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Politique - Page 3

  • Robert George, un influent intellectuel catholique, évoque les émeutes au Capitole et la polarisation de la nation

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    De Lauretta Brown sur le National Catholic Register :

    Robert George parle des émeutes au Capitole et de la polarisation de la nation

    Selon le célèbre érudit catholique, la colère politique qui enveloppe aujourd'hui la nation trouve ses racines dans la montée de la contre-culture dans les années 1960.

    8 janvier 2021

    WASHINGTON - La certification de l'élection présidentielle a été interrompue mercredi lorsqu'une foule de partisans de Trump a pris d'assaut le Capitole, laissant derrière eux des destructions : ils ont brisé des fenêtres, se sont battus avec la police du Capitole et ont saccagé les bureaux des membres du Congrès récemment évacués. Une manifestante est morte d'une balle dans le cou, et quatre autres personnes sont décédées suite à des urgences médicales. Le Congrès s'est réuni à nouveau tard mercredi soir et le vice-président Mike Pence a qualifié ce jour de "jour sombre dans l'histoire du Capitole des États-Unis". 

    Le Register s'est entretenu avec Robert George, professeur de jurisprudence McCormick à l'université de Princeton et l'un des principaux intellectuels catholiques des États-Unis, à la suite des événements inquiétants de mercredi. George a parlé de la détérioration de l'amitié civique et d'une atmosphère de plus en plus propice à la violence à la lumière des émeutes inquiétantes au Capitole.

    Quelle a été votre réaction aux événements qui se sont déroulés au Capitole hier ?

    Comme tous les Américains patriotes, j'ai été consterné par l'image d'une foule qui attaque le Capitole des États-Unis et qui tente de perturber un processus prescrit par la Constitution, à savoir le processus de comptage des votes électoraux lors d'une élection présidentielle. Les personnes qui qualifient cela d'attaque contre notre système constitutionnel n'ont pas tort. Elle visait précisément à perturber un processus constitutionnel. Je pense que les gens doivent être prêts à reconnaître cela indépendamment de leur opinion sur la personne qui aurait dû être élue président ou même de leur opinion sur l'existence ou non d'une mauvaise conduite ou même d'une fraude électorale généralisée. Nous avons dans ce pays des procédures de litige ou de résolution des différends, y compris des différends électoraux. Ce sont ces procédures qu'il faut utiliser, et non pas enfreindre la loi ou se livrer à des actes de violence.

    Ces procédures produiront-elles toujours les bons résultats ? Non, aucun système procédural d'aucune sorte dans cette vallée de larmes ne garantira des résultats corrects à chaque fois. Le nôtre est un très bon système, mais il n'est pas parfait. Et pourtant, malgré ses imperfections, il est de notre devoir, en tant que citoyens patriotes, de nous fier à ces procédures et de respecter leurs résultats plutôt que d'enfreindre la loi et de perturber les processus prescrits par la Constitution. Je pense que c'est là le point le plus fondamental qui doit être souligné.

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  • En Grèce, les croyants ont bravé les interdictions pour fêter l'Epiphanie

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    De Timothée Dhellemmes sur Aleteia.org :

    Grèce : les orthodoxes bravent l’interdiction pour célébrer l’Epiphanie

    08/01/21

    De nombreux fidèles se sont réunis dans les églises grecques ce mercredi 6 janvier pour la fête de l’Epiphanie, très importante pour les orthodoxes. Quatre jours plus tôt, le gouvernement avait ordonné leur fermeture complète, après avoir assoupli les règles pour Noël et le Nouvel An.

    Fêtée ce mercredi 6 janvier dans le monde orthodoxe, l’Épiphanie a bien été célébrée dans les églises, en dépit des règles sanitaires. En Grèce, où un confinement strict est de nouveau en vigueur depuis samedi 2 janvier, des centaines de policiers étaient mobilisées aux abords des lieux de culte, mercredi. Cela n’a pas empêché de nombreux fidèles de s’y rendre, pour ce qui constitue l’une des plus importantes fêtes de l’année liturgique, surtout chez les orthodoxes. Un bras de fer opposait depuis plusieurs jours le gouvernement et les autorités religieuses, qui l’accusent de vouloir restreindre la liberté de culte.

