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Europe - Page 55

  • Quand la menace du terrorisme islamique vient des Balkans

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    Lorenza Formicola, sur la Nuova Bussola Quotidiana, analyse la menace que représente pour l'Italie, mais aussi pour toute l'Europe occidentale, le foyer de terrorisme islamique que constituent certains pays des Balkans :

    Terrorisme islamiste, la menace vient des Balkans

    18-11-2021

    L'arrestation à Milan d'une jeune femme de 19 ans d'origine kosovare affiliée à Isis ouvre une fenêtre sur le phénomène du terrorisme islamiste en provenance des Balkans, notamment de Bosnie, du Kosovo, d'Albanie et de Macédoine. C'est l'héritage d'abord de la guerre des Balkans, puis de la guerre civile en Syrie : le plus grand nombre de combattants étrangers est parti des Balkans. qui, après leur retour, se tournent maintenant vers l'Europe occidentale.

    L'arrestation de Bleona Tafallari

    Le matériel (images, vidéos et textes) saisi sur le téléphone portable de Bleona Tafallari, la jeune femme de dix-neuf ans d'origine kosovare arrêtée hier à Milan pour terrorisme, montre non seulement l'adhésion intime de la femme à l'idéologie du djihadisme, mais aussi une revendication d'appartenance à Isis.

    Elle avait un rôle de propulseur au sein d'un réseau féminin grâce à des relations directes, toujours par chat, avec des épouses de prisonniers pour actes terroristes ou avec des épouses de combattants hors d'Italie. Elle faisait partie du groupe "Lions of the Balkans", une côte d'Isis, qui s'est rendu célèbre pour ses contacts avec Komron Zukhurov, un citoyen tadjik de 24 ans arrêté en avril 2020 à Tirana, en exécution d'un mandat d'arrêt international émis par l'Allemagne pour avoir fait partie de la cellule d'Isis susmentionnée, soupçonnée d'avoir planifié des attaques terroristes contre les forces militaires des États-Unis en Europe. Les "Lions des Balkans" sont basés au Kosovo, en Albanie et en Macédoine, et l'arrestation de la jeune femme de 19 ans en Italie remet en lumière un phénomène qui a été quasiment ignoré. 

    Les Balkans occidentaux, les Républiques nées de la dissolution de l'ex-Yougoslavie, plus l'Albanie, sont la région d'Europe avec la plus grande concentration de combattants étrangers revenus de Syrie et d'Irak : pivot d'un djihadisme en forte expansion et qui frappe aux portes de l'Italie.

    Dans la période d'après-guerre, comme l'a analysé le livre d'enquête Qatar Papers, les Balkans se sont transformés en un théâtre de prosélytisme, opposant des ONG islamiques financées par des pays du Golfe rivaux. L'Arabie saoudite et le Qatar restent les deux principaux acteurs de ce conflit, qui se joue à coups de millions d'investissements et d'"œuvres de bienfaisance". En arrière-plan, la Turquie tente d'entrer dans la danse, en soutenant le Qatar dans le cadre de la dialectique anti-saoudienne. L'association Qatar Charity a contribué à la construction de la plus grande mosquée du Kosovo, à Pristina : cette mosquée de cinq étages peut accueillir 2 500 fidèles et est associée à plusieurs centres commerciaux. L'objectif pour tous est un daʿwa aussi silencieux que violent. 
    Le président français Emmanuel Macron a risqué un incident diplomatique avec la Bosnie-Herzégovine début novembre 2019 lorsque, lors d'une interview avec le magazine The Economist, il a qualifié le pays des Balkans de "bombe à retardement", en référence claire au problème des djihadistes et des personnes radicalisées. 

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  • Quand le Conseil de l'Europe promeut le hijab

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    De François-Xavier Bellamy sur le site du Figaro via artofuss.blog :

    François-Xavier Bellamy: «Le Conseil de l’Europe promeut le hijab, un indice de plus de l’entrisme des islamistes»

    3 novembre 2021

    TRIBUNE – Le Conseil de l’Europe, institution distincte de l’Union européenne, a soutenu et financé, avec le concours de la Commission européenne, une campagne faisant l’apologie du hijab, avant de la suspendre devant le tollé. Cette affaire n’est en rien une maladresse anecdotique, démontre le député européen.

    François-Xavier Bellamy est chef de la délégation de LR au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE). Par ailleurs normalien et professeur agrégé, il est notamment l’auteur de «Demeure. Pour échapper à l’ère du changement perpétuel» (Grasset, 2018).

    C’est une courte vidéo promotionnelle comme on en voit tant sur les réseaux sociaux. Une jeune femme vous regarde, souriante. Une ligne balaie l’écran de gauche à droite: cette fois, le visage est voilé. L’opération se répète plusieurs fois, avec des visages différents, et un message: «La liberté est dans le hijab.» Ce message publicitaire est relayé sur les réseaux sociaux, accompagné d’un slogan: «Joy in hijab», «la joie dans le hijab».

    Contre toute apparence, cette campagne n’est pas diffusée par une organisation islamique, mais par le Conseil de l’Europe, avec le cofinancement de la Commission européenne. C’est une courte vidéo, qui aura en quelques heures fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, elle n’est qu’un symptôme parmi bien d’autres, qui ensemble permettent d’établir le constat d’une dérive de grande ampleur.

    À LIRE AUSSI «La liberté dans le hijab»: une campagne de communication du Conseil de l’Europe fait polémique

    Depuis des années, des hauts fonctionnaires, des universitaires, des chercheurs alertent sur les stratégies d’entrisme qu’ils observent de la part d’une nébuleuse islamiste qui, sous couvert d’antiracisme, prend place dans l’environnement des institutions européennes: des associations, des fédérations, des organisations non gouvernementales proposent des projets et obtiennent des financements européens.

