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Eglise - Page 164

  • À quoi ressemblera le leadership de Léon XIV ?

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    D'Andrea Gagliarducci sur Monday Vatican :

    Léon XIV : À quoi ressemblera son leadership ?

    8 septembre 2025

    Après cent jours de règne du pape Léon XIV, il y a de la curiosité, voire de l'inquiétude sur ce que sera l'évolution d'un pontificat encore très jeune. Ceux qui souhaitent un changement radical ne comprennent pas pourquoi le pape ne se débarrasse pas de ce qu'ils considèrent comme les vestiges du pontificat de François. Mais ceux qui ont vécu avec enthousiasme les années François plaident pour une interprétation de chaque action de Léon comme témoignant d'une continuité totale, bien que ce ne soit pas manifestement le cas et relève davantage d'un vœu pieux que d'une observation sincère.

    L’audience accordée par le pape Léon XIV au père James Martin SJ en est un exemple typique.

    Jésuite ayant placé la pastorale LGBT au cœur de son ministère, et ce, de manière très visible, Martin n'est pas étranger aux controverses. Il bénéficiait de la faveur du pape François et a su exploiter cette faveur pour accroître considérablement sa notoriété. C'est en grande partie pourquoi sa rencontre avec Léon XIV a sonné l'alarme chez beaucoup.

    Le magazine jésuite America a rapidement souligné que l'accueil du père Martin par le pape dans la bibliothèque apostolique était un signe clair d'estime et de soutien. Martin lui-même a rendu compte de la rencontre, affirmant que non, il n'y a pas de retour en arrière possible en matière de pastorale LGBT, car Léon XIV a fait preuve de la même sensibilité que le pape François.

    En réalité, le père Martin a également déclaré que le pape ressentait une urgence plus grande, à commencer par la paix mondiale, et qu'il ne serait donc pas surprenant qu'il ne fasse aucune déclaration en faveur de la population LGBT. L'important est que l'accueil reste garanti.

    Les conservateurs ne sont pas les seuls à s'inquiéter. Les progressistes, en revanche, ont été alarmés par l'audience accordée par Léon XIV au vice-Premier ministre italien Matteo Salvini, fervent défenseur des politiques anti-immigration et souverainistes, que le pape François n'avait jamais souhaité rencontrer. Là aussi, le seul compte rendu de cette rencontre provenait de Salvini, et il n'était pas triomphaliste.

    Ce ne sont là que les deux derniers exemples d'une série infinie d'actions et de situations envisagées, dans l'attente d'une décision du pape qui, au moins, témoignerait d'une position ferme. Mais – et c'est là le problème – cette décision pourrait ne jamais venir.

    Avec le pontificat de Léon XIV, une page de l'histoire s'est tournée. Nous nous trouvons face à un pape d'une nouvelle génération, éloigné des débats du Concile, des positions idéologiques et parapolitiques, et même de l'idée de devoir concéder quoi que ce soit à l'opinion publique.

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  • La martyre hongroise Maria Magdolna Bodi, "martyre de la pureté", a été béatifiée

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    De kath.net/news :

    La martyre hongroise Maria Magdolna Bodi béatifiée

    7 septembre 2025

    La martyre Maria Magdolna Bodi béatifiée à Veszprem - Une jeune femme catholique a été abattue par des soldats soviétiques à la fin de la Seconde Guerre mondiale alors qu'elle résistait à un viol - Le cardinal Erdö a présidé la cérémonie de béatification.

    Budapest (kath.net/ KAP) 
    L'apôtre laïque et martyre hongroise Maria Magdolna Bodi (1921-1945) a été béatifiée samedi devant environ 10 000 fidèles. Représentant le pape Léon XIV, le cardinal hongrois Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest et primat de Hongrie, a présidé la cérémonie à Veszprém. De nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles de Hongrie et des pays voisins y ont participé. Le pape François a officiellement reconnu le martyre de Bodi en mai 2024.

    La béatification était initialement prévue pour le 26 avril 2025, mais a été reportée en raison du décès du pape François le lundi de Pâques. Le pape Léon XIV a fixé la nouvelle date au 6 septembre. Parmi les personnes présentes figuraient l'évêque Aurelio García Macías, du Dicastère romain pour le culte divin, l'archevêque Gergely Kovacs d'Alba Iulia et Cristiana Marinelli, postulatrice de la cérémonie. L'État hongrois était représenté par le vice-Premier ministre Zsolt Semjen et le secrétaire d'État Miklos Soltesz.

    Dans son homélie, Erdö a qualifié la nouvelle bienheureuse de « martyre de la pureté ». « Parler de pureté aujourd'hui exige du courage ; ce n'est pas un accomplissement extraordinaire, mais une grande décision qui naît de l'amour personnel pour le Christ », a déclaré le cardinal. Chacun, quel que soit son état de vie, est appelé à la pureté : les couples mariés à la fidélité, les jeunes à une préparation rigoureuse aux grandes décisions de leur vie, et ceux qui ont choisi le célibat ou la virginité à se consacrer totalement au Christ et au service de l'humanité. Même s'il est difficile de vivre cet idéal aujourd'hui, « la grâce divine peut transformer la vie d'une personne en un miracle », a déclaré Erdö.

    Avec Maria Magdolna Bodi, après Anna Kolesarova (1928-1944), martyre slovaque béatifiée en 2018, une autre jeune femme d'Europe centrale et orientale, tuée pendant la Seconde Guerre mondiale pour sa foi et pour protéger sa dignité, est honorée.

