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Débats - Page 184

  • La « heartbeat bill » adoptée par la Chambre des représentants de l'Idaho

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    Avortement : l’Idaho dans les pas du Texas

    15 mars 2022
     

    Lundi 14 mars, l’Idaho a adopté une loi comparable à un texte voté par le Texas qui introduit la possibilité pour les citoyens de faire respecter l’interdiction d’avorter après six semaines de grossesse [1]. L’objectif est de se prémunir contre les contestations judiciaires de sa constitutionnalité (cf. Avortement au Texas : une loi restrictive entre en vigueur).

    Vendredi dernier, la Cour suprême du Texas avait refusé de suspendre la loi entrée en vigueur en septembre. « La loi interdit explicitement aux fonctionnaires de l’Etat de la faire appliquer », a-t-elle précisé pour motiver sa décision. Depuis l’entrée en vigueur de la loi texane, les avortements ont diminué de 60% dans l’Etat.

    La « heartbeat bill » de l’Idaho a été adoptée par la Chambre des représentants par 51 voix contre 14. Le gouverneur Brad Little doit encore signer le texte. L’année dernière il avait signé une autre loi visant à restreindre les avortements (cf. Arizona et Idaho : aux USA, deux gouverneurs signent des projets de loi en faveur de la vie à naître). Le Planned Parenthood a déclaré qu’il « ferait pression » sur le gouverneur pour qu’il ne signe pas le texte.

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    [1] Contrairement au Texas où tout citoyen peut introduire un recours en justice, le projet de loi de l’Idaho ne laisse cette possibilité qu’aux membres de la famille de l’enfant à naître.

    Source : New York Times, Kate Zernike (14/03/2022)

  • Le cardinal Pell demande au Vatican de corriger deux évêques européens de haut rang pour avoir rejeté l'éthique sexuelle de l'Église

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Le cardinal Pell demande au Vatican de corriger 2 évêques européens de haut rang pour avoir rejeté l'éthique sexuelle de l'Église

    Le cardinal jésuite Hollerich, du Luxembourg, et l'évêque Bätzing, du Limbourg, ont tous deux appelé à modifier l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité dans des interviews récentes.

    15 mars 2022

    Cité du Vatican - Le cardinal George Pell a demandé à la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) de réprimander publiquement deux des plus hauts évêques d'Europe pour ce qu'il a appelé leur "rejet global et explicite" de l'enseignement de l'Église sur l'éthique sexuelle.

    Dans une déclaration publiée le 15 mars, le cardinal Pell a demandé à la congrégation doctrinale du Vatican "d'intervenir et de prononcer un jugement" sur les commentaires du cardinal Jean-Claude Hollerich, rapporteur général du Synode du Vatican sur la synodalité, et de l'évêque Georg Bätzing, président de la Conférence épiscopale allemande. 

    Le cardinal Pell avait lancé cet appel quelques jours auparavant, dans une interview accordée à l'agence de télévision catholique allemande K-TV le 11 mars.

    Le cardinal jésuite Hollerich, du Luxembourg, et Mgr Bätzing, de Limburg, ont tous deux appelé à des changements dans l'enseignement de l'Église sur l'homosexualité dans des interviews récentes. 

    Le cardinal Hollerich, qui préside une grande partie du synode sur la synodalité qui se déroule jusqu'en octobre prochain, a affirmé le mois dernier que l'enseignement actuel était "erroné" et que "le fondement sociologique-scientifique" de cet enseignement, sur ce que "l'on condamnait autrefois comme la sodomie", n'était "plus correct". 

    L'évêque Bätzing a soutenu dans une interview du 4 mars que les relations entre personnes de même sexe étaient permises et ne constituaient pas un péché, et que le catéchisme devait être partiellement modifié pour refléter ce fait. 

    Les deux prélats ont également juré de ne renvoyer aucun prêtre ou employé laïc homosexuel de leur diocèse. "Personne ne doit avoir peur de perdre son emploi" pour des raisons d'homosexualité, a déclaré Mgr Bätzing. "La façon dont quelqu'un vit son intimité personnelle ne me regarde pas".

    Le cardinal Pell a déclaré qu'un tel enseignement était "erroné", car il "non seulement rejette les anciennes doctrines judéo-chrétiennes contre l'activité homosexuelle, mais sape et rejette l'enseignement sur le mariage monogame, l'union exclusive d'un homme et d'une femme."

    Le cardinal australien a déclaré qu'il reconnaissait les défis auxquels est confronté le nombre décroissant de fidèles dans les pays germanophones et ailleurs, mais a ajouté que la seule réponse possible devrait être de "redécouvrir les promesses de Jésus" et d'embrasser plus étroitement le "dépôt intact de la foi."

    Il a souligné que la solution n'est "pas de suivre les diktats changeants de la culture séculière contemporaine", ajoutant que, "comme le pape Paul VI l'a souligné il y a de nombreuses années, c'est un chemin d'autodestruction pour l'Église." 

