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Débats - Page 301

  • Défis démographiques et développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?

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    Communiqué de presse



    Défis démographiques et développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?

    Bruxelles, le 26 juin 2020
     
    "Les associations familiales ne sont pas un groupe de pression, elles ne sont pas un syndicat, et elles ne sont pas seulement une association de consommateurs ; elles sont avant tout la voix de la famille, la première communauté de base, au service de la société dans son ensemble". Ce furent les mots du Président de la FAFCE, Vincenzo Bassi, lors de l'ouverture du Webinaire sur "Les défis démographiques et le développement durable. Un nouveau chapitre pour les politiques familiales en Europe ?Il a poursuivit en expliquant les raisons de ce Webinaire, qui "intervient à un moment historique, qui nous montre à tous que nous ne pouvons pas négliger les défis démographiques si nous voulons construire un avenir durable".

    Au début de ce mois, la FAFCE avait souligné le fait que "la pandémie actuelle rappelle à tous que le roc de la vie des personnes est au sein de la famille". De même, la Vice-Présidente de la Commission européenne en charge de la démographie, Dubravka Šuica, a déclaré que "cette crise a mis en évidence de nombreuses vulnérabilités, dont certaines liées au profond changement démographique qui affecte déjà nos sociétés et nos communautés à travers l'Europe".

    C'est sur cette base que s'est déroulé le Webinaire de la FAFCE, animé par son Secrétaire Général, Nicola Speranza, à la fin du semestre de la Présidence croate du Conseil de l'UE, qui a placé les défis démographiques parmi ses priorités. Marko Vidakušić, coordinateur de l'équipe "Emploi et Politique Sociale" de la Représentation permanente de la Croatie auprès de l'Union européenne, a donné un aperçu des actions entreprises par le Conseil de l'UE au cours du dernier semestre, en particulier les conclusions du Conseil sur "les défis démographiques - la voie à suivre", invitant les États membres à "promouvoir et mettre l'accent sur des politiques adéquates et coordonnées qui apportent différents types de soutien financier et autre aux familles, en particulier à celles qui élèvent des enfants...".

    Ce Webinaire a également eu lieu une semaine après la publication du rapport très attendu de la Commission européenne sur l'Impact du Changement Démographique. Deša Srsen, membre du cabinet de la Vice-Présidente chargée de la démographie et de la démocratie, a présenté le rapport et a souligné que "ce rapport n'est qu'un point de départ, visant à nous équiper pour faire face au changement démographique".

    Le député européen Marco Zullo, Co-Président de l'Intergroupe sur les Défis démographiques, équilibre famille-travail et transitions des jeunes, a salué l'intérêt porté par les institutions européennes aux questions démographiques et à la famille. "Nous espérons à présent - il a poursuivi - que cet intérêt se traduira par des actions concrètes, par l'attribution de mesures spécifiques allant directement aux familles européennes. Avec l'Intergroupe "Démographie", nous sommes prêts à faire notre part au Parlement européen".

    Le député européen Karlo Ressler, Vice-Président de l'Intergroupe sur les Défis démographiques, équilibre famille-travail et transitions des jeunes, a souligné comment "la pandémie COVID-19 a aggravé les effets démographiques et a fait peser un fardeau supplémentaire sur tous les groupes de la société, y compris les familles, qui se sont à nouveau révélées être un abri fondamental contre la pauvreté et l'exclusion sociale". Il a également proposé des orientations concrètes pour faire face au changement démographique, sur la base de la politique de cohésion, tout en respectant les compétences des États membres.