    Les fidèles se sont jetés à l’eau

    Dans le monde orthodoxe, l’Épiphanie est également la fête de la bénédiction des eaux. Les popes –l’équivalent des prêtres chez les catholiques- lancent une croix dans l’eau et le premier qui la ramène est béni. Malgré l’épidémie, des dizaines de fidèles se sont donc jetés à l’eau en Grèce, mais également en Bulgarie et en Turquie. Plusieurs d’entre eux ont été verbalisés. « Rien, pas même une pandémie, ne peut empêcher cette tradition que nous avons respectée toute notre vie et qui vivra », a assuré à TV5 Monde Stanimir Nikolov, un habitant de Toundja, dans le sud-est de la Bulgarie. Selon la croyance populaire, rapporter la croix est l’assurance de rester en bonne santé. En Roumanie, les popes, soucieux d’éviter des bousculades dans les églises, avaient préparé des dizaines de milliers de bouteilles en plastique remplies d’eau bénite à l’intention des croyants.

  • Notre démocratie gangrenée par l'idéologie progressiste

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    Cet article de Paul Sugy, paru sur le Figaro Vox en novembre 2018, nous avait échappé :

    « Notre démocratie est gangrenée par l'idéologie progressiste »

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans son dernier livre, Laurent Fidès s'attaque à tous les mythes de l'idéologie progressiste dominante. Il déconstruit, un à un, tous les ressorts du discours «politiquement correct».


    Face au discours intimidant Le formatage des esprits à l'ère du mondialisme  - Poche - Laurent Fidès - Achat Livre | fnac

    Laurent Fidès est agrégé de philosophie, ancien élève de l'École normale supérieure. Il vient de publier Face au discours intimidant. Essai sur le formatage des esprits à l'ère du mondialisme (Éd. du Toucan, 2018).


    FIGAROVOX.- Votre livre déconstruit les ressorts de l'idéologie contemporaine dominante. De quelle «idéologie» s'agit-il? Et le terme n'est-il pas exagéré, ou trop lourdement connoté?

    Laurent FIDÈS.- L'idéologie dont je parle est multiculturaliste, échangiste, déconstructiviste, elle nous promet un monde sans frontières, sans différences, atomisé, peuplé d'entités négociables et remplaçables. Plusieurs indices me font penser que nous avons affaire à une idéologie plutôt qu'à une doxa, même si elle n'est pas formalisée: le fait que ces idées soient présentées comme des vérités, voire comme des vérités scientifiques (portées par les «sciences humaines» qui jouent ici un rôle spécifique), le déni de réalité (l'idéologie est vraie, c'est le réel qui ment, comme lorsque vous croyez assister au changement de peuple qui se déroule sous vos yeux et que l'on vous explique que ce que vous voyez n'existe pas), la mobilisation de l'appareil idéologique d'État, de l'école primaire (qui inculque l'antiracisme dogmatique comme un catéchisme) à la Justice (qui criminalise les idées non conformes) en passant par l'Université et bien sûr les médias. Mais surtout cette idéologie, comme toute idéologie à toute époque, correspond aux intérêts de la classe dominante: cette hyperclasse d'affairistes et de financiers à laquelle s'agrègent tous les gagnants de la mondialisation ainsi que cette fraction de la petite bourgeoisie urbaine cultivée qui profite des retombées sociétales du système et y trouve en tout cas son compte.

    Vous parlez d'une «dichotomisation interne» à cette idéologie: qu'est-ce que vous entendez par là?

    J'appelle «dichotomisation interne» une technique de manipulation qui consiste à faire croire à un conflit en opposant simplement deux sensibilités prises au sein d'un même courant. En procédant ainsi, en faussant les lois de la symétrie et en marginalisant les contradicteurs sérieux, le système peut se reproduire à l'infini sans entorse apparente au principe du pluralisme.

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  • Le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak, devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech

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    De sur le site de l'hebdomadaire Marianne :

    Chrétienne d’Irak et esclave sexuelle de Daech : on a lu le livre choc "La putain du Califat"

    La putain du Califat, de Sara Daniel, Benoît Kanabus | Éditions Grasset

    Document

    Dans un document saisissant, Sara Daniel, grand reporter à l’Obs, et le chercheur Benoit Kanabus retracent le calvaire de Marie, chrétienne d’Irak devenue esclave sexuelle des bourreaux de Daech.

