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À Liège, le dimanche 4 juin 2023 à 15h : concert « Mozart à l’église du Saint-Sacrement » (Bd d’Avroy, 132)
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La crise liturgique actuelle : une crise esthétique
De Pierre Montpellier sur le site de l'Homme Nouveau :
LA CRISE LITURGIQUE CONTEMPORAINE EST UNE CRISE ESTHÉTIQUE
22 Mai 2023Interdépendantes l’une de l’autre, liturgie et foi se sont dégradées de concert depuis plus d’un demi-siècle. Un hasard ? En réalité plutôt une évidence, celle qui fait du Beau, du Bien et du Vrai les différentes faces de Dieu. Démonstration.
La crise liturgique contemporaine semble être le bourgeon d’une théologie et d’une ecclésiologie nouvelle. Cependant, il existe une raison plus secrète et qui enveloppe toutes les autres : c’est la confusion du Beau. En effet, l’incohérence esthétique – la disharmonie du style et de la pensée – abîme l’expression liturgique.
La liturgie est le langage de l’Eglise
La liturgie et la foi sont reliées de telle sorte que modifier l’une entraîne nécessairement l’ajustement de l’autre.
D’une part, la liturgie est l’écrin de la foi et son soutien ; au point qu’une liturgie sûre et bien ancrée dans la Tradition peut être un lieu théologique. C’est à ce titre, par exemple, que Pie IX n’hésita pas à se référer aux offices ecclésiastiques « des temps les plus anciens » (1) pour justifier la continuité de la doctrine de l’Immaculée Conception. On retrouve cette relation particulière dans ce vieil axiome : Legem credendi lex statuat supplicandi, « que la règle de la prière fixe la règle de la croyance ».
Cependant la réciproque est également vraie. La liturgie sert la foi qu’elle a pour mission de transmettre et d’honorer ; aussi est-ce bien cette dernière qui règle les formes du culte. D’où cet autre axiome qui vient compléter le premier avec un effet de miroir : Lex credendi legem statuat supplicandi, « que la règle de la croyance fixe la règle de la prière ».
Ainsi, la liturgie permet à la fois de reconnaître la Vérité et de lui rendre honneur ; elle est le langage particulier de l’Église.
L’art est une parabole
Or l’art aussi est un langage, un langage qui supplée à l’impuissance du langage commun. Par exemple, la peinture sera toujours plus pertinente pour décrire un corps que la lente succession des mots. C’est d’ailleurs en ce sens que Jean-Paul II a reconnu aux artistes le pouvoir de donner « une forme esthétique aux idées conçues par la pensée » (2).
Bien sûr, l’art ne propose pas de stricte équivalence entre le signe et la pensée. Pour se faire comprendre de tous, il échappe à la précision du mot et se fait analogique ; il devient ce que Henri Charlier qualifiait de parabole (3). À l’image du Christ qui s’inspirait de scènes à l’apparence triviale, l’artiste suggère le Beau à partir d’une matière banale : de bois, de notes ou d’argile. Cet acte de transformation est une imitation de la création divine (4) ; et l’art, en quelque sorte, est une épiphanie : la manifestation d’une Vérité cachée.
- Pie IX, Ineffabilis Deus.
- Jean-Paul II, Lettre aux artistes, n°2.
- « Les beaux-arts offrent une parabole de la pensée dans un autre langage que le langage commun » (Henri Charlier, L’Art et la Pensée, DMM, 1972, p. 19).
- «L’art de créer (…) n’est point cet art par essence qui est Dieu, mais bien de cet art une communication et une participation » (cardinal Nicolas de Cues, in Jean-Paul II, op. cit.).
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350 églises paroissiales vont être réaffectées en Flandre
De Filip Ceulemans sur Kerknet (traduction automatique) :
350 églises paroissiales vont être réaffectées
24 MAI 2023
Le gouvernement flamand lance une plateforme pour préserver l'avenir des églises paroissiales.
Dans un avenir proche, au moins 350 églises paroissiales en Flandre seront réaffectées à un usage secondaire. Environ 200 ont déjà été (partiellement) réaffectées, et à peu près autant d'autres églises font l'objet d'un processus similaire. La Plate-forme pour l'avenir des églises paroissiales du gouvernement flamand souhaite rassembler tous les partenaires concernés afin que les autorités locales qui souhaitent réutiliser ou réaffecter une église sachent à qui s'adresser pour poser des questions. La Plate-forme est composée des agences flamandes de l'administration interne et du patrimoine immobilier, de la Conférence épiscopale, du Maître d'œuvre flamand, de PARCUM et de l'Association flamande des villes et communes.
