syrie, zone à risques, entretien avec Frédéric Pichon
    Islam en France : Paris sous influence étrangère
    par Karim Ouchikh
    Vie de l’Église : Qui a « pété les plombs » ?, par Loïc Mérian
    Série Vatican II (9) : Dei Verbum (2) : les débats, 
    par l’abbé Christian Gouyaud
    Benoît XVI au Liban : le pèlerin de la paix, 
    par Annie Laurent
    L’exhortation Ecclesia in Medio Oriente, par Annie Laurent
    Géopolitique d’abord : L’Orient simplifié
    par Paul-Marie Coûteaux
    Échos d’Orient : Un regard faussé, par Annie Laurent
    Chronique Vie : Eugénisme high-tech
    par Pierre-Olivier Arduin

    ENTRETIEN
    Au service des jeunes
    entretien avec l’abbé Jean-Pierre Gac 

    DOSSIER : LA CRISE DE LA CATECHÈSE
    Catéchèse : histoire d’une crise
    par l’abbé Christian Gouyaud
    Propositions pratiques, par l’abbé Laurent Spriet
    Une catéchèse éclatée, par Denis Sureau
    Transmettre, par Pierre Louis
    Le Catéchisme : vingt ans après, 
    par le P. Thierry-Dominique Humbrecht, op
    Témoignage : A l’école de Marie, par l’abbé Laurent Guimon
    Témoignage : Un témoin heureux, par l’abbé Cyril Gordien
    Témoignage : L’exemple des Chartreux, par l’abbé Matteo Lo Gioco
    Le devoir de transmettre
    entretien avec Mgr Raymond Centène

    VIE CHRÉTIENNE
    À l’école du Poverello d’Assise (2/2), par Falk van Gaver
    Question de foi : Notre-Dame des sans-abris, 
    par l’abbé Hervé Benoît

    CULTURE
    Une gnose chrétienne ?, par Falk van Gaver
    Au fil des livres : Si je t’oubliais Irlande…, 
    par Philippe Maxence 
    Notes de lecture, chroniques musique, cinéma, sortir,
    Internet, livres jeunes 
    Un livre, un auteur : Cécile Reboul

    BRÈVES
    Toutes nos annonces du mois en ligne

  • Un évêque adepte de la désespérance ?

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    Un ami réagit aux propos de l'évêque de Liège sur RCF (du 24 septembre) :

    "Un évêque adepte de la désespérance

    Il était tard ce dimanche soir lorsque je suis rentré chez moi. J’étais branché sur RCF, qui rediffusait un entretien avec Mgr Jousten, Evêque de Liège. L’émission, prise au vol, m’apprit que notre évêque s’était rendu plusieurs fois au Rwanda et qu’il avait eu l’occasion de célébrer la messe, récemment, devant plus de 600 jeunes. Très bien.

    Mais fallait-il pour autant que Mgr Jousten y aille de son petit pronostic décourageant en imaginant déjà que de toute façon, d’ici vingt ans, l’Eglise du Rwanda serait à son tour gagnée par le sécularisme ?

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  • Aborto Cero

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    Lu sur le blog de Jeanne Smits : "En Espagne, on se bat pour l'avortement zéro"

    Alors que le gouvernement de Mariano Rajoy s'apprête à réviser la loi d'avortement mise en place par son prédécesseur José-Luis Zapatero, la « plate-forme civique » HazteOir (fais-toi entendre) a mis en place une pétition en vue d'obtenir une loi qui bannisse totalement l'« IVG », sans exceptions, sans compromissions.

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  • Quand Luc Delfosse s'adresse à Freddy Thielemans

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    C'est sur le site du Vif et, comme le souligne Jeanne Smits, c'est "jubilatoire" :

    Extraits :

    Cher Monsieur Thielemans,

    Permettez-moi de vous féliciter pour votre dernière prise de position ! Contrôler les naissances afin de résoudre les problèmes de démographie galopante à Bruxelles, est une idée qui allie le courage et la hardiesse. (...)

