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International - Page 221

  • RDC : catholiques et protestants ont réuni 2 millions de signatures pour la tenue d'élections locales

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    De rfi Afrique :

    RDC: 2 millions de signatures pour la tenue des élections locales

    17-08-2019

    En République démocratique du Congo (RDC), une pétition réclamant la tenue d'élections locales, municipales et urbaines a été déposée, vendredi 16 août, au palais présidentiel. Cette pétition a été lancée par l'église catholique et protestante et a recueilli 2 millions de signatures. Ainsi, la pression s'accentue sur le président Felix Tchisekedi pour des scrutins jamais organisés dans le pays. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) explique cette impasse par le manque de moyens financiers et l'attente d'un nouveau gouvernement.

    Protestants et catholiques font cause commune. Pour les deux confessions, il n'est plus question de repousser une nouvelle fois les élections locales.

    « Depuis 2006, nous n’avons jamais eu le cycle complet des élections. Cette fois-ci, nous avons dit : nous ne voulons pas des nominations au niveau des acteurs locaux qui n’auront pas de comptes à rendre car cela favorise le clientélisme et la corruption. Il faut passer aux élections et que les choses reviennent dans le cycle normal de notre Constitution », souligne le révérend Eric Senga, porte-parole de l'Eglise protestante.

    Deux millions de signatures ont été récoltées en seulement deux mois à travers le pays. C'est vingt fois plus que le seuil constitutionnel pour enclencher un débat sur le référendum.

    En son temps,  la CENI avait, elle aussi, alerté sur l'urgence d'organiser ces élections locales mais si rien n'est encore fait, se défend le rapporteur de la CENI, Jean - Pierre Kalamba, c'est par manque de moyens financiers et surtout faute d'un nouveau gouvernement.

    « Il n’y a pas un problème ! Le calendrier de la Céni… dès qu’un gouvernement, responsable, disponibilise les moyens, on l’actualise et on relance ces élections. Qu’on soit patient. Cela ne sert à rien d’aller torpiller l’esprit des gens avec des pétitions. Le président, on lui a déjà parlé de ça et il est favorable eaux élections municipale et locale », précise-t-il.

    Les confessions catholiques et protestantes ne comptent pas s’arrêter là et n'excluent pas de faire descendre les fidèles dans les rues pour appuyer cette demande.

  • Le trafic des migrants : c'est peu risqué et ça peut rapporter gros

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    De la Sélection du Jour (Philippe Oswald) :

    MIGRANTS : UN TRAFIC PEU RISQUÉ ET TRÈS RÉMUNÉRATEUR

    « La traite des humains générerait à l'échelle mondiale un profit de près de 32 milliards de dollars par an » selon Pierre Henry, directeur général de l'association Terre d'asile, interviewé le 8 août sur France Info (en lien ci-dessous). Peu de ces trafiquants sont arrêtés comme l’ont été dernièrement sept d’entre eux, à l’origine d’un vaste trafic d’êtres humains en France et en Espagne. Rien qu’en France, ils auraient fait entrer clandestinement 350 migrants africains.

    Ces trafiquants de chair humaine sont assurés d’une excellente rentabilité : si le passage a coûté 10 000 euros, le migrant clandestin aura à rembourser 40 000 euros, en s’acquittant de sa dette à travers un certain nombre d'activités, de travail, de mendicité organisée, de prostitution.  L’exploitation sexuelle est, avec le travail forcé, une des formes de l’esclavage de toujours (l'ONU estime que 84% des victimes de traite dans le monde sont des femmes). S’y ajoute cette autre forme d’esclavage, contemporaine celle-là, qu’est le prélèvement d’organes… Au regard de l’horreur des faits, le risque encouru sur le sol européen est très faible. Certes, le Code pénal français prévoit des peines de prison allant de 5 à 20 ans en cas de crime en bande organisée, mais pratiquement, les sanctions prononcées n’excèdent guère 3 ans de prison…rarement effectués.

    Alors que les Européens sont accusés de manquer de générosité dans l’accueil des migrants et que la polémique s’installe sur l’alliance de fait entre les passeurs et les ONG qui affrètent des navires pour les secourir en mer, un constat s’impose : les critiques épargnent généralement les riches pays musulmans qui, tels les monarchies pétrolières du Golfe, sont totalement fermés à l’immigration « humanitaire ». Quant aux pays musulmans qui n’ont pas les moyens d’empêcher le passage de migrants sur leur sol, comme la Libye en proie à la guerre intestine, ils contribuent largement à leur exploitation dans des conditions effroyables, et à leur maltraitance incluant tortures et meurtres (« En Libye, nous les Blacks, on est des objets (…) Jamais je n'aurais imaginé que des musulmans puissent faire ça à d'autres musulmans » a confié au Nouvel Obs un des migrants secourus en mer par l’Ocean Viking affrété par SOS Méditerranée et Médecins sans Frontières). Dans d’autres régions du globe, par exemple en Amérique latine, les régimes responsables de l’exode massif de leur population comme le socialisme collectiviste de Maduro au Venezuela (plus de deux millions de Vénézuéliens ont fui le pays depuis 2015 selon les Nations-Unies), sont eux aussi moins ciblés par nos médias que les pays qui mettent en place des mesures pour empêcher l’afflux de migrants sur leur sol, en particulier l’Amérique de Trump.

