Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Hostilité au christianisme et à l'Eglise - Page 33

  • La peur est l’un des pires ennemis de notre vie chrétienne (12ème dimanche du T.O.)

    IMPRIMER

    D'Anne Kurian sur zenit.org (archive juin 2020) :

    Angélus : « la peur est l’un des pires ennemis de notre vie chrétienne »

    Le sentiment que Dieu nous abandonne (Traduction intégrale)

    La peur est l’un des pires ennemis de notre vie chrétienne », a affirmé le pape François lors de l’angélus qu’il célébrait ce 21 juin 2020, place Saint-Pierre.

    Introduisant la prière mariale depuis une fenêtre du palais apostolique donnant sur la place Saint-Pierre, le pape a médité sur trois situations d’épreuve du chrétien : la tentation d’édulcorer le message de l’Évangile ; la persécution ; le sentiment que Dieu l’a abandonné.

    « Parfois, a-t-il souligné, l’on sent cette aridité spirituelle ; nous ne devons pas avoir peur. Le Père prend soin de nous, parce que notre valeur est grande à ses yeux. Ce qui importe est la franchise, c’est le courage du témoignage de foi : “reconnaître Jésus devant les hommes” et avancer en faisant du bien. »

    Voici notre traduction de sa méditation.

    Paroles du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour !

    Dans l’Évangile de ce dimanche (cf. Mt 10,26-33) résonne l’invitation que Jésus adresse à ses disciples à ne pas avoir peur, à être forts et confiants face aux défis de la vie, en les prévenant des adversités qui les attendent. Le passage d’aujourd’hui fait partie du discours missionnaire, par lequel le Maître prépare les Apôtres à leur première expérience d’annonce du Royaume de Dieu. Jésus les exhorte avec insistance à “ne pas avoir peur”. La peur est l’un des pires ennemis de notre vie chrétienne. Jésus exhorte : “N’ayez pas peur”, “n’ayez pas peur”. Et Jésus décrit trois situations concrètes qu’ils auront à affronter.

    D’abord l’hostilité de tous ceux qui voudraient réduire au silence la Parole de Dieu, en l’édulcorant ou en faisant taire ceux qui l’annoncent. Dans ce cas, Jésus encourage les Apôtres à diffuser le message de salut qu’Il leur a confié. Pour le moment, Il l’a transmis avec soin, presque en secret, dans le petit groupe des disciples. Mais ils devront le dire “dans la lumière”, c’est-à-dire ouvertement, et annoncer “sur les places” – comme le dit Jésus – c’est-à-dire publiquement, son Évangile.

    La deuxième difficulté que les missionnaires du Christ rencontreront est la menace physique contre eux, c’est-à-dire la persécution directe contre leurs personnes, jusqu’à la mort. Cette prophétie de Jésus s’est réalisée en tous temps : c’est une réalité douloureuse, mais elle atteste de la fidélité des témoins. Combien de chrétiens sont persécutés aujourd’hui encore dans le monde entier ! Ils souffrent pour l’Évangile avec amour, ce sont les martyrs de nos jours. Et nous pouvons dire avec certitude qu’ils sont plus nombreux que les martyrs des premiers temps : tant de martyrs, simplement pour le fait d’être chrétiens. A ces disciples d’hier et d’aujourd’hui qui souffrent la persécution, Jésus recommande : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme » (v. 28). Il ne faut pas se laisser inquiéter par ceux qui cherchent à éteindre la force évangélisatrice par l’arrogance et la violence. En effet, ils ne peuvent rien contre l’âme, c’est-à-dire contre la communion avec Dieu : cela, personne ne peut l’enlever aux disciples, car c’est un don de Dieu. La seule peur que le disciple doit avoir est celle de perdre ce don divin, la proximité, l’amitié avec Dieu, en renonçant à vivre selon l’Évangile et en se donnant ainsi la mort morale, qui est l’effet du péché.

    Le troisième type d’épreuve que les Apôtres auront à affronter, Jésus l’indique dans le sentiment que certains pourront expérimenter, que Dieu lui-même les a abandonnés, en restant distant et silencieux. Ici aussi il exhorte à ne pas avoir peur, car, même en traversant ces autres embûches, la vie des disciples est solidement dans les mains de Dieu, qui nous aime et qui nous protège. Ce sont comme les trois tentations : édulcorer l’Évangile, le diluer ; deuxièmement, la persécution ; et troisièmement, le sentiment que Dieu nous a laissés seuls. Jésus aussi a souffert cette épreuve au Jardin des oliviers et sur la croix : “Père, pourquoi m’as-tu abandonné ?”, dit Jésus. Parfois l’on sent cette aridité spirituelle ; nous ne devons pas avoir peur. Le Père prend soin de nous, parce que notre valeur est grande à ses yeux. Ce qui importe est la franchise, c’est le courage du témoignage de foi : “reconnaître Jésus devant les hommes” et avancer en faisant du bien.

    Que la Très Sainte Vierge Marie, modèle de confiance et d’abandon à Dieu à l’heure de l’adversité et du danger, nous aide à ne jamais céder au découragement, mais à toujours nous confier à Lui et à sa grâce, plus puissante que le mal.

  • Sur les écrans : "Magnificat", une imposture

    IMPRIMER

    De Bruno de Seguins Pazzis sur le site du Salon Beige :

    Magnificat, une imposture

    Paris. À la mort d’un prêtre, la chancelière du diocèse découvre abasourdie qu’il s’agissait d’une femme ! Contre l’avis de son évêque qui souhaite étouffer l’affaire, elle mène l’enquête pour comprendre comment et avec quelles complicités une telle imposture a été possible… Avec : Karin Viard (Charlotte), François Berléand (Monseigneur Mevel), Maxime Bergeron (Thomas), Nicolas Cazalé (Jérémy), Patrick Catalifo (l’auxilière), Anaïde Rozam (Anne), Benoît Allemane (père Lataste), Clotilde Mollet (Béatrice), Francis Leplay (Maître Blanc), Patrick d’Assumçao (Dr Grammel), Annie Mercier (Mme Marsac). Scénario : Virginie Sauveur et Nicolas Silhol, d’après le roman « Des femmes en noir » d’Anne-Isabelle Lacassagne. Directeur de la photographie : Noémie Gillot. Musique : Nathaniel Mechaly.

    Avec Grâce à Dieu (2018) de François Ozon, on pouvait espérer avoir atteint dans le cinéma français le sommet dans la christianophobie. Eh bien non ! Voici que Virginie Sauveur décide d’en rajouter une bonne couche en signant son premier long métrage de cinéma après quatre téléfilms. Avec le roman « Des femmes en noir » d’Anne-Isabelle Lacassagne, elle dispose d’un matériau idéal pour évoquer le sujet de la place de la femme dans l’Eglise, l’ordination des femmes et le mariage des prêtres. Un menu pour le moins conséquent. Le danger, c’est que Virginie Sauveur a déjà du métier accumulé derrière ses trois années d’études à l’ESRA (Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle) avec l’écriture et la réalisation de quatre téléfilms. A partir d’un « pitch » absolument grotesque et absurde (une femme aurait réussi à mystifier tout le monde, à se faire ordonner prêtre et à exercer cet apostolat sans que personne ne s’en aperçoive jusqu’à sa mort) la réalisatrice s’empare de cette histoire qui prend la forme d’une enquête policière, mais menée par un évêque auxiliaire et une chancelière du diocèse de Paris, avec, sinon de la virtuosité, au moins un peu d’élégance dans la mise en scène, un bon rythme et ce qu’il faut de surprises scénaristiques pour ne pas laisser le spectateur tomber dans l’ennui. Ce stratagème lui permet de faire avancer, de manière plus ou moins insidieuse, ses thématiques ultra progressistes, en présentant la position dogmatique de l’Eglise catholique romaine comme absurde. Mais il n’y a que les naïfs, les cerveaux lessivés ou encore les spectateurs en proie à l’acédie (le démon caché de notre temps qui a disparu de nos dictionnaires) pour ne pas voir que cette prétendue réflexion sur la place de la femme dans l’Eglise ne repose sur rien de sérieux, reste totalement superficielle sans aucune pertinence, en ne faisant que servir, sans vergogne, tous les poncifs auxquels nous sommes habitués. Rien, absolument rien sur le positionnement doctrinal et théologique de l’Eglise. C’est tout simplement hénaurme !

