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conférences, spectacles, manifestations - Page 58

  • Coronavirus : quel déconfinement en France pour la pratique du culte ?

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    Les propositions des évêques français

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    Alors que le début du déconfinement est annoncé pour le 11 mai, les évêques de France viennent de communiquer au Premier ministre, Édouard Philippe, une série de propositions concernant la pratique cultuelle. Ce dernier devrait y répondre d’ici une dizaine de jours avec un plan détaillé sur les mesures de déconfinement. Voici les principales propositions commentées pour « Aleteia » par le père Thierry Magnin, secrétaire général de la Conférence des Évêques de France  :

    « Il va falloir encore un peu de patience aux catholiques qui, comme tous les citoyens français, vont devoir attendre les annonces du Premier ministre la semaine prochaine concernant la mise en place du déconfinement prévu le 11 mai prochain. Si l’heure est pour le moment à la réflexion et à la consultation dans les bureaux de Matignon, les évêques de France ont transmis au bureau du Premier ministre leurs propositions pour le déconfinement spirituel, tant attendu par les fidèles.

    1. Définir un taux de remplissage de l’église

    Retrouver les bancs de l'église, une réelle attente des catholiques français.

    La Conférence des évêques de France (CEF) souhaite une reprise des messes publiques dès le dimanche suivant le déconfinement, soit le dimanche 17 mai. Pour cela, il est proposé que soit décidé d’un « taux de remplissage » dans les églises plutôt qu’un nombre fixe de personnes pouvant assister aux offices. « Une proposition qui nous semble judicieuse car cela permet de s’adapter à l’ensemble des églises de France qui n’ont pas la même taille », explique à Aleteia, le père Thierry Magnin, secrétaire général de la CEF. « Une église qui accueille habituellement 1.000 paroissiens pourrait ainsi en accueillir 300, si le taux décidé est d’un tiers … ». « Selon les paroisses et les possibilités, les messes pourraient aussi se succéder afin d’accueillir ceux qui n’ont pu venir au premier office ». Si cette idée de « taux » semble avoir été entendue par le gouvernement, il sera ensuite temps à chaque paroisse de s’organiser pour sa mise en place. Lors d’une visioconférence avec les différents représentants des cultes en France qui s’est tenue ce mardi 21 avril, Emmanuel Macron a d’ores et déjà affiché une certaine prudence quant à la date de reprise des cultes qui pourrait intervenir au cours du mois de juin.

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  • Coronavirus : les messes publiques en France pourront-elles reprendre (en petit comité) ?

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    Lu sur le web  « riposte catholique »

    title-1576680650.jpgLes messes publiques pourront-elles reprendre (en petit comité) ? Le président de la République échangera, ce mardi 21 avril, avec le pape François, puis avec les représentants des cultes et des associations laïques (et autres sectes maçonniques et adorateurs de Satan…).

    L’entretien téléphonique avec le pape est prévu à 16 h, une heure avant l’audioconférence avec les responsables religieux et laïcs en présence du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Celle-ci est destinée à réfléchir sur la cohésion morale du pays face à la crise et les moyens de rebondir, a précisé l’entourage du président.

    Le 23 mars, lors de la première réunion avec les représentants des cultes, des francs-maçons et d’associations laïques, Emmanuel Macron avait prévenu que les fêtes religieuses d’avril (Pâques juive et chrétienne, début du ramadan) devaient se faire sans rassemblement.

    Devraient être présents mardi les mêmes participants, dont le président de la Fédération protestante de France François Clavairoly, le président de la Conférence des évêques de France Mgr Éric de Moulins-Beaufort, le grand rabbin de France Haïm Korsia, le président du Conseil français du culte musulman Mohammed Moussaoui, le co-président de l’Union des Bouddhistes de France Olivier Reigen Wang-Genh ainsi et le métropolite orthodoxe Emmanuel Adamakis.

    Ont également été conviés les représentants de la Fédération nationale de la Libre-Pensée, du Comité Laïcité République, de la Grande Loge de France, du Grand Orient de France Jean-Philippe Hubsch et de la Grande Loge féminine de France. »

    Ref. Les évêques ont rendez-vous avec Emmanuel Macron

    Où en est-on en Belgique ?

    Toutes les célébrations liturgiques publiques ont d'abord été suspendues sur l’ensemble du territoire national à partir du samedi 14 mars jusqu’au  vendredi 3 avril.

