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liturgie - Page 42

  • La guerre contre l'ancienne messe révèle le bluff de la synodalité

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    De Stefano Chiappalone sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    La guerre contre l'ancienne messe révèle le bluff de la synodalité

    22-02-2023

    Du Saint-Siège vient un nouveau coup subtil au rite traditionnel, déresponsabilisant encore plus les évêques (libres de refuser mais pas d'accorder). Dans l'Église du synode permanent, ce n'est que face à la tradition liturgique que se dressent les murs qu'on dit vouloir abattre ailleurs.

    Alors qu'on parle partout de synodalité, laissant chacun choisir la voie qu'il préfère, qu'elle soit " à la française ", " à l'allemande " ou " à la sauce amazonienne ", le Saint-Siège ne transige pas sur un point : cette messe-là ne doit pas être faite. "Cette" messe, c'est-à-dire la forme de la liturgie célébrée pendant des siècles jusqu'en 1970, quand soudain - après quelques années d'expérimentation sauvage - un nouveau rite a été composé et imposé, et le précédent destiné à s'éteindre. Cependant, ce rite ne s'est pas éteint, et maintenant on essaie de le résoudre avec... la pitié (entre autres significations, la pitié était aussi le nom de la dague utilisée pour donner le coup de grâce à un adversaire blessé).

    Le nouveau coup stylistique porté au rite romain traditionnel a pris la forme d'un rescrit rendu public hier et daté du 20 février, qui soustrait pratiquement à l'évêque diocésain précisément ce rôle de "modérateur, promoteur et gardien" de la liturgie, pourtant affirmé à l'article 2 et dès les premiers mots du motu proprio Traditionis custodes ("Gardiens de la tradition" se réfère en fait aux évêques). Un rôle qui fait soudainement défaut sur deux aspects que le Saint-Siège a pris en charge depuis hier. En effet, le rescriptum ex audientia Sanctissimi indique que, lors de l'audience du 20 février, le Saint-Père a réservé "de manière spéciale au Siège apostolique" la concession de l'usage des églises paroissiales ou l'établissement de nouvelles paroisses personnelles et l'autorisation de célébrer selon le Missale Romanum de 1962 pour les presbytres ordonnés après Traditionis Custodes. Le Pape confirme l'autre ligne "fermetureniste" déjà exprimée (et appliquée) par le Cardinal Arthur Roche avec les Responsa du 18 décembre 2021, qui sont en fait explicitement cités et approuvés dans le rescriptum.

    Dans la foulée du motu proprio, certains évêques avaient dérogé à l'interdiction de célébrer en rite ancien dans les églises paroissiales - d'autres lieux de culte comme les chapelles, les oratoires, etc. sont répandus en Italie, mais pas dans tous les pays - tandis que la possibilité d'autoriser les nouveaux prêtres à utiliser le missel avant les réformes était établie par la même Traditionis Custodes comme une prérogative de l'évêque (art. 4), assignant au Saint-Siège un rôle de consultation et non de décision finale - en ce sens, on peut parler d'une modification encore plus restrictive du motu proprio de juillet 2021. Mais Roche a parlé et agi différemment, et le soutien du pape est désormais explicite. Même les décisions déjà prises ne sont pas sauvées, puisque le rescriptum précise que "si un évêque diocésain a accordé des dispenses dans les deux cas mentionnés ci-dessus, il est tenu d'en informer le Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui évaluera les cas individuels". La direction dans laquelle il évaluera semble assez claire, étant donné les précédents, par exemple à Savannah, en Géorgie, où l'année dernière l'évêque, bien que favorable, a dû "consulter" le dicastère, qui a imposé une "date limite" pour les célébrations.

    Au moins, maintenant, c'est écrit noir sur blanc : les évêques sont libres, oui, mais seulement pour refuser, avec tout le respect dû à la synodalité.  Les trop bienveillants devront compter avec Roche, dont l'hostilité à l'égard de l'ancien rite est bien connue depuis l'époque du Summorum Pontificum de Benoît XVI, comme le rappelait récemment le blog Messainlatino. Le mystère demeure entier quant à la raison pour laquelle le pontife de l'époque l'a appelé à Rome en 2012, précisément pour s'occuper de la liturgie (un fait curieux, qui montre à quel point les voix de la dissidence étaient plus libres précisément sous le pontificat du soi-disant "pasteur allemand"). Par rapport à la rumeur d'une "constitution apostolique" (qui pourrait encore arriver) ou à tout autre document plus percutant, ce bref rescrit arrive doucement, presque en sourdine, mais touche une corde plus profonde, laissant entre les mains du cardinal Roche les éventuelles failles restantes pour les fidèles et les prêtres liés à la liturgie traditionnelle. Avez-vous besoin de prêtres ? Et je ne les autorise pas. L'église non paroissiale la plus proche est à 50 km ? Et je refuse la dispense. Ils visent l'extinction, comme cela a déjà été dit explicitement, de l'article 6 du motu proprio aux déclarations répétées du pontife et du cardinal.