    France info 08-08-2019
    Trafic de migrants : "La traite des humains générerait à l'échelle mondiale un profit de près de 32 milliards de dollars par an"
    Lire l'interview sur : France info
  • Chine : l’industrie du trafic d’organes en plein essor

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    De  sur le site Bitter Winter :

    Organes à la demande : l’industrie chinoise du trafic d’organes en plein essor

    Malgré la condamnation internationale, le prélèvement d’organes sur des prisonniers d’opinion continue d’être pratiqué en Chine. En à peine deux semaines, vous pouvez obtenir le rein de votre choix.

    Dans une interview accordée à Bitter WinterDr Huige Li, spécialiste du fléau des greffes forcés d’organes humains en Chine, a souligné qu’aux États-Unis, le délai d’attente moyen pour une greffe de rein était de 3,6 ans en 2017. Selon les données du gouvernement américain sur le don et la greffe d’organes, en 2018, plus de 145 millions de personnes âgées de plus de dix-huit ans étaient enregistrées comme donneurs d’organes aux États-Unis. La Chine ne compte en revanche que 373 536 donneurs enregistrés. Malgré cette différence en nombre de donneurs d’organes, il ne faut qu’une douzaine de jours en Chine pour trouver un donneur d’organes compatible avec un patient. C’est vraiment choquant.

    Un slogan appelle à cesser de prélever des organesUn slogan appelle à cesser de prélever des organes. (VOA)

    « Voulez-vous le rein d’une jeune personne ? Pas de problème ! »

    Bitter Winter a interviewé un habitant du nord de la Chine qui nous a parlé des procédures de greffe d’organes dans un hôpital de Yantai, une ville de la provinceorientale du Shandong. Il a accepté de nous raconter son expérience à condition que nous ne révélions pas son identité. Nous l’appellerons M. Chen.
    M. Chen a emmené l’un de ses proches qui avait besoin d’une greffe de rein à l’hôpital de Yuhuangding, un grand hôpital de haut niveau, de niveau 3A, à Yantai. S’ils ont choisi cet hôpital, c’est parce que quelqu’un le leur avait recommandé en leur disant que le délai d’attente pour les greffes d’organes y était court et qu’elles étaient réalisées selon les souhaits des demandeurs.

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  • Hong Kong : quand Pékin accuse l'Eglise catholique d'organiser des "entraînements à la violence"

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    De Philippe Oswald sur la Sélection du Jour :

    HONG KONG : PÉKIN ACCUSE L’EGLISE CATHOLIQUE D’ORGANISER DES « ENTRAÎNEMENTS À LA VIOLENCE »

    Comme tous les régimes totalitaires, le pouvoir communiste chinois cible l’Eglise catholique. Alors que Pékin multiplie les menaces d’intervention contre les manifestants en exhibant des convois militaires massés à Shenzhen, la ville de Chine continentale qui fait face à Hong Kong, les médias chinois accusent les institutions catholiques de la ville d’être des « centres de formation » pour les pro-démocratie, et les églises, des « refuges pour les foules » protestataires. Ce sont les termes employés par le quotidien « Ta Kung Pao », dirigé par le parti communiste chinois (PCC) qui donne évidemment le « la » aux médias. Selon une pratique consubstantielle aux partis communistes, le recours au mensonge s’opère sans la moindre vergogne : un autre organe du PCC, le quotidien chinois Ta Kung Pao (« L’Impartial »), accuse un lycée diocésain, le Yu Chun Keung Memorial College, d’organiser des « entraînements à la violence » et feint de se demander si l'école est devenue « un centre de formation de la mafia » sur la base d’ une vidéo postée sur Internet où l’on voit huit jeunes Hongkongais participant à un exercice de tir au pistolet à air comprimé et arborant un drapeau américain. Or il s’agit d’une vidéo remontant au 5 août, et ne montrant que les activités ordinaires du club de tir des étudiants, sans aucun rapport avec les dernières manifestations, selon les précisions données le 11 août par la direction du Yu Chun Keung Memorial College.

    Manifestement, les autorités communistes ne digèrent pas l’appui apporté par les églises chrétiennes, et notamment par l’Eglise catholique, à la principale revendication des manifestants : l’abandon du projet de loi permettant l’arrestation et l’extradition de tous ceux qui déplaisent au régime vers la Chine continentale. Mgr Joseph Ha Chi-shing, évêque auxiliaire de Hong Kong, avait notamment participé à un temps de prière organisé par les jeunes devant le Conseil législatif de Hong Kong, après la manifestation du dimanche 16 juin, qui a fait descendre dans la rue deux millions de personnes. Le 19 juin, le lendemain des excuses publiques présentées par Carrie Lam, chef de l’exécutif de la Région administrative spéciale de Hong Kong (nommée par Pékin), pour sa gestion des événements, le cardinal John Tong Hon, administrateur apostolique de Hong Kong et le révérend Eric So Shing-yit, président du Conseil chrétien de Hong Kong, avaient publié un communiqué conjoint d’une grande modération de ton. Ils y disaient accepter les excuses publiques et personnelles de Carrie Lam et la reconnaissance de ses manquements, tout en demandant au gouvernement de la région administrative spéciale de Hong Kong d’apaiser la population en abandonnant le projet de loi sur l’extradition, au lieu d’annoncer seulement sa suspension, et de lancer des enquêtes impartiales sur les accusations de violence contre les manifestants.