    Elles utilisent les mots-clés en vogue: défendre l’inclusion, promouvoir la diversité, contrer les «discours de haine»… Et, au nom de la «lutte contre l’islamophobie», elles parviennent à imposer leurs thèses. Ainsi du projet «dialogue sur la radicalisation et l’égalité» (DARE), financé dans le cadre du programme de recherche européen Horizon 2020, qui a conclu au fait que la «radicalisation» (le mot islamisme n’est jamais cité) s’expliquait par les «discriminations structurelles» en Europe. Improbable retournement: les pays victimes d’une série d’attentats en deviennent soudain les coupables…

    Le Parlement européen lui-même ne manque plus une occasion de relayer ce type d’accusation: quelques jours après la mort de George Floyd, il votait une résolution dénonçant «l’oppression et le racisme structurel en Europe», ainsi que «le recours excessif ou létal de la force par la police dans l’Union européenne», sans qu’on voie bien où pouvait se trouver la responsabilité des forces de l’ordre européennes dans la mort d’un citoyen américain au Minnesota.

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  • L’Union Européenne compte-t-elle imposer l’IVG aux États africains ?

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    L’UE compte-t-elle imposer l’IVG aux États africains ?

    L’Union européenne utilise-t-elle l’accord de Cotonou pour imposer l’avortement aux pays africains ? Alors que de nombreux États en Afrique mais aussi en Europe, cherchent à réduire le recours à l’avortement, l’UE entend conditionner ses aides au développement à la légalisation de l’avortement. Analyse de l’ECLJ sur RCF :

  • La CEDH prend ses responsabilités en renforçant les obligations d’intégrité, d’indépendance et d’impartialité des juges

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    En février 2020, l'ECLJ publiait un rapport qui fit le tour du monde sur Les ONG et les juges de la CEDH révélant qu’au moins 22 des 100 derniers juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) sont d’anciens collaborateurs de sept fondations et ONG, et qu’ils ont jugé à de très nombreuses reprises des affaires soutenues par leurs propres organisation, en situation flagrante de conflits d’intérêts. Parmi ces organisations, l’Open Society de George Soros se distingue par le fait que douze de ses collaborateurs sont devenus juges à Strasbourg, et qu’elle finance les six autres ONG mises en cause, parfois très largement. La présence massive de juges issus d’un même réseau témoigne de l’emprise de grandes fondations et ONG privées sur le système européen de protection des droits de l’homme et met en cause son impartialité. Ce rapport souleva une série de questions en matière de procédure et d’éthique judiciaires, qui furent soumises à l’attention des instances du Conseil de l’Europe.
     
    La CEDH, bien que « en colère » (d’après Le Monde), décida de ne pas y répondre publiquement, à la différence de nombreux responsables politiques et de plusieurs ministres - notamment bulgare et russe - qui s’inquiétèrent publiquement de la situation. Même le Comité des Ministres, c’est-à-dire l’instance suprême du Conseil de l’Europe regroupant les 47 ambassadeurs et dont dépend la Cour européenne, fut contraint d’admettre publiquement la véracité du rapport, indiquant vouloir réévaluer « d’ici fin 2024, à la lumière de l’expérience acquise, l’efficacité du système actuel de sélection et d’élection des juges de la Cour » (le 8 avril 2021). Peu après, le 20 avril 2021, l’Open Society échoua pour la première fois à faire élire l’un de ses salariés candidats à la fonction de juge à Strasbourg. Le barrage, suscité par le rapport de l’ECLJ, fut trop fort.
     
    Le 26 juillet dernier, le Comité des Ministres s’est une nouvelle fois exprimé publiquement, en réponse à deux questions parlementaires pointant du doigt le dysfonctionnement de la procédure de récusation des juges ainsi que l’impossibilité de demander une révision des décisions de la Cour. Cette réponse, comme la précédente, fit montre de toute l’attention que les ambassadeurs portent à ces questions, tout en précisant qu’il appartient seulement à la Cour de résoudre ces problèmes. Ici encore, le Comité des Ministres indique une porte de sortie en révélant le fait que la Cour a entrepris de réexaminer son Règlement « y compris l’article 28 » qui traite précisément de la question des conflits d’intérêts. Enfin !

    L’insuffisance de cet article 28 du Règlement de la Cour fut précisément dénoncé dans le rapport de l’ECLJ car il ne fait pas obligation aux juges de déclarer leurs situations de conflits d’intérêts, et ne prévoit pas de procédure formelle de récusation. Sa révision est nécessaire, et l’on peut se réjouir qu’elle soit entreprise, même si elle se réalise de façon confidentielle et n’aboutira pas, probablement, avant plusieurs mois.

    Enfin, autre fruit important, et non des moindres, du rapport : la CEDH a publié le 2 septembre une nouvelle version de sa « résolution d’éthique judiciaire » adoptée le 21 juin 2021. Il s’agit d’un texte interne qui précise le Règlement de la Cour et les obligations déontologiques des juges. Le texte précédent datait de 2008 ; en le comparant au texte nouveau, il apparaît que la révision est profonde et répond partiellement aux mises en causes de la Cour par le rapport de l’ECLJ.

    Le nouveau texte « serre la vis » : il renforce les obligations d’intégrité, d’indépendance et d’impartialité des juges. En écho au rapport de l’ECLJ, la résolution oblige à présent les juges à être indépendants de toute institution, y compris de toute « organisation » et « de toute entité privée », en référence aux ONG et autres fondations telles que l’Open Society. Le texte ajoute que les juges « doivent être libres de toute influence injustifiée, qu’elle soit interne ou externe, directe ou indirecte. Ils s’abstiennent de toute activité, de tout commentaire et de toute association, refusent toute instruction et évitent toute situation pouvant être interprétés comme nuisant à l’exercice de leurs fonctions judiciaires ou comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur indépendance. » Le texte précédent était beaucoup plus succinct.

