Via Oasis :
Trois coptes font leur entrée dans le nouveau gouvernement égyptien
La communauté chrétienne d’Égypte espère des jours meilleurs avec la fin de la présidence de Mohamed Morsi, même si elle craint des actes de représailles d’extrémistes islamistes et se montre prudente vis-à-vis de l’institution militaire en raison de douloureux souvenirs.
Objet de prêches enflammés d’islamistes les accusant de conspiration avec les militaires, les coptes – qui ont contribué au mouvement qui a emporté la présidence Morsi, renversé le 3 juillet par l’armée le 3 juillet, après des manifestations massives réclamant son départ – sont depuis victimes d’actes de représailles : en 15 jours, six coptes ont été tués, selon l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR). L’une des victimes a été retrouvée morte, décapitée, dans la péninsule du Sinaï, où les troubles sécuritaires se sont accentués depuis la chute de Mohamed Morsi.
Malgré cela, la communauté, qui représente entre 6 % et 10 % des 84 millions d’Égyptiens veut voir l’avenir avec plus d’optimisme.
Trois coptes au gouvernement
D’après le vice-président du parti social-démocrate, Emad Gad, le départ du pouvoir des Frères musulmans offre ainsi l’opportunité de garantir davantage les droits de la communauté chrétienne, à laquelle il appartient par ailleurs. « On peut s’attendre à des attaques djihadistes, salafistes contre les coptes. Mais nous sommes prêts à payer le prix pour construire notre État démocratique, affirme-t-il à l’AFP. Nous demandons la citoyenneté, l’égalité et les droits de l’homme. Nous sommes prêts à jouer un rôle dans la construction du nouveau régime. »






















