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Foi - Page 572

  • Notre-Dame : l'actualité

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    L'actualité sur le site aleteia.org :

    La rédaction d'Aleteia/Bérengère Dommaigné

    Les cloches de toutes les cathédrales résonneront ce mercredi à 18h50

  • L'incendie de Notre-Dame sur aleteia.org

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    ACTUALITÉS
    Agnès Pinard Legry

    Notre-Dame de Paris défigurée mais debout

    ACTUALITÉS
    Caroline Becker

    Emmanuel Macron : « Cette cathédrale, nous la rebâtirons »

    ACTUALITÉS
    La rédaction d'Aleteia

    EN DIRECT : Notre-Dame de Paris ravagée par un incendie

    ACTUALITÉS
    Agnès Pinard Legry

    Témoignages : les flammes de Notre-Dame brûlent le cœur des Français

    CULTURE
    Caroline Becker

    Notre-Dame de Paris : une charpente qui avait résisté à tous les outrages

    ACTUALITÉS
    Marzena Devoud

    Notre-Dame de Paris : « Croyants ou pas, nous avons tous les larmes aux yeux »

    TRIBUNES
    Xavier Patier

    Notre-Dame brûle, la France sur la croix

     
    TRIBUNES
    François Huguenin

    Le feu dans notre Église

    SPIRITUALITÉ
    Christiane Rancé

    « Je prie pour que Notre-Dame rassemble les chrétiens et tous les hommes de bonne volonté »

    Bérengère Dommaigné
    Incendie de Notre-Dame : des Français prient dans la rue et sur le web
     
    Caroline Becker
    Notre-Dame de Paris, témoin des grands évènements de l’Histoire
     
    Nicolas Boutin
    Incendie à Notre-Dame de Paris : la classe politique face à un évènement historique
     
    I-Media
    Incendie à Notre-Dame : le Vatican exprime son « incrédulité » et sa « tristesse »
     
    Caroline Becker
    Vidéo : les larmes de Stéphane Bern face à l’incendie de Notre-Dame de Paris
     
    Marzena Devoud
    Incendie de Notre-Dame de Paris : émoi dans le monde entier
  • Tous en deuil de Notre-Dame

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    De l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur Metablog :

    Nous sommes tous en deuil...

    ...Non pas pour des raisons qui seraient proprement spirituelles, car les pierres vivantes de notre édifice spirituel restent et resteront immarcescibles, inaccessibles aux flammes. Ce qui est touché dans cet incendie dantesque, qui a pris au pieds de la flèche de Notre-Dame de Paris, et qui, à l'heure où j'écris, n'a pas cessé ses ravages, c'est cette connexion intime entre le spirituel et le charnel, c'est le symbole historique d'une sacralité française qui part en fumée. Une sacralité qui exprime aussi l'exception européenne et chrétienne.
     
    Regrets ? La cathédrale n'était manifestement pas équipée des dispositifs de sécurité qui aurait pu enrayer le premier foyer de flammes : économie de... bouts de chandelles!
     
    Par ailleurs, comment expliquer l'intensité si soudaine  des flammes, leur progrès si rapide : rien à voir avec l'incendie de la cathédrale de Nantes, voici quelques décennies... Vous pensez comme moi ? En tout cas, géopolitique ou simple négligence, l'événement laisse chacun incrédule.
     
    Serait-ce un signe pour l'avenir ? La couronne d'épines à été sauvée.

    Il me vient une idée folle à la veille de Pâques. Un rêve.  Cette théâtrale mort de Notre-Dame, cette nuit de sacrifice qui se prépare pourrait être le prélude tragique et nécessaire d'une résurrection de la France, s'unissant de nouveau au pied de ce symbole, pour le reconstruire à l'identique. Il n'y a pas loin du lundi saint à Pâques, de la Passion de notre cathédrale à sa résurrection attendue, comme une métaphore ardente d'une résurrection de la France et de l'Europe.