    Après le Webinaire, Vincenzo Bassi a déclaré que "nous ne devons jamais oublier que l'UE a été construite par des communautés et, en fin de compte, par les familles. Nous avons pu constater aujourd'hui que nous avons des interlocuteurs très positifs au sein des institutions européennes, la Commission européenne travaillant pour la première fois clairement sur les défis démographiques à ses plus hauts niveaux. Nous sommes heureux d'apporter notre contribution avec sérénité et franchise, dans un esprit de service pour le bien commun. Nous suivons avec intérêt la préparation de la Conférence sur l'avenir de l'Europe : il n'y a pas d'avenir sans enfants et il n'y a pas d'enfants sans familles. Il est urgent de rétablir l'équilibre intergénérationnel en Europe. Pour ce faire, nous devons construire un nouveau paradigme pour placer la famille au centre des politiques publiques de long terme en Europe".
     
    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) représente 26 associations locales et nationales: nous sommes la voix des familles d'une perspective catholique au niveau européen. La FAFCE détient un statut participatif auprès du Conseil de l'Europe et fait partie de la plateforme des droits fondamentaux de l'Union européenne.
  • La mort de Marc Fumaroli, pourfendeur de la dictature des images et des écrans

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    De Diane Gautret sur le site de Famille Chrétienne :

    Mort de Marc Fumaroli : « Il nous faut revenir au bon sens : de bons livres et de bonnes images » confiait-il

    24/06/2020

    Professeur au Collège de France et académicien, Marc Fumaroli est mort le 24 juin à l’âge de 88 ans. Spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles, il était l'un des derniers grands érudits de la civilisation européenne. Famille Chrétienne l’avait rencontré il y a quelques années pour évoquer avec lui la nouvelle dictature des images et des écrans dans nos vies.

    Les images du « webmonde », devenues omniprésentes dans nos vies, sont-elles une nouvelle forme de pollution ?

    Ces images ne sont pas polluantes par principe, mais distrayantes. Je ne suis pas contre la distraction, estimant que le bon usage du repos permet de juger de la santé d’une société, mais la distraction est périlleuse. Car on passe facilement de la distraction à la dispersion, puis à la passivité et à l’hébétude. L’image qui vaporise l’attention suscite l’inquiétude. Comment fonder une éducation sur ces images ? Elles sont faites pour retenir l’intérêt de façon si brutale, si éphémère, que la mémoire s’en trouve appauvrie. Elles n’apprennent pas à ralentir ni à observer.

    Les écrans prennent de plus en plus de place dans nos vies, au point de nous couper de la réalité…

    La perte de sensorialité liée à un mode de vie de plus en plus abstrait et technique où on ne peut se voir qu’en image, ne s’écouter qu’avec un micro, sans jamais se toucher, débouche sur une perte de repères. Les « hyperindividus » de l’économie globalisée, bardés d’appareils, d’antennes et de prothèses, ont-ils la moindre chance de croître en force, et éventuellement en sagesse, de lire, de converser entre amis, de se promener, de regarder un tableau, de se mettre au piano, à plus forte raison d’aimer, de souffrir, de mourir ? J’en doute. Au contraire, la capacité de sentir avec nos cinq sens, notre corps, mène, elle, vers une maturation morale et une vie meilleure.

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  • N'en déplaise à Madame Soupa, les femmes ne sont pas exclues de l'Eglise

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    De Sandra Bureau dans une Tribune parue sur le Figaro Vox :

    «Non, Madame Soupa, les femmes ne sont pas exclues de l’Église!»

    FIGAROVOX/TRIBUNE - La théologienne Anne Soupa avait suscité l’intérêt médiatique en se portant candidate pour devenir archevêque de Lyon - poste traditionnellement réservé aux hommes. Une autre théologienne catholique, Sandra Bureau, lui répond, estimant que la différenciation des rôles au sein de l’Église n’est pas synonyme pour autant d’une infériorisation des femmes.

    24 juin 2020

    Giovanni di Paolo - Les noces mystiques de sainte Catherine de Sienne

    Giovanni di Paolo - Les noces mystiques de sainte Catherine de Sienne Wikimedia Commons - CC

    Sandra Bureau est une vierge consacrée du Diocèse de Lyon, diplômée de l’Institut Catholique de Paris où elle a soutenu en 2011 une thèse en théologie dogmatique sur «L’inversion trinitaire chez H.U. von Balthasar». Elle enseigne actuellement au Séminaire Provincial Saint Irénée de Lyon après avoir été en charge de la formation des laïcs dans le Diocèse de Lyon. Elle est engagée dans la Communauté Aïn Karem.


