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Livres - Publications - Page 60

  • Noël 2021 : une heure de rendez-vous pour le Cardinal Sarah sur les ondes d’Europe 1 /CNEWS

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    Europe 1 a diffusé ce 26 décembre une entretien de près d’une heure avec le cardinal Sarah. Ref. site web « le salon beige » : L’Europe, la France, son socle religieux fondateur c’est le christianisme

  • LE livre à offrir pour les fêtes de fin d'année

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    De Jean de Saint-Chéron sur le site Aleteia.org :

    Quand le Verbe se donne à lire, à toucher, à contempler

    12/12/21

    Dieu a voulu se dire aux hommes par la parole et par le corps, par les gestes de l’amour et par la splendeur des œuvres qui parlent du Ciel et de la Terre. C’est de cela que "Jésus dans l’art et la littérature" (Éditions de La Martinière) rend compte aujourd’hui, magnifiquement.

    Proposer une authentique vie de Jésus, à la fois profondément chrétienne et capable de parler à tous, croyants ou non ; déployer un trésor d’œuvres d’art extraordinairement diverses (Fra Angelico, Chagall, La Hyre, Picasso, Goya, Rouault…), éblouissantes quoique souvent méconnues, toujours introduites par l’Écriture et assorties des brillants et très sensibles commentaires de l’auteur ; enrichir l’ensemble d’œuvres littéraires à la diversité également impressionnante (Pascal, Balzac, Dostoïevski, Verlaine, Bernanos ou Houellebecq !), tel est ici l’effort – et la prouesse – de Pierre-Marie Varennes. Il en résulte un livre somptueux. Ainsi offre-t-il aux chrétiens aussi bien qu’à ceux qui ne connaissent pas le Christ un éminent témoignage de la vie, de la mort et de la résurrection du Verbe incarné : un témoignage par la beauté.

    Comme toutes les œuvres qui parlent véritablement du christianisme, Jésus dans l’art et la littérature est un livre sur l’Incarnation. Le Verbe s’est fait chair. (Et comme tout livre chrétien, c’est un livre bien incarné – il pèse son poids !) Il faut le feuilleter, le lire, mais surtout l’admirer, pour entrer peu à peu dans l’infini mystère de l’Incarnation – mystère que tant de génies ont voulu transmettre au monde. Avec leur extraordinaire clairvoyance, les Pères de l’Église disaient déjà dans une intuition plus tard reprise par Jean-Paul II que le Fils s’était d’abord incarné dans un livre : la Bible. Car dans les saintes Écritures, c’est ce Dieu insaisissable, éternel, créateur des mondes, qui se met à la portée de notre langage et de notre intelligence pour que nous puissions le rencontrer.

    Mais à la fin des temps – nous y sommes maintenant depuis vingt siècles –, le Verbe éternel est venu nous rencontrer en personne. En chair et en os. Il a voulu prendre ce corps pétri du limon commun pour vraiment se faire connaître, c’est-à-dire pour nous manifester son amour. Cet événement énorme, œuvre de l’amour de Dieu, est le plus important de toute l’histoire du monde : le Fils de Dieu s’est incarné, a vécu avec nous, est mort, est ressuscité. C’est la seule nouvelle absolument « nouvelle » jamais annoncée aux hommes : l’un d’entre eux n’est pas resté au cimetière. Il a vaincu l’esclavage de la mort. Saisis par cette vérité inouïe, ainsi que par cette promesse d’un bonheur sans fin dans le Royaume des cieux, des hommes en ont rendu compte. Ce sont les témoins. Par leur vie, d’abord, puis par des textes, ils ont voulu nous transmettre ce Jésus. Vrai Dieu, vrai homme. Et dans les siècles qui suivirent, jusqu’à aujourd’hui, en dépit de tant de drames et de tant de misères bien humaines, l’Église fondée par le Verbe incarné n’a pas cessé de témoigner. Tout, dans le christianisme, est ordonné à l’amour. Or pour révéler la figure du Sauveur à tous les hommes, il ne faut pas oublier combien la voie des textes et des œuvres d’art s’est mise au service de l’amour.

    Par sa connaissance de la Bible et des artistes, sa finesse d’analyse et son amour de la culture des hommes, Pierre-Marie Varennes se fait témoin du Verbe éternel fait chair, pour nous mettre, à notre tour, sur le chemin de la contemplation.

    Lire également : Si vous ne faites qu’un seul cadeau… que ce soit celui-là !

    POUR ACHETER JÉSUS DANS L’ART ET LA LITTÉRATURE, CLIQUEZ ICI

    Jésus dans l’art et la littérature, Pierre-Marie Varennes, Éditions de La Martinière / Magnificat, 39,00 euros.

