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Actualité - Page 303

  • Une messe anglicane a été célébrée par erreur à l'autel majeur de la cathédrale de Rome

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    Voir ICI et ICI.

    Et Tyler Arnold sur Catholic News Agency :

    Le Vatican accuse un "défaut de communication" pour le service anglican dans l'église du pape à Rome.
     
    20 avril 2023

    Une cinquantaine d'ecclésiastiques anglicans, qui ne sont pas en communion avec l'Église catholique, ont pris part à des services religieux dans la basilique papale la plus élevée de Rome, le mardi 18 avril. Le Vatican a ensuite publié une déclaration de regret, attribuant l'incident à un défaut de communication.

    Les ecclésiastiques, qui étaient accompagnés par l'évêque Jonathan Baker de l'Église d'Angleterre, font partie de la Communion anglicane, qui s'est séparée de l'Église catholique en 1534 à la suite de la frustration du roi Henri VIII de ne pas pouvoir obtenir l'annulation de son mariage. L'Église catholique ne considère pas les ordres sacrés anglicans comme valides et ne reconnaît pas les ordres anglicans comme valides, ce qui signifie qu'ils ne peuvent pas célébrer la messe de manière valide.

    L'office anglican a été célébré à l'archibasilique Saint-Jean-de-Latran à Rome, qui est la plus ancienne basilique de Rome et le siège officiel de l'évêque de Rome, le pape.

    Dans un communiqué publié jeudi, Mgr Guerino Di Tora, vicaire de l'archiprêtre de la basilique du Latran, a déclaré que l'incident était le résultat d'un "défaut de communication" et qu'il "exprime ses profonds regrets pour ce qui s'est passé".

    Le communiqué précise qu'"un groupe d'environ 50 prêtres, accompagnés de leur évêque, appartenant tous à la Communion anglicane, a célébré sur le maître-autel de la cathédrale de Rome en violation des normes canoniques". M. Di Tora a également expliqué que cet épisode regrettable était dû à un défaut de communication".

    Le pape François a rencontré M. Baker et les autres ecclésiastiques mercredi matin, mais on ignore comment et pourquoi ils ont reçu l'autorisation de célébrer un service religieux à l'archibasilique.

    Le clergé anglican qui a participé à l'office est anglo-catholique. Malgré son nom, ce groupe est en communion avec l'Église anglicane et non avec l'Église catholique. Les Anglo-Catholiques ont tendance à avoir des opinions plus traditionnelles que l'Église anglicane dans son ensemble, notamment en s'opposant à l'ordination des femmes.

    Tyler Arnold est journaliste au National Catholic Register. Il a travaillé auparavant pour The Center Square et a été publié dans divers médias, dont The Associated Press, National Review, The American Conservative et The Federalist.

  • Une volonté de s'en prendre au christianisme...

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    D' sur le site du Figaro :

    Marc Eynaud : «Derrière les attaques contre les églises, il y a une volonté de s'en prendre au christianisme»

    Marc Eynaud est journaliste et auteur de Qui en veut aux catholiques ?, aux éditions Artège.

    FIGAROVOX. - Au lendemain des fêtes pascales, d'importantes dégradations ont été commises dans l'église Sainte-Madeleine d'Angers dans le Maine-et-Loire, des statues ont notamment été décapitées. S'agit-il d'actes isolés ou sont-ils, au contraire, récurrents ?

    Marc EYNAUD. Il faut rajouter à cette litanie, une autre profanation en l'église de Trélazé le 30 mars dernier… Les jours et les profanations se suivent et se ressemblent et sont hélas tout sauf isolés. Si les motivations et les profils des profanateurs varient, elles frappent par leur régularité dans un silence plus ou moins complice des autorités qu'elles soient civiles ou ecclésiales. Ce qui frappe dans les dégradations commises à l'église Sainte-Madeleine, c'est la violence de l'attaque qui laisse présager l'acte d'un fou ou d'un possédé. Le curé de la paroisse angevine a d'ailleurs lourdement insisté sur le verbe «décapiter» ce qui laisse presque penser à un rituel particulièrement haineux. On est vraiment face à une profanation qui se rapproche le plus d'un acte de haine odieux, gratuit et d'une profonde violence.

    Les catholiques sont-ils davantage touchés que les autres religions par ces actes de profanation ?

    Les chiffres du ministère de l'Intérieur cités dans vos colonnes sont sans appel. Les catholiques sont de très loin, les cibles principales de la haine antireligieuse. Entre les pillages, les profanations, les incendies, les attaques physiques contre les prêtres ou encore les fidèles, les attaques médiatiques aussi qui participent à légitimer de quelque manière les actes violents concrets… Tout cela concourt au même objectif plus ou moins avoué ou conscient : éradiquer le christianisme. Au fond, c'est sans doute la seule convergence des luttes qui vaille : enlever l'église du centre du village.

    Comment l'expliquez-vous ? Les Français sont-ils en guerre avec leurs racines ?

    Sans doute on peut y trouver une partie de l'explication dans le fait qu'il s'agit de la religion qui dispose du plus de lieux de culte sur le territoire français, lieux souvent ouverts et non surveillés puisque de moins en moins fréquentés, mais il serait illusoire de penser qu'on réglera la question en fermant les bâtiments ou en installant des systèmes de sécurité. La haine qui se déchaîne contre les catholiques est mêlée à une haine toute aussi ancienne et pernicieuse : la haine de soi accouplée à la volonté psychotique d'extirper de nos sociétés tout ce qui l'a construite. Le christianisme et l'Histoire de France sont tellement imbriqués l'un dans l'autre que lorsqu'on s'en prend à l'un, on attaque immanquablement l'autre. C'est tout l'ampleur d'un drame culturel engendré par le refus de transmettre que décrivait si bien l'eurodéputé François-Xavier Bellamy. «L'interdit moral qui protégeait nos églises a volé en éclat», m'avait murmuré l'archevêque de Rouen un an auparavant. Les catholiques ont toujours eu à affronter des adversaires, des hérésies ou des schismes, mais en ce premier tiers de XXIe siècle, les voilà obligés d'affronter un adversaire plus rencontré, toute proportion gardée, depuis la chute de Rome : le barbare inculte qui n'entend rien au sacré et rien à la foi chrétienne. C'est ce qui frappait devant la polémique née du « twerk » initié par le jeune tiktokeur Benjamin Ledig dans une église parisienne. Une volonté de salir ce qu'on est incapable de comprendre, non parce qu'on est trop idiot pour cela, mais parce qu'on est totalement ignorant des bases les plus élémentaires du catéchisme catholique pour la simple raison que cet héritage a subi, comme les autres, une violente rupture de transmission.

