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Eglise - Page 1038

  • Sur France Info (5/2) : "13h15 le dimanche". "La résurrection des cathos"

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    "La résurrection des cathos" (source)

    France Info a diffusé un reportage assez honnête sur les catholiques, sans portrait caricatural, notamment un beau reportage sur l'académie Notre-Dame de Liesse et un témoignage d'une mère de famille qui a participé à la Marche pour la Vie. A voir ici.

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  • Giorgio La Pira : un maître à penser dans la culture catholique européenne

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    Giorgio La Pira

    Un mystique en politique (1904-1977) (Desclée de Brouwer)

    AGNÈS BROT

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    Date de parution : 01.02.2017; nombre de pages : 228

    Présentation :

    Qui, en France, se souvient de Giorgio La Pira ? Et pourtant, cet acteur important de la vie politique italienne du siècle dernier reste un maître à penser dans la culture catholique européenne.

    Très investi auprès des pauvres, maire de Florence pendant de nombreuses années, l'admirateur de Dante et de Savonarole demeure un exemple de chrétien entré en politique, cohérent avec sa foi. Sa vie publique, témoignage de probité, de générosité et d'oubli de soi, a été celle d'un frère universel cherchant, envers et contre tout, le bien commun.

    Homme d'une foi profonde, nourri par une vie spirituelle intense, voire contemplative, le « saint maire » aura été un infatigable artisan de paix, réfléchissant et oeuvrant dans les débats de la politique internationale, du Moyen-Orient à l'Europe, des processus de décolonisation au conflit vietnamien. Contre vents et marées, sa vie fut une vivante illustration de sa devise : « Espérer contre toute espérance ». Son procès en béatification a été ouvert le 9 janvier 1986.

    Agnès Brot dresse un portrait original de ce témoin pour notre temps, mettant la pensée et l'action du tertiaire dominicain en résonance avec l'enseignement et le témoignage du pape François. Une autre façon d'affirmer, à la suite de Giorgio La Pira, qu'entrer en politique peut aussi être un chemin de sainteté.

    Diplômée de l'Institut d'études politiques de Toulouse, Agnès Brot a dirigé le Centre d'études Edmond Michelet. Elle est l'auteur, avec Guillemette de La Borie, de Héroïnes de Dieu. L'épopée des missionnaires au XIXe siècle(Artège Poche, 2016) et de À la recherche d'Edmond Michelet (Le Passeur, 2014).

  • Journée pour la Vie en Italie : pour le pape, toute vie est sacrée

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    D'Anita Bourdin sur zenitorg :

    «Toute vie est sacrée!»: appel du pape François pour une « culture de la vie »

    Journée pour la vie en Italie

    Le pape François lance un appel en faveur d’une « culture de la vie » et d’une « éducation à la vie » des nouvelles générations : « Toute vie est sacrée ! » s’est exclamé le pape par trois fois après l’angélus de ce dimanche 5 février 2017, place Saint-Pierre.

    Le pape a invité à prier pour les enfants en « danger de mort » par interruption de grossesse et pour les personnes « en fin de vie ». « Que l’amour défende le sens de la vie », a encore dit le pape. Il a invité les jeunes à se préparer à construire « une société accueillante et digne pour toute personne ».

    Voici notre traduction, de l’italien, des paroles du pape François.

    AB

    Paroles du pape François après l’angélus

    Chers frères et sœurs, aujourd’hui, en Italie, nous célébrons la Journée pour la vie, sur le thème « Femmes et hommes pour la vie dans le sillage de Sainte Teresa de Calcutta ».

    Je me joins aux évêques italiens pour souhaiter une action éducative courageuse en faveur de la vie humaine. Toute vie est sacrée!

    Faisons progresser la culture de la vie en réponse à la logique du rebut et au déclin démographique. Soyons proches et ensemble prions pour les enfants qui sont en danger d’interruption de grossesse, ainsi que pour les personnes qui sont en fin de la vie – toute vie est sacrée! – afin que personne ne soit laissé seul et que l’amour défende le sens de la vie.