    Le 25 mai dernier, Madame Anne Soupa, féministe convaincue, constatant que dans l’Église catholique aucune femme n’avait encore été placée à la tête d’un Diocèse, ni même n’avait été admise à l’ordination, a voulu dénoncer cette situation jugée profondément injuste à ses yeux. Elle a donc profité de la vacance du siège épiscopal de Lyon pour proposer, par le biais des réseaux sociaux, sa candidature comme Archevêque de Lyon. Et cela en s’appuyant sur sa notoriété d’écrivain, de bibliste, de théologienne...

    Comme catholique j’ai d’abord accueilli la publication Twitter de Madame Soupa, en tout contraire à la Tradition de l’Église, comme un de ces pamphlets qui offrent si peu de sérieux qu’à peine lus on les jette à la poubelle. Pourtant, même chiffonnée, écartée de ma vue, cette publication laissait en moi une interrogation profonde: comment une femme, partageant la même foi que moi, se disant, comme moi, théologienne, pouvait-elle dire cela? Comment pouvait-elle prétendre par-là défendre la place des femmes dans l’Église? Mystère. C’est donc en femme, et en théologienne que je voudrais réagir.

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  • Vandalisation des statues : une surenchère idéologique dangereuse

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    De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Déboulonner l’histoire ?

    24 juin 2020

    Capture d’écran d’une vidéo montrant le déboulonnage de la statue de Junipero Serra à San Francisco.
    © Twitter / @shane_bauer

    Dans la grande vague actuelle de vandalisation des statues jugées insupportables en raison de leur rapport symbolique avec les pages sombres de l’histoire de nos nations, voici que la mémoire chrétienne se trouve aussi atteinte. En Californie, plusieurs statues de saint Junipero Serra, missionnaire ayant présidé à l’évangélisation de l’Ouest américain, ont été détruites. On s’en est même pris aux tombes du cimetière où il est inhumé. Pourquoi s’en prendre à une telle figure ? Est-ce tout simplement le fait d’avoir évangélisé les Indiens ? Il est, en tout cas, difficile de prendre en faute ce religieux qui n’a cessé de démontrer sa sollicitude pour les populations locales, de les protéger de possibles agressions des militaires espagnols. Saint Junipero Serra n’est-il pas l’auteur d’une déclaration du droit des Indiens ? Ce seul exemple interroge sur la nature de la remise en question actuelle, avec sa frénésie iconoclaste et sa volonté d’ériger comme un vaste tribunal de l’Histoire.

    S’il ne s’agissait que d’inviter à un meilleur discernement afin de mieux comprendre notre passé avec ses fautes mais aussi ses grandeurs, on ne pourrait qu’acquiescer, en se munissant toutefois de toutes les garanties nécessaires dans le domaine des sciences humaines. Malheureusement, on est obligé de constater que l’offensive actuelle se réclame d’une sorte de surenchère idéologique dangereuse, qui n’est pas seulement propre à la propagande politique. Elle trouve souvent son origine dans les universités de chez nous, qui ont subi la contagion américaine. Il y a quelques mois, nous l’avons déjà signalé, des universitaires de premier plan comme Pierre-André Taguieff et Dominique Schnapper ont signé un manifeste de mise en garde contre les déviations des études dites post-coloniales. Ce qui rend plus ambiguë la problématisation des questions concernant l’esclavage sous ses multiples formes et les diverses entreprises coloniales, c’est son imbrication avec les engagements militants actuels. Imbrication qui produit d’ailleurs, a contrario, alors qu’il s’agissait de dénoncer le racisme, une racialisation généralisée des rapports sociaux et politiques. On ne peut que redouter un emballement qui ne produira que des luttes civiles d’autant plus passionnelles qu’elles sont de nature identitaire.

