Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise - Page 232

  • Saint Cyprien de Carthage (14 septembre)

    IMPRIMER

    De BENOÎT XVI, lors de l'AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 6 juin 2007 (source) : 

    Saint Cyprien

    Chers frères et sœurs,

    Dans la série de nos catéchèses sur les grandes personnalités de l'Eglise antique, nous arrivons aujourd'hui à un éminent Evêque du III siècle, saint Cyprien, qui "fut le premier Evêque en Afrique à recevoir la couronne du martyre". Sa réputation est également liée - comme l'atteste le diacre Pontius, qui fut le premier à écrire sa vie - à la production littéraire et à l'activité pastorale des treize années qui s'écoulèrent entre sa conversion et le martyre (cf. Vie 19, 1; 1, 1). Né à Carthage dans une riche famille païenne, après une jeunesse dissipée, Cyprien se convertit au christianisme à l'âge de 35 ans. Il raconte lui-même son itinéraire spirituel:  "Alors que je gisais encore comme dans une nuit obscure", écrit-il quelques mois après son baptême, "il m'apparaissait extrêmement difficile et pénible d'accomplir ce que la miséricorde de Dieu me proposait... J'étais lié aux très nombreuses erreurs de ma vie passée et je ne croyais pas pouvoir m'en libérer, tant je secondais mes vices et j'encourageais mes mauvais penchants... Mais ensuite, avec l'aide de l'eau régénératrice, la misère de ma vie précédente fut lavée; une lumière souveraine se diffusa dans mon cœur; une seconde naissance me transforma en un être entièrement nouveau. De manière merveilleuse, chaque doute commença alors à se dissiper... Je comprenais clairement que ce qui vivait auparavant en moi, dans l'esclavage des vices de la chair, était terrestre, et que ce que l'Esprit Saint avait désormais engendré en moi était, en revanche, divin et céleste" (A Donat, 3-4).

    Immédiatement après sa conversion, Cyprien - non sans être envié et en dépit des résistances - fut élu à la charge sacerdotale et à la dignité d'Evêque. Au cours de la brève période de son épiscopat, il affronta les deux premières persécutions ratifiées par un édit impérial, celle de Dèce (250) et celle de Valérien (257-258). Après la persécution particulièrement cruelle de Dèce, l'Evêque dut s'engager vaillamment pour rétablir la discipline dans la communauté chrétienne. En effet, de nombreux fidèles avaient abjuré, ou bien n'avaient pas adopté une attitude correcte face à l'épreuve. Il s'agissait des lapsi - c'est-à-dire de ceux qui étaient "tombés" -, qui désiraient ardemment revenir au sein de la communauté. Le débat sur leur réadmission finit par diviser les chrétiens de Carthage en laxistes et en rigoristes. Il faut ajouter à ces difficultés une grave épidémie de peste, qui ravagea l'Afrique et qui fit naître des interrogations théologiques angoissantes, tant au sein de la communauté, que dans la confrontation avec les païens. Il faut rappeler, enfin, la controverse entre Cyprien et l'Evêque de Rome, Etienne, à propos de la validité du baptême administré aux païens par des chrétiens hérétiques.

    Dans ces circonstances réellement difficiles, Cyprien révéla de grands talents pour gouverner:  il fut sévère, mais non inflexible avec les lapsi, leur accordant la possibilité du pardon après une pénitence exemplaire; il fut ferme envers Rome pour défendre les saines traditions de l'Eglise africaine; il se démontra très humain et empli de l'esprit évangélique le plus authentique en exhortant les chrétiens à apporter une aide fraternelle aux païens durant la peste; il sut garder une juste mesure en rappelant aux fidèles - qui craignaient trop de perdre la vie et leurs biens terrestres - que pour eux la véritable vie et les véritables biens ne sont pas ceux de ce monde; il fut inébranlable dans sa lutte contre les mœurs corrompus et les péchés qui dévastaient la vie morale, en particulier l'avarice. "Il passait ainsi ses journées", raconte alors le diacre Pontius, "lorsque voilà que - sur ordre du proconsul - le chef de la police arriva à l'improviste dans sa villa" (Vie 15, 1). Le jour même, le saint Evêque fut arrêté et, après un bref interrogatoire, il affronta avec courage le martyre entouré de son peuple.

    Lire la suite

  • Quand le pape affirme que toutes les religions mènent à Dieu

    IMPRIMER

    De Michael Haynes sur LifeSiteNews :

    Le Vatican publie une traduction trompeuse qui occulte l'affirmation du pape François selon laquelle toutes les religions mènent à Dieu

    Image en vedette

    Bureau de presse du Saint-Siège

    Vendredi 13 septembre 2024

    CITÉ DU VATICAN ( LifeSiteNews ) — Le Bureau de presse du Saint-Siège a publié une traduction anglaise trompeuse des commentaires controversés du pape François sur toutes les religions menant à Dieu, alors que les critiques à l'encontre des propos de François continuent de croître.

    S'adressant à un groupe interreligieux de jeunes à Singapour le 13 septembre, le pape François a largement mis en avant la nature multireligieuse du pays :

    Si nous commençons à nous battre entre nous et à dire « ma religion est plus importante que la tienne, ma religion est vraie, la tienne ne l’est pas », où cela nous mènera-t-il ? Où ? Il est tout à fait normal de discuter [entre religions].

    Poursuivant, François a déclaré que chaque religion est un moyen d'atteindre Dieu, affirmant de manière très controversée :

    Chaque religion est un chemin pour arriver à Dieu. Il existe différentes langues pour arriver à Dieu, mais Dieu est Dieu pour tous. Et comment Dieu est-il Dieu pour tous ? Nous sommes tous fils et filles de Dieu. Mais mon Dieu est plus important que ton Dieu, est-ce vrai ?