    Face à ces attaques, on voit les jeunes se mobiliser de manière très positive. On ne compte plus les initatives de réfactions de chapelles ou des associations comme SOS Calvaires qui rénovent ces monuments qui jalonnent nos départementales et nos sentiers.

    Marc Eynaud

    Comment les catholiques vivent-ils ces attaques ?

    Les fidèles dont l'église a été profanée en sortent généralement choqué évidemment. Mais il y a, dans les réactions suscitées, un prolongement de cette fracture générationnelle qui est apparue béante au moment de l'épidémie de Covid et la fermeture des églises : une génération ancienne qui se croit encore majoritaire et n'a pas pris conscience qu'à force de vouloir se fondre dans la société, l'église n'est pas passée loin de la dissolution. «Vous aviez tellement peur d'être les derniers chrétiens que vous serez les derniers marxistes», avait lancé dans les années 70 le brillant Maurice Clavel à cette génération. Et puis, vous avez une jeune génération qui se sait minoritaire et veut donc défendre avec davantage de bruit ce qu'elle a reçu, une jeune génération qui a vu le divorce à première vue définitif entre le christianisme et la société moderne. Une jeune génération qui attend de ses prélats d'être des chefs et non des gestionnaires et qui, pardon de le répéter, attend davantage «les cosaques et le Saint-Esprit» avec Léon Bloy qu'un «synode sur la synodalité». Face à ces attaques, on voit les jeunes se mobiliser de manière très positive. On ne compte plus les initatives de réfactions de chapelles ou des associations comme SOS Calvaires qui rénovent ces monuments qui jalonnent nos départementales et nos sentiers. En bref, les catholiques commencent à comprendre que si les pierres sont l'écrin qui protège le véritable trésor «invisible pour les yeux», le catholicisme est avant tout une religion incarnée. On ne descend pas dans les catacombes par peur de livrer bataille.

  • Quand des catholiques croates déclenchent un tollé

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    De nombreux sites relaient des informations au sujet d'une initiative croate, notamment le site du journal Le Soir :

    « Soyez virils » : des catholiques déclenchent un tollé

    Ce mouvement d’hommes ultra-catholiques, appelé « Soyez virils », monte en puissance dans le pays des Balkans où l’Eglise catholique et les valeurs traditionnelles restent bien ancrées.

    Chaque mois, des centaines d’hommes s’agenouillent sur la place publique en Croatie. Ils prient contre l’avortement, pour l’autorité masculine et pour que les femmes s’habillent avec modestie.

    Ce mouvement d’hommes ultra-catholiques, appelé « Soyez virils », monte en puissance dans le pays des Balkans où l’Eglise catholique et les valeurs traditionnelles restent bien ancrées.

    Mais les idées de ces « agenouillés », comme les baptisent leurs contempteurs, franchissent la ligne rouge pour beaucoup de défenseurs des droits : ils prônent l’abstinence sexuelle avant le mariage, l’interdiction absolue de l’avortement et exigent que les femmes se vêtent avec modestie.

    Depuis octobre, les organisateurs du mouvement, qui pointent une prétendue « crise de la masculinité », enjoignent aux hommes catholiques croates de prier tous les premiers samedi du mois.

    Samedi 1er avril, à Zagreb, une centaine d’hommes se sont rassemblés, armés de chapelets, d’effigies de la Vierge Marie et de drapeaux croates.

    « Les femmes doivent s’assurer qu’elles n’incitent pas les hommes au péché par leur comportement et leurs vêtements », a déclaré en janvier à la télévision locale Bozidar Nagy, prêtre favorable au « projet Soyez virils ». Et de citer un théologien croate du XXe siècle qui estimait que « le fait de recouvrir les femmes dans l’islam est quand même une bonne chose ».

    Le mouvement a refusé de répondre aux questions de l’AFP, soulignant que les agenouillés se consacraient « exclusivement à la prière ».

    Ce groupe est dans le droit fil des nombreux courants conservateurs masculinistes ayant émergé ces dernières années à travers le monde pour dénoncer les droits LGBT+, le féminisme et le « wokisme », terme utilisé à droite pour dénoncer une supposée complaisance de la gauche envers les revendications des minorités.

    Des mouvements similaires sont apparus en Europe de l’Est, y compris en Pologne et en Serbie, pour exiger le retour aux valeurs traditionnelles et dénoncer les valeurs progressistes tout en réclamant l’interdiction de l’IVG.

    Malgré ses prières collectives, le groupe ne semble guère populaire en Croatie : selon un récent sondage, 75 % des Croates ne le soutiennent pas, contre 15 % de favorables.

    Voici comment le site officiel de ce mouvement présente la prière du premier samedi du mois :

    Ce samedi, des hommes prient le chapelet dans 10 villes croates

    Le 1er avril, le premier samedi du mois, une autre prière masculine du chapelet aura lieu à Zagreb, à laquelle nous attendons des hommes de tous âges.