    Bodi travaillait comme ouvrière et, par conviction religieuse, s'engageait auprès des enfants, des personnes âgées et des nécessiteux. Le jour de la fête du Christ-Roi en 1941, elle fit vœu privé de chasteté éternelle, ne pouvant entrer dans un ordre religieux en raison de sa naissance illégitime. Lorsque le front atteignit son village natal de Liter à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la jeune femme, alors âgée de 23 ans, chercha refuge dans un bunker avec d'autres femmes et enfants. Le 23 mars 1945, des soldats soviétiques entrèrent dans le village et attaquèrent les femmes qui se tenaient à l'entrée du refuge. Magdolna Bodi résista, avertit ses compagnes et tenta de s'enfuir, mais fut rattrapée par un soldat et abattue de six balles.

    L'évêque de Veszprém de l'époque, le cardinal Jozsef Mindszenty, lança les premières démarches en vue de sa béatification en 1945. Sous le régime communiste, le processus fut interrompu et ne fut relancé qu'en 2011 par l'archevêque Gyula Marfi. En 2024, le pape François a signé le décret reconnaissant son martyre.

    Violences commises par les soldats de l'Armée rouge

    La reconnaissance du martyre de Mária Magdolna Bódi attire l'attention sur la souffrance de nombreuses femmes hongroises victimes de violences sexuelles commises par les soldats de l'Armée rouge en 1945. Les témoignages, les statistiques et l'évolution de la natalité démontrent l'ampleur du phénomène : on estime le nombre de viols entre 80 000 et 250 000.

    Les soldats soviétiques étaient particulièrement cruels en Hongrie. La Yougoslavie, la Tchécoslovaquie et la Bulgarie étaient considérées comme des États amis, ce qui explique pourquoi les soldats y étaient moins violents. De plus, la langue slave commune à la population facilitait la communication avec les occupants. Les victimes de violences sexuelles ne parlaient pas de ce qui leur était arrivé ; pendant des décennies, seules des choses positives étaient autorisées à être dites sur l'armée soviétique.

    Image : Maria Magdolna Bondi © bodimariamagdolna.hu

  • Saint Pier Giorgio Frassati et saint Carlo Acutis : tous deux amoureux de Jésus et prêts à tout donner pour Lui

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    MESSE ET CANONISATION DES BIENHEUREUX :

    - PIER GIORGIO FRASSATI
    - CARLO ACUTIS

    CHAPELLE PAPALE

    HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

    Place Saint-Pierre
    XXIIIe dimanche du temps ordinaire, 7 septembre 2025

    source

    Paroles prononcées avant la messe de canonisation

    Bonjour à tous ! Bon dimanche et bienvenue ! Merci !

    Frères et sœurs, aujourd'hui est un jour de grande fête pour toute l'Italie, pour toute l'Église, pour le monde entier ! Et avant de commencer la célébration solennelle de la canonisation, je voulais vous saluer et vous dire quelques mots, car si cette célébration est très solennelle, c'est également un jour de grande joie ! Je veux surtout saluer les nombreux jeunes, les enfants, qui sont venus pour cette messe ! C'est vraiment une bénédiction du Seigneur : nous retrouver tous ensemble, vous qui êtes venus de différents pays. C'est vraiment un don de la foi que nous voulons partager.

    Après la messe, si vous pouvez patienter un peu, j'espère venir vous saluer sur la place. Et donc, si vous êtes loin maintenant, nous espérons au moins pouvoir nous saluer...

    Je salue les familles des deux bienheureux, bientôt saints, les Délégations officielles, les nombreux évêques et prêtres qui sont venus. Applaudissons-les tous, merci également à vous d'être ici ! Religieux et religieuses, l'Action catholique !

    * * *

    Chers frères et sœurs,

    dans la première lecture, nous avons entendu une question : « [Seigneur,] qui aurait connu ta volonté, si tu ne lui avais pas donné la sagesse et si tu ne lui avais pas envoyé ton Esprit Saint d’en haut ? » (Sag 9,17). Nous l’avons entendue après que deux jeunes bienheureux, Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, ont été proclamés saints, et cela est providentiel. En effet, dans le Livre de la Sagesse, cette question est attribuée précisément à un jeune homme comme eux : le roi Salomon. À la mort de David, son père, il s’était rendu compte qu’il disposait de beaucoup de choses : le pouvoir, la richesse, la santé, la jeunesse, la beauté, le royaume. Mais c’est précisément cette grande abondance de moyens qui avait fait naître en lui une question : « Que dois-je faire pour que rien ne soit perdu ? ». Et il avait compris que la seule façon de trouver une réponse était de demander à Dieu un don encore plus grand : sa Sagesse, afin de connaître ses projets et d’y adhérer fidèlement. Il s’était en effet rendu compte que c’était le seul moyen pour que chaque chose trouve sa place dans le grand dessein du Seigneur. Oui, car le plus grand risque de la vie est de la gaspiller en dehors du projet de Dieu.

    Dans l’Évangile, Jésus nous parle lui aussi d’un projet auquel il faut adhérer pleinement. Il dit : « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 27) ; et encore : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (v. 33). Il nous appelle, en effet, à nous lancer sans hésitation dans l’aventure qu’il nous propose, avec l’intelligence et la force qui viennent de son Esprit et que nous pouvons accueillir dans la mesure où nous nous dépouillons de nous-mêmes, des choses et des idées auxquelles nous sommes attachés, pour nous mettre à l’écoute de sa parole.

    Au cours des siècles, de nombreux jeunes ont dû faire face à ce choix décisif dans leur vie. Pensons à saint François d’Assise : comme Salomon, lui aussi était jeune et riche, assoiffé de gloire et de renommée. C’est pourquoi il était parti à la guerre, dans l’espoir d’être fait ‘‘chevalier’’ et d’être couvert d’honneurs. Mais Jésus lui était apparu en chemin et l’avait amené à réfléchir à ce qu'il était en train de faire. Rentré en lui-même, il avait posé à Dieu une question simple : « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » [1]. Et à partir de là, revenant sur ses pas, il avait commencé à écrire une histoire différente : la merveilleuse histoire de sainteté que nous connaissons tous, se dépouillant de tout pour suivre le Seigneur (cf. Lc 14, 33), vivant dans la pauvreté et préférant à l’or, à l’argent et aux tissus précieux de son père l’amour pour ses frères, en particulier les plus faibles et les plus petits.