L'église des pèlerins
L'église Heilig Hart de Lier, où la Plate-forme a été présentée, symbolise les enjeux. "Le XXe siècle est le siècle au cours duquel la plupart des églises ont été construites, mais aussi le siècle au cours duquel la plupart des églises ont été fermées", a déclaré le bourgmestre de Lier, Rik Verwaest (N-VA). "L'église a été construite par Flor Van Reeth en 1938-1939, dans l'esprit du mouvement moderniste des pèlerins. Après une restauration complète, qui a coûté 2,7 millions d'euros, elle est utilisée pour la liturgie et les activités culturelles. L'autel est sur roulettes, ce qui nous permet de le faire glisser vers l'arrière".
L'entretien et la restauration des églises étant souvent coûteux, ils sont parfois considérés comme une charge. "Il est vrai que l'aspect financier est souvent important, mais nous devrions considérer cela comme un défi plutôt que comme un fardeau", a déclaré le ministre du patrimoine immobilier, Matthias Diependaele (N-VA). "Les églises sont toujours considérées comme le centre de la communauté. Lorsque vous touchez une église, cela libère beaucoup d'émotions".
Dôme
Près de deux églises sur cinq en Flandre sont entièrement protégées en tant que monuments, 15 % le sont partiellement. "Cela montre à quel point la religion a contribué à façonner la Flandre", poursuit M. Diependaele. "Nous voulons transmettre cet héritage aux générations suivantes sans pour autant le couvrir d'un dôme.
Nous devons être conscients qu'une nouvelle utilisation peut avoir un impact majeur sur la valeur patrimoniale d'une église. Cela nécessite des conseils supplémentaires".
La plate-forme de connaissances peut jouer un rôle important à cet égard. "Nous sommes confrontés à des défis majeurs", a déclaré le ministre de l'intérieur Bart Somers (Open vld). "L'affectation secondaire ou la réaffectation d'une église nécessite de nombreuses consultations avec les autorités locales et les communautés paroissiales. Il n'est pas toujours facile pour les autorités locales de faire des choix. C'est là que la plateforme intervient en tant que point de contact pour les administrations paroissiales et ecclésiastiques.
Nous permettons aux conseils locaux de réaliser une étude de faisabilité sur les projets d'avenir de leurs églises. L'objectif est d'accélérer le rythme des réalisations effectives et qualitatives".
L'évêque d'Anvers, Johan Bonny, a souligné l'importance de la faisabilité des projets. "Les plans approuvés s'avèrent parfois difficiles à réaliser. Dans la ville d'Anvers, tous les plans originaux sont en suspens parce qu'ils sont irréalisables. Le fait que l'on travaille sur plus d'une voie est un pas dans la bonne direction. Jusqu'à présent, lorsque l'on discutait d'un projet secondaire ou de rezonage, un cortège d'autorités locales, de la province, de la Flandre et de bureaux immobiliers venait à ma rescousse. Il est remarquable de constater à quel point ils deviennent soudain pieux dans ces moments-là. Plus pieux que des religieuses", s'amuse l'évêque.
Une destination communautaire
Pour Johan Bonny, dans un monde de plus en plus agité, les églises sont des oasis de paix et de tranquillité qui méritent d'être préservées. "Les sacrements n'ont pas besoin de luxe, mais peuvent être célébrés dans la sobriété.
En entretenant les églises de manière austère, il est possible d'en sauver davantage.
Investissez dans l'entretien de base de toutes les églises au lieu de vous concentrer sur une seule d'entre elles", a conseillé M. Bonny au gouvernement."Il est frappant de constater que les églises secondaires ou réaffectées qui réussissent sont souvent, et ce n'est pas une coïncidence, dotées d'une fonction communautaire", a conclu Wim Dries (CD&V), maire de Genk et président du VVSG. "À Genk, les églises réaffectées abritent un centre communautaire, une salle de sport scolaire, une galerie d'art et une épicerie sociale. L'élargissement et l'optimisation de l'utilisation des églises paroissiales, qui sont souvent la propriété de la municipalité, est une bonne chose car elle profite à l'ensemble de la communauté, y compris à ceux qui n'assistaient pas aux messes auparavant."
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La chrétienté a largement participé au développement de la civilisation européenne
Un entretien avec Jean-François Chemain (propos recueillis par Côme de Bisschop) sur le site de la revue Conflits :
Comment la chrétienté a façonné l’Europe.