    Contagion à l’Église

    En ce qui concerne l’Église elle-même, il convient de se garder d’une contagion qui pourrait avoir des effets de division et de rejet, qui atteindraient l’intégrité de la Tradition qui fonde la continuité et la substance de l’Institution voulue par le Christ. N’a-t-on pas déjà réclamé la décanonisation de Jean-Paul II et ne fait-on pas le procès historique de l’anti-féminisme ecclésial ? Il y a aussi risque de contagion de la vague de vandalisation sous ses aspects les plus pernicieux, avec transposition des catégories idéologiques qui détruisent les fondements mêmes de ce que le cardinal Newman appelait le développement de la doctrine chrétienne.

  • La réflexion approfondie de Mgr Athanasius Schneider sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise

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    Du blog de Jeanne Smits :

    Exclusif : une réflexion approfondie de Mgr Athanasius Schneider sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise

    Mgr Athanasius Schneider publie ce jour un texte intitulé « Quelques réflexions sur le concile Vatican II et la crise actuelle de l'Eglise », afin de clarifier sa position sur le Concile. Il y insiste respectueusement sur le fait qu’il n’est pas favorable au rejet radical de Vatican II, une position récemment exprimée ouvertement par certains membres du clergé. Les présentes réflexions de Mgr Schneider, tirées pour partie du chapitre correspondant de son livre d’entretiens avec Diane Montagna, Christus Vincit, Christ’s Triumph Over the Darkness of the Age, développent certains points de sa discussion à propos de Vatican II, à la lumière des débats récents.

    D’abord publié en anglais par Angelico Press en octobre 2019, Christus Vincit doit paraître cette semaine en allemand et en portugais. La version française, Christus vincit, Le triomphe du Christ sur les ténèbres de notre temps paraîtra à la rentrée et sera disponible via ce blog.


    [Pour recevoir l’annonce de la parution de ce livre qui propose une vaste réflexion sur la situation présente de l’Eglise et ses rapports avec le monde, mais aussi des propos plus personnels de Mgr Schneider sur son enfance, sa vocation, l’islam, la perte du sens du surnaturel, Fatima, les anges et bien d’autres sujets, je vous invite à m’envoyer une courriel à jeanne.smits.blog@gmail.com et je vous avertirai le moment venu.]

    Son Excellence Mgr Schneider a donné le texte officiel de ces réflexions en exclusivité à The Remnant pour l’anglais, à Corrispondenza Romana pour l’italien et l’espagnol, et au Blog de Jeanne Smits pour le français. 
    Tous droits réservés, reproduction interdite par égard pour l'éditeur français de Christus vincit, lien partageable : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2020/06/exclusif-une-reflexion-approfondie-de.html. – J.S.

    A lire donc sur le blog de Jeanne Smits
  • Faut-il détruire l'Occident ?

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    De Kamel Daoud , écrivain et journaliste algérien, dans une tribune publiée sur le Monde du 23 juin (via la revue de presse de l'Homme Nouveau)

    Faut-il détruire l’Occident ? Le mettre à feu et à sang pour mieux le reconstruire ou mieux le piétiner dans ses ruines ? Cette géographie, qui participe autant de l’histoire que des imaginaires, partage les avis et divise les ardeurs des anti-tout qui y habitent. Entre ceux qui y craignent la fin du monde et ceux qui la veulent, ceux qui la fabriquent et ceux qui la redoutent. Collapsologues, écologistes messianiques, antiracistes radicaux, populistes, tiers-mondistes nostalgiques et populistes du victimaire, ardents de la « souche » et racialistes inversés : ils sont foule et la foule fait désormais effet d’armées. (…)

    L’Occident étant coupable par définition selon certains, on se retrouve non dans la revendication du changement mais, peu à peu, dans celle de la destruction, la restauration d’une barbarie de revanche. Les raisons ? Elles sont diverses. La colère longtemps tue, la culpabilité chez les élites occidentales « de souche », la fin d’un sursis obscur donné aux démocraties traditionnelles, les populismes rageurs et les réseaux sociaux. (…) De fait, il y a comme une convergence des luttes pour la meilleure fin d’un monde : victimaires, antiracistes, mais aussi masochistes intellectuels et sceptiques professionnels, suprémacistes et défaitistes esthètes.