  • « Le passé belge », du blog au livre

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    Paul Vaute annonce sur son blog la parution d'un volume reprenant les publications du "passé belge" :

    « Le passé belge », du blog au livre

    A deux jours près, il y a exactement cinq ans (le 13 décembre 2016) que paraissait le premier article du blog « Le passé belge ».

    Cet anniversaire coïncide avec la publication d’un premier volume imprimé. Régulièrement, en effet, des lecteurs m’ont fait part de leur souhait de disposer de la matière ici rassemblée sur un support physique, avec le confort de lecture et la durabilité certaine qui lui sont liés. On trouvera dans ce livre 140 chapitres, mis à jour quand cela s’imposait, regroupés autour de grands thèmes (figures, religion, politique, économie-social, vie quotidienne…), à l’intérieur desquels l’ordre chronologique est suivi.

    Le blog contenant à ce jour 205 articles, enrichis de trois nouveaux par mois en moyenne, on aura compris que ce tome I sera suivi d’autres. En tout cas, je l’espère… Tel quel, c’est déjà un livre de 704 pages. Tout publier en une fois n’était guère pensable.

    En raison de la longueur de l’ouvrage et parce qu’il s’agit, pour l’essentiel, d’une matière disponible ici en libre accès, il ne m’a pas été possible de convaincre un éditeur. Et je peux le comprendre. J’ai eu, dès lors, recours à la plateforme d’auto-édition de livres Amazon Kindle Direct Publishing (KDP). Seule ombre au tableau, mais de taille: le prix. Il a été fixé d’office par le management KDP à 75,33 euros. Même pour un livre aussi volumineux et richement illustré (en couleurs ou en noir et blanc selon les cas), c’est beaucoup. En vain j’ai tenté de convaincre les responsables de ramener le coût à un montant plus raisonnable, en renonçant à toute rétribution personnelle. Pas prévu par le règlement! A se demander si Amazon n’a pas peur qu’avec un prix trop attractif, on fasse concurrence à sa propre librairie…

    Les lecteurs et lectrices intéressés trouveront les informations complémentaires et la possibilité de passer commande ici.

    Bonnes fêtes à toutes et tous!

    P.V.

    La présentation du livre sur Amazon.com :

    La pratique médiévale des pétitions, les turbulences politiques au tournant du millénaire, l'influence du concile de Trente, les missionnaires martyrs du Congo, les conséquences du "Brexit" napoléonien, la condition ouvrière dans les charbonnages, les funérailles maçonniques au XIXè siècle, les découvreurs de l'Australie, les colons de Manhattan, les invasions de la mer du Nord, le refroidissement climatique dans les tableaux de Bruegel, la légende nationale d'Ulenspiegel, la belgitude des Schtroumpfs, la révélation des iguanodons de Bernissart, le centenaire de la Grande Guerre, l'essor du droit international…: ces sujets figurent parmi tous ceux – 140 au total – qui sont abordés dans ce livre.

    La plupart proviennent des contributions pionnières de l'histoire, souvent méconnues du grand public. Y accéder, c'est aussi aller à la découverte de multiples facettes ignorées du vécu ancestral ou même parental. En rendre compte pour tout lecteur, sans trop de prérequis, était déjà et demeure l'ambition du blog Le passé belge, inauguré en 2016. Une partie importante des textes qui y ont été publiés sont ici repris, adaptés, mis à jour au besoin.

    Ce recueil est ainsi constitué de coupes transversales ou d'agrandissements opérés sur des événements et des situations relevant de temps récents ou anciens, avec quelques essais plus longitudinaux. La plupart reposent sur des sources inexploitées auparavant. Certains apportent un éclairage nouveau sur des questions déjà traitées ou au moins débroussaillées. D'autres sont des mises au point sur des épisodes mal connus ou déformés. Tous ont quelque chose à nous dire de nos identités.

  • Consubstantiel : la fin d’une formule ambiguë

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    Nicaea_icon.jpgLe 28 novembre 2021, les fidèles du « novus ordo missae » (1970) ont pu enfin redécouvrir l’une des plus essentielles formules théologiques définies par l’Église au IVe siècle : la consubstantialité, mettant fin à la traduction erronée « de même nature que le Père  ». Une réflexion d’Annie Laurent lue sur le site web de la revue « France Catholique » :

    « Parmi les changements apportés à la nouvelle traduction du Missel romain, qui entre en vigueur le premier dimanche de l’Avent, il en est un qui revêt une signification d’une grande importance puisqu’il s’applique explicitement à l’expression de la foi catholique. C’est, en effet, rien de moins que la profession de foi en la divinité du Christ dont il s’agit. La formule « de même nature que le Père », contenue dans le Credo de la messe – forme ordinaire –, est remplacée par «  consubstantiel au Père  », qui est la traduction exacte en français du latin consubstantialem Patri.