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  • Arménie-Haut-Karabakh : un peuple chrétien-martyr abandonné par ses coreligionnaires occidentaux…

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    D'Alexandre Del Valle sur Atlantico.fr :

    Arménie-Haut-Karabakh : la destinée douloureuse d’un peuple chrétien-martyr abandonné par ses coreligionnaires occidentaux…

    Cette semaine, Alexandre del Valle s’est entretenu avec Tigrane Yégavian, chercheur au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), membre du comité de rédaction de la revue Conflits, spécialiste du Caucase, qui vient de faire paraître un ouvrage passionnant et très instructif sur la Géopolitique de l’Arménie*, particulièrement marqué par un réalisme et une grande lucidité sur les liens entre politique interne, géopolitique et diplomatie. 

    14 mars 2022

    Tigrane Yégavian nous a donné des clefs de décryptage du conflit du Haut-Karabakh, qui a sévi un an avant la guerre ukrainienne et qui s’est conclu par la victoire des agresseurs turco-azéris en novembre 2020. Il nous explique aussi les liens qui peuvent établis entre les dossiers russo-ukrainien et azéro-turco-arménien, deux conflits de l’espace post-soviétique où le rôle de la Russie demeure souvent imprévisible, comme celui de la Turquie d’Erdogan et de la dictature pétro-gazière azérie, entre lesquelles les Arméniens du Caucase sont pris en tenailles, avec comme seul protecteur relatif mais récurrent, la Russie.

    Avant d’aborder le thème du terrible conflit arménien qui a fait souvent couler du sang depuis les années 1990, sans même parler du terrible génocide des années 1896-2015, et sachant que vous établissez à plusieurs reprises des liens entre les deux théâtres dans votre livre, expliquez-nous en quoi la guerre en Ukraine va avoir un impact sur l’Arménie ?

    Ayant scellé son destin à celui de la Russie, l’Arménie va se retrouver davantage fragilisée car elle ne dispose d’aucun levier, ni de moyens de diversifier ses alliances. La diplomatie arménienne a opté jusqu’à présent pour une attitude de prudence, affichant une neutralité totale afin de privilégier un règlement diplomatique. Le jour du déclenchement de la guerre (24 février 2022), on apprenait la démission du chef d’état- major de l’armée arménienne et la convocation à Moscou du ministère de la Défense. Cette guerre en Ukraine donne l’occasion à l’Azerbaïdjan de bomber le torse et de négocier des livraisons de gaz aux Européens en alternative à celui que la Russie ne livrera pas. L’Ukraine a choisi son camp, celui de l’OTAN et de la Turquie, mais aussi celui de l’Azerbaïdjan. Les Arméniens de leur côté, n’oublient pas que pendant la guerre de l’automne 2020, ce sont des bombes au phosphore made in Ukraine qui avaient causés des ravages auprès des soldats et des forêts de l’Artsakh…

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    *Tigrane Yégavian, Géopolitique de l’Arménie, Editions Biblimonde, Préface de Gérard Challiand, Paris, 2022.

  • Une note confidentielle circule entre les cardinaux en vue du prochain conclave

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction française sur Diakonos.be :

    Un mémorandum sur le prochain conclave circule parmi les cardinaux. Le voici

    (s.m.) Depuis le début du Carême, les cardinaux qui éliront le prochain pape se transmettent ce mémorandum. Son auteur, qui utilise le pseudonyme de Demos, « le peuple » en grec, est inconnu, mais il montre une grande maîtrise de son sujet. Il n’est pas exclu qu’il soit lui-même cardinal.

    *

    Le Vatican aujourd’hui

    Les commentateurs, toutes écoles confondues, à l’exception notable du P. Spadaro SJ, s’accordent pour dire que ce pontificat est désastreux à plusieurs points de vue ; une véritable catastrophe.

    1. Le successeur de Saint-Pierre est le roc sur lequel l’Église est bâtie, une source et un fondement d’unité dans le monde. Historiquement (selon St. Irénée), le Pape et l’Église de Rome jouent un rôle unique dans la préservation la tradition apostolique, la règle de la foi, et pour s’assurer que les Églises continuent à enseigner ce que le Christ et les apôtres ont eux-mêmes enseigné. Auparavant, on disait : « Roma locuta. Causa finita est. » Aujourd’hui, on dit : « Roma loquitur. Confusio augetur. »

    (A) Le synode allemand parle d’homosexualité, de femmes prêtres, de la communion aux divorcés. La papauté se tait.

    (B) le cardinal Hollerich rejette l’enseignement chrétien sur la sexualité. La papauté se tait. C’est d’autant plus significatif que ce Cardinal est explicitement hérétique ; il n’utilise pas de codes ni d’allusions. Si ce Cardinal devait poursuivre sans correction de la part de Rome, cela constituerait une rupture supplémentaire et encore plus profonde avec la discipline, avec peu de précédents – voire aucun – dans l’histoire. La Congrégation pour la discipline de la Foi doit agir et parler.

    (C) Ce silence est d’autant plus pesant qu’il contraste avec la persécution active des traditionnalistes et des ordres contemplatifs.

    2. La dimension christocentrique de l’enseignement est affaiblie, le Christ est écarté du centre. Parfois, Rome elle-même semble confuse sur l’importance d’un monothéisme strict et se réfère parfois à un certain concept de divinité plus large, qui n’est pas tout à fait du panthéisme mais qui ressemble à une variante du panthéisme hindou.

    (A) Pachamama est idolâtre ; même si ce n’était sans doute pas l’intention initiale.