    Il n'y a qu'un seul Dieu et chacun de nous a un langage pour arriver à Dieu. Sikh, musulman, hindou, chrétien, ce sont des chemins différents.

    Son discours a été prononcé en italien – « Toutes les religions sont un chemin pour arriver à Dieu » – et traduit en anglais par son assistant à l'intention de la foule rassemblée au Catholic Junior College de Singapour.

    La traduction originale en italien du texte de François signifie « toute religion est un chemin pour arriver à Dieu » ou, dans un style anglais légèrement plus naturel : « toutes les religions sont un chemin pour arriver à Dieu ».

    La traduction instantanée fournie ligne par ligne par son traducteur était : « chaque religion est un chemin pour arriver à Dieu. »

    Cependant, le Bureau de presse du Saint-Siège a publié une traduction sensiblement différente et trompeuse des propos du pape dans la transcription anglaise de sa rencontre. La version anglaise officielle du Vatican dit : « Les religions sont considérées comme des chemins qui tentent d'atteindre Dieu. »

    La différence est notable, et la transcription en ligne des propos du pape François apparaît bien moins controversée ou problématique que ses propos réels.

    Il semble que seule la traduction anglaise ait été la plus touchée par les graves erreurs de transcription du Bureau de presse. La transcription italienne , espagnole , française et polonaise est conforme aux propos du pape. La version portugaise diffère légèrement de la réalité, avec la transcription qui dit : « Toutes les religions sont une façon de se rapprocher de Dieu. »

    D'autres, comme le rédacteur en chef d'Inside the Vatican, Matt Gaspers, soulignant la version anglaise différente du bureau de presse, l'ont décrit comme « une tentative évidente de limiter les dégâts ».

    Bien que l’anglais ne soit pas la première langue au Vatican, il est rapidement devenu de facto une deuxième langue largement parlée ces derniers temps.

    Cela est dû en partie à la forte prédominance des anglophones d'Amérique qui utilisent les portails d'information en ligne du Vatican et les nombreux médias d'information catholiques anglophones.

    Mais le Bureau de presse du Saint-Siège a une réputation mitigée en ce qui concerne la version officielle des propos du pape François, en particulier dans ses traductions en anglais.

    Ces derniers jours, on a pu voir que la traduction anglaise de la lettre de juillet du pape François sur le rôle de la littérature dans la formation utilisait la notation de datation non chrétienne « BCE » au lieu du style catholique « Before Christ ». Une fois de plus, seule la version anglaise contenait la terminologie, les autres langues utilisant la notation classique et catholique « BC ».

    Des particularités similaires ont été observées lors du Synode sur la famille de 2014, lorsque la version anglaise du rapport intermédiaire a minimisé le langage utilisé pour parler de l'homosexualité, alors que l'original italien était beaucoup plus controversé. La traduction anglaise faisait référence à « prévoir » les homosexuels plutôt qu'à « les accueillir », ce dernier terme étant une traduction plus littérale de « accogliere », le mot utilisé dans la version italienne officielle du rapport.

    Quelques semaines plus tard, une situation similaire s'est produite, le Bureau de presse ayant édulcoré la version anglaise du document final du Synode pour supprimer une défense explicite du mariage entre un homme et une femme.

    En 2020, le bureau de presse a donné l'ordre à son personnel de garder le silence à la suite de la fureur internationale suscitée par les commentaires du pape François en faveur des unions entre personnes de même sexe.

    Les erreurs de traduction en anglais émanant du service de presse semblent vouloir perdurer, comme cela se pratique depuis de nombreuses années.

  • La guérison du sourd-muet, homélie pour le 23e dimanche du temps ordinaire

    IMPRIMER

    La guérison du sourd-muet, homélie du Père Simon Noël 

    Dans l'évangile que nous venons d'entendre, on demande à Jésus, une fois de plus, la guérison d'un malade ; ici il s'agit d'un sourd-muet.

    Nous sommes tous d'une certaine manière face à Dieu des sourds-muets. Et nous avons nous aussi besoin d'être guéris. Nous sommes sourds par exemple, parce que nous ne voulons pas toujours entendre ce que Dieu veut nous dire. Nous avons besoin de silence intérieur pour entendre la voix de Dieu. Le manque de silence dans notre vie, le manque de méditation, le manque de prière font que nous sommes spirituellement des sourds et qu'au lieu d'être ouverts à la volonté de Dieu, nous sommes prisonniers de notre volonté propre, de nos rêves, de notre imaginaire et de nos passions.

    Nous sommes aussi bien souvent des muets, des êtres incapables à la fois de louer Dieu et de témoigner autour de nous de son amour.

    Très souvent, nous prions pour notre guérison ou la guérison de personnes que nous aimons, en cas de maladie physique ou nerveuse. Nous demandons la grâce temporelle d'une guérison corporelle. Et c'est très bien. Je le fais moi aussi. Mais est-ce que nous n'oublions pas de demander aussi et plus encore la guérison de l'âme, la guérison spirituelle ? Or c'est de loin plus important. Nous le savons : Dieu exauce nos prières lorsque nous demandons des grâces spirituelles, car pour lui ce qui importe c'est notre salut éternel. Par contre, Dieu nous exauce lorsque nous demandons des faveurs temporelles, seulement lorsque c'est utile pour notre salut. Si Dieu ne nous exauce pas lorsque nous demandons une grâce temporelle, alors que pourtant nous avons bien prié, c'est qu'alors Dieu nous accordera une autre grâce plus importante pour nous.

    Je le répète. Si nous sommes vraiment chrétiens, c'est d'abord le salut et la guérison de notre âme qui doit avoir pour nous plus d'importance que le reste. Pour ce reste, nous devons plutôt nous abandonner à la divine Providence : Cherchez avant tout le Royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît.