    Nous avons droit à tout : la femme qui devient prêtre, point qui est la base du scénario, qui a changé d’identité avec un homme qui voulait devenir femme et qui l’est devenu (ou presque) et qui exerce la médecine chez les gens du voyage (ceci permet un petit détour musical et exotique par les Saintes Marie de la mer), un prêtre soixante-huitard, ancien professeur de séminaire de « la séminariste » qui a tout couvert, le fils de Charlotte, la chancelière du diocèse, qui est né, quinze ans plus tôt, d’une union avec un certain Mathias, prêtre du diocèse de Paris, et comme pour couronner l’ensemble, nous découvrons vers la fin du film que l’évêque avait promu autrefois Charlotte au poste de chancelière pour permettre que cette dernière garde le silence après l’affaire de Mathias. Et ceux qui auront le courage d’aller jusqu’au bout ne seront pas déçus mais subjugués par la fulgurance de la dernière séquence, un sommet dans le style onirique et militant ! Pour le reste, beaucoup de dialogues sonnent faux. Karin Viard (Tatie Danielled’Étienne Chatiliez en 1990, Potiche de François Ozon Polisse de Maïwenn en 2011, Belles en 2010, Familles de Jean-Paul Rappeneau en 2015, Bécassine ! de Bruno Podalydès en 2018), une signatrice dans Le Monde du 3 septembre 2018 de « L’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », se tire plutôt bien de ce rôle piegeux de chancelière qui évolue du conservatisme au progressisme. Patrick Catalifo (Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer en 1992, Les Lyonnais d’Olivier Marchal en 2011) est complètement à côté de son rôle d’auxiliaire du diocèse Mais le pompom revient à François Berléand qui compose à merveille un monseigneur Mevel bien poltron, qui préfère s’adonner à des pratiques zen plutôt qu’à la prière. Mais qui sait, avec Magnificat, dont le titre à lui seul est une imposture, Virginie Sauveur sera peut-être reconnue comme celle qui a crée un nouveau genre cinématographique, le thriller christianophobe.

  • Persécution et assassinats sont devenus le lot quotidien des catholiques nigérians

    IMPRIMER

    De Peter Pinedo sur le National Catholic Register :

    Un évêque nigérian décrit la persécution et les assassinats de catholiques : c'est devenu un phénomène quotidien

    L'évêque nigérian Wilfred Anagbe s'est entretenu avec l'ANC en juin 2023 pour évoquer la persécution et des meurtres de catholiques dans son pays, qui ont pris une telle ampleur ces dernières années que, selon lui, "c'est devenu un événement quotidien".

    19 juin 2023

    Le diocèse de Makurdi de Mgr Anagbe, dans l'État de Benue au Nigeria, fait partie des communautés les plus durement touchées par cette persécution de plus en plus violente.

    Le vendredi saint dernier, des dizaines de personnes ont été tuées lorsque des hommes armés musulmans ont attaqué une école primaire dans le village de Ngban, qui sert de refuge à une centaine de fermiers chrétiens déplacés et à leurs familles. L'attaque du 7 avril a fait 43 morts et plus de 40 blessés.

    "Si vous voyez la vidéo, vous allez pleurer", a déclaré l'évêque Anagbe. "Ils sont venus et les ont tous massacrés. "Et [malgré] tout ce qui s'est passé, il n'y a eu aucune arrestation. Le gouvernement n'est pas prêt à prendre des mesures à ce sujet", a-t-il ajouté. "Le Nigeria n'est pas un pays comme les États-Unis, où il y a des polices d'État", a expliqué Mgr Anagbe. "Si quelque chose se passe dans l'État de Benue, il faut un appel du quartier général [de la capitale] pour que la police s'en occupe. Donc, s'ils n'ont reçu aucune instruction, ils n'iront pas". "Dans cette situation, nous sommes en cage, nous ne pouvons rien à faire", déplore l'évêque.

    Une église assiégée

    Mgr Anagbe est évêque de Makurdi depuis 2015. Depuis qu'il est évêque, Mgr Anagbe dit avoir assisté à une "réalisation complète de l'agenda islamique".

    Bien que le gouvernement ait affirmé que la situation s'était améliorée, des groupes tels que les bergers fulanis nomades radicaux et la province d'Afrique de l'Ouest de l'État islamique (ISWAP), une branche d'ISIS, n'ont fait qu'augmenter leurs attaques contre les chrétiens. Avec les tribus peules qui empiétent de plus en plus sur les territoires chrétiens, même les régions majoritairement chrétiennes ne sont pas en sécurité.

    Selon Mgr Anagbe, l'État de Benue compte une population d'environ 6 millions de personnes qui sont "chrétiennes à 99 %." "Je vous le dis, il n'y a pas de peul autochtone dans l'État de Benue; alors ils viennent comme des envahisseurs ou des agresseurs", a déclaré l'évêque Anagbe.

    Depuis le début de l'année 2022, 140 attaques ont été perpétrées contre des chrétiens dans l'État de Benue, faisant au moins 591 victimes parmi les fidèles, selon Mgr Anagbe. En raison de ces attaques, l'évêque Anagbe a déclaré que plus de 1,5 million de chrétiens ont été déplacés de leurs maisons et de leurs villages dans le seul État de Benue.

    L'Aide à l'Église en détresse, une organisation internationale d'aide pastorale catholique, a largement documenté la situation dans le cadre de ses efforts d'assistance. Dans de nombreux cas, les hommes sont brutalement tués et les femmes et les enfants sont violés et envoyés en captivité pour la seule raison qu'ils sont chrétiens.

    Les chrétiens sont la cible

    L'évêque Anagbe a qualifié de "propagande" les affirmations selon lesquelles la violence au Nigeria serait due au changement climatique. "Ils disent que c'est à cause du changement climatique ; ce n'est pas vrai", a déclaré fermement l'évêque Anagbe. "En 1989, la déclaration d'Abuja prévoyait que le Nigeria deviendrait un État islamique ; c'est ce à quoi nous assistons progressivement aujourd'hui.  

    "Nous devrions être autorisés à adorer Dieu", a déclaré l'évêque Anagbe. "Aujourd'hui, dans certains endroits, on ne peut même pas aller à la messe et on y va sous haute surveillance, dans son propre pays, et cela ne devrait pas être le cas.

