Commentant le 11 octobre un passage de l'Evangile de saint Luc (11, 15-16) dans lequel Jésus chasse les démons, le Pape François a, une nouvelle fois, parlé très explicitement de l'existence du « prince de ce monde ». Extraits... « Certains prêtres disent, en lisant ce passage de l'Evangile, que Jésus a guéri une personne d'une maladie psychique. Il est vrai qu'à cette époque on pouvait confondre une épilepsie avec la possession du démon mais, il est aussi vrai qu'il y avait le démon ! Le croyant n'a pas le droit de simplifier en disant que ce n'étaient pas des possédés. Non ! La présence du démon est dans la première page de la Bible et la Bible finit aussi avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon. Il s'agit donc de ne pas être naïfs. Mais, Père, vous êtes un peu dépassé ! Vous nous effrayez avec toutes ces choses ! Non, ce n'est pas moi ! C'est l'Evangile ! Et ce ne sont pas des mensonges ! C'est la Parole du Seigneur ! Jésus est venu pour donner la libération de l'esclavage du diable sur l'homme. On ne peut pas dire que l'on exagère. Il y a une lutte où se joue le salut, le salut éternel... » Comme on le voit, le Pape prend l'Ecriture au sérieux. Voilà précisément ce qu'on attend de nos prêtres et de nos évêques. A force de considérer comme mythes ce qui est réalité, beaucoup d'ecclésiastiques « en état d'ébriété métaphysique », (l'expression est d'André Frossard), n'auront réussi qu'a vider le contenu de la foi de sa substance, pour le plus grand malheur du peuple chrétien qui est en droit d'attendre autre chose que des messages édulcorés, réduits à l'ici-bas.
Jean-Pierre Snyers - jpsnyers.blogspot.com
Eglise - Page 1412
-
Le Pape et le diable
-
Mgr Bux : "Le Pape ne touchera pas à l'ancienne messe"
C’est ce que déclarait ce Monseigneur le 16 août dernier :«Le mouvement en faveur de la liturgie traditionnelle continuera certainement parce que la succession des papes ne rompt pas la continuité de la tradition et celui qui succède à un prédécesseur n'a pas inventé de nouveau l'Eglise". "Parfois, on croit que le pape, dans son bureau, doit faire prévaloir ses vues personnelles, mais ce serait très inquiétant. Il est clair que chaque Pontife a son propre tempérament et son histoire, et ce ne sont pas eux qui vont l'emporter, mais toujours le bien de l'Église. Le Pape est un ministre, mais il n'est pas le maître, comme l'a également réitéré par le Pontife actuel".
Quant à l'attitude du pape François envers le Motu Proprio Summorum Pontificum quand il était évêque de Buenos Aires, selon Don Bux, le cardinal Bergoglio n'a "pas fait obstacle à l'application du Motu Proprio".
L'intérêt pour la liturgie traditionnelle, selon don Bux, est liée à la nouvelle évangélisation.
"En ce moment de grave crise de la foi, une liturgie mystique célébrée avec dignité peut être d'une grande aide pour les personnes à la recherche pour trouver Dieu. Historiquement, les grands convertis ont été frappés par la grâce alors qu'ils assistaient aux rites solennels et à l'écoute de chants extraordinaires".
Référence Mgr Bux : "Le Pape ne touchera pas à l'ancienne messe"
Monseigneur Bux était alors consulteur au service des célébrations liturgiques pontificales. Il fait partie de la liste de ceux que le pape a congédiés le 26 septembre pour y substituer quelques-uns des plus ardents partisans des innovations jadis introduites sous la direction de Piero Marini, un maître des cérémonies pontificales écarté par Benoît XVI…Vous avez dit « continuité » ?
JPSC
-
Hans Küng se dit réhabilité par une lettre du pape François
Tübingen, 11 octobre 2013 (Apic) Par une lettre manuscrite, le pape François a "quasi réhabilité informellement" Hans Küng. C'est ce qu'a affirmé le théologien d'origine suisse dans une interview avec l'agence Apic. Atteint de la maladie de Parkinson, il admet en outre qu'il serait prêt à faire appel à une organisation d'aide au suicide, "justement parce que je crois à la vie éternelle".Référence : Une lettre manuscrite du pape l'a "informellement réhabilité"
On prête beaucoup aux dires et aux écrits « fluides » du pape François. Celle-là semble tout de même un peu forte…
JPSC
-
Nouvel entartage de Monseigneur Léonard : au Collège Saint-Michel à Bruxelles
L’archevêque entarté une nouvelle fois et Christine Boutin "enlacée" par des « Femen’s » dépoitraillées, hier : au collège Saint-Michel, cette fois. Le temps n’est plus où les « jèzes » savaient tenir leurs boîtes pour prévenir ce genre d'incidents. JPSC. Extrait de « La Libre » :
« Cette action, qui a été un succès, visait les anti-homosexuels, avortements et contre l'intégrisme catholique", a souligné l'entarteur Noël Godin.
