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Eglise - Page 6

  • Vocations : "l'heure est grave car nous n'avons plus de futurs prêtres en formation dans notre diocèse" (Mgr Rossignol, évêque de Tournai)

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    De Monseigneur Frédéric Rossignol lors de la Messe Chrismale 2026 (source)

    "Alors que nous nous préparons à vivre la messe chrismale, permettez-moi de souligner un des aspects de cette célébration, celui de l’importance de la prêtrise pour notre Église. Je me permets de le faire parce que l’heure est grave, mes chers amis, car nous n’avons plus de séminaristes (de futurs prêtres en formation !) au sein de notre diocèse, à l’exception d’un jeune en fin de formation, ordonné diacre il y a peu et qui sera prêtre à l’été prochain.

    Beaucoup diront : « Nous en sommes bien conscients, mais qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? » Je crois au contraire que nous pouvons « y faire », chacun à partir de son expérience de chrétien. Tout d’abord, il est bon de remercier Dieu pour les modèles de prêtres qui nous ont fait et nous font encore grandir dans la foi, et ils sont nombreux ! Comment ces prêtres nous inspirent-ils ? Certainement par leur vie de foi, par la manière dont ils célèbrent l’Eucharistie, en la vivant avec enthousiasme, avec profondeur, avec régularité. Ils sont là, que l’assemblée soit grande ou petite, qu’elle participe activement ou non, qu’elle chante merveilleusement ou poussivement… Ils nous accueillent en début de célébration, nous demandent comment nous allons. Ils préparent leurs homélies avec soin : elles sont concrètes, enthousiasmantes, elles nous apprennent de nouvelles choses sur la foi, elles sont touchantes de sincérité. Lorsqu’ils prononcent les paroles de la consécration et qu’ils nous donnent la communion, nous savons avec certitude et reconnaissance que Dieu se rend présent. Ces prêtres nous rappellent combien la sainteté d’une personne peut avoir tellement d’impact dans la vie d’une multitude de gens qui ont besoin de sentir que Dieu les aime.

    Les prêtres nous interpellent aussi par leur esprit de sacrifice. Ils ont renoncé à une vie de famille, à des êtres chers qui leur disent qu’ils sont aimés de manière unique et préférentielle. Eux sont là pour tous, et renoncent donc à un amour exclusif. Les prêtres sont aussi des hommes de compassion. Ils écoutent les souffrances de leurs contemporains, dans le sacrement de la confession ou dans les confidences qui leur sont faites à d’autres moments, et Dieu sait si cela fait du bien d’être écouté avec bienveillance. Les prêtres cherchent aussi à créer le lien au sein des communautés chrétiennes. C’est un exercice difficile. Beaucoup de gens sont attachés à leurs habitudes, leurs privilèges, leur sensibilité. Travailler ensemble, se préoccuper des autres, ça n’est pas toujours naturel !

    Mais certains diront : « Le problème, c’est que les prêtres que je vois, je ne veux pas en dire du mal, mais pour dire la vérité, ils sont loin d’être des modèles tels que vous les décrivez ! » Et oui, la prêtrise n’a rien de magique ! Comme toute vocation, elle s’inscrit dans un appel à grandir dans le don de soi, mais peut se transformer en un chemin de superficialité et d’égocentrisme, et comme pour nombre d’entre nous, beaucoup de prêtres ont des penchants édifiants et d’autres aspects de leur personnalité moins glorieux.

    La première chose, si nous voulons retrouver des vocations, c’est donc de remercier Dieu et les prêtres pour leur vocation et de prier pour la conversion des prêtres qui s’égarent. La deuxième, c’est de montrer un amour profond et authentique pour les sacrements, en particulier pour l’Eucharistie et la confession. Allons à la messe avec un profond désir de recevoir le Christ dans son corps et son sang. Allons nous confesser avec un profond désir de nous réconcilier avec Dieu et d’entendre de la bouche du prêtre : « Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » La troisième démarche est de prier pour les vocations, de dire des chapelets, de supplier le Seigneur de nous envoyer des ouvriers pour sa moisson. La quatrième initiative à prendre est de parler de la vocation à la prêtrise dans les catéchèses, dans les célébrations, de demander aux prêtres d’en parler eux-mêmes,… La dernière initiative est de donner de l’argent pour la formation des prêtres. Former un prêtre, c’est au minimum sept ans d’études. Aujourd’hui, nous constatons un nouvel élan de jeunes qui demandent le baptême. Certes, beaucoup d’entre eux ont à faire un long chemin pour que la foi s’enracine au plus profond de leur vie, mais étant donné qu’ils découvrent la joie de suivre le Christ, nous pouvons et nous devons espérer que plusieurs d’entre eux découvriront un jour le Christ leur dire : « Ne veux-tu pas me suivre entièrement une vie donnée pour le service de l’Église ? J’ai besoin de prêtres, veux-tu en faire partie ? »

    Restons dans la confiance, le Seigneur a fait des merveilles, il continuera d’en faire dans les générations à venir. (...)

    + Frédéric Rossignol

     

    Quelques chiffres :

    • Effectifs globaux : il y a actuellement 22 jeunes qui se préparent au ministère presbytéral et se répartissent comme suit:
      • 10 séminaristes diocésains
      • 8 séminaristes, également diocésains, qui dépendent du séminaire Redemptoris Mater
      • 4 religieux
    • Évolution : Ces chiffres marquent une chute vertigineuse par rapport à 2012, où ils étaient encore 82.
  • Dans la plupart des pays, le nombre de personnes quittant le catholicisme est supérieur à celui des nouveaux arrivants

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    De sur le site du Pew Research Center :

    Dans de nombreux pays, le catholicisme a perdu des fidèles au profit des conversions religieuses, tandis que le protestantisme en a gagné dans certains autres.

    D'après nos enquêtes de 2024, le christianisme est l'un des groupes religieux les plus touchés par le changement de religion au monde. Le changement de religion désigne le fait, pour une personne adulte, de s'identifier à une religion différente de celle dans laquelle elle a été élevée durant son enfance.

    Au sein du christianisme, cependant, le changement de religion a affecté différemment les deux plus grands sous-groupes – le catholicisme et le protestantisme :

    • Dans presque tous les pays que nous avons étudiés, le catholicisme a perdu plus de fidèles qu'il n'en a gagné.
    • Le protestantisme a enregistré un gain net suite aux conversions dans presque autant d'endroits qu'il a enregistré une perte nette.

