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Eglise - Page 514

  • Forest : une église transformée en salle d'escalade

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    Une autre manière de s'élever vers le ciel ? C'est ce qu'annonce La Libre aujourd'hui, sous la plume de Romain Masquelier :

    Façade avant de l'église Saint-Antoine de Padoue, rue des Moines 26 - Rue de Gênes 10, 2019

    L'église Saint-Antoine de Padoue à Forest transformée en... salle d'escalade : "en Belgique, c'est une première"

    Un projet prévoit de transformer la partie non utilisée de l'église Saint-Antoine en lieu d’escalade. L'enquête publique vient d'être lancée.

    5-01-2022

    C’est une reconversion surprenante qui est en passe de se produire dans la commune bruxelloise de Forest. L’église Saint-Antoine de Padoue, située rue des Moines, pourrait abriter prochainement une… salle d’escalade.

    "Un accord a été trouvé entre la fabrique d'église et une société privée. Une partie de l'église sera désacralisée et une autre restera sacralisée", nous explique la bourgmestre faisant fonction de Forest, Mariam El Hamidine (Écolo).

    La suite de l'article est réservée aux abonnés.

    Mais on nous assure que l’extérieur de l’église restera quasiment intact et que les fresques seront protégées; le culte quant à lui devrait être maintenu dans une partie de l’église.

  • Les frères de Saint-Jean ferment leur prieuré de Bruxelles (Jette)

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    Après le départ des prémontrés de la Cambre, celui des frères de Saint-Jean laissera un grand vide dans la communauté catholique bruxelloise...

    De cathobel.be :

    Les Frères de Saint Jean vont quitter Jette

    La fermeture de leur prieuré Sainte-madeleine de Jette a été annoncée ce mardi 4 janvier, en fin de journée, par les Frères de Saint Jean. Cette décision fait suite à « la nécessité d’une réorganisation de leurs effectifs dans la Congrégation, liée à une politique de décentralisation et aux départs de frères« , précise le communiqué publié par les Frères.

    En 2020, le Prieur général et le Chapitre général de la Congrégation avait décidé la fermeture de six prieurés apostoliques dont un dans leur « proprovince Europe Nord », dont fait partie la Belgique. Un « discernement difficile » a donc dû être opéré au sein du Chapitre provincial, ce qui a abouti, en décembre dernier, à la décision de fermer définitivement le prieuré de Jette. Cette fermeture sera effective au cours de l’été 2022.

    La mission des Frères de Saint Jean avait commencé à Jette en 2010, à la suite du départ des Pères Rédemptoristes qui avaient fondé le couvent de la Madeleine en 1903. Cette mission consistait principalement en l’animation spirituelle de l’église conventuelle, l’accompagnement des personnes, la formation, l’accueil de groupes dans le prieuré. Certains Frères étaient également impliqués dans le service de l’Eglise locale et dans d’autres groupes et mouvements.

    « Les frères du prieuré de Jette ont accueilli la décision de la fermeture avec tristesse : ils aiment ce lieu, cette ville et cette Eglise locale et auraient voulu continuer à s’y investir dans l’avenir« , exprime le communiqué. Durant les mois qui restent jusqu’à leur départ définitif, les Frères vont « continuer leur mission et collaborer notamment à la démarche synodale » en cours dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles.

    L’archevêché « a également accueilli cette décision avec tristesse« , note encore le communiqué. « Les Frères de Saint Jean avaient au fil des années bien trouvé leur place dans l’Eglise, spécialement à l’ouest de Bruxelles. » L’archidiocèse entamera sous peu un discernement quant à l’avenir de ce site dont celui-ci est propriétaire.

    C.H. Source : communiqué

    Lire également : Les Frères de Saint-Jean quittent Bruxelles dans la déception

  • Traditionis custodes ou la fin d'une tentative de conciliation

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    Du chanoine Laurent Jestin sur le site de la Revue Catholica :

    Fin d’une tentative de conciliation

    4 Jan 2022

    Traditionis custodes, la lettre apostolique en forme de motu proprio du pape François « sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 », a frappé par les restrictions pratiques drastiques qu’elle contient. La lettre aux évêques l’accompagnant énonce le terme visé : l’extinction de la messe célébrée selon l’usus antiquior, ce qui, plus que le ton abrupt que tous ont noté, fait de ces restrictions un changement de cap radical. Mais quel en est le fondement ? Nombre de récipiendaires, souvent pour s’en désoler ou s’en déclarer exempts, se focalisent sur l’accusation d’une collusion entre missel ancien et refus du concile Vatican II et du magistère postérieur. C’est se tromper sur l’importance de ce motif effectivement invoqué. Il est second et, pour le bien comprendre dans la logique du motu proprio, il convient de relever une première opposition, plus fondamentale, à la source du raisonnement de Traditionis custodes. Cela, qui n’apparaît qu’en filigrane dans la lettre d’accompagnement adressée aux évêques, se trouve développé par celui qu’à bon droit on considère comme l’un des inspirateurs du document papal et son interprète le plus autorisé, à savoir Andrea Grillo[1]. C’est ainsi un commentaire sur trois niveaux –  le motu proprio lui-même, la lettre qui l’accompagne, l’explicitation d’Andrea Grillo – que nous nous proposons d’entreprendre, avec pour centre l’article 1er du motu proprio, dans le parti pris assumé d’un accord substantiel entre les deux premiers et le troisième niveau.