    (B) Les religieuses contemplatives sont persécutées et des tentatives sont en cours pour changer les enseignements des charismatiques.

    (C) L’héritage christocentrique de saint Jean-Paul II sur la foi et la morale fait l’objet d’attaques systématiques. Une grande partie des professeurs de l’Institut romain pour la Famille ont été licenciés ; la plupart des étudiants sont partis. L’Académie pour la Vie a été gravement sinistrée, certains de ses membres ont par exemple fait récemment l’apologie du suicide assisté. Certains membres des académies pontificales et certains de leurs orateurs soutiennent l’avortement.

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  • "La Belgique est devenue le village Potemkine de l’euthanasie"

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    De Gènéthique magazine :

    Euthanasie : « Une nouvelle morale s’instaure : celle de l’abnégation sociale, de ma mort au profit du collectif »

    14 mars 2022

    A la veille des élections présidentielles en France, la dépénalisation de l’euthanasie semble être l’« avancée sociétale » promise par le prochain quinquennat. Samedi dernier a d’ailleurs démarré une 15e « semaine de mobilisation “pour le droit de mourir dans la dignité” ». Le sujet d’actualité a fait l’objet de trois ouvrages parus récemment, dont celui de Damien Le Guay : Quand l’euthanasie sera là…, publié aux éditions Salvator. Entretien avec l’auteur.

    Gènéthique : L’euthanasie est au programme de plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Le vote d’une loi autorisant euthanasie et/ou suicide assisté vous semble-t-il inéluctable lors du prochain quinquennat ?

    Damien Le Guay : Inéluctable ? Dieu seul le sait. Hautement probable, voilà qui est sûr. Quand on regarde les programmes, comment ne pas constater une sorte de nonchalance coupable vis-à-vis de ces sujets ? Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon sont tout à fait pour. Et on est en droit de penser qu’Emmanuel Macron, quand il descendra de son Olympe, sera pour lui aussi – même si sous la forme d’invitation à remettre une décision entre les mains d’un « comité citoyen ». Valérie Pécresse est contre sur le principe, mais ne le dit pas avec une force de conviction suffisante pour ne pas avoir des doutes. Et puis ses convictions pour les sujets dits de « société » sont fluctuantes – comme nous l’avons vu sur le mariage pour tous. Quand à Eric Zemmour et Marine Le Pen, ils sont contre. Ils le disent. Et si Madame Le Pen chiffre ses ambitions dans un grand plan pour l’hôpital, Eric Zemmour, lui, en reste à une pétition de principe.

    Ceci dit, n’oublions pas que le « parti euthanasique » fait son travail de sape depuis des années, et qu’il a déjà conquis les médias et une grande partie des députés. N’oublions pas que le 8 avril 2021, l’Assemblée nationale a adopté le premier article d’une loi (heureusement non votée dans son intégralité, et donc non valide) qui autorisait et l’euthanasie et le suicide assisté (cf. La PPL Falorni tombe en désuétude – le spectacle exagéré des promoteurs de l’euthanasie).

    G : Les partisans de l’euthanasie se réclament de la liberté – l’« ultime » liberté – de l’individu, et invoquent l’« autonomie » de la personne comme valeur essentielle. Finalement, quels sont les enjeux anthropologiques liés à l’euthanasie ? La liberté, l’autonomie, peuvent-elles s’exercer indépendamment de la société ?

    DLG : L’euthanasie est le stade terminal de l’autonomie. Elle parachève cette longue histoire, l’accomplit et en est comme le Requiem. Désormais l’autonomie humaine ne reconnaît plus d’extériorité au moment de la mort. Je tiens ma vie, je tiens ma mort. Mais le parti euthanasique ne comprend pas les enjeux anthropologiques de son combat. Il croit lutter contre les souffrances humaines mais fait tout pour en renforcer d’autres – celle d’un individu, seul à seul avec lui-même, qui doit décider de tout y compris de l’heure de sa mort. N’être pas maître de sa mort est confortable – dans l’inconfort de la mort. La vie s’en charge. Dieu s’en charge. La maladie s’en charge. Je la remets à plus fort que moi. Elle m’est dérobée par un maître. Je le reconnais comme tel et m’en remets à lui. Et avant de me remettre, je remets ma vie à ceux que j’aime. Cette double remise, qui est dans l’ordre des civilisations depuis toujours, va s’arrêter. Elle s’est déjà arrêtée en Belgique et aux Pays-Bas, depuis longtemps, et maintenant, depuis peu, en Espagne et pour tout bientôt au Portugal. Et bientôt, en France. Elle s’arrête dans des pays fatigués, dans un continent fatigué, dans des terres chrétiennes qui le sont de moins en moins. Elle s’installe dans des pays qui sont de plus en plus gestionnaires, aplatis, soumis à une horizontalité dominatrice et de moins en moins traversés aussi par ce souci des « lois non écrites », celles d’Antigone qui nous dominent et avec lesquelles il faut composer. Créon, lui qui n’entend pas Antigone, domine les esprits. Il est le modèle des gestionnaires de la « chose publique ».

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  • L'Eglise gay friendly du cardinal Marx

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    Du National Catholic Register :

    Le cardinal Marx célèbre la messe marquant "20 ans de culte et de soins pastoraux pour les homosexuels".