    « Esclave de douze maîtres, vendue et revendue de Qaraqosh en Irak à Raqqa en Syrie, l’histoire de Marie dessine la géographie de l’État islamique. Et sa théologie : tous les péchés des hommes se sont incarnés dans son corps de femme » écrivent les auteurs de La putain du Califat, une enquête terrifiante sur la tragédie d’une jeune chrétienne enlevée comme tant d’autres par les voyous de Daech. Des voyous obsédés et obscènes, drapant leur orgie de sang et de sexe dans le drapeau noir des fous d’Allah. Pornographes de tous âges et de tous pays, ils passent de la pulsion du meurtre à celle du viol, de la décapitation à la fornication, l’une justifiant l’autre on ne sait plus dans quel ordre, mais sans oublier ablutions et prières.

    Marie a des cheveux blond vénitien et des yeux verts. En ce mois d’août 2014, elle se prépare à sa rentrée de professeur d’anglais, en septembre au lycée de Qaraqosh, la plus grande cité chrétienne d’Irak. Ce jour ne viendra jamais. À sa place commence une longue nuit quand Daech se jette sur la ville. Marie rejoint le fleuve des victimes : la mort pour les hommes, l’esclavage sexuel pour les femmes. Mais le viol aussi  a ses hiérarchies. Sur un marché saturé de jeunes yézidies « les chrétiennes sont des perles rares, la part réservée des chefs et des alliés les plus méritants. Marie ne sait pas cela, elle ne sait pas non plus que la couleur de ses cheveux blonds exaspère le désir de ses geôliers : chrétienne, blonde, c’est un joyau. »

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  • "Familia grande", le livre évènement de Camille Kouchner : une étude de mœurs propres à l’élite bourgeoise de gauche

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    La parution de ce livre fait grand bruit; l'analyse de Louis Daufresne sur La Sélection du Jour :

    Affaire Duhamel : sexe, mensonge et gros bobo

    Paru hier au Seuil, le témoignage de Camille Kouchner, la Familia grande, mérite d’être lu. Ses 200 pages sont scotchantes. L’auteur y parle peu d’inceste et beaucoup de résistance, comme si elle sortait d’une très longue apnée en milieu toxiqueLa Familia grande n’est pas un manifeste mais une étude de mœurs propre à « l’élite bourgeoise de gauche qui côtoyait les Pisier, Kouchner et Duhamel », comme le dit Ariane Chemin du Monde. Certes, il faut s’accrocher quand sa mère Évelyne Pisier lui dit (p. 39) : « Tu comprends, j’ai fait l’amour à l’âge de 12 ans. Faire l’amour, c’est la liberté. Et toi qu’est-ce que tu attends ? » Ou quand son beau-père caressait la jambe d’une femme à table, sa mère lui expliquait : « Il n’y a rien de mal à ça. La baise, c’est notre liberté. » On lui apprit à embrasser sur la bouche à 8 ans. Le lecteur conjugue Prozac et Balzac, égout et dégoût, béance et souffrance. Mais ça vaut le coup. Non point parce que ces lignes créent le scandale, bien au contraire : elles y mettent fin. Camille Kouchner tue le silence autour d’un secret familial qu’elle porte depuis 30 ans. En accusant son beau-père d’avoir violé son frère jumeau quand ils étaient adolescents, elle écrase la tête d’un serpent qui l’étouffait. Ce serpent (qu’elle cite très souvent) porte un nom : la culpabilité. N’avoir rien dit, alors qu’elle savait tout ou presque. Le silence n’est pas qu’une lâcheté. Beaucoup étaient ravis de devoir se taire (p.193) : « Être dans la confidence (…) est un moyen (…) de témoigner leur soumission à mon beau-père, l’outil le plus efficace pour (…) lui jurer fidélité. » « Il faut être dans le secret pour appartenir à la Cour. » Misère du pouvoir. « Leur silence sera notre prison », écrit-elle.

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  • Ne pas se faire vacciner : une attitude plus charitable et moralement louable ?

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    D' sur Smart Reading Press :

    CHRÉTIENNEMENT, EST-IL PLUS CHARITABLE ET MORALEMENT LOUABLE DE NE PAS SE FAIRE VACCINER ?

    8 Jan 2021

    L’épidémie de Coronavirus qui sévit depuis plus d’un an atteint non seulement les corps, mais aussi les psychismes, et elle bouleverse les sociétés à l’échelle mondiale. L’arrivée des premiers vaccins suscite de grands espoirs, mais aussi des doutes et des craintes. Elle pose des problèmes éthiques, mais aussi des problèmes de justice. Faut-il ou non se faire vacciner ? Prenant appui sur de récentes Notes du Vatican, Aline Lizotte nous apporte des éléments pour guider notre choix.