22 MAI 2023La chrétienté a largement participé au développement de notre civilisation : unité de l’Europe, primauté de la paix, laïcité ou encore droits de l’homme, sont autant de principes qui en découlent. À l’heure où le christianisme est en déclin en Europe, Jean-François Chemain fait le point sur ses apports civilisationnels et la légitimité de leur avenir.
Jean-François Chemain est docteur en histoire, écrivain et professeur à l’Ircom. Son dernier ouvrage, Ces idées chrétiennes qui ont bouleversé le monde, vient de paraître aux éditions Artège.
Vous écrivez que « toute la civilisation européenne est pétrie de christianisme ». Comment « Europe » et « chrétienté » sont-ils devenues synonymes ?
Le terme « Europe », dans son sens moderne, a été utilisé pour la première fois sous la plume de saint Colomban, un moine irlandais, dans deux lettres au pape (590 et 614), où il définissait celle-ci comme l’espace soumis à l’autorité spirituelle de ce dernier. Cela excluait l’islam naissant, et ses conquêtes futures au détriment de la chrétienté, mais aussi l’Empire byzantin, berceau de l’orthodoxie, dans lequel l’Église était soumise à l’Empereur. Pour être plus précis, « Europe » est synonyme de « chrétienté d’Occident ».
Pour le christianisme, la guerre n’est jamais souhaitable et doit rester un ultime recours. Si elle devient nécessaire, celle-ci doit être justifiée. Qu’est-ce qu’une « guerre juste » pour les chrétiens ? Ces deux mots ne sont-ils pas antinomiques ?
Le christianisme a très tôt défini une conception de la « guerre juste ». Saint Augustin a en effet adapté au christianisme une antique conception romaine, qui qualifie ainsi une guerre défensive, déclenchée par une autorité légitime, quand on a épuisé en vain tous les moyens pacifiques, et afin de réparer une injustice subie. Une pensée reprise et formalisée par saint Thomas d’Aquin. Cela exclut toute guerre de conquête, même soi-disant « sainte ».
Le message évangélique de la religion chrétienne est un message de paix, comme le précise l’évangile selon Saint Matthieu : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ». À ce titre, comment les chrétiens justifient-ils l’épisode des croisades ou encore celui des guerres de religion et de ses violences ?
Les croisades, qu’on se plaît à présenter comme un triste prototype de guerre « sainte », n’ont de fait été vécues que comme une guerre « juste », destinée à protéger les pèlerins chrétiens empêchés de se rendre sur leurs Lieux Saints par les développements du djihâd musulman – qui est, lui, une authentique guerre sainte. Quant aux guerres de religion, l’Église catholique en porte, comme les autres Églises chrétiennes, une part de responsabilité. Mais elles doivent aussi beaucoup à la prétention des chefs d’État de se mêler de religion, et de vouloir que tous leurs sujets croient la même chose qu’eux. Et puis, enfin, ce n’est pas parce qu’on est chrétien qu’on se comporte comme un saint : au moins a-t-on conscience de son péché !
La Révolution française n’a pas eu pour ambition de s’appliquer uniquement aux Français, mais bien à l’humanité tout entière. Existe-t-il un lien entre la vocation universelle de la Révolution et celui du catholicisme ?
Effectivement, « catholique » signifie « universel ». Et donc, moins paradoxalement que logiquement, si la France est « la fille aînée de l’Église » (catholique), alors ce qui est français est aussi universel. D’où la prétention de la Révolution d’être universelle (cf. la Déclaration des droits de l’Homme, valable pour l’Humanité entière, quand le Bill of rights anglais ne s’appliquait qu’au peuple anglais), mais aussi cette conception universaliste qu’a la République de la nation française : en ferait partie, si l’on en croit, par exemple, le sociologue « autorisé » Patrick Weil, toute personne, d’où qu’elle vienne, qui adhère à ses valeurs. Et ce bien plus qu’un Français « de souche », qui apparaît furieusement « local » et n’a en outre pas choisi de venir pour faire allégeance à des « valeurs ».
L’imaginaire collectif considère souvent la démocratie comme étant la fille d’Athènes, qui serait réapparue miraculeusement en 1789 en France. Cependant, si la démocratie a été utilisée par les Grecs, ils n’en faisaient pas un impératif, l’important était de diriger selon le bien commun. Ainsi, comment le christianisme, par son choix du mode électoral au sein des institutions religieuses, a-t-il permis de mettre en avant la démocratie, longtemps tombée en désuétude, comme une évidence morale ?