    Sur l’impartialité, le nouveau texte ajoute l’interdiction explicite de « participer à aucune affaire qui pourrait présenter un intérêt personnel pour eux », renforçant ainsi la prévention des conflits d’intérêts. Les juges doivent en outre s’abstenir « de toute activité, de tout commentaire et de toute association pouvant être interprétés comme étant de nature à nuire à la confiance que le public se doit d’avoir en leur impartialité ».

    La nouvelle résolution d’éthique judiciaire de la Cour fait aussi obligation nouvelle aux juges d’être assidus à leur fonction de juge, de limiter leurs activités extérieures, et de façon plus significative encore, de mettre un frein à leur langue en s’abstenant de « s’exprimer, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, d’une manière qui nuirait à l’autorité ou à la réputation de la Cour, ou qui serait de nature à susciter des doutes raisonnables quant à leur indépendance ou leur impartialité. » Il s’agit là pour la Cour de limiter les critiques portées à son encontre par les juges eux-mêmes ; cette nouvelle interdiction fait suite à la publication du livre de l’ancien juge slovène Boštjan Zupančič dans lequel il révèle des aspects problématiques du fonctionnement interne de la CEDH, après y avoir siégé pendant 18 ans (Sur la cour européenne des droits de l'homme, Rétrospective d'un initié (1998-2016), L’Harmattan, 2018)

    Une autre interdiction nouvelle porte sur l’acceptation de « toute décoration ou distinction pendant l’exercice de leurs fonctions de juge de la Cour ». Cette mesure fait suite au scandale provoqué par la façon dont l’actuel Président de la CEDH se « fit balader » au cours d’un voyage officiel en Turquie en septembre 2020, acceptant de recevoir un doctorat honoris causa de l’université publique, tout en omettant de rencontrer les opposants et les victimes du régime.

    Ainsi, le scandale du rapport sur les « Juges -Soros » porte des fruits, parce qu’il est justifié. Il fallait secouer la Cour, quitte à prendre des coups en retour, pour parvenir à une amélioration de ses procédures internes. Le scandale était nécessaire face à l’inertie de l’institution et à la profondeur de l’influence de ces quelques ONG et fondations privées.

    Il reste toutefois encore beaucoup à faire, car la Cour européenne ne s’impose toujours pas le respect de toutes les règles qu’elle prescrit elle-même aux juridictions nationales en matière de transparence et de droit à un procès équitable. Plusieurs recommandations précises formulées par l’ECLJ et soutenues par d’éminents juristes sont encore en attente d’une réponse. Nous veillerons à ce qu’elles soient à l’ordre du jour. Comme le reconnait la Cour elle-même dans sa jurisprudence : on « doit pouvoir attirer l’attention du public sur d’éventuels dysfonctionnements judiciaires, l’autorité judiciaire pouvant tirer un bénéfice d’une critique constructive. » ( Morice c. France)

    Enfin, au-delà des questions de procédure, j’espère que ce rapport – et le plus récent sur Le financement des experts du Conseil des droits de l’homme – contribuera à faire prendre conscience du phénomène croissant d’emprise de quelques fondations privées et ONG sur les instances internationales qui définissent la politique mondiale en matière de droits de l’homme et de démocratie.
     
    (Tribune parue dans Valeurs Actuelles le 26 octobre 2021.)
  • Statistiques de l'Eglise catholique : augmentation dans le monde mais diminution en Europe

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    De l'Agence Fides :

    VATICAN - Les Statistiques de l'Église catholique 2021

    21 octobre 2021

    Cité du Vatican (Agence Fides) - À l'occasion de la 95e Journée Mondiale des Missions, dimanche 24 octobre 2021, l'Agence Fides présente comme d'habitude quelques statistiques choisies pour offrir une image panoramique de l'Église dans le monde. Les tableaux sont extraits du dernier "Annuaire statistique de l'Église" publié (mis à jour au 31 décembre 2019) et concernent les membres de l'Église, les structures pastorales, les activités dans les domaines de la santé, du bien-être et de l'éducation. Le changement, augmentation (+) ou diminution (-) par rapport à l'année précédente (2018) est indiqué entre parenthèses, selon la comparaison effectuée par l'Agence Fides. Enfin, le tableau actualisé des circonscriptions ecclésiastiques confiées à la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples est rapporté.

    Au 31 décembre 2019, la population mondiale s'élevait à 7 577 777 000 personnes, soit une augmentation de 81 383 000 personnes par rapport à l'année précédente. L'augmentation globale, touche également tous les continents cette année, y compris l'Europe. Les plus fortes augmentations se situent une fois de plus en Asie (+40 434 000) et en Afrique (+33 360 000), suivies par l'Amérique (+6 973 000), l'Europe (+157 000) et l'Océanie (+459 000).

    A la même date du 31 décembre 2019, le nombre de catholiques s'élevait à 1 344 403 000 avec une augmentation globale de 15 410 000 par rapport à l'année précédente. L'augmentation touche tous les continents sauf l'Europe (-292 000). Comme par le passé, elle est plus marquée en Afrique (+8 302 000) et en Amérique (+5 373 000), suivies de l'Asie (+1 909 000) et de l'Océanie (+118 000).

    Le nombre de circonscriptions ecclésiastiques est resté pratiquement invariable, augmentant d'une seule unité par rapport à l'année précédente, pour atteindre 3 026. Il y a un total de 3.217 stations missionnaires avec un prêtre résident (+301), avec une augmentation dans tous les continents. Les stations missionnaires sans prêtre résident ont diminué de 5 836 au total, pour atteindre 131 407.
    Le nombre total d'évêques dans le monde a diminué de 13 pour atteindre 5 364. Le nombre d'évêques diocésains a augmenté (+12) et celui des évêques religieux a diminué (-25). Le nombre total de prêtres dans le monde est passé à 414 336 (+271). Une fois encore, une baisse significative a été enregistrée en Europe (-2 608), suivie par l'Amérique (-690) et l'Océanie (-69). Des augmentations ont été enregistrées en Afrique (+1.649) et en Asie (+1.989).