    Une note doctrinale émise par le Vatican le 29 décembre dernier, émanant de la Commission pour l’étude du Covid-19 et de l’Académie pour la vie1, propose à notre réflexion une étude en vingt points sur les phénomènes psycho-sociaux, moraux et spirituels que suscite chez les catholiques du monde entier la pandémie. L’infection touche aujourd’hui 85 220 240 cas dans le monde, dont 2 665 228 pour la France, tandis qu’elle décroît dans certaines îles (16 cas à Saint-Pierre-et-Miquelon, 1 cas au Vanuatu). Tous n’en meurent pas, mais tous sont touchés.

    Cette pandémie n’attaque pas uniquement les corps, elle atteint profondément les psychismes, engendrant violences et dépressions. Les querelles conjugales dégénèrent en violences, les jeunes sont privés de leur rencontre amicales, scolaires, sont en chômage partiel et se laissent aller à de graves dépressions. Le découragement augmente les suicides et les tentatives d’enfreindre la loi, comme l’ont fait 2 400 jeunes lors de ce rassemblement de Rennes où ils ont crié leur révolte dans la musique infernale, l’alcool et les stupéfiants. Les gouvernements, pas seulement le nôtre, sont dépassés.
    La Note du Vatican commence par un avertissement sévère : il faudra accepter et se préparer à ce que le remède à cette crise prenne du temps, beaucoup de temps. Il faudra guérir la peur qui a été le motif évoqué de toutes parts par les gouvernements pour que le peuple accepte de porter un masque toute la journée et de vivre à un mètre de distance des autres, comme si le corps social s’effritait en mille miettes. De cette peur, les populations dans leur majorité en ont assez et sont prêtes non pas à en sortir raisonnablement, mais par n’importe quel acte manifestant un élan de survie.

    Il faudra affronter de graves ralentissements économiques, dont souffriront les plus faibles et les plus démunis. Accepter, comme le répète assidûment le pape François, qu’ils ont droit à la priorité de nos soucis et qu’ils demanderont une aide non seulement financière, mais sociale. Il va nous falloir du temps pour reconstruire les amitiés sociales, la confiance mutuelle, l’unité politique et, soyons réalistes, l’assiduité religieuse.

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  • Du marais politique au pays réel : où va l’ancien Congo Belge ?

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    1. Petite incursion dans le vase clos des mandarins

    Lu sur le « carnet de notes » de Colette Braeckman :

     Kabila Tshi20200813_212658.jpg« Une nouvelle étape a été franchie dans le détricotage de l’accord passé voici deux ans entre Joseph Kabila, le président sortant et Félix Tshisekedi, leader de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social, un parti fondé par son père en 1982), accord qui avait mené à une situation inédite en RDC, une « passation du pouvoir pacifique et civilisée » : un « informateur », Modeste Bahati Lukwebo, a été nommé afin d’identifier un nouveau Premier Ministre d’ici un mois, ou d’occuper lui-même cette fonction. Originaire du Sud Kivu, le sénateur Bahati, à la tête d’un parti appartenant au « camp Kabila », avait fait défection lorsqu’il avait estimé que le maître d’alors ne l’avait pas suffisamment récompensé, entre autres en lui accordant la présidence du Sénat. Bahati est aujourd’hui chargé de pousser vers la sortie le premier ministre en fonction, Ilunga Ilunkamba, qui refuse de céder la place. L’informateur entre donc en fonctions alors qu’il n’y a pas vacance du pouvoir et que la majorité parlementaire fait encore l’objet de savants calculs au rythme des défections et ralliements escomptés.

    En réalité, le président Félix Tshisekedi arrive au bout de sa stratégie de « reconquista », motivée par le fait qu’il estimait que son puissant allié ne lui laissait pas une marge de manœuvre suffisante. Le nouveau rassemblement créé sous son impulsion, l’Union sacrée, créé à l’issue d’un mois de consultations nationales, est en passe de détrôner le Front commun pour le Congo, la coalition que Kabila avait rassemblé à la veille des élections du 31 décembre 1998 et qui devait lui permettre, malgré sa retraite apparente, de garder les rênes du pouvoir et surtout, de préparer la prochaine échéance, les élections de 2023. D’une coalition à l’autre, en l’absence de toute réelle idéologie, le ciment de l’allégeance politique demeure le même et la nouvelle plate forme que l’on appelle déjà l’ « Union sucrée » s’est elle aussi constituée à coup de billets verts, le tarif proposé aux « transhumants » oscillant entre 7000 à 15.000 dollars par défection.