    En raison de la violence et des attaques constantes, l'État de Benue se trouve dans une situation de plus en plus désespérée. Selon Mgr Anagbe, des maisons, des écoles et des villages entiers sont régulièrement détruits. Malgré cette situation apparemment impossible, Mgr Anagbe a déclaré que ses fidèles et son diocèse continueront à faire confiance à Dieu et à travailler à la reconstruction. "Nous ne pouvons pas abandonner. C'est douloureux, et c'est vraiment traumatisant, mais nous ne pouvons pas abandonner", a-t-il déclaré. "Dieu reste l'espoir que nous avons."

    Impact personnel

    L'évêque Anagbe a déclaré que le fait de diriger un diocèse confronté à une telle persécution a eu un impact personnel profond. "Pour moi, cela a été une expérience très traumatisante, et c'est quelque chose que je ne souhaite à personne de vivre", a déclaré l'évêque Anagbe. "En l'espace de trois ans, j'ai perdu 18 prêtres, dont certains ont été enlevés puis libérés, tandis que d'autres sont morts au cours de la procédure.

    L'un des aspects les plus difficiles, selon Mgr Anagbe, est qu'il a l'impression que la violence l'a séparé de son peuple. Parfois, il ne peut pas les atteindre à cause du danger ; d'autres fois, les gens ne sont tout simplement plus là. "J'ai perdu environ 13 paroisses", a déclaré l'évêque Anagbe. "C'est difficile. Le zèle de l'apostolat vous pousse à prêcher la mission, mais vous ne pouvez pas vous rendre sur place, et les gens ne sont pas là. "Les gens partent et ne savent pas où aller. Ils vivent comme des réfugiés, mais dans ce cas, ils sont réfugiés dans leur propre pays, dans leur propre État", a ajouté l'évêque. "C'est leur situation difficile, ils ne peuvent pas rentrer chez eux et personne ne vient les aider. C'est donc très douloureux". "Mais nous avons l'espoir qu'un jour tout cela sera terminé", a déclaré Mgr Anagbe avec confiance.

    Le sang des martyrs

    Malgré l'escalade de la persécution, le Nigeria est de loin le pays où la fréquentation de la messe est la plus élevée au monde. Quatre-vingt-quatorze pour cent des catholiques nigérians déclarent assister à la messe au moins une fois par semaine, selon une étude du Center for Applied Research in the Apostolate (Centre de recherche appliquée à l'apostolat). 

    "Les Pères de l'Église ont dit que le sang des martyrs était la semence du christianisme", a déclaré l'évêque Anagbe. "Dans les moments de crise, on s'adresse à Dieu lorsque les êtres humains ont échoué. Nous devons garder notre foi vivante. "La persécution fait partie intégrante de la vie d'un catholique", a-t-il ajouté. "Mais cela n'arrête pas la foi des gens."

    "Nous continuons constamment à prier", a déclaré Mgr Anagbe. "Dieu entendra certainement nos prières. C'est pourquoi la messe est si importante et pourquoi nous prions. Nous devons faire confiance à Dieu au milieu de cette crise".

    Appel aux catholiques américains

    L'appel de l'évêque aux catholiques américains était très simple. Tout d'abord, il a demandé aux catholiques américains "d'intensifier leur soutien à la cause afin que leurs représentants sachent qu'ils se préoccupent davantage des êtres humains, pas seulement des chrétiens, mais des êtres humains qui sont en train d'être éliminés".

    Pour Mgr Anagbe, les enjeux sont très clairs. "Si nous nous taisons, une génération sera anéantie ; la population sera anéantie", a-t-il déclaré. "Des gens sont tués. Nous ne pouvons pas continuer à nous taire. Il s'agit de personnes sans défense. Je veux donc que tout le monde sache que des atrocités sont commises au Nigeria".

    Deuxièmement, et c'est "très important", il a demandé à ce que l'on prie pour lui. "Dieu répond aux prières", a déclaré Mgr Anagbe. "La prière nous soutiendra et soutiendra la foi de l'Église.

  • Gestes et attitudes anti-chrétiens se multiplient en Terre Sainte

    IMPRIMER

    De TerreSainte.net (Cécile Lemoine) :

    Jérusalem, Haïfa: des lieux saints chrétiens ciblés par des juifs orthodoxes

    19 juin 2023
    Jérusalem, Haïfa: des lieux saints chrétiens ciblés par des juifs orthodoxes
    Des juif de la communauté hassidique de Bratslav en prière dans la grotte de l'église Stella Maris à Haïfa, le 16 juin 2023 ©Capture d'écran d'une vidéo diffusée sur le compte twitter du journaliste Yoav Etiel

    Vitrail brisé au Cénacle à Jérusalem, visites provocatrices dans la grotte de l'église Stella Maris à Haïfa... Les actes de provocations et d'intimidations à l'égard des communautés et des sites chrétiens se multiplient ces dernières semaines.


    Le vitrail brisé par des jets de pierre dans la salle du Cénacle, à Jérusalem ©Gadi Dahan

    Le vitrail bleu turquoise calligraphié en arabe est béant. Jeudi 15 juin dans la soirée, un juif israélien a brisé une des fenêtres de la salle du Cénacle, sur le mont Sion à Jérusalem, où la tradition chrétienne célèbre la dernière Cène et la Pentecôte. Selon les médias israéliens, le coupable, un trentenaire visiblement alcoolisé, était connu de la police, qui a procédé à son arrestation après que l’individu a été maîtrisé par le gardien du lieu saint.

    Présenté devant un juge du tribunal de première instance le lendemain, l’homme a été libéré à la condition qu’il reste à l’écart de la vieille ville de Jérusalem pendant 30 jours.

    Graffitis, dégradations, profanations, crachats… Les lieux saints chrétiens du Mont Sion sont depuis longtemps -et régulièrement- la cible de jeunes juifs radicaux, qui étudient dans les yeshivot (écoles religieuses) voisines, ou qui se rendent au tombeau de David, situé sous la salle du Cénacle.

    Lire aussi >> Sur le mont Sion, faire retomber la tension anti-chrétienne

    Depuis le début de l’année, on assiste cependant à une augmentation exponentielle de ce genre d’actes. Une temporalité qui correspond à l’arrivée au pouvoir du gouvernement le plus radical et religieux de l’histoire d’Israël. L’une des attaques les plus récentes a visé un groupe d’évangéliques américains venus prier sur l’escalier sud de l’ancien temple de Jérusalem.

    Visites provocatrices à l’église Stella Maris de Haïfa

    Ces gestes et attitudes anti-chrétiens ont récemment gagné Haïfa, ville portuaire pourtant connue pour la qualité de son dialogue inter-religieux. Depuis deux semaines, les Carmes en charge du monastère Stella Maris font face à une situation inhabituelle : l’intrusion de juifs ultra-orthodoxes issus de la communauté hassidique de Bratslav, dans la grotte de l’église. Pas de violence ou de dégradation : ils viennent y prier.

    « Selon un des rabbins de leur communauté, c’est le lieu où aurait été enterré le prophète Elisée, disciple du prophète Eli, explique un des carmes à terresainte.net. La rumeur s’est répandue et des juifs orthodoxes ont commencé à venir prier régulièrement devant la porte de l’église, avant de s’infiltrer dans la grotte. » Certains courants du judaïsme proscrivent pourtant à leurs adeptes d’entrer dans les églises.

    Des vidéos de ces prières ont circulé sur les réseaux sociaux, illustrant la difficulté de la communication entre les religieux catholiques et juifs. « Les ultra-orthodoxes n’expliquent pas pourquoi ils sont là, ne communiquent pas avec les moines apeurés, qui pour la plupart ne parlent pas l’hébreu. L’essentiel est d’attirer l’attention et de déranger », souligne sur Twitter le journaliste israélien Yoav Etiel.

