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  • La CEDH (Cour Europénne des Droits de l'Homme) : une juridiction sous influence ?

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    20.02.2020

    LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L’HOMME, UNE JURIDICTION SOUS INFLUENCE

    « Les ONG et les juges de la CEDH, 2009 – 2019 ». Sous ce titre, un rapport explosif, fruit d’une enquête fouillée, qui vient de paraître. Ses auteurs : Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ pour European Centre for Law & Justice) et Delphine Loiseau, juriste, chercheur associé à l’ECLJ. Leur enquête met en lumière d’étroites relations entre plusieurs juges de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) et des ONG actives devant cette Cour. Au moins 22 des 100 juges permanents ayant siégé à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) entre 2009 et 2019, sont d’anciens responsables ou collaborateurs de sept ONG surreprésentées auprès de la CEDH. Douze juges sont liés au réseau de l’Open Society Foundation (OSF), sept aux comités Helsinki, cinq à la Commission Internationale des Juristes, trois à Amnesty International, un à Human Rights Watch, un à Interights et un à l’A.I.R.E. Centre.

    Ces liens jettent le doute sur l’impartialité des jugements rendus par la CEDH, notamment quant à la protection des droits de l’homme. Depuis 2009, le rapport recense pas moins de 185 affaires dans lesquelles l’une des sept ONG citées a été officiellement impliquée dans la procédure. Dans 88 cas, des juges avaient des liens avec l’ONG. « Cette situation met en cause l’indépendance de la Cour et l’impartialité des juges ; elle est contraire aux règles que la CEDH impose elle-même aux États en la matière. Elle est d’autant plus problématique que le pouvoir de la Cour est exceptionnel », dénonce le rapport de l’ECLJ. Pouvoir exceptionnel, en effet ! Les 47 pays signataires de la Convention européenne des droits de l'homme sont dans l'obligation de mettre leurs législations nationales en conformité avec la jurisprudence établie par cette juridiction supranationale. Pour sortir de cette confusion, le rapport préconise la vigilance sur le recrutement des juges afin d’écarter les militants et les activistes, et propose des mesures visant à assurer la transparence des intérêts et des liens entre requérants, juges et ONG.

    Parmi les ONG citées, l’Open Society Foundation (OSF) se distingue par le nombre de juges qui lui sont liés et par le fait qu’elle finance avec largesse les six autres organisations citées dans ce rapport. Sur son site Internet, l’OSF justifie sa générosité à l’égard des autres ONG par la volonté d’instaurer de véritables « alliances pour atteindre des objectifs stratégiques du programme de l'open society ». Autrement dit, la pluralité d’ONG est une façade : « La communauté d'intérêts et les liens institutionnels et financiers entre requérants et intervenants jettent une ombre sur l'impartialité des tiers intervenants, analyse Puppinck. Ils mettent en cause l'égalité des armes devant le juge, car le gouvernement défendeur se retrouve seul face à une nuée d'ONG, qui, bien que se présentant distinctement, poursuivent le même objectif et sont liées. »

    Derrière l’OSF et ses alliées, un mécène : le multimilliardaire George Soros qui a investi dans l’OSF la bagatelle de 32 milliards de dollars depuis 1984. Ce « philanthrope » américain est le plus puissant militant d’une « société ouverte », multiculturaliste, lancée à la conquête d’« avancées sociétales ». Concrètement, cela se traduit par l’abolition des frontières, la promotion de l'immigration et du mariage gay, l’apologie de l'euthanasie et de l'avortement, ou encore la dépénalisation de la drogue. Cette vision du monde a inspiré de nombreux jugements de la CEDH contre des pays signataires de la Convention : contre l'Autriche, la Grèce et l'Italie, contraintes de légaliser les unions homosexuelles ; contre la Pologne, sommée d’assouplir le droit à l'avortement ; contre la France, plusieurs fois condamnée pour avoir refusé de transcrire les actes de naissance d’enfants nés par GPA à l'étranger ou incitée (avril 2019) à reconnaître la filiation entre « la mère d’intention » et les enfants nés à l’étranger d’une gestation pour autrui (GPA) – alors même que celle-ci est illégale en France.

    Pour le philosophe et député européen François-Xavier Bellamy, « le principe de l’équilibre des pouvoirs est rompu » par la supériorité que tend à prendre aujourd’hui le pouvoir judiciaire sur l’exécutif et le législatif. Et c’est à la CEDH que ce déséquilibre est le plus manifeste quand les juges prétendent imposer leurs choix aux États sur des sujets aussi différents que leur politique migratoire, éducative, familiale, sociétale, etc… Cette rupture démocratique est la cause de la défiance croissante des peuples à l’égard des instances de l’Union européenne.