  • Les catholiques de Hong Kong dans le collimateur des medias chinois

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    De Claire Lesegretain sur le site du journal La Croix :

    13 août

    Les catholiques de Hong Kong pris pour cible par les médias chinois

    Selon le quotidien « Ta Kung Pao », dirigé par le parti communiste chinois (PCC), les écoles catholiques de Hong Kong seraient devenus des « centres de formation » pour les manifestants pro-démocratie, et les églises, des « refuges pour les foules ».

    Postée la semaine dernière sur Internet, une vidéo montre huit jeunes Hongkongais participant à un exercice de tir au pistolet à air comprimé et arborant un drapeau américain, sur le toit d’un lycée diocésain, le Yu Chun Keung Memorial College.

    Il n’en fallait pas plus pour que le quotidien chinois Ta Kung Pao(« L’Impartial »), dirigé par le parti communiste chinois (PCC), accuse cet établissement catholique d’organiser des « entraînements à la violence » et lui reproche d’être devenu « un centre de formation pour les foules ».

    Le Yu Chun Keung Memorial College a pourtant publié une déclaration dimanche 11 août pour préciser que cette vidéo, enregistrée le 5 août, ne faisait que montrer les activités de son club de tir et n’était en aucun cas représentative des opinions de l’école à propos de la contestation générale qui secoue, depuis le 31 mars dernier, l’ex-colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997. Protestations qui, à l’origine, visaient le projet de loi du gouvernement visant à faciliter les extraditions vers la Chine continentale.

    Mais cela n’a pas empêché Ta Kung Pao, plus ancien journal de langue chinoise, à faire le lien entre cette vidéo et le fait que la paroisse hongkongaise Mother of Good Counsel, lors d’affrontements dans la nuit du 3 août entre policiers et manifestants, avait ouvert ses portes pour que ces derniers puissent se réfugier à l’intérieur.

    « L’église héberge la foule vêtue de noir [allusion aux habits des militants pro-démocratie, NDLR] et les voisins craignent qu’elle collabore avec les manifestants », a rapporté Ta Kung Pao. Citant certains habitants du quartier, le quotidien chinois affirme même que cette paroisse catholique « est devenue une base pour ceux qui sont contre la Chine ».

    Jeûner et à prier pour soutenir le mouvement 

    Ce n’est pas la première fois que les médias chinois accusent l’Église catholique de s’engager aux côtés des manifestants. Il est vrai que depuis le début des protestations à Hong Kong, plusieurs paroisses sont très impliquées : des prêtres ont appelé à jeûner et à prier pour soutenir le mouvement ; des étudiants leaders ont revendiqué leur foi chrétienne…

    On a même vu des pancartes avec le message : « Arrêtez les matraques, sinon on chante Alléluia au Seigneur. » Une menace ironique destinée aux policiers, en référence au cantique devenu cri de ralliement des manifestants. Il faut dire qu’à Hong Kong, la pratique religieuse est libre, à la différence du reste de la Chine continentale.

    La religion, une « couverture » pour « détourner » les élèves

    Un autre journal dirigé par le PCC à Hong Kong, Wen Wei Po, avait déjà affirmé le 7 août qu’avoir une chapelle dans une école primaire catholique permettait aux manifestants d'« utiliser la religion comme couverture pour détourner les élèves ».

    Si bien que lundi 12 août, un volontaire de la paroisse a déclaré à Wen Wei Po qu’après la publication de cet article critique, la décision avait été prise de fermer toutes les portes de l’église après la messe. « L’église ne sera ouverte qu’aux paroissiens qui ont un rendez-vous et avec l’approbation du service de la sécurité », a déclaré le volontaire.

    Dans ce même article, Wen Wei Po s’en prend également au centre catholique et à la librairie diocésaine pour avoir téléchargé sur Facebook, le 2 août, un dessin animé sur lequel on voit Jésus étreindre deux jeunes portant un casque et des vêtements noirs, et leur disant : « Les enfants, déjà fatigués ? Venez à ma porte ! » Le journal a qualifié ce téléchargement de la part de ces espaces catholiques « de marque de connivence avec des manifestants violents ».

    Selon un membre du personnel diocésain, interrogé par Ucanews, « dans la situation actuelle à Hong Kong, les attaques [par les médias] ne sont pas une surprise ». Tout en niant que le diocèse ait pris parti pour les manifestants pro-démocratie, ce salarié diocésain a précisé : « Le message de ce dessin animé est très doux. Il montre simplement que Jésus offre un abri et une aide à ceux qui en ont besoin. »

  • Argentine: les évêques soutiennent la première journée internationale des deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant à naître

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    De Vatican News (italien) :

    10 août

    In Argenttina celebrata la prima Giornata internazionale per le due vite

    Argentine: les évêques soutiennent la première journée internationale des deux vies

    Plus de 40 000 personnes se sont réunies en Argentine pour célébrer la première Journée internationale des deux vies. Pour écouter des témoignages en s'engageant à sauver les deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant à naître, à travers des actions concrètes.

    Luca Collodi - Cité du Vatican

    Plus de 40 000 personnes se sont réunies jeudi dernier à Buenos Aires, devant le Congrès national, pour célébrer la première "Journée internationale des deux vies", une initiative qui en Argentine rappelle le premier anniversaire du rejet du projet de loi sur l'avortement. La manifestation a eu lieu à la veille des élections primaires qui auront lieu dans le pays. Les organisations pro-vie ont attiré l'attention sur les droits fondamentaux des femmes enceintes et des enfants à naître, en proposant la défense de la vie "de la conception à la mort naturelle" et en publiant un manifeste qui exhorte "à vaincre la fausse dialectique de l'avortement qui propose de préférer la vie de l'une ou l'autre personne ", au lieu de" sauver les deux vies ". L’invitation à «mettre fin à la tragédie de l’avortement illégal» est également forte.