    Pour opérer la guérison demandée, Jésus emmène le sourd-muet à l'écart de la foule. Si nous voulons guérir spirituellement de nos maladies de l'âme, il est nécessaire de rechercher la solitude avec le Christ, dans la prière et l'oraison. C'est là qu'on voit l'utilité de faire parfois une retraite en silence pour se laisser transformer intérieurement par le Christ. Du moins régulièrement sachons prendre des temps de prière et d'être seuls avec Jésus dans le silence. Pour toi, quand tu pries, entre dans ta chambre et ferme la porte afin de prier ton Père qui est là dans le secret et ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

    Jésus dit alors, en touchant le sourd-muet : ouvre-toi. La guérison opérée par le Seigneur dans notre vie est en effet identique à une ouverture. Une ouverture de tout notre être à Dieu, présent en nous par la grâce au fond de notre cœur, une ouverture à sa lumière, à son amour et à sa vie.

    Enfin Jésus demande le silence sur ce qu'il a opéré. Cela ne sera pas suivi par les témoins de cette guérison. Et il est vrai qu'il est normal de témoigner des merveilles accomplies par Dieu et d'entrer ainsi dans la louange. Mais parfois, lorsque nous recevons de grandes grâces, des grâces de choix, de la part du Seigneur, il nous faut garder le secret, ou du moins ne pas en parler trop vite et sans discernement. Cela doit rester un secret entre nous et Dieu et n'être éventuellement confié qu'à un directeur spirituel. Car il se pourrait qu'en en parlant trop, nous pourrions surtout nous mettre en avant et finalement parler de nous-mêmes et tomber ainsi dans une forme de vanité spirituelle. Si l'on veut que la chaleur reste dans une casserole, il faut laisser le couvercle dessus. Si l'on veut garder dans notre cœur toute la chaleur du feu divin, il est nécessaire de beaucoup pratiquer le silence sur nous-mêmes et notre vie de relation à Dieu.

    Voilà quelques brèves considérations spirituelles sur l'évangile du sourd-muet. Elles ont pour but de nous rappeler quelques règles essentielles de toute vie intérieure véritable. Accueillons donc dans la prière et le silence ce que Dieu nous dit aujourd'hui.

  • Liège, 24 septembre : conférence "Faut-il des écoles catholiques ?"

    IMPRIMER

    Faut-il des écoles catholiques ?

    Pour répondre aux défis d’une nouvelle époque, l’Eglise a, plus que jamais, besoin de jeunes gens super-motivés. L’éducation se fait à la maison, à l’école et dans les cercles de loisirs. Pour former des jeunes capables d’évoluer à contre-courant, il semble que le message chrétien doive être administré dans les trois lieux de l’éducation. Comment organiser une éducation chrétienne dans le contexte académique ? Qu’est-ce une école catholique, et est-il encore réaliste de vouloir en promouvoir ?

    S'inscrire

  • Entretien avec le cardinal Müller : « On ne peut pas menacer de l'enfer ceux qui ont une opinion différente sur le changement climatique »

    IMPRIMER

    De Javier Arias sur InfoVaticana :

    Entretien avec le cardinal Müller : « On ne peut pas menacer de châtiments infernaux ceux qui ont une opinion différente sur le changement climatique ».

    6 septembre 2024

    Le mercredi 2 octobre, la deuxième session de la 16e Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques débutera à Rome et durera jusqu'au dimanche 27 octobre.

    L'une des voix autorisées à y participer par nomination directe du pape François sera celle du cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    C'est pourquoi, dans les semaines qui précèdent le début de la phase finale du Synode, le cardinal allemand a accordé une interview à InfoVaticana pour parler du Synode et de tout ce qui concerne cet important événement ecclésial.

    Q : Dans quelques semaines commencera la phase finale du Synode, comment abordez-vous cette dernière session ?

    R - À ma grande surprise, le Pape m'a nommé membre du Synode. La raison invoquée était qu'il fallait plus d'expertise théologique. Les groupes hérétiques déguisés en progressistes ont pour leur part critiqué cette décision comme une simple manœuvre tactique du Pape, qui voulait envoyer un signal aux catholiques orthodoxes, malmenés comme conservateurs ou même traditionalistes, que les participants étaient équilibrés.

    La constitution hiérarchique et sacramentelle de l'Église existe de droit divin.

    Q- Quels étaient vos sentiments en quittant la session du Synode d'octobre dernier ?

    R- Cela aurait pu être pire. Mais de nombreux participants à ce synode, qui est devenu davantage un symposium théologico-pastoral en raison de la nomination de non-évêques, ne sont pas au clair sur la nature, la mission et la constitution de l'Église catholique. On a souvent répété que Vatican II, à l'image de la pyramide, a inversé la constitution de l'Église. La base, c'est-à-dire les laïcs, se trouve maintenant au sommet et le pape et les évêques à la base. Le Concile Vatican II a confirmé la constitution apostolique de l'Église, si clairement formulée par Irénée de Lyon, promu docteur de l'Église par le pape François, contre les gnostiques.

    En vertu du baptême et de la confirmation, tous les chrétiens participent à la mission de l'Église, qui émane du Christ Pasteur, Grand Prêtre et Prophète de la Nouvelle Alliance. Mais contrairement à la négation protestante du sacrement de l'ordination (évêque, prêtre, diacre), la constitution hiérarchique-sacramentelle de l'Église existe de droit divin. Les évêques et les prêtres n'agissent pas en tant qu'agents (délégués, mandataires) du peuple sacerdotal et royal de Dieu, mais au nom de Dieu pour le peuple de Dieu. En effet, ils sont ordonnés par l'Esprit Saint pour paître le troupeau de Dieu, qu'il a acheté par le sang de son propre Fils en tant que nouveau peuple de Dieu (cf. Ac 20, 28). C'est pourquoi la fonction d'évêque et de prêtre est conférée par un sacrement distinct, afin que les serviteurs de Dieu ainsi dotés d'une autorité spirituelle puissent agir au nom et dans la mission du Christ, Seigneur et chef de son Église, dans leur fonction d'enseignement, pastorale et sacerdotale (Vatican II, Lumen gentium 28 ; Presbyterorum ordinis 2).