    L'emprise de la CEDH sur les choix des États
    Valeurs Actuelles 19-02-2020
    L'emprise de la CEDH sur les choix des États
    Lire l'article sur : Valeurs Actuelles
  • François sur l’Amazonie : le pape est-il « panthéiste et idolâtre » ?

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    La lettre du pape François sur l’Amazonie est-elle « panthéiste et idolâtre » ? (19 mn)

    Réponse aux critiques des Sédévacantistes.

    Il est intéressant de regarder les critiques venant des oppositions au pape François.

    Il y a d’abord celles des « progressistes » comme le père Duigou sont faites de déception pastorale : « Pas d’ordination diaconale des femmes et sacerdotales des hommes mariés… Mais François n’a pas interdit non plus. » On devine donc l’étape de leur prochain combat et leur désir ne s’arrêtera pas là. L’ordination épiscopale de femmes lesbiennes et divorcées est déjà un rêve accompli chez les Anglicans.

    Il y a ensuite celle des « intégristes » de type « sédévacantiste (le pape de Rome est un antipape) » qui sont doctrinales et croient repérer deux hérésies. D’abord le « panthéisme » (Dieu et le monde sont uns) dans cette phrase (N°74) : « Le Christ est glorieux et mystérieusement présent dans le fleuve, dans les arbres, dans les poissons et dans le vent » et dans celle-ci n° 56 : « Il faut entrer en communion avec la forêt ». L’autre accusation est celle d’idolâtrie à cause de ce propos : « 79. Il est possible de recueillir d’une certaine manière un symbole autochtone sans le qualifier nécessairement d’idolâtrie. Un mythe chargé de sens spirituel peut être utilisé et pas toujours être considéré comme une erreur païenne (…), bien qu’un lent processus de purification ou de maturation soit requis. » Cette video montre comment doivent être comprises ces paroles du pape, selon la méthode demandée par son prédécesseur Benoît XVI, à savoir « dans une herméneutique de la continuité avec les dogmes de toujours». Peut-on trouver Dieu dans le fleuve, la forêt, les poissons ? Bien sûr que oui. C’est ce que fait tout homme qui prie dans la nature et sent la présence de son Créateur dans la créature. Est-ce à dire que le poisson est Dieu ? Bien sûr que non. Peut-on trouver des annonces de Jésus Christ dans les mythes des paganismes ? Bien sûr que oui. C’est ce qu’a toujours fait l’Eglise catholique en remplaçant les cultes des idoles par le culte des saints et des anges qui leur ressemblaient par quelque événement de leur vie. On en trouvera un exemple ici avec la saint Valentin : La vie de saint Valentin, évêque de Terni, patron des amoureux (160-203) (19 mn) (14 février) https://youtu.be/FnHMBn8PMLE

  • Le lait maternel n'est pas le même selon qu'il s'agit d'une fille ou d'un garçon

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    LA COMPOSITION DU LAIT MATERNEL DIFFÉRENTE SELON QUE LA FEMME ACCOUCHE D'UNE FILLE OU D'UN GARÇON

    Sources: Le Point (15/02/2020) - Gazette de Harvard, (03/02/2020) - Study ties fetal sex to milk production

  • Portugal : religions et médecins mobilisés contre une dépénalisation de l'euthanasie

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    PORTUGAL, APRÈS LES REPRÉSENTANTS DES RELIGIONS, LES MÉDECINS S'OPPOSENT À LA LOI VISANT À DÉPÉNALISER L'EUTHANASIE

    19 février 2020

    Les parlementaires portugais doivent examiner aujourd’hui cinq propositions de loi sur l'euthanasie, dont une présentée par le parti socialiste au pouvoir et défendue par le premier ministre, Pedro Sanchez. Si plusieurs parlementaires y sont favorables, l’Ordre des médecins ainsi que les responsables des neuf principales confessions du pays (cf. Portugal : 9 religions s’unissent pour faire barrage à l’euthanasie) y sont farouchement opposés.

    Samedi, des manifestants brandissaient des pancartes : « L'euthanasie n'est pas un droit. Les droits ne tuent pas ! Les droits protègent la vie » ou encore « Non à l'euthanasie, oui aux soins palliatifs ».

    Lundi soir, à l’issue de son audience avec le président de la République portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, le président de l’Ordre des médecins, Miguel Guimaraes, a rappelé avec force que « les médecins apprennent à soigner les patients et à sauver des vies. Ils ne sont pas prêts à participer à des démarches conduisant à la mort » avant d’ajouter : « Nous ne sommes pas d’accord car cela va à l’encontre de la pratique médicale et viole le code déontologique de l’Ordre des médecins ».