    Lire la suite sur le site de la Revue Catholica

  • Le pape recourt-il trop souvent à des décisions autoritaires (motu proprio) ?

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    C'est l'avis du vaticaniste Aldo Maria Valli (en traduction française sur le site "Benoît et moi") :

    "Alors qu’on est sans nouvelles de la réforme de la Curie romaine (le document correspondant, la constitution apostolique Praedicate Evangelium, a désormais disparu des radars), la prolifération des lois émises par décision directe du pape, sous forme de motu proprio, sans l’implication de la curie, est remarquable. Une prolifération qui se heurte au discours constant de François sur la synodalité.

    Pour nous limiter à l’année 2021 qui vient de s’achever, voici la liste, à rebours, des lois émises par François sous la rubrique « motu proprio » [MP].

    • Lettre apostolique en forme de « Motu Proprio » par laquelle le Saint-Père institue la Commission pontificale pour la vérification et l’application du M. P. Mitis Iudex dans les Eglises d’Italie (17 novembre 2021)
    • Lettre apostolique en forme de « Motu Proprio » du Pape François Traditionis custodes sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 (16 juillet 2021)
    • Lettre apostolique en forme de « Motu proprio » du Pape François Antiquum ministerium instituant le ministère de catéchiste (10 mai 2021)
    • Lettre apostolique en forme de « Motu Proprio » du Souverain Pontife François modifiant la juridiction des organes judiciaires de l’État de la Cité du Vatican (30 avril 2021)
    • Lettre apostolique en forme de « Motu Proprio » du Souverain Pontife François concernant les dispositions sur la transparence dans la gestion des finances publiques (26 avril 2021)
    • Lettre apostolique en forme de « Motu Proprio » du Souverain Pontife François concernant la limitation des dépenses pour le personnel du Saint-Siège, du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican et d’autres entités connexes (23 mars 2021)
    • Lettre apostolique en forme de Motu Proprio du Souverain Pontife François concernant les changements en matière de justice (8 février 2021)
    • Lettre apostolique en forme de Motu Proprio, sur la modification du canon 230 § 1 du Code de droit canonique concernant l’accès des personnes de sexe féminin au ministère institué du Lectorat et de l’Acolytat (10 janvier 2021).

    Comme on le voit, un rythme remarquable. Mais huit motu proprio en un an, ce n’est pas un record. En 2016, en effet, François en a émis neuf, tout comme en 2019. En 2020, il y en a eu six, en 2017 quatre. En 2013 et 2015, trois, en 2014 et 2018, deux.

    Si l’on compare cette production avec celle de Benoît XVI, la différence est évidente. De 2005 à 2013, le pape Ratzinger n’a émis que treize motu proprio en tout, avec ce rythme : deux en 2005, aucun en 2006, deux en 2007, aucun en 2008, aucun en 2009, un en 2010, deux en 2011, trois en 2012, trois en 2013.

    Si nous revenons ensuite à Jean-Paul II, nous voyons que son maximum était de trois motu proprio par an (en 1988, 1994, 1999), mais normalement il se limitait à un ou deux par an, et pendant quatre ans (1990, 1991, 1995, 1996) il n’en a émis aucun.

    Geraldina Boni, consultante du Conseil pontifical pour les textes législatifs (un organe que Bergoglio a de facto privé de ses fonctions de révision et de contrôle) ne cache pas son inquiétude face au centralisme et à la surproduction juridique de François. Caractère organiques des lois et sécurité juridique sont des souvenirs lointains. Les règles sont souvent rédigées par des commissions créées par le pape, dans un désordre auto-alimenté car, face aux problèmes d’interprétation, arrivent des changements et des corrections qui produisent une confusion supplémentaire.

    Concernant la méthode avec laquelle François gouverne l’Église, des observateurs bien informés n’hésitent pas à parler d’absolutisme monarchique débridé et de Babel juridique. Un style sans comparaison avec les papes qui l’ont précédé.

    Mais le synode lui-même, que François exalte souvent et qui devrait représenter le triomphe de la collégialité, est compris par Bergoglio de manière singulière, comme nous l’avons vu dans les deux synodes sur la famille. De plus, le pape, malgré son exaltation (en paroles) de la synodalité, ne convoque plus les cardinaux à un consistoire et n’a donc plus de discussion ouverte avec eux.