    Le vœu de changer l’Occident se retrouve contaminé, profondément, par celui de le voir mourir dans la souffrance. Et, dans l’élan, on gomme cette conséquence suicidaire que par sa mort on se tuera soi-même, on tuera le rêve d’y vivre ou d’y aller par chaloupes ou par avions, on tue le seul espace où il est justement possible de crier sa colère. D’ailleurs, le fait même de défendre l’Occident comme espace de liberté, certes incomplète et imparfaite, est jugé blasphématoire dans cette nouvelle lutte des classes et des races. Il est interdit de dire que l’Occident est aussi le lieu vers où l’on fuit quand on veut échapper à l’injustice de son pays d’origine, à la dictature, à la guerre, à la faim, ou simplement à l’ennui. Il est de bon ton de dire que l’Occident est coupable de tout pour mieux définir sa propre innocence absolue. L’Occident sera alors crucifié pour notre salut à tous en quelque sorte, confondu, dans le même corps blanc, dans une trinité horizontale, avec les deux autres voleurs à la gauche et à la droite de ce Christ géant. Erreurs et illusions coûteuses. L’Occident est à la fois coupable et innocent. Or, tuer un coupable ne brise pas la chaîne de la douleur. Elle fait échanger les robes des victimes et des bourreaux. (…)

    Ces procès anti-Occident à la soviétique, si faciles et si confortables, à peine coûteux quand on ne vit pas dans la dictature qu’on a fuie, menés par les intellectuels du Sud en exil confortable en Occident ou par des fourvoyés locaux sont une impasse, une parade ou une lâcheté. Ils n’ont ni courage, ni sincérité, ni utilité. Il n’est même plus besoin de relire les insanités d’un journaliste qui a fui son pays du Maghreb il y a vingt ans, se contentant de dénoncer la dictature « locale » sans y mettre les pieds, tout en passant son temps à fustiger les démocraties qui l’ont accueilli. La règle de ce confort est qu’il est plus facile de déboulonner la statue d’un tyran, au Nord, sous les smartphones, que de déboulonner un vrai tyran vivant au « Sud ». Et il n’est pas même utile de répondre à ceux qui, lorsque vous tenez ces propos pourtant réalistes, vous accusent de servilité intellectuelle.

  • Les juristes catholiques portugais se mobilisent contre l’euthanasie

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    De Vatican News :

    Au Portugal, les juristes catholiques se mobilisent contre l’euthanasie

    Malgré la crise du coronavirus, l’agenda politique en faveur de l’euthanasie se poursuit. L’Association portugaise des juristes catholiques s’oppose à la reprise du débat parlementaire visant à légaliser cette pratique qui attente à la vie humaine.

    «Lorsque la vie d'une personne est marquée par la maladie et la souffrance, la réponse de la société et de l'État à cette personne ne peut être de confirmer son désespoir en contribuant à sa mort ; cette réponse doit être celle de celui qui, mû par un amour fraternel, ne ménage aucun effort pour éliminer ou alléger cette souffrance.» C'est ainsi que l'Association des juristes catholiques (AJC) s'est exprimée dans une note diffusée par l'agence Ecclesia, dans laquelle elle s'oppose au retour au travail parlementaire pour légaliser l'euthanasie, considérant qu'il est «déplorable» que cela se produise en pleine pandémie.