    Je ne sais si ce plan intrépide et pourtant pétri de ce « bon sens belge » si souvent vanté par feu M. Vanden Boeynants, est né en marge d’un déplacement en Chine ou au terme de l’une de ces cures qui rendent force et jouvence aux hommes de votre trempe. Peu importe : cet idée de tarir le mal à la source, de couper l’eau avant que ne survienne l’inondation si l’on ose dire, est tout bonnement géniale. (...)

    J’ajoute que vous faites preuve d’un œcuménisme qui tranche avec les préceptes sectaires du parti auquel vous adhérez. En effet, vous prenez soin de prévenir que parlant des familles « de 7 à 8 enfants » qu’il est désormais impossible de caser en vos murs, vous visez tant les parentelles « musulmanes, juives que chrétiennes ». C’est admirable et comme de bien entendu, cela a immédiatement fâché votre collègue, voisin et camarade M Moureaux qui, toutes voiles dehors, a cru bon de déclarer que « avoir un enfant était un droit non négociable ». Mais on croirait entendre Benoît XVI, ne trouvez-vous pas? Encore heureux qu’il ne vous ai pas traité de salafiste au prétexte fallacieux que vous vous empareriez à votre tour du corps des femmes...

    Dès lors, je vous en conjure : ne vous arrêtez pas en si bon chemin et un jour sans doute, parlera-t-on de « l’effet Thielemans » comme on évoque l’effet papillon. Il y a tant à faire ! L’alcoolisme est un fléau ? Imposez la prohibition. Le trafic de drogue mine la cité ? Coupez les mains des dealers ! La N-VA empoisonne la vie du royaume ? Baliverne : faites interdire le parti et reléguer son abominable chef à Wallis et Futuna. Et si la Belgique se meurt quand même, interdisez que diable qu’elle défuncte et annexez par décret le Luxembourg ! ...

  • Belgique : un détenu euthanasié en prison

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    Un détenu euthanasié en Belgique (Institut Européen de Bioéthique)

    Un prisonnier belge a été euthanasié. Est-ce la première fois? Mais aujourd'hui, cela a été confirmé par le docteur Francis Van Mol, directeur général du service de santé pénitentiaire.

    Frank V.D.B., incarcéré depuis 20 ans pour un double meurtre était atteint d’une maladie psychique. Sa demande a été ratifiée par trois médecins indépendants et considérée comme conforme à la législation belge sur l’euthanasie. Néanmoins, cette décision a été vivement critiquée par l’association belge des syndicats médicaux (ABSyM).

    Le détenu aurait-il pris cette décision sous un traitement psychiatrique approprié ?”, demande le Dr Marc Moens, président de l’ABSyM , qui réclame des moyens financiers pour mieux encadrer les détenus psychiatriques.

    La loi sur l’euthanasie n’a pas été écrite en pensant à des personnes détenues, totalement sous le contrôle du gouvernement. 

    A partir du moment où l’euthanasie est autorisée pour de seules souffrances psychiques, en arriverons nous à considérer que le fait d’être incarcéré pour une très longue durée constitue une souffrance psychique suffisante pour justifier une demande d’euthanasie ?

    Source : bioEdge 14 septembre 2012 / IEB.

  • Europe : et si la crise économique et financière était le révélateur d'une crise bien plus profonde ?

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    ZENIT.ORG (ANITA BOURDIN)

    Les racines de la crise économique et financière de l’Europe sont plus profondes qu’on ne croit, estiment les évêques d’Europe : elles sont d’ordre philosophique et spirituel. « Si l’Europe est en crise au plan financier, monétaire, économique, c’est peut-être parce qu’elle n’a pas suffisamment enraciné son projet spirituellement », a résumé Mgr Léonard.


    Mgr André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, a en effet résumé pour la presse, en fin de matinée, vendredi 28 septembre, les trois interventions qui ont nourri la réflexion des 11 cardinaux et 33 évêques présents à l’assemblée plénière du Conseil des conférences épiscopales d’Europe, en Suisse, à Saint-Gall (27-30 septembre).


    Voici notre transcription de sa synthèse.


