La sainteté de l’Eglise (source "Eglise de Bayeux et Lisieux")
La sainteté est l’une des quatre notes de l’Eglise : une, sainte, catholique et apostolique. (LG 8). Sainte non pas seulement parce que réunion des « saints » mais sainte en elle même, parce que fondée par le « Saint de Dieu », Jésus.
Le pape François disait en octobre 2013 lors d’une audience générale : « L’Eglise offre à tous le chemin de la sainteté. Interrogeons-nous alors : est ce que nous nous laissons sanctifier ? Sommes-nous aussi une Eglise qui appelle et accueille les pécheurs à bras ouverts ? ».
La sainteté de l’Eglise n’est pas évidente aujourd’hui, dans une société qui veut l’impeccabilité de ses membres, de ses institutions, de son environnement. Pourtant les textes lus et le credo nous le disent ouvertement : l’Eglise est sainte, alors comment ?
1) L’Eglise des apôtres : la sainteté des appelés
Une équipe de bras cassés choisie par Jésus, c’est la définition même des 12 apôtres, première église.
- Le faux dur : Pierre fut le premier apôtre à confesser la foi chrétienne : "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant !" (Mt 16,16) ; celui à qui Jésus promet : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, je te donnerai les clefs du Royaume des cieux…" (Mt 16,18) Après la Résurrection, c'est encore à lui que Jésus confie d'être "le berger" de ses agneaux. Pierre, le rocher sur lequel repose l'Eglise ! Simon-Pierre a pourtant renié trois fois son Maître, par peur, au moment de sa Passion ! Relevé de sa chute, se sachant pardonné par Jésus, il reçoit de lui la mission d'affermir la foi de ses frères.
- Les ambitieux : Jacques et Jean son frère, que Jésus surnomme "fils du tonnerre", étaient les compagnons de travail de Pierre et André sur le lac de Tibériade. Jacques appartient au petit groupe des intimes de Jésus, avec Pierre et Jean, qui furent témoins de la résurrection de la fille de Jaïre, de la Transfiguration du Seigneur et de son agonie à Gethsémani. Les deux frères n'étaient pas totalement dénués d'ambition humaine puisque leur mère vient un jour trouver Jésus pour lui demander : " Voilà mes deux fils : ordonne qu'ils siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton royaume ! " (Mt 20,21)
- Le sceptique : Nathanaël, il dira à Philippe son scepticisme: " De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ? " (Jn 1,46)
- Le tricheur : Matthieu est un publicain réputé pour prendre un supplément sur les impôts pour le mettre dans sa poche
- Le traitre et le voleur : Judas
- L’incrédule : Thomas. « Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pourrions-nous savoir le chemin ? » (Jn 14,5) « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » (Jn 20,25)
- Tous les apôtres, sauf Jean, abandonnent Jésus au cours de la capture, le procès, la flagellation et la crucifixion. Les disciples étaient tous coupables de lâcheté ; bien que Jésus leur ait dit tout ce qui allait lui arriver, les disciples étaient encore très effrayés, et ne veulent pas faire confiance à Jésus. Jésus a prédit sur le mont des Oliviers que cela arriverait, en citant Zacharie 13: 7: «Frappe le pasteur que les brebis se dispersent ». Le fait que les évangélistes aient laissés en évidence la faiblesse des apôtres montre que la sainteté ne vient pas des hommes, mais bien de Dieu. Jésus les a choisit pour montrer que « Pour l’homme c’est impossible, mais pour Dieu rien n’est impossible » Saint Augustin dira d’eux : « Dieu ne choisit pas des hommes saints, Il rend saint les hommes qu’il choisit ». Cela vaut pour nous tous, pour tous les chrétiens, la sainteté vient de la proximité avec Dieu et non de talents humains qui seraient mis en branle.
Le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque émérite de Kinshasa, est à Bruxelles cette semaine. Il a été reçu au Sénat belge et a pris la parole aux Grandes Conférences catholiques. La Libre Afrique.be a pu interviewer le prélat congolais . 

C’est dans un contexte français très troublé que se sont réunis, samedi, au Sénat, une centaine d’intellectuels européens autour du professeur Rémi Brague pour lancer la plate-forme culturelle One of Us.