Le compendium de l’Église catholique présente la démocratie comme un système préférable aux autres. C’est contraire à une idée reçue, qui voudrait que celle-ci ait eu partie liée avec la monarchie, et que la démocratie ait été une conquête réalisée contre elle. On ne peut pas nier que cela ait été le cas au XIXesiècle, mais dans le contexte particulier du traumatisme post-révolutionnaire.
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Cannes : l'enlèvement soudain mis en scène par Bellocchio est un faux historique
D'Ermes Dovico sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :
L'affaire Mortara, des vérités tues pour frapper l'Eglise
23-05-2023
A Cannes, c'est le jour du film de Bellocchio (Rapito) sur l'affaire Mortara, l'enfant juif baptisé in articulo mortis puis séparé de ses parents. Dès la bande-annonce, la mystification des faits est évidente. Des faits qu'Edgardo Mortara lui-même, mort en odeur de sainteté, a effectivement reconstitués dans un mémoire indigeste pour les ennemis de la vérité.

Le Festival de Cannes accueille aujourd'hui Abducted, le film de Marco Bellocchio centré sur l'affaire Mortara, l'enfant qui, en 1858, a été séparé de sa famille juive d'origine à la suite d'un baptême qui s'est déroulé dans des circonstances exceptionnelles. Le film est librement inspiré d'un livre de Daniele Scalise (Il caso Mortara, Mondadori, 1996), qui a contribué à relancer la légende noire contre l'Église catholique. Au-delà du titre du film, la bande-annonce permet déjà de deviner le type de mystifications qui seront diffusées sur les écrans.
Dans la bande-annonce, on voit un messager ecclésiastique qui se rend en pleine nuit, accompagné de quelques gardes, à la maison des Mortara pour leur annoncer pour la première fois que leur petit Edgardo a été baptisé et qu'il y a un ordre de "l'emmener". On voit alors le père prendre brusquement l'enfant dans ses bras et se diriger vers la fenêtre en criant : "Ils veulent nous l'enlever ! On dira qu'il s'agit d'une version romancée, mais la déformation sensationnelle des faits - pour un film qui prétend pourtant se référer à une histoire vraie - demeure. Comme restera le conditionnement dans l'esprit de ceux qui verront des scènes similaires, ignorant précisément les nombreuses vérités non dites, au détriment de l'Église.
Il suffirait pourtant de lire les mémoires exhaustives que le protagoniste de l'affaire, Edgardo Mortara, a écrites à la fleur de l'âge, en 1888, alors qu'il avait 37 ans. Un mémoire écrit en castillan pendant son apostolat en Espagne et conservé ensuite dans les archives romaines des chanoines réguliers du Très Saint Sauveur de Latran, l'ordre dans lequel Don Pio Maria Mortara, son nom en religion, avait librement et fermement souhaité entrer dès que son âge le lui avait permis. Traduit en italien, le mémorial a été publié intégralement en 2005 dans un livre présenté par Vittorio Messori ("Io, il bambino ebreo rapito da Pio IX. Les mémoires inédites du protagoniste de l'affaire Mortara", Mondadori), qui démonte pièce par pièce la légende noire et rend compte de manière exemplaire des raisons de la foi. Il est donc curieux que certaines élites culturelles continuent à privilégier les reconstructions partielles pour propager leur idéologie. Regardons donc les faits.
Nous sommes à Bologne, puis dans les États pontificaux. Edgardo, neuvième des douze enfants de Marianna et Salomone Mortara, a un peu plus d'un an lorsqu'il est frappé par une terrible maladie accompagnée de violentes fièvres. La maladie évolue avec de tels symptômes qu'en quelques jours les médecins le donnent pour mort. La mort semble imminente. C'est dans ces circonstances que la jeune Anna Morisi, la servante catholique des Mortara, se souvient de ce que l'Eglise enseigne sur le baptême de nécessité, c'est-à-dire in articulo mortis. Secrètement, un verre d'eau à la main, elle baptise l'enfant par aspersion, pensant que ce geste donnera bientôt le Paradis au petit Edgardo. Seulement, la mort attendue ne vient pas. Peu à peu, en effet, l'enfant se rétablit complètement. Anna panique, réalisant les conséquences possibles de sa révélation. Et elle décide de se taire.
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Concert « Bach inspiration V » le dimanche 18 juin prochain à 17h00 à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège).