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  • Le pape François resserre l'étau autour des traditionalistes

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    Le pape François donne un nouveau tour de vis pour contenir les communautés traditionalistes

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  • Tu as pitié de tous, Seigneur, et Tu ne hais rien de tout ce que Tu as fait (Introit du Mercredi des Cendres)

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    Introitus Introït
    Sap. 11, 24, 25 et 27  
    MISERÉRIS ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quae fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter paeniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus Deus noster. Ps. 56, 2 Miserére mei, Deus, miserére mei: quóniam in te confídit ánima mea. V/. Glória Patri. Tu as pitié de tous, Seigneur, et Tu ne haïs rien de tout ce que Tu as fait, et Tu dissimules les péchés des hommes à cause du repentir et Tu leur pardonnes, car Tu es le Seigneur notre Dieu. Ps. 56, 2. Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi, car mon âme a confiance en Toi. V/. Gloire au Père.
  • Mettre fin aux célébrations dominicales sans prêtres : un objectif du cardinal Eijk

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    De Luke Coppen sur The Pillar :

    Le cardinal néerlandais défend son projet de mettre fin aux célébrations dominicales sans prêtre

    Le cardinal Willem Eijk s'engage à éliminer les services de la parole et de la communion dominicales en l'absence de prêtre au cours des cinq prochaines années.

    16 février 2023

    Un cardinal néerlandais a déclaré qu'il poursuivait son projet de supprimer progressivement les services de la parole et de la communion dominicales en l'absence de prêtre sur son territoire.

    Le cardinal Willem Eijk, archevêque d'Utrecht, a déclaré dans une lettre datée du 14 février qu'il s'engageait à supprimer les célébrations dominicales sans prêtre au cours des cinq prochaines années, afin que la messe puisse "occuper la place centrale qui lui revient" parmi les catholiques locaux, malgré les protestations de certains membres de l'archidiocèse.

    Dans les régions d'Europe qui ont connu une forte baisse des vocations sacerdotales, les catholiques se réunissent régulièrement en semaine pour des célébrations de la parole et de la communion, dirigées par un diacre ou un laïc permanent. Les lectures de l'Écriture et la proclamation de l'Évangile sont suivies de la distribution de la Sainte Communion, consacrée lors d'une messe précédente.

    Lorsqu'aucun prêtre n'est disponible pour célébrer la messe dominicale, les communautés catholiques peuvent être autorisées à organiser des services de parole et de communion, conformément aux directives locales et au "Directoire pour les célébrations dominicales en l'absence de prêtre" publié en 1988 par le dicastère de la liturgie du Vatican.

    Malgré la prévalence croissante de ces liturgies dans certains endroits, Eijk, le primat des Pays-Bas, a d'abord signalé son intention de mettre fin aux célébrations dominicales sans prêtre dans une lettre pastorale de 2019, alors que son archidiocèse marquait une Année de l'Eucharistie.

    Le cardinal a dévoilé un plan pour l'élimination progressive de ces célébrations - qui ont eu lieu dans l'archidiocèse pendant des décennies - dans une lettre datée du 27 octobre 2022, qui, selon lui, est le fruit d'une consultation dans l'archidiocèse. Il a annoncé qu'"à partir du 1er janvier 2028, les services de la parole et de la communion le dimanche ne seront autorisés que dans des situations exceptionnelles."

    "J'espère qu'ainsi la célébration de l'Eucharistie retrouvera davantage sa place centrale les dimanches et solennités dans l'archidiocèse d'Utrecht comme la célébration du mystère pascal le jour du Seigneur, le dimanche, jour où nous commémorons spécialement que le Seigneur est ressuscité d'entre les morts", a-t-il écrit.

    Le Katholiek Nieuwsblad, un hebdomadaire catholique néerlandais, a rapporté en janvier que ce projet avait "provoqué une grande agitation parmi un groupe de fidèles de l'archidiocèse", qui ont lancé une pétition demandant au cardinal de changer de cap.

    Dans sa lettre du 14 février, écrite en réponse aux signataires de la pétition, le cardinal de 69 ans a répondu à la suggestion selon laquelle, étant donné que de nombreuses églises où cette pratique a lieu sont vouées à la fermeture en raison d'une baisse constante de la participation à la messe, le plan du cardinal est inutile et elles devraient être autorisées à poursuivre les célébrations dominicales pour le moment.