    Lors de la messe, le cardinal a déclaré : "Je souhaite une Église inclusive. Une Église qui inclut tous ceux qui veulent marcher sur le chemin de Jésus ".

    Cardinal Reinhard Marx marks ‘20 years of queer worship and pastoral care’ at St. Paul parish church, Munich, southern Germany, March 13, 2022.
    Le cardinal Reinhard Marx célèbre les "20 ans de culte et de pastorale des homosexuels" à l'église paroissiale Saint-Paul de Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 13 mars 2022. (photo : Photo courtoisie / erzbistummuenchen/Facebook)

    14 mars 2022

    MUNICH, Allemagne - Le cardinal Reinhard Marx a célébré dimanche à Munich, dans le sud de l'Allemagne, une messe marquant "20 ans de culte et de pastorale des queers".

    L'archevêque de Munich et Freising a offert la messe le 13 mars à l'église paroissiale St. Paul, près de la Theresienwiese de Munich, où l'Oktoberfest annuel est célébré, a rapporté CNA Deutsch, le partenaire d'information en langue allemande de CNA.

    S'exprimant lors de la messe, le cardinal a déclaré : "Je désire une Église inclusive. Une Église qui inclut tous ceux qui veulent suivre le chemin de Jésus".

    Il a ajouté qu'une Église synodale signifie être ouverte, apprendre et toujours se renouveler dans la foi, dans la recherche des "possibilités de Dieu", ainsi que "dans la question de ce que nous avons à dire sur la sexualité et sur les relations entre les personnes".

    Le prélat de 68 ans, qui est membre du conseil des cardinaux conseillers du pape François, a également déclaré : "Le royaume de Dieu consiste à découvrir que Dieu est Amour - dans toutes ses dimensions". Cela inclut la dimension sexuelle mais ne s'y limite pas, a-t-il ajouté. 

    "Toutes les relations humaines doivent être marquées par la primauté de l'Amour. C'est alors qu'elles peuvent être acceptées par Dieu", a-t-il déclaré.

    Le cardinal Marx, qui est également président du Conseil pour l'économie du Vatican, a critiqué ce qu'il a appelé la discrimination "des chrétiens à l'égard de la communauté homosexuelle", se disant "choqué que cela se poursuive." 

    Chacun a le droit d'avoir ses propres opinions, a ajouté le prélat allemand, "mais la reconnaissance et la primauté de l'Amour, je ne peux pas les mettre en cause en tant qu'évêque."

    Il a appelé à une "dynamique d'ouverture" qui devrait caractériser la "voie synodale" de l'Église catholique en Allemagne, affirmant que c'était ce que le pape François voulait dire lorsqu'il soulignait la valeur d'aller de l'avant pour "découvrir ce que l'Esprit a à nous dire aujourd'hui."

    Après la messe, une "réception non publique avec des représentants de la communauté queer et le cardinal Marx" a eu lieu, selon un communiqué de presse du 7 mars. 

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  • La 'guerre sainte' du patriarche Kirill, ancien espion du KGB

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    Un entretien avec Antoine Nivière, professeur à l’Université de Lorraine, spécialiste de l’histoire culturelle et religieuse russe sur le "Journal Chrétien" (Anne-Sylvie Sprenger) :

    Ukraine: la guerre sainte du patriarche Kirill, ancien espion du KGB

    Entre un passé d’espion pour le KGB à Genève, de la contrebande de cigarettes avec l’Irak et son chalet en Suisse, qui est Kirill de Moscou, le patriarche de l’Église orthodoxe russe, qui soutient Poutine dans sa guerre en Ukraine?

    Alors que le monde entier tournait ses regards vers le patriarche Kirill de Moscou, l’invoquant de faire entendre raison au président Poutine, le chef de l’Église orthodoxe russe a délivré, dimanche dernier, un sermon glaçant, ne laissant plus aucun doute quant à sa position personnelle. Mais que sait-on de ce personnage aussi influent que mystérieux, dont les propos bellicistes ont choqué jusque dans ses rangs? Entretien avec Antoine Nivière, professeur à l’Université de Lorraine, spécialiste de l’histoire culturelle et religieuse russe.

    Comment décryptez-vous l’attitude du patriarche Kirill depuis le début de l’invasion russe en Ukraine?

    Celle-ci est dans la lignée d’une longue tradition du patriarcat de Moscou, qui manifeste des liens étroits avec les autorités, autrefois de l’Union soviétique et aujourd’hui du régime du président Poutine. Malgré les affirmations qu’il s’agit d’une Russie nouvelle, le patriarche Kirill est resté dans le prolongement de l’URSS et de ses services secrets, dont il est lui-même issu.

    Tout comme Poutine, le chef de l’Église orthodoxe russe vient du KGB?

    Tout à fait. Quand les archives du KGB ont été brièvement accessibles à une commission d’enquête parlementaire de la Douma au début des années 1990, celui qui n’était alors que l’archevêque Kirill (Goundiaev) y apparaissait sous le nom de code «Mikhailov» en tant qu’agent recruté par le KGB au sein du clergé du patriarcat de Moscou. Et cela notamment en raison de ses fonctions comme représentant du patriarcat auprès du Conseil œcuménique des Églises (COE) à Genève. Cela avait été publié dans la presse russe de l’époque.

