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BELGICATHO - Page 1389

  • Quand les évêques allemands prennent le parti d'assouplir la discipline des sacrements

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Érosion de la discipline des sacrements de l’Église catholique en Allemagne

    Fils du philosophe catholique allemand Robert Spaemann, le docteur Christian Spaemann a réagi à la récente décision de la Conférence des évêques allemands d'élargir la possibilité de recevoir les sacrements aux fidèles se trouvant dans une situation irrégulière. Nous publions ici la version française (traduction d'Elisabeth Franc) de son texte publié en allemand sur kath.net ainsi que sur différents sites en langue étrangère.

    C’est désormais chose faite. Les évêques allemands ont pris une décision qui ne relève pas de leur autorité. Ils ont assoupli la discipline des sacrements de l’Église catholique : les croyants se trouvant dans une situation irrégulière, c’est-à-dire qui entretiennent des relations sexuelles hors mariage sacramentel, doivent avoir la possibilité de recevoir les sacrements. Il convient de « respecter leur décision de recevoir les sacrements…. » Dans leur texte, les évêques reprochent aux prêtres qui se conforment à l’ordre en vigueur jusqu’ici d’avoir tendance à « juger rapidement » et à adopter une « attitude rigoriste (et) extrême ». Ils suivent ainsi une logique dans laquelle ils interprètent de manière erronée la notion de miséricorde et ont une image déformée de ceux qui observent le magistère de l’Église catholique et sa rationalité intérieure. Dans leur communiqué, les évêques allemands transgressent des normes claires que de nombreux papes, en particulier Jean-Paul II, et le Catéchisme de l’Église catholique ont définies sans ambiguïté, en accord avec l’enseignement traditionnel de l’Église. Le fait qu’ils se fondent sur l’exhortation post-synodale « Amoris laetitia » (AL) du Pape François ne justifie pas cette façon de procéder, étant donné que cette exhortation doit être interprétée à la lumière de la tradition, faute de quoi il ne faudrait pas s’y conformer car le Pape ne suivrait pas l’enseignement traditionnel de l’Église.

    Le point essentiel

    Le point essentiel à retenir est que l’enseignement de l’Église contient des normes qui s’appliquent sans aucune exception et ne sont pas soumises à un examen circonstancié, c’est-à-dire qu’il n’est pas possible de prendre des décisions divergentes au cas par cas. Cela est lié à la nature de l’homme, auquel est conféré une dignité qui impose certaines limites dans la relation avec soi-même et avec les autres. La sexualité en fait partie. L’homme ne peut pas l’instrumentaliser ou la vivre en dehors d’un contexte défini sans porter atteinte à sa dignité ni assumer la responsabilité de sa faute, quelle que soit la manière de pondérer les circonstances subjectives et donc la faute personnelle. Par exemple, lorsqu’un homme souffre d’un trouble psycho-organique l’empêchant de contrôler ses affects et qu’en conséquence il insulte régulièrement sa femme, il souille quand même sa relation avec elle et lui exprimera son regret à maintes reprises alors qu’il ne peut rien ou presque rien y faire.

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  • La Cour de justice de l’Union européenne a statué : le port du voile peut être interdit en entreprise

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    De Radio Vatican :

    Selon la CJUE, le port du voile peut être interdit en entreprise

    (RV) Une entreprise peut-elle interdire dans son règlement intérieur le port visible de signes religieux ? Oui, a répondu ce matin la Cour de justice de l’Union européenne, la CJUE. Elle rendait son avis dans le cas d’une employée belge licenciée par son entreprise car elle portait le foulard islamique. Mais la Cour a posé plusieurs conditions. Et dans une affaire française similaire, où ce n’est pas le règlement intérieur mais la plainte d’un client qui avait provoqué le licenciement, la Cour a estimé le renvoi injustifié Samuel Bleynie…

    Dans le dossier belge, la cour constate que l’interdiction, orale puis écrite dans le règlement intérieur, ne constitue pas une discrimination directe fondée sur la religion. Et ce puisque tous les signes politiques, philosophiques ou religieux étaient concernés, sans distinction.

