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Témoignages - Page 327

  • Des clés pour comprendre la situation de l'Eglise en Chine

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    Eglises d'Asie propose une interview du cardinal Joseph Zen Ze-kiun : Des clés pour mieux comprendre la situation de l’Eglise en Chine :

    A l’approche du 24 mai, journée de prière pour l’Eglise en Chine, Eglises d’Asie a rencontré le cardinal Joseph Zen Ze-kiun, évêque émérite de Hongkong, de passage à Paris pour participer à ‘la nuit des témoins’ à l’invitation de l’Aide à l’Eglise en Détresse.

    Eglises d’Asie : Le 24 mai, le pape Benoît XVI appelle les catholiques du monde entier à unir leurs prières à celles de tous les catholiques de Chine. Pouvez-vous nous dire la signification que revêt cet appel sur les plans spirituel, ecclésial et politique ?

    Cardinal Zen Ze-kiun : Le Saint-Père croit véritablement au pouvoir de la prière. Très récemment, le 18 avril, lors de l’audience générale du mercredi place Saint-Pierre, Benoît XVI a parlé de la prière en faisant référence à l’Eglise primitive. Evoquant le passage des Actes des apôtres où Pierre et Jean ont été arrêtés pour avoir réalisé des miracles puis ont été relâchés, le Saint-Père a rappelé que les membres de l’Eglise primitive ne se sont pas mis à discuter entre eux de ce qu’il fallait faire, des manœuvres à mettre en place, de la manière dont ils devaient faire face à ce qu’il faut appeler une persécution ; ils se sont mis à prier, à prier ensemble, afin d’être en mesure de rendre témoignage de la vérité. Prier pour avoir le courage de dire la vérité et de témoigner de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. En se référant ainsi aux Actes des apôtres, le Saint-Père indique la place qu’il donne à la prière et invite tout un chacun à faire de même.

    Peut-on appliquer cette référence à l’Eglise primitive persécutée à l’Eglise catholique en Chine aujourd’hui ?

    Oui, c’est plus qu’évident. La persécution se fait même de plus en plus réelle et concrète. Il n’y a sur ce point aucune amélioration de la part du gouvernement. Ils recourent à des méthodes d’autant plus dangereuses qu’elles sont plus adroites, car ils ne font pas que menacer les personnes, ils les induisent en tentation. Ils ne veulent pas faire des martyrs, ils veulent produire des renégats. Pour l’Eglise, c’est donc bien pire. Ils ont les moyens de tenter les personnes, qu’elles soient bonnes, timides ou faibles, et de les amener à leur obéir. Ces moyens sont l’argent bien sûr, mais aussi le prestige, les honneurs ou une position dans la société. Face à cela, le Saint-Père a institué la journée de prière du 24 mai ; c’est un fait unique et inédit qui dit bien à quel point le souci de l’Eglise en Chine habite le pape Benoît XVI.

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  • L'histoire bouleversante de Gianna, rescapée d'un avortement

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    Sur Benoît-et-moi, notre vaillante amie a traduit ce récit paru  dans Vatican Insider. La bouleversante histoire vraie qui a inspiré un film qu'on ne verra sans doute pas sur nos écrans "October baby". (22/5/2012).

    Elle a survécu à l'avortement, mais ce n'est pas qu'une fiction

    L'histoire de Gianna Jessen, 35 ans; son émouvante histoire est devenu un film intitulé «October Baby» (Domenico Agasso Jr.)

    «Mon nom est Gianna Jessen. J'ai été avortée et je ne suis pas morte. Ma mère biologique était enceinte de sept mois quand elle est allée au Planned Parenthood (ndt: planning familial, chez nous) dans le sud de la Californie, et on lui a conseillé de faire un avortement tardif par solution saline. Un avortement par solution saline consiste en l'injection d'une solution saline dans l'utérus de la mère. Le bébé avale la solution, qui le brûle à l'intérieur et à l'extérieur, puis la mère donne naissance à un enfant qui meurt dans les 24 heures. Cela m'est arrivé! je suis restée dans la solution pendant environ 18 heures et j'ai été accouchée vivante le 6 Avril 1977, à 6 heures du matin dans une clinique d'avortement en Californie».
    Aujourd'hui Gianna Jessen, rescapée de l'avortement, est une femme de 35 ans, et son histoire émouvante est aussi devenue un film intitulé «October Baby», tandis qu'elle continue à parcourir le monde pour répandre son puissant témoignage.