    Vendredi 16 juin, un résident chrétien arabe de la ville a été arrêté après avoir été filmé en train de repousser violemment deux juifs ultra-orthodoxes venus prier près de l’église. Âgé d’une cinquantaine d’année, l’homme a été relâché et visité par le député arabe Ayman Odeh, en signe de soutien.

    « Préoccupés et alertés »

    Dimanche 18 juin, des centaines de personnes (chrétiens, musulmans et juifs) se sont réunies devant l’église Stella Maris en soutien aux Carmes. « Élisée est important pour les chrétiens aussi et si nous trouvions sa tombe, nous lui donnerions tout le respect qu’il mérite, expliquait Wadie Abu Nassar, consultant auprès de l’Église catholique, à l’occasion de ce rassemblement. Il y a eu toutes sortes de fouilles archéologiques ici et rien n’a été trouvé. »

    Rassemblement au monastère Stella Maris de Haïfa, au nord d’Israël, suite à des visites de juifs ultra-orthodoxes qui affirment que l’église se trouve sur la tombe du prophète Elisée, le 18 juin 2023 ©Flash90

    « Nous sommes là depuis le XIIe siècle, mais c’est seulement maintenant qu’ils se réveillent avec cette tradition qui remonterait à l’époque médiévale, poursuit le religieux carme interrogé par terresainte.net. C’est une forme d’entrisme : ils mettent le pied dans la porte. Il faut désamorcer tout ça maintenant, pour ne pas se faire marcher dessus. » Des discussions sont en cours avec la mairie et la police de Haïfa pour mettre un terme au phénomène.

    Face à cette accumulation, les associations israéliennes qui militent pour le dialogue inter-religieux se disent « préoccupées et alertées par la détérioration des attitudes à l’égard des communautés, sites et visiteurs chrétiens », selon les mots du Centre de Jérusalem pour les relations judéo-chrétiennes, qui appelle « les autorités à traiter de manière décisive les différents problèmes », dans un post publié sur Facebook. Les coupables, s’ils sont arrêtés par la police, ne sont quasiment jamais sanctionnés.

  • Quand les Dodgers invitent un groupe de drag queens anti-catholiques à leur "Pride Night" : le grand émoi des catholiques américains

    IMPRIMER

    De Michael Warsaw sur le National Catholic Register :

    Sur les Dodgers et les Drag Queens

    Après que les Dodgers ont réinvité un groupe de drag queens anti-catholiques à leur "Pride Night", les catholiques doivent répondre par quelque chose de plus fort que le boycott.

    Large American flag on display during the opening ceremony of the National League Championship Series at Dodger Stadium in Los Angeles, Calif.

    Grand drapeau américain déployé lors de la cérémonie d'ouverture des National League Championship Series au Dodger Stadium de Los Angeles, en Californie.

    14 juin 2023

    L'une des raisons pour lesquelles le baseball est le passe-temps des Américains est qu'il existe généralement loin des débats contentieux, des rancœurs politiques et des clivages culturels. C'est du moins ce qu'il est censé être. Mais cette image s'est effondrée dans l'emblématique Dodger Stadium de Los Angeles.

    Depuis quelques semaines, la controverse porte sur la célébration par les Dodgers, le 16 juin, de la "Pride Night" (nuit de la fierté).

    L'existence de ces "Pride Nights" et d'autres célébrations d'activités et d'agendas LGBTQ est profondément erronée, comme le montre clairement l'Église dans ses enseignements sur la vérité et la signification de la sexualité humaine. En outre, l'exaltation de l'orgueil est à l'opposé de notre vocation de disciples et d'imitateurs du Christ. Ce n'est pas une coïncidence si le jour où les Dodgers ont décidé d'honorer le premier des péchés capitaux, l'Église nous invite à célébrer la solennité du Très Sacré Cœur de Jésus, symbole constant de la puissance et de la victoire de l'humilité.

    En soi, la Pride Night des Dodgers devrait mettre les catholiques mal à l'aise. Mais la controverse a véritablement commencé lorsque l'équipe a décidé d'honorer ce soir-là le groupe de travestis anti-catholiques connu sous le nom de "Sisters of Perpetual Indulgence" avec ce que les Dodgers ont appelé le "Community Hero Award" (prix du héros de la communauté).

    Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence ne sont pas seulement un groupe qui s'oppose publiquement aux enseignements de l'Église sur le mariage, la création par Dieu de l'homme et de la femme, et la morale sexuelle traditionnelle. Il s'agit d'un groupe qui se moque délibérément des catholiques et tente de profaner le sacré. Les membres du groupe ridiculisent la pureté et la piété des religieuses en se déguisant en caricatures grotesques de religieuses. Ils promeuvent des représentations sexualisées de Notre Seigneur, Jésus-Christ. Ils auraient même accueilli de très jeunes enfants lors d'événements où l'exhibitionnisme sexuel obscène était à l'honneur.

    Après l'indignation publique suscitée par la décision des Dodgers d'honorer les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence - y compris le refus de plusieurs évêques américains, de joueurs de baseball professionnels et d'éminents dirigeants politiques tels que le sénateur Marco Rubio de Floride - les Dodgers ont semblé faire marche arrière. Ils ont désinvité le groupe, non pas parce qu'il mettait des enfants en danger ou parce qu'il se moquait d'un Américain sur cinq qui s'identifie comme catholique, mais parce que leur invitation pouvait, selon eux, "détourner l'attention des grands avantages que nous [l'organisation des Dodgers] avons constatés au fil des ans lors de la Nuit des Fiertés".

    Lire la suite

  • Nicaragua : le martyre de l'évêque Álvarez dans la prison d'Ortega

    IMPRIMER

    De Gianfranco Amato sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Nicaragua, le martyre de l'évêque Álvarez dans la prison d'Ortega

    09-06-2023

    Pour n'avoir pas voulu abandonner son peuple et courber l'échine devant le dictateur Ortega, l'évêque de Matagalpa est détenu depuis quatre mois dans une prison de haute sécurité, soumis à des traitements inhumains. Dans le silence international.

    Monseigneur Rolando Álvarez, évêque de Matagalpa, est un pasteur qui ne voulait pas abandonner son troupeau et quitter sa patrie. Il a refusé de se plier à l'ordre d'exil vers les États-Unis que lui avait imposé le régime totalitaire de Daniel Ortega, préférant purger dans son pays la peine absurde de vingt-six ans et quatre mois de prison que lui avait infligée la juge Nadia Tardencilla Rodríguez, du tribunal du deuxième district de Managua, à l'issue d'un simulacre de procès qui a abouti à sa condamnation pour conspiration, diffusion de fausses nouvelles et une série de délits typiques habituellement utilisés par les régimes totalitaires pour éliminer les opposants. En réalité, le seul tort de Mgr Álvarez était d'avoir simplement exprimé des critiques compréhensibles à l'égard d'un régime qui se distinguait par sa politique d'agression et d'intimidation physique à l'encontre de l'Église catholique.

    Ainsi, l'évêque dissident se trouve depuis le 9 février 2023 à l'Institut pénitentiaire national Jorge Navarro, plus connu sous le nom de "La Modelo". Il est actuellement détenu à l'isolement dans l'une des cellules de sécurité maximale de la galerie 300, qui se compose d'environ 150 véritables "loculi" répartis en trois modules. Mgr Álvarez se trouve dans le module 3-1, un bâtiment souterrain d'un étage complètement isolé, connu sous le nom d'"Infernetto", en raison du manque absolu d'hygiène et surtout de la chaleur torride qui rappelle les flammes du monde souterrain.