    La défense de la vie

    A l'occasion de la Journée internationale d'action pour les deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant à naître, la Commission pour la vie, les laïcs et la famille de la Conférence épiscopale argentine (Cevilaf), dans une note - explique Jorge Milia, journaliste et écrivain argentin, déjà étudiant du pape François - exprime son soutien à l'initiative et à toutes les "expressions qui préservent et promeuvent les deux vies et les encourage à prendre en considération, discuter et financer des projets publics qui ils sont orientés vers la maternité vulnérable ».

  • Inde : les dalits chrétiens doublement discriminés

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    De Kerknet (traduction "de travail") :

    Les Dalits chrétiens font l'objet de deux discriminations en Inde

    Manifestation en Inde © Vatican Media

    Manifestation en Inde © Vatican Media

    Samedi dernier, avec le soutien explicite des dirigeants de l'Église catholique, des protestations ont été exprimées dans toute l'Inde contre la privation et la discrimination des dalits. La manifestation a lieu chaque année le 10 août, car Rajendra Prasad , le premier président de l’Inde, a adopté l’article 3 de la Constitution indienne sur les castes le 10 août 1950.

    Entre-temps, des lois ont été adoptées pour mieux protéger les dalits (en hindi: piétinés, sans castes ou intouchables), mais elles ne s'appliquent qu'aux sikhs et aux hindous. Les dalits chrétiens et islamiques en sont totalement exclus, uniquement sur la base de leurs croyances. L’évêque auxiliaire Theodore Mascarenhas, de Ranchi, a déclaré samedi que le système de castes pour le groupe important de sans-castes maintenait une sorte de régime d’apartheid .

    Mgr. Mascarenhas : La constitution indienne actuelle qualifie la discrimination de crime mais reste trop forte pour la société. Les dalits sont exclus partout. C'est un problème majeur pour l'Eglise car beaucoup de dalits sont devenus chrétiens et n'ont donc pas les mêmes droits que les dalits restés hindous. Les Dalits chrétiens n'ont pas accès aux emplois, pas même aux écoles. Nous continuons à combattre les dalits qui se sont convertis à l’islam ou au christianisme et jouissent des mêmes droits que les autres dalits!

    Source: Vaticannews.va

  • Les chrétiens de Turquie victimes d'incendies criminels

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    De Kerknet (traduction "de travail") :

    12 août

    Incendie criminel contre des chrétiens turcs

    Selon des ONG, des soldats turcs et des militants du PKK seraient responsables de l'incendie criminel.

    Ces dernières semaines, plusieurs incendies ont été provoqués en Turquie dans la région de Tur Abdin , une région abritant certaines des églises et des monastères les plus importants et les plus anciens du monde. Un cimetière a déjà été détruit et près des villages d'Elbeğendi, de Güzelsu, de Dibek, d'Üçköy, d'Üçyol et de Dağiçi, au moins 200 hectares de terres agricoles et de dizaines d'animaux ont été victimes du grand incendie. Selon les médias turcs, six villages auraient dû être évacués en même temps pour faire progresser les incendies. Plus de mille hectares de vignoble ont été dévastés à Şırnak. Là où il y a deux semaines du vin, des olives et du maïs étaient encore cultivés et des moutons pâturés, il n'y a plus que de la terre carbonisée.

    Des centaines d'arbres et plus de mille hectares de vignes sont tombés à ırnak © Facebook

    Des centaines d'arbres et plus de mille hectares de vignes sont tombés à ırnak © Facebook

    En raison de la discrimination et des conditions de vie précaires dans le sud-est de la Turquie, des milliers de familles chrétiennes ont dû quitter leur pays d'origine au cours des dernières décennies du XXe siècle.

    Le 26 juillet, tôt dans la matinée, un incendie s'est déclaré dans l'oliveraie du monastère historique de Deyrulzafaran, un lieu saint pour les Assyriens. Le monastère, situé à 10 km du centre de Mardin, a été fondé au Ve siècle. La récolte des olives est l’une des sources de revenus les plus importantes du monastère. Des centaines d'oliviers et d'amandiers ont été détruits lors des incendies dans les jardins autour du monastère. Un responsable du monastère estime que cet incendie a malheureusement été provoqué par un petit groupe de jeunes ivres. Des recherches ultérieures devront le montrer.

    Qui est responsable?

    Le PKK et l'armée turque sont suspectés d'avoir orchestré l'incendie criminel. Le gouvernement tente de suggérer que les incendies dans la région où vivent de nombreux chrétiens syriens orthodoxes et araméens sont le résultat du bombardement de l'armée turque contre des combattants du PKK. Mais la population locale est convaincue que les incendies sont délibérément allumés. Les pompiers se renvoient les responsabilités des uns envers les autres, de sorte que les jeunes, y compris de nombreux jeunes allemands et d'autres pays d'Europe occidentale qui rendent visite à leur famille, doivent combattre eux-mêmes les incendies avec de la terre et des rameaux d'olivier.