    L’usage du français à la messe est un fruit de Vatican II. Dans sa Constitution Sacrosanctum concilium (1963), le concile préconisait l’emploi des langues locales (§ 36) afin de favoriser «  la participation pleine, consciente et active à la liturgie  » (§ 14, 21). Le latin perdait alors son exclusivité dans le rite romain.

    Traduction gallicane

    Mais, anticipant la promulgation du nouveau Missel par saint Paul VI (1969), une traduction «  gallicane  », mise à l’essai dans les paroisses, connut un trop rapide succès, ce qui entraîna de vives réactions d’intellectuels catholiques, justement à propos du Credo. Ainsi de «  Suis-je schismatique ?  » : cette tribune publiée sous ce titre par le philosophe Étienne Gilson dans La France Catholique du 2 juillet 1965 est particulièrement explicite. L’auteur se dit gêné par ce « de même nature que le Père  ». Comment la consubstantialité pouvait-elle être changée en une simple connaturalité, se demandait-il : « Deux êtres de même nature ne sont pas nécessairement de même substance. Deux hommes sont de même nature, mais chacun d’eux est une substance distincte, et c’est même pourquoi ils sont deux. »

    Admettant que l’Église agissait ainsi « pour faciliter aux fidèles l’accès des textes liturgiques », il commentait : « On le veut si ardemment qu’on va jusqu’à éliminer du français certains mots théologiquement précis, pour leur en substituer d’autres qui le sont moins, mais dont on pense, à tort ou à raison, qu’ils “diront quelque chose” aux simples fidèles. De même nature semble plus facile à comprendre que de même substance.  » Voulant à tout prix éviter de soupçonner l’Église d’intention hérétique, Gilson voyait néanmoins dans la nouvelle formule « une sorte d’avachissement de la pensée théologique ».

    Ref. Consubstantiel : la fin d’une formule ambiguë

    Restauration ? oui et non puisque le choix est donné entre le credo de Nicée-Constantinople et celui, plus elliptique, du symbole des apôtres et sous réserve de savoir par ailleurs si le choix réservé entre ces deux versions sera lui-même respecté dans le contexte de la permissivité liturgique en usage de fait au sein du nouvel ordo missae…

  • Sur KTO : rencontre avec Bertrand Vergely

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    Sur KTO Télévision :

    Normalien, agrégé de philosophie, Bertrand Vergely est professeur en khâgne, mais aussi à l’Institut Saint-Serge, haut lieu de l’orthodoxie à Paris. Il aime se définir comme « artisan-philosophe » et s’intéresse aussi aux questions théologiques. Incomparable "vulgarisateur" de la philosophie, il interroge profondément son lien à la foi. Parmi ses livres récents : Notre vie a un sens (Albin), Obscures Lumières (Cerf), La Tentation de l’homme-Dieu (Le Passeur) ou Retour à l’émerveillement (Albin).

  • Pour Fabrice Hadjadj, Harry Potter est une histoire profondémment christique

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    Du site "Présence" (Canada) :

    «Harry Potter est une histoire profondément christique»

    Entrevue avec le philosophe Fabrice Hadjadj

    Il y a vingt ans sortait Harry Potter à l’école des sorciers, le premier film adapté de la saga de J.K. Rowling. Le magicien à lunettes divisait alors les chrétiens: les uns y voyaient un corrupteur de la jeunesse, les autres saluaient un héros christique. Deux décennies plus tard, le philosophe Fabrice Hadjadj appartient clairement à la seconde catégorie.

    Par Christine Mo Costabella 

    C’est peut-être parce qu’il partage avec lui les binocles et la coupe échevelée que Fabrice Hadjadj est intarissable sur Harry Potter. Père de neuf enfants, il n’a pas pu échapper au phénomène. Et directeur de l’Institut Philanthropos, école d’anthropologie chrétienne à Fribourg, il porte un regard de philosophe sur ce véritable mythe moderne. Attention, divulgâcheur!

    Est-ce bien sérieux, pour un philosophe, de s’intéresser à Harry Potter?

    Fabrice Hadjadj: Il n’y a pas des choses philosophiques et d’autres qui ne le sont pas. De la fermeture éclair au bouton d’ascenseur, on peut tout interroger. Harry Potter peut être un objet de philosophie des plus sérieux. Aristote dit que le philosophe est un «philomythos», un ami des mythes. Ceux-ci posent des questions fondamentales : les mortels et les dieux, l’amour et le pouvoir, la liberté et le destin… Or, Harry Potter correspond à ce qu’on pourrait appeler un mythe contemporain, comme Don Quichotte est un mythe moderne.