     

    L'émotion est grande. Notre-Dame en flammes, un spectacle inconcevable dont j'ai ressenti l'horreur au plus profond de mon être, comme un immense malheur survenu dans ma propre famille. Tant de souvenirs : j'ai conduit tant de fois, sur le parvis et dans le parcours des nefs, des groupes d'adolescents en voyage de découverte à Paris et tenté de leur partager la grande joie qui m'habitait sous ces ogives magnifiques. A chaque fois, le miracle se renouvelait, la magie du lieu opérait. Notre-Dame, c'est un immense geste de pierre et de beauté que seule la foi de ces âges de chrétienté a pu inspirer. On ne peut que se réjouir du sauvetage des tours, de la structure de l'édifice, des précieuses reliques du trésor et que tant d'éléments d'une valeur irremplaçable aient été épargnés mais il faudra de nombreuses années pour que la cathédrale soit restaurée et il est plus que vraisemblable qu'il ne sera plus donné à notre génération de pouvoir pénétrer dans cette église, si grande et si belle.

    YW

  • Notre-Dame de Paris en flammes

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    Du Salon Beige :

    Incendie à Notre-Dame de Paris

    Incendie à Notre-Dame de Paris

    Un important incendie est en cours à la cathédrale Notre-Dame de Paris actuellement en travaux. Un important panache de fumée et des flammes semblant s’élever de la partie en cours de rénovation de l’édifice religieux, la flèche, étaient visibles en début de soirée. Le feu a pris dans les combles de la cathédrale ont indiqué les pompiers.

    Vidéo intégrée

    La flèche s’est effondrée :

  • Portrait intérieur de Jérôme Lejeune

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    Du site de France Catholique : un ENTRETIEN AVEC AUDE DUGAST

    Jérôme Lejeune, portrait intérieur

    propos recueillis par Aymeric Pourbaix

    Fruit d’une étude de dix années sur le professeur Lejeune (1926-1994), une nouvelle biographie écrite par Aude Dugast, très documentée, révèle des facettes méconnues de la vie du savant défenseur des plus fragiles.

    Vous êtes postulatrice de la cause de béatification de Jérôme Lejeune à Rome, et vous avez eu accès à des documents inédits. Qu’avez-vous découvert ?

    Aude Dugast : Lors de la phase d’instruction du dossier à Paris, nous avons dû réunir les documents et témoignages permettant de juger de l’héroïcité des vertus du «  candidat  » à la sainteté. Pour Jérôme Lejeune, homme public de réputation mondiale, cela signifie des dizaines de milliers de documents : les lettres qu’il a échangées avec Birthe, son épouse – ils s’écrivaient chaque jour quand ils étaient éloignés l’un de l’autre –, les courriers scientifiques avec des chercheurs du monde entier, les lettres amicales avec les familles de patients, la correspondance avec les serviteurs de la Vie de très nombreux pays, les lettres avec le Vatican, dont certaines de Jean-Paul II ou du cardinal Ratzinger. À cela il faut ajouter son Journal intime et les 500 articles qu’il a publiés, et enfin ses conférences. Tous ces documents ont été précieusement gardés par Madame Lejeune et présentent une source d’information considérable.

    Personne jusqu’à ce jour n’avait pu se plonger dans tous ces documents. Le procès de canonisation nous en a donné l’opportunité. L’immense majorité des documents qui m’ont servi pour écrire cette biographie sont donc inédits, je crois même pouvoir préciser qu’ils n’avaient été lus par personne depuis la mort de Jérôme Lejeune. Madame Lejeune, dans la postface, raconte qu’elle-même a découvert des événements et des lettres et redécouvert beaucoup de vieux souvenirs. Qu’ai-je découvert ? Une vie lumineuse qui se déploie dans le champ de la science et de la foi. L’épanouissement de la vie d’un saint. Une vie qui ressemble à un roman, mais qui est vraie, pleine de suspens : on voit que Jérôme, à travers sa vie d’époux, de père, de médecin, et de grand témoin de la beauté de la vie, n’est pas né saint mais qu’il l’est devenu. Cela montre que la sainteté est à notre portée.

    J’emploie ce terme de sainteté, sans préjuger de la décision finale de l’Église bien sûr ! L’enquête de canonisation en est à sa phase romaine, et ne s’est pas encore prononcée sur l’héroïcité de ses vertus.