    L'incendie criminel comme un avertissement

    Pour le gouvernement turc, les incendies ne constituent pas une préoccupation majeure et ne représentent que des dommages collatéraux à la suite de la lutte contre le mouvement kurde PKK. Il est soupçonné d'avoir un rôle dans les incendies. Ces dernières années, de plus en plus de chrétiens affluant d'Europe occidentale sont retournés dans leurs villes natales et leurs familles et ont exigé sur des bases légales que leurs terres leur soient restituées par l'État turc ou par les tribus kurdes. Avec leur arrivée, les communautés syrienne orthodoxe et araméenne sont à nouveau renforcées et, en outre, la position du mouvement kurde du PKK est affaiblie. Selon un habitant du terrain, le PKK veut donner aux chrétiens qui veulent rentrer dans la terre de leurs ancêtres, dans le sud-est de la Turquie, le signe qu'ils ne sont pas les bienvenus ...

    Source: AINA / Vaticanews.va

  • Le passé, le présent et l’avenir de l’Église catholique de Hong Kong, et les décisions que le Vatican devra prendre, sont des facteurs importants pour l’avenir des manifestations

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    De Massimo Introvigne sur le site Bitter Winter :

    12 août

    Manifestations de Hong Kong : le facteur catholique

    Le passé, le présent et l’avenir de l’Église catholique de Hong Kong, et les décisions que le Vatican devra prendre, sont des facteurs importants pour l’avenir des manifestations.

    Cardinal John Tong Hon, Manifestations de Hong Kong : le facteur catholique
    Cardinal John Tong Hon

    Les manifestations de Hong Kong se poursuivent. Certains pensent qu’elles pourraient devenir le nouveau Tian’anmen. Les militants des droits humains spéculent sur la façon dont l’attitude des États-Unis et du président Donald Trump sera déterminante pour l’avenir des manifestations, ou pourra même alimenter ou créer une opposition au président Xi Jinping au sein même du PCC.

    D’autres à Hong Kong pensent néanmoins que les choix d’un dirigeant originaire d’un pays en voie de développement, venant s’ajouter à ceux de Trump et de Xi Jinping, peuvent peser lourdement sur l’avenir de Hong Kong. Ce dirigeant est le Pape François. Les catholiques romains de Hong Kong ne représentent que 5% de la population, mais ils détiennent un pouvoir disproportionné en politique, dans la culture et dans les médias. Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong, dont les positions pro-PCC ont déclenché les manifestations, est elle-même une catholique pratiquante et elle a été éduquée dans des écoles catholiques. Ce n’est un secret pour personne qu’elle demande régulièrement conseil à des évêques catholiques sur des questions politiques importantes.

    Hong Kong est aussi un pont traditionnel entre le Vatican et la Chine. Selon des chercheurs experts sur les questions des relations entre le Vatican et la Chine, c’est à Hong Kong que, jusqu’à l’entrée en fonction du pape François en 2013, l’opposition la plus forte à tout accord entre le Vatican et le PCC encourageant les prêtres et les évêques catholiques à rejoindre l’Association Patriotique des Catholiques Chinois(APCC) contrôlée par le gouvernement a été organisée et dirigée avec succès, avec l’influence du cardinal anti-PCC Joseph Zen (né en 1932 et évêque de Hong Kong entre 2002 et 2009), une opposition qui s’est étendue à Rome. Selon les mêmes chercheurs, Joseph Zen avait rassemblé une formidable équipe avec un confrère salésien, Mgr Savio Ho Tai Tai-fai (né à Hong Kong en 1950), le prélat chinois le plus influent de la Curie romaine, où il était, depuis 2010, secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, c’est-à-dire le département du Vatican directement responsable de la Chine. Zen et Ho étaient très écoutés par le pape Benoît XVI, et ont effectivement torpillé toute possibilité d’accord qui rendrait possible ou obligatoire l’adhésion des prêtres et des évêques catholiques chinois à l’APCC. Ils étaient soutenus par Ettore Balestrero, alors père, plus tard archevêque, un haut responsable politique du Secrétariat d’État du Vatican, et un farouche opposant du PCC.

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  • Chine : accords ou pas, les catholiques réfractaires continuent d'être harcelés et châtiés

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    D' sur le site Bitter Winter :

    Le PCC pervertit les orientations pastorales du Vatican

    Le 28 juin, le Vatican a publié des orientations pastorales concernant l’enregistrement civil des membres du clergé en Chine. Le document stipule que :« le Saint-Siège comprend et respecte le choix de ceux qui, en conscience, décident qu’ils ne peuvent s’enregistrer [en tant que membres de l’Association patriotique] dans les conditions actuelles ». Cependant les autorités de la ville de Fuzhou, dans la province du Fujian, au sud-est du pays, continuent d’intensifier leur répression contre les objecteurs de conscience qui refusent de rallier l’Association patriotique des catholiques Chinois(APCC), en utilisant les menaces et en affirmant (ce qui n’est pas exact) que le Vatican a demandé à tous les prêtres et évêques d’adhérer à l’APCC.

    Provocation flagrante du Vatican

    La branche du Département du travail du Front uni de Fuzhou a publié un avis en mai, enjoignant aux objecteurs de conscience catholiques de demander une « conversion d’identité », c’est-à-dire qu’ils avaient jusqu’à la fin du mois pour rejoindre les rangs de l’APCC. Selon l’avis, une date limite était fixée tous les cinq jours entre le 15 et le 30 mai, et les membres du clergé recevaient un traitement différent en fonction de la date d’introduction de la demande. Toute personne dont la demande était reçue après le 20 mai n’était pas autorisée à exercer des fonctions cléricales ; quant aux membres du clergé n’ayant pas déposé leur demande au 30 mai, l’État révoquerait les privilèges dont ils jouissaient en tant que prêtres.