    Elle débutera à 8h30 sur la place Ban J. Jelačić et des prières seront offertes aux fins suivantes :

    1. pour la patrie, la paix et la conversion du peuple croate,
    2. pour les hommes - devenir des autorités spirituelles dans la famille qui témoigneront courageusement et transmettront la foi catholique,
    3. pour une vie de chasteté avant le mariage, pour la chasteté vestimentaire et comportement et pour le renouvellement des mariages catholiques,
    4. pour la fin de l'avortement et l'ouverture des couples mariés à la vie,
    5. pour les pasteurs d'église authentiques et intransigeants et les nouvelles vocations spirituelles,
    6. pour les âmes du purgatoire,
    7. pour les intentions personnelles .

    En plus de Zagreb, les hommes prieront également le chapelet dans les villes croates suivantes :

    Karlovac , à 8h30, dans le vieux centre-ville (fondations de l'église Saint-Joseph)

    Osijek , à 10 heures, sur Trg sv. Jean-Paul II. (devant la co-cathédrale)

    Slavonski Brod , à 17h, sur Korzo (près des armoiries de la ville)

    Split , à 8h30, sur le Péristyle

    Šibenik , à 8h30, sur la place Krešimirova doma

    Trogir , à 8h30, sur Trg sv. Jean-Paul II.

    Vinkovci , à 8h30, sur la place centrale de la ville (près de la statue de la Sainte Trinité)

    Virovitica , à 8h30, au carrefour de Vojarna (en direction du hall Viroexpo)

    Zadar , à 8h30, devant la cathédrale St. Plus

    Nous invitons d'autres villes croates à prier avec nous ce premier samedi du mois.

    Nous encourageons tous les participants à participer à la sainte messe et de la présenter pour la bénédiction et le succès de la prière publique du chapelet. Nous encourageons également tous les participants à la prière et ceux qui ne peuvent pas participer à prier pour la bénédiction et le succès de la prière publique du chapelet, du vendredi à 22 heures au samedi à 10 heures, et à jeûner le vendredi à cette fin.

    LIRE  Qu'est-ce que la prière publique du chapelet et ce qu'elle n'est pas

    Nous avertissons par la présente les suppliants de ne pas faire de déclarations pour les médias, car nous ne sommes pas à la prière pour être des stars médiatiques, mais pour défendre notre peuple et l'Église.

    Cet événement pacifique et apolitique à Zagreb est organisé par la confrérie des "Chevaliers du Cœur Immaculé de Marie". Cette fois aussi, nous nous désolidarisons de tous les individus qui dérangeraient intentionnellement des pétitionnaires ou des passants, ou signaleraient des caractéristiques idéologiquement indésirables, ou participeraient en tant que représentants d'associations, et non en tant qu'individus.

    Rendez-vous le 1er avril sur la place Ban J. Jelačić, la place de tous les Croates, et dans d'autres lieux publics de toute la Croatie où le chapelet est récité !

  • Cinq ecclésiastiques exécutés pendant la Commune de Paris vont être béatifiés

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    De Tangi Kermarrec sur France Info (France 3 Régions (Paris - Ile de France) :

    L'Eglise catholique béatifie cinq ecclésiastiques exécutés pendant la Commune de Paris

    20 avril 2023

    L'Eglise catholique va béatifier samedi à Paris cinq religieux exécutés pendant la Commune de Paris, une célébration qu'elle ne souhaite pas "polémique", mais qui ravive la "mémoire conservatrice" de cette période, selon un historien.

    L'église Saint-Sulpice de Paris, qui peut accueillir 2.000 à 2.500 personnes, a été choisie pour cette célébration: seront béatifiés Henri Planchat, prêtre de la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul, Ladislas Radigue, Polycarpe Tuffier, Marcellin Rouchouze et Frézal Tardieu, quatre religieux de la congrégation Picpus. 

    Leurs exécutions intervinrent à la fin de la révolte populaire de 1871, démarrée le 18 mars et écrasée dans le sang au bout de 72 jours par le gouvernement de la IIIe République naissante, réfugié à Versailles.

    Les cinq prêtres ont été tués par balle le 26 mai 1871, lors de la "semaine sanglante" qui a vu plusieurs massacres dans la capitale. Ils avaient été retenus prisonniers plusieurs semaines par les communards. Quatre religieux, 36 gendarmes et quatre "mouchards" supposés sont également exécutés ce jour-là.

    En novembre 2021, le Vatican a reconnu le "martyre" de ces ecclésiastiques car ils sont "morts en haine de la foi", ouvrant la voie à leur béatification.

    Une bannière avec les portraits de chacun d'eux sera dévoilée lors de la célébration, qui sera présidée par le cardinal Marcello Semeraro, représentant du pape François, avec l'archevêque de Paris Laurent Ulrich, en présence d'évêques et de membres de congrégations.

    "C'est une grande joie", déclare à l'AFP Yvon Sabourin, religieux de Saint-Vincent-de-Paul, qui a défendu auprès du Vatican le dossier des cinq religieux.

    - "Mémoires conflictuelles" -

    Il met notamment en avant "le catholicisme social du père Planchat, son dévouement auprès des ouvriers et des plus démunis. C'est une fierté pour nous dans l'Eglise de montrer que des prêtres ont consacré leur vie à la jeunesse et aux milieux populaires".

    Loin de lui l'idée que l'Eglise voudrait créer une "polémique": "il s'agit de béatifier cinq prêtres morts +au cours+ de la Commune de Paris", assure-t-il, rappelant que "des milliers de Communards ont (aussi) perdu la vie". Et indique qu'une "prière universelle pour tous les morts de la Commune" sera dite lors de la célébration.

     

    (...)

    Il y a deux ans, pour le 150e anniversaire de cet événement, des participants d'une procession religieuse en hommage aux prêtres avaient été pris à partie par des personnes hostiles --un petit groupe qui venait de la manifestation des partisans des Communards au mur des fédérés du cimetière du Père Lachaise-- faisant deux blessés légers.