    L’issue du vote reste incertaine les parlementaires n’ayant pas reçu de consignes sur ce sujet. Plusieurs propositions de loi similaires ont échoué par une faible majorité en mai 2018.

    Sources: Aleteia, Bérangère Dommaigné (18/02/2020) - Daily Mail, Chris Dyer (18/02/2020)

  • Quand on assiste au "crépuscule de l'universel"

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    Des propos recueillis par Aliénor Barrière sur Atlantico.fr :

    Chantal Delsol : "L’Occident est passé de l’humanisme à l’humanitaire"

     

    Atlantico.fr : Vous expliquez que "l'individualisme occidental, libéral et mondialiste, se trouve en face de plusieurs cultures distinctes qui le combattent au nom chaque fois d'une forme d'holisme et d'enracinement". Quelle est donc l'origine de la remise en cause de notre universalisme ?

    Chantal Delsol : Cette mise en cause est récente, elle date du tournant du siècle. Je crois, et c’est la thèse que je développe, qu’elle provient largement d’un excès de l’individualisme occidental. Celui-ci est devenu si extrême, si idéologique, que nombre de groupes culturels, à l’extérieur et à l’intérieur de l’Occident, en sont venus à penser que ce n’était plus là un modèle possible ni souhaitable. Le processus le plus emblématique : l’institutionnalisation de la solitude individuelle et la dissolution des liens, est considéré par beaucoup comme inacceptable.

    Vous abordez la politique chinoise en expliquant qu'en Chine "la liberté personnelle, qui donne lieu à la libre parole et à la contestation, à l'Etat de droit et à la démocratie, est décrite comme la porte ouverte aux désordres de toutes sortes, voire à l'anarchie et au nihilisme - impropre, donc, au développement harmonieux d'un peuple". Peut-on rapprocher cette conception à la légende du Grand Inquisiteur développée par Dostoïevski dans Les Frères Karamazov ?

    Oui, sinon que Dostoïevski en tire une critique théologique : Dieu a eu tort de nous laisser la liberté, ce faisant il nous a rendus malheureux… Mais il est vrai que l’on peut trouver la critique de la liberté excessive, aussi bien chez les Russes que chez les Chinois. J’ai tenté de montrer que les arguments affichés étaient analogues. Et que même, les arguments des traditionnalistes anti-modernes depuis la révolution française, étaient aussi les mêmes. Il s’agit toujours d’affirmer ici que la liberté doit être limitée en fonction du besoin de liens, qui est foncièrement humain, et des responsabilités attenantes.

    La modernisation peut-elle désormais se penser sans l'occidentalisation ?

    On voit plusieurs cultures extra-occidentales espérer, depuis deux siècles, se moderniser sans s’occidentaliser : c’est-à-dire avancer dans la voie de l’émancipation, mais sans être obligées pour autant de mimer l’Occident. Peut-être le Japon y est-il parvenu ? J’ai tenté de montrer, dans la conclusion, qu’il y a aujourd’hui deux courants distincts qui proposent une « autre modernité ». La Chine, une modernité fondée sur l’holisme (l’individu est entièrement ordonné à la famille et à l’Etat). Et l’Europe centrale, qui propose une modernité fondée sur la « personne interindividuelle ». On constate que dans les deux cas, très différents l’un de l’autre, il s’agit toujours de limiter l’individualisme en sauvant les liens inter-humains.

    Quels sont les fondements philosophiques et les conséquences politiques de l'opposition entre l'humanisme classique et l'humanitarisme actuel ?

    L’humanisme classique est fondé sur la centralité de l’homme dans l’univers. L’homme est considéré, depuis la Bible, comme le maitre et le berger du monde. Il a plus de valeur que les autres vivants : il a une dignité spéciale comme « image de Dieu ». Cette croyance est caractéristique de l’Occident : dans certaines cultures asiatiques, par exemple, l’humain n’a pas plus de valeur que l’animal. Le passage à ce que j’appelle l’humanitarisme, signifie que l’homme a perdu sa valeur intrinsèque et sa centralité – la nature en revanche se sacralise. Et en même temps, que se développe une morale de la compassion, laquelle devient une véritable religion. Le monde humaniste est monothéiste – c’est Dieu qui confère à l’homme sa dignité intrinsèque et son statut de roi. Dans le monde humanitaire, il y a deux religions : la religion morale compassionnelle, et la religion de la nature.