    Nous examinons ici de plus près les changements de religion, qu'il s'agisse de passage du catholicisme au protestantisme, ou d'une autre religion à une autre, d'après les enquêtes du Pew Research Center menées dans 24 pays.

    Qu’est-ce que le « changement de religion » ?

    Le changement de religion désigne une modification entre le groupe religieux dans lequel une personne dit avoir été élevée (pendant son enfance) et son identité religieuse actuelle (à l'âge adulte).

    Cette analyse explore les changements de confession au sein du christianisme. Plus précisément, nous examinons les mouvements de conversion, d'entrée et de sortie du catholicisme et du protestantisme dans des pays d'Asie et du Pacifique, d'Europe, d'Amérique latine, d'Amérique du Nord et d'Afrique subsaharienne.

    Pourquoi avons-nous fait cela ? 

    Le Pew Research Center réalise des sondages d'opinion, des études démographiques et d'autres recherches afin de mieux comprendre le rôle de la religion dans la vie publique, entre autres sujets.

    Comment avons-nous fait cela ? 

    Cette analyse s'appuie sur les enquêtes du Pew Research Center menées dans 24 pays, dont les États-Unis. Les données américaines proviennent de l' étude US Religious Landscape Study (RLS) 2023-2024 du Centre. Les données internationales sont issues d'enquêtes réalisées au printemps 2024.

    Voici les questions utilisées pour l'analyse , ainsi que les réponses et la méthodologie de l'enquête . Consultez les tableaux détaillés pour obtenir des données sur les conversions religieuses (entrée et sortie du catholicisme et du protestantisme) dans les 24 pays étudiés.

    Les enquêtes internationales du printemps 2024 incluaient des pays supplémentaires qui ne figurent pas dans cette analyse, soit parce qu'ils ne faisaient pas de distinction entre protestants et catholiques, soit parce qu'ils ont une très faible population de personnes – 1 % ou moins – qui ont été élevées ou qui s'identifient actuellement comme protestantes ou catholiques.

    Quel a été l'impact des changements religieux sur le catholicisme ?

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    Dans 12 des 24 pays étudiés, la majorité de la population a été élevée dans la religion catholique. Ces proportions varient de 59 % des adultes en Hongrie à 96 % en Pologne.

    De nombreux adultes élevés dans la foi catholique dans ces pays restent fidèles à cette religion aujourd'hui. Par exemple, 92 % des adultes polonais sont catholiques depuis toujours.

    Mais d'autres adultes ont quitté l'Église. Les anciens catholiques (c'est-à-dire les personnes élevées dans la foi catholique mais qui ne s'identifient plus comme telles à l'âge adulte) représentent 10 % ou plus de la population totale dans 15 pays.

    Et relativement peu d'adultes dans les pays analysés entrent dans l'Église après avoir été élevés dans une autre religion ou sans religion.

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  • Saint Marc, le plus grand reporter de l'Antiquité ?

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    On le fête aujourd'hui : saint Marc, « l’évangéliste reporter »

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    source : http://rouen.catholique.fr/IMG/pdf/Saint_Marc_l_evangeliste_reporter.pdf

    Saint-Marc-l-evangeliste-reporter_article_popin.jpgAu cours de cette année liturgique, qui a débuté le 27 novembre 2011, les catholiques peuvent découvrir Marc, dont l’Évangile est lu chaque dimanche. Un Évangile de plus en plus apprécié par les fidèles d’aujourd’hui et qui incite à réfléchir sur l’identité de Jésus.

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  • Saint Marc l'Evangéliste (25 avril)

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    Du Père Bernard Domini sur le site de la Famille Missionnaire de Notre-Dame :

    (archive du 25 avril 2017) St Marc (P. Bernard)

    Nous fêtons avec joie et reconnaissance,  en ce 25 avril, l’évangéliste Saint Marc, que Benoît XVI appelle « le collaborateur de Pierre». Le Père, avec énergie, nous a souvent rappelé que St Marc ne doit pas être confondu avec Jean-Marc, qui a accompagné Saint Paul et Saint Barnabé dans leur premier voyage apostolique. Pour la Bse Anne-Catherine Emmerich, il s’agit de deux hommes bien distincts.

    La Tradition ne nous a pas transmis beaucoup d’éléments sur la vie de Saint Marc. ACE dit qu’il habitait dans le Nord de la Terre Sainte et qu’il a été un disciple de Jésus mais qu’il n’était pas toujours avec Jésus. Il fut l’un de ceux qui se scandalisèrent lorsque Jésus dit qu’il fallait manger sa chair et boire son sang. Il se scandalisa aussi de la folie de Marie Magdeleine oignant Jésus avec un parfum très cher ! Il abandonna les disciples après l’arrestation de Jésus et ne revint qu’au moment de l’apparition de Jésus sur la montagne.

    Il accompagna souvent St Pierre ensuite puis mourut martyr à Alexandrie. Papias disait : Marc, qui avait été l'interprète de Pierre, écrivit exactement tout ce dont il se souvint, mais non dans l’ordre. Il ne se souciait que d'une chose : ne rien omettre de ce qu'il avait entendu, et ne rien rapporter que de véritable. Saint Irénée écrit qu'après la mort de Pierre et de Paul, Marc, disciple et interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce qui avait été prêché par Pierre (Contra haereses, Livre III, chapitre I, 1). Tertullien attribue à Pierre ce que Marc a écrit (Adversus Marcionem, Livre IV, chapitre V). St Clément d'Alexandrie et Origène soulignent le scrupule de St Marc d’écrire selon ce que Pierre lui avait enseigné. Le grand saint Jérôme parle de Marc, l’interprète de l'apôtre Pierre et le premier évêque d'Alexandrie. Le témoignage d’Eusèbe de Césarée est important : Pierre établit aussi les églises d'Egypte, avec celle d'Alexandrie, non pas en personne, mais par Marc, son disciple. Car lui-même pendant ce temps s'occupait de l'Italie et des nations environnantes ; il envoya don Marc, son disciple, destiné à devenir le docteur et le conquérant de l'Egypte.

    Pourquoi l’évangile selon Saint Marc est-il symbolisé par le lion ? Parce que, d’une part, le lion fait partie des quatre bêtes de la vision d’Ezechiel (1,10), et de Saint Jean (Ap 4,7-8) et que, d’autre part, l’évangile selon Saint Marc commence par la prédication de Jean-Baptiste dans le désert dont le lion est l'animal.