    Et combien d’autres saints et saintes pourrions-nous rappeler ! Parfois, nous les représentons comme de grands personnages, oubliant que tout a commencé pour eux lorsqu’ils ont répondu ‘‘oui’’ à Dieu alors qu’ils étaient encore jeunes, et se sont donnés pleinement à Lui, sans rien garder pour soi. Saint Augustin raconte à ce propos que, dans le  « nœud tortueux et enchevêtré » de sa vie, une voix, au plus profond de lui, lui disait : « Je te veux » [2]. Et ainsi Dieu lui a donné une nouvelle direction, une nouvelle voie, une nouvelle logique, dans laquelle rien de son existence n’a été perdu.

    Dans ce contexte, nous regardons aujourd’hui saint Pier Giorgio Frassati et saint Carlo Acutis : un jeune homme du début du XXe siècle et un adolescent de notre époque, tous deux amoureux de Jésus et prêts à tout donner pour Lui.

    Pier Giorgio a rencontré le Seigneur à travers l’école et les groupes ecclésiaux – l’Action catholique, les Conférences de Saint Vincent, la FUCI, le Tiers-Ordre dominicain – et en a témoigné par sa joie de vivre et d’être chrétien dans la prière, l’amitié et la charité. À tel point que, le voyant parcourir les rues de Turin avec des charrettes remplies d’aides pour les pauvres, ses amis l’avaient rebaptisé “Entreprise Transport Frassati ” ! Aujourd’hui encore, la vie de Pier Giorgio est une lumière pour la spiritualité laïque. Pour lui, la foi n’a pas été une dévotion privée : poussé par la force de l’Évangile et son appartenance à des associations ecclésiales, il s’est engagé généreusement dans la société, a apporté sa contribution à la vie politique et s’est dépensé avec ardeur au service des pauvres.

    Carlo, quant à lui, a rencontré Jésus en famille, grâce à ses parents, Andrea et Antonia – présents ici aujourd’hui avec ses deux frères, Francesca et Michele – puis à l’école, lui aussi, et surtout dans les sacrements, célébrés dans la communauté paroissiale. Il a ainsi grandi, intégrant naturellement dans ses journées d’enfant et d’adolescent la prière, le sport, les études et la charité.

    Pier Giorgio et Carlo ont tous deux cultivé l’amour pour Dieu et pour leurs frères à travers de simples moyens, à la portée de tous : la messe quotidienne, la prière, en particulier l’adoration eucharistique. Carlo disait : « Devant le soleil, on se bronze. Devant l’Eucharistie, on devient saint ! », et encore : « La tristesse, c’est le regard tourné vers soi-même, le bonheur, c’est le regard tourné vers Dieu. La conversion n’est rien d’autre que le déplacement du regard du bas vers le haut, un simple mouvement des yeux suffit ». Une autre chose essentielle pour eux était la confession fréquente. Carlo a écrit : « La seule chose que nous devons vraiment craindre, c’est le péché » ; et il s’étonnait parce que – ce sont toujours ses propos – « les hommes se soucient tant de la beauté de leur corps et ne se soucient pas de la beauté de leur âme ». Enfin, tous deux avaient une grande dévotion pour les saints et pour la Vierge Marie, et pratiquaient généreusement la charité. Pier Giorgio disait : « Autour des pauvres et des malades, moi je vois une lumière que nous n’avons pas » [3]. Il appelait la charité « le fondement de notre religion » et, comme Carlo, il l’exerçait surtout à travers de petits gestes concrets, souvent cachés, vivant ce que le pape François a appelé « la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’ » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n. 7).

    Même lorsque la maladie les a frappés et a fauché leurs jeunes vies, cela ne les a pas arrêtés et ne les a pas empêchés d’aimer, de s’offrir à Dieu, de le bénir et de le prier pour eux-mêmes et pour tous. Un jour, Pier Giorgio a dit : « Le jour de ma mort sera le plus beau de ma vie » [4] ; et sur la dernière photo, qui le montre en train d’escalader une montagne du Val di Lanzo, le visage tourné vers son objectif, il avait écrit : « Vers le haut » [5]. Du reste, encore plus jeune, Carlo aimait dire que le Ciel nous attend depuis toujours, et qu’aimer demain, c’est donner aujourd’hui le meilleur de nous-mêmes.

    Très chers amis, les saints Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis sont une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’œuvre. Ils nous encouragent par leurs paroles : « Non pas moi, mais Dieu », disait Carlo. Et Pier Giorgio : « Si tu places Dieu au centre de chacune de tes actions, alors tu iras jusqu’au bout ». Telle est la formule simple, mais gagnante, de leur sainteté. C’est aussi le témoignage que nous sommes appelés à suivre, pour goûter pleinement la vie et aller à la rencontre du Seigneur dans la fête du Ciel.


    [1]  Leggenda dei tre compagni, cap. I: Fonti Francescane, 1401.

    [2]  Les Confessions, II, 10,18.

    [3]Nicola Gori, Al prezzo della vita: “L’Osservatore romano”, 11 febbraio 2021.

    [4] Irene Funghi, I giovani assieme a Frassati: un compagno nei nostri cammini tortuosi: “Avvenire”, 2 agosto 2025.

    [5]  Ibid.

  • Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple

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    Homélie du Père Simon Noël osb sur son blog (archive 2019):

    23e dimanche année C

    Notre-Dame du Perpétuel Secours
     
    Un chrétien est un disciple du Christ. Et un disciple du Christ est celui qui marche derrière Jésus et suit le même chemin que lui. Or quel a été le chemin du Christ ? Un chemin en ce monde qui nous conduit à la vie éternelle. Le chemin de Jésus est celui de la Croix et de la résurrection. Sur cette terre, Jésus a connu la souffrance, la contradiction, la persécution et enfin une mort affreuse sur la Croix. Il s'est humilié et s'est fait obéissant jusqu'à la mort sur la Croix. C'est pourquoi le Père l'a exalté par la résurrection et Jésus jouit maintenant dans le ciel d'une gloire sans fin.

    Jésus a souffert parce qu'il était amour. Déjà, lorsqu'il était enfant, Jésus souffrait à cause du péché des hommes et de leur ingratitude envers Dieu. Il ne souffrait pas dans sa chair, comme ce fut le cas dans sa passion, mais il souffrait déjà dans son cœur. Dans la crypte du monastère de Chevetogne, au-dessus de la porte d'entrée, il y a une fresque qui représente le sujet suivant : Jésus, adolescent, se repose couché, et face à lui, un ange lui présente les instruments de la passion. Il savait donc dès le début de sa vie ce que serait sa destinée douloureuse parmi nous. De même l'icône de Notre-Dame du perpétuel secours nous montre Jésus-enfant dans les bras de Marie, regardant les instruments de la Passion, qui lui sont présentés par deux anges, à droite et à gauche du visage de la Vierge, et se blotissant, effrayé, dans les bras de sa mère.

    Christ de Lérins
     
    Ainsi on peut dire que la vie du Christ sur terre fut une souffrance continuelle pour le salut des âmes qu'il était venu racheter. La Croix fut plantée dans sa vie dès le commencement. Et pourtant Jésus fut toujours joyeux. Il a connu plus que nous la souffrance, mais jamais il n'a été triste. C'est là le grand paradoxe qu'il nous faut saisir, si nous voulons comprendre le sens de la souffrance dans le christianisme. Il y a au monastère de Lérins, dans le sanctuaire au-dessus de l'autel, un Christ en Croix, d'une rare beauté, qui date du XVème siècle. Sur cette croix, le Christ sourit. Comme s'il était heureux de souffrir ainsi pour sauver notre pauvre humanité et lui donner la vie éternelle du paradis. Un jeune frère rédemptoriste vietnamien, Marcel Van, qui sera peut être béatifié un jour, a eu des colloques mystiques avec Jésus dans sa prière. Jésus lui dit un jour : Petit Marcel, ma vie a été une vie de souffrance ; mais jamais je n'ai été triste d'avoir à souffrir. Par conséquent, ma vie doit être appelée une vie douloureuse, mais non pas une vie malheureuse. Si je m'étais alors attristé en face de la souffrance, comment pourrais-je t'exhorter à être toi-même joyeux quand tu rencontres la souffrance ?
     
    Voici aussi ce qu'écrivait sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus : Notre-Seigneur au jardin des oliviers jouissait de toutes les délices de la Trinité, et pourtant son agonie n'en était pas moins cruelle. C'est un mystère, mais je vous assure que j'en comprendes quelque chose par ce que j'éprouve moi-même.
     
    Comme celle du Christ, la joie profonde que connaît le chrétien au cœur des souffrances n'est pas le simple résultat d'un effort de volonté. Elle est le fruit d'une certitude. La certitude de faire plaisir à Dieu et de sauver le monde. Une certitude vécue dans l'obscurité de la foi pour le chrétien.
     
    Souvenons-nous de ce que Marie disait à Bernadette à Lourdes : Je ne vous promets pas d'être heureux en ce monde mais dans l'autre.
     
    Si nous connaissons la souffrance et l'épreuve, il nous faut être toujours joyeux et sourire. Pour Marcel Van, dont je viens de parler, le secret de la sainteté, c'est de transformer la souffrance en joie. Même pendant la Semaine Sainte, le Christ nous demande d'être joyeux, car c'est par notre joie que nous le consolons vraiment, et Jésus n'aime pas du tout que nous lui offrions des sacrifices dans la tristesse.
     
    Alors, quand l'épreuve survient, au lieu de nous attrister, de murmurer ou de nous révolter, demandons à Jésus de nous aider à sourire et à garder la paix et la joie de l'âme. C'est bien ainsi que nous pratiquerons ce qu'il nous a dit dans l'évangile de ce jour : Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
  • Souffrance et renoncement (23e dimanche du temps ordinaire)

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    Evangile de ce dimanche : Lc 14, 25-33

    De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
    « Quel est celui d’entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, s’il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui : ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever !’.
    « Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. 
    « De même, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »

    Homélie de l'abbé Christophe Cossement (archive - source) :

    Le réalisme chrétien, pour un bonheur divin (23°dimanche de l’année C)

    Aujourd’hui le Seigneur nous propose deux thèmes particulièrement alléchants : la souffrance et le renoncement ! « Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple. » (Lc 14,27) « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. » (v.33)

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  • Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre en direct sur KTO

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    De KTO :

    Canonisations de Pier Giorgio Frassati et Carlo Acutis, dimanche 7 septembre en direct sur KTO

    05/09/2025

    L'Eglise accueille deux nouveaux saints ! Ce dimanche 7 septembre 2025, les jeunes bienheureux italiens Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati sont canonisés lors d'une célébration présidée par le pape Léon XIV sur la place Saint-Pierre à Rome. Une messe à suivre en direct sur KTO et ktotv.com.