    C’est une longue marche que celle entamée par Félix Tshisekedi au lendemain de ces élections chaotiques, financées par le seul Congo et dont le seul résultat certain avait été l’échec du dauphin de Kabila, Emmanuel Shadary. Joseph Kabila, qui ne pouvait se représenter, avait sauvé les meubles et sa coalition dominait largement l’Assemblée nationale et le Sénat. La Commission électorale n‘ayant jamais publié les chiffres définitifs, on ignorera toujours qui fut le véritable vainqueur du scrutin, même si les observateurs déployés par l’Eglise catholique et financés par les Occidentaux avaient désigné Martin Fayulu comme le probable gagnant, appréciation qui fut confirmée par des fuites au niveau de la CENI et par des journalistes indépendants.

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  • La situation des pro-life américains se complique

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    De Matt Hadro sur Catholic News Agency :

    Analyse : Les pro-vie vont devoir se battre au Sénat lors de stratégies cachées sur le financement de l'avortement

    Washington D.C., 7 janvier 2021

    Avec les démocrates qui devraient gagner les élections sénatoriales de mardi en Géorgie, le paysage politique pour les pro-vie est maintenant clair - ils se défendront sur de multiples fronts contre un lobby de l'avortement enhardi. 

    Avec 50 sièges au Sénat et le vote décisif du vice-président élu Kamala Harris, les démocrates auront la plus faible majorité au Sénat. Alors qu'il faut normalement 60 voix pour adopter une loi en conservant l'obstruction, une simple majorité au Sénat peut approuver les candidats à la magistrature et adopter certains projets de loi budgétaires. Comme les démocrates détiennent déjà la Chambre et la Maison Blanche, c'est dans ce goulot d'étranglement du Sénat que les pro-vie ont encore le meilleur espoir de repousser les politiques pro-avortement. Ils auront besoin de la collaboration de démocrates, et un nouveau courtier en pouvoir - le sénateur modéré Joe Manchin (D-W.Va.) - sera leur meilleure option.

    Représentant un État conservateur, Manchin sera un vote "pivot" sur des textes de loi controversés et devra faire face à une immense pression de la part des dirigeants démocrates et républicains pour voter avec son caucus ou rompre avec eux. Pourtant, M. Manchin est soit un partisan de la vie, soit un vote peu fiable - tout dépend de qui vous parlez. "Il ne cède pas à la pression", a déclaré Kristen Day, directrice exécutive de Democrats for Life of America, à propos de Manchin. "La communauté pro-vie doit le soutenir." Cependant, d'autres défenseurs du pro-vie sont hésitants quant aux références pro-vie de Manchin. Il a soutenu des politiques pro-vie telles que l'interdiction de l'avortement pendant 20 semaines, un mandat de soins pour les bébés survivant à un avortement, et l'interdiction du financement par les contribuables des avortements volontaires. Il a également fait volte-face sur le financement public du Planned Parenthood, et s'est opposé à un amendement constitutionnel pro-vie de 2018 en Virginie-Occidentale - que les électeurs ont promulgué en loi.

    Manchin "n'a pas toujours été cohérent", a déclaré à l'ANC Mallory Quigley, vice-présidente de la communication de la liste Susan B. Anthony. Il fera "tout ce qu'il peut" pour ne pas être le vote décisif "controversé" au Sénat, a prévenu Tom McClusky, président de l'action March for Life. "Quiconque de notre côté qui s'attend à ce que Joe Manchin soit le 51e vote en notre faveur ne connaît pas Joe Manchin", a déclaré McClusky. "Il sera le 52ème vote, mais il est très rarement le 51ème vote."

    Une des priorités du lobby de l'avortement est d'augmenter le financement de l'avortement par les contribuables, et Manchin pourrait très bientôt se retrouver au centre de ce combat. L'amendement Hyde, qui interdit le financement fédéral des avortements électifs dans le cadre de Medicaid, est devenu une cible des démocrates de la Chambre et même du président élu Biden ces dernières années. Ils ont attaqué cette politique comme étant discriminatoire envers les femmes à faible revenu qui sont plus susceptibles de recourir à Medicaid.