    Comment avez-vous commencé à vous y plonger?

    En voyant l’engouement de mes filles pour ces gros livres de plusieurs centaines de pages. J’y ai vu un lieu pour «penser avec» mes enfants. De manière analogue, j’ai regardé la série des Avengers – Marvel – avec mes garçons. On peut en faire une lecture qui donne à s’interroger sur la condition humaine. L’éducation ne consiste pas de réduire les contacts de nos enfants avec le monde. Elle invite à se confronter à la culture commune des jeunes et à l’interpréter, à y discerner ce qui est bon. Dieu est toujours à l’œuvre, partout, dans toute la création. Il faut apprendre à le voir. A l’inverse, des œuvres bien estampillées «catho» peuvent s’avérer très mauvaises.

    Qu’est-ce qui vous a séduit dans la saga de J.K. Rowling?

    Rowling est un très bon écrivain. Elle assume trois grands genres de la littérature anglaise: l’humour, le roman gothique (les monstres, les vampires…) et le roman policier. Outre le burlesque, l’épouvante et le suspens, elle a le sens de la composition, sait nous mettre sur de fausses pistes pour nous découvrir l’évidence cachée.

    Et vous y avez décelé des valeurs chrétiennes?

    Je ne sais pas très bien ce qu’on entend par «valeurs chrétiennes». Dans la lettre aux Colossiens, saint Paul affirme: «Tout subsiste en lui.»

    Une œuvre est chrétienne dès qu’elle nous met en contact avec la réalité.

    Justement, le monde de la magie, ce n’est pas la réalité…

    Oui, ça a pu faire se cabrer un certain nombre de chrétiens, qui y voit le recours à l’irrationnel ou aux démons… Mais Harry Potter est un conte, pas un roman naturaliste. Et puis, d’emblée, l’amour y est présenté comme une force plus puissante que la magie. Si Harry est un survivant, s’il a échappé, bébé, à un sortilège de mort, c’est que l’amour de sa mère l’a protégé, on ne sait trop comment.

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  • Le cardinal Müller critique la restriction de la liturgie romaine traditionnelle du pape François

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    De Kath.Net/News :

    Le cardinal Müller critique la restriction de la liturgie romaine traditionnelle par François

    9 décembre 2021

    Le préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi : il n'y a "pas de rupture entre la tradition existante jusqu'aux conciles de Trente et de Vatican I et Vatican II".

    Selon un communiqué de la maison d'édition "Renovamen-Verlag", le cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a critiqué dans un nouveau livre le Motu proprio Traditionis custodes du pape François. Selon le cardinal, ce document contient "des affirmations et des évaluations discutables dans son contenu et sa forme". Ainsi, "il n'y aurait pas de rupture entre la tradition existante jusqu'aux conciles de Trente et de Vatican I et jusqu'à Vatican II". Avec ce document, le pape avait fortement limité l'utilisation de la forme de la liturgie telle qu'elle était en usage avant le Concile Vatican II et à nouveau autorisée par Benoît XVI.

    Le cardinal de Curie fait remarquer que l'autorité ecclésiastique rend un mauvais service à l'Eglise en "insistant de manière rigide sur une obéissance aveugle, contraire à la raison de la foi chrétienne et à la liberté d'un homme chrétien".

    La critique du style de la conduite du ministère de certains papes ou évêques et de la qualité technique et théologique de leurs décisions et textes n'est donc pas non plus en contradiction avec "la fidélité indéfectible d'un vrai catholique au pape et aux évêques", déclare le cardinal dans la préface de l'édition allemande de 'Tradition et magistère vivant' de l'évêque brésilien Fernando Arêas Rifan.

    Bischof Fernando Arêas Rifan: Tradition und lebendiges Lehramt | Renovamen- Verlag

    Selon lui, la tâche la plus urgente du pape et de tous les évêques est aujourd'hui de "surmonter l'opposition insensée et la lutte pour le pouvoir des soi-disant traditionalistes et progressistes et, au lieu de jeter de l'huile sur le feu, de faire leurs preuves en tant que médiateurs de la paix et serviteurs de l'unité dans l'Eglise".

  • Ce que les polars nous disent du monde où nous vivons

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    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Que nous disent les polars du monde où nous vivons

    Le XIXe siècle eut Balzac et La Comédie humaine, ou, dans un autre ton, les Rougon-Macquard de Zola. Le XXe n’aura eu peut-être pour équivalent à ces plongées ambitieuses dans la société et ses crises que Simenon, lequel avait pris pour devise : « comprendre et ne pas juger. »

    Après deux décennies déjà, il est difficile de voir se dessiner pour le XXIe siècle même un semblant d’équivalent à ces entreprises littéraires. Cependant, pour quiconque voudra essayer un jour de comprendre notre époque, le recours à une littérature policière toujours plus noire, plus âpre, plus violente, s’imposera comme une nécessité. Attention, ces livres, sauf exception, ne sont définitivement pas à mettre entre toutes les mains ! 