    Eijk a déclaré : "Cependant, il existe des paroisses dans lesquelles le processus de fermeture des églises n'a pas encore commencé et où, par conséquent, pour le moment, de nombreuses églises resteront ouvertes, de sorte que si la politique reste inchangée, le nombre de célébrations de la parole et de la communion - au moins dans ces paroisses - restera élevé, et donc la célébration eucharistique ne pourra pas occuper la place centrale qui lui revient pendant de nombreuses années."

    Mais Mgr Eijk, qui dirige l'archevêché depuis 2008, a rassuré les catholiques locaux en affirmant que les services de la parole et de la communion continueraient d'être disponibles en semaine dans les paroisses et le dimanche dans les établissements de soins.

    En novembre dernier, les évêques néerlandais ont publié un rapport sévère avant leur visite ad limina à Rome, dans lequel ils notaient que le nombre de catholiques aux Pays-Bas était passé de 4 millions en 2012 à 3,7 millions en 2021.

    Les catholiques d'Utrecht ont fait appel au pape François en 2015 après que Mgr Eijk ait proposé de transformer les 326 paroisses de l'archidiocèse en 48 communautés plus grandes, chacune dotée d'un seul "centre eucharistique".

    Dans une lettre pastorale, le cardinal a déclaré : "Lorsque j'ai parlé au pape, j'ai prévenu que les anciennes structures de l'Église n'existeraient plus au moment où je prendrais ma retraite - et qu'en 2025, les deux tiers de nos églises auraient été retirées du culte divin. Le pape a été choqué, mais a répété que nous devions aller de l'avant et ne pas céder à la nostalgie d'un passé qui ne réapparaîtra jamais."

    Les catholiques d'autres régions des Pays-Bas sont également confrontés à la perspective de fermetures d'églises. L'évêque Jan Hendricks a annoncé en septembre que 60 % des églises de son diocèse de Haarlem-Amsterdam devaient fermer dans les cinq prochaines années en raison de la diminution du nombre de fidèles, de bénévoles et de revenus.

    Le cardinal Eijk, ancien médecin, est connu aux Pays-Bas pour sa forte opposition aux lois permissives du pays sur l'euthanasie.

    Le cardinal Eijk a également attiré l'attention des médias lorsqu'il a demandé au pape François de "clarifier" l'interprétation de son exhortation apostolique Amoris laetitia. Il a récemment demandé aux évêques belges de retirer un texte autorisant la bénédiction rituelle des couples homosexuels et a suggéré que le pape rédige une encyclique sur la théorie du genre.

  • Le pape s'apprête-t-il à interdire la messe traditionnelle ?

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    De Riposte catholique :

    Le Pape prêt à interdire la messe traditionnelle ?

    Le 19 février 2023 - (E.S.M.) - Des sources vaticanes bien informées ont confirmé au Remnant, qui avaient averti avec précision de Traditionis custodes avant sa publication en 2021, que le projet de document, sous la forme d’une constitution apostolique, a été présenté au pape François fin janvier par les supérieurs de le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements dirigé par le Cardinal Arthur Roche.

    19 février 2023

    Le journal traditionaliste américain The Remnant évoque la publication potentielle d’une nouvelle constitution apostolique sur la messe traditionnelle. Diana Montagna qui signe l’article est en général très bien informée… mais pour l’instant le document n’est ni signé ni publié.

    Des sources vaticanes bien informées ont confirmé au Remnant, qui avaient averti avec précision de Traditionis custodes avant sa publication en 2021, que le projet de document, sous la forme d’une constitution apostolique, a été présenté au pape François fin janvier par les supérieurs de le Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements dirigé par le Cardinal Arthur Roche.

    Ce document aurait été rédigé par des officials du dicastère, sous la direction de son secrétaire, l’archevêque Vittorio Francesco Viola, OFM, en collaboration avec au moins un consulteur du bureau du Vatican pour les célébrations liturgiques papales.

    Alors que Traditionis custodes visait principalement à contrecarrer la croissance de la messe et des sacrements traditionnels au sein du clergé diocésain, ce nouveau document porterait un coup particulièrement dur aux communautés ex-Ecclesia Dei , en interdisant les ordinations diaconales et sacerdotales dans l’ancien rite, en interdisant aussi l’administration des autres sacrements aux fidèles, et exigeant la concélébration de tous les prêtres, y compris les membres de ces instituts.

    Une interdiction des messes dominicales dans l’ancien ordo serait également sur la table.

    The Remnant a également appris qu’un italien créé Cardinal en 2022 cherche à persuader le pape François de promulguer une constitution apostolique alternative, qui pourrait à première vue sembler moins dure mais en fait être pire en cherchant une fois pour toutes à enterrer la traditionnelle liturgie latine.

    Dans sa conclusion, le journal parle d’une nouvelle division.

    Mais rien n’est gravé dans la pierre à ce stade, nous dit-on, et il y a une résistance considérable de la part des membres de la Curie romaine, qui croient que la promulgation par le pape François de l’une ou l’autre version de cette constitution apostolique enverrait l’Église dans des eaux inexplorées, blesserait davantage le corps mystique du Christ, et serait vu (par les catholiques et les non-catholiques) comme un acte cruel et diviseur.