    En cette Fête de l’évangéliste Saint Marc, nous devons encore rappeler le primat du témoignage des évangélistes, qui est fondamental pour notre Foi. Comme nous l’Eglise le rappelle, en ce temps pascal, la Foi chrétienne ne se fonde pas sur une idéologie mais sur les faits réels de l’Histoire du Salut ! Le Père et Monsieur Gérard Soulages ont combattu les graves erreurs modernistes de notre temps, qui niaient l’historicité des évangiles. Benoît XVI a donné un enseignement lumineux dans son livre en trois tomes sur Jésus de Nazareth. L’historicité des évangiles ne devraient plus être remise en question, étant donné qu’un document dogmatique du Concile Vatican II, Dei Verbum, affirme avec autorité : « Notre sainte Mère l'Eglise a tenu et tient fermement et avec la plus grande constance, que ces quatre Evangiles, dont elle affirme sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus le Fils de Dieu, durant sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné pour leur salut éternel, jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel… Les évangélistes sont des apôtres ou des hommes évangéliques (DV 18). Ils sont donc témoins oculaires et serviteurs de la Parole. Saint Marc n’est pas un apôtre, mais il est le témoin fidèle de Pierre, le chef des apôtres. Il n’a transmis scrupuleusement que ce que Pierre enseignait avec l’autorité du grand témoin qu’il était, selon ce que Dei Verbum enseigne : Que ce soit à partir de leur propre mémoire et de leurs souvenirs, ou à partir du témoignage de ceux qui "furent dès le début ", ils composèrent leurs écrits dans le but de nous faire éprouver la "solidité" des enseignements que nous avons reçus (DV19). A la suite du Père, soyons fidèles et fermes pour transmettre cet autre enseignement du Concile qu’aucun exégète ou théologien n’a le droit de contester : « Toujours et partout l'Eglise a tenu et tient l'origine apostolique des quatre Evangiles. Ce que les apôtres, en effet, sur l'ordre du Christ, ont prêché, par la suite eux-mêmes et des hommes apostoliques nous l'ont, sous l'inspiration divine de l'Esprit, transmis dans des écrits qui sont le fondement de la foi, à savoir, l'Evangile quadriforme selon Matthieu, Marc, Luc et Jean (DV 18).

    Concluons par la tradition conservée à Venise au sujet du corps de Saint Marc qui repose en cette ville : en 828, la ville de Venise en Italie se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour la protéger et pour remplacer saint Théodore afin de rivaliser avec Rome et son grand saint patron saint Pierre. Deux marchands vénitiens ravirent ses reliques sacrées dans la petite chapelle où elle se trouvait depuis sa mort. La basilique Saint-Marc de Venise a été spécialement construite pour les accueillir. Saint Marc devint ainsi le Saint Patron de Venise avec son lion comme symbole de la ville. Marc était venu évangéliser la région par bateau et avait fait naufrage dans la lagune qui allait donner naissance en 452 à Venise. Un ange lui était alors apparu et lui avait dit ces mots :" Paix sur toi Marc mon évangéliste, tu trouveras ici le repos." Remercions Saint Marc et, avec lui, soyons rigoureux pour ne transmettre dans notre prédication que ce que Jésus a réellement dit, réellement fait et ce qu’Il a réellement été : Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Homme, le Sauveur.

  • Le Pape, à l'issue de son long voyage en Afrique : poursuivez dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    LÉON XIV EN AFRIQUE - Le Pape, à l'issue de son long voyage en Afrique : poursuivez dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus

    23 avril 2026
     

    Malabo (Agence Fides) – « Comme aux premiers siècles de l’Église, l’Afrique est appelée aujourd’hui à apporter une contribution décisive à la sainteté et au caractère missionnaire du peuple chrétien ». C’est en évoquant le passé des temps apostoliques pour se tourner vers l’avenir que le Pape Léon adresse ces derniers mots à la foule rassemblée dans le stade de Malabo, et, par extension, à tout le continent, à la fin de son premier long voyage en tant qu’Évêque de Rome sur le sol africain. La messe vient de s’achever, acte de clôture de la visite en Guinée équatoriale. Avant de retourner à Rome, le Pape Prevost confie qu’il quitte l’Afrique « avec un trésor inestimable de foi, d’espérance et de charité : un trésor fait d’histoires, de visages, de témoignages joyeux et douloureux qui enrichissent grandement ma vie et mon ministère de successeur de Pierre ». Et il confie à l’intercession de la Vierge Marie « vous tous, vos familles, vos communautés, votre nation et les peuples africains ».

    Au début de son homélie, le Pape Léon avait évoqué le triste événement que constitue le décès soudain de Fortunato Nsue Esono, Vicaire Général du diocèse de Malabo, qui avait apporté une contribution importante à la préparation de la visite papale et qui a été retrouvé sans vie le 17 avril dans sa résidence, dans la paroisse de Notre-Dame de Bisila. À ce jour, les causes de son décès n’ont pas été révélées. « Je vous invite à vivre dans un esprit de foi », a déclaré le Souverain Pontife, « ce moment de douleur, et j’ai confiance que, sans se laisser entraîner à des commentaires ou à des conclusions hâtives, toute la lumière sera faite sur les circonstances de son décès ».

    Dans la dernière homélie qu’il a prononcée en Guinée équatoriale, s’inspirant des lectures de la liturgie du jour, Léon XIV a donné de précieux conseils sur la manière d’aborder la lecture des Saintes Écritures. « Tous les textes bibliques », a rappelé le Pape, « révèlent leur véritable sens dans la foi, car c’est dans la foi qu’ils ont été écrits et transmis jusqu’à nous : c’est pourquoi leur lecture est un acte toujours personnel et toujours ecclésial, et non un exercice solitaire ou purement technique. Ensemble, nous lisons l’Écriture comme un bien commun de l’Église, guidés par le Saint-Esprit, qui a inspiré sa composition, et par la Tradition apostolique, qui l’a préservée et diffusée sur toute la terre ».

    Dans la conclusion de son homélie, Léon XIV a rappelé que la source vivante de la mission de l’Église réside dans l’expérience de l’amour gratuit et prévenant du Seigneur : « C’est lui qui nous aime le premier, toujours ; sa parole est pour nous l’Évangile, et nous n’avons rien de meilleur à annoncer au monde. Cette évangélisation – a-t-il ajouté – nous concerne tous, à commencer par le baptême, qui est sacrement de fraternité, lavage de pardon et source d’espérance. À travers notre témoignage, l’annonce du salut devient geste, devient service, devient pardon : en un mot, devient Église ».