    Le nombre de religieux non prêtres a diminué pour la septième année consécutive, de 646, pour atteindre 50 295. La diminution globale du nombre de religieuses se confirme également, de 11 562 unités. Le nombre total est de 630 099. Les augmentations sont, une fois de plus, en Afrique (+835) et en Asie (+599), les diminutions en Europe (-7 400), en Amérique (-5 315) et en Océanie (-281).

    Le nombre de missionnaires laïcs dans le monde est de 410 440, soit une augmentation globale de 34 252. Le nombre de catéchistes dans le monde a diminué de 2 590 au total pour atteindre 3 074 034.

    Le nombre de grands séminaristes, diocésains et religieux, a diminué cette année, globalement de 1 822, pour atteindre 114 058. Des augmentations ont été enregistrées uniquement en Afrique (+509), des diminutions en Asie (-898), en Océanie (-53), en Europe (-630) et en Amérique (-750). Le nombre total de petits séminaristes, tant diocésains que religieux, a diminué pour la quatrième année de 3 174, pour atteindre 96 990. Ils ont diminué sur tous les continents à l'exception de l'Océanie (+22) : en Amérique (-914), en Afrique (-1 519), en Europe (-743) et en Asie (-20).

    Dans le domaine de l'éducation, l'Église gère 72 667 jardins d'enfants avec 7 532 992 élèves ; 98 925 écoles primaires avec 35 188 771 élèves ; 49 552 écoles secondaires avec 19 370 763 élèves. Elle suit également 2 395 540 lycéens et 3 833 012 étudiants universitaires.

    Les instituts de charité et d'assistance gérés par l'Église dans le monde comprennent : 5 245 hôpitaux, dont les plus nombreux sont situés en Afrique (1 418) et en Amérique (1 362) ; 14 963 dispensaires, principalement en Afrique (5 307) et en Amérique (4 043) ; 532 léproseries, principalement en Asie (269) et en Afrique (201) ; 15 429 maisons pour personnes âgées, malades chroniques et handicapées, principalement en Europe (8. 031) et en Amérique (3 642) ; 9 374 orphelinats, principalement en Asie (3 233) et en Europe (2 247) ; 10 723 jardins d'enfants, dont le plus grand nombre en Asie (2 973) et en Amérique (2 957) ; 12 308 centres de conseil matrimonial, principalement en Europe (5 504) et en Amérique (4 289) ; 3 198 centres d'éducation ou de rééducation sociale et 33 840 autres institutions.

    Les circonscriptions ecclésiastiques dépendant de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples (Cep) sont au nombre de 1 117, selon la dernière variation enregistrée. La plupart des circonscriptions ecclésiastiques confiées à Propaganda Fide se trouvent en Afrique (517) et en Asie (483). Suivent l'Amérique (71) et l'Océanie (46). (SL) (Agence Fides 21/10/2021)

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  • L'enjeu du bras de fer entre la Pologne et l'Union Européenne

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    De Jean-Baptiste Noé sur Aleteia.org :

    Pologne : combat autour du droit

    19 octobre 2021

    Primauté du droit national ou du droit européen ? C’est autour de cette question que s’exerce le bras de fer entre Varsovie et Bruxelles. Le directeur de la revue "Conflits", Jean-Baptiste Noé, pense que l’enjeu n’est pas uniquement l’avenir de l’Union européenne, mais celui de la notion même d’État de droit.

    Les questions juridiques s’invitent dans les débats publics. Le 7 octobre, le Tribunal constitutionnel polonais a considéré que plusieurs interventions de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) étaient contraires à la Constitution polonaise et que cette dernière ayant la primauté sur le droit européen, les interventions de la CJUE ne pouvaient pas s’appliquer. En bref, le droit national prime sur le droit de l’UE. 

    La présidente de la Cour constitutionnelle, Julia Przylebska, a estimé dans l’arrêt rendu que plusieurs articles de l’UE sont incompatibles avec la Constitution de la Pologne et qu’en outre les institutions européennes « agissent au-delà du champ de leurs compétences ». La Commission européenne s’est opposée à cet arrêt. Elle s’est dite « préoccupée » et a déclaré vouloir utiliser « tous les outils » possibles pour « protéger la primauté du droit européen » selon les propos tenus par le commissaire européen Didier Reynders. Celui-ci a par ailleurs estimé que le droit européen prime sur le droit national et que les décisions de la CJUE ont un caractère contraignant sur la jurisprudence des États. Cela est même, selon ses dires, « au cœur de l’Union ».  

    Un État supranational ? 

    L’opposition est donc tout à la fois juridique et politique et porte sur la nature de l’Union européenne. Est-ce que l’UE est une communauté d’États, c’est-à-dire une association des États d’Europe ou bien est-ce un État en tant que tel, où les pays ne sont que des régions soumises à la capitale Bruxelles ? Si l’Union est une association d’États, alors le droit national prime sur le droit européen. Si en revanche l’Union est un État supranational, alors c’est bien le droit de l’UE qui prime sur le droit des pays. 

    Le bras de fer entre Bruxelles et Varsovie est donc bien politique et se cristallise autour de la nature même de l’Union européenne. La réponse du commissaire belge Didier Reynders est sans ambiguïté : si le droit européen prime sur le droit national, alors c’est qu’il reconnaît que l’UE est un État supranational. C’est aussi affirmer que les États n’ont pas de souveraineté juridique puisque les cours de justice de l’UE et les arrêts et décrets produits priment sur les cours des États. Ce qui se joue là engage la nature de l’UE et donc son avenir. 

    L’avenir de l’Union européenne

    Ce débat sur la nature de l’UE s’est posé dès les débuts de la construction européenne et n’a jamais été véritablement tranché. Dès les origines, il y a eu deux courants opposés, ceux pour qui l’UE (et au début la CEE) devait être une association d’États autour de projets communs (par exemple le commerce du charbon et de l’acier) et ceux pour qui elle devait être un nouvel État. Petit à petit, c’est la seconde vision qui s’est imposée, par la force du droit et des législations. 