    Il y a un danger que l'Agenda 2030 soit introduit dans l'Église.

    Q - Y a-t-il des raisons de s'inquiéter de ce qui pourrait se passer après le Synode ?

    R- Il y a toujours un danger que des progressistes autoproclamés, en collusion avec des forces anti-catholiques dans la politique et les médias, introduisent dans l'Église l'Agenda 2030, dont le cœur est une vision wokiste de l'humanité diamétralement opposée à la dignité divine de chaque personne humaine. Ils se considèrent comme des progressistes et pensent qu'ils ont réussi à rendre service à l'Église lorsque l'Église catholique est louée par ce faux camp pour avoir vendu notre droit d'aînesse à l'Évangile du Christ pour les lentilles d'applaudissements des idéologues écomarxistes de l'ONU et de l'UE.

    Lire la suite

  • Le pape trouve de fervents partisans parmi la communauté transgenre d'Indonésie

    IMPRIMER

    D'Emma Bubola sur le New York Times :

    Le pape trouve de fervents partisans parmi la communauté transgenre d'Indonésie

    Pour de nombreuses femmes transgenres vivant en marge de la société indonésienne, l'Église catholique est un refuge et le pape François un héros personnel.

    Reportage à Jakarta, Indonésie

    5 septembre 2024

    Le groupe de femmes transgenres du sud de Jakarta s'est mis sur son trente-et-un. Elles portaient des plumes, de la soie, des paillettes et de longs cils. Chacune porte un chapelet autour du cou.

    « Le pape François mérite notre plus belle tenue », a déclaré Elvi Gondhoadjmodjo, alors que le groupe se préparait à apercevoir le pape jeudi, lors de sa visite en Indonésie.

    Pour de nombreuses femmes transgenres vivant en marge de la société indonésienne, l'Église catholique est un havre de paix et le pape François, avec ses messages de tolérance et d'ouverture à l'égard de la communauté L.G.B.T.Q., est devenu un héros personnel. Ils ont été enthousiasmés par sa visite de quatre jours.

    « Lorsque nous avons eu François comme pape, j'ai réalisé que Dieu nous écoutait vraiment », a déclaré Mami Yuli, chef de la communauté et fervente catholique, qui s'est fait tatouer un chapelet sur la poitrine. « Ce n'est pas le pape mais Dieu lui-même qui nous rend visite , a déclaré Mami Yuli, leader de la communauté transgenre de Jakarta et fervente catholique.

    Après avoir quitté le refuge où beaucoup d'entre elles vivent, le groupe de dix femmes transgenres s'est serré dans deux voitures de location et s'est rendu au stade Bung Karno de Jakarta, où le pape devait tenir une messe plus tard dans la journée de jeudi. Elles n'avaient pas de billets d'entrée, mais espéraient au moins pouvoir apercevoir le pape à l'extérieur.

    Leur enthousiasme et la proximité qui existe depuis des années entre la communauté transgenre et l'Église catholique de Jakarta contrastent fortement avec les attitudes moins favorables de l'Église dans d'autres pays et avec les positions exprimées par certains responsables ecclésiastiques. Mais cela montre aussi que le message de tolérance de François a trouvé un écho dans certains coins du monde catholique, à des milliers de kilomètres du Vatican.

    « Le pape François nous a demandé à plusieurs reprises de ne pas les juger », a déclaré le révérend Agustinus Kelik Pribadi, prêtre de l'église catholique Saint-Étienne à Jakarta Sud. Il faisait référence à la célèbre question du pape « qui suis-je pour juger ? » à propos des prêtres homosexuels, qui, pour beaucoup, reflétait son attitude générale à l'égard de la communauté L.G.B.T.Q. « Nous devons écouter.

    Les catholiques ne représentent qu'une très faible minorité dans une Indonésie dominée par les musulmans. Pourtant, des dizaines de femmes transgenres qui ne sont pas nées dans l'Église ont été baptisées à Jakarta ces dernières années. Elles venaient de presque tous les coins du pays, a déclaré le révérend Adrianus Suyadi, prêtre jésuite à la cathédrale de Jakarta.

    Les liens entre l'Église et la communauté des femmes transgenres de Jakarta sont le résultat du travail de l'archevêque de la ville, le cardinal Ignatius Suharyo Hardjoatmodjo, ont déclaré les prêtres. Le cardinal a demandé aux prêtres d'accueillir les personnes transgenres dans leurs paroisses dans le cadre d'une campagne de respect de la dignité humaine. Mami Yuli, leader de la communauté transgenre, a également fait pression sur l'Église.

    Lire la suite

  • La minorité germanophone joue un rôle important dans le concert global du fédéralisme belge

    IMPRIMER

    De Thomas Philipp Reiter sur le Tagespost (traduction deepL) :

    L’Est de la Belgique a une fonction de pont

    Bien que la minorité germanophone représente moins de 1 pour cent de la population totale, elle joue un rôle important dans le concert global du fédéralisme belge.

    7 septembre 2024

    De l’extérieur, la Belgique peut être décrite comme un pays catholique assez stable. Selon le sixième rapport annuel de l'Église catholique publié l'année dernière, dans lequel l'Église catholique donne un aperçu de ses propres activités et de celles de ses organisations affiliées, plus de la moitié des Belges se considèrent catholiques. Une estimation scientifique du sociologue religieux Wim Vandewiele de l'Université catholique de Louvain, que le pape François prévoit de visiter ce mois-ci à l'occasion de son 600e anniversaire, conclut qu'en 2022, un peu plus de la moitié de la population, soit précisément 50,02 pour cent, est catholique. Huit pour cent des Belges appartiennent à des communautés islamiques et les protestants, soit environ un pour cent, ne jouent qu'un rôle mineur dans la perception religieuse.