    Le recours fréquent à l’approbation en forme spécifique de chaque nouvelle norme émise par un dicastère fait également partie du tableau. En fait, la formule exclut toute possibilité d’appel.

    Le professeur Paolo Cavana, professeur de droit canonique et ecclésiastique à l’Université libre Maria Santissima Assunta de Rome, en illustrant la situation, n’a pas hésité à parler d’une « dérive » qui « apparaît tout à fait inhabituelle dans l’Eglise catholique ». En effet,

    dans la production législative de ce pontificat, le droit tend à être perçu de manière prépondérante comme un facteur organisationnel et disciplinaire, c’est-à-dire comme une sanction, et toujours dans une fonction d’instrumentalisation par rapport à des choix de gouvernement bien déterminés, et non pas aussi comme un instrument fondamental de garantie des droits (et d’observation des devoirs) des fidèles.

    https://ilregno.it/attualita/2021/16/francesco-poco-canonico-paolo-cavana

    Des mots, il faut le noter, écrits non pas dans une publication hostile à François, mais dans Il Regno [une revue « catho-progressiste », ndt]. Et sous ce titre : François (peu) canonique."

  • Le cardinal Pell appelle le futur pape à maintenir la pureté de la tradition apostolique

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    Lu ICI :

    Cardinal Pell : « maintenir la pureté de la tradition apostolique »

    04 JANVIER, 2022

    La première partie de son Journal de prison vient d’être publiée en Pologne. Interrogé par l’agence polonaise catholique KAI le 27 octobre 2021, le cardinal Pell s’est exprimé sur son « expérience humaine » et l’avenir de l’Eglise.Le cardinal George Pell, accusé en 2017 d’abus sexuels, avait été transféré en 2019 dans une prison de Melbourne (Australie), condamné par la justice de son pays à six ans de prison. Malgré l’absence de preuves et sous le feu des médias, le cardinal y a purgé une année, après quoi la Cour suprême, dans un verdict unanime, l’a acquitté et blanchi de toutes les accusations.

    L’ancien archevêque de Sydney et préfet du Secrétariat de l’économie a passé plus d’un an pour son crime présumé dans une unité où les détenus sont condamnés à l’isolement et ne se rencontrent jamais. L’humiliation d’être en prison est la première des croix : « C’était une punition humaine, et ce n’était certainement pas un séjour à l’hôtel », déclare le cardinal.

    « Je savais que j’étais innocent. J’étais conscient que le jugement le plus important m’attendait devant le Créateur. » Cependant le prélat australien ne cache pas « n’avoir jamais été absolument certain d’être disculpé lors des procès australiens ».

    Dans son Journal le cardinal précise que lorsqu’on l’interrogeait au sujet de la souffrance non méritée, il avait l’habitude de répondre que « le Fils de Dieu, Jésus, n’a pas eu droit à une promenade de santé ».

    Dans cette prison de sécurité maximale, il y avait de « grands criminels qui ont choisi de rester dans cette voie », dit le prélat, mais aussi les autres prisonniers qui « distinguent clairement le bien du mal et reconnaissent l’existence du bien ». Un détenu correspond régulièrement avec le cardinal, qui le décrit comme un « ami ».

    Agé de 80 ans, le prélat australien ne pourra participer au prochain conclave. Il n’hésite pas cependant à évoquer ce qu’il aimerait faire savoir avant le conclave.

    « Je voudrais dire au futur pape que l’un des défis les plus importants est de maintenir la pureté de la tradition apostolique. Nous sommes des serviteurs et des défenseurs de l’enseignement du Christ et des apôtres. Nous ne sommes pas autorisés à en retrancher des parties ou à le déprécier. Nous ne sommes pas les maîtres de la tradition apostolique. »

    Rappelant que l’apostasie s’étend, le cardinal Pell  précise : « d’une certaine manière, nous revenons à ce qu’était la société dans l’Empire romain ». C’était « une société brutale faite d’esclavage, de violence et d’infanticide. Les gens ne reconnaissaient pas leurs obligations envers les personnes malades.

    « La pitié et la compassion étaient considérées comme de mauvaises qualités, des faiblesses. Les gens ne croyaient pas au pardon. La société païenne du futur sera beaucoup plus difficile et moins clémente que notre société. »

    Le prélat demande que « les bons chrétiens et les personnes de bonne volonté unissent leurs forces », afin de « limiter et contrôler les éventuels mauvais changements ». Et d’insister sur le besoin de personnes de bonne volonté qui ont le courage d’agir selon leurs propres convictions.

    (Sources : kai/DICI n°415 – FSSPX.Actualités)

  • Neuvaine à la Vierge des Pauvres apparue à Banneux

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    Neuvaine à la Vierge des Pauvres (source)

    Le 15 janvier 1933 est la date de la première apparition de la Vierge à Banneux; c'est donc le moment de "faire" une neuvaine pendant les jours qui précèdent cet anniversaire. 