    Le Souverain Pontife a rappelé le début de l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium du Pape François : « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus ». Et il a encouragé « vous tous, Église qui vivez en Guinée équatoriale, à poursuivre dans la joie la mission des premiers disciples de Jésus. En lisant ensemble l’Évangile », a-t-il conclu, « soyez ses annonciateurs passionnés, comme l’était le diacre Philippe. En célébrant ensemble l’Eucharistie, témoignez par votre vie de la foi qui sauve, afin que la parole de Dieu devienne un bon pain pour tous ». (Agence Fides 23/4/2026)

  • Le pape Léon XIV : le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des unions entre personnes de même sexe, mais « tous sont les bienvenus » dans l'Église

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    De Courtney Mares sur OSV News :

    Le pape Léon XIV : le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des unions entre personnes de même sexe, mais « tous sont les bienvenus » dans l'Église.

    23 avril 2026

    À BORD DE L'AVION PAPAL (OSV News) — Le pape Léon XIV a déclaré à bord de l'avion papal le 23 avril que le Saint-Siège n'approuve pas les bénédictions officielles des couples de même sexe, tout en soulignant que l'unité de l'Église « ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles » et que toutes les personnes sont les bienvenues dans l'Église catholique.

    Le pape a tenu ces propos lors d'une conférence de presse à bord de son vol retour de Malabo (Guinée équatoriale) à Rome, où l'avion papal a atterri après 19h15, heure locale. S'exprimant en anglais, en espagnol et en italien, le pape Léon XIV a répondu à cinq questions de journalistes, abordant des sujets aussi variés que le changement de régime en Iran et la dignité des migrants. Il a réaffirmé le droit des pays à faire respecter leurs lois frontalières, tout en soulignant que les migrants sont des êtres humains qui ne doivent pas être traités comme des animaux.

    La conférence de presse a conclu un voyage apostolique de 11 jours et 18 vols, soit plus de 11 000 miles à travers l'Algérie, le Cameroun, l'Angola et la Guinée équatoriale, de loin le plus long voyage de son pontificat.

    L'unité de l'Église « ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles ».

    Le pape Léon XIV a été interrogé sur la décision prise la veille par le cardinal allemand Reinhard Marx, archevêque de Munich et de Freising, d'autoriser la bénédiction des couples de même sexe dans son archidiocèse, et sur la manière dont le pape entendait préserver l'unité de l'Église universelle face à cette décision.

    « Avant toute chose, je pense qu’il est essentiel de comprendre que l’unité ou la division de l’Église ne devrait pas tourner autour des questions sexuelles », a déclaré le pape Léon XIV. « On a tendance à croire que lorsque l’Église parle de morale, la seule question morale abordée est la sexualité. Or, je crois qu’en réalité, il existe des questions bien plus importantes et plus vastes, telles que la justice, l’égalité, la liberté des hommes et des femmes, la liberté de religion, qui doivent toutes primer sur cette question particulière. »

    Le pape a déclaré que le Saint-Siège avait déjà communiqué sa position aux évêques allemands. 

    « Le Saint-Siège a clairement indiqué qu’il n’est pas d’accord avec la bénédiction formalisée des couples, en l’occurrence des couples homosexuels, comme vous le demandez, ou des couples en situation irrégulière », a-t-il déclaré.

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  • "Ni Absolution ni Condamnation" : un extrait exclusif sur Belgicatho concernant les consécrations épiscopales

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    NI ABSOLUTION NI CONDAMNATION: Les consécrations de la FSSPX décryptées par une méthode de discernement contradictoire par Houzé de l'Aulnoit

    Belgicatho · extrait exclusif — mai 2026

    Ni Absolution ni Condamnation

    Guide de discernement pour catholiques désorientés par les consécrations de 2026

    Gérald Houzé de l'Aulnoit

    Le 2 février 2026, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X annonce des consécrations épiscopales sans mandat pontifical. En quelques heures, des dizaines de milliers de catholiques francophones, en France, en Belgique, et en Suisse, se retrouvent face à une question qu'ils n'avaient pas vue venir. Ni Absolution ni Condamnation est le premier essai francophone à leur donner les outils pour penser cette crise par eux-mêmes. Belgicatho publie en exclusivité l'introduction du livre.

    Introduction

    Thomas est rentré de la messe ce dimanche-là comme chaque semaine. Paroisse Saint-Joseph. Les mêmes bancs depuis vingt ans, les mêmes visages, le même abbé qui distribuait les feuillets de catéchisme sur le parvis. Puis son téléphone a commencé à vibrer.

    Un communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : des consécrations épiscopales sans mandat pontifical, des ordinations d'évêques accomplies sans l'autorisation formelle du Pape. Thomas n'est pas militant. Il est père de famille, catholique pratiquant depuis l'enfance. Quelquefois par an, il fréquentait une messe en forme extraordinaire : non par idéologie, mais par un besoin qu'il ne saurait exactement nommer. Une stabilité. Un silence. Une permanence. Il n'avait pas pensé que cela le concernerait.

    Ce soir-là, après avoir couché les enfants, assis à la table de la cuisine avec sa femme, il a lu des articles contradictoires. Rappelé un beau-frère qui lui a dit avec une douceur qui faisait mal : « Tu vois où ça mène d'aller à ce genre de messe. » Ils n'ont pas dormi avant une heure du matin.

    Car derrière les prises de position se posaient des questions plus profondes, plus personnelles : à qui doit-on obéir quand tout semble vaciller ? Peut-on rester fidèle sans se trahir ? Jusqu'où va l'autorité, et où commence la responsabilité de la conscience ?

    Le mot qui revenait partout : schisme. Un mot lourd, et une peur de s'être trompé sans le savoir, d'avoir mis sa famille quelque part qui ne serait bientôt plus là où il croyait l'avoir mise.

    Je connais cette nuit.

    Des milliers de catholiques pratiquants se trouvent aujourd'hui dans la position de Thomas. Ni militants, ni indifférents. Attirés par quelque chose de solide dans la liturgie ancienne. Ils ne manquent pas d'intelligence. Ils manquent d'outils.

    Deux réponses s'opposaient : Rome exigeait la rupture avec les structures irrégulières, la FSSPX y voyait un acte de charité pastorale. Ces deux lectures existent. Elles ne demandent pas de comprendre. Elles demandent de choisir son camp.

    Ce livre est né de cette nuit intérieure.

    Vous ne trouverez pas ici une réponse toute faite. Vous trouverez les mots pour formuler la vôtre.

    Il n'absout pas. Il ne condamne pas. Il propose une autre voie, plus exigeante : comprendre avant de juger. Pour cela, il adopte une méthode inhabituelle. Il commence par construire les arguments les plus solides que l'on peut opposer à ces consécrations, comme si l'on plaidait contre elles. Puis il les examine à la lumière des réponses qui leur sont données, sans simplification ni caricature.