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  • "Civilisation" : le portrait inégalé d’un millénaire de beauté européenne

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    De Clément Solym sur Actualitté.com (Les univers du livre) :

    12/4/2021

    Civilisation, de Kenneth Clark : 1000 années d'histoire de l'art en Europe

    Dans les années 70, une série télévisée en 13 épisodes faisait son apparition sur la BBC, avant d’apparaître sur FR3, en septembre de la même année. Le maître d’œuvre de ce projet, Sir Kenneth Clark, n’aura pas renâclé à la tâche : deux années de travail, plus de 100.000 km de voyages pour aller à la rencontre de l’histoire de l’art. Une œuvre-fleuve publiée pour la première fois en français.

     
    ActuaLitté

    Entreprise de vulgarisation hors norme, Civilisation proposait une initiation globale à l’histoire de l’art, et la manière dont, en Occident, se sont développés les sensibilités et les goûts. Entre 1943 et 1945, l’homme fut à la tête de la National Gallery de Londres et au sortir de la guerre, se consacra à écrire pour raconter cette aventure artistique collective. Décédé en 1983, à l’âge de 80 ans, il produisit également cet ouvrage, Civilisation, balayant 1000 années d’activités artistiques en Europe. 

    Paru un an avant la création de ces documentaires, servant de matrice à l’élaboration de la série. Mais au menu, bien plus que des œuvres : une somme portant sur le théâtre, la littérature, la philosophie, les mouvements sociopolitiques et plus encore. « Je n’avais aucune idée précise de ce que signifiait “civilisation”, mais j’avais à l’esprit que c’était préférable à la barbarie, et j’imaginais qu’il était temps de le dire », indique-t-il en exergue de la création de la série.

    Les éditions Nevicata vont publier début mai l’ouvrage, augmenté d’une préface de Guillaume Villeneuve, le traducteur. 

    Car, cinquante ans après leur diffusion, ces treize heures (ou presque, 52 minutes par épisode) rappellent non seulement la permanence de l’art, mais également la valeur de ce que l’esprit humain peut concevoir. Et le livre est là pour accompagner cette idée.

    Dans ce livre, l’un des plus grands esprits du XXe siècle dresse le portrait inégalé d’un millénaire de beauté européenne. De l’architecture à l’ingénierie, de la peinture à la musique, de la poésie à la philosophie, de l’Écosse à la Sicile, de la France aux Pays-Bas, de l’Italie à l’Allemagne, Kenneth Clark écrit le livre de l’admiration et de l’enthousiasme. 

    Il y démontre que la civilisation vit tant qu’elle ajoute à notre humanité et notre dignité. Juchés à sa suite sur les épaules de génies, nous sentons à chaque page se dilater notre intellection et notre sensibilité.
    Et la leçon esthétique est une éthique : cette Civilisation éblouissante, telle la chaconne de Bach jouée par Yehudi Menuhin dans la Chapelle Sixtine, semble terrasser le mal et le désespoir. 

    https://editionsnevicata.be/civilisation

  • Ratzinger : une "sentinelle dans la nuit"

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    De Nico Spuntoni sur le site de la Nuova Bussola Quotidiana :

    Ratzinger, sentinelle dans la nuit pour la défense de l'Eglise

    6-12-2021

    Le biographe de Benoît XVI Peter Seewald présente à Rome la biographie monumentale "Benoît XVI. Une vie". "Ratzinger a appris que la crise, dans la vie de l'Église, n'est pas une condition extraordinaire, mais une condition permanente, parce que chaque époque connaît ses propres hérétiques, ses propres tentations". 

    Lors de la conférence de presse de présentation du "Sel de la terre", lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait accepté d'être interviewé par un journaliste communiste, le cardinal Joseph Ratzinger avait répondu calmement en disant qu'il y voyait "un signe de la Providence". C'était en 1996, Peter Seewald était l'un des auteurs du journal libéral "Süddeutsche Zeitung" et ce livre-interview n'était que le premier de quatre best-sellers signés par cet étrange couple. Entre-temps, cependant, elle est devenue moins étrange : la rencontre avec celui que ses ennemis appelaient Panzerkardinal a en effet été décisive pour le rapprochement de l'écrivain allemand avec le catholicisme.