    Messe de canonisation de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati

    Dimanche 7 septembre à 10h

    Pier Giorgio Frassati, au service des pauvres

    Né en 1901, ce passionné d’alpinisme et membre actif de l’Action catholique dévoua sa vie au service des pauvres, avant de mourir à 24 ans d’une poliomyélite foudroyante. Inlassablement, il a visité les maisons des plus démunis à Turin, sa ville natale, et leur a consacré tout son argent. Nourriture, bois de chauffage, achat de médicament, il œuvre avec humilité auprès de ceux qui en ont le plus beoin, et toujours avec le sourire aux lèvres. A ses obsèques, des centaines de pauvres sont présents et sa famille découvre avec stupéfaction tout le bien que Pier Giorgio faisait autour de lui.

    Un premier miracle obtenu par son intercession avait été reconnu dans les années 1930, quelques années après sa mort. Il a ainsi été béatifié par le pape Jean-Paul II en 1990. Un second miracle lui étant attribué a été reconnu en novembre 2024, après la guérison inexpliquée et sans séquelle d'un jeune américain plongé dans le coma après une grave chute.

    pier giorgio frassati

    Carlo Acutis, saint patron des geeks

    Né en 1991 en Angleterre, Carlo Acutis est issu d’une famille italienne aisée et a grandi à Milan. Très tôt, il a manifesté un fort amour pour Dieu. Il a d’ailleurs obtenu la permission de faire sa première communion avant l’âge prévu. Passionné de nouvelles technologies et nourri par l’adoration et l’eucharistie quotidienne, il a mis son talent d’informaticien au service de l’évangélisation, gérant par exemple le site internet de sa paroisse milanaise, puis lançant d’autres initiatives numériques. Il est atteint en 2006 d’une leucémie foudroyante. Il meurt à l’âge de 15 ans, et son témoignage se répand rapidement dans toute l’Italie puis le monde.

    Après un premier miracle reconnu en 2020, qui avait conduit à sa béatification la même année, le Vatican a reconnu un second miracle en mai 2024. Une guérison miraculeuse d'une adolescente après une grave chute, obtenue grâce à l'intercession du futur saint.

    carlo acutis
     
  • Il manque 800 000 euros pour financer la visite du Pape François en Belgique

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    Source : cathobel.be

    Ces 20 et 21 septembre, une collecte spéciale sera organisée dans les paroisses du pays. Elle a pour but de récolter les 800 000 euros qui manquent encore pour financer la visite du Pape François en Belgique. Un numéro de compte est aussi communiqué. Voici la lettre "à lire à toutes les célébrations dominicales le week-end des 20 et 21 septembre 2025".

    Frères et sœurs,

    Il y a un an, nous étions à la veille de la visite unique du Pape François dans notre pays et à notre Église. Près de 40 000 personnes ont célébré l'eucharistie avec le Pape ce magnifique dimanche d'automne au Stade Roi Baudouin. Beaucoup ont suivi via la radio, la télévision ou d'autres canaux.

    Beaucoup se souviennent encore régulièrement de ces moments merveilleux. Pas moins de 5500 jeunes ont participé au festival Hope Happening sur le plateau du Heysel ; une expérience unique de foi partagée avec enthousiasme par les jeunes. Nos pasteurs sont venus de tout le pays à la basilique de Koekelberg pour prier avec François et réfléchir à notre vie commune en tant que chrétiens aujourd'hui et demain.

    Les universités catholiques de Louvain et de Louvain-la-Neuve ont également vécu des moments uniques lorsque François est venu personnellement célébrer leur 600ième anniversaire. La réception au château de Laeken et la visite surprise aux sans-abris à Bruxelles ont également été très spéciales.

    Tout comme la rencontre avec les victimes d'abus sexuels qui a laissé une impression profonde chez beaucoup. La grande attention médiatique pour cette visite, tant au niveau national qu'international, a mis en lumière notre communauté ecclésiale belge dans toute sa diversité : une Église en marche, pleine d'espérance.

    L'organisation de cette visite de quatre jours a été une entreprise particulièrement difficile. La partie pastorale a été principalement financée par des dons de fidèles. Près de deux millions d'euros ont ainsi pu être collectés. Ces dons ont permis, entre autres, de louer le Stade Roi Baudouin et de le rendre accessible gratuitement aux participants, de financer l'enregistrement audiovisuel de tous les grands moments de cette visite pour tous les médias belges et internationaux, et d'assurer toute la logistique et la sécurité de tous les participants.

    Aujourd'hui, il reste encore 800 000 euros à trouver. C'est pourquoi nous organisons ce week-end dans toutes les églises de notre pays une collecte spéciale. Nous espérons votre généreux soutien.

    Chers fidèles, l'Église de Belgique veut continuer à bâtir sur la dynamique positive de la visite mémorable que le Pape François nous a rendue l'année dernière. Nous voulons poursuivre notre chemin d'espérance, porté par tant de personnes qui continuent à s'engager pour la Bonne Nouvelle dans un monde qui en a plus que jamais besoin.

    Vous pouvez soutenir via la collecte qui aura lieu tout de suite, mais aussi par un virement. Vous trouverez les informations nécessaires sur le flyer qui se trouve à l'arrière de l'église et que vous pourrez emporter chez vous.

    Merci de tout cœur,

    Les évêques de Belgique

    Vous pouvez encore soutenir cette visite par un don sur le compte spécial ouvert à cette intention : BE60 7350 6617 1970 – Visite du Pape – Centre Interdiocésain, 1040 Bruxelles.

  • L'Église catholique de l'État balte d'Estonie recevra son premier bienheureux samedi

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    De Luke Coppen sur le Pillar :

    Qui est le premier bienheureux d’Estonie ?

    L'archevêque Eduard Profittlich, SJ, deviendra le premier bienheureux de l'État balte le 6 septembre.

    Archevêque Eduard Profittlich, SJ Crédit : Domaine public.

    Le cardinal autrichien Christoph Schönborn présidera au nom du pape Léon XIV la béatification de l'archevêque Eduard Profittlich, SJ, le 6 septembre, sur la place de la Liberté dans la capitale, Tallinn.