    Rappelons-nous les paroles de Mère Teresa: «La vie est beauté, admire-la! La vie est vie, défends-la ! », que ce soit pour l’enfant à naître, ou pour la personne qui est près de mourir: toute vie est sacrée!

    Je salue tous ceux qui travaillent pour la vie, les professeurs des universités romaines et ceux qui collaborent en vue de la formation des nouvelles générations, afin qu’elles soient en mesure de construire une société accueillante et digne pour toute personne. (...)

  • Quand la Dernière Heure dénonce "le suicide de l'Eglise catholique"...

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    L'éditorial de Géry De Maet (2 février) :

    Le suicide de l’église catholique

    La petite communion serait sur le point de disparaître. Une réflexion est en tout cas engagée dans ce sens dans le diocèse de Bruxelles. Le but serait de retarder l’âge d’un an ou deux. En attendant une suppression pure et simple ? L’explication de l’Église est que les enfants ne connaissent plus leur histoire sainte. Un constat qui rejoint celui de parents invités voici peu par Pascal Vrebos. Ils se plaignaient eux aussi que les enfants ne recevaient plus d’éducation religieuse même dans les écoles catholiques. Il n’y a pas de quoi s’étonner quand l’exemple vient d’en haut. Depuis son élection, le nouveau pape semble davantage préoccupé par l’accueil aux migrants que de revitaliser la pratique des fidèles. François avait d’ailleurs passablement choqué en déclarant au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo que si un ami insultait sa mère, il devait s’attendre à recevoir un coup de poing. Comme charité chrétienne, il y a mieux ! Depuis lors en Belgique, le trop fougueux monseigneur Léonard a été écarté au profit d’un cardinal si transparent que la plupart des fidèles seraient bien en peine de citer son nom. L’Église catholique de Belgique s’est également illustrée en bradant son patrimoine religieux au motif que plusieurs églises n’accueillent plus de fidèles. La voici qui s’applique à supprimer des sacrements. De quoi laisser le champ libre aux autres cultes qui, aux dernières nouvelles, n’envisagent pas de retarder l’âge de la circoncision.

  • Le pape contesté sur des affiches placardées dans Rome

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    Lu sur diakonos.be :

    DES MANIFESTES CONTRE LE PAPE FLEURISSENT LES MURS DE ROME. INÉDIT ET HISTORIQUE.
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    De temps à autre, des manifestes non-autorisés apparaissent sur les murs de Rome, c’est-à-dire des affiches qui ne suivent pas les règles d’affichage imposées par la Commune. Il s’agit d’une version moderne de ces billets que les romains mécontents affichaient sur Pasquino, la statue mutilée qui se trouve près de la Piazza Navona pour protester contre les injustices et exprimer leur malaise.

    Le dernier cas de publication de ces manifestes – irréguliers – et irrévérencieux concernait le Ministre de l’Education Nationale, Valeria Fedeli il y a quelques mois à peine. Mais que les murs de Rome se couvrent de dizaines de manifestes contre le Pape, c’est une grande nouveauté.

    Ca s’est passé aujourd’hui et c’est l’agence de presse Kronos qui nous en informe en ces termes :

    « Ce matin, des dizaines de manifestes protestant contre le Pape François et son action sont apparus un peu partout sur les murs de Rome. On peut y voir une photo en gros plan du Pape fronçant les sourcils avec une expression particulièrement sombre. Au bas de l’affiche, sur un fond violacé, on peut y lire en italien mâtiné de dialecte romain : « Hé, François, tu mets sous tutelle des Congrégations, tu chasses des prêtres, tu décapites l’Ordre de Malte et les Franciscains de l’Immaculée, tu ignores des Cardinaux… Elle est où ta miséricorde ? ». Le poster est anonyme et ne contient ni signature ni symboles mais on peut facilement faire le lien avec les milieux conservateurs qui manifestent chaque jour davantage leur opposition au magistère, aux mesures et à la ligne pontificale du pape Bergoglio ».