    Dans ces cellules de sécurité maximale, inaugurées par le régime en 2015, les détenus sont exposés à l'humidité, au froid et à une chaleur qui peut atteindre 45 degrés centigrades, obligeant les malheureux détenus, comme Mgr Álvarez, à rester en sous-vêtements toute la journée, car même l'uniforme bleu clair de l'ordre est intolérable. Dans ce four, la seule concession faite par les geôliers est de pouvoir boire une petite bouteille d'eau par jour. Ceux qui ont survécu à cet enfer dantesque décrivent comme indescriptible le sentiment claustrophobique d'angoisse, d'angoisse et de désir désespéré de s'échapper.

    Les cellules mesurent deux mètres sur deux mètres et demi et sont faites de béton, le matériau à partir duquel tout est fabriqué, y compris les lits de camp. Dans cet espace exigu, il y a même une minuscule salle de bain composée d'un tuyau de lavabo en ruine, d'où s'échappent cafards, blattes et autres insectes, et d'une toilette métallique sans chasse d'eau, perpétuellement sale car les prisonniers ne permettent pas l'utilisation d'un seau ou d'un récipient pour l'eau nécessaire à l'évacuation des matières fécales. Le peu d'air malodorant qui circule à l'intérieur de la cellule contribue également à la définition d'"enfer" donnée à ce pavillon pénitentiaire. La seule source d'air et de lumière est une petite fenêtre dans la porte d'environ 25 centimètres de haut et 12 centimètres de large, fermée par un grillage, et une autre petite ouverture de 15 centimètres de large et 15 centimètres de haut par laquelle passe la nourriture destinée aux détenus. Le menu est fixe et toujours le même : du riz et des haricots trois fois par jour, bien qu'il ne soit souvent servi qu'une seule fois. Et très souvent, on trouve aussi des vers dans le riz. À l'intérieur de la cellule, il n'y a ni électricité ni lumière artificielle. Pas même une ampoule pour la nuit.

    Dans les conditions de chaleur infernale dans lesquelles ils se trouvent, les détenus ne peuvent même pas se rafraîchir en utilisant l'eau des toilettes, car le service d'eau ne fonctionne que pendant vingt minutes deux fois par jour, à cinq heures du matin et à midi. Le régime ne se contente cependant pas de laisser des êtres humains dans une situation aussi déplorable. Il prétend même surveiller les détenus 24 heures sur 24 grâce à un système de caméras installé dans chaque cellule.

    Un tel état de détention dans un isolement absolu mettrait à rude épreuve le système psychologique de tout être humain. Monseigneur Rolando Álvarez passe tous ses jours depuis quatre mois dans une solitude absolue, hormis la compagnie des cafards et la caméra braquée sur lui nuit et jour. Dans ces conditions, seule la force de la foi et de la prière permet de survivre et de ne pas devenir fou. L'évêque de Matagalpa est un martyr de notre temps. Et un grand exemple aussi pour beaucoup de ses frères qui, à sa place, n'auraient pas hésité un instant à prendre l'avion pour Miami et à fuir vers le confortable exil des États-Unis.

    Même l'Église catholique italienne, en plus d'organiser des veillées de prière discutables contre la soi-disant "homophobie", ferait bien de se souvenir des nombreux pasteurs martyrs disséminés dans le monde. De nombreux fidèles comprendraient certainement mieux une veillée de prière pour le pauvre Monseigneur Rolando Àlvarez, victime innocente de l'un des régimes totalitaires les plus impitoyables de la planète aujourd'hui.

    Et même de nombreux démocrates et libéraux devraient peut-être être moins distraits par la dénonciation des régimes communistes qui, en 2023, obligent leurs opposants à vivre dans des conditions qui rappellent les scènes du célèbre film Papillon de Franklin Schaffner qui se déroulent dans le pénitencier de l'île du Diable, la pire colonie pénitentiaire de Guyane française.

  • Des églises catholiques incendiées au Canada et aux Etats-Unis

    IMPRIMER

    De kath.net/news :

    Des églises catholiques incendiées au Canada et aux Etats-Unis

    5 juin 2023


    Dans l'État canadien de l'Alberta, une église historique a été irrémédiablement détruite. Dans l'Illinois, un lieu de pèlerinage catholique a été la cible d'un incendie criminel.

    Des pyromanes ont détruit une église historique dans l'État canadien de l'Alberta. L'église Saint-Bernard de Grouard, vieille de 121 ans et première cathédrale de l'archidiocèse de Grouard-McLennan, a presque entièrement brûlé. (Voir photo) Deux hommes ont été arrêtés en rapport avec l'incendie, rapporte The B.C. Catholic.

    L'église est "irrémédiablement détruite", a écrit Gerard Pettipas, l'archevêque de Grouard-McLennan, dans un communiqué. C'est un "moment triste" pour beaucoup. Il n'est toutefois pas accablé par cette perte, car personne n'a perdu la vie dans l'incendie. Une église a été détruite, mais l'église ne sera jamais détruite. Un bâtiment a été perdu par les flammes, mais pas les flammes de la foi qui y ont été allumées, a écrit l'archevêque.

    Le lendemain, une femme a mis le feu à une chapelle du sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, un lieu de pèlerinage catholique à Des Plaines dans l'État de l'Illinois. Les pompiers ont pu éteindre l'incendie, mais les dégâts matériels se sont élevés à 78 000 dollars américains. La police a arrêté une femme qui se trouvait à proximité de l'incendie et qui avait de la suie sur ses vêtements. Des enregistrements vidéo de la scène ont montré qu'elle jetait des statues, des chaises, des chapelets et d'autres objets dans le feu, rapporte CNA.

  • La persécution religieuse se déchaîne au Mexique

    IMPRIMER

    D'Ana Paula Morales sur Catholic News Agency :

    La persécution religieuse fait des ravages dans la foi catholique au Mexique
     
    3 juin 2023

    Les récents épisodes de violence contre l'Église catholique, y compris le meurtre d'un prêtre et la tentative de meurtre d'un archevêque, mettent une fois de plus en évidence la persécution de la foi au Mexique et le pouvoir du crime organisé.

    Le 22 mai, le prêtre augustinien Javier García Villafañe a été retrouvé mort dans sa voiture sur l'autoroute Cuitzeo-Huandacareo. Le bureau du procureur général de l'État du Michoacán a déclaré qu'il avait été "tué par plusieurs coups de feu".

    Quelques jours auparavant, un agresseur de 80 ans avait tenté de poignarder à mort l'archevêque de Durango, Faustino Armendáriz, dans la sacristie de la cathédrale, à la fin de la messe. Heureusement, le prélat n'a été que légèrement blessé lors de cette tentative manquée.

    En outre, ces dernières semaines, plusieurs cas de profanation et de sacrilège ont été enregistrés dans différentes églises du pays.

    Le Mexique est-il encore un pays catholique ?

    Dans une interview accordée le 25 mai à ACI Prensa, partenaire espagnol de CNA, Marcela Szymanski, de la fondation pontificale Aide à l'Église en détresse (AED), a souligné qu'il y a un peu moins d'un siècle, le Mexique a connu une intense persécution religieuse contre les catholiques de la part du gouvernement mexicain. "Il y a eu des morts, de la violence pendant des années", a déclaré M. Szymanski, titulaire d'un doctorat en politique internationale et rédacteur en chef du rapport sur la liberté religieuse.