    Introduction

    Au cours de ses huit apparitions à Banneux, la Vierge des Pauvres a lancé à trois reprises un appel pressant à la prière: «Priez beaucoup ».  Elle reprend une recommandation de Jésus lui-même qui parle de « la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager». (Luc 18,1)   Les apôtres ont répété le même conseil.  St Paul écrit : « soyez assidus à la prière» (Rom 12, 12), « Priez sans relâche » (1 Thess. 5, 17)  Après l’Ascension, les disciples ont consacré à la prière ces jours d’attente de la Pentecôte.  Ils ont demandé l’Esprit Saint.  Ils ont été exaucés.  Le résultat merveilleux de cette première neuvaine de jours est à l’origine de la pratique des neuvaines dans l’Eglise.  

    Marie participait à cette prière, elle qui avait fait l’expérience de toutes les mamans qui attendent pendant une neuvaine de mois, la naissance de l’enfant qu’elles portent.

    Prions avec confiance la Vierge des Pauvres:  demandons-lui de nous aider à prier et à nous laisser guider par l’Esprit dans la prière et dans notre vie.

    Invocations

    VIERGE DES PAUVRES conduis-nous à Jésus, Source de la grâce.

    VIERGE DES PAUVRES sauve les Nations.

    VIERGE DES PAUVRES soulage les malades.

    VIERGE DES PAUVRES soulage la souffrance.

    VIERGE DES PAUVRES prie pour chacun de nous.

    VIERGE DES PAUVRES nous croyons en Toi.

    VIERGE DES PAUVRES crois en nous.

    VIERGE DES PAUVRES nous prierons beaucoup.

    VIERGE DES PAUVRES  bénis-nous.

    VIERGE DES PAUVRES  Mère du Sauveur Mère de Dieu, merci!

    N.B. : Il est recommandé de réciter ces invocations chaque jour après la prière indiquée ci-dessous. On peut y ajouter une dizaine du chapelet, ou si possible, un chapelet entier.

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  • L'intention du pape pour janvier 2022 : les victimes de discrimination et de persécution religieuse

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    De Vatican News, cette intention sans mention particulière pour les persécutions dont sont victimes de façon très cruciale les chrétiens à travers le monde :

    En janvier, le Pape prie pour les victimes de persécutions religieuses

    La première intention de prière du Pape François en 2022 est consacrée à la lutte contre la discrimination et la persécution religieuses. Le Saint-Père rappelle que la liberté religieuse ne se limite pas à la liberté de culte, mais qu'elle est liée à la fraternité.

    «Comment se peut-il qu’aujourd’hui tant de minorités religieuses souffrent de discriminations ou de persécutions?

    Comment pouvons-nous permettre, dans une société si civilisée, que des personnes soient persécutées en raison du seul fait qu’elles professent publiquement leur foi? Non seulement c’est inacceptable, mais c’est inhumain: c’est une folie.   

    La liberté religieuse ne se limite pas à la liberté de culte, à savoir au fait de pouvoir pratiquer son culte le jour qui est prescrit par les livres sacrés, mais elle consiste à valoriser l’autre dans sa différence et à voir véritablement dans l’autre un frère.

    Nous avons tellement de choses en commun en tant qu’êtres humains que nous pouvons vivre en accueillant nos différences dans la joie d’être frères.

    Qu’une différence, qu’elle soit petite ou substantielle comme la différence religieuse, ne nous empêche pas de voir la grande unité d'être frères!

    Choisissons le chemin de la fraternité. Parce que soit nous sommes frères, soit tout s’écroule.

    Prions pour que les victimes de discrimination et de persécution religieuse trouvent dans la société la reconnaissance de leurs droits, et la dignité qui vient de la fraternité.»

  • Le 4ème centenaire de la Congrégation "de Propaganda Fide"

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

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    VATICAN - 6 janvier 1622 : Le Pape Grégoire XV fonde la Congrégation "de Propaganda Fide" pour la réunification des chrétiens et la propagation de la foi

    Cité du Vatican (Agence Fides) - Il y a quatre cents ans, en la solennité de l'Épiphanie du Seigneur, le 6 janvier 1622, le Pape Grégoire XV fondait la Sacrée Congrégation " de Propaganda Fide " comme organe suprême de propagation de la foi, en lui assignant un double objectif: favoriser la réunification des chrétiens et répandre la foi parmi les païens. La nouvelle Congrégation était composée de 13 cardinaux, de deux prélats et d'un secrétaire, Francesco Ingoli, qui se sont réunis pour la première session le 14 janvier dans la maison du premier préfet, Antonio Sauli. L'une des décisions immédiates a été d'écrire une lettre aux nonces apostoliques les informant de la nouvelle Congrégation, leur demandant d'envoyer un rapport sur la situation de la religion dans leurs territoires et de proposer des moyens appropriés pour propager la foi. Trois cardinaux - Bandini, Millini et Ubaldini - ont été chargés de préparer la bulle pour l'érection canonique de la Congrégation. Le 22 juin 1622, le Pape Grégoire XV publie la bulle "Inscrutabili divinae Providentiae arcano", dans laquelle, partant du salut du monde réalisé par Dieu à travers le sacrifice de son Fils unique, il affirme que "nous avons le devoir d'employer tous nos soins, tous nos efforts, pour amener les âmes au Christ" (cf. W.Henkel, OMI, dans Dizionario di Missiologia).