    On serait donc toujours dans une forme d’union sacrée entre l’État et l’Église?

    On est dans une double union. Premièrement, il y a cette tradition de soumission de la hiérarchie de l’Église orthodoxe au pouvoir politique, qui remonte jusqu’au Moyen Âge, mais qui a été renforcé à l’époque soviétique par un contrôle absolu et une utilisation de l’Église au profit des intérêts politiques de l’URSS, notamment sur la scène internationale à partir de la Seconde Guerre mondiale.

    Mais il y a une deuxième tradition, presque millénaire, qui est celle d’un nationalisme centré sur l’orthodoxie. Poutine a beaucoup joué là-dessus. Après la disparition de l’idéologie marxiste de l’époque soviétique, il fallait remplacer ce vide, ce vacuum, et la religion a été rapidement perçue comme un élément d’identification national fort qui permettait de se distinguer de l’Occident.

    « Kyrill a été recruté comme espion du KGB, notamment en raison de son rôle au COE à Genève »

    ANTOINE NIVIÈRE, SPÉCIALISTE DE L’HISTOIRE CULTURELLE ET RELIGIEUSE RUSSE

    C’est donc ainsi qu’il faut comprendre l’ homélie du 6 mars, où le patriarche évoquait la notion de guerre sainte?

    Absolument. À l’instar de Poutine, le patriarche Kirill a fait sienne la théorie du choc des civilisations. Cela fait plusieurs années qu’il se fait le propagateur de ce qu’il appelle le «monde russe», soit un monde orthodoxe et nationaliste, mettant en avant les valeurs traditionnelles et s’opposant à l’Occident, perçu comme perverti, décadent et moralement dégénéré. D’où notamment sa grande diatribe sur les gay prides, qui relèveraient d’un plan des Occidentaux pour détruire la société russe. Pour lui, la responsabilité de ce conflit incombe aux Occidentaux, qui souhaitent imposer ce genre de comportements.

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  • Les conservateurs pro-Poutine sont victimes d'une erreur culturelle

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    Des propos recueillis par Nico Spuntoni sur la nuova Bussola Quotidiana :

    Les conservateurs pro-Poutine sont victimes d'une erreur culturelle

    14-03-2022

    L'historien britannique Tim Stanley, chroniqueur au Telegraph, explique à la NBQ pourquoi l'idée d'une Russie post-soviétique comme rempart chrétien contre un Occident sécularisé n'a jamais été vraie : "Poutine a essayé de restaurer la Russie telle qu'elle était vers 1900". Mais en même temps, il est faux de penser que l'Ukraine se bat au nom de la démocratie : "La vérité est qu'ils se battent pour leurs maisons, leurs terres et leurs familles".

    "Qu'est-il arrivé à la tradition ? History, Belonging and the Future of the West", publié en 2021 par Bloomsbury, est un texte qui mérite d'être lu pour s'orienter dans le monde du conservatisme mondial qui se remet de l'effet de la pandémie et de la gueule de bois Brexit-Trump. Son auteur Tim Stanley, historien et chroniqueur au "Telegraph", de confession catholique, s'est également attardé - avec un regard critique - sur la restauration de Poutine qui a également impliqué directement l'Église orthodoxe russe.

    L'image d'une Russie post-soviétique et post-eltsinienne comme rempart du christianisme face à un Occident de plus en plus sécularisé a eu un certain succès dans le monde conservateur. Mais, est-ce encore acceptable après l'éclatement de la crise ukrainienne ? En réalité, pour Tim Stanley, cela n'a jamais été vrai et il explique ses raisons dans cet entretien avec la Nuova Bussola Quotidiana.

    Lorsque vous avez parlé de la symphonie de l'Eglise et de l'Etat en Russie, vous avez écrit : "lorsque la foi et la nation deviennent synonymes, il y a un risque que la foi devienne un label d'identité plutôt qu'un système de croyance vécu". Craignez-vous que cela ne devienne la motivation idéale pour une offensive militaire en Ukraine ?

    Il y a deux points de vue sur la foi et l'invasion. L'une consiste à dire que Poutine, contraint d'agir en raison de la menace d'expansion de l'OTAN, est le défenseur de la civilisation orthodoxe, qu'il prend des mesures pour unir un peuple divisé et pour tenir tête au sécularisme occidental agressif. Je ne sais pas combien de Russes pensent réellement cela, car il est difficile de distinguer la propagande du Kremlin du sentiment populaire. L'autre opinion est que les actions de Poutine sont l'antithèse même du christianisme : violence, intimidation, massacre des innocents. Nous assistons donc à un conflit classique entre la foi en tant qu'identité ethnique/politique et la foi en tant qu'ensemble de croyances spirituelles qui devraient réellement transcender l'ethnicité. Ce dilemme est partout. À un certain niveau, je suis moi aussi nationaliste : j'aime mon pays et je veux le voir gagner, et je veux protéger son caractère chrétien distinctif contre les civilisations concurrentes. D'un autre côté, ma foi est universelle : lorsqu'une partie de l'église humaine souffre, qu'il s'agisse d'orthodoxes à Kharkiv ou de musulmans à Alep, tout le corps hurle de douleur.