    Nous l’avons écrit à plusieurs reprises… on est très loin de synodalité ! Mettre un coup de plus sera peut-être le coup de trop !

    The Remnant parle d’ “eaux inexplorées”… nous pensons plutôt à l’effet d’une bombe nucléaire dont les retombées seront incontrôlables pour l’épiscopat.

  • Cantates BWV 22 et 23 de J.-S. Bach pour le Dimanche de la Quinquagésime

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    Au temps de Jean-Sébastien Bach, le dernier « dimanche-avec-cantate » avant le Carême, le 7ème dimanche avant Pâques, était appelé dimanche de la Quinquagésime (50ème jour avant Pâques), comme dans le calendrier liturgique traditionnel de l'Eglise catholique: avec le même récit évangélique ( en st Luc, 18, 31-43) illustré à Leipzig par deux cantates composées par le "Cantor" de Saint-Thomas : l'une, BWV 22 Jesus nahm zu sich die Zwölfe (Jésus prit avec lui les Douze) se chantait avant le sermon, l'autre, BWV 23 Du wahrer Gott und Davids Sohn (Toi Dieu véritable et Fils de David), après celui-ci.

    JPSC

  • "Seigneur, j’ai espéré en Ta miséricorde" (Introït du 7e dimanche du temps ordinaire)

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    Introitus Introït
    Ps. 12, 6  
    DÓMINE, in tua misericórdia sperávi: exsultávit cor meum in salutári tuo: cantábo Dómino, qui bona tríbuit mihi. Ps. ibid., 1 Usquequo, Dómine, obliviscéris me in finem ? úsquequo avértis fáciem tuam a me ? V/. Glória Patri. Seigneur, j’ai espéré en Ta miséricorde : mon cœur sera transporté de joie à cause de Ton salut : je chanterai le Seigneur qui m’a comblé de biens et je célébrerai le nom du Seigneur Très-Haut. Ps. Jusques à quand, Seigneur, m’oublieras-Tu sans cesse ? Jusques à quand détourneras-Tu de moi Ta face. V/. Gloire au Père.
  • L’Église dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe ?

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    Responsum de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
    à un dubium au sujet de la bénédiction des unions de personnes du même sexe

    Question :
    L’Église dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe ?

    Réponse :
    Non.

    Note explicative

    Dans certains milieux ecclésiaux se diffusent aujourd’hui des projets et des propositions de bénédictions pour les unions entre personnes du même sexe. Il n’est pas rare que de tels projets soient motivés par une volonté sincère d’accueil et d’accompagnement des personnes homosexuelles, auxquelles sont proposés des cheminements de croissance dans la foi, « afin que ceux qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie »[1].

    Dans ces cheminements, l’écoute de la parole de Dieu, la prière, la participation aux actions liturgiques ecclésiales et l'exercice de la charité peuvent jouer un rôle important en soutenant l’engagement à lire sa propre histoire et à adhérer à son propre appel baptismal de façon libre et responsable, car « Dieu aime chaque personne et l’Église fait de même »[2], refusant toute discrimination injuste.

    Parmi les actions liturgiques de l’Église, une importance particulière revient aux sacramentaux, « signes sacrés par lesquels, selon une certaine imitation des sacrements, des effets surtout spirituels sont signifiés et sont obtenus grâce à l’intercession de l’Église. Par eux, les hommes sont disposés à recevoir l’effet principal des sacrements, et les diverses circonstances de la vie sont sanctifiées »[3]. Le Catéchisme de l’Église Catholique précise, ensuite, que « les sacramentaux ne confèrent pas la grâce de l’Esprit saint à la manière des sacrements, mais par la prière de l’Église ils préparent à recevoir la grâce et disposent à y coopérer » (n. 1670).

    Au genre des sacramentaux appartiennent les bénédictions, par lesquelles l’Église « appelle les hommes à louer Dieu, les invite à demander sa protection, les exhorte à mériter, avec la sainteté de leur vie, sa miséricorde »[4]. En outre, « instituées en quelque sorte à l’imitation des sacrements, elles se rapportent toujours et principalement à des effets spirituels, qu’elles obtiennent par l’imploration de l’Église »[5].

    Par conséquent, pour être cohérent avec la nature des sacramentaux, lorsqu’une bénédiction est invoquée sur certaines relations humaines, il est nécessaire – outre l’intention droite de ceux qui y participent – que ce qui est béni soit objectivement et positivement ordonné à recevoir et à exprimer la grâce, en fonction des desseins de Dieu inscrits dans la Création et pleinement révélés par le Christ Seigneur. Seules les réalités qui sont en elles-mêmes ordonnées à servir ces plans sont donc compatibles avec l’essence de la bénédiction donnée par l’Église.