    La minorité germanophone de Belgique représente moins de 1 pour cent de la population. Il s'agit d'une zone située à la frontière orientale de la Belgique qui a dû changer de nationalité à plusieurs reprises au fil des siècles entre le Luxembourg, l'Allemagne et la Belgique. Près de 80 000 personnes vivent dans les deux cantons d'Eupen et de Saint-Vith, mais elles bénéficient d'une grande autonomie que l'État fédéral belge accorde à leurs parents éloignés germanophones dans la lutte constante entre Flamands néerlandophones et francophones. Wallons. L'Est de la Belgique est représenté par son propre parlement avec son propre gouvernement et un véritable premier ministre, ce qui place la petite région sur un pied d'égalité avec ses voisines la Flandre, la Wallonie et la Bruxelles bilingue, une Belgique à quatre.

    Émancipation de l'archidiocèse de Cologne

    Après que le traité de Versailles ait forcé l'Empire allemand à céder la zone située à l'ouest d'Aix-la-Chapelle et de Trèves au Royaume de Belgique, un diocèse catholique romain distinct a été créé en 1921, appelé Eupen-Malmedy. Auparavant, les anciens quartiers allemands d'Eupen et de Malmedy relevaient de l'archidiocèse de Cologne. Cependant, l'autorité de l'archevêque de Cologne était limitée dans certains domaines par l'autorité spéciale de l'administrateur apostolique et du nonce papal à Bruxelles. Le clergé local était habitué à la situation frontalière, mais était toujours tiraillé entre l'archidiocèse de Cologne et sa nouvelle affiliation à l'Église catholique de Belgique.

    Lorsque la situation menace de dégénérer, le cardinal Désiré-Joseph Mercier, alors primat de Belgique, informe le pape Benoît XV sur la situation insatisfaisante des croyants. Il crée alors rapidement le diocèse indépendant d'Eupen-Malmedy avec la bulle papale "Ecclesiae Universae" du 30 juillet 1921. La ville de Malmedy fut déclarée siège du diocèse car c'était également là que se trouvait le gouvernement militaire belge du général Herman Baltia, qui assurait parfois brutalement l'incorporation des soi-disant nouveaux Belges dans le royaume. L'évêque de Liège, Martin-Hubert Rutten, est nommé évêque en union personnelle. Dans le même temps, l'évêque élève l'ancienne église monastique des Saints Pierre, Paul et Quirin du monastère appartenant à l'abbaye impériale de Stavelot-Malmedy, qui servait alors d'église paroissiale de Malmedy, au statut de nouvelle église. cathédrale. La cathédrale de cette époque est toujours là aujourd'hui.

    Mais le diocèse n’était pas destiné à avoir une longue durée de vie. Dès 1923, le Vicaire général de Liège et délégué épiscopal pour Eupen-Malmedy, Giacomo Laminne, déclarait que le nouveau diocèse n'était qu'une « façade » et qu'il serait intégré au plus vite au diocèse de Liège. Le pape s'y conforma également et scella donc la prise de pouvoir par une bulle papale de dissolution le 15 avril 1925, mais à la condition qu'un délégué germanophone ou un vicaire général connaissant le terrain soit nommé pour les cantons de l'Est. Cependant, cela n'a été respecté à Liège qu'en 1978 avec la nomination d'un vicaire épiscopal germanophone, après que la responsabilité ait été auparavant assurée par divers vicaires généraux qui parlaient à peine l'allemand et encore moins connaissaient la situation locale. La situation s'est désormais apaisée après qu'Aloys Jousten, un Belge de l'Est originaire de Saint-Vith, ait même occupé la charge d'évêque de 2001 à 2013. Le vicaire épiscopal actuel est le prêtre est-belge parfaitement bilingue et docteur en théologie morale Emil Piront.

    Les mesures Corona comme catalyseurs du déclin

    L’Église catholique en Belgique et donc aussi dans la Belgique orientale germanophone est structurée différemment qu’en Allemagne. Les institutions et autorités ecclésiales jouent un rôle subordonné. Cela met en évidence l'importance des acteurs sociaux locaux qui s'appuient sur de bonnes relations avec les autorités civiles. L'Est de la Belgique est structuré comme un village et on peut encore trouver des croix et des statues de Jésus à de nombreux carrefours de rues et de maisons. Chaque communauté a son église où ont lieu régulièrement des offices, mais là aussi la sécularisation et l'individualisation progressent. La vie sociale, y compris la vie ecclésiale, est encore davantage caractérisée par des clubs et des groupes que dans les zones urbaines. Néanmoins, comme partout ailleurs, l’engagement bénévole à long terme diminue et les mesures liées au Corona ont joué un rôle de catalyseur. Les premières chorales d'église se dissolvent. 

    Les gens ici se voient comme un pont entre la Belgique, l'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas et bon nombre d'entre eux parlent toutes les langues nationales de ces pays dans leur idiome respectif. L'évêque de Liège, Jean-Pierre Delville, s'adresse également couramment à ses fidèles dans les deux langues de son diocèse, l'allemand et le français. Après tout, il s'inscrit dans la lignée de saints tels que saint Remacle, saint Lambert et saint Hubert, mais aussi des princes-évêques de Liège du Saint-Empire romain germanique.

  • L'hymne à la Vie de Mère Teresa

    IMPRIMER

    La vie est une chance, saisis-la.


    La vie est beauté, admire-la.

    La vie est béatitude, savoure-la.

    La vie est un rêve, fais en une réalité.

    La vie est un défi, fais lui face.

    La vie est un devoir, accomplis-le.

    La vie est un jeu, joue-le.

    La vie est précieuse, prends en soin.

    La vie est une richesse, conserve-la.