    Ce parcours vous laissera avec trois choses concrètes : des mots précis là où régnait la confusion, des distinctions que personne ne vous avait données, et la possibilité de juger par vous-même. Vous connaîtrez le sens exact du mot schisme, et en quoi la situation de 2026 est plus complexe qu'il n'y paraît. Vous saurez distinguer un acte valide d'un acte licite, deux réalités que la confusion actuelle mélange, et dont la distinction change tout. Vous pourrez lire un communiqué, qu'il vienne de Rome ou de la Maison généralice, sans en être captif.

    Car la question n'est pas seulement de savoir qui a raison. Elle est de savoir comment penser droit lorsque tout semble devenir incertain.

    Thomas attend encore. Son aîné fait sa première communion dans trois mois. La date ne change pas. Autour de lui, deux camps lui proposent la même chose : choisir sans comprendre.

    « Ce n'est pas la Fraternité qui a changé depuis 1988. C'est le droit qui a changé.

    Et cette distinction est celle que personne n'avait formulée clairement. »

    Ni Absolution ni Condamnation — Gérald Houzé de l'Aulnoit. 140 pages. eBook 9,99 € · Papier 17,99 €.

    Disponible sur Amazon KDP France : Lien de précommande Amazon

    Contact presse : aulnoit@yahoo.fr · +33.7.82.13.18.82

    Dossier_de_presse_NiAbsolution_BELGICATHO (1).pdf

  • Léon XIV en Afrique : la révolution silencieuse

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    De Guido Horst sur le Tagespost :

    La révolution silencieuse

    Le pape Léon XIV a adressé à l'Afrique un message simple mais clair. Son appel à un nouveau départ s'articulait avant tout autour de l'Eucharistie.

    23 avril 2026

    Pour montrer ce que signifie être chrétien. Tel était le programme simple avec lequel Léon XIV s'est rendu au Cameroun et en Angola après l'Algérie. Durant le vol Yaoundé-Luanda, il a tenu à adresser un message clair à tous les médias du monde, par l'intermédiaire des journalistes qui l'accompagnaient : il n'était pas en Afrique pour débattre avec le président américain, comme si ses discours au Cameroun et en Angola étaient des réponses indirectes aux accusations de Donald Trump.

    Non ! En quelques mots, il a résumé sa mission : « Nous continuons à proclamer le message de l’Évangile », a-t-il déclaré face aux caméras et aux micros. « Nous montrons différents aspects, tous plus beaux les uns que les autres, de ce que signifie être chrétien, suivre le Christ , promouvoir la fraternité, la confiance en Dieu, mais aussi œuvrer pour la justice et la paix dans le monde. » La proclamation de l’Évangile, la fraternité, la confiance dans le Seigneur ressuscité et la promotion de la paix. Tel était le but simple, mais profondément apostolique, de son voyage à l’étranger pendant une semaine et demie.

    Sermons solides 

    Le pape Léon XIV n'est arrivé au Cameroun et en Angola ni avec une théologie africaine, ni avec des enseignements augustiniens. Aucun pape ne rédige lui-même ses discours lors de ses voyages apostoliques. Et les rédacteurs de discours de Léon XIV sont toujours les mêmes que ceux de son prédécesseur, François – enrichis par l'expertise des spécialistes de l'Afrique au sein du Secrétariat d'État et des dicastères du Vatican. Ils ont fourni au pape des sermons solides pour ses voyages, souvent basés sur les lectures du jour. Puisque le pape Léon XIV n'a pas encore écrit d'exhortation apostolique majeure , une source importante qui a imprégné nombre de ses discours et sermons a été l'exhortation « Evangelii Gaudium », le « document programmatique » du pape François , que Léon XIV entend également aborder lors du consistoire extraordinaire de tous les cardinaux à la fin du mois de juin.

    Mais Léon XIV est allé à la rencontre de ses auditeurs là où ils devaient faire leurs preuves en tant que chrétiens : dans des régions africaines marquées par la guerre civile et les conflits armés, par la pauvreté et l’exploitation des ressources naturelles. « Il existe de nombreuses raisons et situations qui nous brisent le cœur et nous attristent », a-t-il déclaré il y a une semaine lors de la messe célébrée sur le site de l’aéroport de Bameda, une zone de crise au Cameroun, après son intervention à une réunion pour la paix dans la cathédrale.

    L’espoir d’un avenir pacifique et réconcilié, où la dignité de chacun est respectée et où tous les droits fondamentaux sont garantis, est constamment menacé par les nombreux problèmes qui accablent ce beau pays, a expliqué le Pape : « Les multiples formes de pauvreté, qui ont récemment touché de nombreuses personnes en raison de la crise alimentaire actuelle ; la dégradation morale, sociale et politique, principalement liée à une gestion des richesses qui entrave le développement des institutions et des structures ; les graves problèmes qui en résultent dans l’éducation et la santé, ainsi que l’émigration massive, notamment des jeunes. À ces problèmes internes, souvent alimentés par la haine et la violence, s’ajoutent les maux causés de l’extérieur par ceux qui continuent d’exploiter et de piller le continent africain à des fins lucratives. »

    Des paroles similaires ont été prononcées lors du premier culte en plein air en Angola, où, dimanche, sur la plage de Kilamba, il a interprété l'épisode des deux disciples sur le chemin d'Emmaüs : « Frères et sœurs, dans ce récit introductif de l'Évangile, je vois le reflet de l'histoire de l'Angola, ce pays magnifique et pourtant si meurtri, qui a faim et soif d'espoir, de paix et de fraternité. » La douleur des deux disciples rappelle les souffrances qui ont marqué l'Angola : une longue guerre civile et ses conséquences. Mais le Pape a toujours lié la description de la souffrance à l'espérance chrétienne, comme il l'a fait de nouveau lundi lors de sa deuxième messe célébrée en Angola, à Saurimo : « Car nous voyons aujourd'hui que les aspirations de nombreux peuples sont brisées par les auteurs de violences, exploitées par les tyrans et trompées par les richesses. Lorsque l'injustice corrompt les cœurs, le pain de tous devient la possession de quelques-uns. Face à ces maux, le Christ entend le cri des peuples et renouvelle notre histoire : il nous relève après chaque chute, il nous console dans chaque affliction et il nous encourage dans notre mission. » 