    La CJUE n’exclue pas l’hypothèse que cela constitue cependant une discrimination indirecte, visant de fait la seule religion musulmane. Il reviendra à la justice belge d’en juger, mais la CJUE estime que, même si elle était avérée, cette discrimination indirecte pourrait être justifiée par un objectif légitime, comme la poursuite d’une politique de neutralité vis-à-vis de la clientèle.

    À une condition : que cet objectif soit appropriée et nécessaire. Les seuls employés au contact de clients doivent y être soumis et des solutions de replacement proposées avant de licencier les employés réfractaires.

    Dans le cas français, c’est un peu différent. Ce n’est pas le règlement intérieur, mais un client qui a poussé l’entreprise à réclamer que l’employée à qui il avait à faire retire son foulard. Suite au refus de l’employée de se plier à une telle exigence, l’entreprise l’a licenciée. Un licenciement illégal, selon la CJUE, qui estime que la volonté d’un employeur de tenir compte de ce souhait du client ne saurait être considéré comme «une exigence professionnelle essentielle et déterminante».

    En résumé : une règle interne interdisant le port visible de tout signe politique, philosophique ou religieux ne constitue pas une discrimination directe. Mais, en l’absence d’une telle règle, répondre au simple souhait d’un client peut constituer une telle discrimination.

  • Buxelles (cathédrale), 22 mars : prière pour les victimes des attentats du 22 mars 2016

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    A défaut de messe(s) célébrée(s) à cette intention comme cela se fait dans les pays voisins :

    nous répercutons ici l'invitation suivante :

    ATTENTATS DU 22 MARS : INVITATION À LA PRIÈRE ANNIVERSAIRE

    Mercredi 22 mars 2017, au premier anniversaire des attentats qui ont endeuillé Bruxelles, tous les chrétiens de Bruxelles et tous les hommes et femmes de bonne volonté sont invités à se rassembler dans la cathédrale des Saints Michel et Gudule de Bruxelles à 18 h pour un temps de prière pour les victimes des attentats.

    Cette veillée de prière sera présidée par le Cardinal Jozef De Kesel.
    Soyez tous les bienvenus.

    Mgr Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles

    Infos : Paul Emmanuel Biron : 02 533 29 06 – commu@catho-bruxelles.be

  • P. Simon Noël, osb : contra spem in spe

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    Jésus calme la tempête.jpg«Contra spem in spe », dit saint Paul : contre l'espérance dans l'espérance. Le P. Simon Noël (Chevetogne) a posté ce billet sur son blog, au retour d’une session charismatique, marquée par la crise qui ébranle l’Eglise en Belgique et ailleurs en Europe : 

    « Je reviens de deux journées d'une session charismatique de louange et de guérison pour enfants et leurs parents. Cela m'a permis de prendre un peu la température de notre Église. La session avait lieu dans un lieu où vivent des religieux âgés ou malades. J'ai eu des contacts avec ceux-ci aussi bien qu'avec les participants de la session.

    Quelles conclusions tirer des conversations auxquelles j'ai pris part ? D'abord beaucoup de témoignages désabusés sur la situation actuelle de l’Église de la part des religieux qui nous accueillaient : plus de vocations, une pratique religieuse vieillissante et en baisse constante. La sécularisation ne cesse de s'affirmer. Ainsi un home proche pour personnes âgées, qui portait un nom chrétien, y a renoncé récemment pour adopter un nom plus neutre. Pax Christi vient aussi de changer son nom en Be.Pax. Les religieux en question craignent eux-mêmes de devoir aller bientôt dans une maison de repos, où, semble-t-il, ils ne disposeront plus d'une chapelle. Et tant d'autres choses furent dites qui vont dans le sens d'une apostasie qui se généralise et d'une confusion au sein même de l’Église.