    Source : Marco Tosatti, La Stampa

  • Ordre de Malte : le pape enlève tout pouvoir au cardinal Burke

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal la Croix :

    Mgr Becciu nommé délégué spécial du pape auprès de l’Ordre de Malte

    Le substitut de la Secrétairerie d’État accompagnera l’Ordre de Malte dans le « renouveau spirituel et moral » demandé par le pape

    Le pape François a nommé samedi 4 février le substitut de la secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu, son délégué spécial auprès de l’Ordre de Malte

    Le pape François a nommé samedi 4 février le substitut de la secrétairerie d’État, Mgr Angelo Becciu, son délégué spécial auprès de l’Ordre de Malte après la crise que celui-ci a traversé en interne et avec le Saint-Siège.

    Dans une lettre envoyée samedi 28 janvier au conseil souverain de l’Ordre de Malte, le pape avait annoncé la prochaine nomination d’« un délégué spécial » chargé du « renouveau spirituel et moral de l’Ordre et, en particulier, de ses membres qui ont professé le vœu d’obéissance, chasteté et pauvreté ».

    A lire : Le pape engage l’Ordre de Malte sur la voie d’un « renouveau spirituel et moral »

    Mise à jour de la constitution de l’Ordre

    « Vous agirez en étroite collaboration avec (…) le lieutenant par intérim, pour le plus grand bien de l’Ordre et la réconciliation de toutes ses composantes, religieuses et laïques », écrit le pape dans la lettre de nomination de Mgr Becciu, envisageant aussi l’éventualité d’une mise à jour de la constitution de l’Ordre.

    A lire L’Ordre de Malte veut « restaurer la confiance »

    « Vous aurez, en particulier, la charge de toutes les questions relatives au renouvellement spirituel et moral de l’Ordre, en particulier les membres profès, afin qu’il réalise pleinement le but "de promouvoir la gloire de Dieu par la sanctification des membres, le service à la foi et du Saint Père et l’aide du prochain" ».

    Le pape enlève tout pouvoir au cardinal Burke

    Le pape confirme bien, en outre, que, jusqu’à la fin de son mandat, c’est-à-dire « à l’issue du chapitre extraordinaire qui élira le grand maître », Mgr Becciu sera son « seul interlocuteur pour toutes les questions relatives aux relations entre le Siège apostolique et l’Ordre », enlevant de fait tout pouvoir au cardinal Raymond Burke, cardinal-protecteur de l’Ordre.

    A lire Démission à l’Ordre de Malte, le pape François face à ses adversaires

  • Être sel de la terre par des actes; prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 5e dimanche du temps ordinaire

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    Être sel de la terre par des actes / Michel-Marie Zanotti-Sorkine (223e)
    Prédication (archive du 9 février 2014) pour le 5e dimanche du temps ordinaire

    http://www.delamoureneclats.fr / Références bibliques : http://aelf.org/

    Évangile : Sermon sur la montagne. Le sel de la terre et la lumière du monde (Matthieu 5, 13-16)

    Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n’est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

  • Dimanche 5 février 2017: messe du premier dimanche du mois à l'église du Saint-Sacrement à Liège

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    Messe du 1er dimanche du mois

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    célébrée à Liège

    en l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132

    (face à la statue équestre de Charlemagne) 

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    Cette messe mensuelle est organisée avec le concours de l’Ensemble instrumental Darius, l’organiste Patrick Wilwerth et la Schola grégorienne de cette église, avec un programme approprié à la célébration du jour (livrets à votre disposition)

    Voir et entendre ici :

    http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2017/01/25/dimanche-5-fevrier-2017-messe-du-premier-dimanche-du-mois-a-5903186.html