    Quant aux conséquences, nous sommes dans la prospective… L’humanitarisme est une forme de panthéisme – c’est d’ailleurs ce que Tocqueville avait prédit, il y a deux siècles, pour la démocratie avancée : le panthéisme. 

    Propos recueillis par Aliénor Barrière 

    Chantal Delsol publie "Le Crépuscule de l'universel" aux éditions du Cerf 

    Lien vers la boutique : ICI

  • Comment les catholiques vietnamiens s'engagent pour la protection de la vie des enfants à naître

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    Du site des Missions Etrangères de Paris :

    Les catholiques vietnamiens engagés pour la protection de la vie

    Publié le 19/02/2020

    Récemment, courant février, Mgr Cosma Hoang Van Dat, évêque du diocèse de Bac Ninh, dans le nord du Vietnam, a présidé une célébration dans un des cimetières du pays dédiés aux enfants à naître, et appelés « angel gardens » (jardins des anges). Situés dans de nombreuses communautés catholiques à travers le pays, ces cimetières permettent aux fœtus avortés d’être enterrés dignement, comme dans les paroisses de Li Lam et de Ngog Lam, dans le diocèse de Bac Ninh, qui ont enterré respectivement 6 000 et 8 000 enfants. Selon les chiffres officiels du gouvernement, on compte entre 275 000 et 300 000 avortements par an dans le pays, mais les organisations pro-vie estiment plutôt ce chiffre entre 1,2 et 1,6 million par an, en comptant les avortements illégaux.

    De nombreuses communautés catholiques vietnamiennes comptent des cimetières appelés « angel gardens » (jardins des anges), pour enterrer dignement les enfants à naître.

    Pour les catholiques vietnamiens, protéger chaque vie et sensibiliser les jeunes contre les cultures de mort comme l’avortement est une mission plus urgente que jamais. Selon les chiffres indiqués par les organisations internationales de santé, le Vietnam est en tête des pays asiatiques en terme de taux d’avortement, et cinquième à l’échelle mondiale. L’Église vietnamienne est particulièrement inquiète concernant la forte proportion du nombre d’avortement chez les adolescentes, qui représentent 20 % de l’ensemble des femmes qui ont recours à une interruption de grossesse. Selon les chiffres officiels du gouvernement vietnamien, on compte entre 275 000 et 300 000 avortements par an dans le pays. Toutefois, les groupes pro-vie estiment que les chiffres réels sont bien plus élevés, et qu’ils se situeraient plutôt entre 1,2 et 1,6 million d’avortements, en comptant les avortements illégaux. Bien que les directives du ministère de la Santé autorisent les avortements jusqu’à six semaines, certaines cliniques et établissements de santé pratiquent des interruptions de grossesse jusqu’à dix semaines. Les médecins de l’Hôpital central obstétrique de Hanoï affirment que 40 % des femmes enceintes vietnamiennes ont recours à un avortement. Les pères rédemptoristes sont engagés dans des programmes de défense de la vie dans le pays depuis de nombreuses années, afin de sensibiliser les jeunes et les adolescents sur les dégâts irréversibles qu’entraîne l’avortement. De nombreux prêtres, religieux et laïcs participent à des sessions de formation intensives, et invitent les jeunes à prendre part aux activités sociales et caritatives. Des médecins et experts proposent également aux jeunes un soutien psychologique. Depuis 2009, de nombreux groupes pro-vie se sont associés aux Caritas diocésaines afin de lancer des programmes de prévention contre l’avortement.

    Jardin des anges : des cimetières dédiés aux fœtus

    Ces programmes passent par des sessions sur les enseignements de l’Église sur le couple et la vie de famille, et par des enterrements de fœtus dans les cimetières appelés « angel gardens » (jardins des anges), situés dans de nombreuses communautés catholiques à travers le pays, où les enfants à naître peuvent être enterrés dignement. Ainsi, à Li Lam et Ngoc Lam, deux paroisses du diocèse de Bac Ninh, dans le nord du Vietnam, les fidèles ont enterré respectivement 6 000 et 8 000 fœtus. Tous les ans, de nombreux laïcs, étudiants et membres du diocèse rendent visite aux deux paroisses pour prier et célébrer la messe en leur mémoire. Durant une célébration organisée courant février, Mgr Cosma Hoang Van Dat, évêque de Bac Ninh, a déclaré que « ces enfants ont le droit de vivre, mais leurs parents les ont tués sans pitié ». « Ces gens ont empêché des milliers de naissances. Le meurtre est un crime grave, mais tuer un enfant à naître est bien pire », a-t-il martelé. On trouve heureusement des personnes comme Tong Phuoc Phuc, dont l’histoire est bien connue parmi les catholiques vietnamiens. En vingt ans, avec sa femme, ce menuisier à la retraite, originaire de Puong Sai dans le district de Nha Trang, sur la côte sud, a enterré près de 20 000 fœtus. Ils ont également ouvert un centre d’accueil pour les enfants non désirés, afin de sauver plusieurs centaines d’entre eux de l’avortement. Tong Phuoc Phuc a également construit un cimetière dédié aux enfants à naître à Dien Lam, sur une colline, située à environ 19 km du centre-ville.