    Le référendum de 2005 a posé la question de la nature de l’UE : s’il y a une constitution de l’UE alors cela signifie que l’Union est un État puisqu’une constitution est la loi fondamentale d’un État. Les Français et les Hollandais qui ont voté « non » à ce texte se sont, d’une façon ou d’une autre, opposés au fait que l’UE s’érige en État supranational. Mais la création d’une monnaie commune et unique et d’une banque centrale européenne au-dessus des banques centrales nationales a contribué à façonner un État européen. 

    Une autre vision de la démocratie

    D’une certaine façon, la réponse du commissaire Reynders donne raison aux partisans du Brexit puisque ceux-ci s’opposaient à la primauté du droit européen sur le droit national britannique. Est-ce alors à dire que tous les États qui voudront maintenir la primauté du droit national sur le droit européen devront sortir de l’UE ? Le président polonais eut tôt fait de réaffirmer que la Pologne souhaitait se maintenir dans l’UE. Elle a reçu trop d’aides de la part de Bruxelles et est trop dépendante aux facilités financières pour s’en détacher. Mais ces oppositions de fonds finissent par peser sur le sentiment européen qui n’est plus aussi évident que dans les années 1970-1990. 

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  • Vienne : une Marche pour la Vie mouvementée

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    Le commentaire de Roland Noé sur kath.net/news :

    17 octobre 2021

    Quand les enfants de la lumière rencontrent la culture de la mort...

    Où était le cardinal Schönborn ? - La police viennoise a menacé les radicaux de gauche avec des armes à feu - Les journaux gratuits viennois rivalisent pour la bêtise du mois en matière de reportage - Un reportage de Vienne sur la Marche pour la vie - 

    Selon les organisateurs, environ 2500 personnes se sont rendues sur la place Saint-Étienne et à la marche qui a suivi, parmi lesquelles, comme les années précédentes, de nombreuses familles, des jeunes et des enfants. Cette année, le thème spécifique était également de manifester contre l'introduction prévue de l'euthanasie suite à un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle autrichienne. Avant la marche, plusieurs services religieux ont eu lieu, la Sainte Messe dans l'église Saint-Pierre a été célébrée par l'évêque auxiliaire viennois Scharl.

    Au début, deux nouvelles très positives ont été présentées. Tout d'abord, le père Bruno Meusburger a présenté l'initiative nouvellement créée "Prêtres pour la vie", puis le groupe autrichien "Pro Life Music" s'est produit pour la première fois. La chanteuse principale, avec sa musique soul grandiose, pourrait bien rivaliser avec les meilleurs dans l'émission musicale "The Voice".

    Anna Bonetti, célèbre militante pro-vie, née sourde en raison d'un défaut génétique, est venue directement d'Italie. Elle est impliquée dans le mouvement pro-vie depuis 4 ans. Elle a souligné que la grossesse n'est pas quelque chose qui peut simplement être interrompue. "Un enfant perdu à cause de l'avortement est perdu pour toujours ! Chaque jour, nous perdons des milliers d'enfants qui n'auront jamais la chance d'être les amis, les partenaires ou les camarades de classe de nos enfants."

    Lors de la marche qui a suivi dans le centre de Vienne, plusieurs contre-manifestations ont été organisées par des radicaux de gauche. Des centaines d'agents de police, un hélicoptère de la police et plusieurs chiens policiers ont protégé les participants. Une situation tendue s'est produite sur le Ring de Vienne lorsque celui-ci a été bloqué par les radicaux de gauche. La police a donné un ultimatum de 5 minutes et a menacé d'utiliser la force armée contre la contre-manifestation non enregistrée qui bloquait illégalement la marche. Au moins, cela a fait impression, car la rue a finalement été dégagée. L'un des slogans utilisés par les opposants l'année dernière était : "Vos enfants seront comme nous" - un slogan qui était apparemment destiné à déstabiliser les parents présents. Eh bien, à cela nous devons répondre : nos enfants sont présents à la marche et voient par eux-mêmes à quel point vous vous comportez mal, effrayant d'autres personnes avec des fumigènes, des cris, du bruit, des barrages et un comportement agressif et voulant empêcher leur libre expression pacifique d'opinion. Nos enfants aiment y participer et veulent s'impliquer dans des groupes tels que "Jeunesse pour la vie", qui se renforce chaque année. Chaque année, la nouvelle génération pro-vie grandit.

    Il est remarquable que les pro-vie veuillent maintenant aussi se défendre légalement contre ces attaques. Des plaintes ont été portées contre plusieurs participants à la manifestation de gauche pour insulte à une religion. En outre, les organisateurs ont annoncé qu'ils allaient intenter un procès parce qu'une manifestation non autorisée a massivement perturbé une manifestation autorisée. En attendant, les preuves sont déjà rassemblées, et l'affaire risque d'avoir des répercussions juridiques.

    Le point culminant de l'événement lui-même s'est produit à la fin. Theresa Habsburg a prononcé un excellent discours de clôture et a appelé tous les participants à contacter leurs parlementaires pour éviter l'introduction de la soi-disant "euthanasie" en Autriche. 

    Et maintenant une petite revue autour de l'événement, dans laquelle des choses remarquables sont à noter :

    Tout d'abord, l'écho médiatique. Deux journaux gratuits viennois (oe24 et Heute), financés à l'aide des millions d'argent des contribuables, ont rendu compte de l'événement, l'un ne se basant manifestement que sur un message Twitter, l'autre ne reprenant que les inepties des radicaux de gauche. Tous deux ont évidemment participé au concours "Qui écrit le plus de bêtises ?".