    «La légalisation de l'euthanasie, indique le communiqué, va à l'encontre de deux fondements du système juridique : celui de l'inviolabilité de la vie humaine, consacré par la Constitution, et celui pour lequel toutes les vies humaines sans exception sont dignes de protection».

    La pandémie de coronavirus a rappelé à tous la valeur de la vie

    Elle «contient une profonde contradiction» pour les juristes catholiques, et est encore plus «déplorable» face aux leçons que l'on peut tirer de la pandémie de Covid-19. L'expérience du coronavirus, en effet, «nous a rappelé précisément la valeur suprême de la vie humaine dans toutes ses phases et la mission des travailleurs de la santé». La pratique de l'euthanasie, au contraire, «fausse jusqu'au bout la tâche des professionnels de la santé», dont la mission «a toujours été, et doit continuer à être, de servir et de protéger la vie humaine».

    «La privation des libertés fondamentales, la paralysie du pays et des dommages économiques et sociaux incalculables» ont été consentis par la population portugaise, dans le cadre de la pandémie de coronavirus, «pour protéger des vies humaines». «Seul un objectif aussi important pourrait nous y conduire et lui seul donne un sens à tant de sacrifices.» Et après un tel combat, la légalisation de l'euthanasie constitue une terrible contradiction.

    L'association est donc favorable à l'organisation d'un référendum sur cette question, car elle estime que «cela correspondrait au minimum de vérité démocratique», étant donné que les grands partis n'ont pas inclus la légalisation de l'euthanasie dans leur programme électoral, et que leurs groupes parlementaires sont divisés en ce sens.

  • Un militant des Black Lives Matter appelle à la destruction des images et statues de Jésus et Marie représentés comme des "blancs"

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    De Calvin Freiburger sur LifeSiteNews :

    Un militant de Black Lives Matter appelle à la destruction des images et des statues de Jésus et Marie "blancs"

    L'activiste de Black Lives Matter a déclaré que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus et Notre-Dame comme des "blancs" devraient être retirés car ils sont des formes de "suprématie blanche".

    23 juin 2020

    Alors que les protestations contre le prétendu "racisme systémique" continuent de se répandre aux États-Unis et se sont étendues au déboulonnage des statues de personnages historiques américains, les militants de gauche tournent maintenant leur attention vers les prétendues implications raciales de l'imagerie religieuse et appellent à la destruction des images et des statues d'un Jésus "blanc" et de Marie sa mère.

    Shaun King, une des principales voix du mouvement Black Lives Matter (BLM), plus connu pour avoir déclaré être à moitié noir bien que les deux parents sur son certificat de naissance soient inscrits comme étant blancs, a déclaré lundi que les statues, les peintures murales et les vitraux représentant Jésus comme étant blanc devraient être enlevés parce qu'ils sont "des formes de suprématie blanche", censés être des "outils d'oppression" et de "propagande raciste" : Oui, je pense que les statues de l'Européen blanc qu'ils prétendent être Jésus devraient également disparaître. Elles constituent une forme de suprématie blanche. Elles l'ont toujours été. Dans la Bible, quand la famille de Jésus voulait se cacher et se fondre dans la masse, devinez où ils sont allés ? En ÉGYPTE ! Pas au Danemark. Démolissez-les. Toutes les peintures murales et les vitraux représentant Jésus blanc, et sa mère européenne, et de leurs amis blancs devraient également disparaître. Ils sont une forme grossière de suprématie blanche. Créés comme des outils d'oppression. C'est de la propagande raciste. Ils devraient tous descendre."

    La couleur de la peau et les caractéristiques physiques exactes du Christ font l'objet - au-delà de l'hypothèse de bon sens selon laquelle elles correspondraient à la population du Moyen-Orient dans laquelle il est né - de fréquents débats entre les historiens et les biblistes, ainsi qu'avec des militants comme King qui tirent une signification raciale ou politique de la façon dont il est représenté.