    La période de persécution religieuse subie par l'Église catholique au Mexique au début du XXe siècle est connue sous le nom de "Cristiada". En 1926, les attaques contre la foi ont déclenché la guerre des Cristeros, l'affrontement armé entre les catholiques et l'armée mexicaine qui s'est terminé en 1929, bien que de nombreux civils et Cristeros aient été tués dans les représailles du gouvernement après la fin officielle du conflit. La "Cristiada", a-t-elle noté, "n'est toujours pas enseignée dans les écoles, dans les manuels libres. Rien sur cette persécution religieuse".

    Les gens continuent de penser et de sentir que le Mexique est un pays catholique", a-t-elle poursuivi, tout en posant la question suivante : "D'où vient cette idée ? "D'où vient cette idée ? Cette idée vient non seulement du fait qu'ils ne savent pas qu'il y a eu des persécutions, mais aussi du fait qu'au cours des 40 dernières années, le Mexique est resté un pays catholique malgré l'interdiction de pratiquer ou de vivre sa religion en public et en privé."

    Szymanski a déploré que depuis "environ 30 ans, les mariages mexicains se désagrègent", tandis que les familles ne maintiennent plus une solide formation catholique et ont abandonné l'assistance à la messe dominicale. Selon l'Institut national des statistiques (INEGI) pour l'année 2011 au Mexique, il y avait 16 divorces pour 100 mariages. En 2019, ce chiffre avait déjà doublé, avec 32 divorces pour 100 mariages. En 2021, il y aura 33 divorces pour 100 mariages au Mexique.

    "Le Mexique a été emporté par la tendance antichrétienne qui vient de l'Occident. Les actes de vandalisme contre les églises, les bâtiments, les attaques contre les religieux sont toujours dirigés contre les catholiques, et non contre les 22 mosquées qui existent dans le pays", a-t-elle souligné. "Le Mexique perd la religiosité familiale traditionnelle depuis des décennies", a-t-elle ajouté.

    En 2000, selon l'INEGI, les catholiques représentaient 89,7 % de la population. Vingt ans plus tard, ce pourcentage est tombé à 77,7 %, tandis qu'une augmentation des chrétiens protestants et des personnes "sans religion" a été constatée.

    Pour Szymanski, au Mexique, "nous avons un mélange important d'ignorance et de manque de cohésion sociale qui fait qu'il semble naturel ou normal d'attaquer les institutions, l'Église catholique et tout ce qu'elle représente". 

    Trafic de drogue et prêtres assassinés

    Le père Omar Sotelo, directeur du Centre catholique multimédia (CCM), également interviewé par ACI Prensa le 25 mai, a noté que "depuis plus de 10 ans, le Mexique est le pays le plus dangereux pour l'exercice de la prêtrise dans toute l'Amérique latine, et c'est l'un des principaux endroits dans le monde entier".

    Selon un rapport du CCM, entre 1990 et 2022, 63 prêtres ont été assassinés au Mexique, dont l'archevêque de Guadalajara, le cardinal Juan Jesús Posadas Ocampo. Au cours des quatre dernières années, sous l'administration actuelle du président Andrés Manuel López Obrador, neuf prêtres ont été tués. Selon le rapport "Missionnaires assassinés en 2022" de la fondation vaticane Fides, le Mexique a enregistré trois homicides de prêtres l'année dernière. Seul le Nigéria a enregistré un nombre plus élevé : Quatre prêtres y ont été tués. "En théorie, il ne s'agit pas d'un pays qui connaît des problèmes de guerre ou autres. Cependant, c'est l'un des principaux pays où l'exercice du sacerdoce est dangereux". "Au Mexique, nous avons compté au moins 25 ou 26 églises profanées, attaquées, volées, pillées, violées en une semaine", a-t-il expliqué. Pour Sotelo, "c'est un signe clair que le crime organisé a pratiquement pris le dessus sur les autorités".

    Il a également noté qu'il y a des endroits dans le pays où "il n'y a pas de police" parce que ce sont les trafiquants de drogue qui gouvernent ces zones. "Le trafic de drogue s'est pratiquement positionné stratégiquement sur l'ensemble du territoire national et a mis en échec de nombreuses autorités", a-t-il déploré. Dans cette situation de crise, a-t-il expliqué, un prêtre "travaille 24 heures sur 24, sept jours sur sept" en tant que "stabilisateur social", apportant "aide, défense, protection à tous et aux migrants" ainsi que des "services de santé". "Les prêtres sont en concurrence avec le crime organisé. Lorsqu'ils éliminent [un prêtre], ils envoient deux messages très forts : Premièrement, si je suis capable de tuer un prêtre, je peux tuer qui je veux. Deuxièmement, en éliminant un prêtre, ils ne tuent pas qu'une seule personne, ils s'attaquent à l'ensemble de la communauté et à sa stabilité", explique M. Sotelo. "C'est alors que se créent une narco-culture, une narco-politique et une narco-économie", a-t-il averti.

    La persécution permanente de l'Église

    Dans une déclaration à ACI Prensa, le partenaire de CNA pour les informations en langue espagnole, Hércules Medina Garfias, l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse de Morelia qui a célébré la messe des funérailles du prêtre Villafañe récemment assassiné, a souligné que l'Église catholique "a été persécutée depuis le début". "Notre Seigneur a été persécuté par Hérode, qui a fait assassiner les Saints Innocents et la Sainte Famille a dû fuir en Égypte", a-t-il déclaré. Dans la Bible, a-t-il souligné, "il y a de nombreux passages sur la persécution de la première communauté chrétienne. Les apôtres ont été persécutés". Le fait d'être persécuté, a-t-il souligné, "est un bon signe que nous faisons les choses correctement, et cela fait partie de notre histoire".

  • La dictature nicaraguayenne s'en prend à l'Eglise de toutes les façons

    IMPRIMER

    De Vatican News (Marie Duhamel) :

    Nicaragua: «Ils peuvent profaner nos églises, notre foi demeure»

    Deux ONG nicaraguayennes de défense des droits de l’homme en exil condamnent les attaques contre l’Église, accusée de blanchiment d’argent par la police le week-end dernier. Dimanche 28 mai, lors de la messe de la Pentecôte, les fidèles ont été invités à ne pas avoir peur par l’archevêque de Managua.

    À Managua, le cardinal Leopoldo Brenes invite à garder l’espérance. «Dieu nous surprend», il faut s’en remettre à Lui et à l’Esprit Saint. Lors de la messe de la Pentecôte, l’archevêque a évoqué la catéchèse prononcée quelques heures plus tôt par le Pape François, en réaffirmant que «la peur est encouragée par le diable, mais que l'Esprit Saint vient pour briser ces peurs». Après la mort de Jésus, les apôtres se sont enfermés dans une maison, avec un sentiment de peur; un sentiment qui fut balayé par le souffle de l’Esprit, le jour de la Pentecôte, assure-t-il.

    Le cardinal a demandé aux prêtres de continuer à célébrer l’Eucharistie avec «joie et bonheur» malgré les accusations formulées à l’encontre de l’Église par les autorités. Aux fidèles, il a suggéré de rester le plus calme possible «face à la situation que traversent nos paroisses» et de ne pas trop s’informer sur les accusations récentes formulées contre l’Église, des sources fiables n’étant que rarement indiquées par les médias se faisant écho de l’affaire.