    Et puis, il y eut tant de belles choses, prometteuses d'un avenir meilleur, dans la session des enfants et de leurs parents. Des petits et des grands qui vivent en profondeur le sacrement de la réconciliation. Des enfants initiés à l'adoration du Saint Sacrement et à la prière du rosaire. Des adultes qui se sont relayés jour et nuit devant le Saint Sacrement pour la louange et l'intercession. De nombreuses grâces de délivrance et de guérison. Une écoute patiente et priante de tant de souffrances humaines, de la part des accompagnateurs, prêtres, religieuses et laïcs.

    Alors que dire ? La situation est bien contrastée. D'une part, la mort spirituelle, d'autre part, la vie de l'Esprit. Oui la crise est réelle mais l'avenir de l’Église est entre les mains de Dieu.

    Je conclus par ce que m'a dit un des prêtres accompagnateurs de la session. La crise est grave, et pourrait s'aggraver, au point qu'à un moment donné, tout humainement semblera perdu. Alors ce sera l'intervention directe, inattendue et miraculeuse de Dieu, qui semble dormir pour l'instant au fond de la barque de Pierre. Un renouveau extraordinaire s'ensuivra et fera notre émerveillement.

    Par notre prière, notre silence et notre fidélité, que soit hâtée la venue de ce jour. Gardons confiance et restons calmes. »

    Ref. Une session charismatique

    Volens nolens, l’Europe passera aux « barbares », en fait des peuples souvent plus religieux  que  le monde aux cheveux blancs qui s’étiole sous nos yeux. Les chrétiens ne sont pas absents de ces migrations venues d’outre mers : déjà, dans nos paroisses et communautés, ils partagent la jeunesse et la conviction de leur foi vivante avec les minorités de souche restées fidèles. Quelqu’un a dit « noli timere, pusillus grex », n’aie  pas peur, petit troupeau: j’ai vaincu le monde. L’identité qui nous intéresse c’est celle du Christ.

    JPSC

  • Le "Trumpcare" assurera la protection du caractère sacré de la Vie

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    Lu ICI :

    USA / IVG : « Le caractère sacré de la vie sera protégé sous le Trumpcare » 

    Le vice-président américain Mike Spence a assuré aux dirigeants pro-vie que l’abrogation de l’« Obamacare » et l’introduction du « Trumpcare », l’alternative de la loi sur le système de santé du président Trump, assureront la protection du « caractère sacré de la vie ».

    En chrétien convaincu, il a tenu ce que son Bureau décrit comme une « séance d’écoute » avec plusieurs leaders pro-vie opposés à l’avortement, jeudi dernier.

    « La conversation a porté l’importance de veiller à ce que le caractère sacré de la vie soit respecté et inclus dans les efforts pour abroger et remplacer l’Obamacare », a déclaré le Bureau du vice-président dans un communiqué.

    « Nous sommes tellement reconnaissants d’avoir une administration à Washington qui veut vraiment protéger les enfants à naitre et travaille à mettre fin aux mandats déraisonnables sur l’avortement de l’Obamacare », a déclaré Horatio Mihet, vice-président des affaires juridiques de Liberty Counsel.

  • Ordonner des "viri probati" ? Cela ne résoudrait pas le problème...

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    De Clémence Houdaille sur le site du journal La Croix :

    Ordination d’hommes mariés : « Ce n’est pas la solution car ce n’est pas le problème »

    Mgr Francis Bestion, évêque de Tulle (Corrèze), est membre de la Commission pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale de la Conférence des évêques de France

    Cette question de viri probati n’est pas du tout nouvelle, elle se pose depuis le Concile Vatican II. Dans son interview à Die Zeit, le pape François dit que le célibat optionnel n’est pas la solution. Je le comprends. Ce n’est pas la solution car ce n’est pas le problème. On se focalise sur les vocations et sur le célibat des prêtres, alors que le problème est une Église qui se soucie de la survie de ses structures au lieu de chercher à être missionnaire. Si notre inquiétude est de maintenir des structures qui existent depuis des siècles, c’est dramatique.