    La vie est amour, jouis-en.

    La vie est mystère, perce-le.

    La vie est promesse, remplis-la.

    La vie est tristesse, surmonte-la.

    La vie est un hymne, chante-le.

    La vie est un combat, accepte-le.

    La vie est une tragédie, prends la à bras le corps.

    La vie est une aventure, ose-la.

    La vie est bonheur, mérite-le.

    La vie est la vie, défends la.

  • Une Rome « synodale » alors que le monde brûle...

    IMPRIMER

    De Larry Chapp sur le Catholic World Report :

    Une Rome « synodale » alors que le monde brûle

    L'inattention à un fait d'une énormité évidente a conduit au spectacle presque comique d'une Église autoréférentielle dépensant du temps et des trésors sur le sujet complètement hors de propos des structures ecclésiales.

    4 septembre 2024

    En mars 2013, le cardinal Jorge Bergoglio a prononcé un bref discours devant l'assemblée des cardinaux avant le conclave, dans lequel il décrivait sa vision d'une Église beaucoup moins « autoréférentielle ». Il souhaitait au contraire une Église sérieuse, capable de lire les signes des temps et d'y répondre avec créativité et ferveur pastorales.

    Mais qu'en est-il de cette vision onze ans plus tard ?

    Le Synode sur la synodalité, l'un des projets phares de ce pontificat, est un ensemble de processus très autoréférentiels qui a déjà trois ans d'existence. En outre, cet exercice n'est pas seulement un exercice d'autoréférentialité, mais c'est aussi une distraction par rapport aux véritables besoins pastoraux de notre temps. C'est un moment gaspillé alors qu'il y a si peu de moments qui peuvent se permettre d'être ainsi gaspillés dans la crise culturelle actuelle.

    Et quelle est cette crise ? En un mot, c'est la crise de l'incrédulité, qui est le filigrane de toutes les cultures occidentales modernes.

    L'un des aspects les plus évidents de l'incrédulité moderne est qu'il s'agit, de manière radicale, d'une véritable incrédulité. En d'autres termes, nous devons prendre au sérieux la raison pour laquelle de plus en plus de nos contemporains dans la culture occidentale n'acceptent pas l'Évangile chrétien, parce qu'ils ne sont pas intellectuellement d'accord avec son récit fondamental sur la réalité. Ce point est très important car il devrait être le plus évident des faits mais apparemment ce n'est pas le cas.

    Que ce soit de manière intellectuelle explicite ou de manière plus informelle et implicite, les gens d'aujourd'hui ont développé un sens de ce qui constitue le « vraiment réel » qui va directement à l'encontre du contenu intellectuel de la description chrétienne du vraiment réel. Le fait brut est que la plupart des gens modernes de notre culture ne pensent pas que le récit chrétien de l'existence soit vrai, et que son monde de pensée semble désuet dans la mesure où il s'agit d'un ensemble de réponses à des questions que plus personne ne se pose. Les catégories fondamentales pour une compréhension même rudimentaire du christianisme apparaissent aujourd'hui à la plupart de nos contemporains occidentaux comme les faibles échos radio d'une étoile morte depuis longtemps. Le péché et la rédemption, l'expiation, le salut et la damnation, et la nécessité d'un ensemble très particulier de sacrements pour une réconciliation « correcte » avec un Dieu lésé, tout cela va à l'encontre du déisme thérapeutique et de l'égalitarisme religieux de notre époque.

    Tout cela semble tellement étranger, si ce n'est totalement aliénant.

    Mais à la base, ce qui est fondamentalement incompatible avec la foi chrétienne, c'est le matérialisme réductionniste, mécaniste et naturaliste de notre culture, qui s'oppose directement au message chrétien de la réalité et de l'importance du surnaturel. Comme me l'a dit récemment un prêtre ami (pasteur très intelligent depuis 35 ans) : « Plus personne ne semble vraiment croire en quoi que ce soit. Et cela inclut le clergé ».

    Cette inattention à un fait aussi énorme a conduit au spectacle presque comique d'une Église autoréférentielle dépensant du temps et des trésors sur le sujet totalement hors de propos des structures ecclésiales. Notre culture est en train de réorganiser l'ordo social autour des effets en aval de deux siècles d'un ensemble de principes athées et nihilistes de « mort de Dieu » - autrefois simplement implicites et maintenant de plus en plus explicites - et l'Église catholique a décidé que la question la plus urgente était son appareil bureaucratique interne. Apparemment, si nous pouvons réformer la curie, établir de nouveaux « ministères » logés dans des ersatz de « bureaux d'accompagnement » diocésains et mieux « écouter » l'aile séculière et libérale de l'Église (ces pauvres « périphéries » négligées qui ont enduré une oppression si horrible), alors nous pourrons inverser notre descente culturelle dans l'abîme de l'insignifiance. Cmme si nous pouvions étouffer l'hémorragie ecclésiale de l'artère coupée de la croyance avec la compresse externe appelée « synodalité ».

    Lire la suite

  • Pourquoi l’Inde n’est-elle pas sur l’itinéraire du pape en Asie ?

    IMPRIMER

    De Luc Coppen sur The Pillar :

    Pourquoi l’Inde n’est-elle pas sur l’itinéraire du pape en Asie ?

    4 septembre 2024

    L'Inde compte plus de catholiques que l'Indonésie, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Timor oriental et Singapour réunis . Alors pourquoi le sous-continent n'est-il pas au programme du voyage du pape François en Asie et en Océanie ?

    C’est la question que se posent actuellement les catholiques en Inde, qui sont environ 20 millions. 

    La dernière fois qu'ils ont reçu une visite papale, c'était il y a 25 ans, lorsque Jean-Paul II avait effectué un voyage de quatre jours à New Delhi. C'était en 1999, ce qui signifie qu'aucun pape n'a mis les pieds en Inde au 21e siècle - bien que le pape François ait survolé l'espace aérien indien cette semaine en route vers l'Indonésie, envoyant un télégramme de courtoisie au chef de l'Etat indien Droupadi Murmu .