    Accusation de blanchiment d'argent

    Samedi, la police a accusé l'Église de «blanchiment d'argent», affirmant avoir trouvé «des centaines de milliers de dollars cachés dans des sacs situés dans des locaux appartenant aux diocèses» du Nicaragua. La police a par ailleurs confirmé le «retrait illégal de fonds de comptes bancaires dont le gel avait été ordonné par la loi».

    En outre, la Surintendance des banques a demandé à la Conférence épiscopale du Nicaragua et au cardinal Brenes «de présenter les documents montrant les mouvements des comptes bancaires des diocèses, afin que les lois du pays soient respectées à tout moment, évitant ainsi les actes illicites qui ont été commis», rapportent les agences Reuters et EFE.

    Avant ces déclarations officielles, plusieurs rapports indiquaient que les autorités avaient bloqué des comptes bancaires d'organismes ecclésiastiques de l'archidiocèse de Matagalpa et des diocèses d'Estelí, de Siuna et de Bluefields, afin d'enquêter sur l'origine de leurs fonds. Sur le site internet despachos505, le cardinal Brenes affirme avoir appris par voie de presse le blocage de comptes paroissiaux, et annoncait une rencontre des évêques «pour analyser la situation» et se tenir prêts à répondre des accusations portées à l’encontre de l’Église.

    La situation au Nicaragua est «un phénomène sans précédent en ce qui concerne l'Église». Le secrétaire de l’Episcopat d’Amérique latine dénonce dans la presse «les outrages » dont elle est victime «parce qu'elle s'oppose à leurs projets totalitaires, leurs projets d'humiliation d'un peuple entier, d'un pays entier». Mgr Jose Antonio Canales, évêque de Danli au Hoduras, poursuit ses accusations contre les autorités: «Ils ont annulé des milliers d'ONG, plus récemment la Croix-Rouge, des universités, et avec l'Église ils ne trouvent rien à faire, et c'est pourquoi ils font ce genre d'actions hostiles, qui ne sont pas nouvelles».

    Trois prêtres arrêtés

    La semaine dernière, l’arrestation de trois nouveaux prêtres a été signalée. Le prêtre Jaime Montesinos, curé du diocèse de Matagalpa – dont a la charge Mgr Alvarez condamné à 26 ans de prison -, fait l'objet d'une enquête «pour avoir commis des actes portant atteinte à l'indépendance, à la souveraineté et à l'autodétermination de la nation».

    Le diocèse d'Estelí – qu’administre Mgr Alvarez -, a également confirmé dans un communiqué que les prêtres Pastor Rodríguez et Leonardo Gutiérrez sont assignés à résidence dans une maison de formation de l'Église à Managua, le temps de l’«enquête sur les questions administratives de la défunte Cáritas Diocesana de Estelí».

    Trois autres attaques visant l’Église ont été signalées. Selon la chercheuse nicaraguayenne en exil, Martha Patricia Molina, le gouvernement aurait saisi la semaine passée une école appartenant aux Filles de Sainte Louise de Marcillac dans la municipalité de San Sebastian de Yali, dans le département de Jinotega, et ordonné l’expulsion de trois religieuses qui l’administraient. Le journal numérique Confidential rapporte pour sa part l’intervention des autorités dans l'école Susana López Carazo des dominicaines de l'Annonciation, dans le département de Rivas, au sud du Nicaragua. Trois religieuses de la congrégation auraient été expulsées.

    Expulsion et profanation

    Enfin le 24 mai dernier, la chapelle de Notre-Dame de Fatima, dans la paroisse de Santa Ana, dans la ville de Nindirí a été profanée. «L'action sacrilège a consisté à forcer la sécurité de la porte et à enlever le tabernacle de la chapelle, en outrageant les osties consacrées, qui ont été laissées abandonnées dans un champ près de la chapelle» peut-on lire dans un communiqué«Ils peuvent profaner nos temples, briser nos images, mais notre foi demeure toujours en Jésus-Christ qui a fait le ciel et la terre. Longue vie à Jésus dans le Saint-Sacrement», a posté la paroisse sur les médias sociaux.

    Depuis le Costa Rica, l’ONG Colectivo de Derechos humanos Nunca Mas condamne la «persécution sans limite» subie par l’Église et appelle à la fin de «la répression et à la liberté pour les religieux comme pour les prisonniers politiques». Lundi, la Commission permanente des droits de l’homme, basée aux États Unis, affirmait que les autorités voulaient maintenant «voler l’argent que les gens donnent à l’Église», prévenant les coupables qu’ils auront à répondre de ces illégalités.

  • Quand un historien démonte la "légende noire" espagnole

    IMPRIMER

    Du site de La Nef (Arnaud Imatz) :

    L’historien Marcelo Gullo face à la cathophobie et la légende noire espagnole 

    L’historien argentin Marcelo Gullo Omedeo a récemment battu des records de vente en Espagne avec ses livres, Madre Patria [« La mère patrie », sous-titré : Démonter la légende noire depuis Bartolomé de las Casas jusqu’au séparatisme catalan (2021)] et Nada por lo que pedir perdón (« Pas de raison de s’excuser », sous-titré : L’importance de l’héritage espagnol face aux atrocités commises par les ennemis de l’Espagne(2022)]. Ces deux ouvrages remarquables ont été significativement préfacés par deux personnalités du monde politique et universitaire hispanique, l’ancien vice-président du gouvernement et vice-président du PSOE, Alfonso Guerra et la directrice de l’Académie royale d’histoire, Carmen Iglesias. L’historienne María Elvira Roca Barea avait déjà entrepris, il y a quelques années, de remettre les pendules à l’heure en publiant deux ouvrages non-conformistes majeurs Imperiofobia y leyenda negra / « Phobie de l’empire et légende noire » (2016) et Fracasología / « Échecologie » (2019). Depuis, les initiatives résistantes semblent se multiplier dans la Péninsule. Le réalisateur, scénariste et producteur José Luis López Linares a dirigé un excellent film documentaire historique Espagne. La première globalisation (2021). L’Académie royale d’histoire a créé un portail d’internet où l’on trouve la plus grande information jamais rassemblée à ce jour sur les personnages et événements de l’histoire hispaniqueLes livres et articles en rupture avec la doxa et l’idéologie du « politiquement correct » se succèdent à bon rythmeL’argentin Marcelo Gullo est sans doute l’une des figures les plus en pointe dans cette résistance et ce combat culturel. Fin connaisseur de la biographie du souverain pontife, il n’a pas hésité à rappeler dans le titre évocateur de son dernier livre que « lorsque le pape François était le père Jorge, il considérait qu’il n’y avait pas de raison de s’excuser ». Dans un pays comme l’Espagne, qui depuis des décennies est en voie de déchristianisation et de soumission politique à l’étranger et où, comme dans le reste de l’Europe, les élites politico-culturelles sont fortement influencées par le wokisme, Gullo ne pouvait éviter de provoquer d’importants remous. Gardien de la mémoire collective hispanique, c’est sans faux-fuyants qu’il  rappelle que depuis deux siècles les interventions et agressions nord-américaines dans les pays luso-hispaniques se comptent par centaines pour les majeures et par milliers pour les mineures [La bibliographie sur le sujet est d’ailleurs considérable et on se contentera de citer ici le travail encyclopédique de l’historien argentin Gregorio Selser, Chronologie des interventions étrangères en Amérique Latine / Cronología de las intervenciones extranjeras en América Latina, 4 tomes, México, CAMENA, 2010]. Mais pour vraiment comprendre les raisons de Gullo encore faut-il lui donner la parole. Ses propos francs, directs et décapants, ne manqueront pas d’étonner voire de heurter nombre de lecteurs francophones. L’entretien ci-dessous est le premier de l’auteur à paraître dans l’Hexagone.