  • Chine : pénurie de prêtres et âge élevé du clergé

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    De Rafael Llanes sur zenit.org :

    La pénurie de prêtres et l’âge élevé du clergé

    Un problème non résolu en Chine

    L’âge moyen des prêtres au Mexique est de 50,9 ans, selon l’Institut national de la statistique, de la géographie et de l’informatique. Ce chiffre est très éloigné vde l’âge des prêtres espagnols, dont la moyenne est de 65,5 ans, selon les données de la Conférence épiscopale espagnole. Il s’agit d’une information alarmante car la vitalité de l’Église est conditionnée par le dynamisme des prêtres, principaux promoteurs du rayonnement ecclésial. Cependant, la situation en Chine est plus grave.

    En 2022, selon les données fournies par Xinde, un journal catholique en langue chinoise, l’Église catholique a perdu treize prêtres, sept avaient plus de 75 ans et six moins de 65 ans. L’article indique un âge moyen proche de soixante-dix ans. De nombreux prêtres âgés sont nés dans les années de la Révolution dirigée par Mao Tse-Tun et ont nourri leur vocation au milieu de persécutions orchestrées depuis le sommet de l’État.

    L’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping a apporté une ligne de « réforme et d’ouverture » qui a facilité la vie des catholiques en Chine. Aujourd’hui, la situation est floue sur les libertés des catholiques dans le pays. Ces jours-ci, les Chinois célèbrent la fête de Quingming ou « nettoyage des tombes ». Le 5 avril, la tradition consacre la journée à la mémoire des défunts. Les Chinois visitent les cimetières, où les familles brûlent des offrandes en papier en l’honneur de leurs ancêtres, des répliques de billets, de véhicules, de vêtements ou d’autres figurines en papier. Les catholiques chinois vivent cette célébration en se souvenant également de leurs prêtres et religieuses qui sont déjà entrés dans la vie triomphale aux côtés de Dieu.

    L’augmentation de l’âge moyen des prêtres en Chine et dans de nombreux pays prend une tournure plus sombre avec le déclin des vocations : remplacer ceux qui meurent ou ceux qui vieillissent influence la vitalité des communautés.

    L’Église chinoise a perdu plusieurs prêtres et religieuses à un âge précoce. À titre d’exemple, Sœur Maraía Yang Hilin, de la Congrégation du Sacré-Cœur de Jésus, est décédée en mars 2022 à l’âge de 50 ans d’une maladie intestinale mal guérie dans le diocèse de Yixian, province du Hebei ; le prêtre Wu Junwei est décédé à l’âge de 59 ans à Yuncheng,

    Ces données sur l’âge des prêtres dans le monde soulignent que chaque effort des catholiques pour soutenir et accompagner les prêtres ou les religieuses aussi bien physiquement que moralement ainsi que la promotion des vocations, est une précieuse contribution au développement de nos communautés dans la foi et la charité.

  • Sur KTO : Arménie, le martyre silencieux de la première nation chrétienne

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    De KTO Télévision :

    Arménie : le martyre silencieux de la première nation chrétienne

    21/04/2023

    Dans l’émission Associons-nous ce mois-ci, l’Aide à l’Eglise en détresse attire notre attention sur les difficultés vécues par les Arméniens. Le conflit avec l’Azerbaïdjan autour du territoire du Haut-Karabagh a provoqué depuis septembre de nouveaux morts et des milliers de déplacés. L’unique route reliant le Haut-Karabagh à l’Arménie est bloquée par des Azéris. La population arménienne qui y réside manque de tout. L’acheminement de denrées alimentaires n’est plus possible. Les Eglises sont mobilisées en Arménie pour venir au secours de ces familles. Alors que le 24 avril marque la date de la mémoire du génocide arménien de 1915, la rédaction de KTO s’est rendue en Arménie pour recueillir le témoignage de ces chrétiens qui souffrent dans le silence médiatique et politique. Avec Tigrane Yegavian, chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement, Thomas Oswald, Journaliste de l’Aide à l’Église en Détresse, et Diane Chambon, volontaire en Arménie avec l’AED. Participez à l’émission en envoyant vos questions à associons-nous@ktotv.com ou en direct sur les réseaux sociaux avec #AssocionsNous.

  • Flandre : une église sur trois sera réaffectée

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    Lu sur De Standaard de ce 21 avril (p. 9) :

    Une église sur trois sera réaffectée

    Le nombre de fidèles continue de chuter de façon spectaculaire : 166.785 personnes vont à la messe un dimanche moyen, contre plus de 200.000 avant le Corona. Les édifices religieux de notre pays perdent donc progressivement leur fonction. C'est pourquoi 259 des 300 communes flamandes ont déjà élaboré des plans d'action pour leurs églises. Celles qui ne l'ont pas encore fait seront obligées de le faire d'ici 2025. L'analyse de ces plans politiques montre qu'une église sur trois recevra une nouvelle affectation. Le choix de cette affectation concrète est laissé à l'appréciation des communes, bien qu'une "utilisation digne" soit requise. ... Le ministre flamand du Patrimoine Matthias Diependaele (N-VA) : "Toutes les églises ne peuvent pas devenir des centres sociaux ou des salles de concert. Il faudrait également procéder à des réaffectations plus approfondies. Le Delhaize à Sint-Annakerk est un exemple controversé, mais bon, de la manière dont cela peut se faire. Dans le passé, nous avons trop souvent restauré minutieusement des églises ou d'autres éléments du patrimoine religieux pour finalement n'en faire que peu ou pas du tout usage, ce qui ne doit plus se produire. Cela ne doit plus se reproduire."

  • Les sociétés missionnaires africaines comptent 1.300 missionnaires et plus d'un millier de séminaristes

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AFRIQUE/COTE D'IVOIRE - Des vocations en plein essor, 1300 missionnaires et plus d'un millier de séminaristes d'origine africaine : Rencontre continentale des Sociétés Missionnaires de Vie Apostolique

    19 avril 2023

    Abidjan (Agence Fides) - "La mission à partir de l'Afrique" est le thème des échanges et des réflexions au cœur de la rencontre continentale des Sociétés Missionnaires de Vie Apostolique (MISAL) qui s'achèvera le vendredi 21 avril au Centre Paul Pellet d'Abidjan.