    A LIRE : Le pape François envisage une réflexion autour de l’ordination…

    Mon problème, en tant qu’évêque d’un diocèse rural, ce n’est pas d’avoir moins de prêtres, mais de ne pas avoir de jeunes prêtres. Je peux déjà ordonner des hommes mariés diacres, et les candidats ne se bousculent pas à ma porte. Même si l’on ouvrait l’ordination à des viri probati, je n’aurais sans doute pas beaucoup de candidats. Et même si j’ordonnais des viri probati, cela ne résoudrait pas le problème, qui est que nos communautés sont devenues des assemblées de personnes âgées. Ce n’est pas surprenant qu’il n’y ait pas de jeunes dans les séminaires, quand on voit la composition des assemblées ! L’inverse serait surprenant. Mais si l’on n’a aucun jeune prêtre, qui va être le ferment de la mission ? Même les laïcs engagés sont beaucoup plus investis dans la survie des structures existantes que dans l’évangélisation. Le défi est de faire vivre notre baptême, d’appeler davantage de jeunes, plutôt que de nous épuiser à faire survivre des structures héritées des siècles passés et qui ne correspondent plus à la vie d’aujourd’hui. En milieu rural, les jeunes pratiquants sont prêts à faire des kilomètres pour se rendre dans une paroisse où ils se sentent bien. Ils ne demandent pas à avoir un prêtre dans leur village.

    Crise profonde de la foi

    Ce qui me soucie n’est pas le célibat des prêtres, c’est qu’il n’y a personne pour annoncer l’Évangile. Le vrai problème est la crise profonde de la foi que traversent nos sociétés occidentales. Alors dans beaucoup de diocèses, on essaie de boucher les trous en faisant venir des prêtres de l’étranger. Mais ce n’est pas cela qui va répondre à la problématique essentielle : l’Église doit continuer à être fraternelle, missionnaire et appelante. Il ne s’agit pas de perdurer mais d’annoncer le Royaume de Dieu, même s’il faut pour cela laisser mourir un mode de fonctionnement passé.

    Il faut aussi savoir regarder ce qui est en train de naître. Mon grand espoir, aujourd’hui, est le nombre grandissant de catéchumènes adolescents et adultes. C’est là qu’il doit y avoir un travail d’accompagnement de la part de nos communautés.

  • Bruxelles (Stockel), 20-26 mars : Retraite de Carême animée par la Communauté Saint-Jean

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  • Rome : premières rencontres de chant grégorien avec une large participation belge

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    L’Académie de Chant grégorien de Belgique (Communauté Wallonie-Bruxelles) a proposé, en collaboration avec la Chorale Cum Jubilo de Watou (Flandre occidentale), une session à Rome à l’occasion de l’entrée en Carême. Le succès de la manifestation a surpris les organisateurs: 80 chanteurs, venus de 12 pays ont participé à l’événement. Lu sur "cathobel" le site interdiocésain francophone de Belgique, ce 13 mars 2017 :


    Gregorien-a-Rome-768x343.jpg« Au cours de cette session de 5 jours, les participants ont préparé le répertoire grégorien du Mercredi des Cendres. Les différents Offices de la journée, laudes, tierces, sextes, nonnes ainsi que la messe ont été chantés dans différentes basiliques de la ville, notamment Sainte Marie Majeure et Saint Paul hors les murs ainsi que Saints Jean et Paul al Celio, dont Mgr Joseph De Kesel est le Cardinal-prêtre. Ce fut donc une journée de pèlérinage chantant à travers toute la Ville Sainte. Une expérience inoubliable.

    Un des grands moments du séjour romain, fut aussi la messe du lundi 27 février que les grégorianistes ont chantée en la Basilique Saint-Pierre à 17h.

    Les portes de toutes ces belles églises se sont ouvertes grâce à l’aide précieuse de Monseigneur Dirk Smet, recteur du Collège pontifical belge à Rome, qui accepta de célébrer lui-même certains des offices.
    La Schola était composée de chanteurs venus de toute l’Europe, Belges francophones et néerlandophones, Lituaniens, Estoniens, Hollandais, Hongrois, Français, Allemands, Anglais, Polonais, Espagnols et Suisse, dirigés par le chef estonien Jaan-Eik-Tulve.