    L'évêque de Tallinn, Philippe Jourdan, a décrit l'événement comme « non seulement un moment majeur pour les catholiques estoniens, mais pour la nation tout entière ».

    « Pour la première fois, quelqu’un sera déclaré bienheureux en Estonie après avoir vécu, servi et souffert ici même sur notre terre, au cœur de l’Estonie », a-t-il écrit en août.

    Qui était l'archevêque Profittlich ? Et quel est son héritage ?

    Qui était-il ?

    Eduard Gottlieb Profittlich est né le 11 septembre 1890 dans une famille d'agriculteurs à Birresdorf, un village de Rhénanie, en Prusse. Huitième d'une famille de dix enfants, il fut baptisé le jour de sa naissance.

    Il souhaitait suivre son frère aîné, Peter, dans l'ordre des Jésuites. (Peter mourut en mission au Brésil en 1915, à l'âge de 37 ans.) Mais les parents de Profittlich insistèrent pour qu'Eduard entre au séminaire de Trèves, estimant qu'il serait plus à l'aise financièrement en tant que prêtre séculier. Il quitta le séminaire en 1913, après seulement deux semestres, pour entrer au noviciat jésuite aux Pays-Bas voisins.

    Contraint d'interrompre ses études lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il passe les années de guerre à servir comme infirmier et assistant chirurgical dans un hôpital militaire en Belgique.

    Après son ordination sacerdotale en 1922, Profittlich se porta volontaire pour servir dans la mission jésuite russe. Il fut envoyé à Cracovie, en Pologne, pour se préparer à cette mission, où il acquit une excellente maîtrise du polonais.

    Alors qu'il était à Cracovie, les relations entre le Vatican et le nouveau gouvernement communiste russe se sont détériorées, rendant impossible son voyage dans le pays.

    Il fut alors envoyé à Opole, ville alors allemande mais aujourd'hui polonaise, pour y servir comme prédicateur et maître de retraite. Il fut ensuite transféré à Hambourg, où il fut chargé de l'accompagnement pastoral des immigrants polonais.

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  • Le vandalisme dans les églises est-il en hausse en Europe ?

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    De Luke Coppen sur le Pillar :

    Le vandalisme dans les églises est-il en hausse en Europe ?

    4 septembre 2025

    Il ne semble pas y avoir de jour sans qu’un nouveau rapport fasse état d’actes de vandalisme contre des églises en Europe.

    Considérez les incidents récents suivants :

    • Les médias italiens ont rapporté le 24 août que des excréments humains avaient été répandus près de l'entrée de l'église Sant'Antonio al Seggio à Aversa, en Italie.
    • Le 25 août, des vandales ont endommagé des pierres tombales de l'église du Sacré-Cœur de Jésus et de Saint-Cuthbert, à Bedford, en Angleterre, pour la deuxième fois en un mois.
    • Mgr Marc Aillet a demandé aux pasteurs du diocèse français de Bayonne d'organiser, le 27 août, une heure d'adoration réparatrice dans leurs églises suite à une série de vols et de profanations.
    • La tête d'une sculpture d'un apôtre a été volée entre le 29 et le 30 août dans la cathédrale de Trèves, la plus ancienne cathédrale d'Allemagne et un site du patrimoine mondial de l'UNESCO.
    • Le 1er septembre, l'Observatoire espagnol de la liberté religieuse et de la conscience a rapporté que sept églises du pays avaient été victimes d'actes de vandalisme ou de profanation au cours du mois précédent, dans ce qu'il a qualifié de « mois d'août noir » pour l'Église catholique.

    Que penser de ces rapports ? Bien qu'ils soient tous frappants, s'agit-il d'incidents isolés ou reflètent-ils une tendance croissante ?

    Et si le vandalisme des églises en Europe augmente, quelles en sont les raisons possibles ?

    Le tableau d'ensemble

    La question de savoir si le vandalisme des églises est en hausse en Europe est simple. Mais il n'est pas facile d'y répondre.

    L'Europe se compose, selon la méthode de comptage, d'une cinquantaine de pays de tailles et de niveaux de développement économique variés. Si certains pays suivent méticuleusement les incidents, d'autres les enregistrent à peine.

    Le vandalisme semble être une forme de comportement humain profondément ancrée, observée presque partout et à toute époque. Compte tenu des dizaines de milliers d'églises en Europe, les signalements réguliers de vandalisme ne sont guère surprenants.

    Mais nous ne sommes pas totalement dépourvus de données. L' Observatoire sur l'intolérance et la discrimination envers les chrétiens en Europe , basé à Vienne, est l'un des organismes les plus fiables pour recueillir des rapports sur les actes de vandalisme commis dans les églises. Il a débuté ses travaux de surveillance en 2005. Ses rapports annuels sont devenus l'un des moyens les plus fiables de suivre les tendances sur le continent.

    En 2021, plus de 500 crimes haineux antichrétiens ont été enregistrés, dont environ 300 liés au vandalisme.

    En 2022, un total de 748 cas ont été signalés dans 30 pays, dont 516 actes de vandalisme.

    En 2023, l'observatoire a recensé 2 444 crimes haineux antichrétiens dans 35 pays. Le vandalisme a représenté 62 % des incidents (environ 1 500 cas).

    Ces chiffres suggèrent une augmentation rapide du vandalisme dans les églises en Europe.

    L'observatoire n'a pas encore publié ses chiffres pour 2024, mais il devrait le faire en octobre ou novembre. Compte tenu de la forte hausse observée entre 2021 et 2023, une nouvelle hausse en 2024 semblerait confirmer une tendance à la hausse du vandalisme dans les églises à l'échelle du continent.

    Mais il est peu probable que nous disposions un jour d’une image statistique complète de la situation dans toute l’Europe en raison de la difficulté de recueillir des données.