L'archevêque de Malines-Bruxelles André-Joseph Léonard a été la cible vendredi soir d'un entarteur lors d'une rencontre européenne des jeunes actifs catholiques au collège Saint-Michel, à Bruxelles, a indiqué l'entarteur Noël Gaudin à l'agence Belga. L'action a également visé la Française Christine Boutin qui a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges. La vidéo de l'incident est visible sur le site de la RTBF via ce lien .
Lors de sa prise de parole, la présidente du Parti chrétien-démocrate français a été interrompue par un chant féministe puis a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges, désormais appelées "Liliths". Ces dernières sont montées sur scène seins nus, sur lesquels étaient écrits des slogans comme "Caca Boutin! ", "Vive les pédés! ". Elles ont enlacé l'opposante au mariage homosexuel avec le drapeau des LGBT et l'ont "couverte" de bisous.
Les entarteurs ont ensuite fait leur apparition et s'en sont pris à Mgr Léonard. "Des membres de la sécurité se sont montrés particulièrement violents", a précisé Noël Gaudin. "Cette action, qui a été un succès, visait les anti-homosexuels, avortements et contre l'intégrisme catholique", a souligné l'entarteur.
Le porte-parole des évêques dénonce l'acte
"Qu'elles que soient les idées qui se respectent, on ne porte pas atteinte à l'intégrité d'une personne", a réagi vendredi soir Tommy Scholtes, porte-parole des évêques de Belgique, après l'entartage dont a été victime plus tôt dans la soirée Mgr Léonard. L'archevêque de Malines-Bruxelles André-Joseph Léonard a été la cible vendredi soir d'un entarteur lors d'une rencontre européenne des jeunes actifs catholiques au collège Saint-Michel, à Bruxelles. L'action a également visé la Française Christine Boutin qui a été "enlacée" par quatre ex-Femen belges.
"Cette action, qui a été un succès, visait les anti-homosexuels, anti-avortements et était dirigée contre l'intégrisme catholique", avait indiqué l'entarteur Noël Gaudin.
"Cet acte est inacceptable", a commenté Tommy Scholtes. "Les débats se règlent en dialoguant et pas en portant atteinte à l'intégrité des personnes", a conclu le porte-parole. »
-
Les chrétiens de Turquie, des citoyens de deuxième classe ?
Selon le journal autrichien « Die Presse », « les chrétiens de Turquie se sentent comme des citoyens de deuxième classe » (via Orthodoxie.com)
Sous le titre « En Turquie, les chrétiens se sentent comme des citoyens de deuxième classe », le journal autrichien Die Presse a publié l’article suivant, que nous reproduisons ci-après in-extenso.
Les attentes étaient élevées. Durant des semaines, le gouvernement turc avait fait savoir par les médias que le nouveau paquet de réformes démocratiques apporterait des améliorations notables pour de nombreuses parties de la société, particulièrement dans le domaine de la liberté religieuse. Parmi les chrétiens de Turquie, l’espoir se répandait que la percée tant attendue quant à l’égalité des communautés non-musulmanes était imminente. Or, les espoirs ont été déçus. Une semaine après la présentation du paquet de réformes, la critique est croissante chez les chrétiens turcs. Même si des terres ont été restituées au monastère syriaque de Mar Gabriel dans le sud-est de l’Anatolie. Cette restitution est un pas important pour assurer l’existence du monastère qui remonte au IVème siècle. Or, pour d’autres problèmes de la petite minorité chrétienne de Turquie, qui compte à peine 0.5% de la population de ce pays de 76 millions d’habitant, les réformes du Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan restent bien en-deçà des espérances.