    Par une nouvelle directive, datée du lundi 23 mars, les évêques de Belgique ont ensuite décidé de proroger cette suspension du samedi 4 avril jusqu'au dimanche 19 avril inclusivement.

    Enfin, une décision du Conseil National de Sécurité du 15 avril a été avalisée par une communication des évêques diffusée le jeudi 16 avril: elle notifie que toutes les mesures prises par les autorités civiles et religieuses concernant les célébrations religieuses ou activités ecclésiales sont maintenues jusqu'au 3 mai 2020.

    Cette communication précise que, dès modification des mesures générales par un prochain Conseil National de Sécurité, le Conseil permanent de la Conférence des Évêques examinera avec les autorités civiles comment l'Église peut modifier ses propres mesures, en quels lieux et dans quelles conditions. Une nouvelle communication sur ce sujet suivra alors dès que possible.

    JPSC

  • Report des prochaines JMJ et de la Rencontre mondiale des Familles

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix

    20/04/2020 

    Les JMJ au Panama, le 24 janvier 2019.

    Le pape François a tiré, lundi 20 avril, les conséquences de la pandémie de coronavirus sur les grands rassemblements internationaux prévus à l’agenda de l’Église. Il a décidé de reporter aussi bien la Rencontre mondiale des familles de juin 2021 que les Journées mondiales de la jeunesse d’août 2022.

    « À cause de la situation sanitaire actuelle et de ses conséquences sur les voyages et les rassemblements de jeunes et de familles, le Saint-Père, en collaboration avec le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a décidé de reporter d’un an la prochaine Rencontre mondiale des familles prévue à Rome en juin 2021 », a annoncé lundi le directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

    La Rencontre mondiale des familles se tiendra donc à Rome en juin 2022.

    Les JMJ reportées à 2023

    Le pape ne pouvant pas enchaîner deux grands rassemblements la même année, les Journées mondiales de la jeunesse programmées en août 2022 à Lisbonne sont elles aussi déplacées d’un an et reportées à août 2023.

    Lors de l’angélus du dimanche des Rameaux, le 5 avril, le pape avait déjà annoncé que le traditionnel passage de la croix des JMJ des jeunes de Panama à ceux de Lisbonne, qui devait avoir lieu ce jour-là, se fera fin novembre, le jour du dimanche du Christ-Roi.

  • Peut-on digitaliser les sacrements sans rendre infranchissable la distance entre l’homme et son Dieu ?

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    Confinement prophylactique oblige dans la lutte contre la pandémie du coronavirus, la "consommation" virtuelle de liturgies s’est multipliée, à l’initiative du clergé, alors que les églises demeurant ouvertes, dans le respect des conditions sanitaires prescrites pour l’adoration du Saint-Sacrement exposé avec la présence d’un prêtre, se comptent sur les doigts d’une main. La prudence explique-t-elle tout dans cette faveur du virtuel ? Une réflexion du diacre namurois Olivier Collard sur le site « diakonos.be » :

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    " Pendant le confinement, nous avons assisté à un foisonnement d’initiatives et de propositions liturgiques plus ou moins heureuses, allant de la messe retransmise en direct par internet, plus ou moins interactive, aux rameaux bénits jusque dans notre salon, par la magie des ondes, en passant par diverses propositions de liturgies domestiques.

    Récemment, un théologien de l’Université catholique de Louvain exigeait que l’on accepte enfin de reconnaître la validité du sacrement de réconciliation donné par téléphone.  De plus en plus de fidèles considèrent à présent que les nouvelles technologies sont non seulement à même de pallier l’impossibilité de participation physique aux célébrations mais constituent un mode plus actuel et plus attractif de rejoindre les fidèles et de participer à la liturgie.  D’autant que depuis la bonne vieille messe télévisée du dimanche matin de nos grand-parents, les technologies ont beaucoup évolué et permettent aujourd’hui à tout un chacun de proposer une expérience spirituelle interactive à distance avec une grande facilité.

    Des caméras sur les autels: voyeurisme et consumérisme ou proximité pastorale et lien ecclésial?

