Les 6000 dominicains présents partout dans le monde célèbrent cette année le 800eanniversaire de la naissance de leur ordre. L'un des leurs raconte la vie de saint Dominique, leur fondateur, pour mieux saisir la richesse de leur vocation dans l'Eglise et le monde : la prédication, dans la pauvreté, de la vérité contemplée.
« L’ORDRE est la charité de saint Dominique dilatée dans le temps et dans l’espace », écrivait Bernanos. Une telle assertion est vraie de tout ordre religieux dans ses rapports avec son fondateur. Elle est plus vraie encore dans le cas de l’Ordre des Prêcheurs, qui fête en 2015 le huitième centenaire de sa naissance, car la figure de saint Dominique est mal connue.
Au contraire de François d’Assise qui était son contemporain, de saint Benoît avant lui ou d’Ignace de Loyola après lui, Dominique n’attire pas les regards sur lui. Caché dans la lumière, Dominique apparaît comme dans l’ombre des plus fameux de ses fils et de ses filles, au point que, le plus souvent, Dominique n’est connu que dans un second temps, par ricochet : ce sont d’abord Thomas d’Aquin, Catherine de Sienne, ou Fra Angelico qui attirent l’attention ; il faut un effort supplémentaire pour remonter à la source qu’est la charité de Dominique.
Caché dans la lumière
Pour connaître Dominique, les documents sont peu nombreux, les écrits personnels presque inexistants. Les lieux saints dominicains, où l’on attendrait des traces de sa présence, sont modestes : à Caleruega où il est né, à Fanjeaux, Prouille et Toulouse où l’Ordre a pris forme, il est peu de bâtiments ou de vestiges dont on puisse affirmer avec certitude que Dominique les ait vus ou habités. À Bologne où il est mort, il a fallu attendre le xve siècle pour que les frères lui érigent un tombeau digne d’un fondateur. Peu de choses, donc.

Il y a sept ans, le 3 août 2008, s’éteignait à Moscou le plus grand écrivain russe du XXe siècle, témoin capital de l’empire des ténèbres communistes mais aussi de la décadence de l’Occident. Sur le site « aleteia », Philippe Oswald nous le rappelle opportunément :
D'Anita Bourdin sur
« Loué sois-tu » : dans une encyclique très médiatisée, le pape François présente un catalogue de réflexions sur ce que devrait être une « écologie intégrale » : un nouveau concept, peut-être, mais une réalité dont les abbayes nous offrent une illustration multiséculaire. C’est ce que remarque Aymeric Pourbaix dans un éditorial de « Famille chrétienne » publié à l’occasion de la fête estivale de saint Benoît : 


Désertée depuis l’accession du pape François à la charge pontificale, la résidence d’été traditionnelle des papes à Castelgandolfo, au 