    Les supérieurs et vicaires généraux de huit instituts missionnaires basés en Europe et en Afrique discutent pendant les quatre jours d'étude des opportunités et des défis de la grande floraison de vocations missionnaires en provenance d'Afrique, qui, au cours des dernières décennies, a fourni une énergie et une expertise précieuses à l'Église et, en particulier, aux différents instituts. "Il y a environ 1 300 missionnaires d'origine africaine et plus d'un millier de séminaristes appartenant à six de ces sociétés missionnaires. Ils sont originaires d'environ 25 pays, dont le Nigeria, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Cameroun, le Burkina et bien d'autres encore. La plupart d'entre eux travaillent dans les territoires africains en dehors de leur pays d'origine", a déclaré à l'Agence Fides le Père Antonio Porcellato, Supérieur général de la Société des Missions africaines. Environ un quart d'entre eux travaillent dans leur pays d'origine, tandis qu'un autre quart travaille dans des pays situés en dehors du continent africain".

    La réunion se tient tous les deux ans et, cette année, elle a été organisée conjointement par la Société des Missionnaires d'Afrique (Pères Blancs) et la Société des Missions Africaines (SMA). Les responsables de l'Institut Pontifical des Missions Etrangères (PIME), des Missions Etrangères de Paris (MEP), de la Société des Prêtres de Saint Jacques (SPJ), des Missionnaires de Mill Hill (MHM), des Missionnaires de Saint Patrick (SPS) et des Missionnaires de Saint Paul du Nigéria (MSP) ont répondu à l'invitation.

    Le centre 'Paul Pellet' est situé sur le campus de l'Institut Catholique Missionnaire d'Abidjan (ICMA), un institut universitaire affilié à l'Université Catholique d'Afrique de l'Ouest, qui vise à donner aux futurs missionnaires et aux laïcs engagés une formation qui les rendra acteurs d'un monde nouveau.

    (AP/AP) (Agence Fides 19/4/2023)

  • Le danger de la dénatalité n'est pas le remplacement ethnique, mais le suicide d'une civilisation

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    Un discours du ministre de l'agriculture italien dénonçant notamment le "remplacement ethnique" consécutif à la chute de la natalité fait polémique dans la Péninsule. Eugenio Capozzi, sur la Nuova Bussola Quotidiana voit dans l'effondrement de la natalité le suicide d'une civilisation. Ce qui vaut bien sûr aussi pour notre petite terre d'héroïsme...

    Le danger n'est pas le remplacement ethnique, mais le suicide d'une civilisation

    20-04-2023

    L'expression du ministre italien de l'agriculture Lollobrigida sur le "remplacement ethnique" a maladroitement éclipsé son argument contre le discours de la gauche selon lequel les écarts démographiques ne sont pas un problème parce qu'ils seront comblés par les immigrés. Pour l'idéologie progressiste dominante, le simple fait de parler de taux de natalité équivaut à du "fascisme". Mais il est clair que le déséquilibre croissant - non pas ethnique, mais culturel - entre la population autochtone et les immigrés qui n'ont pas absorbé la culture et les principes de leur pays d'accueil est destiné à déboucher sur un violent "choc des civilisations".

    Le croquemitaine de la "substitution ethnique" est un non-sens colossal. Un non-sens qui plonge ses racines dans l'idéologie de la Révolution française, dans son idée de la nation comme unité de "sang", et qui, à travers les dégénérescences racistes du nationalisme, a été récemment conjuré par la conspiration paranoïaque née des peurs liées à la mondialisation. Toutes les sociétés sont toujours multiethniques et ce n'est certainement pas la composition chromosomique de ses membres qui constitue un problème politique en soi.

    Le ministre de l'agriculture Francesco Lollobrigida a donc commis une grave erreur en utilisant cette expression, dans son discours au congrès de la Cisal, pour exprimer sa crainte des conséquences que la tendance persistante à la baisse des taux de natalité et à l'"hiver démographique" pourrait avoir pour l'avenir de notre pays. La référence maladroite à la "substitution ethnique" a eu pour conséquence désastreuse d'occulter totalement le sujet même du discours, donnant aux oppositions et aux médias hostiles à l'exécutif un prétexte pour alimenter, sur un ton scandalisé, un éternel préjugé idéologique : celui selon lequel toute proposition venant de la droite pour réguler l'immigration et lutter contre la baisse de la population est inspirée par une vision raciste et "suprématiste".

    Comme on peut facilement le constater en écoutant l'intégralité du discours de Lollobrigida, son argumentation n'a rien de raciste. Il a en effet affirmé que l'immigration peut être une ressource pour le pays si elle est bien gérée, mais il a contesté la thèse - constamment évoquée par la gauche lorsque l'on évoque les risques de dépopulation - selon laquelle les écarts démographiques ne sont pas un problème parce qu'ils seront comblés par les immigrés.

    Il s'agit là - affirme à juste titre le ministre - d'une illusion, d'une mauvaise foi, car même si la population en diminution est quantitativement remplacée par des arrivées croissantes d'étrangers, cette compensation serait aléatoire, instable, et créerait plus de problèmes sociaux qu'elle n'en résoudrait. Au contraire, une société solide soutient la natalité en offrant aux familles des incitations fiscales et sociales, tout en favorisant l'intégration authentique des immigrés qui peuvent et veulent s'intégrer, devenant ainsi des Italiens à part entière. Un raisonnement, on le voit, modéré et de bon sens. Mais cette expression malheureuse a suffi pour qu'un brouillard épais, habilement jeté, obscurcisse une fois de plus le cœur de la question.