    La tâche de la nouvelle Congrégation était donc de s'occuper de l'activité missionnaire de l'Église, dans l'ancien et le nouveau monde, avec des objectifs éminemment spirituels, en abandonnant la pratique missionnaire délétère suivie jusqu'alors par les patronages coloniaux des puissances européennes et en dépassant les tendances particularistes de l'action missionnaire des ordres religieux. La Congrégation a également reçu le pouvoir de décision nécessaire pour assurer la rapidité et l'efficacité de la grande tâche d'évangélisation. En 1627, le pape Urbain VIII a fondé le Collège urbain de Propaganda Fide, destiné à la formation du clergé séculier pour les missions, et l'Imprimerie polyglotte, pour imprimer des documents et des textes dans les différentes langues des peuples.

    Au cours des 400 dernières années, diverses interventions du Magistère ont précisé les tâches et l'organisation du Dicastère Missionnaire, qui s'appelle aujourd'hui "Congrégation pour l'Évangélisation des Peuples", tout en maintenant inchangés ses objectifs fondamentaux et en les adaptant à l'évolution de la situation historique, sociale et culturelle.

    La Constitution Apostolique "Pastor Bonus" de Jean-Paul II a confirmé le principe général de juridiction énoncé par le Concile Vatican II (cf. Ad Gentes, 29), selon lequel : "Il appartient à la Congrégation de diriger et de coordonner dans le monde entier l'œuvre même d'évangélisation des peuples et de coopération missionnaire" (85). Parmi les principaux objectifs du Dicastère Missionnaire figurent : assurer une répartition adéquate des missionnaires ; veiller à la formation du clergé séculier et des catéchistes ; confier aux Instituts, aux Sociétés religieuses ou aux Eglises particulières, l'évangélisation des territoires de mission.

    Selon des statistiques récentes, publiées à l'occasion de la Journée mondiale des missions du 24 octobre 2021 (voir Fides 21/10/2021), il existe aujourd'hui 1 117 circonscriptions ecclésiastiques dépendant de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples : la plupart se trouvent en Afrique (517) et en Asie (483), suivies de l'Amérique (71) et de l'Océanie (46). Le terme circonscriptions ecclésiastiques désigne les archidiocèses, les diocèses, les abbayes territoriales, les vicariats apostoliques, les préfectures apostoliques, les missions sui juris, les prélatures territoriales, les administrations apostoliques, les ordinariats militaires. (SL) (Agence Fides 03/01/2022)

  • Amoris Laetitia : accompagner, discerner, intégrer

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    De l'abbé Sréphane Seminckx, docteur en médecine et en théologie, sur didoc.be :

    Accompagner, discerner, intégrer

    .

    Dans le chapitre VIII de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia, le pape François propose d’accompagner, de discerner et d’intégrer la fragilité. Dans un autre contexte, les évêques de Belgique ont rappelé il y a quelques mois l’importance de cette ligne de conduite (communiqué du 17-3-21).

    De ces trois verbes — accompagner, discerner, intégrer —, le deuxième constitue comme la charnière de l’approche pastorale de l’Eglise : l’accompagnement favorise le discernement qui ouvre à son tour le chemin de conversion et de pleine intégration dans la vie de l’Eglise.

    « Discerner » est une notion classique. Saint Jean-Paul II emploie déjà ce terme dans Familiaris Consortio (n. 84) : « Les pasteurs doivent savoir que, par amour de la vérité, ils ont l’obligation de bien discerner les diverses situations. » Benoît XVI rappelle presque littéralement la même idée dans Sacramentum Caritatis (n. 29).

    Ce qu’est le discernement

    « Discerner » consiste à « faire la vérité » sur la situation d’une personne face à Dieu, vérité qu’en fait Dieu seul connaît pleinement : « car, quoique je ne me sente coupable de rien, je ne suis pas pour cela justifié : mon juge, c’est le Seigneur. » (1 Co 4, 4)

    Cependant, « l’Esprit de vérité (…) vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13). Le Saint-Esprit nous connaît mieux que nous-mêmes et nous invite à nous connaître en Lui. Le « discernement » est notre effort pour répondre à la lumière et à la force accordées par l’Esprit de vérité. Le lieu par excellence du discernement est la prière.