    En 2020, Seewald a publié une vaste biographie de 1200 pages aux éditions Garzanti, intitulée "Benoît XVI. Une vie". Samedi soir, devant un public choisi, le livre a été présenté au Palazzo Mattei di Paganica, à Rome, sous le patronage de l'Enciclopedia Italiana - Treccani et de la Fondation Vaticane Joseph Ratzinger-Benoît XVI. Le débat, animé par la journaliste Simona Sala, a vu la participation de l'écrivain Alessandro Acciavatti, de l'ancien sous-secrétaire du cabinet du Premier ministre Gianni Letta, de la vaticaniste Giovanna Chirri, qui a été la première à annoncer la renonciation, et du fondateur de la Communauté de Sant'Egidio, Andrea Riccardi. Étaient également présents les cardinaux Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, Gerhard Ludwig Müller, préfet émérite de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Monseigneur Georg Gaenswein, préfet de la Maison pontificale et secrétaire personnel du pape émérite, dont il a apporté les salutations.

    Mais, surtout, l'auteur de la biographie était présent, qui a dédié des mots de grande admiration et de gratitude à Ratzinger. Seewald a rappelé qu'en tant qu'"ancien communiste et rédacteur en chef de 'Der Spiegel'", il n'appartenait pas au camp de Ratzinger, mais qu'il avait néanmoins été impressionné par la manière dont le cardinal de l'époque s'était montré capable d'harmoniser la foi et la raison. "Le courage de s'opposer aux 'oui' : ce que 'l'on' doit penser, dire et faire, surtout dans une société qui est vraiment écrasée par la dynamique de l'esprit du temps", a déclaré le journaliste allemand. Dès l'époque où il était caricaturé en chien de garde de l'orthodoxie, Ratzinger incarnait - selon son intervieweur historique - "la fiabilité de celui qui proclame fidèlement et authentiquement la doctrine de l'Église en continuité avec les Pères et les réformes du Concile Vatican II".

    M. Seewald s'est également permis un passage sur l'actualité, rappelant que "dernièrement, le pape François a une fois de plus loué son prédécesseur pour avoir laissé derrière lui un magistère lumineux ; on ne peut cependant pas expliquer pourquoi il n'a pas pu s'empêcher de faire barrage au libre accès à la messe traditionnelle ordonnée par Benoît XVI et qui tenait à cœur au pape allemand". Une référence, donc, au motu proprio Traditionis custodes qui a réformé dans un sens limitatif le Summorum pontificum promulgué en 2007. 

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  • « Le prêtre, un être configuré au Christ »

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    Lu sur le site web du mensuel « La Nef », cet entretien de Christophe Geffroy avec le Cardinal Robert Sarah :

    Fayard FFTQCNbX0AM3W0A.jpgPréfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements de 2014 à février 2021, le cardinal Robert Sarah nous offre de magnifiques « méditations sur la figure du prêtre » dans un nouvel ouvrage intitulé Pour l’éternité (1). Entretien autour de ce livre et sur les affaires d’abus sexuels sur mineurs qui secouent l’Église de France.

    La Nef – Votre livre est un magnifique plaidoyer pour le prêtre et sa vocation : pourquoi un tel livre aujourd’hui ? Et est-ce une coïncidence qu’il sorte au moment où l’Église de France est ébranlée par le scandale des abus sexuels et le rapport de la CIASE demandé par la Conférence épiscopale ?

    Cardinal Robert Sarah – J’ai voulu ce livre pour que tous, laïcs et prêtres, puissent redécouvrir l’essence du sacerdoce. Depuis des années, je reçois beaucoup de prêtres ébranlés, découragés et isolés. Je voulais les conforter dans leur vocation. J’ai aussi remarqué que les fidèles ne savent plus ce qu’est un prêtre. Soit on le méprise ou on le soupçonne de monopoliser un prétendu pouvoir, soit on en fait une star en raison de son activisme. Mais on ne regarde plus le prêtre pour ce qu’il est, un être configuré au Christ, époux de l’Église. Apprécions les prêtres pour ce qu’ils sont avant de regarder ce qu’ils font ! Je n’avais pas prévu que la sortie de ce livre coïncide avec le rapport de la CIASE. Mais cela s’est révélé providentiel.

    À l’heure où certains sont tentés d’inventer un nouveau sacerdoce, j’ai voulu laisser la parole aux saints car ils nous transmettent l’Évangile vécu. Ils dessinent dans ce livre la figure du prêtre tel que Jésus lui-même nous l’a laissée pour l’éternité. N’ayons pas peur de la recevoir et de l’aimer sans vouloir la retoucher pour la rendre conforme aux goûts du monde contemporain qui seront très vite démodés.