    Si certains dénoncent la désacralisation rampante liée à cette virtualisation de la liturgie, voire une certaine forme de voyeurisme nourri par le désir de vouloir tout voir et tout comprendre quand la caméra s’invite jusque sur l’autel, d’autres considèrent que voir sur nos écrans d’autres personnes prier peut nous inciter à la prière personnelle, tandis que d’autres encore considèrent que les technologies actuelles permettent une proximité identique, sinon plus intime avec le célébrant et une participation quasiment aussi efficace et fructueuse au mystère célébré.

    Alors que certains mettent en avant l’avantage de pouvoir facilement maintenir un lien ecclésial à distance, d’autres mettent en garde contre un cléricalisme de mauvais aloi centré sur la messe du prêtre, contre le maintien d’une attitude consumériste du fidèle et contre le danger du shopping spirituel due à l’ubiquité des nouvelles technologies.  Le recours excessif aux nouvelles technologies en période de crise et la dépendance consumériste qu’elles peuvent induire pourrait-il devenir une occasion manquée de développer la dimension missionnaire et la responsabilité de chaque chrétien?

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  • Marche pour la Vie 2020 : on se mobilisera d'une autre manière

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    On se mobilisera d'une autre manière

    A cause de la propagation du coronavirus, il est difficile de se mobiliser physiquement pour défendre la vie des plus fragiles cette année. Mais, rien ne nous empêchera de se mobiliser néanmoins! Alors, on fait un changement de concept! Nous vous proposons trois choses:
    1. Ecrire une lettre personnelle à un(e) député(e);
    2. Confinement Challenge : Faire une vidéo dans laquelle vous dites la courte phrase "Pour le respect de la vie aussi, j'applaudis";
    3. L'action solidaire : rassembler des vêtements pour petite enfance, des pampers et nous viendrons les chercher chez vous, ou faites un virement sur notre compte. Tous les dons seront donnés à des maisons maternelles.
    Votre lettre à un membre du parlement serait idéalement personnelle (en tant que mère, père, soignant, médecin, ou simplement citoyen concerné, ...) et manuscrite. Lorsqu'un député reçoit deux ou trois lettres manuscrites, il commence à dire: "Là il y a un problème!". Votre lettre ne doit pas non plus être trop longue, une page maximum (le verso n'est pas lu). Évitez toute forme d'agressivité et tout lien avec des organisations particulières en matière de bioéthique. C'est vous qui parlez! Nous avons une liste de députés qui pourraient être sensibles à une telle lettre et qui pourraient changer leur vote. Envoyez-nous un e-mail avec votre lieu de résidence, et nous vous enverrons quelques noms de représentants. Ensemble, nous avons une influence sur le débat public et sur le vote!

    Concernant le Confinement Challenge (2) et l'action solidaire (3), nous vous donnerons plus d'informations dans les jours à venir.

    COVID-19: All Together for Life - Brussels (March for Life Brussels 26/04/2020)

  • Le Collège des Bernardins vous offre des cours en ligne grratuits

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    SINOD - LES MOOC DU COLLÈGE DES BERNARDINS

    Dix regards d'espérance sur le monde d'aujourd'hui
     
    Pour vous accompagner dans cette période d'isolement et vous permettre de continuer à apprendre et avancer dans la foi aux côtés des milliers d'inscrits qui composent notre communauté, le Collège des Bernardins vous invite à découvrir ou redécouvrir deux de nos anciens MOOC : « Les sacrements » par Monseigneur Matthieu Rougé et « Une histoire biblique des origines » par le Père David Sendrez.

    À partir du lundi 23 mars, ces deux MOOC seront mis en ligne gratuitement et de manière intensive : trois vidéos par jour et par MOOC, du lundi au vendredi.

    MOOC Une histoire biblique des origines - reprise exceptionnelle

    MOOC Les sacrements - reprise exceptionnelle

    Qu’est-ce qu’un MOOC ?

    Un MOOC (Massive Open Online Courses) est un cours en ligne gratuit, ouvert à tous et proposé sur une période donnée. Il se compose de brèves vidéos accompagnées de ressources pédagogiques et d’une évaluation continue facultative.

    Le MOOC se caractérise par une forme dynamique, didactique et une interaction forte entre enseignant et participants. Il est destiné à tous ceux qui, faute de temps ou de proximité avec un lieu de formation, profiteront des outils numériques pour apprendre, seul ou à plusieurs.

    La communauté SINOD

    SINOD : Apprendre en ligne, comprendre ensemble !