     JPSC

  • Rencontre au sommet entre "jeteurs de ponts"

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    Lu dans La Libre Belgique (2 février), p. 13 :

    Le cardinal De Kesel au Prieuré de Malèves

    En ce début du mois de fé­vrier, Mgr Jozef De Kesel se rendra à deux reprises dans le Brabant wallon. Ce lundi 6 fé­vrier, il présidera à 15 heures la célébration eucharistique qui ouvre traditionnellement les festivités de la fête patronale de l’UCL en l’église Saint-François d’Assise de Louvain-la-­Neuve. Une “première” comme cardinal mais pas comme archevêque puisqu’il vint déjà à l’Alma Mater lors de la dernière rentrée académique. Par ailleurs, le 16 février prochain à 20 heures, il sera l’hôte du Prieuré de Malèves-Sainte-­Marie et de l’abbé Gabriel Ringlet. C’est ce dernier qui interviewera le nouveau cardinal belge mais le public pourra également l’interpeller. Un bel entretien en vue quand on sait que l’un comme l’autre sont des “jeteurs de ponts”. La rencontre s’annonce d’autant plus riche que comme le précisent les organisateurs, le cardinal belge expliquera pourquoi à ses yeux, “le christianisme doit être humble et accueillant à la diversité des regards s’il veut continuer à être présent dans une société sé­cularisée”.

    Dis-moi qui tu hantes ... Décidément, l'ère Léonard est bien close; retour à la case Danneels avec toutes ses ambiguités.

  • Film « Silence » de Scorcese : questions et ambiguïtés

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    "Silence", la dernière œuvre cinématographique de Martin Scorsese, réalisateur du film blasphématoire "La dernière tentation du Christ", a été projeté en avant-première au Vatican au début du mois de décembre 2016, en présence de quelques 300 jésuites du monde entier et de quelques autres invités du pape. Le pape François, qui a eu une entrevue très cordiale avec le réalisateur et sa famille, et le supérieur des Jésuites, retenus l’un et l’autre par d’autres obligations, n’ont toutefois  pas assisté à la projection. Dans le n° 289 - février du mensuel « La Nef », Christophe Geffroy analyse le film qui sort en France le 8 février prochain :

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    "Avec Silence, le cinéaste américain Martin Scorsese nous offre un film à la fois grandiose et terriblement ambigu sur le martyre et l’apostasie.

    Point de vue 

    Le film que Martin Scorsese a tiré du roman de Shûsaku Endô, Silence (1), paru en 1966, est à la fois grandiose, exceptionnel et en même temps oppressant et éprouvant avec un message plus qu’ambigu ! Il faut reconnaître au metteur en scène d’avoir été très fidèle au roman et d’avoir admirablement rendu l’atmosphère accablante dans laquelle vivaient les catholiques japonais persécutés au XVIIe siècle. La caméra est superbe et le jeu des acteurs parfait. L’histoire, inspirée de faits réels, est celle des deux derniers jésuites portugais à être envoyés au Japon après les grandes et féroces persécutions perpétrées dès la fin du XVIe siècle et qui prirent une ampleur encore plus cruelle lorsque le catholicisme fut officiellement interdit en 1614. Deux jeunes jésuites portugais, le Père Sebastiao Rodrigues (inspiré de la figure historique de Giuseppe Chiara et joué par l’excellent Andrew Garfield qui crevait déjà l’écran dans Tu ne tueras point de Mel Gibson) et le Père Francisco Garupe (Adam Driver) sont envoyés au Japon où tous les prêtres ont été massacrés. Leur but, outre de conforter les chrétiens japonais laissés sans pasteur, est d’enquêter pour connaître la vérité sur l’apostasie du supérieur jésuite sur place, le Père Cristovao Ferreira (Liam Neeson), qui était leur mentor et dont on dit qu’il vit désormais, sous le nom de Sawano Chuan, avec une épouse et qu’il écrirait même contre la foi catholique.