    Vous avez lancé un appel aux conservateurs il y a plus d'un an : ne tombez pas dans le piège de penser que Poutine mène une contre-révolution culturelle. Pensez-vous que la fascination des conservateurs pour Poutine survivra à cette guerre ?

    Presque personne en Occident, à droite ou à gauche, n'a déclaré que l'invasion de Poutine était moralement légitime. Tucker Carlson et quelques-uns de la droite américaine disent que "ce n'est pas notre affaire", sans doute parce qu'ils s'arrachent la loyauté de l'électeur moyen de Trump - mais ce faisant, ils se trompent en réalité sur Trump. Il prétend avoir menacé de bombarder Moscou si Poutine l'envahissait et dit maintenant que l'Otan est trop mou. Je pense que la réputation de Poutine en a pris un coup terrible. En revanche, j'ai été fasciné de constater comment ma propre mère a réagi émotionnellement aux réfugiés ukrainiens. "Ils sont tellement religieux", dit-elle avec approbation, "et ils aiment leurs grands-mères". Ce n'est pas une guerre Est contre Ouest, c'est presque une guerre civile entre communautés chrétiennes.

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  • Engagez-vous qu'ils disaient...

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    Ils ne sont plus inspirés par le christianisme, ils sont ouverts à la mouvance lgbtqi, ils sont favorables à un seul réseau d'enseignement... ils nous libèrent une fois pour toutes d'une fidélité définitivement hors de saison à ce qui fut le parti social chrétien et nous invitent à chercher ailleurs des représentants responsables, étrangers aux chimères de ces "engagés" scabreux.

    Lu sur l'Avenir de ce 14 mars (p. 4) :

    Prévot et sa bande d’«Engagés»

    Ne dites plus «cdH» mais «les Engagés». Le parti centriste a présenté son nouveau visage afin de renouer avec une meilleure réussite électorale. Le centre démocrate humaniste, parti centriste présidé par Maxime Prévot, a bouclé sa mue samedi, en adoptant un nouveau nom, «Les Engagés», une nouvelle couleur, le turquoise, et un projet centré sur le concept de «régénération».

    Rassemblés en congrès à Tour & Taxis (Bruxelles), les militants étaient appelés à voter en début de soirée pour approuver ce nouvel habillage, occasion d’une « du parti qui se veut « » et entend, selon son discours, briser les codes de la politique et rompre avec la particratie.

    Le projet de nouveau manifeste, transmis le même jour, sera quant à lui ouvert à débat et amendements parmi la base, pour adoption à un congrès programmatique le 14 mai prochain. Il s’agit du résultat des deux années d’exercice participatif «Il fera beau demain», que le parti avait lancé en janvier 2020 après la déroute des élections de 2019.

    Le nouveau mouvement sera «résolument centriste et progressiste », a affirmé Maxime Prévot dans son discours. «La société manque clairement d’une boussole », constate-t-il, promettant une «alternative citoyenne aux simplismes, aux extrémismes, aux populismes qui gangrènent notre démocratie.»

    Défendre un seul réseau d’enseignement

    "Souveraineté", "bien-être", "réhabilitation" de la classe moyenne, "réindustrialisation" : le projet de programme tel que présenté par Maxime Prévot bouscule au passage certains acquis, avec par exemple la disponibilité d’un revenu de 600 euros "pour tous", mais en contrepartie d’une "participation au bien commun" , ou encore la refonte de l’enseignement
    pour avoir "un seul réseau harmonisé et autonome".

    Selon le parti, «plus de 1 300 personnes» étaient présentes au congrès, avec une bonne part de non-adhérents («un quart de la salle», selon Maxime Prévot).

  • Les exigences de la voie synodale allemande " contredisent clairement la foi catholique "

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    Cardinal Brandmüller : Les exigences de la voie synodale allemande " contredisent clairement la foi catholique ".

    Dans un commentaire du 3 mars intitulé " Quo Vadis, Germania ", le cardinal Walter Brandmüller explique ce qu'il considère comme les " racines historiques de la crise ".

    11 mars 2022

    Cité du Vatican - Le Chemin synodal de l'Église en Allemagne est sur la " mauvaise voie qui se perd dans le néant ", enraciné dans l'hérésie du modernisme que les théologiens n'ont pas encore abordé correctement, et est destiné à l'échec, a déclaré le cardinal Walter Brandmüller.

    Dans un commentaire publié le 3 mars sur le site germanophone Kath.net et intitulé "Quo vadis, Germania" ("Où vas-tu, Allemagne ?"), l'historien allemand de l'Église a déclaré que le Chemin synodal formulait des "exigences sensationnelles" qui "contredisent clairement la foi catholique authentique, la constitution hiérarchique-sacramentelle de l'Église et son enseignement moral contraignant".

    Le cardinal Brandmüller répondait aux projets de textes approuvés lors d'une réunion plénière du Chemin synodal à Francfort début février. Les participants, parmi lesquels se trouvaient la plupart des évêques allemands, ont voté à une large majorité en faveur de la bénédiction des unions homosexuelles, de la modification du catéchisme sur l'homosexualité et de l'ordination des femmes prêtres, du caractère facultatif du célibat des prêtres dans l'Église latine et de la participation des laïcs à l'élection des nouveaux évêques.