    Toutefois, le plus gros point négatif - comme le montrent les réactions des croyants - est le manque de soutien des évêques autrichiens à l'événement. Alors qu'aux États-Unis, plusieurs centaines d'évêques ont participé ces dernières années à la célèbre Marche pour la vie, en Autriche, c'est à nouveau le "silence dans la forêt". Aucun évêque diocésain en exercice ne s'est présenté. Le cardinal viennois Schönborn, d'ailleurs, n'avait envoyé aucun mot de salutation. Même le cardinal Marx ou l'archevêque Bätzing le font régulièrement en Allemagne. Le cardinal Schönborn aurait dû peut-être faire 500 mètres de marche pour se rendre au lieu de réunion, mais il n'est pas venu. D'autres ont parcouru des centaines de kilomètres, certains avec des enfants, restant assis pendant des heures dans des voitures et des bus. Le cardinal viennois a certainement une "bonne excuse" - comme chaque année. Il n'y a pas d'autre façon de le dire : il est vraiment dommage que les évêques ne se montrent jamais ici. Cela devrait changer. (...)

    P.S. Il convient de mentionner qu'au moins quelques politiciens de l'ÖVP ont participé à la marche, et qu'un politicien du FPÖ aurait également été présent.

  • Les dangers d'une mondialisation à outrance

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    De TVLIBERTES :

    Le monde est entré dans une ère d’incertitudes. La mondialisation à outrance a engendré un bouleversement des équilibres géopolitiques. L’effacement des frontières au nom de la multiplication des flux a donné naissance à des sociétés ouvertes, liquides. Les Etats-Unis, promoteurs de cette mondialisation forcenée, ont largement participé à l’acculturation des peuples du Vieux Continent, laissant la place à une forme de nihilisme, terreau favorable aux réactions identitaires dont l’islamisme est un des pendants. Les délocalisations et la désindustrialisation ont offert des marchés entiers à la Chine de plus en plus prédatrice, face à un Occident toujours plus dépendant. Face à cela, la Russie résiste sans parvenir à un rapprochement avec l’Europe, tant redouté par des Etats-Unis, et Vladimir Poutine se tourne de plus en plus vers Pékin, dans une forme de partenariat de circonstances. Dans "La mondialisation dangereuse" publié chez L’Artilleur (disponible ici), Jacques Soppelsa, agrégé d’histoire et président de l’Académie internationale de géopolitique, et Alexandre del Valle, géopolitologue et docteur en histoire, reviennent sur les revers de la mondialisation sous toutes ses formes. Des échanges numériques laissés entre les mains d’entreprises supranationales prédatrices aux délitement civilisationnel de l’Europe qui inquiète jusqu’à ses ennemis.

  • L'appel du muezzin retentira dans le ciel de Cologne

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    De Delphine Nerbollier sur le site du journal la Croix :

    La ville de Cologne autorise l’appel à la prière musulmane

    La cité rhénane lance un projet pilote de deux ans et suscite une vaste polémique.

    13/10/2021

    Les muezzins peuvent désormais appeler les fidèles à la prière du vendredi, la plus importante de la semaine pour les musulmans, dans un créneau prévu entre 12 heures et 15 heures, et sans dépasser la durée de cinq minutes.DORIS.H/

    L’appel à la prière pour les musulmans est officiellement autorisé à Cologne. Les autorités de la cité rhénane ont annoncé, le 6 octobre, la mise en place d’un projet pilote, en concertation avec les représentants des 35 mosquées de la ville. Les muezzins peuvent désormais appeler les fidèles à la prière du vendredi, la plus importante de la semaine pour les musulmans, dans un créneau prévu entre 12 heures et 15 heures, et sans dépasser la durée de cinq minutes.

    Chaque mosquée devra en faire la demande auprès des autorités, adapter le niveau sonore et informer au préalable les habitants du quartier. Autre condition : chaque communauté devra designer une personne chargée de répondre aux possibles plaintes. Dans deux ans, le projet devra être évalué pour être éventuellement prolongé.

    Valoriser la diversité religieuse

    Pour la maire de Cologne, Henriette Reker, sans étiquette politique, ce projet est un « signe d’acceptation mutuelle des religions ». « Nous prenons en compte les intérêts religieux légitimes des nombreux musulmans de notre ville cosmopolite », a déclaré cette élue, victime en 2015 d’une attaque au couteau de la part d’un extrémiste de droite. « Lorsque nous entendons l’appel du muezzin en plus des cloches des églises de notre ville, cela montre que la diversité est valorisée et vécue de manière concrète à Cologne », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Connue pour son imposante cathédrale et comme le siège du plus grand évêché catholique d’Allemagne, la cité rhénane compte 120 000 musulmans, soit 12 % de sa population.

    Cette annonce a suscité la satisfaction des principales associations musulmanes, à commencer par l’Union des affaires turco-islamiques (Ditib) qui a financé la plus grande mosquée de la ville. « Cette mesure est l’expression de l’implantation des musulmans qui vivent depuis des générations en Allemagne », estime cette institution, bras droit en Allemagne du ministère turc des affaires religieuses. Bülent Ucar, directeur de l’institut de théologie islamique à l’université d’Osnabrück, juge cette décision « tardive » mais conseille de ne pas utiliser de haut-parleurs « afin de ne pas trop déranger le voisinage ».

    Un « acte symbolique naïf » pour des opposants

    Car le projet divise la société. Serap Güler, ministre régionale de l’intégration en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, membre du parti conservateur CDU et d’origine turque, estime ne « pas avoir besoin de l’appel à la prière pour exercer son droit à la religion ». Sa collègue Lale Akgün, du parti social démocrate, y voit une manière pour l’association Ditib d’imposer ses vues sur les opposants au régime turc. « C’est un coup de poing dans le visage de tous les dissidents d’Erdogan », écrit-elle sur le réseau social Twitter. Quant au psychologue Ahmad Mansour, il estime que cet « acte symbolique naïf »«ne renforce pas l’acceptation envers les musulmans mais mène à plus de divisions au sein de la société ».« Dans une société laïque, il ne doit pas être question de présence de la religion dans la sphère publique mais de liberté de croyance » ajoute-t-il.