    ***Pour affronter cette question des défis à la fois culturels, sociaux et spirituels de l’Europe, nous avons entendu ce matin trois interventions : une de M. Kuno Schedler, professeur d’économie d’entreprise à l’université de Saint-Gall, sur les enjeux surtout de l’ordre de économique ; ensuite une intervention de Mme Marta Cartabia, qui est professeur de droit et juge à la Cour constitutionnelle en Italie ; et ma propre intervention sur le point de vue philosophique et théologique.

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  • Freddy Thielemans serait-il débordé par la fécondité excessive de ses administrées ?

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    Du VifLa question de "la limitation des naissances doit pouvoir être abordée"

    Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Freddy Thielemans (PS) a estimé jeudi, lors d'un débat, que le thème de la limitation des naissances devait pouvoir être abordé dans le cadre de la lutte contre la surpopulation, rapportent lundi De Standaard et Het Nieuwsblad. Des propos qu'il a nuancés depuis.

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  • Etats-Unis : un Mois pour le Respect de la Vie

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    AMERIQUE/ETATS UNIS - Début du Mois pour le Respect de la Vie : « il existe un lien entre la foi et la dignité de la vie »

    Washington (Agence Fides) - L'Eglise catholique aux Etats-Unis se prépare à vivre le mois d'octobre au travers d'une série d'initiatives portant sur la promotion de la Défense de la vie. La première se déroulera le Dimanche 7 octobre au travers de la célébration d'ouverture du mois du Respect de la Vie (Respect Life Month), période dédiée à la prière et à l'action visant à affirmer la valeur et le respect de la dignité de l'être humain. Cette année, la célébration aura pour thème : « La foi nous ouvre les yeux à la vie humaine dans toute son ampleur et toute sa beauté ».
    Dans une note envoyée à l'Agence Fides, S.Em. le Cardinal Daniel N. DiNardo, Archevêque de Galveston-Houston et Président du Comité pour les activités pro-vie de l'Episcopat américain, a remarqué que le thème est lié au début de l'Année de la Foi (11 octobre) et à celui de la paix, à propos duquel le Cardinal a évoqué en particulier la visite de Benoît XVI au Liban : « Les liens entre la foi, la dignité intrinsèque et les droits des êtres humains, et une société juste et pacifique ont été également compris par les pères fondateurs des Etats-Unis et ces principes moraux de base ont forgé la civilisation pendant des millénaires ». Toutefois, ajoute-t-il, « au cours de ces dernières décennies, de nombreuses personnes qui influencent la politique publique ont promu différentes exceptions à ces principes ». Nombreuses sont les questions qui préoccupent l'Episcopat, allant des pratiques abortives à la lutte contre la pauvreté et la discrimination, en passant par la fin de vie, la sauvegarde du mariage et la peine de mort et elles font toutes partie de la réflexion sur laquelle se centre l'initiative lancée en 1972 et organisée dans quelques 200 Archidiocèses et Diocèses.
    En conclusion de la note, le Cardinal rappelle « les fronts » actuellement ouverts, insistant en particulier sur la lutte contre l'avortement et pour la sauvegarde de la liberté de conscience, menacée par les nouvelles directives sanitaires qui imposent l'extension de la couverture assurantielle à l'avortement et à la contraception (voir Fides 13/06/2012). Lancé en 1972, le Respect Life Program est suivi par 195 Diocèses aux Etats-Unis. (CE) (Agence Fides 01/10/2012)

  • La lettre d'information de l'Observatoire socio-politique du diocèse de Fréjus-Toulon d'octobre 2012

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    logo letter.jpgCe mois-ci, l'OSP lance un appel, vante le blasphème, organise un grand jeu, propose un dossier, publie un livre, soutient une pétition... et bien d'autres choses encore à découvrir dans La Lettre de l'Observatoire - enfin disponible ci-joint en version pdf !


    Par le Père Louis-Marie Guitton, Responsable de l'OSP

    Par Falk van Gaver, Délégué de l'OSP

    Par Mélina Douchy-Oudot, Professeur à l'Université du Sud

    Par Pierre-Olivier Arduin, Commission Bioéthique de l'OSP

    Par Philippe Conte, Commission Environnement

    Chronique : Homo Lanta
    Par la Mouche du Coche


     

    Publication : La Théorie du Gender

    Pétition : Tous pour le mariage

    Bonne lecture !