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"Vladimir Ghika", vagabond apostolique : une BD des éditions du Triomphe
Du site des Editions du Triomphe :

MONSEIGNEUR VLADIMIR GHIKA
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La surprenante conversion au sacré de Sonia Mabrouk
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Vif émoi à Angers où l'église Sainte-Madeleine a été sauvagement saccagée
De sur le site de France3 :
"Les visages de la Vierge-Marie et du Christ décapités, ça bouleverse" A Angers, l'émotion après le saccage de l'église Sainte-Madeleine
Partout sur le sol de l'édifice, des éclats de plâtre blanc. Sur les visages des visiteurs, ce jeudi matin, l'incompréhension. Hier, mercredi 12 avril, l'église Sainte-Madeleine d'Angers "a été sauvagement vandalisée". C'est en ces termes que Jean-Marc Verchère, le maire d'Angers, s'est exprimé le même jour. Dans cet édifice situé au cœur de la ville, des croix ont été brisées, des têtes décapitées, les autels saccagés.
C'est le père Cleyssac qui a découvert les dégâts avec stupeur aux alentours de 14 heures, mercredi. "Je suis rentré par la porte latérale, d'abord j'ai vu le cierge Pascal à terre cassé, je me suis dit : ah mince il est tombé il s'est cassé", se souvient le vicaire de la paroisse Saint-Jean-Paul II. "Mais quand je suis entré plus loin j'ai vu qu'il n'y avait pas que ça [...], donc là j'ai tout de suite appelé le curé de la paroisse et on a appelé la police, on va bien sûr porter plainte", précise le prêtre. Le ou les auteurs des faits n'ont pas été retrouvés, mais le père observe qu'"on sent qu'ils ont vraiment visé les têtes des statues, les croix, il y a vraiment des actes qui sont très ciblés".
Plusieurs statues ont été décapitées par un ou plusieurs individus dans la basilique Sainte-Madeleine à Angers mercredi 12 avril en milieu d'après-midi. • © France Télévisions"C'est très douloureux pour les chrétiens"
Très choqués, plusieurs fidèles sont venus voir de leurs propres yeux ce qu'ils ont bien du mal à croire. "On a vu hier les visages de la vierge Marie, du Christ décapités, ça bouleverse", raconte l'un d'entre eux, habitué à jouer de l'orgue dans cette église. Pour l'homme, "c’est dommage parce qu’il y a des gens qui ne respectent pas forcément les croyances, chacun est différent, et je pense que c’est important de respecter les croissances des uns et des autres."
Quelques mètres plus loin, silencieuse, une retraitée affiche un visage fermé. Ce qu'elle ressent face aux dégradations ? "D'abord de la colère", avoue la croyante. "Le père nous a demandé de rester dans le pardon et l’espérance de la foi, mais c’est très douloureux pour des chrétiens", souffle la fidèle. Pour elle, lorsque "c’est le christ qui est atteint, c’est la communauté chrétienne qui est touchée aussi".
L'évêque d'Angers "sous le choc"
Monseigneur Emmanuel Delmas, évêque d'Angers, s'est lui aussi rendu à la basilique Sainte-Madeleine. "Sous le choc", Mgr Delmas dénonce une "violence déterminée qui s'est manifestée dans cet édifice religieux ouvert à tous et au service de la paix". Pour le religieux, "ces actes de vandalisme sur une église n’atteignent pas que des pierres et des objets : c’est bien notre foi chrétienne qui est touchée."
Jean-Marc Verchère, maire d'Angers, a réagi mercredi 12 avril à cet évènement. "Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux qui a touché un édifice religieux et patrimonial important de notre ville", a précisé l'élu. Une plainte a été déposée. Le maire apporte son "soutien aux paroissiens, et plus largement à la communauté catholique, très affectés par ces dégradations qui interviennent au lendemain des célébrations de Pâques."
Impossible pour l'heure de mesurer l'ampleur des dégâts
Au lendemain des dégradations, des spécialistes du patrimoine sont venus constater les dégâts pour anticiper les prochains travaux de restauration. Anna Leicher, conservatrice départementale des antiquités et objets d'arts, constate ébahie les dégradations qui ont touché "le mobilier liturgique et le maître autel qui est inscrit au titre des monuments historiques". La conservatrice n'avait jamais vu de telles dégradations dans une église.
S'il est impossible, pour l'heure, de mesurer l'ampleur des dégâts sur les objets endommagés, les spécialistes ont commencé à prendre des relevés. "Il va falloir qu’on les mette en caisse par unité d’objet pour voir comment on va pouvoir les restaurer au mieux, [...] constater tous les dégâts et récupérer tous les morceaux pour penser à l’avenir et aux futurs travaux de restauration." Un travail minutieux, qui pourrait prendre beaucoup de temps.