    Lire l'interview sur le site de La Nef

  • Le moment de la Pologne

    IMPRIMER

    De Filip Mazurczak sur First Things :

    LE MOMENT DE LA POLOGNE

    30 mai 2023

    En 2019, feu le cardinal George Pell a été condamné à une peine de prison pour des allégations d'abus sexuels - allégations qui ont ensuite été annulées à l'unanimité par la Haute Cour d'Australie. Si les quatorze mois que Pell a passés en prison ont été une via crucis pour lui et pour les catholiques australiens, ils ont également inspiré et revitalisé l'Église locale. Une situation similaire s'est récemment produite en Pologne. Les médias ont tenté de noircir les noms de deux Polonais, géants du catholicisme du XXe siècle, le cardinal Adam Sapieha et le pape saint Jean-Paul II. Ces calomnies ont eu un effet inattendu : elles ont entraîné une mobilisation sans précédent des catholiques polonais pour défendre la vérité.

    Début mars, la chaîne de télévision libérale américaine TVN 24 a diffusé un documentaire intitulé Franciszkańska 3. Ce film, réalisé par le journaliste Marcin Gutowski, affirme que le cardinal Adam Sapieha était un prédateur sexuel (Sapieha, archevêque de Cracovie de 1911 à 1951, est devenu un héros national pour avoir organisé l'aide humanitaire pendant les deux guerres mondiales et pour avoir courageusement défendu la souveraineté polonaise sous l'occupation allemande et sous le régime stalinien). Le documentaire affirme également que l'élève vedette de Sapieha au séminaire de Cracovie, Karol Wojtyła, a couvert trois cas d'abus sexuels commis par des prêtres durant son mandat d'archevêque de Cracovie, de 1964 à 1978 : Bolesław Saduś, Eugeniusz Surgent et Józef Loranc. 

    À peu près au moment de la diffusion du documentaire, le journaliste néerlandais Ekke Overbeek a publié le livre Maxima Culpa : What the Church Is Covering Up About John Paul II (Ce que l'Église dissimule à propos de Jean-Paul II). Ce livre a été publié par Agora Publishing, affilié au quotidien anticlérical de gauche Gazeta Wyborcza. Il est frustrant de constater que certaines publications catholiques libérales (telles que Tygodnik Powszechny, fondée par Sapieha et qui comptait parmi ses collaborateurs le jeune Karol Wojtyła) ont également pris le train en marche contre le pape. 

    Dans les jours précédant et suivant immédiatement la sortie du livre et du film, Gazeta Wyborcza et des médias libéraux comme Newsweek Polska et Onet.pl ont publié de nombreux articles à caractère sensationnel, traitant les affirmations de Gustowski et Overbeek comme des vérités indiscutables. 

    J'ai publié ici une analyse complète des accusations elles-mêmes, et elles sont loin d'être indiscutables. Selon une étude détaillée des archives secrètes de la police de sécurité communiste publiée dans le quotidien Rzeczpospolita par les journalistes Tomasz Krzyżak et Piotr Litka, il n'est pas certain que Bolesław Saduś ait été un agresseur d'enfants. Quant aux deux autres dissimulations présumées : lorsqu'il a appris les délits sexuels de Loranc, le cardinal Wojtyła l'a suspendu et l'a fait vivre en isolement dans un monastère (ses sanctions ont précédé l'arrestation de Loranc par les autorités communistes) ; et il a expulsé le troisième délinquant, Eugeniusz Surgent, incardiné dans le diocèse de Lubaczów, de son diocèse. 

    Récemment, Krzyżak et Litka ont publié une autre analyse de documents que Gutowski et Overbeek n'avaient pas consultés. Ces documents suggèrent fortement que les allégations contre le cardinal Sapieha ont été fabriquées par la police secrète communiste. En outre, l'affirmation selon laquelle le cardinal Sapieha était un prédateur sexuel a déjà été contestée par de nombreux historiens ; ils soulignent qu'il est invraisemblable que Sapieha ait abusé de séminaristes alors qu'il était âgé de 83 ans, mourant et alité, et que ses accusateurs n'étaient pas des témoins fiables. Ils notent également que le fait que le régime communiste n'ait pas utilisé ces allégations dans sa campagne anticatholique du début des années 1950 implique qu'il les considérait comme improbables.

    Lire la suite

  • Le vandalisme contre les églises catholiques est en hausse en Bavière

    IMPRIMER

    De Pier Luigi Zoccatelli sur Bitter Winter :

    Le vandalisme contre les églises catholiques est en hausse en Bavière

    30 mai 2023

    Le nombre de cas est passé de 271 en 2021 à 294 en 2022. Ils ne doivent pas être rejetés à la légère.

    Anti-Christian slogans painted on the walls of the Augsburg Cathedral. Source: Observatory of Intolerance and Discrimination Against Christians in Europe.
    Slogans anti-chrétiens peints sur les murs de la cathédrale d'Augsbourg. Source : Observatoire de l'intolérance et de la discrimination contre les chrétiens en Europe : Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe.

    L'Office de la police criminelle de l'État de Bavière (LKA) a publié un rapport sur les actes de vandalisme commis contre des églises, des chapelles et des monastères en Bavière en 2022. Le nombre d'attaques enregistrées s'élève à 294. Une comparaison avec les années précédentes montre une croissance constante du nombre d'incidents. Ils étaient 219 en 2019, 242 en 2020 et 271 en 2021. Il semble que même les quarantaines COVID-19 n'aient pas ralenti la progression de cette série.

    Comme le rapporte l'Observatoire de l'intolérance et de la discrimination envers les chrétiens en Europe, basé à Vienne, qui suit régulièrement ce type d'incidents, "un porte-parole du diocèse catholique de Ratisbonne [a déclaré que les cas comprenaient] : "Par exemple, des figures de saints ont été détruites ou endommagées, des gens ont fumé et uriné dans les salles d'église, les murs de l'église ont été barbouillés ou des incendies ont été allumés à l'intérieur de l'église."" L'une des attaques les plus graves a eu lieu lorsque l'église historique de Saint-Nicolas à Spalt a été la cible d'un incendiaire.

    La tendance se poursuit en 2023. Selon le même observatoire, le 10 janvier, quelqu'un a peint "un graffiti rouge sur la cathédrale d'Augsbourg qui disait 'F*ck Jesus ! Il aurait voulu que les choses se passent ainsi", tandis que "d'autres cas ont été signalés à Munich, où la figure de Jésus a été volée". Dans une église catholique d'Augsbourg, les auteurs ont jeté des œufs et laissé des graffitis insultants sur le mur contre la Parole de Dieu".

    Ces cas sont souvent pris à la légère par les médias et attribués à des "adolescents ivres" ou à des "farceurs". Leur nombre montre cependant qu'ils s'inscrivent dans un phénomène plus large d'anticatholicisme et d'incitation à la haine contre les chrétiens. Les crimes de haine ont tendance à devenir de plus en plus violents. Les autorités et les médias devraient les considérer comme un phénomène grave et alarmant.