Un peu « fleur bleue », mais après tout le monde serait meilleur si on commençait vraiment par là. C’est dans « Famille chrétienne » :
« Faire, penser, dire du bien, ne va pas nécessairement de soi, mais demande une vraie décision. Voici trois résolutions, à décliner dans la vie quotidienne comme autant de bienfaits, pour moi… mais aussi pour les autres.
Une visite anodine chez le médecin m’interpelle : « Vous savez, on se fait du mal avec notre alimentation – trop de viande rouge, trop de calories… c’est de la maltraitance envers nous-mêmes ! ». Je suis choquée par ce mot : « maltraitance », tout ça pour de la viande ! Alors une idée germe en moi. Et si je décidais de choisir ce qui me fait vraiment du bien ? Voilà une bonne résolution pour l’année. Après un petit tour d’horizon, je décide trois « biens » : bientraitance, bienveillance, « biendisance ».
La bientraitance. Comment la définir ? Je m’aperçois que c’est une notion nouvelle, qui n’existait pas dans les dictionnaires de nos parents. Elle consiste en une attitude de respect, de confiance,une vision positive de la personne, au-delà des gestes posés, de bons soins prodigués. Elle s’applique surtout aux personnes vulnérables : enfants, vieillards, personnes handicapées, prisonniers. Je trouve intéressant de me considérer ainsi comme une personne faible, qui a besoin de soins, de soutien, d’espérance ! Et de savoir que c’est à moi de me prendre en charge à travers mon hygiène de vie, mon sommeil, mon alimentation, mes relations, ma vie intérieure. Bientraitance envers moi-même qui m’entraînera à une bientraitance envers autrui.
Ensuite, la bienveillance. Une bien-veillance, c’est une vigilance sur et en vue du bien. La bienveillance touche la conscience, la pensée, le regard. Elle fait fi du qu’en-dira-t-on, du jugement, des reproches, pour voir plus loin. Sans tomber dans la complaisance, elle suscite la compassion et implique une certaine protection. Charité bien ordonnée commençant par soi-même, je vais m’attacher à cette disposition favorable d’abord envers moi. L’attitude du veilleur m’aide. Il garde la flamme, cette lueur intérieure que nul ne peut ravir.
Enfin, la « biendisance » (je suis fière de mon néologisme !). Pour contrer la médisance, ce poison qui finit par tout infiltrer. Dire du bien de l’autre est une attitude constructive, féconde. Mais elle ne va pas de soi, loin de là ! Je commencerai donc par dire du bien de mes plus proches : mari, enfants, parents, beaux-parents (oups !)… tout en m’apercevant qu’il faudra parfois me taire, parfois défendre des positions contraires, chercher le compliment ou l’atout qui ne me venait pas d’emblée à l’esprit. Il me faudra peut-être lutter, tourner sept fois ma langue dans la bouche avant de l’ouvrir ! Mais je suis sûre que (la bienveillance aidant) cela finira par devenir plus facile et même porter du fruit.
Je sais aussi que ces biens, très relatifs et modestes à mon échelle, viennent de plus loin que moi. Le seul bien dont nous sommes capables – pour nous-mêmes comme pour autrui – c’est Dieu qui l’accomplit.
Raphaëlle Simo »
Ici : Bienfaits pour moi…
JPSC
Le XXe siècle a été celui de la faillite des idéologies « du progrès », mais aussi de la pensée démocrate-chrétienne. Heureusement, affirme Gregor Puppinck, directeur de l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) : le chrétien ne doit pas vivre dans un futur hypothétique mais dans l’« ici et maintenant » du secours à porter à son prochain.

Une figure brillante et singulière du paysage académique et du monde politique belge vient de disparaître : François Perin s’est éteint à l’âge de 92 ans, ce vendredi 27 septembre 2013, avant l’aube de la fête de la Fédération (Wallonie-Bruxelles), à laquelle cet ancien professeur de droit public à l’Ulg et ministre (éphémère) des réformes institutionnelles ne croyait d’ailleurs pas plus qu’à la Belgique elle-même.
« L’abbé Schouppe est né à Etterbeek en 1955. Docteur en droit canonique de l’Université de Navarre et licencié en droit UCL. Professeur de droit canonique à l’université pontificale de la Sainte-Croix à Rome, il enseigne les rapports entre l’Eglise et la communauté politique ainsi que les droits de l’homme. Consulteur au Conseil pontifical pour les textes législatifs. Il a été « Défenseur du Lien » (1) au tribunal ecclésiastique de Malines-Bruxelles. Secrétaire du Groupe des Canonistes francophones ayant son siège à Louvain-la-Neuve,il s’investit également dans cette ville universitaire comme aumônier d’étudiants .
Dans les pays de tradition chrétienne, la baisse préoccupante du nombre de prêtres, la hausse de leur moyenne d’âge et la demande d’une nouvelle évangélisation tracent les contours de la nouvelle situation ecclésiale. Toutefois, à côté de situations difficiles, on enregistre des signes de reprise, surtout là où existent des propositions claires et fortes de vie chrétienne.