    On peut dire que votre livre va fondamentalement à l’opposé du mouvement actuel – et notamment du rapport de la CIASE qui va jusqu’à fustiger le « système patriarcal » de l’Église – qui tend à « désacraliser » la figure du prêtre, pour en faire un homme ordinaire exactement comme les autres, et qui devrait donc pouvoir être marié : quelles sont l’origine et les causes de cet abaissement de la vision du prêtre et que pensez-vous de ce rapport de la CIASE et de ses préconisations ?

    Il était nécessaire de faire la lumière sur les crimes commis par des prêtres. Il était juste de mesurer l’ampleur du péché et l’indifférence à ce péché qui avait fini par s’infiltrer dans les mentalités des évêques. La perte du sens du péché est une marque de la barbarie de notre époque. La manière dont les crimes pédophiles ont été traités en est une illustration tragique. Le système qui a entraîné le silence devant ces crimes est avant tout une forme de relativisme moral pratique. On a renoncé à désigner le mal, à dénoncer le bourreau, à punir le criminel sous prétexte d’une miséricorde mal entendue qui n’était que la couverture d’une culture de l’excuse, de la complaisance subjective et de l’oubli de la gravité objective du péché.

    Mais certains voudraient instrumentaliser ces péchés d’une minorité de prêtres (3 %) pour rendre responsable l’Église en elle-même et le sacerdoce lui-même. Pourtant l’immense majorité des prêtres (96 %) s’est montrée fidèle. Parce que certains prêtres ont succombé à une pratique pathologique et perverse de la paternité, de la sacralité et de l’autorité, on voudrait faire du prêtre un homme comme les autres, lui dénier son être de père, son caractère sacré ? Il y a là une erreur de raisonnement. L’immense majorité des crimes sexuels est commise par des hommes mariés et pères de famille. Est-ce la faute du mariage et de la paternité ? Faudrait-il supprimer la famille ?
    Derrière ce sophisme, il y a une erreur que le Catéchisme de l’Église catholique dénonce clairement : le péché n’est pas que le fruit d’une structure sociale. Nos comportements demeurent libres. Nous en sommes responsables. Si donc des prêtres se sont montrés pécheurs, c’est qu’ils ont oublié qui ils sont. Ils sont, par le sacrement de l’Ordre, configurés au Christ, époux et serviteur de l’Église pour l’éternité. Leur âme est marquée pour toujours par ce sceau que l’on appelle le caractère sacramentel qui les consacre à jamais. Cette consécration n’est pas un isolement hors de la réalité qui ouvrirait la porte à une forme de toute-puissance psychologique, elle est une mise à part pour Dieu qui engage à suivre le Christ comme serviteur jusqu’en son sacrifice, jusqu’à la Croix.

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  • L’islamisme n’a-t-il rien à voir avec l’islam ?

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    L’islamisme : rupture ou continuité de l’islam ?

    (Valeurs actuelles du 05-11-2021: entretien avec Marie-Thèrése Urvoy, auteur du livre Islam et Islamisme. Frères ennemis ou Frères siamois? Ed. Artège 2021)

    L’islamisme n’a-t-il rien à voir avec l’islam ? Cette affirmation, courante chez certains médias, est battue en brèche à la lecture du nouvel ouvrage de Marie-Thérèse Urvoy, Islam et islamisme, frères ennemis ou frères siamois ? Professeur émérite de l’université Bordeaux-III et de l’institut catholique de Toulouse, l’islamologue, historienne et essayiste, expose avec rigueur et fermeté les origines du problème suscité par une religion tiraillée par une ambiguïté de départ et un besoin de réforme. L’experte reconnnue nous fait découvrir les schémas mentaux propres à cette religion, ses tiraillements et ses enjeux.

    Valeurs actuelles. Il y a un an était annoncée la loi sur le séparatisme islamiste. Quel regard portez-vous dessus ?

    Marie-Thérèse Urvoy. C’est le mot même de “séparatisme” qui fait difficulté. L’islamisme ne vise pas à séparer mais à conquérir. Il n’y a pas de partage, mais seulement l’utilisation des moyens administratifs et financiers de l’État en place avec l’intention de les subvertir au profit non pas seulement d’une communauté particulière parmi d’autres mais de la communauté islamique (umma) universelle. Ce qu’exprime la proclamation : “Nous gagnerons par vos lois et nous vous gouvernerons par nos lois. ” Et ce qu’illustre l’imam Iquioussen en incitant ses coreligionnaires à traiter avec des candidats aux élections : apport des voix contre engagement à soutenir leurs exigences.

    Valeurs actuelles. Dans les textes d’origine du Coran, vous relevez deux courants opposés. Lesquels ? Que nous apprennent-ils ?