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  • Les conflits d'intérêts entre juges et ONG persistent à la Cour européenne des droits de l'homme

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    Conflits d'intérêts à la CEDH

    Madame, Monsieur,

    Les conflits d’intérêts persistent à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). À cela s’ajoutent d’autres dysfonctionnements.

    C’est ce que révèle le rapport que l’ECLJ publie aujourd’hui : « L’impartialité de la CEDH, problèmes et recommandations ». Ce nouveau rapport poursuit et approfondit l’analyse entreprise en 2020 sur les conflits d’intérêts à la CEDH.

    L’ECLJ révélait alors l’existence d’un problème structurel de conflits d’intérêts au sein de cette Cour. Il démontrait que, entre 2009 et 2019, 18 juges ont jugé à 88 reprises des affaires introduites ou soutenues par sept ONG dont ils ont précédemment été dirigeants ou collaborateurs. Parmi ces ONG, l’Open Society se distingue par le fait que la majorité des juges en cause lui est liée, et qu’elle finance les six autres ONG.

    En réponse à ce rapport de 2020, dont la véracité et le bien fondé ont été reconnus, la CEDH et le Conseil de l’Europe ont entrepris de corriger certains aspects du système et de proposer des mesures pour améliorer la sélection, l’indépendance et l’impartialité des juges de la Cour, ainsi que la transparence de l’action des ONG. L’ECLJ se félicite de ces premiers résultats.

    Cependant, notre nouveau rapport constate que les cas de conflits d’intérêts entre juges et ONG persistent, et ont même augmenté. Rien que sur les trois dernières années, de 2020 à 2022, l’ECLJ a constaté 54 situations de conflits d’intérêts, dont 18 pour des jugements de Grande Chambre, les décisions les plus importantes rendues par la CEDH.

    Ces conflits concernent 12 juges de la CEDH sur les 46 qui la composent. Ils ont siégé à 54 reprises dans des affaires introduites ou soutenues par la fondation ou l’ONG qu’ils ont fondée, dirigée, ou avec laquelle il ont précédemment collaboré. Il s’agit de : Amnesty InternationalHuman Rights WatchOpen Society FoundationInterights, un Comité ou une Fondation Helsinki, A.I.R.E. Centre et la Commission Internationale des Juristes.

    Ce sont des situations de conflits d’intérêts manifestes contraires aux règles élémentaires de la déontologie judiciaire et mettant en cause l’impartialité de la Cour. Ces juges auraient dû se récuser. Plus encore, la Cour a plusieurs fois refusé de donner suite à des demandes de récusation formulées par un gouvernement concernant des requêtes introduites par l’ONG fondée par l’un des juges.

    Lire « L’impartialité de la CEDH - Problèmes et recommandations »

    Outre ces cas de conflits d’intérêts, le présent rapport expose une série de problèmes structurels affectant la Cour en matière d’impartialité et démontrant que celle-ci n’est pas au niveau des exigences des autres grandes juridictions internationales et nationales. Ainsi, entre autres, les problèmes d’impartialité s’observent également au sein du greffe de la Cour ; la CEDH ne prévoit pas de procédure de récusation, les juges ne publient pas de déclarations d’intérêts, et le traitement des affaires est marqué par l’opacité, ce qui porte atteinte au droit à un procès équitable. Il apparaît aussi que certains juges ont un peu trop embelli leur curriculum vitae et n’ont pas toujours la qualification attendue pour la juridiction la plus élevée d’Europe.

    Lire « L’impartialité de la CEDH - Problèmes et recommandations »

    À la suite de ces constats objectifs et fondés sur les données publiques du Conseil de l’Europe, ce rapport présente une série de recommandations précises permettant de répondre aux problèmes identifiés. Elles ont été analysées et approuvées par plusieurs juges et juristes de la Cour. L’ECLJ les remercie pour leur collaboration, et espère que ce nouveau rapport contribuera à davantage de justice, car la Cour européenne devrait être exemplaire et respecter les normes qu’elle-même impose aux juridictions nationales en matière d’impartialité.

    Le présent rapport démontre que tel n’est pas le cas à ce jour. Cela est dû, notamment, au fait que la CEDH n’est soumise au contrôle d’aucune instance judiciaire susceptible de constater ses dysfonctionnements. Les gouvernements n’ont pas voulu effectuer ce contrôle jusqu’à présent, par respect pour l’indépendance de la Cour. Il échoit donc à la société civile d’assumer ce travail de contrôle extérieur et de lanceur d’alerte et c’est ce qu’a entrepris l’ECLJ.

    Il est donc essentiel que vous partagiez ces informations à vos proches et à vos élus afin que la notoriété de ces faits oblige la Cour à se réformer. Merci pour votre aide !

    Voici le lien à partager : https://eclj.org/echr-impartiality-concerns-and-recommendations?lng=fr

  • Le voyage du pape François en Hongrie (28 avril - 1er mai) sur KTO

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    Communiqué de presse

    Malakoff, le 19 avril 2023

    Le pape François en Hongrie

    Le Pape François se rendra du 28 au 30 avril 2023, en Hongrie. Il répond ainsi à l’invitation de la présidente hongroise Katalin Novák, que le Pape avait rencontrée en août dernier. Ce 41e voyage apostolique hors d’Italie a pour devise : « Le Christ est notre avenir ».

    Deux ans et demi après sa première visite pour le 52e Congrès eucharistique international, le voyage apostolique revêt une dimension tout autre, dans ce pays qui détient 136 kilomètres de frontière avec l'Ukraine.

    KTO modifie sa grille pour vous faire vivre en direct les étapes importantes de ce voyage. Par ailleurs, la chaîne proposera tous les jours à 20h, à partir du 27 avril, un flash de ses envoyés spéciaux à bord de l’avion papal pour mettre en perspective les temps forts de cette visite apostolique.