    Pour cette raison, il n’est pas licite de donner une bénédiction aux relations ou partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle hors mariage (c’est-à-dire hors de l'union indissoluble d’un homme et d’une femme ouverte en soi à la transmission de la vie), comme c’est le cas des unions entre personnes du même sexe[6]. La présence dans ces relations d'éléments positifs, qui en eux-mêmes doivent être appréciés et valorisés, n'est cependant pas de nature à les justifier et à les rendre ainsi légitimement susceptibles d’une bénédiction ecclésiale, puisque ces éléments se trouvent au service d’une union non ordonnée au dessein du Créateur.

    En outre, les bénédictions sur les personnes étant liées aux sacrements, la bénédiction des unions homosexuelles ne peut être considérée comme licite, car elle constituerait en quelque sorte une imitation ou un renvoi analogique à la bénédiction nuptiale[7] invoquée sur l’homme et la femme qui s’unissent dans le sacrement de mariage, étant donné qu’ « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille »[8].

    La déclaration de l'illicéité des bénédictions des unions entre personnes du même sexe n’est donc pas, et ne souhaite pas être une discrimination injuste, mais plutôt rappeler la vérité du rite liturgique et de ce qui correspond profondément à l'essence des sacramentaux, tels que l’Église les comprend.

    La communauté chrétienne et les Pasteurs sont appelés à accueillir avec respect et délicatesse les personnes à tendance homosexuelle, et sauront trouver les moyens les plus appropriés, en accord avec l’enseignement de l’Église, pour leur annoncer la plénitude de l’Évangile. Que ces personnes, en même temps, reconnaissent la proximité sincère de l’Église – qui prie pour eux, les accompagne et partage leur cheminement de foi chrétienne[9] – et en accueillent les enseignements avec une sincère disponibilité.

    La réponse à la proposition de dubium n’exclut pas l'octroi de bénédictions individuelles aux personnes à tendance homosexuelle[10] qui manifestent le désir de vivre en fidélité aux desseins révélés de Dieu, comme le propose l'enseignement de l’Église, mais elle déclare illicite toute forme de bénédiction qui tend à reconnaître leurs unions. Dans ce cas, en effet, la bénédiction manifesterait l’intention non pas de confier à la protection et à l’aide de Dieu certaines personnes individuelles, dans le sens mentionné ci-dessus, mais d’approuver et d’encourager un choix et une pratique de vie qui ne peuvent être reconnus comme étant objectivement ordonnés aux desseins révélés de Dieu[11].

    En même temps, l’Église rappelle que Dieu lui-même ne cesse de bénir chacun de ses enfants en pèlerinage dans ce monde, car pour Lui « nous sommes plus importants que tous les péchés que nous pouvons commettre »[12]. Mais Il ne bénit pas et ne peut pas bénir le péché : Il bénit l’homme pécheur, afin que celui-ci reconnaisse qu’il fait partie de son dessein d'amour et se laisse changer par Lui. Car Il « nous prend comme nous sommes, mais ne nous laisse jamais comme nous sommes »[13].

    Pour les motifs ci-dessus mentionnés, l’Église ne dispose pas, ni ne peut disposer, du pouvoir de bénir les unions de personnes de même sexe dans le sens ci-dessus indiqué.

    Le Souverain Pontife François, au cours d'une audience accordée au Secrétaire de cette Congrégation, a été informé du Responsum ad dubium susmentionné, avec la Note explicative annexe, et a consenti à leur publication.

    Donné à Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 22 février 2021, Fête de la Chaire de Saint-Pierre, Apôtre.

    Luis F. Card. Ladaria, S.I.
    Préfet

    + Giacomo Morandi
    Archevêque titulaire de Cerveteri
    Secrétaire
     


    [1] François, Exhort. ap. post-synodale Amoris laetitia, n. 250.

    [2] Synode des Évêques, Document final de la XVe Assemblée Générale Ordinaire, n. 150.

    [3] Concile Vatican II, Const. lit. Sacrosanctum Concilium, n. 60.

    [4] Rituale Romanum ex Decreto Sacrosancti Oecumenici Concilii Vaticani II instauratum auctoritate Ioannis Pauli PP. II promulgatumDe benedictionibusPraenotanda Generalia, n. 9.

    [5] Ibidem, n. 10.

    [6] Cf. Catéchisme de l’Église Catholique, n. 2357.

    [7] La bénédiction nuptialerenvoie en fait au récit de la création, dans lequel la bénédiction de Dieu sur l'homme et la femme est liée à leur union féconde (cf. Gn 1, 28) et à leur complémentarité. (cf. Gn 2,18-24).

    [8] François, Exhort. ap. Amoris laetitia, n. 251.