    Ponts non construits

    Dans un message publié le 3 septembre sur indiancatholicmatters.org, Tom Thomas a déploré l’occasion manquée d’un voyage papal en Inde. 

    « La visite du pape François dans notre pays aurait certainement permis de renforcer les liens entre nous tous », a-t-il écrit. « Surtout, elle aurait aussi renforcé notre foi. »

    Les raisons pour lesquelles les catholiques indiens bénéficieraient de la présence du pape ne manquent pas. 

    Selon l’association caritative Open Doors, l’Inde est le 11e pays où il est le plus détestable d’être chrétien. Au total, 161 cas de discrimination et de persécution contre les chrétiens ont été recensés au cours des 75 premiers jours de l’année 2024. Une visite papale offrirait de l’espoir à une minorité religieuse en difficulté.

    Le pape François a une préférence pour les églises que le père Antonio Spadaro appelle les églises du « point zéro », où les catholiques ne représentent qu'un pourcentage infime de la population. Bien qu'ils se comptent par millions, les catholiques ne représentent qu'environ 1,55 % de la population indienne, ce qui fait d'eux les candidats idéaux. 

    Une visite pourrait également attirer l'attention sur des aspects florissants de la vie catholique indienne, comme la basilique Notre-Dame de la Bonne Santé à Velankanni, au Tamil Nadu, récemment saluée par le bureau de la doctrine du Vatican. 

    Le voyage pourrait avoir été programmé pour coïncider avec l'exposition des reliques de saint François Xavier , cofondateur de l'ordre jésuite du pape François. L'exposition, qui a lieu tous les 10 ans, débutera le 21 novembre.

    Influence décroissante ?

    L'Inde semblait sur la bonne voie pour une visite papale vers 2017. Mais le pape François a plutôt visité les pays voisins du Bangladesh et du Myanmar , après qu'une invitation officielle à l'Inde n'aurait pas eu lieu .

    Quelques années plus tard, en 2021, le Premier ministre Narendra Modi a annoncé avoir invité le pape François à se rendre en Inde à l’issue d’ une audience privée « très chaleureuse » au Vatican. Modi a renouvelé l’invitation lors de sa rencontre avec le pape en juin de cette année, en marge du sommet du G7 en Italie.

    Pourtant, il n'y a toujours aucun signe de visite papale. Pourquoi ? Les commentateurs indiens suggèrent que les invitations de Modi ne sont pas aussi simples qu'elles pourraient le paraître. 

    Dans un article publié sur ucanews.com en juin, Nirendra Dev a suggéré que toute visite papale devrait être approuvée par le RSS , une puissante organisation nationaliste hindoue.

    « L'organisme parent du parti au pouvoir en Inde n'approuve pas la présence du pape sur le sol indien, craignant qu'elle ne ravive et ne favorise la conversion des hindous au christianisme », a-t-il noté .

    Verghese V. Joseph, rédacteur en chef d’indiancatholicmatters.org, a convenu que la peur d’une réaction nationaliste hindoue était un facteur important. 

    Mais il a également blâmé la Conférence des évêques catholiques de l'Inde ( CBCI ), un organisme représentant les catholiques latins , syro-malabares et syro-malankares du pays .

    « L'incapacité de la CBCI à persuader le gouvernement indien d'inviter le pape souligne une tendance plus large à la diminution de son influence », a-t-il soutenu le 3 septembre.

    Une résistance profondément enracinée

    Rien n'indique que le pape François ou les responsables du Vatican hésitent à se rendre en Inde. Ce long voyage serait évidemment difficile pour un homme de 87 ans souffrant de problèmes de mobilité, mais pas plus que son voyage actuel de 32 000 kilomètres.

    Le problème vient plutôt de l'Inde, des cercles plus larges autour de Modi, qui voient la papauté avec une méfiance profondément ancrée dans l'histoire. Surmonter cette résistance pourrait dépasser les pouvoirs actuels des évêques indiens, s'ils sont aussi marginaux que le suggère Joseph.

    Plus tôt cette année, Modi a laissé entendre que l’Inde pourrait accueillir le pape en 2025. Mais les catholiques locaux le croiront quand ils le verront.

  • "Le taux de natalité élevé en Indonésie est un exemple pour les autres pays" (pape François)

    IMPRIMER

    De

    Pape François : le taux de natalité élevé en Indonésie est un exemple pour les autres pays

    « Cela peut faire rire, mais il y a des familles qui semblent préférer avoir un chat ou un chien, mais ça, ça ne marche pas », a ajouté le pape François.

    Le pape François a salué le taux de natalité élevé de l'Indonésie lors de sa première rencontre officielle avec les dirigeants du pays mercredi, attirant l'attention du public sur la démographie mondiale et les politiques de croissance durable dans la région asiatique.

    S'adressant au président indonésien Joko Widodo et aux dirigeants civils dans la salle du palais présidentiel d'Istana Negara, le souverain pontife de 87 ans a déclaré que le taux de fécondité élevé de la nation diversifiée devrait être un exemple pour les autres pays du monde. 

    « Votre pays a un taux de natalité élevé et s’il vous plaît, continuez dans cette voie ; vous en offrez un exemple aux autres pays », a-t-il déclaré avec franchise, s’écartant de son discours préparé.  

    « Cela peut faire rire, mais il y a des familles qui semblent préférer avoir un chat ou un chien, mais ça, ça ne marche pas », a-t-il ajouté.

    En mai, le pape François a réitéré sa préoccupation particulière pour « l’hiver démographique » qui touche l’Europe et d’autres pays industrialisés lors de la conférence sur l’état général de la natalité en Italie, avertissant les responsables politiques et les chefs d’entreprise que la baisse des taux de fécondité aurait des conséquences désastreuses pour l’avenir.