    Le tableau par pays

    La France est l’un des rares pays européens à publier des chiffres annuels sur les actes antireligieux, y compris le vandalisme des églises.

    Le ministère de l'Intérieur du pays a signalé 857 actes antichrétiens en 2021, 923 incidents en 2022 et 854 en 2023.

    Sur les 2023 incidents, 90 % étaient des attaques contre des biens, tels que des églises et des cimetières.

    Il y a un décalage dans la publication des chiffres, donc les chiffres pour 2024 pourraient être disponibles en janvier ou février 2026.

    Selon l'Observatoire du patrimoine religieux, fondé en 2006 pour sauvegarder le patrimoine religieux français, 27 églises ont été endommagées par des incendies en 2023, dont huit ont été considérés comme des actes criminels.

    En 2024, il y a eu 26 incendies d'églises, dont 14 ont été qualifiés de criminels.

    Le gouvernement allemand publie également des statistiques annuelles sur la criminalité, qui incluent les actes de vandalisme contre les églises. Il a recensé 92 crimes contre des églises en 2023 et 111 en 2024, soit une augmentation de 20 %.

    Les chiffres pour 2025 devraient être publiés en mai ou juin 2026.

    Un porte-parole de la conférence épiscopale allemande a déclaré en août 2025 que le vandalisme était devenu plus « brutal » ces dernières années.

    « Les boîtes d'offrandes cassées et les bougies renversées et brisées ont toujours été gênantes, mais depuis 2015 environ, nous sommes confrontés à une dimension intensifiée », a-t-il déclaré.

    Comme exemples de cette intensification, il a cité « les excréments dans les bénitiers et les confessionnaux, les statues décapitées du Christ et des saints ».

    En avril 2025, la Countryside Alliance, une organisation britannique représentant les intérêts ruraux, a signalé que plus de 9 000 crimes avaient été enregistrés dans les églises entre 2022 et 2024.

    Les informations fournies par 34 des 45 forces de police territoriales du Royaume-Uni ont montré qu'il y avait eu 3 396 incidents de dommages criminels, de vandalisme et d'incendie criminel sur un total de 9 648 crimes.

    Compte tenu du taux de réponse modéré, les chiffres totaux sont probablement plus élevés que ceux enregistrés.

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  • Les premières nominations de Léon XIV : une continuité nuancée

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    D'Infovaticana :

    Les premières nominations de Léon : une continuité nuancée

    L'annonce récente des nominations de nouveaux membres et consulteurs au Dicastère pour le Clergé offre un aperçu assez clair des lignes qui continuent de façonner la vie de la Curie romaine. D'un côté, l'empreinte de la continuité avec le pontificat de François se renforce, mais, dans le même temps, des noms apparaissent, apportant des nuances plus prometteuses en termes d'équilibre et de diversité des profils.

    La continuité de François

    Nombre des nouveaux membres s'intègrent parfaitement au style de gouvernement de François : des cardinaux comme Luis Antonio TagleJean-Marc Aveline et José Tolentino de Mendonça représentent un mouvement ecclésial proche de la vision pastorale du pontificat actuel, qui met fortement l'accent sur le dialogue culturel, l'ouverture et la mission vers les périphéries. La présence de Mario Grech, secrétaire général du Synode, et d'Arthur Roche, préfet du Culte divin, garantit également que la ligne de travail définie ces dernières années – synodalité et réforme liturgique – aura un poids spécifique au sein de l'organisme en charge du clergé.

    Dans le domaine des consultants, on peut également observer des profils similaires à cette sensibilité : des spécialistes en psychologie et en sciences humaines, comme le jésuite Stanisław Morgalla ou le prêtre Stefano Giacomo Guarinelli, reflétant l’insistance à aborder les défis du clergé à partir de perspectives plus interdisciplinaires.

    Des voix qui apportent l'équilibre

    Cependant, à côté de ces nominations clairement cohérentes, certaines personnalités pourraient apporter des nuances. Parmi elles, Mgr Frank Leo, archevêque de Toronto, se distingue par son parcours plus classique et sa solide approche doctrinale, qui pourrait devenir une voix modératrice au sein de la dynamique curiale. Tout aussi significative est l'arrivée de Mgr Erik Varden, OCSO, évêque de Trondheim : un moine trappiste doté d'une grande profondeur spirituelle et d'une grande capacité de réflexion, qui apporte le témoignage d'une vie marquée par la tradition monastique et le renouveau intérieur.

    Ces profils, ainsi que ceux d'autres évêques diocésains issus de milieux moins prestigieux mais avec de solides carrières pastorales, comme l'évêque Jesús Vidal Chamorro en Espagne ou l'évêque Egidio Miragoli en Italie, suggèrent une tentative de tenir compte de voix qui ne sont pas toujours reflétées dans l'agenda dominant de Rome.

    Une composition diversifiée

    Le résultat est un Dicastère pour le Clergé qui combine deux esprits : celui de la continuité du pontificat de François, avec son engagement pour la synodalité, la centralité du soutien psychologique et la dimension culturelle ; et celui d'une Église qui continue à reconnaître le besoin de formations spirituelles plus traditionnelles, d'intellectuels solides et de pasteurs ayant une véritable expérience diocésaine.

    La diversité géographique – avec des membres originaires des Amériques, d'Afrique, d'Asie et d'Europe – est un autre élément marquant, reflétant le souci de François de souligner l'universalité de l'Église. Cependant, au-delà de la carte du monde, l'essentiel sera d'observer comment s'articulent concrètement les différentes sensibilités qui convergent désormais au sein d'un même dicastère.

  • Sept églises catholiques attaquées en Espagne le mois d'août dernier

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    De  Nicolas de Cárdenas sur ACI Prensa via le CWR :

    Sept églises catholiques attaquées en Espagne le mois dernier

    L'Observatoire pour la liberté religieuse et de conscience (OLRC) en Espagne a dénoncé un « mois d'août noir » avec sept cas de vandalisme et de profanation contre des églises catholiques signalés ces dernières semaines.