    SINOD est une communauté internationale d’apprenants bénéficiant d’une plateforme numérique pour accéder à la richesse de formation et de partage du Collège des Bernardins. En quatre années d’existence, SINOD compte plus de 25 000 inscrits répartis dans près de cent pays. Forte d’un catalogue d’une dizaine de cours en ligne et de nombreuses ressources pédagogiques, elle est aujourd’hui à la pointe de la proposition numérique en termes d’enseignement et de dialogue sur la foi catholique. La plateforme est appelée à développer sa mission première, les MOOC, tout en diversifiant ses thèmes et formats de diffusion afin de rassembler un nombre toujours plus grand de participants au sein de sa communauté.

    Père Jean-Philippe Fabre - Directeur des cours publics, des rendez-vous de l'École Cathédrale et du MOOC Sinod
  • A coronaviro libera nos : Bénédiction du pape Urbi et Orbi

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    Ce soir du 27 mars 2020, sous la pluie d’une place Saint-Pierre déserte : impressionnant.

    ” Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

    Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

    Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

    La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

    À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul.

    Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes!

    « Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

    Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

    Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

    « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.

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    Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.

    Tu nous demandes de ne pas avoir peur.

    Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.

    Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête.

    Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5).

    Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

    Ref.Bénédiction du pape Urbi et Orbi

    JPSC

  • Croire et comprendre; Saint Thomas et les raisons de la foi

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    CONFÉRENCE D'OUVERTURE - PHILO à Bruxelles (Cycle 2018-2019) : Croire et comprendre : Saint Thomas et les raisons de la foi Le Moyen Age a élaboré la distinction entre foi et philosophie, non pour les séparer, comme le voudrait une certaine modernité trop sommaire dans ses jugements, mais pour mieux les unir. Dans un opuscule sur Les raisons de la foi, nouvellement traduit par Stéphane Mercier, saint Thomas présente la manière d’aborder les dogmes de la foi avec des interlocuteurs étrangers au christianisme. La foi ne craint pas davantage la raison que celle-ci n’est mise en danger par la Révélation.

  • Philo à Bruxelles, 10 mars : "Saint Thomas et les sciences sociales" avec Stéphane Mercier

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    Mener une réflexion consacrée au thomisme et à la science, c’est aussi aborder les sciences sociales que sont la sociologie bien-sûr, mais aussi l’économie et la politique.

    Chez saint Thomas, comme d’ailleurs chez Aristote, la politique est considérée comme un art de vivre en communauté au service du bien commun plutôt qu’un seul instrument du pouvoir.

    Cette perspective implique une réévaluation éthique des sciences politiques telles qu’elles se sont développées par la suite, en particulier depuis la Renaissance.

    Adresse
  • Bruxelles, UOPC, 13 mars : présentation de "Pour vous qui suis-je?" par l'abbé Dominique Janthial

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    Du site de la Librairie UOPC :

    13 MARS 2020

    DOMINIQUE JANTHIAL PRÉSENTE "POUR VOUS, QUI SUIS-JE?""RENCONTRER JÉSUS ET SE REDÉCOUVRIR SOI-MÊME"

    dominique-janthial-uopc

    Dominique Janthial nous entraîne dans un passionnant voyage : voyage au cœur du Nouveau Testament, voyage dans notre propre cœur. En se fondant sur une exégèse aussi solide qu’accessible, il nous fait vivre les rencontres de l’Évangile, qui permettent de découvrir le Christ autant que nous-mêmes : avec Zachée, se reconnaître perdu ; avec la Samaritaine, découvrir sa soif profonde ; avec Pierre, se découvrir fils de Dieu ; avec Marie-Madeleine, se libérer de nos jeux de rôle pour trouver notre mission, etc. Entre Lectio Divina et développement personnel, ce livre nous invite à la liberté !

    Prêtre du diocèse de Malines-Bruxelles et membre de la communauté de l’Emmanuel, Dominique Janthial enseigne l’Écriture Sainte et l’anthropologie.

    Entrée gratuite. Réservation souhaitée par mail via event@uopc.be.

    Vendredi 13 mars à 18 h 00

    à l'UOPC, Avenue Gustave Demey 14-16, 1160 Bruxelles

  • Bruxelles : une retraite tout en travaillant ? C’est possible à Notre-Dame de Stockel ! (2 au 8 mars)

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    Une retraite tout en travaillant ? C’est possible à Notre-Dame de Stockel !