    [9] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Homosexualitatis problema sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles, n. 15.

    [10] Le De benedictionibus présente en effet une vaste liste de situations pour lesquelles invoquer la bénédiction du Seigneur.

    [11] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Homosexualitatis problema sur la pastorale à l’égard des personnes homosexuelles, n. 7.

    [12] François, Audience générale du 2 décembre 2020Catéchèse sur la prière : la bénédiction.

    [13] Ibidem.

  • Selon les ordres de la Rome pontificale , la chasse aux « Tradis » continue…

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    De Solène Tadié dans le National Catholic Register

    10 février 2023

    Pourquoi le Vatican a-t-il ordonné une visite apostolique du diocèse de Toulon ?

    « À première vue, une paire d'interventions directes de Rome dans l'administration d'un diocèse français connu pour ses vocations florissantes semble déroutante.

    Cette semaine a vu un nouveau coup dur pour le diocèse de Toulon-Fréjus, aujourd'hui le plus grand pôle d'attraction des vocations sacerdotales en France :

    Dans une déclaration du 7 février, la nonciature apostolique en France a annoncé la décision du Dicastère pour les évêques "par mandat du pape François", d'ordonner une visite apostolique du diocèse, qui est situé dans la région du Var, dans le sud-est de la France.

    La brève déclaration conseillée à l'intervention du Vatican découle du constat d'"un certain nombre" de difficultés non précisées, et s'inscrit dans le prolongement de la visite fraternelle de novembre 2020 effectuée par l'archevêque métropolitain Jean-Marc Aveline de Marseille.

    A la différence de cette visite pastorale antérieure, la visite apostolique est définie comme "extraordinaire" parce qu'elle est effectuée par une autorité en dehors des normes de la communauté ou du diocèse, dans le cadre d'une mission temporaire axée sur la résolution de problèmes spécifiques. Elle sera dirigée par Mgr Antoine Hérouard de Dijon.

    Cette annonce fait également suite à la décision sans précédent du Vatican, en juin 2022, de suspendre jusqu'à nouvel ordre les ordinations sacerdotales et diaconales dans le diocèse.

    À première vue, cette paire d'interventions directes de Rome dans l'administration d'un diocèse français connu pour ses vocations florissantes peut sembler déroutante, surtout compte tenu de la pénurie de vocations ailleurs en France. Alors pourquoi le Vatican a-t-il jugé nécessaire d'intervenir avec autant de force ?

    Des sources proches du dossier pointent quant à elles des problèmes de gestion ecclésiastique liés à la « logique du nombre » suivie par Mgr Dominique Rey depuis sa prise de fonction à Toulon-Fréjus dans les années 2000, et à une trop grande permissivité envers les communautés traditionalistes à la suite du motu proprio Traditionis Custodes du Pape François  qui en 2021 a imposé de nouvelles restrictions à la célébration de la messe traditionnelle en latin.

    Problèmes de discernement

    Selon les derniers chiffres publiés sur l'Annuaire pontifical 2022 cités par le site suisse Cath.ch, fin 2021, le diocèse comptait 215 prêtres incardinés, ce qui représente une augmentation par rapport à l'année 2000 (187) et dépasse même le nombre 1950 (210).

    Mais des questions sont associées à ces chiffres apparemment impressionnants en une période de crise accablante des vocations sacerdotales en France - surtout à la lumière du fait qu'un nombre élevé d'abandons du ministère sacerdotal ont également été observés dans le diocèse, selon le site Internet de l'Église catholique suisse.

    Mgr Rey, issu de la charismatique communauté de l'Emmanuel, a parfois été accusé d'accueillir indistinctement des prêtres et des communautés ecclésiales de nombreux pays différents, entraînant dans certains cas des échecs attribués à un "manque de discernement" et à un "manque de suivi". de la part de l'évêque, comme l' a souligné l'expert du Vatican Jean-Marie Guénois dans le journal français Le Figaro .

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  • A Liège : Un nouveau défi pour l’association de fidèles « Sursum Corda » - La restauration de l’église du Saint-Sacrement continue….

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    A Liège, le 26 novembre 2003, l’association de fidèles « Sursum Corda » relevait son premier défi : racheter l’église du Saint-Sacrement pour pérenniser son affectation naturelle.

    Elle entreprit par la suite de réaliser un plan complet de réhabilitation de ce superbe monument du XVIIIe siècle avec l’aide des pouvoirs publics et du mécénat.

    Une première phase du chantier fut dédiée à la restauration de la façade monumentale et du parvis, d'une partie de la maçonnerie et des charpentes de la nef : elle s’est achevée en juillet 2021.