"Le maître autel est de taille importante, toute la statutaire a été endommagée, toutes les têtes ont été décapitées, les colonnettes en pierre dure ont été coupées aussi, beaucoup d’éclats de plâtre également, donc un travail colossal pour restaurer cet ensemble."
Anna LeicherConservatrice départementale des antiquités et objets d'arts
"Nous sommes très tristes pour l'édifice en lui même mais surtout pour les personnes qui ont commis ces dégradations", a pour sa part déclaré Pascal Batardière, vicaire général du diocèse d'Angers.
"Ce qui est regrettable, c'est que l'on fait tout pour maintenir nos églises ouvertes au public. Des bénévoles sont mobilisés matin midi et soir pour que ces lieux de culte restent accessibles à tous et toutes. Cela ne nous empêchera pas de continuer à tout mettre en œuvre pour que nos églises restent des havres de paix accueillants"
Père PascalVicaire général du diocèse d'Angers
Il y a une quinzaine de jours, l'église Sait-Pierre de Trélazé (Maine-et-Loire), située à quelques kilomètres de la Sainte-Madeleine, avait-elle aussi été profanée, mais les dégâts sont d'une moindre gravité. Le mode opératoire des vandales pourrait, selon les enquêteurs, rappeler celui utilisé au sein de la basilique Sainte-Madeleine.
Le procureur d'Angers, Eric Brouillard, a indiqué qu'une enquête a été ouverte et confiée à la direction départementale de la santé publique (DDSP). Dimanche 23 avril, l'évêque d'Angers présidera une messe de réparation à la basilique Sainte-Madeleine d'Angers.
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La bande dessinée religieuse à l'honneur (Bruxelles, 22 avril)
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"Retrouver notre culture musicale catholique"
De Maitena Urbistondoy sur le site de l'Homme Nouveau :
Max Guazzini : retrouver notre culture musicale catholique
26 mars 2023Avocat, ancien directeur des programmes de NRJ, ancien président du club du Stade français Paris rugby, Max Guazzini revient à ses premières amours : la musique. Il présente aujourd’hui son album « Les Chants de Jésus » avec le Schola Regina, accompagné de son ami chef de chœur, Philippe Nikolov. Portrait.
“Il faut le moment pour que les cerisiers soient en fleurs, c’est au printemps. D’ailleurs, c’est au printemps que nous avons enregistré.” Dans un café parisien où il a ses habitudes, Max Guazzini nous explique comment son troisième album de chants religieux, “Les chants de Jésus” s’est préparé. Après avoir dirigé les programmes de NRJ, ancien président du Stade français, il est habitué aux projets de grande ampleur. Mais cette fois, les grands moyens sont mobilisés pour un des derniers disques d’art sacré qui mobilisent encore autant de professionnels : “il faut laisser parler son cœur et sa passion”. L’album vient clore une trilogie entamée en 2011 avec une première sortie d’un ensemble de 46 chants grégoriens intitulé “Credo”, suivi en 2015 de “Les Chants de Marie”.
Du haut de ses presque deux mètres, il se penche vers vous curieux de savoir quel chant vous avez préféré parmi les 24 dédiés à Jésus. Puis, il vous raconte l’histoire de chacun d’entre eux. Des morceaux d’histoire religieuse ou populaire qu’on retrouve dans le carnet préparé avec soin avec son ami Philipe Nikolov, chef de chœur et directeur artistique. Max Guazzini insiste sur le travail fourni par son acolyte avec qui il a sélectionné parmi la longue liste possible les œuvres qu’ils ont enregistrées. “On a voulu faire un album pour montrer la richesse des chants liturgiques en allant du Christus Vincit du VIIe siècle au plus récent Anima Christi en passant par celui qu’on appelle chant du Titanic.” Ce dernier est célèbre car la légende veut que le morceau ait été joué pour ceux qui n’avaient pas pu monter dans les canots de sauvetage. Max Guazzini reconnaît que le choix des morceaux a été subjectif, mais se trouve satisfait aujourd’hui car toutes les époques y sont représentées, et tous les styles.
Habitué à programmer la musique pendant plus de vingt ans sur une des premières chaînes de radio de France, Max Guazzini a voulu composer un album diversifié allant du grégorien à des pièces plus modernes avec le défi d’en faire un ensemble harmonieux, “il y a de la place pour différentes formes de musiques et de liturgies aussi…” Élevé dans une école catholique où “tout était en latin” pendant les messes, il a cette familiarité avec le grégorien. Enfant, il fera la consécration au Sacré-Cœur d’où le choix de la couverture de l’album, la représentation “du Christ qui vient de sainte Faustine car nous voulions une image d’un Jésus radieux”.