    Le fait que les évêques n'aient pas été nombreux à voter "oui" indique la gravité de la situation et soulève des questions fondamentales", a observé le cardinal Brandmüller. Il faut demander aux évêques, a-t-il ajouté, s'ils se sont rendus compte qu'ils "contredisaient ouvertement les vérités de la foi qu'ils avaient juré à plusieurs reprises de préserver et de proclamer fidèlement".

    "La communauté des fidèles a droit à cela !" a insisté le cardinal Brandmüller.

    L'ancien président du Comité pontifical pour les sciences historiques a déclaré d'une part qu'il n'était "pas surprenant" que parmi les "réformes" discutées figurent celles telles que l'abolition du célibat des prêtres et l'admission des divorcés remariés à la sainte communion. Ces réformes, a-t-il dit, sont "cachées depuis le synode de Würzburg de 1971-1975" - une réunion visant à mettre en œuvre les réformes du concile Vatican II, mais que le Saint-Siège n'a jamais approuvée.

    Mais le cardinal Brandmüller, âgé de 93 ans, a noté que ce qui est nouveau, c'est que "l'homosexualité pratiquée est reconnue comme moralement acceptable" et qu'il n'y a "aucune différence réelle entre les évêques, les prêtres et les diacres, et que "seuls" les baptisés et les confirmés devraient être reconnus" - une croyance, a-t-il dit, qui "correspond complètement aux enseignements de Martin Luther."

    Cela est contraire à l'enseignement du Concile Vatican II, a soutenu le cardinal, qui a enseigné que le "sacerdoce hiérarchique des consacrés" diffère du "sacerdoce universel des baptisés, non seulement en degré mais en essence". Ainsi, a-t-il poursuivi, "l'assemblée de Francfort annule 2.000 ans de pratique et un concile général !"

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  • "Cette guerre n’est pas celle de la Russie, mais celle de Poutine"

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    Des propos recueillis par Arthur Parzysz sur le site de la RTBF :

    GUERRE EN UKRAINE

    Philo : "C’est face au sentiment de déchéance de la puissance soviétique que réagit Poutine"

    12 mars 2022

    Comment penser l’Europe en temps de guerre ? Comment cette utopie, née du second conflit mondial, réagit-elle face aux actions d’une puissance russe frustrée ? Tous les deux réunis au Théâtre du Vaudeville dans le cadre des "Matins Philos" le philosophe Pascal Chabot et l’ancien haut fonctionnaire à la Commission européenne Christophe de La Rochefordière éclairent le conflit en Ukraine de leurs lumières philosophiques. Interview croisée, en sortie de scène.

    Les citations de Hannah Arendt "Les hommes normaux ne savent pas que tout est possible" et "une crise rend caduque tous les schémas de pensée" raisonnent avec cette actualité. Dans ce contexte de guerre, c’est aussi à une transformation complète de nos cadres habituels de pensée qu’on assiste .

    Christophe de La Rochefordière : La question de savoir si c’est une transformation complète reste à voir. Certains cadres de pensée vont rester, voire être renforcés. C’est le cas de la construction d’une alliance comme l’OTAN, par exemple. Macron avait dit qu’elle était en état de mort cérébrale, on voit bien que ce n’est pas le cas. Dans ce conflit, elle se coordonne et parle d’une seule voix, que ce soit sur le refus d’intervenir face à la terreur nucléaire ou sur la question de zone d’exclusion aérienne, réclamée par le Président Zelensky. Ce que dit Hannah Arendt, c’est que dans une crise, il faut tout remettre à plat. Si l’on continue de réfléchir à partir des cadres habituels, on risque de passer à côté de l’essentiel. On l’a vu avec Nord-Stream II. On a réagi à la suite de la realpolitik pratiquée auparavant, qui consistait à acheter du gaz russe alors que c’était une dictature. À ce niveau-là, je crois qu’il y aura des réajustements très radicaux. Et pas seulement au niveau économique, sur le plan militaire aussi. Les Allemands, par exemple, sont en train de réinvestir dans leur armée et ils ont créé un fonds spécial pour ça. On voit que les choses bougent assez vite. Mais ça ne veut pas dire que les anciens cadres sont complètement caducs pour autant.

    Pascal Chabot : Ordinairement, on distribue les événements de notre vie entre ce qui est probable et improbable. Quand elle dit que "les hommes normaux ne savent pas que tout est possible", Hannah Arendt signale que l’invraisemblable peut parfois se réaliser. Ce sont alors nos cadres mentaux qui sont remis en cause, nos habitudes de pensée qui vacillent et doivent se réinventer. Au niveau européen, ce qui change comme cadre mental avec cette guerre, c’est d’abord notre rapport à la paix, considérée comme un acquis. Voyant la guerre à nos portes, la puissance n’est plus un tabou et la force a été réinvoquée. Plus fondamentalement, on assiste à un retour du tragique, ce à quoi nous n’étions pas spécialement préparés. Mais le malheur avec ce tragique, c’est qu’on réapprend très vite à le voir…

    Face à quelqu’un comme Poutine, on n’a jamais d’autre choix que de tout essayer jusqu’à la dernière minute de matière diplomatique.

    Récemment, le chef d’état-major de l’armée française, Thierry Burkhard a expliqué qu’il y avait eu des divergences d’analyse entre France et les États-Unis sur les risques d’attaque russe. L’Europe a-t-elle été aveugle ?