    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres.
    Une note du Département du travail du Front uni exigeant la « conversion » des prêtres. (fourni par une source interne)

    Fin mai, au sortir de concertations, l’évêque Lin Jiashan de l’archidiocèse de Fuzhou a décidé de laisser tous les prêtres de son ressort signer la demande après que certaines parties de son contenu ont été révisées. Toutefois, les autorités ont refusé de reconnaître les signatures apposées sur la version révisée de l’accord et ont continué de faire pression sur le clergé pour qu’il signe l’accord sous sa forme initiale.

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  • Dans la gazette : les préoccupations du pape sur l'Europe, les migrations, le populisme, l'environnement, l'Amazonie...

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    Du site de La Stampa, cette nouvelle interview du pape :

    Pape François: "Le souverainisme me fait peur, mène à la guerre"

    Le Pontife: "L’Europe ne doit pas fondre, il faut la sauver, elle a des racines humaines et chrétiennes. Une femme comme Ursula von der Leyen peut faire revivre la force des pères fondateurs "

    09 août 2019

    CITÉ DU VATICAN. Le pape ouvre la porte à 10h30 avec son sourire aimable. On entre dans l'une des pièces utilisée pour recevoir les gens, meublée avec l'essentiel, sans distractions ni luxe, juste un crucifix accroché au mur. Nous sommes arrivés à l'entrée du Perugino, la plus proche de la Casa Santa Marta. Scénario habituel: quelques soutanes, gendarmes et gardes suisses. À l'arrière-plan, le dôme de Saint-Pierre. Au Vatican, la routine habituelle est ralentie par la chaleur et le climat des vacances. Pour le pape François, ce n’est pas un jour ordinaire: c’est le 6 août, le 41e anniversaire de la mort de saint Paul VI, un pontife auquel il tient particulièrement: "En ce jour, j’attends toujours un moment pour descendre aux cryptes sous la basilique et rester seul dans la prière et le silence devant sa tombe. C'est bon pour mon coeur ». Les plaisanteries ne durent pas longtemps, nous sommes au coeur de la conversation.

    François est gai et détendu. Et concentré. Ses capacités d'écoute sont impressionnantes. Il regarde toujours dans les yeux. Jamais la montre. Il prend les moments de réflexion nécessaires avant d'exprimer un avis délicat. On évoque l'Europe, l'Amazone et l'environnement. L'entretien est intense et ininterrompu. Le pape ne boit même pas une gorgée d'eau. Nous le lui signalons, il secoue les épaules et répond en souriant: "Je ne suis pas le seul à ne pas avoir bu."

    Votre Sainteté, vous avez exprimé l'espoir que "l'Europe sera à nouveau le rêve des pères fondateurs". Qu'attendez-vous?

    "L'Europe ne peut et ne doit pas se dissoudre. C'est une unité historique, culturelle et géographique. Le rêve des pères fondateurs était cohérent car il s'agissait d'une mise en œuvre de cette unité. Maintenant, nous ne devons pas perdre cet héritage ".

    Comment voyez-vous cela aujourd'hui?

    "Il s'est affaibli au fil des ans, en partie à cause de problèmes administratifs et de désaccords internes. Mais vous devez le sauver. Après les élections, j'espère qu'un processus de relance va démarrer et qu'il se poursuivra sans interruption ".

    Êtes-vous satisfait de la nomination d'une femme à la présidence de la Commission européenne?

    « Oui. Aussi parce qu'une femme peut être apte à raviver la force des pères fondateurs. Les femmes ont la capacité de rapprocher, d'unir ».

    Quels sont les principaux défis?

    "Un par-dessus tout: le dialogue. Entre les parties, les hommes. Le mécanisme mental doit être "d'abord l'Europe, puis chacun de nous". Le "chacun de nous" n'est pas secondaire, c'est important, mais l'Europe est plus importante. Dans l'Union européenne, nous devons parler, comparer et savoir. Parfois, nous ne voyons que des monologues de compromis. Non: il faut aussi écouter ».

    De quoi avez-vous besoin pour dialoguer?

    "Nous devons partir de notre propre identité".

    Ici, les identités: pour combien comptent-elles? Si nous en faisons trop avec la défense des identités, ne risquons-nous pas l'isolement? Comment réagissons-nous aux identités génératrices d'extrémisme?

    "Je vous donne l'exemple du dialogue œcuménique: je ne peux faire de l'œcuménisme que si je pars de mon catholicisme, et l'autre qui pratique l'œcuménisme avec moi doit le faire en tant que protestant, orthodoxe ... Son identité n'est pas négociable, elle est intégrée. Le problème avec les exagérations est que l'on se ferme sur son identité, on ne s'ouvre pas. L'identité est une richesse - culturelle, nationale, historique, artistique - et chaque pays a la sienne, mais elle doit être intégrée au dialogue. Cela est décisif: de sa propre identité, il faut s’ouvrir au dialogue afin de recevoir quelque chose de plus grand de l’identité des autres. N'oubliez jamais que le tout est supérieur à la partie. Globalisation, l'unité ne doit pas être conçue comme une sphère, mais comme un polyèdre: chaque peuple conserve son identité dans l'unité avec les autres ".