Un séminaire destiné à la formation des prêtres est fermé
Tout cela est particulièrement évident en ce qui concerne la question de la formation des prêtres pour l’Église orthodoxe grecque. Le séminaire orthodoxe sur l’île de Halki près d’Istanbul est fermé depuis plus de quarante ans, ce qui résulte dans le vieillissement constant du clergé dans l’ancienne Constantinople, le siège du Patriarcat œcuménique orthodoxe. Selon les indications fournies par le gouvernement sur le paquet de réformes, un pas était attendu dans la direction de la réouverture du séminaire, or il n’est pas venu. Erdoğan a déclaré dans un discours, mardi, pourquoi il en était ainsi. La réouverture du séminaire n’est pas un problème comme tel, a-t-il dit. Mais lorsque l’on donne quelque chose, on doit recevoir quelque chose en retour, a-t-il ajouté. Le Premier ministre a fait référence à la construction d’une mosquée à Athènes et aux problèmes de la minorité turco-musulmane en Grèce du Nord.
-
Que veut le pape François?
-
La « Revolución » dans l’Eglise
Selon Jean Mercier sur son blog « paposcopie » :
Depuis sept mois, le pape n’a cessé de dessiner les contours d’une révolution dans la façon d’exercer le pouvoir, qui touche en particulier les prêtres et les évêques. Mais la réforme en vue ne vise pas que la curie. Elle va se déployer tous azimuts, de la base au sommet.
1. En finir avec le cléricalisme
Cardinal-archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio ne cachait déjà pas sa détestation du cléricalisme, fustigeant les abus de pouvoir des prêtres, soit par ingérence dans la liberté des personnes, soit par excès d’autoritarisme. Depuis sept mois, à plusieurs reprises, le pape a vitupéré les prêtres et leur tendance à gérer l’accès aux sacrements avec une « mentalité de douaniers » et les appelle à « prendre l’odeur de leurs brebis ».
Lien permanent Catégories : Actualité, Débats, Eglise, Ethique, Idées, liturgie, Médias, Société 0 commentaire -
Dix fois plus de fidèles et 55 fois plus de prêtres...
C'est le développement qu'a connu l'Eglise en Corée du Sud en une soixantaine d'années...
Sur Eglises d'Asie :
Le Vatican félicite l’Eglise sud-coréenne pour son dynamisme et l’invite à ne pas céder au matérialisme ambiant
La visite en Corée du Sud de Mgr Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, a été l’occasion d’un bilan pour l’Eglise catholique dont le cardinal a souligné le dynamisme et l’élan missionnaire, tout en mettant en garde les fidèles contre la tentation séculariste et bureaucratique, héritages de la tradition confucéenne.
Si la venue de Mgr Fernando Filoni, du 30 septembre au 6 octobre derniers, était motivée par la célébration du 50e anniversaire de l’érection du diocèse de Suwon, elle a permis au cardinal de rencontrer les évêques, les représentants des laïcs, les séminaristes et un très grand nombre de religieux appartenant à la dynamique communauté catholique de Corée du Sud, dont la croissance l’a fait surnommer le « tigre asiatique de l’Eglise ».
Le 6 octobre à Séoul, lors de l’une de ses dernières allocutions, le préfet du dicastère romain s’est adressé tout particulièrement aux laïcs, rappelant que l’Eglise de Corée s’était bâtie sur le sang des martyrs et que la mission « ne pouvait ni ne devait être déléguée au seul clergé et aux religieux, ne serait-ce que parce qu’en Corée, les débuts de l’évangélisation avaient eu lieu à l’initiative de laïcs pleins de foi ».
-
Sainte Russie ?
Trois millions de personnes défiant des températures glaciales pour vénérer la Ceinture Sacrée Marie venue du Mont Athos:

Lu sur le site Benoît et moi, cet extrait de la traduction du passage d’un livre de Gianluca Marletta essayiste et co-auteur avec la journaliste Enrica Perucchietti, intitulé : "Histoire et idéologie du Nouvel Ordre Mondial", sorti fin 2012 en Italie :
« C'est la seule nation de tradition chrétienne qui peut interdire (pour cent ans!) les manifestations publiques du lobby homosexuel, «se fichant» royalement des accusations d'autoritarisme lancées par les «démocrates» sous toutes les latitudes; l'un des rares pays au monde où, selon tous les sondages et les statistiques, la religion est en croissance exponentielle et l'église nationale (orthodoxe) est de loin l'institution la plus populaire; un pays dévasté pendant des décennies par la dénatalité et la pratique de l'avortement facile et qui aujourd'hui, «récompense» chaque nouvelle naissance par une prime équivalente à 9.000 Euros; un pays qui a impitoyablement écrasé le terrorisme islamique local (celui tchétchène, de type salafiste, financé par l'Arabie saoudite), mais qui entretient des relations amicales avec une grande partie du monde islamique et est considéré, avec une sympathie évidente, par toutes les forces qui s'opposent, pour des raisons variées au «nouvel ordre mondial» conçu par les élites occidentales. Une nation qui, récemment, semble être entrée dans les bonnes grâces et l'espoir de beaucoup de catholiques (surtout laïcs) qui commencent à voir en elle presque une sorte de nouveau «bastion», ou un rempart de la chrétienté.