    Le séjour fut aussi l’occasion de s’intéresser au rôle de l’Eglise dans le monde. Gérald Messiaen, Président de l’Académie de chant grégorien , avait choisi comme thème de la session « Loquetur pacem gentibus » (Za. 09,10) (Il annoncera la paix aux nations) dans la cadre du centenaire de la guerre 1914-1918. C’est ainsi que Philippe Chenaux, professeur d’histoire de l’Église moderne et contemporaine à l’Université du Latran a parlé des «Tentatives de paix de Benoît XV et de Mgr. Pacelli (le futur pape Pie XII) en 1917» lors d’une brillante conférence qui s’est tenue à la Résidence de l’ambassade de Belgique auprès du Vatican, rehaussée par la présence de l’Ambassadeur, Monsieur Jean Cornet.

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  • Verviers (Sainte-Julienne), dimanche 19 mars : messe et concert par l'ensemble Cantabile (Eupen)

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    Nous avons le plaisir de vous inviter à la messe

    suivie d'un moment musical,

    le dimanche 19 mars 2017 à 11H00

    à l'église Sainte-Julienne (Verviers)

    L'ensemble vocal Cantabile d’Eupen

    interprètera

    des oeuvres de Thalis, Dubra, Duruflé,

    Hogan, Gjeilo et Nees

  • « Une goutte de lait » : une demande urgente de l’Aide à l’Église en Détresse pour aider les enfants à Alep

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    D'Aide à l'Eglise en Détresse (Belgique) :

    « Une goutte de lait » : demande urgente de l’Aide à l’Église en Détresse pour aider les enfants à Alep.

    Les combats dans la partie orientale d’Alep ont, pour l’instant, cessé, et compte tenu du calme relatif, les gens reviennent lentement pour voir ce qui reste de leurs maisons. Les destructions et l’impact sur les infrastructures sont importants, et les besoins énormes : nourriture, combustible pour le chauffage, eau et électricité. La Fondation pontificale « Aide à l’Église en Détresse », qui a continuellement fourni des fonds aux chrétiens de Syrie depuis le début de la guerre, s’attèle maintenant, avec ses partenaires locaux, à l’une des principales préoccupations des familles chrétiennes à Alep : du lait pour leurs enfants.

    En ces temps de disette, le lait est essentiel pour la croissance et le bien-être de ces enfants. Le projet appelé « Une goutte de lait » vise à assurer chaque mois aux enfants chrétiens d’Alep de moins de dix ans un approvisionnement en lait.

    Le projet œcuménique, mis en œuvre depuis mai 2015, a été grandement apprécié et continue de l’être par toutes les Églises chrétiennes d’Alep, car c’est le seul programme qui aide tous les chrétiens indépendamment de leur rite ou de l’Église à laquelle ils appartiennent. Mais le financement de ce projet très important est en péril. Bien qu’Alep soit calme et ne soit donc plus au cœur des préoccupations des médias internationaux, les conditions de vie y sont épouvantables : 80 % de la population d’Alep a été déplacée et 70 % vit en dessous du seuil de pauvreté. Le nombre de familles ayant besoin de colis alimentaires rien que pour survivre a considérablement augmenté.

    Le docteur Nabil Antaki, un gastro-entérologue syrien qui est resté auprès de la population pendant les bombardements et qui coordonne maintenant ce projet, a instamment demandé davantage d’aide pour que le programme de fourniture de lait soit maintenu. « Nous distribuons du lait chaque mois à environ 2.850 enfants : 2.600 enfants reçoivent du lait en poudre, et 250 reçoivent du lait spécial pour nourrissons. Les bébés non allaités par leur mère reçoivent un lait qui leur est spécialement destiné. Le nombre total de bénéficiaires varie chaque mois en fonction du nombre de naissances et de l’émigration des familles », explique le docteur Antaki.