    « Je ne connais pas les pères et les mères de ces enfants. Mais quand je prépare les tombes, je les nomme d’après des noms de saints. Certains ont déjà des noms choisis par leurs parents, catholiques et non catholiques », explique-t-il. « Quand j’ai commencé ce service, beaucoup de personnes étaient méfiantes. ‘M. Phuc, qu’est-ce qui peut pousser un menuisier à aller demander les dépouilles de ces enfants ?’ me demandaient certains. Je leur ai répondu : ‘Je les emmène pour les enterrer.’ » Avec le temps, explique-t-il, ses voisins et sa communauté ont commencé à comprendre son travail. « Beaucoup de catholiques et de personnes d’autres religions ont participé à mon projet pour protéger la vie. Certains m’ont donné du sable ou des briques, tous avec empressement. » Un jour, après un incident particulièrement poignant, il a constaté que ce qu’il faisait n’était pas encore suffisant. « Un après-midi, alors que j’enterrais le 247e fœtus, une adolescente est venue me voir en me demandant : ‘Est-ce que vous avez enterré mon bébé hier ?’ Donc je l’ai emmenée voir la tombe. Et je me suis dit : ‘Si je me limite aux enterrements, comment puis-je sauver des vies ? Je dois faire davantage. » En quinze ans, avec sa femme, il est venu en aide à 250 femmes en difficulté, en les convainquant de renoncer à l’avortement. Ainsi, des membres de sa famille ont adopté plus de 50 enfants. Il lui est arrivé d’avoir tellement d’enfants à prendre en charge qu’il a dû demander l’aide d’un centre d’accueil de la ville de Cam Ranh, dans la province de Khanh Hoa.

    (Avec Asianews, Hanoï)

  • Les francs maçons ne seraient certainement pas excommuniés...

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    P. Michael Weninger : les francs-maçons ne sont « certainement pas » excommuniés. Il a présenté son étude au pape et à la Curie

    Ancien diplomate autrichien, devenu prêtre catholique deux ans après son veuvage en 2009, Michael Weninger vient de publier un ouvrage de près de 500 pages sur la franc-maçonnerie. Son objectif : « démontrer » que les francs-maçons ne sont « certainement pas » excommuniés par l'Eglise catholique, et que depuis Vatican II,  surtout, la défiance à leur égard n'est plus ce qu'elle était. Tout reposerait, selon l'auteur de Loge und Altar (« Loge et autel »), sur un malentendu : la condamnation du Grand Orient, pour des raisons politiques, qui aurait en quelque sorte déteint sur l'ensemble de la franc-maçonnerie, parfaitement compatible selon lui avec l'Eglise catholique.

    Michael Heinrich Weninger, nommé en 2012  à la Commission pontificale pour le dialogue interreligieux par Benoît XVI – une petit année après son ordination en la cathédrale de Vienne par le cardinal Schönborn – a présenté son livre dans la capitale autrichienne le 12 février dernier. Il était flanqué du Grand-Maître de la Loge d'Autriche.

    Lors de cette réunion, Weninger a affirmé qu'il avait déjà présenté son livre au pape, aux plus hauts cardinaux de la Curie et au cardinal Schönborn. Comment ont-ils réagi, lui demanda-t-on. La réponse fusa : « Avec bienveillance, sans exception. »

    Portant clergyman et col romain, l'ancien diplomate (et conseiller de José Barroso à la Commission européenne) s'est employé à faire une distinction entre  ce qu'il appelle les maçons « réguliers » qui relèvent du patronage de la Grande Loge d’Angleterre, et les maçons européens anticléricaux et sectaires surtout actifs en France et en Italie.

    Selon le site kathpress.at, l'agence de presse catholique autrichienne, Weninger a déclaré au cours de la présentation de son livre qu'au cours de ses voyages à travers le monde, il a rencontré un grand nombre de catholiques –  ils seraient selon lui quelque 2 millions à faire partie des loges liées à la Grande Loge d’Angleterre – qui lui parlaient de leurs « problèmes de conscience et troubles mentaux » liés au fait qu'ils étaient inquiets d'être excommuniés en raison de leur appartenance maçonnique.