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  • La désinformation par omission

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    Il est beaucoup question aujourd'hui de Chen Guangcheng, cet encombrant dissident qui prend à présent le chemin de l'exil. Les agences de presse parlent "d'un militant des droits civiques" et se gardent bien de signaler que si Chen Guangcheng a été incarcéré, battu, surveillé, et privé de soins, c'est pour avoir osé parler contre la politique de l’enfant unique en Chine, contre les stérilisations et les avortements forcés. Voir belgicatho

    Un dissident décidément bien encombrant...

  • Critiques et vigilants, mais sans amertume...

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    Dans un contexte épouvantable marqué par les scandales de pédophilie et l'acharnement médiatique qui s'en est suivi, nous avons lancé ce blog sur le net pour faire entendre un autre son, pour donner accès à des informations occultées par les médias qui prétendent dicter à l'opinion publique ce qu'il est correct de penser.

    Depuis bientôt un an et demi, nous sommes de veille pour mettre en ligne tout ce qui nous semble pouvoir servir l'objectif que nous nous étions assigné. Faisons-nous du bon travail? Ce n'est pas à nous d'en juger mais cela fait partie de ces choses dont nous aurons à répondre un jour, et nous tâchons de ne pas perdre cette évidence de vue.

    Ce blog doit répondre à une réelle attente sans quoi nous ne nous expliquerions pas comment nos lecteurs effectuent chaque mois entre vingt mille et vingt-cinq mille visites. Nous tâchons de naviguer en évitant un certain nombre de récifs. Le plus menaçant serait de croire que nous participerions à la mission de "sauver l'Eglise". Nous savons bien que c'est l'Eglise qui, poursuivant l'oeuvre du Christ, nous sauve. Nous devons nous rappeler à tout moment que nous ne sommes que des "serviteurs inutiles". Un autre danger consisterait à se prendre pour des interprètes autorisés du Magistère. Nous tâchons d'y échapper en nous effaçant derrière les enseignements du pape et de l'Eglise que nous relayons sur belgicatho, la plupart du temps sans commentaires, même si, à l'occasion, nous y mettons un grain de sel critique.

    A ce propos, nous tâchons également de ne pas donner dans la critique systématique même si beaucoup de choses nous irritent. De ce point de vue, il est vrai que, de temps à autre, nous pointons des faits qui ne nous paraissent pas aller dans la bonne direction mais nous préférons relayer des choses positives : parutions, initiatives, mobilisations... susceptibles de participer à une oeuvre de (re)construction inspirée par l'Evangile. Evidemment, certains nous reprochent d'être "situés". Mais qui ne l'est pas, en fonction de son âge, de son histoire, de son contexte familial, social et professionnel?

    Il est vrai que d'avoir connu les églises bondées de notre enfance et de les voir vides et abandonnées aujourd'hui ne nous laisse pas indifférents. Il est vrai aussi que l'effacement de la présence de l'Eglise et sa mise au ban par les médias nous préoccupent. Il est vrai encore que les problèmes de relève pour l'avenir ne sont pas les moindres de nos soucis (mais nous constatons combien tout cela est aussi présent dans le discours de Benoît XVI).  Cela ne nous rend ni défaitistes, ni désespérés; au contraire, cela nous incite à continuer notre travail, à tracer notre sillon sans nous en laisser distraire.

    Alors, nous accueillons avec reconnaissance et sérénité cette recommandation formulée par Eric de Beukelaer : "mon message à ces aînés (nous pourrions en être...), le voici : restez critiques et vigilants, mais ne laissez pas l’amertume dominer votre vie de baptisé. Que le sentiment "d’avoir bon d’être chrétien" (c'est du liégeois, bien savoureux!) prenne le pas sur celui d’"avoir mal à son Eglise"." Et, comme il y insiste, nous espérons bien ne pas "user toutes nos énergies à dénoncer les dérives ecclésiales - réelles ou fantasmées -" mais bien être habités par le souci de "témoigner du Christ. A temps et à contretemps."

