Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso en traduction française sur Diakonos.be :
De retour d’Irak : « Ce qui m’a le plus touché… »
Au cours de la traditionnelle conférence de presse à bord de l’avion de retour d’Irak, le Pape François a déclaré que le moment qui l’avait le plus marqué de tout son voyage était le témoignage de cette femmes chrétienne qui avait fui Qaraqosh devant les milices de l’État Islamique qui avaient tué son enfant.
Le témoignage de cette femme, ainsi que sa photo, ont été publiées intégralement par Settimo Cielo il y a deux jours :
> “Le martyre de ces trois anges…”. Du carnet de voyage en Irak
Et voici le commentaire du Pape François, retranscrit mot à mot :
« Ce qui m’a le plus touché, c’est le témoignage d’une maman à Qaraqosh, […] une femme qui a perdu un fils dans les premiers bombardements de Daesh. Elle a dit un mot : je pardonne. Cela m’a ému. Une maman [qui dit] : je pardonne et je demande pardon pour eux. […] Ce mot, nous l’avons oublié, nous savons insulter à tort et à travers, nous savons condamner à tort et à travers, moi en premier, cela nous le savons bien. Mais pardonner ! Pardonner les ennemis : ça c’est l’Évangile pur ».
Mais tout de suite après, Catherine Marciano de France-Presse a posé cette question au Pape François :
« Vous avez soutenu les femmes de Qaraqosh avec de très belles paroles, mais que pensez-vous du fait qu’une femme musulmane amoureuse ne puisse pas se marier avec un chrétien sans être rejetée par sa famille ou pire encore ».
Et là, le Pape a été évasif. Il a parlé d’autres formes d’oppression, mais pas de celle-là.


Aux Ve et VIe siècles, ce dimanche était pour les catéchumènes un jour de « scrutin », c’est-à-dire de réunion préparatoire au baptême, au cours de laquelle se pratiquaient des exorcismes. Si les textes que nous lisons aujourd’hui ne sont plus ceux de l’ancienne messe de scrutin, ils ne manquent pas d’un certain rapport avec les exorcismes de notre baptême où s’est ouverte notre lutte contre Satan.