    L’extrême droite vent debout

    Sans surprise, le parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AfD) est vent debout. L’appel à la prière « est l’expression d’une revendication politique de pouvoir, de soumission et d’islamisation. L’AfD rejette cela », résume la députée Beatrix von Storch.

    Polémique, ce projet n'est toutefois pas une première outre Rhin. La région de la Hesse et d'autres villes de Rhénanie-du-Nord-Westphalie comme Munster autorisent déjà l'appel à la prière. Du ressort des autorités locales, aucune réglementation fédérale n’est à attendre sur ce sujet.

  • Alarmant : le suicide constitue aujourd’hui la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en Europe

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    Dans une opinion publiée sur le site de La Libre, Geert Cappelaere se fait l'écho d'un rapport publié par l'UNICEF sur la situation des enfants dans le monde

    "Le suicide constitue aujourd’hui la deuxième cause de mortalité chez les jeunes en Europe. Les garçons âgés de 10 à 19 ans se suicident deux fois plus que les filles. Seuls les accidents de la route sont plus meurtriers dans cette tranche d’âge.

    Bien qu’il soit difficile de comprendre ce qui se passe dans l’esprit d’un enfant qui prend la décision tragique de mettre fin à sa vie, les statistiques du rapport mettent en évidence un fait indiscutable : notre impuissance actuelle à venir à bout des problèmes de santé mentale des jeunes, avec les conséquences terribles que nous connaissons.

    Chaque jour, trois adolescents perdent la vie en Europe. Cette statistique préoccupante provient d’un rapport historique de l’Unicef, intitulé “La situation des enfants dans le monde 2021". Alors que les conséquences sociales et économiques de la Covid-19 se font encore sentir dans le monde entier, les données du rapport révèlent toute l’ampleur des défis qui se posent à nous au niveau de la santé mentale des adolescents en Europe.

    Le rapport révèle ainsi qu’en Europe, près de 20 % des garçons âgés entre 15 et 19 ans souffrent de troubles mentaux, contre plus de 16 % chez les filles du même âge. Neuf millions d’adolescents européens (âgés de 10 à 19 ans) vivent avec des troubles mentaux. Dans plus de la moitié des cas, il s’agit d’anxiété et de dépression. (...)

  • Avortements forcés : la CEDH reconnaitra-t-elle une violation du droit à la vie ?

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    Du site de l'European Centre for Law & Justice (ECLJ) :

    Avortement forcé : la CEDH reconnaitra-t-elle une violation du droit à la vie ?

    11 octobre 2021

    Une affaire dramatique a été communiquée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Il s’agit de femmes handicapées devenues stériles par suite d’avortements forcés en Moldavie. L’ECLJ a été autorisé par la Cour à remettre des observations écrites venant au soutien de ces femmes.

    Six ans après avoir été saisie par trois femmes avortées de force, la CEDH a enfin communiqué une terrible requête au Gouvernement moldave pour qu’il se justifie devant la Cour. La demande de la Cour est clairement formulée : l’avortement forcé subi par ces trois requérantes et la stérilisation qui en a découlée ont-ils porté atteinte à la vie privée et constitué des traitements inhumains et dégradants ?

    Ce qu’ont subi ces femmes est particulièrement terrible. D’abord, les trois femmes requérantes étaient placées en institution psychiatrique pour cause de retard mental, sans que ce handicap ne soit suffisamment grave pour les priver de leur capacité juridique. Deux d’entre elles furent violées par le médecin en chef de l’institut psychiatrique dans lequel elles étaient placées. La troisième tomba également enceinte et toutes, violées ou non, souhaitèrent garder leur enfant à naître.

    Mais le scandale ne s’arrête pas là. Une commission médicale de l’institution se réunit pour décider à leur place des suites de leurs grossesses. Une commission dans laquelle le médecin violeur de deux de ces femmes siégea et qui décida de les avorter de force, malgré leur refus explicite. Les médecins passèrent outre les refus de ces femmes, aucun tiers ne fut consulté et ils avortèrent de force ces femmes.

    Ce n’est pas tout. Après l’avortement forcé, un stérilet fut placé dans le corps d’une des femmes afin de prévenir toute grossesse future, là encore contre sa volonté. Il s’avéra que cette contraception forcée fut inutile : à la suite des procédures médicales d’avortement forcé, les trois femmes devinrent stériles.

    La violation des droits de ces femmes est si manifeste qu’on voit mal comment la Cour pourrait conclure qu’aucun de leurs droits n’a été enfreint. Cependant, toute la question est de savoir quels droits exactement ont été violés. Pour y répondre, plusieurs commentaires peuvent être faits.

    Le premier est que, oui, même si l’avortement est réalisé dans un espace médicalisé par des professionnels, c’est une opération médicale qui comporte des risques ; et parmi ces risques, il y a celui de la stérilité. C’est une réalité occultée par les promoteurs de l’avortement, mais la stérilité découlant de complications lors d’un avortement peut survenir, certes rarement, mais cette affaire est une preuve de son occurrence ponctuelle.

    Le deuxième fait saillant de cette affaire est que des femmes violées ont malgré cela souhaité garder leur enfant à naître et accoucher de celui-ci, bien qu’il fût le fruit d’un viol. Là aussi, les promoteurs de l’avortement affirment sans conteste que l’avortement en cas de viol est un droit évident et que toute femme violée voudrait toujours ipso facto y recourir. Ces requérantes montrent qu’ajouter du mal au mal n’est pas le souhait de toutes. Bien que conçus dans un acte terrible et pénalement réprimé, les deux femmes violées voulaient porter à terme ces deux enfants à naître.