    Le discernement porte d’abord sur les circonstances qui ont amené à s’éloigner de Dieu. Parlant de personnes divorcées et remariées, saint Jean-Paul II donne les exemples suivants : « Il y a en effet une différence entre ceux qui se sont efforcés avec sincérité de sauver un premier mariage et ont été injustement abandonnés, et ceux qui par une faute grave ont détruit un mariage canoniquement valide. Il y a enfin le cas de ceux qui ont contracté une seconde union en vue de l'éducation de leurs enfants, et qui ont parfois, en conscience, la certitude subjective que le mariage précédent, irrémédiablement détruit, n'avait jamais été valide. » (Familiaris Consortio 84). Connaître ces circonstances permet au pécheur d’évaluer sa responsabilité et de tirer une expérience du mal commis, et au prêtre d’adapter son approche pastorale.

    Discerner, c’est aussi apprécier — typiquement dans le chef du confesseur — s’il y a dans l’âme du pécheur un désir de conversion. Ce point est décisif : si ce désir sincère existe — même sous la forme la plus élémentaire —, tout devient possible. Un chemin d’accompagnement et de retour à la pleine communion dans l’Eglise peut être entamé.

    En troisième lieu, discerner, c’est découvrir les causes de l’éloignement de Dieu, ce qui déterminera aussi le chemin de conversion. Amoris Laetitia a voulu rappeler explicitement le n. 302 du Catéchisme de l’Eglise Catholique : « l’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux. »

    Les accompagnateurs spirituels connaissent bien ces facteurs, qui jouent souvent un rôle déterminant dans la situation d’une âme. Actuellement, le premier et le plus important est l’ignorance de la plupart des fidèles : « Aujourd’hui une autre question se pose de manière très sérieuse. Il y a actuellement un nombre croissant de païens baptisés : je veux dire par là des gens qui sont devenus chrétiens parce qu’ils ont reçu le baptême, mais qui ne croient pas et qui n’ont jamais connu la foi. » (Joseph Ratzinger – Benoît XVI)

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  • Les convertis au christianisme persécutés en Algérie

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    De

    En 2021, l’enfer des Algériens convertis au christianisme s’est accentué

    L’exercice d’un culte en Algérie – musulman on non musulman – est lié à l’obtention d’un agrément fixant le lieu du culte et d’un autre désignant le prédicateur, en vertu d’une loi inique de février 2006. Plusieurs procès ont été intentés ces derniers mois contre des Algériens pour atteinte aux préceptes de l’islam, notamment contre des convertis au christianisme. Les autorités algériennes ont également procédé à la mise sous scellés de plusieurs églises principalement les églises protestantes de Kabylie.

    Récemment, une cour d’appel en Algérie a condamné Foudhil Bahloul, un Algérien converti, à six mois de prison avec sursis et à une amende de 100 000 dinars algériens (environ 720 dollars) pour un transfert de 200 euros considéré comme un «don non autorisé» en vertu d’une loi discriminatoire utilisée contre les minorités religieuses.

    «Foudhil Bahloul n’aurait jamais dû être poursuivi en justice en premier lieu – personne ne devrait être puni pour ses croyances religieuses ou pour avoir pratiqué sa foi. La cour d’appel a eu la possibilité d’annuler une condamnation injuste et a pourtant insisté sur une peine de prison, même si elle était avec sursis. Ce verdict est un signe troublant de la détermination des autorités algériennes à réprimer le droit à la liberté de religion et de conviction et ajoute au climat de peur croissant en Algérie, en particulier pour les minorités religieuses, et jette les bases de nouvelles violations des droits en vertu de la prétexte de réglementer le culte non musulman en vertu de la loi 06-03», a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

    «Depuis 2017, les autorités algériennes ont utilisé cette loi pour persécuter effrontément les minorités religieuses. Il est grand temps de l’abroger et d’annuler tous les verdicts qui en découlent, y compris dans le cas de Foudhil Bahloul», a déclaré l’ONG.

    Des agents de la gendarmerie ont arrêté Foudhil Bahloul et trois de ses amis à Aïn Defla (nord) en avril 2021 avant de perquisitionner son domicile et de saisir des livres et du matériel liés à la foi chrétienne. Le 21 juillet, M ahloul a été jugé sans avocat et les témoins n’ont pas été autorisés à témoigner devant le tribunal d’Ain Defla. Sur la base de la loi 06-03 de 2006, qui comprend un certain nombre de dispositions trop larges et vagues qui criminalisent la liberté de croyance, il a été condamné à six mois de prison et à une amende de 100 000 dinars algériens (environ 720 dollars).