  • Echos des tragédies d'aujourd'hui

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    L'Agence Fides met en ligne des nouvelles peu réjouissantes :

  • Michel Garicoïts : "me voici pour faire Ta volonté

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    Un saint que l'on fête aujourd'hui : Michel Garicoïts.

    Saint Michel Garicoïts, un apôtre de l’amour de Dieu

     

    L’enfance d’un saint

    Né le 15 avril 1797, aîné de six enfants, Michel Garicoïts a passé ses plus tendres années dans une maison isolée au pied des Pyrénées, près de la frontière franco-espagnole. Il grandit au sein d’une famille catholique, restée fidèle à l’Église de Rome pendant les persécutions révolutionnaires. Par leur piété et leur exemple, ses parents et grands-parents le marquèrent profondément. De sa mère notamment, il reçut une éducation très stricte ; plus tard Michel dira qu’après Dieu, c’est à elle qu’il devait tout.

    Lire la suite sur le site de la Société du très saint Coeur de Jésus

  • Odoardo Focherini, "juste parmi les nations", bientôt bienheureux

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    Sur ZENIT.org, Antonio Gaspari (Traduction d’Océane Le Gall) trace le portrait héroïque de ce journaliste qui devrait être proclamé bienheureux dans un avenir proche :

    Un homme de 37 ans, père de sept enfants, mari exemplaire, fervent catholique (…) qui a sauvé 105 juifs de la déportation nazie : le journaliste italien, Odoardo Focherini, est mort en héros et en martyr dans le camp nazi d’Hersbruck en Bavière orientale, le 27 décembre 1944.

    Odoardo Focherini est l’un des 37 catholiques dont le Saint-Siège, sur autorisation du pape et par décret,  vient de reconnaître le martyre, ouvrant ainsi la voie à sa béatification  (cf. ZENIT, 11 mai 2012).

    Né à Carpi (Italie), le 6 juin 1907, cet ancien journaliste et administrateur du journal « Avvenire », qui fut aussi directeur diocésain d’Action Catholique, organisait la fuite des juifs persécutés vers la Suisse et favorisait les contacts avec les soldats au front ou portés disparus, avec l’appui de la curie épiscopale de Modène et de Carpi mais aussi grâce à sa maison de Mirandola.

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  • Un grand cardinal injustement oublié : Jean Daniélou s.J.

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    L'excellent vaticaniste (n'en déplaise à notre archevêque) Sandro Magister rend justice à la mémoire outragée de ce grand cardinal.

    Fin de la quarantaine pour le cardinal mis à l'écart

    Une journée d'études a mis fin au silence qui entourait Jean Daniélou, l'un des plus grands théologiens du XXe siècle. Le mystère de sa mort. L'hostilité de ses confrères jésuites. L'interview qu'ils ne lui avaient pas pardonnée

    par Sandro Magister

    ROME, le 11 mai 2012 – "Fenêtres ouvertes sur le mystère" : c’est le titre du colloque par lequel, il y a deux jours, l’Université Pontificale de la Sainte Croix a mis fin au silence qui entourait l’un des plus grands théologiens du XXe siècle, le Français Jean Daniélou, jésuite, créé cardinal par Paul VI en 1969.

    Un silence qui aura duré près de quarante ans et qui a commencé au moment de sa disparition, en 1974.

    En effet, le souvenir de Daniélou se réduit aujourd’hui, pour un très grand nombre de gens, au mystère de sa mort, provoquée par un infarctus, un après-midi de mai, au domicile d’une prostituée, au quatrième étage du 56 rue Dulong, à Paris.

    Alors que, en réalité, le véritable mystère sur lequel Daniélou a ouvert des fenêtres à beaucoup de gens, dans son activité de théologien et d’homme spirituel, est celui du Dieu trinitaire. L’une de ses œuvres majeures a pour titre : "Essai sur le mystère de l’histoire". Une histoire qui n’est gouvernée ni par le hasard, ni par la nécessité, mais qui est pleine des "magnalia Dei", les grandioses merveilles de Dieu, plus étonnantes les unes que les autres.