    La Lettre de l’Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon (OSP) paraît tous les mois.

    Direction : Père Louis-Marie Guitton / Rédaction : Falk van Gaver

    Observatoire sociopolitique du diocèse de Fréjus-Toulon

    CS 30518 - 68, impasse Beaulieu F-83041 TOULON CEDEX 9

    www.osp-frejus-toulon.fr - observatoire@diocese-frejus-toulon.com - 06.52.17.37.76

  • L’Eglise et l’Etat : indépendants mais pas séparés

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    243.jpgLe cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a prononcé une conférence intitulée « Laïcité de l’Etat, laïcité de la société ? », au Centre Saint-Louis de Rome, jeudi 27 septembre. Extraits :

    Déjà, Pie XII avait parlé d’une « saine laïcité ». Il affirmait dans un discours, le 23 mars 1958 : « Il y a des gens, en Italie, qui s'agitent parce qu'ils craignent que le christianisme enlève à César ce qui est à César. Comme si donner à César ce qui lui appartient n'était pas un commandement de Jésus ; comme si la légitime et saine laïcité de l'État n'était pas un des principes de la doctrine catholique ; comme si ce n'était pas une tradition de l'Église, de s'efforcer continuellement à maintenir distincts, mais aussi toujours unis, selon les justes principes, les deux Pouvoirs ».

    Mais c’est surtout avec le Concile Vatican II que cette  conception allait être développée. On lit dans la Constitution Pastorale Gaudium et Spes au n° 76, 3 :

    « Sur le terrain qui leur est propre, la communauté politique et l’Église sont indépendantes l’une de l’autre et autonomes. Mais toutes deux, quoique à des titres divers, sont au service de la vocation personnelle et sociale des mêmes hommes. Elles exerceront d’autant plus efficacement ce service pour le bien de tous qu’elles rechercheront davantage entre elles une saine coopération, en tenant également compte des circonstances de temps et de lieu »

    Le Concile souligne l’indépendance mutuelle de l’Église et de la communauté politique. Mais cette indépendance n’implique pas ignorance ou hostilité. Au contraire, elle appelle connaissance mutuelle et collaboration. De plus, cette indépendance  ne saurait cependant pas  soustraire l’État à l’autorité d’un ordre moral qui s’impose à lui et à celle de principes fondamentaux dont le respect  garantit son autorité. L’Église a toute légitimité pour intervenir si elle pense que cet ordre moral ou ces principes sont menacés. [...]

    Puis vient l'évolution plus récente de la laïcité :

    [...] Il y a la vieille laïcité de combat qui voit dans les religions un obscurantisme dont il faut libérer les esprits. Ses revendications en direction du pouvoir portent, entre autres, sur l’abrogation du statut concordataire de l’Alsace-Moselle, sur l’abrogation de la Loi Debré (« A Argent public, École publique »), sur le statut de certaines aumôneries. On trouve une éclairante expression de ces revendications dans la réponse publique du Grand Orient à la Commission Machelon. Il ne faut pas majorer ce courant même s’il peut de temps en temps donner de la voix. [...]

    Il y a une forme de laïcité qui n’est pas de l’ordre du combat idéologique mais qui se traduit dans les faits par une politique contribuant à accélérer un certain effacement du religieux. Nous sommes en présence de certaines évolutions de mentalité liées au phénomène de sécularisation de notre société. J’entends par là un processus d’éloignement de notre société vis-à-vis de sa référence chrétienne et de son lien, en particulier, à l’Église catholique. Il n’y a pas forcément hostilité ou lutte ouverte mais beaucoup plus ignorance et indifférence. Cela s’accompagne aussi d’un affaiblissement de la surface sociale de l’Église et de sa difficulté à assurer aujourd’hui un quadrillage au plus près du terrain. [...]