    «  Je leur répondais, la conscience tranquille, qu'ils ne l’étaient pas. »

    Lire la suite sur le blog de Jeanne Smits

  • Réflexions d'un lecteur : on ne peut incriminer le pontificat actuel en oubliant les orientations des pontificats précédents

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    "Un lecteur" nous fait part de ses réflexions au sujet de la crise actuelle dont il refuse de faire porter la responsabilité au seul pontife régnant en oubliant que les orientations prises sous les pontificats précédents y ont largement contribué... Nous le remercions de nous les partager et nous les livrons à nos lecteurs dont elles permettront sans nul doute d'approfondir la réflexion.

    I.

    1. Disons en quelques mots que je ne suis pas de ceux qui s'imaginent que, au sortir de deux décennies de décervelage, dans les années 1960-1970, presque tout serait allé de mieux en mieux, dans l'Eglise catholique, de l'automne 1978 à l'hiver 2013, grâce à Jean-Paul II puis grâce à Benoît XVI, jusqu'à ce que l'élection du pape François puis le déroulement du pontificat de François provoquent l'interruption ou la remise en cause de trois décennies d'un recentrage doctrinal, liturgique, pastoral et spirituel, qui aurait été de plus en plus orthodoxe et réaliste, des années 1980 à l'année 2012.

    2. Pourquoi ne suis-je pas de ceux qui s'imaginent cela ? Voici, tout d'abord, la première raison pour laquelle je n'en suis pas : la vérité oblige à dire que Jean-Paul II n'a pas impulsé ni incarné un recentrage orthodoxe et réaliste dans tous les domaines : Jean-Paul II a été beaucoup plus conciliaire, plus libéral ad extra (dans l'acception philosophique et théologique de l'adjectif libéral), que Paul VI, dans le domaine du dialogue interconfessionnel, et, surtout, le même Jean-Paul II a été infiniment plus conciliaire, plus libéral ad extra, que le même Paul VI, dans celui du dialogue interreligieux. (Il s'agit ici, globalement, de l'acception philosophique post-kantienne et de l'acception théologique post-schleiermachienne de l'adjectif libéral.)

    3. En d'autres termes, le moins que l'on puisse dire est que, dans ces domaines, de la fin des années 1970 au début des années 2010, sous Jean-Paul II puis sous Benoît XVI, la poursuite du décentrement, souvent iréniste et parfois utopiste, l'a amplement emporté sur un recentrage orthodoxe et réaliste qui aurait dû être à contre-courant ad extra, mais aussi ad intra, face à la conception dominante, d'inspiration quasiment protestante libérale, du dialogue interconfessionnel, et face à la conception dominante, d'inspiration quasiment panchristique et postmoderne, du dialogue interreligieux.

    4. Si l'on préfère, je ne suis pas de ceux qui portent en eux la nostalgie ou le souvenir d'un pape Jean-Paul II qui aurait pensé puis mené la totalité de son pontificat sur le registre du recentrage conservateur dans tous les domaines (alors que je n'ignore pas que beaucoup de catholiques, notamment parmi ceux qui auront entre 30 et 60 ans, en 2020, portent en eux, encore aujourd'hui, cette nostalgie ou ce souvenir), parce que j'ai bien conscience du fait que ce pape a fonctionné à grande distance, sinon aux antipodes, du recentrage conservateur, dans le cadre de chacun de ces deux dialogues. ( UN document, je dis bien UN document : Dominus Iesus, ne saurait faire oublier les CENTAINES de documents, je dis bien les CENTAINES de documents, que l'on doit au pape Jean-Pape II, et dans lesquels le même pape laisse entendre à peu près le contraire de ce que l'on lit dans Dominus Iesus, ou prend bien soin de ne pas faire entendre à peu près l'équivalent de ce que l'on lit dans Dominus Iesus. Si vous ne me croyez pas, lisez ce livre : https://www.librairie-emmanuel.fr/le-dialogue-interreligieux-dans-lenseignement-officiel-de-leglise-catholique-p-36755 )

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  • François et le schisme d’Allemagne. Chronique d’un cauchemar

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    Lu sur le site de notre confrère « diakonos.be » :

    François et marx.jpg

    « Ce synode sur l’Amazonie est le second d’affilée dans lequel François a déçu les attentes de ceux qui attendaient des innovations qu’il avait lui-même avait laissé entrevoir.