    La seconde phase porte sur la restauration du choeur et de la tour de l’église, comme on peut le lire dans les deux pièces jointes à cette information: l’une par Mgr Delville, évêque de Liège, et l’autre par M. l’abbé Marc-Antoine Dor, Recteur de l’église du Saint-Sacrement qui, l’un comme l’autre, en appellent à la générosité du public invité à se joindre à l’entreprise lancée une nouvelle fois par l’association de fidèles  « Sursum Corda »

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  • Communion anglicane : le torchon brûle

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    D'Harriet Sherwood sur The Guardian :

    Les anglicans en colère contre les bénédictions homosexuelles remettent en question l'aptitude de Justin Welby à diriger.

    Un groupe représentant les églises du sud du monde se réunira pour envisager une action radicale suite à la décision du Conseil de l'Europe.

    10 février 2023

    Les églises anglicanes conservatrices des pays en développement se réuniront la semaine prochaine pour envisager une action radicale suite à la décision de l'Eglise d'Angleterre de bénir les couples de même sexe dans les mariages civils, en disant qu'elles remettent en question "l'aptitude de l'archevêque de Canterbury à diriger" l'Eglise mondiale.

    La Global South Fellowship of Anglican Churches (GSFA), qui représente des églises dans 24 pays et provinces, dont le Nigeria, le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda, a déclaré que la nouvelle position de l'Église d'Angleterre "va à l'encontre de l'opinion majoritaire de la Communion anglicane".

    La "réalité" de la décision de l'Eglise (anglicane) d'Angleterre est un rejet de la doctrine selon laquelle le mariage est l'union à vie d'un homme et d'une femme, a-t-elle ajouté.

    Lundi, une douzaine de dirigeants d'églises clés du Sud devraient examiner les mesures à prendre pour occuper une position dominante dans la Communion anglicane, reléguant Justin Welby, qui, en tant qu'archevêque de Canterbury, dirige l'église mondiale de 85 millions de personnes, à un rôle marginal.

    Afin d'éviter une rupture irréparable, M. Welby a déclaré qu'il ne bénirait pas personnellement les mariages homosexuels. Mais les dirigeants conservateurs de l'Église ont mis en garde contre de profondes répercussions après le vote historique de l'organe directeur de l'Église, le Synode général, jeudi.

    Samy Fawzy Shehata, archevêque d'Alexandrie en Égypte, a déclaré au synode que "franchir la ligne de la bénédiction des unions homosexuelles aliénera 75% de la Communion anglicane" et "conduira finalement à une communion altérée et brisée". Il a exhorté l'Église catholique à ne pas "renoncer à sa position unique d'Église mère de la Communion anglicane".

    Stephen Kaziimba, l'archevêque d'Ouganda, a déclaré dans un communiqué vendredi : "Dieu ne peut pas bénir ce qu'il appelle le péché. Les membres de l'Église catholique se sont éloignés de la foi anglicane et sont maintenant de faux enseignants."

    Avant le vote du synode, l'archevêque Justin Badi Arama, chef de l'église anglicane du Sud-Soudan, a déclaré que Welby "ne défendait pas la vérité biblique", et que son rôle de leader moral de l'église mondiale avait été "gravement compromis".

    Henry Ndukuba, le primat de l'église massive du Nigéria, devait rencontrer ses évêques vendredi pour discuter de leur réponse.

    Le Gafcon, une coalition d'églises conservatrices, a déclaré que l'Église d'Angleterre avait "autorisé la bénédiction du péché" et qu'elle "avançait pas à pas pour accepter pleinement la pratique de l'homosexualité comme faisant partie de la vie et de la pratique de l'Église anglaise".

    Le GSFA, qui prétend représenter 75 % de l'Église anglicane mondiale, a déclaré qu'il prendrait "des mesures décisives pour réinitialiser la Communion anglicane". Ses membres ne quitteront pas l'Église mondiale, mais "c'est avec une grande tristesse qu'ils doivent reconnaître que l'Église d'Angleterre a désormais rejoint les provinces avec lesquelles la communion est compromise".

    Les Églises conservatrices ont déjà rompu leurs relations avec les Églises des États-Unis, du Canada, du Brésil, de la Nouvelle-Zélande, de l'Écosse et du Pays de Galles, qui offrent des mariages religieux aux couples de même sexe ou bénissent leurs mariages civils.

    Au cours du débat synodal, Folli Olokose, vicaire d'origine nigériane du diocèse de Guildford, a déclaré qu'un vote en faveur de la bénédiction des unions homosexuelles reviendrait à "planter un clou dans le cercueil de la Communion anglicane".

    Martin Warner, évêque de Chichester, a averti que l'égalité des mariages "minerait la confiance au sein de la Communion anglicane et serait considérée dans certains des pays les plus pauvres du monde comme un nouvel impérialisme".

    Contrairement à l'Eglise d'Angleterre, dont les assemblées diminuent d'année en année alors que les données officielles montrent que le christianisme est désormais une religion minoritaire en Angleterre, les églises du Sud connaissent une croissance rapide en taille et en influence.