    Vous parlez de lui comme d’un «  roi mage  » des temps modernes…

    Comme les trois premiers Rois mages, Jérôme a contribué par sa science à la révélation du Verbe incarné. Il a su voir en chacun de ses patients le visage du Christ, petit enfant, abandonné dans sa fragilité à la protection des adultes. Avec toute sa science, qui est immense, il s’est incliné devant l’enfant, avec humilité. Comme les Mages qui suivirent les indications des prêtres d’Hérode pour trouver le lieu de la naissance de l’enfant, Jérôme n’a pas hésité à enrichir sa connaissance scientifique des vérités révélées par la foi. Avec l’humilité du savant qui sait que toute sa science est peu de chose au regard de l’Univers insondable. Enfin, comme ces savants venus d’Orient, Jérôme a refusé de servir les mauvaises intentions du pouvoir à l’égard des enfants. Il est passé par un autre chemin. Il a usé de son savoir, 2 000 ans après la première Épiphanie, pour manifester au monde la beauté de toute vie humaine. De chaque enfant. Même le plus fragile. N’oubliant jamais le mot qui a guidé toute sa vie : «  Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens c’est à moi que vous l’avez fait  » (Mt, 25, 40).

    Quelles ont été les sources intellectuelles et spirituelles de sa formation ?

    Jérôme a eu la chance d’avoir un père qui voulait transmettre à ses fils l’amour de la Sagesse et l’attachement aux valeurs chrétiennes de la France. En 1939, le collège étant désorganisé par la guerre, Pierre décide que ses fils étudieront à la maison : ils peuvent puiser à loisir dans sa bibliothèque qui est d’un goût extrême, tant par la qualité des auteurs que par leur diversité, latine, grecque et française. Jérôme y fait deux découvertes qui le marqueront pour le reste de ses jours : Pascal et Balzac. La tradition familiale veut que ce soit le héros de Balzac, le Docteur Benassis, qui ait fait naître la vocation de médecin de Jérôme. Quant à Pascal, Jérôme est séduit par la vigueur et la subtilité de cet esprit philosophique et scientifique et découvre avec intérêt ce discours apologétique. De là à dire que Pascal fut son maître à penser, je ne crois pas. Jérôme n’avait aucune tentation janséniste. Mais il tira grand profit à le lire et en garda certainement un goût prononcé pour les aphorismes qu’il pratiqua aussi avec talent. Dans un style tout à fait pascalien. Dans cette formation de l’esprit, à la fois intellectuelle et spirituelle, il faut aussi souligner l’influence de saint Thomas d’Aquin, qu’il jugeait le meilleur rempart contre le matérialisme. Il lui semblait que cette intelligence, tout à fait extraordinaire, inspirée et rigoureuse, avait réfuté, par anticipation, toutes les contradictions de l’homme moderne.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans notre magazine

  • Les convertis de l'Islam vont-ils remplir nos églises ?

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    Du site de France catholique :

    Les convertis de l’islam rempliront nos églises

    propos recueillis par Frédéric Aimard

    Après avoir enseigné l’histoire en ZEP, où il a approfondi son amour de la France et du Christ, Jean-François Chemain, publie un recueil de témoignages. Il donne la parole à d’anciens musulmans convertis à la foi catholique en France. Et pose de graves questions.

    Les convertis venus de l’islam viennent de pays divers, mais les situations sont souvent les mêmes, qui les font se remettre en cause...

    Jean-François Chemain : Les convertis que j’ai rencontrés ont en effet régulièrement été confrontés à des chocs brutaux, comme la maladie, l’abandon parental ou conjugal, une grande frayeur, une agression, un deuil, qui les ont conduits au fond du trou, les acculant à crier vers Dieu… Et c’est alors Jésus qui leur a répondu !

    Signe des temps, beaucoup témoignent de révélations intérieures : songes, apparitions, mi­racles… Y a-t-il quelque chose qui s’explique spécifiquement par la civilisation islamique dont ils viennent ?

    Une jeune femme m’a confié être persuadée que c’est son éducation musulmane qui l’a prédestinée à rencontrer le Christ. Les musulmans sont plus naturellement croyants que les «  post-chrétiens  » que nous sommes. L’existence de Dieu est pour eux une évidence, mais Il ne s’est pas donné à eux comme Jésus. Alors ils Le cherchent inlassablement, à tel point qu’Il choisit de se révéler à certains d’entre eux.

    Mahomet n’a pas fait de miracles. Cela revient souvent dans les rai­­sons avancées pour leur passage à la foi chrétienne. En quoi est-ce déterminant ?
    La personne de Jésus, telle que le Coran lui-même la donne à connaître, montre en effet que lui seul a fait des miracles. Le contraste interpelle plus d’un fidèle. Et souvent on constate que la première question qu’ils se posent entraîne la déconstruction de toute leur croyance.