    En mai, un haut dignitaire religieux algérien a déclenché une violente polémique en affirmant que «l’Algérien ne peut être que musulman»«L’islam et le nationalisme sont les deux faces d’une même pièce», a estimé le président du Haut Conseil islamique (HCI), Bouabdellah Ghlamallah, dans un discours prononcé le 5 mai à l’occasion du 90anniversaire de l’Association des oulémas musulmans algériens, créée en 1931 pendant la colonisation française (1830-1962).

    Bouabdellah Ghlamallah a même contesté l’identité algérienne des non-musulmans. «Les graines semées par la France commencent à germer et les ouléma musulmans algériens doivent y faire face et poursuivre le djihad [«effort»] national et théologique pour éradiquer ces résidus», a souligné l’ancien ministre des affaires religieuses, dont les propos ont été rapportés par des médias proches du régime.

    Pour beaucoup, le discours du président du HCI n’est qu’un anneau de chaîne des tensions franco-algériennes, notamment autour de la très houleuse question mémorielle. À l’occasion du 60anniversaire de l’indépendance de l’Algérie (1962), le président français Emmanuel Macron a entrepris une série d’«actes symboliques» afin de tenter de «réconcilier les mémoires», sans geste de réciprocité jusqu’à présent côté algérien, lequel brouille toujours les ressorts de ce dossier.

  • Vatican : un imbroglio financier et judiciaire qui risque d'être embarrassant pour le pape

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    Un article de Sandro Magister sur Settimo Cielo

    Le procès du siècle requiert le pape au tribunal. Qui risque également un incident avec la Chine.

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    Parmi les documents en possession du tribunal du Vatican appelé à juger le cardinal Giovanni Angelo Becciu et d'autres accusés, dont la prochaine audience est fixée au 25 janvier, figure une note d'information au sommet de laquelle il est écrit que "lors de l'audience du 6 avril dernier, le Saint-Père a donné la permission de rendre publique la note susmentionnée". Signé : Edgar Peña Parra, Secrétaire d'État par intérim.

    C'est ce que fait Settimo Cielo dans ce billet : fournir aux lecteurs les caractéristiques essentielles de ce document jusqu'ici inédit, remis par Peña Parra au tribunal du Vatican pour décrire la situation de la Secrétairerie d'État au moment de sa prise de fonction en tant que suppléant, le 15 octobre 2018, " ainsi que certains aspects du travail de la Secrétairerie d'État concernant l'immeuble du 60 Sloane Avenue à Londres ".

    Le dossier compte 322 pages, avec de nombreuses annexes, mais les pages clés sont les vingt premières avec la note de Peña Parra. Il s'agit notamment d'informations qui pourraient créer un incident diplomatique avec nul autre que la Chine.

    En effet, on y lit "quelques nouvelles fournies par l'archevêque de Vilnius (Lituanie) concernant l'insécurité" du système informatique du Vatican. M. Peña Parra a précisé : "Un neveu de l'archevêque, expert en la matière, avait la preuve de l'intrusion de la Chine dans notre système informatique et nous en avions la preuve".

    *

    Au-delà de la vulnérabilité informatique, le tableau que Peña Parra dresse de la Secrétairerie d'État et en particulier de son bureau administratif dirigé à l'époque par Mgr Alberto Perlasca est résolument critique.

    "Le Saint-Père avait demandé un audit du bureau administratif et des fonds de la Secrétairerie d'État, qui aurait dû être achevé avant l'arrivée du nouveau remplaçant", c'est-à-dire Peña Parra à la place de son prédécesseur Becciu.

    Mais rien de tout cela n'a été fait. M. Peña Parra a écrit que M. Perlasca a justifié son manquement en arguant que "la Secrétairerie d'État avait vécu des moments très difficiles ces dernières années avec le Secrétariat à l'économie, en raison des prétentions du cardinal George Pell à prendre le contrôle de toute l'administration du Saint-Siège, ce qui signifiait interférer dans les compétences propres de la Secrétairerie d'État dans le domaine administratif. Deuxièmement, Mgr Perlasca était d'avis que tant le précédent Auditeur général, le Dr Libero Milone, que l'actuel Auditeur général, le Dr Alessandro Cassinis Righini, n'étaient pas des personnes dignes de confiance".

    Peña Parra écrit que l'auditeur et lui-même ont insisté à plusieurs reprises pour que la volonté du pape soit respectée. Mais en vain. Le bureau administratif a fait une "grève blanche", sans changer d'un iota son "modus operandi" systématique, décrit comme suit :

    "C'est un mécanisme dans lequel le supérieur est mis sous pression, le poussant à agir rapidement, prévoyant des événements 'catastrophiques', tels que : 'Si vous ne signez pas immédiatement, vous risquez de perdre beaucoup d'argent'. [J'ai souvent été interrompu de manière inattendue lorsque je recevais des ambassadeurs, des évêques, etc. pour signer des documents urgents qui, selon eux, ne pouvaient pas attendre la fin des entretiens. [Le leitmotiv constant était que je ne connaissais pas la "machine" et que, par conséquent, les incertitudes que je soulevais n'étaient pas fondées et ne faisaient que ralentir le travail du bureau administratif".