Après s’être éloigné pendant un temps, il est revenu ces dernières années à la pratique où la musique a une place importante ; “j’aime la belle musique religieuse et une belle liturgie s’accompagne toujours d’une belle musique”. Il reconnaît avoir un faible pour le grégorien comme ce Te lucis ante terminum, hymne des complies qui sera enregistré en une seule prise “absolument parfait, un moment de pureté”. Il espère par ailleurs pouvoir faire découvrir à un public plus large la richesse de la culture musicale catholique. Bien sûr, les œuvres parleront davantage aux fidèles mais “tant mieux si cela peut devenir missionnaire”.
Max Guazzini est assez confiant concernant l’avenir spirituel de la France, “il faut toujours espérer”. Lorsqu’il présente le Lauda Jerusalem de l’album, il évoque la magnifique procession d’entrée de la messe de pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. Cette longue colonne qui marche jusqu’à Chartres, c’est pour lui une bonne surprise et le signe d’une relève présente chez les jeunes. Il regrette qu’on ait “trop sécularisé certaines choses, notamment dans la liturgie mais les jeunes ont soif d’absolu et ils en reviennent”.
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« Monsieur le Président, nos petites églises s’effondrent sous vos yeux ! »
Du "Forum Catholique" :
Une information que je n'avais pas vu passer sur le Forum ni nulle part d'ailleurs :
Lettre ouverte au Président de la République : « Nos petites églises s’effondrent sous vos yeux ! »Dans une lettre ouverte adressée au chef de l'Etat et publiée par le JDD, 131 parlementaires de la droite et du centre appellent à défendre « nos petites églises rurales » qui constituent selon eux « l’âme de la France ».
Rédaction JDD
18/02/2023
« Monsieur le Président de la République,
« Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays, c’est d’y vivre et de n’y plus rien trouver de ce qui le faisait aimer. » Qui aurait pu croire qu’en 2023 ces mots d’Edgar Quinet résonneraient avec tant de justesse ?
Peu à peu la France change, se transforme et nous tendons à ne plus reconnaître ce qui a fait son charme, sa beauté exceptionnelle, son âme, tout simplement. Oui, Monsieur le Président, nos petites églises rurales sont l’âme de la France. Elles sont pour celui qui parcourt les terres et les mers un point de repère précieux qui révèle la présence d’un village. Souvent autour d’elles, le centre-bourg s’organise, le commerce et la vie de la cité se déploient. Tandis que notre époque est lancée dans une course éperdue contre le temps, nos églises continuent imperturbablement de scander la réalité des heures.
À l’écart des constructions modernes, l’église, qu’elle soit de calcaire, de granit, de briques ou de tuffeau, symbolise un îlot de beauté, une bouffée d’oxygène, rare, si rare à notre époque où dominent le bloc et le béton. Pour les anciens comme pour les plus jeunes, elle constitue la mémoire du village, le souvenir de la guerre et des manifestations heureuses. En un mot, elle est l’écrin de nos plus précieux héritages. Oui, nos églises ont un passé. Mais nous voulons aussi qu’elles aient un avenir. Or cet avenir est menacé. Il l’est par les bulldozers, il l’est aussi faute de moyens, dans un silence assourdissant.
Beaucoup de Français l’ignorent, les chapelles et églises, en tout cas l’essentiel de celles construites avant 1905, ne sont que rarement la propriété des diocèses puisque 90 % d’entre elles appartiennent aux communes. Et ce n’est pas en violation de la loi de séparation des Églises et de l’État, qui nous est chère, mais au contraire en application de son article 9. C’est donc aux villages et villes de France qu’il revient d’entretenir cet immense et magnifique patrimoine, élément d’identité, et même souvent d’identification, de celui qui croit au ciel comme de celui qui n’y croit pas.
Mais nos communes sont asphyxiées, étouffées par la prolifération des normes et des dépenses obligatoires. Malgré leur dévouement, les maires et les associations sont condamnés à être les spectateurs de cet abandon. Ils ont la volonté, mais que peuvent-ils sans moyens ? Retenez ce chiffre terrifiant : d’ici à 2030, en l’absence de plan de sauvetage, entre 2 500 et 5 000 églises pourraient disparaître (mission d’information sénatoriale no 765 sur l’état du patrimoine religieux d’Anne Ventalon et de Pierre Ouzoulias). Et chaque jour, ce sont, en moyenne, deux édifices cultuels qui sont vandalisés.