    Georgina, mère de trois enfants, explique à l’Aide à l’Église en Détresse combien ce projet est important pour elle et sa famille : « Myriam a dix ans, Pamela a six ans. Nous faisons partie des bénéficiaires du projet “Une goutte de lait”. Myriam et Pamela reçoivent chacune un kilo de lait en poudre par mois. La santé de Pamela était critique du fait qu’elle avait été touchée par des éclats de bombe dans le dos, et maintenant qu’elle a récupéré, elle a besoin de lait pour améliorer sa santé et se renforcer. Ce projet est très important pour moi et ma famille, et je tiens vraiment à ce qu’il continue ».

    Les enfants d’Alep ont déjà été privés d’une enfance paisible et épanouissante. Il ne faudrait pas qu’ils soient privés du lait nécessaire à leur croissance et à leur santé. L’Aide à l’Église en Détresse a donc assuré le docteur Antaki de notre aide aux enfants d’Alep.

    L’Aide à l’Église en Détresse donnera 18.750 € par mois pendant toute l’année 2017, soit un total de 18.750 € x 12 = 225.000 €

    Par Maria Lozano

  • Sédation : le médecin doit-il obéir à un patient qui la demande ?

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Sédation : le médecin doit-il obéir à un patient qui la demande ?

    Une décision du conseil de discipline des soins de santé (RTG) de La Haye vient attiser le débat autour de la sédation en phase terminale aux Pays-Bas. Dans un jugement récent, le conseil de la RTG a en effet condamné un spécialiste en gériatrie qui n’avait pas jugé opportun de sédater une patiente de 102 ans qui le demandait. Celle-ci exprimait en effet le désir de ne plus vivre. Le gériatre mis en question affirme que sa patiente était calme, dormait bien et réagissait bien aux doses de morphine. Aucun symptôme réfractaire physique n’était observé, selon lui.

    Ce n’est pas l’avis du Conseil qui a estimé que le médecin devait également prendre en considération la souffrance psychique d’être encore en vie, alors que la patiente souhaitait mourir. Le Conseil a donc laissé entendre que le seul fait de vouloir mourir, peut être qualifié de « symptôme réfractaire », qui, ne pouvant être « atténué », constitue une raison valable à la sédation.
    De son côté, le Collège disciplinaire de la Fédération des médecins néerlandais (KNMG), qui a été saisi de l’affaire, a rappelé que la décision de plonger un patient dans un état d’inconscience par sédation ne dépend ni de la famille ni du patient, mais bien du médecin. Ceci est d’ailleurs spécifié dans la directive de la KNMG sur la sédation palliative.

    Cette Directive pose deux conditions cumulatives pour pouvoir pratiquer la sédation. Premièrement, le décès doit être prévisible à brève échéance (une ou deux semaines). Deuxièmement, un ou plusieurs symptômes réfractaires doivent être présents chez le patient. « la sédation palliative est une intervention médicale, et qui repose sur la responsabilité du médecin, quant à la décision et l’exécution de la sédation. » Le médecin, devant agir en connaissance de cause, doit logiquement obtenir l’accord du patient, mais c’est le médecin seul qui prend la décision de plonger le patient dans le coma. Il n’y a donc pas de décision bilatérale, mais bien unilatérale, émanant du médecin. Il n’est donc pas question d’accorder automatiquement la sédation à un patient qui la demande.

    La famille de la personne décédée naturellement a toutefois porté plainte, arguant que le désir de mourir était un symptôme réfractaire et que, sur cette base, les médecins ne pouvaient refuser la sédation. Ce refus dans ce cas précis aurait causé, disent-ils, une souffrance physique et psychologique à la patiente qui aurait, selon la famille pu être évitée. C’est sur cette base que le médecin a reçu un blâme émanant du Conseil de discipline des soins de santé (RTG).

     Source : Nederlands Tijdschrift voor Geneeskunde

    Qu'est-ce que la sédation ? Voir  Fiche Didactique "Fin de vie : s'entendre sur les mots"