    Cependant, tout au long de l'histoire, Jésus a généralement été représenté en accord avec la race majoritaire de la culture qui a produit une œuvre d'art donnée, et pas entièrement pour des raisons de préjugés culturels. Le fédéraliste Jonah Gottschalk note que "lorsque le christianisme s'est répandu en Europe, en Afrique et en Asie, les églises indépendantes ont créé des images de Jésus dont l'apparence et la tenue étaient familières aux membres de la communauté. Cela inclut 1500 ans de représentations éthiopiennes d'un Jésus noir".

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  • Les avortements en raison du sexe explicitement interdits en Belgique ?

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    EN BELGIQUE, LES AVORTEMENTS EN RAISON DU SEXE EXPLICITEMENT INTERDITS ?

    22 juin 2020

    En Belgique, vendredi 19 mai, le Conseil d’Etat a remis son avis concernant les amendements déposés à une proposition de loi dépénalisant et assouplissant les conditions de l’avortement (cf. Loi IVG en Belgique : de nouveaux amendements adressés au Conseil d’Etat, le vote est repoussé ). Si la réponse reste favorable au texte dans son ensemble (cf. Belgique : le Conseil d’Etat donne son feu vert pour la dépénalisation de l’avortement ), deux points de vigilance ont été soulignés.

    Les opposants au texte ont fait valoir que l’extension du délai légal de l’avortement ouvrait la porte « à des avortements pratiqués en raison du sexe ». Sur ce point, le Conseil d’Etat a jugé « légitime et proportionnelle » la demande qui est faite de l’interdiction explicite de cette pratique. L’amendement stipulait que cette information ne devait pas être délivrée avant l’expiration du délai, à quoi le Conseil d’Etat donne un avis plus « partagé » car, « il restreint le droit à la vie privée et à l'information, et s'applique à l'ensemble des futurs parents même si rien n'indique qu'une IVG pour un tel motif soit envisagé. Le Conseil d'État relève toutefois qu'il n'y a pas d'alternatives et que le secret ne doit être tenu que quelques semaines ». Il estime in fine que « la mesure est (…) proportionnée ».

    Les tenants de la loi qui souhaitaient quant à eux, clarifier le délit d’entrave (cf. Belgique : une peine de prison pour celui qui « tente d'empêcher de quelque manière que ce soit » une IVG ?), se sont vus une nouvelle fois appelés à « préciser certains éléments ».

    Les débats pourraient reprendre en séance plénière « avant la trêve estivale ».

    Pour aller plus loin :

  • "Vatican news" réagit aux critiques de Vatican II et du pontificat actuel

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    Symptomatique, cet article publié aujourd'hui (23 juin) sur Vatican News par Sergio Centofanti :

    Le développement de la doctrine est la fidélité dans la nouveauté

    Certaines critiques de l'actuel pontificat remettent en cause le Concile Vatican II, finissant par faire oublier le Magistère de Saint Jean-Paul II et Benoît XVI

    Certaines critiques doctrinales du pontificat actuel montrent une distance progressive mais de plus en plus nette par rapport au Concile Vatican II. Non pas à partir d'une certaine interprétation de quelques textes, mais à partir des textes du Concile eux-mêmes. Certaines lectures qui insistent pour opposer le Pape François à ses prédécesseurs immédiats finissent donc même par critiquer ouvertement saint Jean-Paul II et Benoît XVI, ou en tout cas par faire taire certains aspects fondamentaux de leur ministère, qui représentent des développements évidents du dernier Concile.

    La prophétie du dialogue

    Un exemple en est le 25e anniversaire de l'encyclique "Ut Unum sint", dans laquelle saint Jean-Paul II déclare que l'engagement œcuménique et le dialogue avec les non-catholiques sont une priorité de l'Église. Cet anniversaire a été ignoré par ceux qui proposent aujourd'hui une interprétation réductrice de la Tradition, fermée à ce «dialogue d'amour», au-delà du dialogue doctrinal, promu par le Pape polonais en obéissance à l'ardent désir d'unité de notre Seigneur.