    Le programme détaillé

    Vendredi 28 avril 2023

    • 10h00      Accueil officiel à l'aéroport international de Budapest
    • 11h00       Cérémonie de bienvenue sur la place du Palais Sándor
    • 12h20       Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique dans l'ancien monastère des Carmélites – Discours du Saint-Père
    • 17h00      Rencontre avec les évêques, les prêtres, les diacres, les consacrés, les séminaristes et les acteurs pastoraux dans la co-cathédrale Saint-Étienne – Discours du Saint-Père

    Samedi 29 avril 2023

    • 10h15       Rencontre avec des personnes pauvres et des réfugiés dans l'église Sainte-Élisabeth de Hongrie – Discours du Saint-Père
    • 16h30       Rencontre avec les jeunes dans la salle « Papp László Budapest Sportaréna » – Discours du Saint-Père
    • 18h00       Rencontre privée avec les membres de la Société de Jésus à la Nonciature Apostolique

     Dimanche 30 avril 2023

    • 09h30      Messe sur la place Kossuth Lajos -  Homélie du Saint-Père et Regina Caeli
    • 16h00      Rencontre avec le monde académique et culturel à la Faculté de technologie de l'information et de la bionique de l'Université catholique Péter-Pázmány – Discours du Saint-Père

     Lundi 1er mai 2023

    • 8h30        Conférence de presse

     Programmation spéciale

     Eglise du Monde -  Hongrie : l’Eglise durant la période du communisme

    Emission de 26 min., jeudi 20 avril à 21h40, présentée par Stéphanie Dupasquier

    Eclairage sur la Hongrie, où se rendra pour la seconde fois le pape. Lors de son premier voyage en 2021, François avait rappelé « L’Église en Hongrie, avec sa longue histoire –marquée par une foi inébranlable, par des persécutions et par le sang des martyrs– est associée de façon particulière au sacrifice du Christ ». L’Eglise a notamment beaucoup souffert durant les années communistes. De nombreux chrétiens ont été arrêtés et déportés. Toutes les congrégations religieuses furent interdites, tout comme les écoles catholiques et protestantes. Si des chrétiens ont préféré faire profil bas pour se protéger, des croyants ont aussi recréé des communautés vivantes en continuant à pratiquer leur foi dans des églises clandestines. Le cardinal Joszef Mindszenty est l’une des grandes figures de résistance anti-communiste. Qui était-il ? Aujourd’hui, les catholiques représentent environ 40% de la population. En quoi cette période douloureuse a marqué l’Eglise de Hongrie ? Si la sécularisation est forte, quels sont aussi les signes de renouveau de la foi ? Eclairage de Nicolas Bauquet, auteur de la thèse : « Pouvoir, Eglise et société en Hongrie communiste, 1944-1964 : histoire intérieure d’une domination ».

     L’identité chrétienne des Hongrois

    Documentaire de 52 min., lundi 24 avril à 20h35

    Le Pape se rend en Hongrie du 28 au 30 avril 2023 soulignant par-là l'importance de ce pays dans l'identité chrétienne de l'Europe. Pourtant c'est souvent à cause de cette identité chrétienne et sa mise en avant par le premier ministre que la Hongrie est la cible de nombreuses critiques venant surtout de l'ouest de l'Europe et dirigées le plus souvent contre Viktor Orban aux méthodes singulières qualifiées « d'illibérale ». Mais le peuple hongrois dans son ensemble est souvent pris à partie et sommé de se justifier aux yeux d'une opinion publique qui le soupçonne de complaisance. Ce documentaire ambitionne de dépasser la vision caricaturale que les Hongrois donnent, parfois, d'eux-mêmes dans les médias occidentaux et montrer, tout en nuances, leur vrai rapport avec leur identité chrétienne. Une coproduction KTO/PONS BARIG FILMS 2023 - Réalisée par Françoise Pons.

    Tous les programmes seront également disponibles sur notre chaine YouTube et sur notre site internet ktotv.com

    À propos de KTO

    KTO est la chaîne catholique francophone, elle offre des éclairages sur des sujets de réflexion ou de débats et accompagne la vie de prière des téléspectateurs. KTO propose plus de 250 heures de documentaires religieux et plus de 800 heures de direct. Plus de 39 000 vidéos sont en accès gratuit sur le site KTOTV.com. Elle est disponible gratuitement via les réseaux câbles/xDSL, par satellite et sur KTOTV.com.

    KTO est disponible en Belgique sur les canaux suivants :

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  • Le pape : les martyrs sont plus nombreux à notre époque qu'aux premiers siècles

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    AUDIENCE GÉNÉRALE

    Place Saint-Pierre
    Mercredi 19 avril 2023

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Au sujet de l'évangélisation et parlant du zèle apostolique, après avoir considéré le témoignage de Saint Paul, véritable “champion” du zèle apostolique, aujourd’hui nous jetons notre regard non pas sur une figure singulière, mais vers la colonne des martyrs, hommes et femmes de tous âges, de toutes langues et de toutes nations, qui ont donné leur vie pour le Christ, qui ont versé leur sang pour confesser le Christ. Après la génération des Apôtres, qui ont été par excellence les "témoins" de l'Évangile. Les martyrs : le premier fut le diacre Saint Étienne, lapidé à mort hors des murs de Jérusalem. Le mot "martyre" vient du grec martyria, qui signifie précisément témoignage. C'est-à-dire qu'un martyr est un témoin, quelqu'un qui témoigne jusqu'à verser son sang. Cependant, le mot martyr a rapidement été utilisé dans l'Église pour désigner celui qui témoignait jusqu'à l'effusion de sang [1]. C'est-à-dire que le témoignage peut être celui de tous les jours, c'est un martyr. Mais il est utilisé par la suite pour qui donne le sang, qui donne la vie.