    Au cours du synode de 2018 sur les jeunes, c’était autour de la question de l’homosexualité que s’étaient cristallisées les attentes et les controverses. Le document de travail des débats, au paragraphe 197, admettait explicitement un changement possible de paradigme dans le jugement porté sur les « couples homosexuels ».

    Et en revanche, rien. Au cours du synode, le Pape François a imposé et obtenu le silence sur le sujet. On n’en a parlé ni pendant les débats en séance, ni dans le document final, et encore moins dans l’exhortation pontificale post-synodale « Christus vivit ». Et c’est ainsi que le synode sur les jeunes – une fois vidé de son ingrédient le plus piquant – est devenu le synode le plus inutile et ennuyeux de l’histoire.

    L’année suivante, avec le synode sur l’Amazonie et surtout avec les événements qui ont suivi, la déception des novateurs a été encore plus grande.

    Parce que cette fois, il y avait bien eu débat pendant le synode sur le changement le plus attendu et le plus polémique qu’était l’ordination d’hommes mariés. Dans le document final, la proposition était passée avec plus de deux tiers des voix. Et début janvier encore, beaucoup étaient persuadés que François se la serait appropriée et l’aurait autorisée dans l’exhortation synodale qui devait sortir d’un jour à l’autre.

    C’est alors qu’est arrivé le livre-choc du pape émérite Benoît XVI et du cardinal Sarah en défense du célibat sacerdotal, qui a été accueilli par les novateurs comme un mauvais présage.

    Et de fait, l’exhortation post-synodale « Querida Amazonia » est tombée peu après comme une douche froide, avec un silence total de François sur le sujet. Il ne restait plus aux novateurs qu’à s’agripper – comme l’a fait l’évêque et théologien argentin Victor Manuel Fernández –  à la faible lueur d’espoir des quelques lignes introductives dans lesquelles le pape invite à « lire intégralement » aussi le document final du synode dans lequel « Dieu veuille que toute l’Église se laisse enrichir et interpeller » et où il recommande que « les pasteurs » d’Amazonie « s’engagent pour son application ».

    Mais à part cette dernière planche de salut laissée par François à disposition des novateurs, qu’est-ce qui a bien pu pousser le pape à ces coups de frein à répétition sur des matières pour lesquelles il s’était lui-même montré disposé à innover par le passé ?

    La réponse est à aller chercher en Allemagne.

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  • 2020, Année Bernadette Soubirous dans le Diocèse de Liège

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    Diocèse de Liège - Diözese Lüttich - Église catholique de Liège
    Communiqué de presse sur le lancement de l'Année Bernadette dans le diocèse de Liège

    2020, une année Bernadette Soubirous à Liège

    Ce 18 février 2020, c’est la fête de Sainte Bernadette de Lourdes et cette date sonnera le début d’une année particulière.

    Le diocèse de Liège entend, par diverses initiatives, mettre en avant la figure de Bernadette Soubirous. Il accueillera pour la première fois des reliques de sainte Bernadette, du 15 au 19 avril, à Liège et à Banneux (cf. brochure Liège à Lourdes 2020).

    Ce sera aussi l’occasion de rencontrer Sœur Bernadette Moriau, dernière miraculée reconnue à Lourdes, qui donnera une conférence le lundi 25 mai, à Liège.

    Enfin, le grand pèlerinage annuel à Lourdes réunira du 18 au 24 août dans la cité mariale les pèlerins valides et malades, ainsi que de nombreux jeunes accompagnateurs.

    J’invite tous les habitués de Lourdes, tout comme celles et ceux qui sont curieux de l’actualité du message de Lourdes, à participer activement à cette année singulière.

    + Jean-Pierre Delville, évêque de Liège.


    Année Ste Bernadette 2020
    Brochure Liège à Lourdes 2020.ind (1)
    Affiche conférence sœur Bernadette Moriau

     
  • Quand l'efficacité l'emporte sur la vérité...

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    Des propos recueillis par Laurent de Boissieu sur le site du journal La Croix :

    « Les messages ne doivent plus être justes, mais efficaces », regrette François-Xavier Bellamy

    Verbatim - François-Xavier Bellamy, chef de la délégation LR au Parlement européen. Pour le professeur de philosophie, le risque du déni de réalité guette la société.

    « Où est passée la vérité ? Sa disparition est au cœur de la crise profonde que traversent nos démocraties. Il est devenu habituel de s’indigner des fake news qui prospèrent sur le Net, ou des outrances que suscitent des surenchères démagogiques… Mais reconnaissons-le : notre société avait renoncé à la vérité bien avant le populisme et les réseaux sociaux, par une forme de relativisme confortable et inconséquent.