    La vérité pour les chrétiens n’est pas une idée mais une personne. Est-ce cela que ces nouveaux convertis nous rappellent ?

    Tous les convertis que j’ai interrogés insistent sur le fait qu’ils n’ont pas rencontré une morale, une philosophie, une communauté, mais une Personne. Ils ne disent pas avoir quitté l’islam pour le christianisme, mais pour le Christ : distinction essentielle !

    Vos témoins manifestent souvent une soif intellectuelle. Quel est le rôle du débat d’idées dans la conversion ?

    Il est en frappant de constater que l’accès à la culture intellectuelle française, ou occidentale, même laïque, a été le déclencheur de nombre de conversions. Un converti considère que c’est le contact de Molière et Zola qui l’a ébranlé. Pourtant ce ne sont pas spécialement des auteurs «  chrétiens  ». Un autre note que le fait de sortir, en arrivant en France pour ses études, du petit cocon intellectuel protecteur que sa culture religieuse avait mis autour de lui, a été décisif. Notre culture laïque est à ce point issue du christianisme qu’elle prépare intellectuellement certains, c’est paradoxal, à la rencontre avec le Christ. Ou en tout cas l’espace de liberté qu’elle apporte peut faire s’effondrer les certitudes antérieures.

    Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans France Catholique

    Lien permanent Catégories : Eglise, Foi, Islam
  • Reviendra-t-on à la "splendeur catholique" ?

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    Les réponses de Michel Houellebecq et de Geoffroy Lejeune (source); le fait que nous reprenions leurs propos ne signifie pas que nous y adhérions totalement :

    Splendeur catholique

    Michel Houellebecq. — L’Église catholique peut-elle retrouver son ancienne splendeur ? Oui, peut-être, je ne sais pas. Il serait bien qu’elle s’éloigne définitivement du protestantisme, et qu’elle se rapproche de l’orthodoxie. S’y intégrer complètement serait la meilleure solution, mais ne sera pas facile. La question du Filioque peut être aisément résolue par les théologiens compétents. Le problème de l’installation des barons francs au Proche-Orient ne se pose plus, même Donald Trump a laissé tomber. Mais, pour l’évêque de Rome, renoncer à son ambition universelle, n’avoir qu’une prééminence honorifique sur les patriarches de Constantinople ou d’Antioche, sera peut-être difficile à avaler.

    Au minimum, il faudrait que l’Église catholique, imitant la modestie orthodoxe, limite ses interventions dans les domaines qui ne sont pas directement de son ressort (j’ai cité la recherche scientifique, le gouvernement des États, l’amour humain). Qu’elle renonce à cette manie d’organiser des conciles, qui sont surtout l’occa­sion de déclencher des schismes. Qu’elle renonce également aux encycliques, et mette un frein à son inventivité doctrinale (l’Immaculée Conception, et surtout l’infaillibilité pontificale heurtent trop directement la raison ; la raison est un gros animal paisible, qui s’endort sans difficulté à l’heure du culte ; mais il faut éviter, à son égard, les provoca­tions inutiles).

    Elle peut s’inspirer du pentecôtisme, de la même manière que la pop music s’est inspirée du gospel et du blues ; d’autre part il ne faut pas oublier une dose nécessaire de folie, en version russe c’est Dostoïevski : « S’il faut choisir entre le Christ et la vérité, je choisis le Christ », en version française nous avons Blaise Pascal.

    Tout se résume au fond à ce que l’Église catholique a, au cours de son histoire, accordé beaucoup trop d’importance à la raison (et cela s’est aggravé au long des siècles, sans doute, peut-être est-ce que j’insiste trop, mais enfin je ne crois pas, sous l’influence du protestantisme). L’homme est un être de raison — si on veut, cela arrive, de temps en temps. Mais il est avant tout un être de chair, et d’émotion : il serait bien de ne pas l’oublier.