    Il y a aujourd’hui tout un courant militant qui  souhaite étendre la référence à la laïcité, non plus seulement à l’État mais à la société toute entière, réduisant ainsi l’expression publique et sociale des religions. Il s’agit d’une forme de laïcisme qui veut enfermer le religieux dans le domaine du privé et de l’intime et lui interdire toute forme d’expression dans l’espace public. Notons d’ailleurs que beaucoup de nos contemporains n’aiment pas les religions qui expriment avec force et passion militante leurs propres convictions. D’où ce sens négatif donné au mot « prosélytisme ». Certes, si une expression du contenu religieux non respectueuse de la liberté doit être refusée, la possibilité de proposer sa foi à d’autres ne fait-elle pas partie de la liberté d’expression ?

    Nous voyons ce courant laïciste s’exprimer dans un certain nombre de réactions vis-à-vis de prises de position publiques des responsables de l’Église, en particulier dans les domaines qui touchent la vie sociale et politique, que soit à propos de l’expulsion des Rom ou de la proposition de loi sur le mariage et l’adoption entre personnes du même sexe. [...] Il en va de même des manifestations publiques organisées par des catholiques, en particulier des marches pour la défense de la vie. Si ces manifestations sont pacifiques et ne troublent pas l’ordre public, pourquoi certains groupes voudraient-ils les faire interdire ou les empêcher de se dérouler normalement ? L’expression dans l’espace public serait-il sélectif : pourquoi applaudir une Gay Pride et combattre un autre type de manifestation ? Le religieux ou l’ecclésial ne pourraient-ils plus avoir une expression publique ? Nous sommes là devant une conception indue de la laïcité. [...] Nous voyons aussi s’exprimer des propositions visant à modifier le calendrier des fêtes chômées. Certains le font par hostilité ou indifférence à l’histoire de la France, qui a été fortement marquée par le catholicisme. D’autres le font par désir de donner à chaque religion la possibilité de fêter (avec un jour chômé) leurs propres fêtes religieuses. [...] Mais, c’est l’inscription de l’Islam dans la société française qui a amené les déplacements d’accent les plus forts, concernant la laïcité, dans l’opinion publique et chez un certain nombre de leaders politiques. Dans les dernières décennies, l’Islam ne s’est plus présenté comme une religion pour des gens en transit sur notre sol national mais comme une religion de gens qui étaient français, qui vivaient en France et n’envisageaient pas de partir ailleurs. Nous avons vu se construire des mosquées qui se sont inscrites dans notre paysage urbain et l’Islam est devenu la deuxième confession religieuse de France après le catholicisme. [...]

    [I]l faut s’opposer à cette tendance visant à étendre la laïcité de l’État à l’ensemble de la société. L’expression publique et sociale de sa foi fait partie du droit de chaque croyant. Celle-ci doit être possible dans toute société, car une société démocratique est une société plurielle, où, dans le respect de l’ordre établi, toutes ces expressions publiques des religions doivent pouvoir se manifester. Il en va du respect  du droit à la liberté religieuse, qui est, comme l’ont rappelé les papes Jean-Paul II et Benoît XVI au fondement de tous les autres droits de l’homme. L’État est laïc. Notre société ne l’est pas. Elle a une autre ambition : être une société, non pas où on musèle les religions, mais une société qui permet à celles-ci d’apporter toutes leurs composantes et d’enrichir ainsi la vie sociale elle-même. [...]"

    Tout l’article ici : Il faut s’opposer à l'extension de la laïcité de l’État à l’ensemble de la société

    Est-ce qu’un Etat confessant le Christianisme est nécessairement un Etat qui musèle l’expression publique d’une autre croyance « intra debitos limites » (c'est-à-dire dans les limites de l’ordre public) ?

  • Brésil: Les catholiques sont désormais moins des deux tiers de la population

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    De Jean-Claude Gerez, correspondant en Amérique latine pour l’Apic (extraits) :

    Brasilia, 28 septembre 2012 (Apic) Les catholiques au Brésil sont désormais moins des deux tiers de la population, même s’ils demeurent néanmoins largement majoritaires dans le pays, avec plus de 123 millions de fidèles. Les évangéliques sont par contre en forte croissance. Les évêques brésiliens formant le Conseil épiscopal pastoral (CONSEP) se sont réunis le 25 septembre au siège de la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) pour réfléchir aux moyens pour en finir avec l’hémorragie de leurs fidèles.