    La mauvaise gestion concernait également l'argent détenu par le Secrétariat d'État, déposé dans trois fonds de placement et dans pas moins de treize banques, les contrats respectifs étant "presque toujours conclus en faveur des contreparties". Sans parler des "erreurs graves" dans les comptes, qui ont "gonflé de manière injustifiée la valeur du patrimoine géré par le Secrétariat d'État", qui, à une certaine date, a été considéré comme valant 603 millions d'euros alors qu'il s'agissait en fait de 425 millions.

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  • Où va l’Eglise aujourd’hui ? L’évêque de Toulon-Fréjus, Mgr Dominique Rey, 70 ans, n’a pas dit son dernier mot :

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    Lu sur le site web du « salon beige »,sous la signature d’Antoine Bordier :

    Rey 20211219-212418b-scaled-735x600.jpg« Une page se tourne avec l’évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey : celle de 2021. Une autre, toute blanche encore, va se noircir de quelques lettres, de quelques mots, de quelques phrases : celle de 2022. Celui qui fêtait ses 20 années à la tête du diocèse, l’année dernière, fêtera, en 2022, ses 70 ans de pèlerinage terrestre, ou plutôt de navigation maritime. Car, face aux avis de tempête, sur cette mer agitée, il est entre deux eaux, comme l’Eglise de France. Dort-il comme le Christ au fond de sa barque ? Navigation en eaux troubles, avec cet évêque-skipper au long cours.

    Comme à son habitude, même si le poids de l’âge et de la fonction commence à se faire sentir, Mgr Rey est en forme. Il blague, le sourire en coin. Dans sa voiture blanche – elle n’est pas blindée et n’a pas vocation à se transformer en papamobile – il écoute ses chanteurs préférés. Ils appartiennent à l’ancien-temps, à celui où les chanteurs étaient des conteurs, des poètes. Il écoute du Léo Ferré, du Brassens, du Brel. Cette fois-ci, alors que sa voiture roule en direction du Séminaire de La Castille, où l’attendent les 60 séminaristes qui ont préparé un temps festif, à l’approche de Noël, il écoute la chanson de Pierre Bachelet, L’homme en blanc. Les paroles sont surprenantes de réalisme, même si elles appartiennent désormais au passé :

    « Il descend de l’avion, il embrasse la terre. A genoux sur le sol, comme on fait sa prière. Et, même les officiels ne savent plus quoi faire, avec leurs vieux discours, leur tenue militaire. Il arrive, il descend, il est là l’homme en blanc… »

    Cet homme, c’est le pape Jean-Paul II. Mgr Rey appartient à sa génération. Il entre au Séminaire presqu’au même moment où Karol Wojtyla devient pape, moins de deux ans après en 1980. Il sera ordonné en 1984, par le cardinal Jean-Marie Lustiger, l’archevêque de Paris.

    Aujourd’hui dans son diocèse, il regarde l’année 2021, et, constate facilement que

    « la pandémie a chamboulé nos habitudes. Comme dans toute la France nous avons été très affectés par le virus. Les conséquences de la pandémie, dans tous les domaines, ont été négatives. Il existe une réelle inquiétude pour l’avenir. Nous sommes entrés dans un cycle où la fragilité, la peur, voire la folie sont présents. Des personnes se sont retrouvées extrêmement seules. Et, que dire de la pression médiatique et des décisions politiques et gouvernementales ? »

    Durant cette crise de pandémie mondiale, le diocèse de Fréjus-Toulon a perdu quelques ouailles, dans la bataille. Mais, il a su rebondir et offrir de nouveaux services à ses fidèles pour vivre sa foi et les célébrations.

    « Face aux situations très difficiles, très anxiogènes, des jeunes se sont levés, ils ont organisé des maraudes, pour visiter les personnes seules. Grâce aux nouvelles technologies de l’information et à internet, nous avons lancé un réseau social qui s’appelle La Traversée. Plus de 30000 personnes ont adhéré et participé à différents parcours sur l’espérance, la miséricorde. Nous avions la Messe quotidienne via notre chaîne YouTube. »

    Un évêque sur le pont

    Confronté à cette crise de Covid-19, à celle des vocations, à la déchristianisation, Mgr Rey ne baisse pas les bras. Au contraire, il remonte d’autant plus les manches de son pull-marin au-dessus des coudes. Cet homme de Dieu est un véritable navigateur, qui a plus d’une solution dans son sac de marin-pèlerin.

    « Oui, je suis un pèlerin. J’arpente les chemins, les routes et les ruelles de mon diocèse. Je ne suis pas un gestionnaire de Dieu. Je ne suis pas un fonctionnaire de l’Eglise. Je suis un pèlerin. »

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