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  • La dernière "encyclique" de Benoît XVI ou le diagnostic extraordinaire de la grande calamité qui a frappé l'Eglise

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    LA DERNIÈRE "ENCYCLIQUE" DE BENOÎT XVI

    par Luisella Scrosati sur la Nuova Bussola Quotidiana (www.lanuovabq.it) en traduction française sur le site "Benoît et moi"

    Elle est présentée comme une petite contribution au thème de la pédophilie dans l'Église, mais la lettre que le Pape émérite Benoît XVi a rendue publique hier aborde de nombreux points névralgiques et résonne comme une humble offre d'aide aux pasteurs de l'Église pour éviter le naufrage total, désormais imminent. Elle renvoie au vrai mal qui porte comme conséquence tous les autres: s'éloigner de Dieu. Et elle répond aux Dubia en confirmant à nouveau l'existence d'actes intrinsèquement mauvais, elle dénonce la banalisation de la Communion, et rappelle le devoir de protéger la foi même dans les procès au pénal.

    Il les appelle «notes pour fournir des indications qui puissent être utiles en ce moment difficile» en référence à la pédophilie dans l'Église, mais en réalité nous sommes confrontés à ce que l'on pourrait considérer comme la dernière "encyclique" de Benoît XVI, un diagnostic extraordinaire de la "grande calamité" qui a frappé "la vierge, fille de mon peuple", un traitement radical pour soigner sa "blessure mortelle" (cf. Jérémie 14, 17).

    Tout Benoît est là, dans ce textetous les thèmes qui lui sont chers s'entrecroisent ici pour donner au lecteur une vue d'ensemble qui lui permet d'affronter la tempête actuelle sur une embarcation sûre. C'est donc une main tendue à nous, chrétiens, qui sommes jetés par des vents tumultueux et toujours en danger d'être emportés par la tempête; mais c'est aussi et surtout une humble offre d'aide aux pasteurs de l'Église, en premier lieu le Pape François, pour éviter le naufrage total, désormais imminent.

    Le cœur battant de l'ensemble de la réflexion est contenu dans la troisième partie, après deux sections consacrées à retracer l'effondrement de la société et de la théologie morale et ses répercussions sur la formation sacerdotale: «La force du mal vient de notre refus de l'amour pour Dieu». Comme l'affirmait déjà saint Irénée de Lyon, «la communion avec Dieu est la vie, la lumière et la jouissance de ses biens. Mais sur ceux qui se séparent de lui par leur libre décision, il fait tomber la séparation qu'ils ont choisie». Si nous éloignons de nous la vie, la lumière, la pureté et le bien, pourquoi être surpris si peu à peu la mort nous prend à la gorge, les ténèbres nous enveloppent, la saleté morale nous souille et le mal nous étouffe? C'est un thème très cher à Benoît XVI, qui en parlait il y a des années avec Pierre Seewald en ces termes: «Celui qui s'éloigne de Dieu, celui qui s'éloigne du bien, expérimente sa colère. Celui qui se place en dehors de l'amour, sombre dans le négatif. Il ne s'agit donc pas d'un coup porté par un dictateur assoiffé de pouvoir, mais seulement de l'expression de la logique intrinsèque à une action. Si je me place en dehors de ce qui est conforme à mon idée de la création, en dehors de l'amour qui me soutient, alors je plonge dans le vide, dans les ténèbres».

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  • Liège: Semaine Sainte 2019 à l'église du Saint-Sacrement au Bd d'Avroy

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  • Plutôt que de polémiquer, tâcher de mieux comprendre notre situation spirituelle et envisager la conduite à tenir dans l’Église et à l’extérieur de l’Église

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    De Gérard Leclerc sur le site de France Catholique :

    Les actes d’accusation contre l’Église, en ce moment, ne manquent pas. Ils sont diversement inspirés ou éclairés. Certains reflètent des crises de conscience sans doute respectables, même s’ils sont un peu trop à la remorque des mouvements d’opinion et pèchent parfois par manque d’information, celle-ci étant trop souvent unilatérale. Grâce au ciel, il arrive que les choses se rééquilibrent par le miracle de la liberté de penser et de s’exprimer. Le rééquilibrage n’est possible que lorsqu’on échappe soi-même à la vindicte qui règne en ce moment. Vindicte qui a ses motifs de légitimité mais qui peut déraper facilement. En dépit de l’envie forte que j’avais de répondre à telle philippique, j’ai préféré m’abstenir par ce qu’en alignant l’adversaire, ou supposé tel, j’aurais fait monter la pression sans autre bénéfice que de libérer ma propre agressivité.