Cette nation, unique dans son genre par l'extension géographique et la complexité culturelle, est la Russie: l'immense Russie eurasiatique aux espaces sans fin et aux exotiques coupoles dorées, charnière historique entre l'Europe et l'Asie, mais aussi centre de gravité de l'un des «poumons» du christianisme, celui de l'orthodoxie qui semble avoir conservé, avec ses forces et ses faiblesses, le goût de cette spiritualité archaïque qui semble désormais perdue ailleurs.
Et pourtant, cette Russie, qui semble aujourd'hui presque reprendre en main l'héritage de Byzance, s'érigeant comme un bouclier contre les dérives à la fois culturelles et militaires de l'Occident post-chrétien, est la même qui il y a quelques décennies à peine, était encore «l'Empire athée» par excellence et, plus récemment, sous le régime de l'alcoolique et pro-occidental Boris Eltsine, semblait vouée à la ruine irrémédiable et à la totale dissolution sociale et politique.
Ce qui s'est passé en Russie ces dernières années est donc un événement extraordinaire, une véritable «résurrection» qui, pour être compris, doit être jugé non pas avec nos catégories politiques, culturelles et morales occidentales, mais à partir de la Russie elle-même, de sa culture et de ses valeurs. »
Commentaire de « Benoît et moi » : Poutine (je ne cherche absolument pas à dire qu'il est irréprochable - mais ceux qu'on lui oppose comme modèles de démocrates le sont encore moins) est toujours l'homme le plus haï au monde, à un certain moment, il a partagé ce "privilège" avec Benoît XVI... aujourd'hui, il a d'autres "partenaires", l'un d'eux s'appelle Viktor Orban, et c'est pour les mêmes raisons.
Référence : De l'Empire du mal à l'Empire du Bien
Pour les plus âgés d’entre nous le retournement de la société russe, après plus de 70 ans de glaciation soviétique, a quelque chose d’irréel. Miraculeux ? En tout cas une leçon sur la fragilité des empires et des idéologies.
JPSC
-
Ce week-end, à Rome, le pape accueillera la Vierge de Fatima et lui consacrera le monde
(selon le VIS) ... le Pape accueillera samedi Place St.Pierre la statue de Notre Dame de Fatima, qui sort exceptionnellement du sanctuaire. La dernière fut le 13 mai 2000 lorsque, dans le cadre du Grand Jubilé, Jean-Paul II s'adressa à la Vierge Marie. Cette fois le 13 octobre a été choisi car c'est en 1917 la dernière apparition de Fatima. Arrivée par avion, la statue sera portée en procession dans la chapelle de la résidence de Benoît XVI puis dans celle de la Maison Ste. Marthe, où le Pape François l'attendra. Le pèlerinage des familles, pour lequel on attend 150.000 familles provenant d'un cinquantaine de pays, se rendra sur la tombe de Pierre le matin et la veillée de prière présidée par le Saint-Père sur la place (à partir de 17 h) débutera par une heure de médiation et, à 16 h, la procession d'entrée de la statue. Après la cérémonie, elle gagnera le sanctuaire marial romain du Divino Amore pour une vénération nocturne. Elle sera ramenée au Vatican le lendemain matin pour la messe présidée à partir de 9 h 30' par le Pape qui, en conclusion récitera la prière d'intercession à la Vierge.
Sur KTO :
10:30 : Direct de Rome - Messe à l'occasion de la journée mariale et Angélus
A l'occasion de la journée mariale, le pape célèbre une messe Place Saint-Pierre. De façon exceptionnelle la statue de la vierge de Fatima sera amenée au Vatican pour l'occasion.
-
Vient de paraître: Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle 3eme trimestre 2013

SOMMAIRE
Editorial : qu’est-ce qui est essentiel pour la foi ?
L’encyclique « Lumen Fidei » : écrite à quatre mains
Rio : les remèdes du docteur François
Rome et la liturgie : sur quel pied danser ?
Belgique : un nouveau Roi Philippe, fils spirituel de Baudouin
Liège accueille Mgr Delville
Fontgombault : essaimage frontalier
La K.U.L. va former des imams
Benoît Poelvoorde : profession de foi
La vraie prière
La troisième demande du Pater: « fiat voluntas tua »
Quand l'Université s'intéresse au chant grégorien:
Révisons notre catéchisme : Benoît XVI expose le dogme du péché originel…
Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye
Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. , Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.