    Quels sont les dangers du la souverainisme?

    "Le souverainisme est une attitude d'isolement. Je suis inquiet parce que nous entendons des discours qui ressemblent à ceux d'Hitler en 1934. «D'abord, nous. Nous ... nous ... ": ce sont des pensées effrayantes. Le souverainisme est la fermeture. Un pays doit être souverain, mais pas fermé. La souveraineté doit être défendue, mais les relations avec les autres pays et avec la Communauté européenne doivent également être protégées et promues. Le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal: il conduit à des guerres ».

    Et les populismes?

    "Même discours. Au début, j’ai eu du mal à comprendre parce que, en étudiant la théologie, j’ai approfondi le popularisme, c’est la culture du peuple: une chose est que les gens s’expriment, un autre est d’imposer une attitude populiste au peuple. Le peuple est souverain (il a une façon de penser, de s’exprimer et de ressentir, d’évaluer), mais les populismes nous mènent à des souverainismes: ce suffixe, "isme", n’est jamais bon ".

    Comment parler des migrants?

    «Tout d'abord, n'oubliez jamais le droit le plus important: le droit à la vie. Les immigrants arrivent principalement pour fuir la guerre ou la faim, du Moyen-Orient et d'Afrique. Sur la guerre, nous devons nous engager et lutter pour la paix. La faim concerne principalement l’Afrique. Le continent africain est victime d'une malédiction cruelle: il semble être exploité dans l'imaginaire collectif. Une partie de la solution consiste plutôt à investir sur place pour résoudre leurs problèmes et mettre un terme aux flux migratoires. "

    Mais puisqu'ils viennent à nous, comment devrions-nous nous comporter?

    "Les critères doivent être suivis. Premièrement: recevoir, qui est aussi une tâche évangélique chrétienne. Les portes doivent être ouvertes et non fermées. Deuxièmement: accompagner. Troisièmement: promouvoir. Quatrième intégrer. Dans le même temps, les gouvernements doivent penser et agir avec prudence, ce qui est une vertu du gouvernement. Qui administre est appelé à dire combien de migrants peuvent être reçus ».

    Et si le nombre est supérieur aux possibilités de réception?

    «La situation peut être résolue par le dialogue avec d'autres pays. Il y a des États qui ont besoin de gens, je pense à l'agriculture. J'ai vu quelque chose comme cela qui s'est passé récemment face à une urgence: cela me donne de l'espoir. Et puis, savez-vous à quoi cela servirait aussi? "

    A quoi ?

    « La créativité. Par exemple, ils m'ont dit que dans un pays européen, il y a des villes à moitié vides en raison du déclin démographique: certaines communautés de migrants pourraient y être transférées, ce qui pourrait, entre autres, relancer l'économie de la région ".

    Sur quelles valeurs communes devrait reposer la relance de l'UE? L'Europe a-t-elle encore besoin du christianisme? Et dans ce contexte, quel rôle ont les orthodoxes?

    «Le point de départ, ce sont les valeurs humaines de la personne humaine. Avec les valeurs chrétiennes: l'Europe a des racines humaines et chrétiennes, c'est l'histoire qui la raconte. Et quand je dis cela, je ne sépare pas catholiques, orthodoxes et protestants. Les orthodoxes ont un rôle très précieux pour l'Europe. Nous avons tous les mêmes valeurs fondamentales ».

    Nous traversons mentalement l'océan et pensons à l'Amérique du Sud. Pourquoi convoquer un synode sur l'Amazone en octobre au Vatican?

    "Il est le" fils "de" Laudato si '". Ceux qui ne l'ont pas lu ne comprendront jamais le Synode sur l'Amazonie. Laudato si ’n’est pas une encyclique verte, c’est une encyclique sociale qui repose sur une réalité" verte ", la garde de la Création".

    Y at-il un épisode significatif pour vous?

    "Il y a quelques mois, sept pêcheurs m'ont dit:" Ces six derniers mois, nous avons collecté 6 tonnes de plastique". L'autre jour, j'ai lu un article sur un immense glacier d'Islande qui avait presque complètement fondu: ils lui avaient construit un monument funéraire. Avec l'incendie de la Sibérie, certains glaciers du Groenland ont fondu par tonnes. Les habitants d'un pays du Pacifique sont en mouvement parce que dans vingt ans, l'île où ils vivront ne sera plus. Mais les données qui m'ont le plus choqué en sont une autre ».

    Lequel?

    «The Overshoot Day: le 29 juillet, nous avons épuisé toutes les ressources régénérables de 2019. À partir du 30 juillet, nous avons commencé à consommer plus de ressources que celles que la planète parvient à régénérer en un an. C'est très grave. C'est une situation d'urgence mondiale. Et le nôtre sera un synode d’urgence. Mais faites attention: un synode n'est pas une réunion de scientifiques ou d'hommes politiques. Ce n'est pas un Parlement, c'est autre chose. Cela vient de l'Eglise et aura une mission et une dimension évangélisatrices. Ce sera une œuvre de communion guidée par le Saint-Esprit ".

    Mais pourquoi se concentrer sur l'Amazone?

    «C'est un lieu représentatif et décisif. Avec les océans, il contribue de manière décisive à la survie de la planète. Une grande partie de l'oxygène que nous respirons provient de là. C'est pourquoi la déforestation signifie tuer l'humanité. Et puis, l’Amazonie implique neuf États et ne concerne donc pas un seul pays. Et je pense à la richesse de l'Amazonie, de la biodiversité végétale et animale: c'est merveilleux ».