    Lorsque je demandais à mes élèves une définition de la vérité, la première réponse était toujours : « La vérité dépend de chacun. » Ce qui est rigoureusement impossible : nous avons des opinions différentes, mais elles ne peuvent être toutes vraies en même temps. Sur fond de ce relativisme, notre société a sombré paisiblement dans un immense déni de réalité – et la politique est devenue à elle seule sa propre réalité, comme un spectacle clos sur lui-même, qui se suffit de ses artifices. Les messages ne doivent plus être justes, mais politiquement efficaces. On ne propose plus une mesure parce qu’elle est utile, mais pour se “positionner”. Les fluctuations sondagières imposent des retournements décomplexés, des sincérités successives, des simplismes caricaturaux. Tant pis pour la complexité du réel - à laquelle la structuration du débat public ne laisse de toute façon aucune chance. Dans le rythme des joutes médiatiques, construites pour produire de la polémique, malheur à celui qui croirait encore à la rigueur et à la nuance.

    Renoncer au souci de la vérité ne nous a pas rendus plus libres, au contraire. Toutes les opinions se valent, assure-t-on ; mais qui peut prétendre, élu ou simple citoyen, qu’il ose vraiment dire ce qu’il pense ? On ne parle plus, on répète des “éléments de langage”. L’autocensure est permanente. Il y a des vérités factuellement incontestables qu’il suffirait d’évoquer pour être immédiatement expulsé de la conversation civique. Un maire a été poursuivi pour avoir indiqué la proportion de prénoms d’origine musulmane dans les classes de sa ville. Une philosophe est interdite d’université parce qu’elle pense que l’altérité sexuelle joue un rôle dans la filiation. Le problème n’est même pas que ce serait faux ; c’est simplement démodé, inconvenant – si vous l’affirmez d’ailleurs, on ne vous opposera aucune réfutation : l’indignation suffira.

    Dans la vie politique, comme en sciences ou en philosophie, c’est seulement parce que nous cherchons une même vérité, que nous en venons à partager nos désaccords pour pouvoir nous en approcher. Seule la certitude que le réel existe, et que nous avons le devoir de nous ajuster à lui, peut nous obliger au respect et à l’écoute de l’opinion d’autrui. Ce n’est que par le souci de la vérité que nous retrouverons le sens de nos libertés, et notre vitalité démocratique. »

    D'où l'urgence de lire l'ouvrage de Paul Vaute "Plaidoyer pour le Vrai"
  • Les archives concernant le pontificat du pape Pie XII seront ouvertes le 2 mars prochain

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    Lu sur zenit.org (:

    Archives du pontificat de Pie XII : ouverture le 2 mars

    FÉVRIER 18, 2020

    À dix jours de l’ouverture des archives relatives au pontificat du pape Pie XII (2 mars 1939 – 9 octobre 1958), qui aura lieu le 2 mars 2020, une conférence de presse présentant cet événement se tiendra jeudi 20 février 2020, au Bureau de presse du Saint-Siège.

    C’est en mars 2019 que le pape François a annoncé sa décision d’ouvrir les archives concernant le pontificat de Pie XII qui « s’est trouvé à conduire la barque de Pierre à l’un des moments les plus tristes et les plus sombres du XXe siècle », a-t-il souligné.

    La conférence de presse verra la participation du cardinal José Tolentino Calaça de Mendonça, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église Romaine, de Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican et du professeur Paolo Vian, vice-préfet. Les Archives apostoliques du Vatican seront aussi présentées par Luca Carboni, Giovanni Coco et Alejandro M. Dieguez.

    D’autres experts sont annoncés au point presse : Mgr Alejandro Cifres Giménez, des Archives de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi; Mgr Luis Manuel Cuña Ramos, des Archives historiques de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, et Johan Ickx, des Archives historiques de la Section des relations avec les États du Secrétariat d’État.

    Trois grands groupes de documents constituent le fonds d’archive du pontificat du pape Pie XII : les représentations pontificales ; la secrétairerie d’État ; les congrégations romaines. En tout, il s’agit de quelque 16 millions de feuillets, plus de 15.000 enveloppes et 2.500 fascicules. Une vingtaine d’archivistes ont collaboré au travail de préparation de la documentation : description des différentes positions (protocoles, fascicules, enveloppes, etc.) ; numérotation des feuillets ; timbrage des feuillets pour des raisons de sécurité ; reliure des fascicules de papiers plus détériorés ou plus délicats. L’inventaire avait commencé en 2006 selon la volonté du pape Benoît XVI.