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  • Ordre de Malte : les enjeux de la crise

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    Bergoglio.jpgAprès l’intervention pontificale dans les affaires  de l’Ordre souverain de Malte, l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » fait le point  en publiant,  sous la signature d’Aymeric Pourbaix,  un article de synthèse qui pose un diagnostic d’une clarté remarquable, sans langue de buis ni idéologie partisane :

    « EXCLUSIF MAG – Le pape François a obtenu, le 25 janvier, la démission du grand maître de l’ordre souverain de Malte, après deux mois de tensions, et demandé un profond renouvellement spirituel et moral.

    En interne, la démission du grand maître de l’ordre de Malte, le 25 janvier, a sonné comme un coup de tonnerre. « Moment difficile », lâche timidement un diplomate de l’ordre, qui provoque une certaine « perplexité », y compris chez les donateurs de cette œuvre millénaire. Sans parler des très nombreux bénévoles, qui ont suivi cette pénible affaire à travers la presse.

    De fait, en demandant au Britannique Fra’Matthew Festing, 79e grand maître depuis neuf ans, de renoncer à sa charge, le pape François a tranché pour dénouer un climat de tensions de plusieurs longues semaines. Depuis le 6 décembre en fait. Date à laquelle le grand maître exige la démission de son « numéro trois », l’Allemand Albrecht von Boeselager. Officiellement pour rupture de la « confiance » entre les deux hommes. Mais le grand chancelier Boeselager proteste contre les accusations portées contre lui, et en appelle au Vatican.

    Il est entendu puisque, le 22 décembre, le Saint-Siège nomme une commission pour tirer au clair les raisons de cette éviction. De son côté, l’ordre de Malte rétorque qu’il s’agit d’une « affaire interne », et diligente sa propre enquête sur les membres de cette commission pontificale. Il y a en effet « conflit d’intérêts », affirme alors le grand maître, pour certains membres de cette commission, liés entre eux par un important legs géré par un fonds d’investissement en Suisse. Depuis cette date, les observateurs assistent médusés à un échange de communiqués peu amènes entre l’ordre et le Saint-Siège, sans qu’aucune issue ne semble pouvoir être trouvée à ce conflit.

    Le 24 janvier, au terme d’un entretien tendu avec le pape, le grand maître est ainsi conduit à « présenter sa démission », selon les termes du communiqué du Saint-Siège, pour le « bien de l’ordre et de l’Église ». La tutelle d’un délégué pontifical est aussi annoncée, pour rétablir l’ordre et la confiance, et le grand chancelier Boeselager réinstallé dans ses fonctions.

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  • Le cardinal Müller critique les « interprétations confuses » d’Amoris laetitia

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    Le point de vue de Nicolas Senèze, correspondant de « La Croix » à Rome, publié dans dans le supplément « Urbi et Orbi » du journal  :

    « Proposant sa propre interprétation de l’exhortation Amoris laetitia, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi attaque, sans les nommer, les textes des évêques de Malte et de la région de Buenos Aires, pourtant soutenus par le pape François.

    Dans un entretien à la revue italienne Il Timone, le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, met en garde contre les « interprétations confuses » de l’exhortation Amoris laetitia, notamment en ce qui concerne les divorcés remariés.

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, une nouvelle approche des divorcés remariés

    « Amoris laetitia doit être clairement comprise à la lumière de toute la doctrine de l’Église », estime le gardien du dogme catholique selon qui les évêques ne doivent pas interpréter ce texte « en fonction de leur propre compréhension de l’enseignement du pape ».

    « Il n’est pas possible d’aller au-delà des déclarations du magistère quand il s’agit de déclarations regardant la foi divine catholique révélée », précise le cardinal Müller, qui se concentre notamment sur les difficultés d’interprétations d’Amoris laetitia par rapport aux textes Veritatis splendor et Familiaris consortio de Jean-Paul II.