    PC : La raison en est d’abord que la voie première est toujours la voie diplomatique. C’est là que l’Europe excelle. Il peut toutefois y avoir des phénomènes d’aveuglement, ou du moins de relativisation. Ces phénomènes traduisent un désir de ne pas croire ni réfléchir à des risques avant qu’ils ne surviennent. Ceci peut s’expliquer. Un des biais habituels est d’espérer que le pire ne se réalise pas, ce qui pousse à le minimiser. Un autre est de supposer la rationalité des acteurs impliqués, ce qui conduit à moins examiner les scénarios irrationnels, voire suicidaires. Or ici, c’est le pire et l’irrationnel qui prévalent.

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  • Biden contrarié dans sa politique pro-avortement

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    De Lisa Correnti sur C-Fam :

    Les républicains bloquent la nomination du juriste de Biden pour cause d'extrémisme en matière d'avortement.

    11 mars 2022

    WASHINGTON DC, 11 mars (C-Fam) Les républicains du Sénat ont bloqué à l'unanimité la confirmation de Sarah Cleveland, la candidate du Président Biden au poste de conseiller juridique au Département d'Etat, en raison de sa position selon laquelle les comités de l'ONU l'emportent sur le droit national en matière d'avortement. Cleveland est d'avis que l'avortement est un droit humain mondial.

    "Il s'agit de l'un des postes les plus importants du département", a déclaré le sénateur James Risch (R-ID), membre de la commission des affaires étrangères du Sénat.

    Avant le vote, M. Risch s'est dit "profondément préoccupé" par les avis juridiques rendus sur l'accès à l'avortement pendant son mandat de membre du Comité des droits de l'homme des Nations unies.

    Risch a fait référence à un avis quasi-juridique auquel Cleveland a "contribué et qu'elle a défendu", selon lequel "les lois nationales d'un pays violent les droits de l'homme internationaux de ses citoyens en ne fournissant pas et en ne payant pas pour un avortement".

    Risch a déclaré que cela était incompatible avec les restrictions américaines sur le financement des avortements à l'étranger et la défense de l'avortement au niveau international. "Pour cette raison, je ne suis pas en mesure de soutenir sa nomination", a-t-il déclaré.

    Le vote de la commission s'est terminé par une impasse, les onze sénateurs républicains s'opposant à Cleveland et les onze démocrates la soutenant.

    La confirmation de Mme Cleveland par le Sénat devient maintenant plus difficile, car il faut un "vote de décharge" de la part de l'ensemble du Sénat. Bien que le chef de la majorité du Sénat, Chuck Schumer, puisse faire avancer ce dossier à sa discrétion, cela nécessite d'utiliser le précieux temps de parole du Sénat et de surmonter toute retenue potentielle de la part des sénateurs républicains.

    Au cours de sa nomination de trois ans au Comité des droits de l'homme des Nations unies, Mme Cleveland et ses collègues ont rédigé et adopté un commentaire juridique, connu sous le nom de commentaire général 36, sur le droit à la vie en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cleveland et ses collègues ont déclaré que le droit à la vie inclut le droit à l'avortement, même si le traité ne mentionne pas l'avortement.

    Les organisations conservatrices et pro-vie qui s'opposent à Cleveland ont envoyé une lettre aux membres républicains décrivant son activisme judiciaire sur l'avortement alors qu'elle était membre du Comité des droits de l'homme.

    "Le rôle de conseiller juridique du Département d'État ne doit pas être confié à une personne dont la compréhension du droit international des droits de l'homme est si mal informée", a déclaré March for Life Action. "La politique étrangère américaine doit rester axée sur la représentation des intérêts américains et des droits humains fondamentaux."

    En tant que militante de l'avortement et conseillère juridique principale au Département d'État, Mme Cleveland pourrait utiliser ses points de vue sur le droit international pour réinterpréter et appliquer les lois fédérales, notamment les restrictions sur le financement de l'avortement à l'étranger. Sa nomination intervient à un moment où les militants de l'avortement font pression sur l'administration Biden pour qu'elle vide de sa substance l'amendement Helms.

    L'amendement Helms, adopté en 1973, a été mis en œuvre comme une interdiction totale de tout avortement à l'étranger par les présidents démocrates et républicains. Cependant, l'administration Biden a signalé l'année dernière qu'elle était prête à réinterpréter l'amendement Helms et, pour la première fois en près de 50 ans, à autoriser l'aide étrangère américaine à financer l'avortement.

    Dans un récent article du TIME, des groupes internationaux de défense de l'avortement ont exprimé leur "frustration" à l'égard de l'administration Biden concernant ce retard. "Le silence sur cette question est vraiment remarquable", a déclaré Anu Kumar, président et directeur général d'Ipas. Ipas fournit un accès à l'avortement dans le monde entier par le biais d'équipements et de pilules abortives, y compris là où il est illégal.

    Selon le TIME, le personnel d'Ipas a eu "plus de 20 réunions et de fréquentes communications avec des membres du Conseil de la politique de genre de la Maison Blanche, du Département d'État, de l'USAID et du HHS au cours de l'année écoulée afin d'exhorter les responsables de l'administration à offrir des orientations claires sur les services que les bénéficiaires de l'aide américaine sont autorisés à fournir."