    Alors que les statistiques de la Banque mondiale montrent que le taux de natalité de l'Indonésie a également régulièrement diminué, passant de 5,5 naissances par femme en 1960 à 2,2 naissances en 2002 — reflétant la tendance mondiale plus large de baisse des taux de natalité nationaux — la nation asiatique est toujours au-dessus du taux de fécondité de remplacement de 2,1 requis pour qu'un pays maintienne sa population.

    L'éloge du pape François pour le « travail artisanal » des dirigeants indonésiens pour la croissance et le développement du pays est similaire à l'estime qu'il avait exprimée pour les dirigeants mongols il y a un an lors d'une visite dans ce pays lors de son 43e voyage apostolique .

    En septembre dernier, le pape avait salué la « clairvoyance politique » des dirigeants mongols pour être « au service d’un développement commun » du peuple du pays.

    Selon un article de Demographic Research de 2015, la Mongolie a connu un « changement historique de fécondité » marqué au cours des années 1960 et 1970 en raison de l'amélioration du développement social et économique du pays et, en partie, de fortes politiques gouvernementales pronatales - qui soutiennent la maternité, la santé et l'éducation des enfants - mises en œuvre après la Seconde Guerre mondiale. 

    Selon les données de la Banque mondiale, le taux de natalité en Mongolie est actuellement de 2,8. Des politiques favorables à la famille, notamment la décoration de l’Ordre de la Gloire maternelle, qui accorde une aide gouvernementale supplémentaire aux mères de quatre enfants ou plus, sont en vigueur en Mongolie depuis 1957. 

    Tout au long de son pontificat, le pape François a appelé les dirigeants et les décideurs politiques du monde entier à introduire des lois qui donnent la priorité aux besoins des familles, des jeunes et des générations futures.

    Après son engagement matinal avec les dirigeants politiques indonésiens, le pape François a assisté mercredi après-midi à une rencontre avec les jeunes de Scholas Occurrentes au Centre Graha Pemuda à Jakarta.   

    « Nous sommes de religions différentes, mais nous n’avons qu’un seul Dieu », a déclaré le pape aux enfants avant de prononcer une prière à la fin de la rencontre. « Une bénédiction est toujours un geste universel d’amour : que Dieu bénisse chacun de vous. Qu’il bénisse tous vos désirs. Qu’il bénisse vos familles. Et qu’il bénisse votre présent et aussi votre avenir. » 

  • Quand des jeunes se convertissent...

    IMPRIMER

    Du site "Chrétiens dans la Cité" (Denis Sureau) :

    Quand les jeunes se convertissent

    Cet été, les lieux de retraites spirituelles ont fait le plein. La plateforme Ritrit (ritrit.fr) qui centralise les offres de retraites spirituelles a enregistré plus de 56 000 réservations en 2023 contre 16 000 en 2022.

    Or près de 59 % des demandes viennent des jeunes de moins de 39 ans. Cette dynamique n’est pas sans lien avec la hausse de 31 % des baptêmes d’adultes cette année, dont un tiers était composé d’étudiants. Le 27 août, le quotidien Libération a publié un dossier de quatre grandes pages sur ce phénomène : Catholicisme chez les jeunes, baptêmes un peu, beaucoup, à la folie. Avec pour accroche : « L’Église catholique a enregistré en 2024 un bond spectaculaire de baptêmes de jeunes adultes. Plusieurs d’entre eux ont grandi dans des familles non croyantes. Quête de sens, influence des réseaux sociaux, droitisation du débat public… Les origines de cet engouement sont multiples. »

    Les chiffres sont clairs : 7135 adultes ont été baptisés cette année à Pâques, le double qu’il y a dix ans. La forte augmentation déjà observée l’an dernier s’accentue : +31 % par rapport à 2023. C’est chez les jeunes de 18 à 25 ans que la hausse est la plus forte : ils représentent 36 % des baptisés adultes, alors qu’ils ne représentaient que 23 % avant la pandémie, soit une progression d’environ 150 % en cinq ans. Le phénomène concerne aussi les 11-17 ans : en 2024, le nombre de baptêmes d’adolescents a explosé : 5025 (chiffre non exhaustif) contre 2861 en 2023 et 1629 en 2016.

    Comment comprendre cette évolution ? On notera évidemment qu’elle doit être rapprochée de la chute du nombre de baptêmes d’enfants : environ 200 000 aujourd’hui, moitié moins qu’en 2000. Si selon une enquête 61 % des nouveaux baptisés viennent encore de familles de tradition chrétienne (un nombre qui diminue chaque année), on peut imaginer que les grands-parents ont joué un rôle dans la transmission de la foi. L’historien Charles Mercier, interrogé par Libération, ajoute : « il y a aussi une transmission intragénérationnelle de la foi, via un copain qui a été davantage socialisé dans le catholicisme. Le recrutement par les pairs peut aussi s’effectuer en ligne, chez des jeunes qui se posent des questions métaphysiques depuis, par exemple, leur cours de philo en terminale, et qui se retrouvent en contact avec des influenceurs cathos. » L’impact de ces derniers est tout sauf marginal : 1,2 million d’abonnés sur TikTok pou le compte du Père Matthieu Jasseron (repris par Marie de Nazareth) ; le dominicain Paul-Adrien en a 395 000 sur YouTube, 124 000 sur TikTok, 100 000 sur Instagram ; Sœur Albertine, de la Communauté du Chemin Neuf, en a 232 000 sur Instagram, 145 000 sur TikTok. À cela s’ajoutent des émissions religieuses comme En Quête d’esprit et des films chrétiens sur la chaîne C8. Et des événements tels que les Journées mondiales de la jeunesse ou le Pèlerinage de Chartres portent également des fruits. La moisson est toujours abondante…