    Ces textes avaient été invoqués par les quatre cardinaux frondeurs dans leurs « doutes » adressés au pape sur Amoris laetitia, et dont le cardinal Müller avait reçu une copie.

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, quatre cardinaux écrivent leurs « doutes » au pape

    Selon le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l’enseignement de Familiaris consortio sur le fait que les couples de divorcés remariés doivent vivre dans la continence pour accéder à l’eucharistie est toujours valable.

    « C’est non seulement une loi positive de Jean-Paul II, mais qui exprime un élément constitutif de la théologie morale chrétienne et de la théologie des sacrements », insiste le cardinal Müller pour qui la « confusion » autour d’Amoris laetitia « concerne également la non-acceptation de l’encyclique Veritatis splendor et de sa claire doctrine du mal intrinsèque ».

    « La tâche des évêques n’est pas de ne pas créer la confusion »

    « Pour nous, le mariage est une expression de la participation à l’unité du Christ Époux et de son épouse l’Église, explique-t-il. Ce n’est pas, comme certains l’ont dit au cours du Synode, une simple et vague analogie. Non ! Cela est la substance du sacrement, et aucune puissance dans le ciel et sur la terre, ni un ange, ni pape, ni un concile ou une loi des évêques, n’a le pouvoir de le changer. »

    Une déclaration qui va néanmoins à rebours du texte même d’Amoris laetitia dans lequel le pape François souligne que « l’analogie entre le couple mari-femme et celui Christ-Église est une analogie imparfaite ».

    > LIRE AUSSI : Amoris laetitia, un regard lucide sur le couple et la famille

    Dans son interview, le cardinal Müller rappelle également qu’« on ne peut pas dire qu’il y a des circonstances où l’adultère n’est pas un péché mortel » et met en garde contre « la casuistique qui peut facilement conduire à des malentendus ».

    « La tâche des prêtres et des évêques n’est pas de créer la confusion, mais de rendre les choses claires », précise-t-il, soulignant la nécessité de « ne pas se référer à des petits passages d’Amoris laetitia » mais de « tout lire dans son ensemble afin de rendre plus attrayant pour les gens l’Évangile du mariage et de la famille ».

    > LIRE AUSSI : L’accueil des divorcés dans l’Église avance à petit pas

    « Ce n’est pas Amoris laetitia qui entraîne des interprétations confuses, mais certains de ses interprètes », conclut le cardinal.

    Sans se rallier aux quatre cardinaux frondeurs, avec lesquels il avait pris ses distances, le gardien du dogme catholique se démarque pourtant aussi des interprétations du texte soutenues par le pape lui-même et le Saint-Siège.

    > LIRE AUSSI : « Une correction fraternelle » du pape « n’est pas possible », affirme le cardinal Müller

    Sans les citer explicitement, il critique en effet fermement les interprétations données par les évêques de la région de Buenos Aires – auxquels le pape avait pourtant répondu de sa main qu’« il n’y a pas d’autre interprétation » que la leur – ou par ceux de Malte – donnée officieusement en exemple par L’Osservatore romano, le quotidien du Saint-Siège.

    > LIRE AUSSI : Le pape félicite des évêques argentins pour leur interprétation d’Amoris laetitia

    > LIRE AUSSI : Les évêques de Malte permettent l’accès à l’eucharistie de divorcés remariés

    Ref. Le cardinal Müller critique les « interprétations confuses » d’Amoris laetitia

    Le meilleur moyen d'ôter les doutes sur la position de Rome n’est pas de donner une interview dans une revue, mais de publier un texte officiel émanant de la congrégation  pour la doctrine de la foi. Sinon, on s’expose au type de commentaire exprimé par Nicolas Sénèze en exergue de son article : « Proposant sa propre interprétation de l’exhortation Amoris laetitia, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi attaque, sans les nommer, les textes des évêques de Malte et de la région de Buenos Aires, pourtant soutenus par le pape François »

    JPSC