    Quand bien même on supposerait qu’il existe un « droit à l’avortement » en droit international, ce qui n’est pas le cas, un avortement contre la volonté de la femme enceinte, ainsi qu’une contraception forcée et une stérilisation forcée sont évidemment des atteintes à l’intégrité corporelle et des traitements dégradants.

    Comme le montre l’ECLJ dans ses observations écrites soumises à la Cour, il y a un véritable consensus en droit international, à la fois dans les traités et à travers les interprétations d’experts, pour considérer que les opérations médicales préjudiciables à une personne sans son consentement constituent des traitements inhumains et dégradants. Il est presque certain que, dans sa décision, la Cour s’alignera sur ces textes et opinions et affirmera que l’avortement et la stérilisation forcés constituent une violation de l’article 3 de la Convention interdisant la torture et les traitements inhumains ou dégradants.

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  • Le bras de fer entre la Pologne et l’Union Européenne est crucial pour tous les États-membres

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    De Philippe Oswald sur La Sélection du Jour :

    Le bras de fer entre la Pologne et l’UE est crucial pour tous les États-membres

    Ça sent le roussi au sein de l’Union Européenne ! Le 7 octobre, le Tribunal constitutionnel de Varsovie a affirmé la primauté du droit national polonais sur le droit communautaire. En réplique, la Commission européenne a soutenu que le droit de l'Union européenne primait non seulement sur les lois mais sur les Constitutions des États-membres. Ce conflit majeur ébranle l’UE déjà fort mal en point depuis le Brexit.

    Selon le Tribunal constitutionnel polonais, plusieurs dispositions des traités européens sont contraires à la loi fondamentale polonaise, s’agissant notamment du rôle de la Cour de justice de l’UE (CJUE). « La tentative d’ingérence de la CJUE dans le système judiciaire polonais remet en cause les principes de l’État de droit, de la primauté de la Constitution polonaise ainsi que le principe de sauvegarde de la souveraineté dans le processus d’intégration européenne », a expliqué Julia Przylelska, la présidente du Tribunal constitutionnel polonais. La réplique n’a pas tardé : dès le lendemain, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, est montée au créneau en promettant d’utiliser contre la Pologne « tous les pouvoirs » prévus dans les traités : « Nous ferons respecter les principes fondateurs de l’ordre juridique de notre Union », a-t-elle assuré. Une menace qui ne sera pas facile à exécuter sans faire exploser l’UE.

    Pour Varsovie, l’enjeu est clair : s’affranchir de la justice de l’UE car « un État souverain et démocratique » doit préserver sa « souveraineté juridique ». Depuis plus de quatre ans, la Pologne fait l’objet de condamnations de la CJUE à propos de sa réforme judiciaire. Rappelons qu’en 2016, les Polonais ont élu un gouvernement de droite nationaliste et conservatrice, dominé par le parti Droit et justice (PiS). Celui-ci a entrepris de réformer le système judiciaire pour écarter des juges qu’il estime « corrompus ». Mais ces réformes sont dénoncées par la CJUE qui accuse le PiS de mettre à mal l'indépendance de la justice. La CJUE multiplie les arrêts défavorables à Varsovie, arrêts auxquels se réfèrent les magistrats polonais hostiles aux réformes du PiS. Excédé, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a saisi le Tribunal constitutionnel de son pays en mars dernier. Celui-ci vient donc de trancher : selon le Tribunal, certaines dispositions du traité sur l’Union européenne sont incompatibles avec la Constitution polonaise.

    « C’est le pas le plus avancé vers une sortie juridique de l’UE jamais franchi par un tribunal national », estime René Repasi, professeur de droit international et européen à l’université Erasmus de Rotterdam, interrogé par Le Figaro (8 octobre). La plupart des capitales européennes ont fait chorus contre Varsovie, Berlin et Paris en tête. « C’est gravissime. Ce n’est pas un sujet technique ou un sujet juridique. C’est un sujet éminemment politique qui s’inscrit d’ailleurs dans une longue liste de provocations à l’égard de l’UE », a déclaré notamment le ministre français en charge des Affaires européennes, Clément Beaune. À Bruxelles, on brandit la menace de rétorsions financières, alors que la Commission européenne était sur le point de valider, sous conditions strictes, le plan de relance polonais de 57 milliards d’euros (dont 23 milliards de subventions).

    Le sujet est en effet éminemment politique : il s’agit de savoir si « le droit de l'Union prime le droit national, y compris les dispositions constitutionnelles », comme l’a affirmé la Présidente de la Commission européenne dans son communiqué du 8 octobre. Le fait est que des lois particulières des États-membres sont actuellement soumises au droit européen. Par exemple, l'article 55 de la Constitution française dispose que « les traités ou accord régulièrement ratifiés (...) ont une autorité supérieure à celle des lois » (françaises). C’est bien la Constitution qui autorise cette soumission : la France comme chaque État-membre, conserve donc sa Constitution, une loi fondamentale, hiérarchiquement supérieure aux lois particulières. « Par définition, aucun texte n'est supérieur à une constitution. Si le droit européen s'impose sur le droit national, c'est parce que les constitutions nationales le permettent, ou plutôt ne s'y opposent pas explicitement » explique David Cayla, coauteur de « La fin de l'Union européenne », dans l’hebdomadaire Marianne (en lien ci-dessous). Une Constitution, c’est pour ainsi dire l’âme d’une nation : il ne faut y toucher qu’avec des gants de velours et en tremblant. Si Éric Zemmour veut modifier certains articles de la Constitution française, c’est précisément pour affranchir le pays d’un « État de droit » supranational qu’il juge antidémocratique. En revanche, soumettre la Constitution d’un pays aux instances de l’Union européenne, comme prétend le faire Ursula von der Leyen, revient à nier la souveraineté des États-nations. Pouvoir supranational contre souveraineté nationale, deux conceptions de l’UE et de la démocratie s’affrontent !

    Pour aller plus loin :

    • Le stupéfiant coup de menton de la Commission européenne contre la Pologne

    >>> Lire l'article sur : Marianne