    Lors du synode, M. Welby a été au bord des larmes lorsqu'il a reconnu que la bénédiction par l'Église des unions homosexuelles pourrait mettre les anglicans de certains pays en grand danger. "Des gens [vont] mourir, des femmes [vont] être violées, des enfants [vont] être torturés... Il ne s'agit pas seulement de ce que les gens disent, mais de ce qu'ils vont souffrir", a-t-il déclaré. "Je vous prie de croire qu'il n'y a rien dans ma vie, mon cœur ou mes prières qui arrive aussi haut que la sécurité et l'épanouissement des gens que j'aime dans la Communion anglicane."

  • Une nouvelle Constitution apostolique pour repousser l'enseignement traditionnel et son rite hors de la vie de l'Église

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    Des informations publiées par le site Summorum-Pontificum.de à prendre avec précaution en attendant d'autres confirmations (traduction "de travail") :

    Plus que de simples rumeurs - des nouvelles du marais

    4 février 2023

    Notre source romaine s'est exprimée avec de nouvelles informations et des éclaircissements sur la Constitution apostolique attendue pour repousser l'enseignement traditionnel et son rite hors de la vie de l'Église.

    Selon cela, l'objet du document est l'interdiction expresse d'administrer les sacrements et les sacramentaux sous la forme traditionnelle, telle que réglementée dans le rituel romain traditionnel ou le pontifical. Baptême, mariage, confirmation - uniquement dans le nouveau rite, et en latin uniquement dans la mesure où ils sont célébrés en latin dans le cadre d'une célébration du Nouvel Ordo. Notre source n'a pas pu dire dans quelle mesure un permis spécial est requis pour ces derniers, comme c'est déjà le cas dans certains diocèses américains.

    Cette interdiction s'applique également expressément à l'ordination des diacres et des prêtres – à l'avenir, même dans les communautés fidèles à la tradition, elles ne pourront avoir lieu que selon la liturgie réformée. L'administration des sacramentaux traditionnellement appelés "consécrations mineures" - pour lesquelles il n'existe pas de nouveau rite - est interdite.

    La "liberté" des prêtres des communautés traditionnelles pour la célébration de la messe d'après le missel enregistré sans autorisation spéciale est limitée à l'utilisation dans les maisons "canoniquement établies" de ces communautés.

    Cette information actuelle, qui dépasse apparemment le statut de simples rumeurs, désigne également la Semaine Sainte comme date de publication du document - c'est-à-dire probablement l'anniversaire de la Constitution Missale Romanum de Paul VI. le 3 avril.

    Le "croyant normal" ne devrait plus entrer en contact avec ce qui est catholique depuis deux mille ans - et s'il le fait, alors avec la mauvaise conscience de faire quelque chose "d'interdit". Un abus spirituel au plus haut niveau; le Pape comme un meurtrier des âmes ?

    La deuxième cible de l'attaque est les communautés de tradition, qu'il s'agit d'attaquer au plus profond de leur être par l'interdiction ou la restriction la plus stricte de leur travail pastoral et en particulier par l'interdiction de la consécration dans le rite traditionnel. Ses membres doivent également être contraints de comprendre l'histoire de deux mille ans de l'Église du Christ comme un chapitre dépassé, voire fermé, et de prêter serment d'allégeance à l'Église du Zeitgeist (de l'air du temps), qui a été revivifiée par le "l'esprit de Vatican II" et nouvellement fondé par le Pistolero de la Pampa. Les effets concrets que cela aura sur les séminaires et la situation des jeunes talents des instituts devraient bientôt se faire sentir.

    Deux observations récentes confirment la tendance et justifient les pires craintes. D'une part, dans un récent discours, l'actuel occupant du Siège de Pierre a déclaré qu'il avait des réserves morales sur l'homosexualité. Cela lui a valu un "Dubium" réprimandant de la part de son frère James Martin. François y répondit immédiatement par une lettre manuscrite dans laquelle il s'excusa diligemment et suggéra une lecture de ses déclarations qui agréerait davantage au Père Martin.

    Le second est peut-être encore plus typique : avec des décrets détaillés au début du mois, François a fondé un "Centre d'éducation Laudato Si pour la conversion écologique" plus orienté vers la pratique et un "Centre d'étude Laudato Si pour la réorientation écologique" plus théorique. Les deux institutions ont été dotées de privilèges institutionnels et financiers étendus et ont été affectées à la résidence d'été de Castel-Gandolfo, utilisée par les papes précédents, comme locaux pour leurs activités sans aucun doute extrêmement bénéfiques. D'importants travaux de rénovation auraient déjà commencé dans ce Borgo Laudato-Si, qui s'appelle désormais ainsi.