    La prophétie du pardon

    Un autre anniversaire important a également été négligé, le 12 mars dernier: la demande de pardon jubilaire fortement souhaitée par Jean-Paul II, il y a vingt ans. Le pouvoir prophétique d'un Pontife qui demande pardon pour les péchés commis par les enfants de l'Église est éclatant. Et quand on parle de «fils», les Papes sont également inclus.

    C'est connu: ceux qui demandent pardon pour les erreurs commises se mettent dans une situation risquée de révision. Karol Wojtyla a choisi prophétiquement le chemin de la vérité. L'Église ne peut et ne doit pas avoir peur de la vérité. Le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a souligné la «nouveauté de ce geste», un «acte public de repentance de l'Église pour les péchés du passé et d'aujourd'hui»: un «mea culpa du Pape au nom de l'Église», un geste vraiment «nouveau, mais néanmoins en profonde continuité avec l'histoire de l'Église, avec sa propre conscience».

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  • Litanies de la Sainte Vierge : un ajout problématique ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Le terme "migrant" introduit dans les litanies de la Vierge : un choix sémantique problématique

    Le terme ''migrant'' introduit dans les litanies <br>de la Vierge : un choix sémantique problématique

    Les litanies de Lorette, appelées aussi litanies de la Sainte Vierge, seront enrichies d'une nouvelle invocation par décision du Pape François. Les chrétiens invoquerons désormais le "réconfort des migrants". Un choix sémantique qui n'est pas anodin. 

    La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a communiqué cette décision du Saint-Père dans une lettre adressée aux présidents des Conférences épiscopales, le 20 juin 2020.

    Le terme « migrant » est étranger au vocabulaire de l’Eglise et donc inadéquat, car il a une connotation socio-politique, et donc idéologique bien marquée. Depuis le début des années 2000, il s’est imposé pour qualifier les personnes arrivant sur un territoire qui leur est étranger, à la place du mot immigré (et, dans le sens inverse émigré). Les « migrants » ne sont pas des « nomades », qu’on distingue des « sédentaires ». Il ne s’agit pas non plus de « réfugiés », car selon l’Agence des Nations-Unies pour les Réfugiés, un migrant part de lui-même pour chercher de meilleures conditions de vie, alors qu'un réfugié est chassé par la guerre, un conflit ou la persécution. Le mot « migrant » est générique. Voici sa définition exacte : il englobe l’ensemble des flux migratoires et l’état de mouvement temporaire ou permanent de personnes se déplaçant d’un point vers un autre du globe pour des raisons diverses dans le contexte de la mondialisation.

    Le terme adéquat que l’Eglise utilise traditionnellement est « exilé », car il a un contenu théologique très précis. Dans l’Ancien Testament, le départ d’Abraham, l’exode dans le désert et l’exil à Babylone sont des événements fondateurs de l’histoire des hommes avec Dieu. Dans le Nouveau Testament, le thème de l’exil évoque l'image même de l'Eglise, peuple en pèlerinage sur la terre, mais toujours orienté vers la Patrie céleste. Malgré les difficultés innombrables qu'il comporte, ce chemin à parcourir annonce le monde à venir, incluant la nécessité de transformer le présent en vue de la rencontre avec Dieu, but ultime de tous les hommes.

    Pour un chrétien, un exilé est quelqu'un qui est obligé de vivre ailleurs que dans sa propre patrie. Il suffit de rapprocher cette définition de celle du migrant (cf. ci-dessus) pour constater les différences importantes autant sémantique que de perspective entre ces deux termes : on note un point de vue uniquement sociologique et politique (et donc idéologique) dans le cas du migrant, distinct de la perspective théologique et sociale (au sens de la Doctrine sociale de l’Eglise) dans le cas de l’exilé.

    Il aurait été bien préférable de dire : « Solacium exulium» : « réconfort des exilés ».

    Lire aussi : la famille exilée dans le magistère du pape François