    La foi a besoin d'être nourrie

    Mais la foi dans le Seigneur présent a besoin d'être nourrie. Le Pape a évoqué à plusieurs reprises l' Eucharistie , comme lors de la messe célébrée vendredi au stade Japoma de Douala, au Cameroun : « L'Eucharistie que nous célébrons devient ainsi la source d'une foi renouvelée, car Jésus est présent parmi nous. » Le sacrement établit une communauté sur un chemin partagé qui transforme et sanctifie chacun. « Dans l'Eucharistie, ce banquet devient lui-même un message d'espérance face aux épreuves de l'histoire et aux injustices qui nous entourent. » Une pensée qu'il a poursuivie lundi à Saurimo : « À l'image du pain vivant qu'il nous donne sans cesse – l'Eucharistie –, son histoire est sans fin ; et c'est pourquoi il ôte la fin, c'est-à-dire la mort, de notre histoire, que le Ressuscité ouvre par la puissance de son Esprit. Le Christ est vivant ! Il est notre Rédempteur. »

    Voici l’Évangile que nous proclamons, par lequel tous les peuples de la terre deviennent frères et sœurs. Voici le message qui transforme le péché en pardon. Voici la foi qui sauve la vie ! Sur ce chemin, une sorte de révolution silencieuse est en train de se produire, a encouragé le Pape à ses auditeurs. Une révolution qui peut mener à la paix. C’est vrai, avait-il déclaré lors de la rencontre pour la paix à Bameda : « Le monde est détruit par quelques dirigeants. » Mais en même temps, il est « soutenu par des myriades de frères et sœurs solidaires ! »

    Voici les descendants d'Abraham : « Nous sommes déjà ce vaste peuple ! La paix n'a pas besoin d'être inventée. Il suffit de l'embrasser en acceptant notre prochain comme notre frère ou notre sœur. Personne ne choisit ses frères et sœurs ; il nous suffit de nous accepter les uns les autres ! Nous sommes une seule famille et nous habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les civilisations anciennes ont pris soin pendant des millénaires. »

    Parce que l’Eucharistie est pour lui une source de force essentielle, Léon XIV n’a pas omis d’évoquer un problème typiquement africain sur la plage de Kilamba : le risque que les anciennes traditions religieuses éclipsent la place centrale de la messe. C’est principalement dans la célébration de l’Eucharistie que l’on rencontre Dieu, a déclaré le Pape, avant de mettre en garde : « Il est donc toujours important de rester vigilant face à ces formes de religiosité traditionnelle qui, tout en appartenant sans aucun doute aux racines de votre culture, comportent aussi le risque de mêler des éléments magiques et superstitieux peu propices au chemin spirituel. Restez fidèles aux enseignements de l’Église, ayez confiance en vos pasteurs et gardez les yeux fixés sur Jésus, qui se révèle particulièrement dans la Parole et dans l’Eucharistie. »

  • Léon XIV et Trump : carnet d’un conflit asymétrique

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    De  sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be) :

    Léon et Trump : carnet d’un conflit asymétrique

    Le voyage de Léon XIV en Afrique — de l’Algérie au Cameroun, puis de l’Angola à la Guinée équatoriale — s’est transformé en une confrontation entre deux visions du monde radicalement opposées : celle du Pape et celle de la superpuissance américaine incarnée par Donald Trump.

    Le choix de Léon XIV d’amorcer son périple sur les terres de son maître à penser, saint Augustin d’Hippone, de doit rien au hasard. La vision géopolitique du Souverain Pontife s’inspire à ce point du De Civitate Dei qu'il a structuré l'intégralité de son discours au corps diplomatique, le 9 janvier dernier, autour du modèle des deux cités : « la cité de Dieu, éternelle, caractérisée par l’amour inconditionnel de Dieu (amor Dei) et du prochain, particulièrement des pauvres ; et la cité terrestre, […] centrée sur l’orgueil (amor sui), la soif de pouvoir et la gloire mondaine qui mènent à la destruction. »

    « Les chrétiens », a‑t-il affirmé, « sont appelés par Dieu à séjourner dans la cité terrestre, le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, qui est leur véritable patrie. » Pour le Pape, ces deux cités engendrent deux types de paix : l’une, trouvant sa source dans le Christ, qui épouse la vérité et la justice et l’autre, purement humaine, qui débouche invariablement sur de nouvelles violences au nom de l’amour-propre.

    C’est sur base de cette différence que la prédication de Léon XIV a remis plusieurs fois en question le président des États-Unis, sans jamais le nommer, à travers des allusions évidentes.

    Cette attitude a eu le don d’irriter la Maison-Blanche qui avait déjà décelé dans le discours du pape Léon au corps diplomatique le prélude d’une charge critique contre Trump. Selon des révélations de Free Press publiées début avril, le cardinal Christophe Pierre, à l’époque nonce apostolique aux États-Unis, aurait été convoqué le 22 janvier au Pentagone par le sous-secrétaire à la Défense, Elbridge A. Colby, pour s'entendre signifier ce mécontentement.

    Si la Nonciature, l’ambassade américaine près le Saint-Siège et le directeur de la Salle de presse du Vatican, Matteo Bruni, ont démenti que cet entretien inhabituel ait eu pour motif un rappel à l’ordre, la réalité d’une tension profonde a été confirmée par la suite, notamment après le début de la guerre contre l’Iran.

    Le 29 mars, dans son homélie du dimanche des Rameaux, Léon XIV, citant Isaïe, a déclaré que notre Dieu est « un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre et qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et qui la rejette en disant : ‘Même si vous multipliez les prières, je ne vous écouterai pas : ‘Quand vous étendez les mains, je détourne les yeux. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang’ (Isaïe 1, 15) ».

    Le 7 avril, à Castel Gandolfo, après que Donald Trump a menacé de détruire le peuple iranien et sa civilisation en une nuit, le Pape a confié aux journalistes, sans même attendre leurs questions, que « cela n'est vraiment pas acceptable », invitant « chacun à prier, mais également à voir comment communiquer avec les membres du Congrès, avec les autorités, pour dire que nous ne voulons pas la guerre, que nous voulons la paix ».

    Et le 11 avril à nouveau, à l’occasion de la veillée de prière pour la paix organisée à Saint-Pierre, le pape Léon a stigmatisé « ce délire d’omnipotence qui autour de nous se fait toujours plus imprévisible et agressif », arrivant à « traîner dans les discours de mort jusqu'au Nom saint de Dieu, le Dieu de la vie » et, pire, à « faire de soi-même et de son propre pouvoir l’idole muette, aveugle et sourde (cf. Psaume 115,4 – 8) devant laquelle sacrifier toutes les valeurs et prétendre que le monde entier plie le genou ».