    Le 11 août, de la peinture noire a été renversée sur un escalier de la paroisse Sainte-Catherine, dans la ville de Rute, dans la province de Córdoba, quelques jours avant la fête de la sainte patronne.

    Le lendemain, la chapelle d'adoration perpétuelle de la paroisse Saint-Martin de Valence a été profanée lorsqu'une personne s'identifiant comme « trans » a fait irruption dans la chapelle en criant devant l'autel, puis a « cassé l'ostensoir, tout en insultant les fidèles », selon l'OLRC.

    Le 13 août, la paroisse Notre-Dame du Mont Carmel à Palma de Majorque a été profanée par des graffitis offensants accusant l'Église catholique de corruption.

    Un jour plus tard, un sacristain et plusieurs paroissiens ont été agressés dans la cathédrale de Valence par un homme apparemment ivre pendant la célébration de l'Eucharistie.

    Le 17 août, un homme s'est introduit par effraction dans la paroisse Saint-Jacques-Apôtre d'Albuñol, dans la province de Grenade, où il a attaqué plusieurs statues avant de déclencher un incendie que les pompiers ont mis deux heures à éteindre.

    Le 24 août, l'église de l'Assomption de Notre-Dame de Yeles, dans la province de Tolède, a été vandalisée par une femme souffrant apparemment de problèmes psychiatriques qui a attaqué plusieurs statues telles que l'Enfant des Remèdes et la Vierge de la Solitude, causant d'importants dégâts.

    Dimanche dernier, le 31 août, deux militants du groupe environnemental Futuro Vegetal (Planter le futur) ont jeté de la teinture sur la façade de la basilique Sagrada Familia à Barcelone pour protester contre le grand nombre d'incendies de forêt qui ont eu lieu en Espagne ces dernières semaines et que le groupe attribue aux activités d'élevage.

    Pour l’OLRC, ces événements « confirment la montée de la christianophobie et la vulnérabilité de la liberté religieuse dans notre pays » et mettent en garde contre la normalisation de tels événements.

    La présidente de l'organisation, María García, a exigé « une réponse ferme » des autorités « et des ressources pour la protection du patrimoine religieux » du pays.

    « Août a été un mois sombre pour la liberté religieuse dans notre pays. La succession d'attaques contre des églises et des lieux de culte démontre que la violence et la haine contre les chrétiens sont loin d'être des cas isolés », a souligné García dans un communiqué, soulignant que « selon les données des Rapports sur les attaques contre la liberté religieuse en Espagne, les chrétiens sont toujours la religion la plus attaquée ».

    Une meilleure protection pour les églises

    L'OLRC a averti que de nombreux curés signalent qu'ils sont « obligés d'installer des caméras ou de fermer des églises en raison de l'augmentation du vandalisme et de la haine antichrétienne » et a appelé les autorités « à une plus grande protection des églises ».

    « Ces événements témoignent d'une tendance inquiétante à l'intolérance religieuse. Nous exigeons que les agences du gouvernement central et des municipalités élaborent des plans de prévention spécifiques contre les attaques contre les églises et une application rigoureuse du code pénal contre les crimes de haine et les crimes qui bafouent les sentiments religieux », a souligné García.

    L'Observatoire pour la liberté religieuse a exhorté la société civile et les institutions à ne pas fermer les yeux et à signaler tout acte de haine religieuse. « Ce n'est qu'en dénonçant ces attaques et en réagissant fermement que nous pourrons garantir la coexistence et le respect de la liberté de tous », a souligné García.

  • Le pape Léon, la Chine et le « jeu des relations »

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    D'Ed. Condon sur le Pillar :

    Le pape Léon, la Chine et le « jeu des relations »

    Les progrès futurs avec la Chine semblent devoir dépendre des relations personnelles et non des négociations diplomatiques.

    Le cardinal Stephen Chow de Hong Kong a rencontré le pape Léon XIV le 2 septembre pour leur première conversation approfondie depuis l'élection du pape plus tôt cette année.

    Le pape Léon XIV rencontre le cardinal Stephen Chow au Palais apostolique. Crédit photo : Vatican Media.

    Selon le cardinal, la rencontre a été l'occasion pour le pape de « se faire une idée plus complète et de mieux comprendre l'état actuel des relations entre la Chine et le Vatican » alors qu'il est aux prises avec les relations diplomatiques les plus complexes et les plus controversées du Vatican.

    Le pape « reconnaît l’importance du dialogue entre l’Église et les autorités de la Chine continentale et considère une communication respectueuse comme la priorité pour relever les défis des relations sino-vaticanes », selon Chow, qui a également souligné que le pape « n’ignore pas totalement l’existence de l’Église en Chine, car il a déjà recueilli des informations auprès de multiples sources et grâce à l’accord sino-vatican ».

    Compte tenu des tensions actuelles entre le Saint-Siège et le gouvernement de la Chine continentale au sujet de la nomination des évêques et du redécoupage de la carte ecclésiastique des diocèses chinois, Léon XIV voudra sans aucun doute recueillir autant d’informations que possible.

    Alors que l'accord entre le Vatican et la Chine sur la nomination des évêques du continent approche de son septième anniversaire, Léon est confronté à une liste croissante de mesures techniquement non conciliables de la part du gouvernement du continent pour réorganiser l'Église locale.

    La manière dont il gérera cet arriéré d’irrégularités déterminera probablement non seulement l’avenir de l’accord Vatican-Chine, mais aussi la trajectoire immédiate de l’Église en Chine — soit vers une communion plus étroite avec Rome, soit vers une sorte d’Église franchisée sous la direction du Parti communiste.

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