Mois de juin : mois du Sacré-Coeur
Du Pape François :
« Au mois de juin, la piété populaire nous fait prier avec plus de ferveur le Coeur Sacré de Jésus. Que ce Coeur miséricordieux vous enseigne à aimer sans rien demander en échange et qu’il vous soutienne dans les choix de la vie les plus difficiles. »
Le pape a recommandé la prière au Coeur du Christ spécialement pour son ministère et pour tous les prêtres : « Priez-le aussi pour moi et pour mon ministère mais aussi pour tous les prêtres afin qu’il fortifie leur fidélité à l’appel du Seigneur. »
« Je vous invite, pendant tout le mois de juin, à prier le Coeur de Jésus et à soutenir vos prêtres par votre proximité et votre affection de façon à ce que les prêtres soient l’image de ce Coeur plein d’amour miséricordieux. »
Et en s’adressant aux jeunes, aux malades, et aux nouveaux mariés : « Puisez au Coeur de Jésus la nourriture et la boisson spirituelle de votre vie afin que, nourris du Christ vous soyez des personnes nouvelles, profondément transformées par cet amour divin. »
« La fête du Sacré-Cœur nous rappelle que Dieu nous a aimés en premier : Lui nous attend toujours pour nous accueillir dans son cœur, dans son amour. »
Pour le pape François, pape jésuite, « le cœur du Christ est le centre de la miséricorde » : il l’a rappelé aux prêtres à l’occasion de leur Jubilé de la miséricorde, le 2 juin 2016, à Sainte-Marie Majeure. Il leur a recommandé de lire l’encyclique de Pie XII « Haurietis Aquas » sur le Cœur du Christ. Il a souligné que « la miséricorde est une question de liberté », de cœur à cœur.
L’encyclique de Pie XII a été publiée le 15 mai 1956. On peut la trouver en ligne en français dans la traduction du spécialiste du Cœur de Jésus qu’était le P. Edouard Glotin SJ en cliquant ici.
Le pape a insisté, lors de son voyage en Equateur, le 9 juillet 2015, sur les fruits de la Consécration au Coeur du Christ – qui est un renouvellement de la grâce du baptême -, en disant: « Cela tournait dans ma tête et je priais. J’ai demandé à Dieu plusieurs fois dans la prière : « Qu’est-ce que ce peuple a de différent ? » Et ce matin, en priant, cela s’est imposé à moi : la consécration au Sacré-Cœur. Je pense que je dois vous le dire comme un message de Jésus. Toute cette richesse que vous avez, la richesse spirituelle de la piété, de la profondeur, viennent d’avoir eu le courage, en dépit de moments très difficiles, de consacrer la nation au Cœur du Christ, ce coeur divin et humain qui nous aime tant. (…) Et ensuite, quelques années après, la consécration au Cœur de Marie. N’oubliez pas que cette consécration est un jalon dans l’histoire du peuple de l’Équateur. Et à propos de cette consécration, je sens que cette grâce que vous avez, cette piété, cette chose qui vous rend différents, vous vient de là. »





Ce chant d'entrée de la fête du Saint-Sacrement est aussi celui du lundi de la Pentecôte dans le répertoire de la forme extraordinaire. La Pentecôte est aujourd'hui davantage liée au sacrement de confirmation, mais dans l'antiquité, elle était, comme la fête de Pâques, un moment liturgique privilégié pour la réception des sacrements de l'initiation (baptême, eucharistie, confirmation). Le chant d'entrée du lundi de la Pentecôte, avec la mention du froment et du miel, faisait écho à celui du lundi de Pâques qui s'adressait aux néophytes en leur disant : « Le Seigneur vous a introduits dans une terre où coulent le lait et le miel... » L'Eucharistie se trouve au cœur de cette liturgie baptismale et ces belles images paradisiaques de nos deux introïts s'unissent pour célébrer le sacrement de la nourriture vitale des chrétiens qui est le Christ lui-même. Aux premiers communiants, on faisait boire jadis un mélange de lait et de miel qui symbolisait la douceur du Seigneur caché dans l'hostie se donnant avec prédilection aux âmes innocentes, aux âmes des enfants. On retrouve ici l'image du miel que les abeilles, en Palestine, confectionnaient parfois dans le creux des rochers. Le rocher ou la pierre, est une autre image du Christ, fondement de notre foi. L'Eucharistie est précisément le sacrement de la foi, Mysterium fidei , « Il est grand le mystère de la foi », s'écrie le prêtre après la consécration. Quant à la fleur de froment, c'est le grain purifié de son enveloppe, le grain dans sa pureté, dans sa nudité, ce qui évoque le sacrifice et donc le mystère de la croix dont l'Eucharistie est aussi le sacrement. Saint Ignace d'Antioche souhaitait devenir le froment du Christ, c'est-à-dire être moulu par la dent des bêtes et devenir un pain très pur, à l'exemple de son Maître. Le texte de notre chant d'entrée est donc très évocateur, on le voit. Il nous parle d'une nourriture à la fois fondamentale et mystérieuse qui convient très bien pour suggérer l'Eucharistie.