C’est donc à vous, Monsieur le Président, que nous lançons cet appel. Un appel au sursaut, un appel à l’action, comme vous avez su le faire lorsque Notre-Dame de Paris fut submergée par les flammes. Partout les clochers s’effondrent, parfois par l’action de l’homme, plus souvent sous l’effet du temps, pierre par pierre, jusqu’à ce que la ruine soit nettoyée d’un dernier coup de pelleteuse. À chaque fois qu’une église s’efface, c’est un fragment d’âme de la France qui s’évanouit.
Monsieur le Président, il est temps d’agir pour préserver notre héritage plurimillénaire et lui assurer un avenir car nos églises ne sont pas de simples bâtiments : elles sont un patrimoine partagé et vivant. Alors, ensemble, sauvons les petites églises de nos 36 000 villes et villages, car comme le clamait Winston Churchill, « un peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir. »»
A l’initiative de :
Henri Leroy, Valérie Boyer, Edouard Courtial, Emilie Bonnivard, Philippe Gosselin
Cosigné par :
Emmanuelle Anthoine, Philippe Bas, Jérôme Bascher, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras, François-Xavier Bellamy, Catherine Belrhiti, Martine Berthet, Etienne Blanc, Jean-Baptiste Blanc, Anne-Laure Blin, Eric Bocquet, Christine Bonfanti-Dossat, François Bonhomme, Bernard Bonne, Gilbert Bouchet, Jean-Marc Boyer, Alexandra Borchio-Fontimp, Yves Bouloux, Xavier Breton, Fabrice Brun, François-Noël Buffet, Alain Cadec, François Calvet, Christian Cambon, Jean-Noël Cardoux, Patrick Chaize, Daniel Chasseing, Marie-Chris-tine Chauvin, Alain Chatillon, Olivier Cigolotti, Eric Ciotti, Dino Cinieri, Jean-Pierre Corbisez, Pierre Cordier, Josiane Corneloup, Laure Darcos, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Pierre Decool, Véronique Del Fabro, Stéphane Demilly, Albéric de Montgolfier, Louis-Jean de Nicolaÿ, Christelle D’Intorni, Julien Dive, Francis Dubois, Françoise Dumont, Laurent Duplomb, Sabine Drexel, Agnès Evren (50), Gilbert Favreau, Nicolas Forissier, Bernard Fournier, Christophe-André Frassa, Laurence Garnier, Jean-Jacques Gaultier, Annie Gene-vard, Frédérique Gerbaud, Sylvie Goy-Chavent, Pascale Gruny, Daniel Guéret, Michelle Gréaume, Victor Habert-Dassault, Ludovic Haye, Michel Herbillon, Christine Herzog, Patrick Hetzel, Jean Hingray, Alain Houpert, Corinne Imbert, Jean-Marie Janssens, Alain Joyandet, Philippe Juvin, Mansour Kamardine, Christian Klinger, Marc Laménie, Daniel Laurent, Jean-Baptiste Lemoyne, Pierre-Antoine Lévi, Gérard Longuet, Vivette Lopez, Véronique Louwagie, Viviane Malet, Didier Mandelli, Alain Marc, Olivier Marleix, Alexandra Martin, Franck Menonville, Marie Mercier, Sébastien Meurant, Brigitte Micouleau, Jean-Marie Mizzon, Jean-Pierre Moga, Laurence Muller-Bronn, Yannick Neuder, Sylviane Noël, Eric Pauget, Cyril Pellevat, Philippe Pemezec, Evelyne Perrot (100), Christelle Petex-Levet, Stéphane Piednoir, Kristina Pluchet, Rémy Pointerau, Nicolas Ray, Damien Regnard, André Reichardt, Vincent Rolland, Anne Sander, René-Paul Savary, Michel Savin, Vincent Segouin, Nathalie Serre, Bruno Sido, Jean Sol, Laurent Somon, Michèle Tabarot, Philippe Tabarot, Jean-Pierre Taite, Jean-Louis Thiériot, Claudine Thomas, Isabelle Valentin, Antoine Vermorel-Marques, Pierre-Jean Verzelen, Stéphane Viry, Dany Wattebled.
Soit 131 parlementaires de la droite et du centre dont 91 sénateurs, 37 députés et 3 députés européens.Lien permanent Catégories : Actualité, Art, Culture, Eglise, Patrimoine religieux, Politique, Société 1 commentaire


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