    Les évêques ont analysé la cartographie des religions du pays, présentée dans le cadre du recensement 2010 effectué par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques (IBGE). La réflexion a notamment porté sur les initiatives pastorales qui doivent être prises ou renforcées pour faire face à la baisse confirmée du nombre de fidèles.

       Selon l’IBGE, les résultats du recensement démographique 2010 ont démontré la montée de la diversité des groupes religieux au Brésil. Le nombre de catholiques a continué à baisser, passant de 70,2% à 64,6% de la population entre 2000 et 2010. Ces données confirment ainsi une tendance observée ces deux dernières décennies. Les catholiques demeurent néanmoins largement majoritaires dans le pays, avec plus de 123 millions de fidèles. Parallèlement, la croissance de la population évangélique s’est consolidée, passant de 15,4% de la population en 2000 à 22,2% en 2010. L’étude révèle également que le nombre de "sans religion" représente aujourd’hui 8% de la population.

    Dépasser le clivage entre catholiques et évangéliques

    Le Père Thierry de Linard de Guertechin, président de l’Institut brésilien de développement, (IBRADES), un organisme lié à la CNBB, a présenté un résumé de la situation mise en lumière par cette nouvelle cartographie religieuse. Selon lui, il faut dépasser l’observation du clivage existant entre catholiques et évangéliques. "Il y a en effet de nouvelles communautés chrétiennes qui ont connu un essor important, a-t-il souligné. Sans oublier le nombre croissant de personnes déclarant être sans religion" (…).

    "Si nous ne prenons pas en compte la profondeur de la réalité sociale, nous courons le risque de faire de bonnes analyses sans pour autant que cela ait une incidence sur notre travail pastoral", a enfin mis en garde Mgr Sergio da Rocha, archevêque de Brasilia, la capitale, et président de la Commission épiscopale pastorale pour la doctrine et la foi. "Former de vrais chrétiens, c’est cela le grand objectif de l’évangélisation et cela se concrétisera, sans nul doute, dans les statistiques." En espérant freiner l’hémorragie, car il y a urgence: en dix ans, l’Eglise catholique brésilienne a perdu plus de 15 millions de fidèles.

    Les évangéliques constituent le segment religieux qui a le plus augmenté au Brésil, passant de 26,2 à 42,3 millions de personnes, d’après l’IBGE. Parallèlement, le nombre de catholiques n’a cessé de chuter, en particulier dans les grandes villes et dans les régions les plus pauvres, au bénéfice des évangéliques. Autre point notable dans cette cartographie religieuse du Brésil, la montée des spirites (adeptes du spiritisme). S’ils ne représentent que 3,8 millions de personnes, soit 2% (sur une population totale de 195 millions), leur essor est notable puisqu’ils n’étaient que 2,3 millions en 2000 (1,3%). Enfin, si le nombre de personnes se déclarant adeptes de l’umbanda et du candomblé (religion afro-brésiliennes) se sont maintenus à un taux de 0,3% de la population, le nombre de "sans religion", lui, est passé, en 10 ans, de 12,5 à 15 millions de personnes. (apic/jcg/be)

    Ici : La Conférence épiscopale réfléchit aux moyens pour en finir avec l’hémorragie de ses fidèles   

    Dépasser les clivages ? Ben voyons. Après l’engouement pour la théologie de la libération, le catholicisme post-conciliaire sud-américain s’est lancé dans la pastorale « pentecôtiste » Il en récolte les fruits : pourquoi en effet acheter la copie alors qu’on peut disposer de l’original ?  Et si l’on commençait par être soi-même. A cet égard, le catholicisme africain pourrait donner de bonnes leçons aux « maîtres à penser » (souvent européens) de l’Eglise d’Amérique latine.  Un dossier pour le synode sur la « nouvelle » évangélisation. Espérons-le.