La revue est disponible gratuitement sur simple demande :
Tél. 04.344.10.89 e-mail : sursumcorda@skynet.be
Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN: BE58 0016 3718 3679 BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège
Lien permanent Catégories : Actualité, Art, Belgique, Culture, Eglise, Enseignement - Education, Foi, liturgie, Médias, Patrimoine religieux, Société, Spiritualité, Témoignages 0 commentaire -
François incite à la vigilance face au démon dont la présence est à prendre au sérieux
Le Pape François exhorte à la vigilance face au démon (Radio Vatican)


Nous devons toujours rester vigilants face aux tromperies du démon. C’est ce qu’a affirmé le Pape François lors de la messe de ce vendredi matin (11 octobre) en la chapelle de la maison Saint Marthe. Le Pape a souligné que le mal ne peut être vaincu par des comportements « à moitié » et qu’il faut suivre Jésus sans tergiversations. Il a également rappelé que nous ne devons pas confondre, relativiser la vérité dans la lutte contre le démon.
Jésus chasse les démons et quelqu’un commence à donner des explications pour « diminuer la force du Seigneur » : en concentrant l’homélie sur l’Évangile du jour, le Pape a souligné qu’il y a toujours la tentation de vouloir amoindrir le personnage de Jésus comme si il était « tout au plus un guérisseur », qu’il ne faut pas vraiment prendre « au sérieux ». Un comportement, a-t-il observé, qui est arrivé à nos jours ».
Ne pas minimiser la réalité du démon
« Il y a certains prêtres lorsqu’ils lisent ce passage de l’Évangile, celui-ci mais également d’autres passages, disent : Mais Jésus a guéri une personne d’une maladie mentale. Ils ne lisent pas ceci, n’est-ce pas ? C’est vrai qu’en ce temps-là nous pouvions confondre une épilepsie avec le fait d’être possédé par le démon ; mais il est également vrai qu’il y avait un démon ! Et nous n’avons pas le droit de minimiser la chose, comme pour dire : «Tous ceux-ci n’étaient pas possédés par le démon, c’étaient des malades mentaux. Non ! La présence du démon figure dans la première page de la Bible et la Bible finit avec la présence du démon, avec la victoire de Dieu sur le démon ». C’est pour cela, a averti le Pape, qu’ « il ne faut pas être naïf ».
Le Pape a donc fait remarquer que le Seigneur nous donne certains critères pour « discerner » la présence du mal et pour aller « sur la voie chrétienne lorsqu’il y a des tentations ». Un des critères est de « ne pas suivre la victoire de Jésus sur le mal seulement « à moitié ». Le Seigneur dit « Ou tu es avec moi ou tu es contre moi ». Jésus, a souligné le Pape, est venu détruire le démon, « nous offrir la libération de « l’esclavage du démon sur nous ». Et, a-t-il averti, nous ne pouvons pas dire qu’ainsi « nous exagérons ». « A ce point-là, il n’y a pas de nuances. Il y a une lutte et une lutte où se joue le salut, le salut éternel de chacun de nous ». Il y a ensuite le critère de la vigilance. « Nous devons toujours être vigilants – a exhorté le Pape- être vigilant face à la tromperie, à la séduction du mal. »
Un démon est chassé, un démon revient !
«Lorsque l’esprit impur sort de l’homme, il rôde dans des endroits déserts cherchant un soulagement mais comme il n’en trouve pas, il dit : « Je reviens dans ma maison, là d’où je suis sorti. » Et quand il la trouve balayée et ornée, il va prendre sept autres esprits pires que lui, ils viennent et s’installent. Et ainsi, « l’ultime condition de cet homme devient pire que la précédente ». « l’Évangile d’aujourd’hui, a ajouté le Pape, commence par le démon chassé et finit avec le démon qui revient ! Saint-Pierre le disait « Il est comme un lion féroce qui rôde autour de nous ».
« C’est ainsi. Mais Père, vous êtes un peu antique ! Vous nous faites peur avec ces choses. Non, pas moi ! C’est l’Évangile ! Et ce ne sont pas des mensonges : c’est la parole du Seigneur ! Nous demandons au Seigneur la grâce de prendre ces choses au sérieux. Il est venu lutter pour notre salut. Il a vaincu le démon ! S’il vous plait, ne faisons pas d’affaires avec le démon. Il cherche à retourner à la maison, à prendre possession de nous…Ne pas relativiser, être vigilent ! Et toujours avec Jésus. »