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  • Un journaliste catholique engagé en faveur de la "culture de la vie" assassiné aux Philippines

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    L'information est diffusée par l'Agence Fides : Journaliste catholique engagé en faveur de la « culture de la vie » assassiné à Mindanao

    Davao (Agence Fides) - Ses dernières transmissions avaient été dédiées à la défense de la « culture de la vie », un thème qui, aujourd'hui, passionne le monde politique et la société aux Philippines. Nestor Libaton, 40 ans, journaliste catholique travaillant à DXHM Radio, radio catholique de la petite ville de Mati, dans les environs de Davao, sur l'île de Mindanao, a été assassiné le 8 mai par trois tueurs. Libaton est le troisième journaliste tué aux Philippines ces 15 derniers jours sachant que 55 opérateurs de l'information ont été tués au cours des dix dernières années et 151 depuis 1986. Ce énième meurtre témoigne du climat d'intimidation et de violence qui règne sur l'île de Mindanao, climat qui fait des victimes chez les militants des droits humains, les journalistes et les missionnaires. Hier, l'Agence Fides annonçait la mort d'un responsable et militant indigène tué dans la province de Bukidnon, toujours à Mindanao où, l'an dernier, a été assassiné le Père Fausto Tentorio, PIME (voir Fides 09/05/2012).

    L'Eglise catholique est bouleversée et S.Exc. Mgr Jose Palma, Président de la Conférence épiscopale des Philippines, s'exprimant sur les ondes de Radio Veritas, a condamné l'épisode et invité les autorités à élucider le cas le plus vite possible. Le Père Francis Lucas, Secrétaire exécutif de la Commission pour les Communications sociales de la Conférence épiscopale explique à l'Agence Fides : « Nous sommes secoués et attristés suite au meurtre de Libaton. Ils ont frappé une personne honnête, un innocent, marié et père de quatre enfants. Nous condamnons la violence et demandons que la justice soit rendue. La DXHM Radio de Mati, connue aussi sous le nom de Radio de la Vérité, fait partie du réseau des radio promu par l'Eglise. Il s'agit d'une station au service du peuple, très attentive à la culture de la vie et aux questions liées au développement de Mindanao. Au cours de ces dernières semaines, Libaton avait, lui aussi, abondamment parlé de ces valeurs. Récemment une autre radio catholique se trouvant au nord de Manille a été dévastée par des vandales. De tels gestes entendent intimider et faire taire les voix qui défendent les valeurs telles que la vérité, la justice, les droits humains. Mais l'Eglise aux Philippines continuera à annoncer l'Evangile et ne sera pas réduite au silence ». (PA) (Agence Fides 10/05/2012)

  • Les "vertus héroïques" du Père Sevin reconnues

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    La Congrégation pour les causes des saints vient de reconnaître par décret les vertus héroïques du serviteur de Dieu Jacques Sevin (1882 - 1951), prêtre jésuite français, fondateur des Scouts de France et des Soeurs de la Sainte Croix de Jérusalem. (VIS, 10 mai 2012).

    Parmi les autres décrets dont Benoît XVI a autorisé la publication, ceux qui proclament :

    L'extension à l'Eglise universelle du culte de Ste Hildegarde de Bingen (1089 - 1179), abbesse bénédictine, et inscription de son nom au catalogue des saints.

    Le titre de MARTYR reconnu :

    au serviteur de Dieu Frederick Bachstein, tchèque, et de ses 13 compagnons capucins assassinés en haine de la foi en 1611.

    aux serviteurs de Dieu Raimundo Castaño González et José María González Solís, prêtres espagnols dominicains, et de leurs compagnons, assassinés en haine de la foi en 1936.

    aux serviteurs de Dieu Jaime Puig Mirosa et de ses 18 compagnons, religieux espagnols des Fils de la Sainte Famille; et Sebastián Llorens Telarroja, laïc espagnol, assassinés en haine de la foi entre 1936 et 1937.

    au serviteur de Dieu Odoardo Focherini, laïc italien assassiné en haine de la foi en 1944 (Allemagne).