    Le Synode discutera également de la possibilité d'ordonner des "viri probati", hommes âgés et mariés, qui peuvent remédier au manque de clergé. Sera-ce l'un des thèmes principaux?

    "Absolument pas: il s'agit simplement d'un point de l'Instrumentum Laboris (le document de travail, éd). L’important sera les ministères de l’évangélisation et les différentes façons d’évangéliser ".

    Quels sont les obstacles à la sauvegarde de l'Amazonie?

    "La menace de la vie des populations et du territoire découle des intérêts économiques et politiques des secteurs dominants de la société".

    Alors, comment la politique devrait-elle se comporter?

    «Éliminer leurs propres connivences et corruptions. Il doit assumer des responsabilités concrètes, par exemple en ce qui concerne les mines à ciel ouvert, qui empoisonnent l’eau et causent tant de maladies. Ensuite, il y a la question des engrais ".

    Votre Sainteté, que craignez-vous le plus pour notre planète?

    «La disparition de la biodiversité. Nouvelles maladies mortelles. Une dérive et une dévastation de la nature pouvant mener à la mort de l’humanité ".

    Voyez-vous une prise de conscience de la question de l'environnement et du changement climatique?

    "Oui, en particulier dans les mouvements de jeunes écologistes, comme celui dirigé par Greta Thunberg, "Fridays for future". J'ai vu un de leur panneau qui m'a frappé: "Nous sommes l'avenir!" ».

    Notre conduite quotidienne - recycler, faire attention à ne pas gaspiller l’eau à la maison - peut affecter ou est insuffisante pour contrer le phénomène?

    "Cela concerne tout, car il s’agit d’actions concrètes. Et surtout, cela crée et diffuse la culture de ne pas souiller la création ».

  • Aujourd’hui encore, le chemin de l’Eglise dans le monde est marqué par des martyres et des persécutions

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    EUROPE/ITALIE - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples sur les martyrs d’aujourd’hui

    3 août 2019
     

    ilvaloreitaliano.it

    « Saint Etienne – a indiqué le Cardinal – a offert sa vie pour témoigner du Christ face aux furieux légalistes et aux scribes de la Synagogue des affranchis de Jérusalem, personnes qui, après avoir haï et condamné le Christ à la croix, hait maintenant lui aussi, comme de même le Christ mourut en pardonnant à ses bourreaux, de même Saint Etienne meurt en pardonnant ceux qui le condamnaient et le lapidaient ».

    La force de confesser le nom du Christ devant les persécuteurs n’exprime pas un héroïsme humain mais est seulement donné à Saint Etienne comme reflet de la même attraction exercée sur son cœur par le Christ Lui-même. « Il en était tellement amoureux – rappelle le Cardinal Filoni en citant le livre des Actes des Apôtres – que son visage était comme celui d’un ange ». La source même de la grâce se manifeste dans l’imitation du Christ jusqu’à partager le miracle de Son pardon envers ses persécuteurs. « Comme Jésus avait remis entre les mains du Père Son dernier soupir – a rappelé le Cardinal – de même Saint Etienne l’imite en confiant sa vie à Jésus non sans prier pour le pardon de ceux qui le lapidaient. Cette histoire d’abandon et de pardon est infinie. Elle traverse toute la vie de l’Eglise, depuis les antiques martyrs y compris en cette terre de Concordia-Pordenone, jusqu’à nos jours ». Le Cardinal a pu raconter dans son homélie également des expériences personnelles qui lui ont fait toucher du doigt la mystérieuse victoire témoignée par l’histoire du martyre et de la persécution des chrétiens. « Je peux témoigner, en tant que Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a-t-il déclaré – avoir été témoin à diverses reprises de la souffrance mais non pas de la haine de nombreux chrétiens. Je pense ici par exemple au visage des milliers de personnes, chrétiens, yézidis, kakis etc., chassées de chez elles au cours des mois de juillet et aout 2015 par les terroristes du prétendu « Califat » qui avaient d’abord pris Mossoul puis la plaine de Ninive en Irak. Sur ces visages se lisait l’angoisse, tout le drame de ceux qui avaient perdu absolument tout mais « par la foi ni leur dignité humaine », ainsi que tint à me le dire expressément un chrétien laïc du village d’Alqosh : « Je n’ai plus rien mais je conserve la foi ! ».

    Le Préfet du Dicastère missionnaire a également mentionné de récentes rencontres intervenues au Sri Lanka avec des survivants des attentats perpétrés contre des églises du pays, « dans le cadre desquels ont été tués des centaines de chrétiens et d’autres par des terroristes islamiques le matin de Pâques alors qu’ils participaient à la Messe : des femmes, des enfants, des hommes et des personnes âgées. Dans les yeux des survivants et des membres des familles qui me montraient les images de leurs êtres chers sur leurs téléphones portables personnels – a déclaré le Cardinal durant l’homélie – se lisait une souffrance indicible, de la tristesse et une émotion profonde mais pas de haine. « Vous serez hais de tous cause de mon nom mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé ». Ce sont les paroles de l’Evangile de ce jour et elles me sont venues à l’esprit pendant que j’écoutais et recueillait les pleurs des familles détruites ». (GV) (Agence Fides 03/08/2019)