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  • Un bain de foule pour Léon XIV à "Saint Pierre d'Afrique"

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    De Nico Spuntoni sur la NBQ :

    Un bain de foule pour Léon XIV à "San Pietro d'Africa"

    Cent mille fidèles ont assisté à la messe célébrée en la basilique de l'Immaculée Conception par le Souverain Pontife, qui, dans l'après-midi à Bata, a rencontré des prisonniers, puis des jeunes et des familles, les exhortant à « respecter la vie dès sa naissance et tout au long de son développement ». Aujourd'hui marque la dernière messe en Guinée équatoriale et le retour à Rome.

    23/04/2026

    Photo Vatican Media/LaPresse

    Le long voyage apostolique de Léon XIV en Afrique s'est achevé aujourd'hui par une messe au stade de Malabo. Il a visité quatre pays, au cours de onze jours intenses qui ont débuté par l'attaque de Donald Trump depuis les États-Unis. L'avant-dernier jour du pape a commencé à Mongomo, où il a été accueilli par une foule nombreuse avant la messe célébrée en la basilique de l'Immaculée Conception, également connue sous le nom de « Saint-Pierre d'Afrique ». Entre l'église, la place et les alentours, on estime à 100 000 le nombre de fidèles présents. Impressionné par cette affluence, Léon XIV a salué la foule avant la célébration et a béni la première pierre de la cathédrale de la nouvelle capitale. Le christocentrisme de Léon XIV s'est une fois de plus manifesté dans son homélie : « L'Eucharistie contient véritablement tout le bien spirituel de l'Église », a-t-il déclaré. « C'est le Christ, notre Pâque, qui se donne à nous. » Ce fut l'occasion de célébrer le 170e anniversaire de l'évangélisation de la Guinée. Le Pape a rendu hommage aux nombreux missionnaires, hommes et femmes, prêtres diocésains, catéchistes et fidèles laïcs qui ont consacré leur vie au service de l'Évangile. Cet exemple, offert également aux croyants d'aujourd'hui, doit conduire à une mise en pratique de la foi non seulement dans la liturgie, mais aussi dans un engagement personnel. Avec joie et sans crainte, a déclaré le Pape, présentant le modèle d'une « Église qui, précisément pour cette raison, peut être persécutée ». Léon XIV a affirmé que l'avenir du pays repose sur « un engagement commun à protéger la vie et la dignité de chaque personne ».

    Devant le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et son fils, le vice-président Teodorin, il a également plaidé pour une plus grande liberté et de meilleures conditions d'hygiène pour les prisonniers. Sa première étape à Bata fut une prison, avant un moment de recueillement devant le monument commémorant les victimes de l'explosion survenue le 7 mars 2021 dans une base militaire locale, explosion due à la négligence dans la gestion d'un dépôt de dynamite et d'autres munitions. À la prison, après avoir entendu un témoignage, le Pape s'est adressé aux détenus  en espagnol, leur rappelant que nul n'est exclu de l'amour de Dieu.

    Le dernier événement de la journée, après la visite de la prison, a été une rencontre avec des jeunes et des familles au stade Bata. Le Pape a souligné l'importance de préserver et de protéger la famille et les valeurs qu'elle transmet. Il a également cité François, rappelant que « le père et la mère, avec toute leur histoire d'amour, le couple qui aime et donne la vie, est la véritable sculpture vivante ». Aux personnes présentes, le Pape a lancé un appel au « respect de la vie dès sa naissance et tout au long de son développement, et à un sens des responsabilités envers les enfants ».
    À la fin de cet événement, le pape est parti pour Malabo. De là, il rentrera à Rome aujourd'hui.

  • Mgr Rémy Vancottem, évêque émérite de Namur, fait actuellement l'objet de mesures disciplinaires imposées par le Vatican

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    Mgr Rémy Vancottem, évêque émérite de Namur, fait actuellement l'objet de mesures disciplinaires imposées par le Vatican, révélées publiquement en avril 2026.
    Selon les informations communiquées par le diocèse de Namur, sa situation se présente comme suit :
    • Interdiction de ministère public : Depuis 2021, il a interdiction de célébrer la messe en public, d'administrer les sacrements et de porter les insignes épiscopaux.
    • Motif des sanctions : Ces mesures font suite à des manquements graves dans la gestion de cas d'abus sexuels commis par des membres du clergé lorsqu'il était en fonction. Le Vatican lui reproche une forme de "négligence coupable" ou de silence face à certains dossiers.
    • Transparence tardive : Bien que les sanctions datent de 2021, elles n'ont été rendues publiques par le diocèse de Namur qu'en avril 2026, à la suite de révélations médiatiques dans des journaux comme La Libre Belgique.
    • Statut actuel : Âgé de 82 ans, il vit retiré de toute activité officielle au sein de l'Église.
    Les sanctions imposées à Mgr Rémy Vancottem par le Vatican, bien que décidées en 2021, n'ont été clarifiées par le diocèse de Namur qu'en avril 2026 à la suite de révélations médiatiques dans La Libre Belgique.
     
    Dossiers spécifiques et faits reprochés
    Le Vatican reproche à l'évêque émérite une gestion défaillante de cas d'abus sexuels au sein du clergé durant son épiscopat (2010-2019) :
    • Manque de suivi des signalements : Les mesures disciplinaires visent des erreurs dans le traitement de plaintes pour abus sur mineurs.
    • Affaire de l'abbé Colignon (aujourd'hui décédé) : Bien que Mgr Vancottem ait publiquement exprimé sa volonté d'assumer moralement les faits en 2019, les critiques portent sur la lenteur ou l'insuffisance des réponses pastorales face à de tels dossiers. Mais la sanction, nous dit-on, serait liée à un autre prêtre qui vit  toujours et qui aurait été destitué par le pape Francois.
    • Négligence coupable : Le motif central de la sanction est le non-respect des procédures canoniques de l'époque concernant la protection des mineurs et le signalement aux autorités compétentes.
    Réaction actuelle du Diocèse de Namur
    Le diocèse, désormais sous la direction de Mgr Fabien Lejeusne (ordonné en décembre 2025), a adopté une posture de transparence forcée :
    • Reconnaissance des sanctions : Le 21 avril 2026, le diocèse a officiellement confirmé que Mgr Vancottem ne peut plus célébrer de messe en public ni porter les insignes épiscopaux depuis 2021.
    • Admission du silence passé : Le diocèse a reconnu que, jusqu'à très récemment, seule une poignée de responsables était au courant de ces mesures, expliquant que les victimes n'avaient pas été informées plus tôt de la décision romaine.
    • Engagement pour le futur : Selon les récentes déclarations publiées sur CathoBel, le diocèse affirme qu'aujourd'hui « une telle situation serait gérée différemment », soulignant une volonté de rompre avec la culture du secret.

