Au Danemark, où le luthéranisme est la religion de l’Etat, les pasteur(e)s ne peuvent refuser de marier les couples gays, avec les conséquences légales que cet acte comporte. Le Royaume-Uni, dont l’anglicanisme (et le presbytérianisme en Ecosse) est aussi la Religion de l’Etat, le gouvernement a choisi au contraire d’interdire à son Eglise de célébrer de tels mariages. C'est ce que nous lisons sur les "matinales" du site web de "La Vie":
"La loi sera soumise début 2013 au Parlement, le gouvernement s'étant déclaré favorable mardi à l'extension du mariage pour les couples de même sexe. Cette loi maintiendra donc le caractère illégal des unions homosexuelles célébrées par des prêtres anglicans, ce que l'Eglise anglicane avait demandé de façon pressante, puisqu'en Angleterre et au Pays de Galles les unions civiles peuvent être célébrées par des religieux et que l'Eglise anglicane n'est pas séparée de l'Etat. Comme les catholiques, les anglicans de Grande-Bretagne sont opposés au mariage entre personnes de même sexe."
GRANDE-BRETAGNE : LES ANGLICANS EXEMPTES DE MARIAGE GAY
Ce “donc” qui n’en est pas un signifie que l’anglicanisme étant la religion de l’Etat britannique, les mariages religieux célébrés par les ministres de ce culte officiel ont aussi des effets civils. Dès lors, pour respecter la loi divine, l’Etat interdira aux ministres de sa religion de célébrer des mariages gays. Vous suivez ?
Monseigneur Aloys Jousten, évêque de Liège, fait part du message qu’il adresse à ses diocésains.
Sur le « Forum Catholique », cette information qui montre une fois encore des fruits concrets de la constitution apostolique de Benoît XVI pour la réintégration des anglicans (« coetibus anglicanorum » du 12 novembre 2009), plus convaincants que les parlottes œcuméniques constituant presque toujours à elles mêmes leur propre fin.