  • Damien, lépreux avec les lépreux

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    Fêté aujourd'hui : Le Père Damien, apôtre des lépreux dont Eric Madre retrace la biographie (source : mavocation.org) :

    Missionnaire sur une île perdue du Pacifique, le père Damien a vécu avec les lépreux. Dans cet enfer de désespoir et de misère morale, il a réussi à façonner une communauté fraternelle. Il a été canonisé le 11 octobre 2009.

    Joseph De Veuster naît le 3 janvier 1840 dans le village flamand de Tremolo, près de Louvain. Ses parents possèdent une petite ferme de briques rouges et une exploitation de quatre hectares. Il mène une enfance heureuse et simple au milieu de ses six frères et soeurs. Ils reçoivent une éducation pieuse avec, le soir avant la prière, une lecture commentée par leur mère de la vie des saints. Les enfants apprennent très tôt la générosité et le partage : chaque semaine des mendiants sont accueillis à la porte de la ferme. Encore enfant, sur le chemin de l’école, Joseph n’hésite pas à partager son goûter avec un mendiant : "Donnons-lui tout, ce pauvre garçon est toujours dans le besoin !"

    Dès l’âge de treize ans, Joseph arrête ses études pour aider ses parents à la ferme, où il travaille pendant quatre ans. Toute sa vie, il aimera la vie au grand air et les travaux manuels. A dix-huit ans, il est envoyé à Braine-le-Comte en Wallonie pour s’initier au français et parfaire ses connaissances. Pendant ce temps, son frère Auguste est entré au noviciat des Pères des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie à Louvain, sous le nom de frère Pamphile.

    Silence et prière

    La vocation religieuse de Joseph s’affirme au cours d’un séjour auprès de son frère au couvent de Louvain. Ses parents, dont deux filles ont déjà choisi la vie religieuse, finissent par accepter que leur plus jeune fils emprunte une autre voie que celle du commerce. Joseph rejoint le noviciat de la congrégation le 2 février 1859, sous le nom de frère Damien. Malgré son bagage intellectuel d’abord jugé trop faible, ses grandes capacités d’apprentissage et son esprit vif lui permettent de s’orienter vers la prêtrise. Silence, recueillement, prière sont pour lui les maîtres mots de sa préparation à la profession religieuse.

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  • Le bienheureux Thomas Pickering

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    Voici un bienheureux, fêté aujourd'hui, au sujet duquel les sites spécialisés (nominis, eaq, etc) ne nous disent pas grand chose.

    Ce frère bénédictin anglais, accusé injustement de comploter contre le roi Charles II, fut condamné à mort en même temps que d'autres religieux catholiques, dans un contexte de persécution par le pouvoir anglican dans l'Angleterre du 17e siècle.

    Dans un ouvrage intitulé "la persécution des catholiques en Angleterre", nous trouvons rapportées les circonstances de son exécution :

    Quoi qu'il en soit, Pickering demeura en prison jusqu'au 9 mai (1665), jour où il fut traîné à Tyburn pour y mourir. La paix rayonnante de son visage impressionna vivement les spectateurs, non moins que ses protestations de fidélité envers le souverain pour lequel son père était tombé au champ d'honneur. Comme on lui reprochait d'être prêtre : « Oh non, dit il humblement », je ne suis qu'un pauvre frère convers » , il pria pour ses ennemis, puis monta avec tranquillité sur la fatale charrette. Là, on lui mit au cou la corde qui était attachée au gibet et on lui couvrit la figure d'un bonnet. Au moment même où la charrette se dérobait sous ses pieds, un des spectateurs lui cria qu'à cette heure solennelle il devait bien avouer son crime. Avec une présence d'esprit admirable dans un pareil moment, le martyr retira vivement le bonnet qui cachait ses traits et avec un bon sourire : « Regardez-moi », dit-il, «ai-je, la figure d'unhomme capable de commettre un si grand crime »? Il mourut ainsi « en souriant », ajoute Challoner, terminant une vie obscure et laborieuse (Challoner, vol. II, p. 193. PERSÉCUTION DES CATHOLIQUES EN ANGLETERRE) par un trépas glorieux; beaucoup le regrettèrent, dit-il encore ; ils savaient que cet homme doux et bon, incapable de faire de la peine à qui que ce soit, était innocent du forfait pour lequel on l'avait condamné.