    Marie-Thérèse Urvoy. Dans les sourates les plus courtes du Coran, qui figurent vers la fin du recueil et qui sont considérées par tous comme les plus anciennes, domine le souci des fins dernières, de façon comparable à d’autres courants de l’Antiquité tardive au Moyen-Orient, et notamment certains auteurs chrétiens syriaques. Dans ces textes, le Prophète est présenté comme un simple “avertisseur”. Ce trait persiste dans les sourates du reste de la période dite mecquoise, c’est-à-dire antérieure à l’émigration (hégire), où le Prophète montre une allure pacifique et un caractère magnanime. Mais une plus grande partie du texte, réputée de révélation ultérieure à l’hégire, donne un tableau d’autorité temporelle et d’action guerrière. Or c’est ce dernier aspect qui a été considéré par les institutions islamiques comme les fondements de la communauté, ce qui a donné la prédominance au juridisme. Les thèmes apocalyptiques peuvent être repris par certains auteurs mais soit à titre seulement personnel, soit dans un contexte de subversion de la religion qui a toujours été combattu comme hérésie. Ce qui a pu subsister, c’est une forme atténuée, appelée le murgisme, qui séparait le jugement des actes, relevant de la communauté, du jugement des cœurs, “renvoyé” à Dieu. Accepté très largement de fait, le murgisme n’en a pas moins été souvent invoqué comme une marque de laxisme. Ce n’est qu’en 1925 que le caractère politique de l’islam a commencé à être mis en question par Ali Abdelrazik, qui a été chassé du corps des ulémas et dont la thèse est toujours disputée, puis par Mahmoud Mohamed Taha, qui a été jugé apostat et pendu, et dont le mouvement qu’il a fondé au Soudan est aujourd’hui bien diminué. De nos jours, la critique historique du texte coranique par les orientalistes envisage, plutôt qu’une unique continuité linéaire, la présence simultanée de deux grands courants. L’un, pacifique, va en s’amoindrissant, l’autre, agressif, se renforce. Ainsi, la tradition islamique a sacralisé, sous forme d’une “dictée divine” unique, un texte issu en réalité d’une “histoire plurielle”.

    Valeurs actuelles. « L’islam a toujours connu divers niveaux de tension. » Lesquels et
    pourquoi ?

    Marie-Thérèse Urvoy. Au niveau de l’individu, le croyant ordinaire est tenté de se contenter de respecter les obligations et les interdits clairement formulés par le Coran. Mais il y a des indications moins évidentes de ce qui est “louable” ou de ce qui est “blâmable”, dont la mise au jour relève de spécialistes. À quoi s’ajoute une vertu de “scrupule” spécifique à l’islam, qui invite à éviter – et à faire éviter – tout ce qui, à quelque degré que ce soit, pourrait impliquer une souillure. Le croyant peu exigeant sera donc en bute à ceux qui, “spontanés” ou titulaires d’une fonction officielle, rappellent tout ce qu’ils considèrent comme des exigences de la Loi. Au niveau de la communauté, il y a les rappels à l’ordre des autorités et la dénonciation, au besoin par des soulèvements de foule, de quiconque est considéré comme un danger moral. Finalement, la communauté islamique étant un système socioreligieux toujours susceptible de contestations, les révoltes sont souvent érigées en mouvements réformistes.

    Valeurs actuelles. L’exigence de réforme est une réflexion particulière dans l’islam...

    Marie-Thérèse Urvoy. Il y a dès l’origine de l’islam une tension entre des formules radicales et les exigences du réalisme social. Cette tension est pérennisée par l’ambiguïté du texte fondateur, qui fusionne avec la même autorité d’une “dictée divine” ces tendances antithétiques. Le besoin de “réforme” est donc constant et s’exprime particulièrement dès que la communauté est troublée soit par une crise interne, soit – surtout à l’époque moderne -par une confrontation défavorable avec des agents extérieurs. Le plus souvent, l’appel à la réforme prend l’aspect d’un appel à un retour vers les débuts, supposant que l’histoire n’a apporté que des dégradations. On oppose donc la pureté initiale, qui est supposée valable toujours et partout puisqu’elle émane de l’enseignement divin, aux multiples compromissions humaines. Le contact avec un Occident plus développé matériellement a suscité deux attitudes antagonistes. Pour l’une, il fallait séparer ses acquis scientifiques et techniques de leur arrière-plan mental jugé pervers, et assimiler seulement les premiers. Pour l’autre, très minoritaire, l’Occident pouvait apparaître comme un modèle en matière de respect des libertés, d’égalité devant la loi, de respect de la femme, etc. Mais ici encore, on pouvait prétendre que ces valeurs étaient déjà présentes dans l’islam, qu’elles avaient seulement été occultées et qu’il suffisait de les raviver. La remise en question de soi a très rarement amené à une révision de la religion, mais a plutôt débouché sur un discret abandon du terrain.

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