    (avec l'aide de l'IA)

  • Léon XIV : la démocratie sans fondements mène à la tyrannie

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    De Diego Benedetto Panetta sur la NBQ :

    Léon XIV : la démocratie sans fondements mène à la tyrannie

    Dans son message à l’Académie pontificale des sciences sociales, le pape rappelle qu’en ignorant la loi morale naturelle, la démocratie peut dégénérer en tyrannie majoritaire ou servir de masque à la domination des élites . Ce risque est également manifeste sur le plan international.

    23/04/2026

    Loin d'être une simple procédure, la démocratie ne demeure saine que lorsqu'elle s'enracine dans la loi morale et une véritable conception de la personne humaine. Tels sont quelques-uns des mots que Léon XIV adressa  à l'Académie pontificale des sciences sociales, réunie en session plénière du 14 au 16 avril sur le thème : « Les usages du pouvoir : légitimité, démocratie et redéfinition de l' ordre international ».

    Lorsque le terme « légitimité » est associé à ceux de « démocratie » et d'« ordre international », la réaction de ceux qui en comprennent encore le sens est généralement l'étonnement, voire la dérision. L'image qui se forme dans l'esprit de la plupart des gens rappelle un célèbre tableau de Jean-Baptiste Isabey, représentant les ministres de divers royaumes européens (coiffés de perruques, conformément à la coutume de l'époque) débattant lors d'une session du Congrès de Vienne (1814-1815).

    Pourtant, au-delà des têtes couronnées à « restaurer », le principe de légitimité invoqué et habilement employé par le prince Klemens von Metternich visait à souligner un aspect fondamental d’une pertinence toujours actuelle : l’exercice du pouvoir doit d’abord être justifié, mais surtout, reposer sur une « véritable vision de la personne humaine », pour reprendre les termes du pape.

    « Pour les Pères de l’Église, […] la nature et la raison nous indiquent quels sont nos devoirs moraux », rappelait la Commission théologique internationale dans un document de 2009. « Dans sa quête du bien moral », lit-on, « la personne humaine s’écoute et prend conscience des inclinations fondamentales de sa nature, qui sont bien plus que de simples impulsions aveugles du désir. » Ces paroles méritent d’être réaffirmées sans cesse, particulièrement à notre époque post-1968, où l’on nous rappelle constamment la nécessité d’être « authentiques ». L’authenticité est en effet devenue synonyme d’action spontanée, sans trop d’inhibitions, sans trop de « pourquoi » qui compliquent et rigidifient la vie.

    À l’inverse, celui qui recherche le bien moral, « réalisant que les biens vers lesquels il tend naturellement sont nécessaires à son épanouissement moral, se formule, sous forme de commandements pratiques, le devoir moral de les mettre en œuvre dans sa propre vie. Il s’exprime un certain nombre de préceptes très généraux qu’il partage avec tous les êtres humains et qui constituent le contenu de ce qu’on appelle la loi naturelle » (n° 45).

    Cette redécouverte de la loi naturelle ne se limite pas à la sphère de la conscience individuelle, mais se projette directement dans l'espace public. C'est précisément à cette intersection entre morale et politique que trouve sa place dans l'intervention du Saint-Père. Le message que le Pontife a adressé à l'Académie pontificale des sciences sociales porte sur l'exercice du pouvoir et, en particulier, sur l'état de la démocratie à notre époque. Benoît XVI s'était déjà exprimé sur les limites de la démocratie moderne, perçue comme un simple rempart procédural et légaliste contre les atteintes à la loi . Comme l'a observé le pape Ratzinger , « il est évident que, sur les questions fondamentales de droit, où la dignité humaine est en jeu, le principe majoritaire ne suffit pas ».

    C'est dans cette perspective que se situe Léon XIV, ayant manifestement une compréhension claire de la distinction entre la démocratie classique, comprise comme une « forme de gouvernement », et la démocratie moderne, comprise comme le « fondement du gouvernement ». Contrairement à la première, la seconde, bien qu'elle garantisse la participation aux décisions politiques ainsi que la capacité d'élire et de contrôler les gouvernements, ignore la loi de vérité – c'est-à-dire ce qui est véritablement juste et peut devenir loi – s'exposant ainsi au risque de « devenir soit une tyrannie majoritaire, soit un masque pour la domination des élites économiques et technologiques  », comme l'affirme Léon XIV.

    Ce risque menace non seulement la démocratie, mais aussi l'ordre international. La situation actuelle révèle l'échec du simple « équilibre des puissances », qui nous a fait croire à la possibilité de trouver un terrain d'entente entre les nations. Un équilibre qui se croit capable de se passer d'un fondement objectif, apte à dialoguer avec les personnes de toutes cultures et de toutes religions, est voué à l'échec dès le départ. L'invitation que le Pape a adressée à la délégation de responsables politiques français en août 2025 incite à proposer avec une vigueur renouvelée le droit naturel comme voie de dialogue et de salut. « Il ne faut donc pas craindre de le proposer et de le défendre avec conviction », a déclaré le Pontife à cette occasion. « C’est une doctrine du salut qui vise le bien de tout être humain, l’édification de sociétés pacifiques, harmonieuses, prospères et réconciliées. »

    Depuis lors, le Saint-Père n’a cessé d’étonner, comme lorsqu’à la fin du mois de mars, lors de sa visite en Principauté de Monaco, il a admiré la « souveraineté de Jésus » qui règne dans la cité-État monégasque (du moins sur le plan institutionnel), invitant à une compréhension plus profonde de la doctrine sociale de l’Église et, surtout, à en faire un engagement concret au quotidien.

    Foi, doctrine sociale de l’Église, droit naturel, ce sont là les moyens essentiels pour garantir que la paix, une paix authentique, s'installe et devienne de plus en plus visible : « La paix ne peut se réduire à un slogan », observait Léon XIV lors de sa visite au Cameroun, « elle doit s'incarner dans un style personnel et institutionnel qui rejette toute forme de violence. [...] La paix, en effet, ne se décrète pas : elle s'accueille et se vit. C'est un don de Dieu, qui se développe par un travail patient et collectif. C'est la responsabilité de tous, et avant tout des autorités civiles. »