Nous avons déjà évoqué ici : Espagne : entre anticléricalisme anachronique et sécularisation bourgeoise ? le point de vue du père Ignacio Sesma s.j., prêtre de la paroisse Saint François Borgia à Madrid . Au lendemain des JMJ, le même journaliste français de « La Croix », Loup Besmond de Senneville, a interrogé aussi le benjamin (42 ans) de la conférence épiscopale espagnole, Mgr Xaviel Novell Goma, évêque de Solsona en Catalogne
La Croix : Quel regard portez-vous sur la jeunesse catholique espagnole ?
Mgr Xavier Novell Goma : Une partie d’entre eux est engagée dans les paroisses et dans les mouvements. Ils sont formés, préparés. Le succès des JMJ est l’illustration de leur travail, de leur présence, de leur capacité à mobiliser leurs amis qui sont un peu moins engagés dans leur foi qu’eux. Cet événement portera ses fruits pour l’avenir à Madrid et dans les alentours. Mais l’Espagne compte aussi des régions très sécularisées. Dans ces régions, les jeunes catholiques pensent qu’il faut changer l’Église, qu’elle ne fonctionne pas, et qu’il faut procéder autrement. Mais cette attitude ne donne pas de fruits.

Ce dimanche 21 août, au journal parlé de 8h00, la RTBF annonçait (parmi les nouvelles brèves) qu’un violent orage avait obligé Benoît XVI à battre en retraite, samedi soir, alors qu’il était réuni (pour la veillée de prière et l’adoration nocturne ndlr) à l’aéroport madrilène de Cuatro Vientos, avec un millier de catholiques…Est-il vrai que le ridicule ne tue pas? Ils étaient près de deux millions et, n’en déplaise aux Homais Ertébéens,
Benoît XVI n’a « disparu » (un moment) que pour revêtir ses habits liturgiques ! Question à Mme Fadila Laanan, ministre de l’audiovisuel de la Communauté française de Belgique.
L’archevêque de Madrid, le Cardinal Antonio María Rouco Varela a autorisé les prêtres qui confessent durant les Journées Mondiales de la Jeunesse de pardonner le péché de l’avortement.
Inlassablement, une certaine presse, avide de mesquineries, de vociférations gratuites mais non moins mensongères, cristallisent leur hargne contre le Pape et, actualité obligé, contre les JMJ, par le biais de la seule langue qu’ils sont capables d’entendre et de comprendre : celle de l’argent. L’argent ! Fer de lance de la nouvelle moralisation de la vie et des valeurs qu’on voudrait sans doute inculquer aux jeunes, par la rééducation ou par cette sempiternelle invitation à la culpabilité.