    Les martyrs, cependant, ne doivent pas être considérés comme des "héros" qui ont agi individuellement, comme des fleurs qui poussent dans un désert, mais comme des fruits mûrs et excellents de la vigne du Seigneur, qui est l'Église. En particulier, les chrétiens, en participant assidûment à la célébration de l'Eucharistie, étaient conduits par l'Esprit à conformer leur vie sur ce mystère d'amour : c'est-à-dire sur le fait que le Seigneur Jésus avait donné sa vie pour eux et que, par conséquent, ils pouvaient et devaient eux aussi donner leur vie pour Lui et pour leurs frères et sœurs. Une grande générosité, le chemin du témoignage chrétien. Saint Augustin souligne souvent cette dynamique de gratitude et de réciprocité gratuite du don. Voici, par exemple, ce qu'il prêchait lors de la fête de Saint Laurent : « Saint Laurent était un diacre de l'Église de Rome », disait Saint Augustin. « C'est là qu'il était ministre du sang du Christ et c'est là qu'il a versé son sang pour le nom du Christ. Le bienheureux apôtre Jean a clairement exposé le mystère de la Cène, en disant : "Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères." (1 Jn 3, 16). Laurent, mes frères, a compris tout cela. Il l'a compris et l'a mis en pratique. Et il a vraiment rendu ce qu'il avait reçu à cette table. Il a aimé le Christ dans sa vie, il l'a imité dans sa mort » (Disc. 304, 14 ; PL 38, 1395-1397). C'est ainsi que saint Augustin explique le dynamisme spirituel qui animait les martyrs. En ces termes : les martyrs aiment le Christ dans sa vie et l'imitent dans sa mort.

    Aujourd'hui, chers frères et sœurs, souvenons-nous de tous les martyrs qui ont accompagné la vie de l'Église. Comme je l'ai dit à maintes reprises, ils sont plus nombreux à notre époque qu'aux premiers siècles. Aujourd'hui, il y a tant de martyrs dans l'Église, tant de martyrs car, pour avoir confessé la foi chrétienne, ils sont chassés de la société ou vont en prison... Ils sont très nombreux. Le Concile Vatican II nous rappelle que « le martyre dans lequel le disciple est assimilé à son maître, acceptant librement la mort pour le salut du monde, et rendu semblable à lui dans l’effusion de son sang, ce disciple est considéré par l’Église comme une grâce éminente et la preuve suprême de la charité. » (Const. Lumen Gentium, 42). Les martyrs, à l'imitation de Jésus et avec sa grâce, transforment la violence de ceux qui refusent l'annonce en une grande opportunité d'amour, suprême, qui va jusqu'au pardon de leurs bourreaux. Ce détail est intéressant : les martyrs pardonnent toujours à leurs bourreaux. Étienne, le premier martyr, mourut en priant : "Seigneur, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". Les martyrs prient pour leurs bourreaux.

    Si le martyre n'est demandé qu'à quelques-uns, « tous cependant doivent être prêts à confesser le Christ devant les hommes et à le suivre sur le chemin de la croix, à travers les persécutions qui ne manquent jamais à l’Église. » (ibid., 42). Mais ces persécutions sont-elles du passé ? Non, non : aujourd'hui. Aujourd'hui, il y a des persécutions contre les chrétiens dans le monde, beaucoup, beaucoup. Il y a plus de martyrs aujourd'hui que dans les premiers temps. Il y en a tellement. Les martyrs nous montrent que tout chrétien est appelé au témoignage de la vie, même s'il ne va pas jusqu'à l'effusion du sang, en faisant de lui-même un don à Dieu et à ses frères, à l'imitation de Jésus.

    Et je voudrais conclure en rappelant le témoignage chrétien actuel dans tous les coins du monde. Je pense, par exemple, au Yémen, une terre blessée depuis de nombreuses années par une guerre terrible et oubliée, qui a causé tant de morts et qui fait encore souffrir tant de personnes, en particulier des enfants. Précisément dans ce pays, il y a eu des témoignages de foi éclatants, comme celui des Sœurs Missionnaires de la Charité, qui ont donné leur vie là. Aujourd'hui encore, elles sont présentes au Yémen, où elles offrent une assistance aux personnes âgées malades et aux personnes handicapées. Certaines d'entre elles ont souffert le martyre, mais les autres continuent, risquent leur vie mais vont de l'avant. Elles accueillent tout le monde, ces sœurs, quelle que soit la religion, car la charité et la fraternité n'ont pas de frontières. En juillet 1998, Sœur Aletta, Sœur Zelia et Sœur Michael, qui rentraient chez elles après la messe, ont été tuées par un fanatique, parce qu’elles étaient chrétiennes. Plus récemment, peu après le début du conflit toujours en cours, en mars 2016, Sœur Anselme, Sœur Marguerite, Sœur Reginette et Sœur Judith ont été tuées avec quelques laïcs qui les aidaient dans leur travail de charité auprès des plus petits. Ce sont les martyrs de notre temps. Parmi ces laïcs assassinés, en plus des chrétiens, il y avait des musulmans qui travaillaient avec les sœurs. C’est émouvant de voir comment le témoignage du sang peut unir des personnes de religions différentes. On ne doit jamais tuer au nom de Dieu, car pour Lui nous sommes tous frères et sœurs. Mais ensemble, nous pouvons donner notre vie pour les autres.

    Prions donc pour que nous ne nous lassions pas de témoigner de l'Évangile, même en temps de tribulation. Que tous les saints et les saints martyrs soient des semences de paix et de réconciliation entre les peuples pour un monde plus humain et plus fraternel, en attendant que le Royaume des cieux se manifeste pleinement, quand Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28). Merci.


    [1] ORIGENE, In Johannem, II, 210 : « Quiconque rend témoignage à la vérité, soit en paroles, soit en actes, soit en œuvrant pour elle de quelque manière que ce soit, peut à bon droit être appelé témoin. Mais le nom de témoin ( martyrs) au sens propre, la communauté des frères, impressionnée par la force d'âme de ceux qui ont combattu pour la vérité ou la vertu jusqu'à la mort, a pris l'habitude de le réserver à ceux qui ont témoigné du mystère de la vraie religion par l'effusion du sang ».