    Plutôt que de polémiquer en ce moment, il vaut mieux approfondir afin de mieux comprendre notre situation spirituelle et envisager la conduite à tenir dans l’Église et à l’extérieur de l’Église. À ce propos, je ne puis que renvoyer au nouveau président de notre conférence épiscopale, Mgr de Moulins-Beaufort, qui publie dans la dernière livraison de la Nouvelle revue théologique de Louvain un article en tous points remarquables sur sa situation spirituelle« Nous sommes, écrit-il en conclusion, dans une phase d’émondage, de mise à l’épreuve, de transformations, nous la traverserons si nous osons croire que le Seigneur ne nous abandonne pas et qu’il vaut la peine d’avancer sur ses chemins comme nous le pouvons. » Je ne puis résumer une étude si dense, Mais elle est en libre lecture sur le site de la Nouvelle revue théologique. Chacun pourra s’y reporter, en y retrouvant une pensée riche, lucide par sa connaissance du terrain et de la culture contemporaine. Ceux qui, du côté « tradi », ont fait des objections à l’archevêque de Reims sur sa présence à l’inauguration de la grande mosquée de la capitale champenoise, y trouveront même une réponse à propos du défi de l’islam. Mais plus généralement, la lecture de cette étude permettra de se ressourcer dans les énergies spirituelles les plus nécessaires pour aujourd’hui.

  • Benoît XVI et Robert Sarah : même combat

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    Lu sur le site web « Aleteia »:

    "Alors qu’on ne le soupçonnait pas, le pape émérite Benoît XVI a publié une longue tribune particulièrement forte (Voir ici)sur la question des abus sexuels et plus largement sur la crise de la foi dans l’Église.

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    C’est peut-être l’un des textes les plus forts livrés par Benoît XVI depuis sa renonciation au pontificat. Dans une longue tribune publiée dans le mensuel du clergé bavarois Klerusblattle pape émérite de 91 ans sort de son silence pour réagir à la crise des abus sexuels dans l’Église et ainsi « contribuer » à son « nouveau départ ». Il livre ainsi un témoignage sans équivoque sur ces années où il était encore pasteur de l’Église, afin de dénoncer la racine de la crise et proposer quelques remèdes. Aleteia a travaillé à partir de la traduction proposée par la Catholic News Agency afin de la décrypter à ses lecteurs.

    Lire aussi :Crise dans l’Église : sortir de l’épreuve par le haut

    Sans mâcher ses mots, l’ancien pontife revient ainsi sur les années 1970 et 1980 au cours desquelles, l’enseignement moral dans l’Église a été, selon lui, réduit à néant. Cela a eu pour effet, dénonce-t-il, « l’apparition d’une tentative de développer une espèce de nouvelles catholicité moderne ». On a alors assisté, dans certains séminaires, raconte-t-il encore sans détour, à la formation de « cliques homosexuelles » mais aussi à la projection de films pornographiques. Et ce, dans l’intention de rendre les séminaristes « capables de résister contre un comportement contraire à la foi ». Dans le même temps, les livres du cardinal Ratzinger d’alors étaient tout simplement bannis, et ceux qui les lisaient étaient « considérés comme non-adaptés au sacerdoce ».

    Pour lui, aucun doute possible, cette situation découle de façon directe de la « libération sexuelle tous azimuts » amorcée à la fin des années 1960 dans toute la société. Période pendant laquelle, en seulement deux décennies, « les standards normatifs précédents au sujet de la sexualité se sont entièrement effondrés ». À l’époque, rappelle-t-il, même la pédophilie était « diagnostiquée comme permise et appropriée ». Une « époque très difficile » pour beaucoup dans l’Église et en dehors, se souvient l’ancien pape.

    Lire aussi : Les trois points à retenir du sommet sur les abus sexuels

    S’abandonner à l’Amour du Christ, « l’antidote au mal »

    Ainsi, remarque-t-il, la tentative de créer une nouvelle Église a totalement échoué. À la question : « Que devons-nous donc faire désormais ? », l’allemand répond : remettre Dieu dans la société afin de retrouver les repères du bien et du mal. « Seul l’amour et l’obéissance à notre Seigneur Jésus Christ peuvent nous indiquer la voie juste », estime-t-il. « L’antidote au mal qui nous menace, et au-delà le monde entier, ne peut que consister dans le fait que nous nous abandonnions à cet amour », considère-t-il.

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