    Vous pourrez commencer le Carême dans de bonnes conditions, tout en continuant à pratiquer votre activité professionnelle, entre ce lundi 2 mars et le dimanche 8 mars.  Il vous suffit de vous rendre à la Paroisse Notre-Dame de Stockel.  « Nous voulons permettre aux personnes de vivre une retraite dans la vie, tout en approfondissant leur chemin de Carême » nous explique le zélé Prêtre de la Paroisse, l’abbé Édouard Marot.  Le Frère Marc, Fondateur de la Fraternité de Tibériade avait été notre guide sur le chemin de la sainteté, l’année dernière.  Cette année, le Père Jean-Marc de Terwangne nous inviter à nous laisser renouveler par la Puissance de l’Esprit-Saint et à (re)découvrir le don et l’engagement de notre Baptême.  Le responsable du Foyer de Charité de Spa-Nivezé nous offrira chaque soir un enseignement édifiant qui nous fera découvrir que notre vocation de baptisé, c’est d’être un Vivant.  Ceux qui connaissent ce prédicateur se réjouiront de l’écouter ...  Pour une fois, ils ne devront pas se rendre en voiture dans les campagnes spadoises !

    Chaque soirée débutera par une messe à 18h30, suivie d’un repas où se retrouveront ceux qui auront réservé leur place. A 20h30, suivra un enseignement dans le style des Foyers de Charité, lequel se terminera à 22h précises.  Il n’est pas nécessaire de s’inscrire si vous ne participez qu’aux prédications.

    « Le jeudi 5 mars, les Prêtres seront particulièrement choyés » nous confie l’audacieux abbé Marot, à l’origine de ces retraites de Carême.  « Nous espérons que beaucoup de fidèles inviteront un Prêtre qu’ils apprécient, l’accompagneront lorsqu’il concélébrera la messe de 18h30 puis partageront le repas communautaire, avant de vivre la soirée de reconnaissance avec lui également » espère ce vigoureux Prêtre en charge de la Pastorale francophone de Notre-Dame de Stockel.  Pour d’évidentes questions d’organisation, il est demandé de s’inscrire via www.ndstockel.be, afin de prévoir suffisamment de nourriture pour les fidèles et pour les Prêtres invités par eux.  « En fin de soirée, l’assemblée sera invitée à prier avec ferveur pour les Prêtres présents » continue l’abbé Marot qui ne ménage pas ses efforts afin que cette retraite ait désormais lieu chaque année.  « Il faut aimer nos Prêtres, prier pour eux et demander au Père d’en envoyer de nouveaux à Sa Vigne, en Amazonie et ... en Belgique aussi » poursuit ce Prêtre qui aime son sacerdoce.

    La retraite se terminera le dimanche 8 mars par une eucharistie au cours de laquelle le sacrement des malades sera offert à tous ceux qui en auront fait la demande orale ou via www.ndstockel.be.  Une autre occasion d’être un vivant, malgré la souffrance ...

    « Pendant cette retraite dans la vie, les Paroissiens de Stockel se relaieront 24 heures sur 24 devant le Saint-Sacrement, afin de confier à Jésus non seulement l’Église et les vocations que nous espérons nombreuses mais aussi le monde entier » répète l’abbé Édouard Marot avec entrain.

    « Rejoignez-nous un soir ou plus et vous en ressortirez plus vivants » nous convie ce Prêtre joyeux, avant de conclure avec humour « si je devais vous conseiller un soir, je vous dirais de venir le premier car cela vous donnera envie de participer aux autres soirées ! »

    Plus d’informations ? www.ndstockel.be

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  • Le Chœur Universitaire de Liège fête son 70e anniversaire

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    Le Choeur ULiège fête son 70e anniversaire et vous invite à son concert qui sera donné à la Salle Académique de l’ULiège, place du 20-Août, le jeudi 2 avril à 20h

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    Au programme les « Coups de coeur du Choeur » avec de larges extraits du Requiem de Mozart, du Messie de Haendel, du Te Deum de Charpentier ou encore du Requiem de Brahms. 

    Un concert commenté par le conférencier Jean-Marc Onkelinx. 

    Le nombre de places à la salle Académique étant limité, nous vous invitons à réserver vos places par mail ou par téléphone : 0471/17 39 76 ou choeur@uliege.be

    (n° de compte du choeur : BE83 0004 5180 8115)

    Places à 15€ - 6€ pour les étudiants.

    JPSC