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  • Des vaccins acceptables et d'autres à éviter si possible

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Oui, il y a des vaccins acceptables et d’autres qui sont à éviter si les circonstances le permettent »

    Publié le : 7 janvier 2021

    Monseigneur Jacques Suaudeau, théologien et chercheur, explique la position de l’Eglise catholique sur les vaccins utilisant des cellules de fœtus avortés, sujet d’actualité dans la lutte contre le Covid. Le 21 décembre, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une note sur cette question (cf. Vaccin et avortement : la Vatican donne des clés de discernement) qui reprenait, de façon simplifiée, des éléments d’une autre note publiée en 2005 par l’Académie pontificale pour la vie à propos du vaccin contre la rubéole préparé avec des cellules humaines provenant d’un avortement.

    « Oui, il y a des vaccins acceptables et d’autres qui sont à éviter si les circonstances le permettent, comme le vaccin AstraZeneca », explique Monseigneur Suaudeau. En effet, le vecteur adénoviral employé pour produire ce vaccin est « obtenu et propagé dans des cellules particulières, les T-RexHEK293 », qui viennent elles-mêmes de la lignée HEK293, « générée en 1973 à partir de cellules de rein humain fœtal, extraites des restes d’un fœtus avorté volontairement, en Hollande »« Même si ce mal a été perpétré il y a quarante ans », la question est celle de la coopération au mal de l’avortement par l’usage de tels vaccins.

    L’Église distingue différents degrés de coopération au mal : active[1] ou passive[2] ; formelle[3] ou matérielle[4]. La coopération matérielle peut elle-même être divisée en coopération immédiate[5] ou médiate[6]. Et la coopération matérielle médiate peut encore être divisée en coopération « à proximité » ou « à distance », selon la chronologie et l’espace qui sépare l’acte de coopération de l’acte mauvais. La coopération matérielle médiate, qui apparait comme plus lointaine, doit cependant « toujours être considérée comme illicite » lorsqu’elle concerne une matière grave comme une atteinte à la vie humaine. La gravité diminue toutefois avec l’accroissement de la distance. Dans le cas des lignées de cellules de fœtus avortés, la distance de quarante ans implique une « imputabilité négligeable », mais « le fait de la coopération demeure car l’avortement ne peut être effacé de l’histoire et de la mémoire ».

    Selon cet enseignement, « les personnes qui, connaissant l’origine des cellules humaines utilisées pour la préparation du vaccin, ne protestent pas contre l’usage de ces vaccins et ne font rien contre leur utilisation sont coupables de coopération passive, et donc imputable ». Les autorités nationales et internationales, ont un niveau de responsabilité élevé dès lors qu’elles sont au courant du problème éthique mais « n’en tiennent pas compte, et autorisent ou même imposent l’emploi dudit vaccin ». Au niveau moral, « la préparation, la distribution et la commercialisation de [tels] vaccins (…) » sont condamnables, avec des degrés variés selon la position de l’agent coopérant dans la chaîne. Ainsi, les médecins et les utilisateurs du vaccin « réalisent une forme de coopération très éloignée, sans conséquence sur le plan de la responsabilité et de l’imputabilité », à moins qu’ils n’approuvent l’acte d’avortement volontaire qui a permis le développement du vaccin. Il faut donc « s’abstenir d’utiliser les vaccins posant des problèmes éthiques si cela peut se faire sans mettre en danger la santé des personnes. Dans le cas contraire, il convient d’avoir recours à un vaccin alternatif ».

    Si le vaccin protège d’une maladie grave voire mortelle et qu’aucun vaccin alternatif n’est disponible, « le vaccin qui pose des problèmes éthiques sera utilisé, mais il doit être clairement dit que cette acceptation ne signifie pas approbation, mais choix d’un moindre mal, en vue du bien commun ». Mais pour Monseigneur Suaudeau, « on ne voit pas où et quand une telle situation de pénurie de vaccins pourrait se produire. Il y a actuellement 48 vaccins contre le SARS-Cov-2, qui ne posent pas de problème éthique, et qui sont arrivés aujourd’hui au stade de l’utilisation clinique. Parmi ces 48, les vaccins à ARN messager Pfizer/BioNTech et Moderna, se distinguent par leur grande efficacité (95%) et leur sûreté. On peut donc sans problèmes se passer du vaccin AstraZeneca (dont l’efficacité est d’ailleurs relativement basse : 70%) ». Il rappelle aussi que « se taire sur le caractère non éthique du vaccin AstraZeneca reviendrait à coopérer au mal de l’avortement et à encourager d’autres compagnies à avoir elles aussi recours à des lignées cellulaires venant de fœtus humains volontairement avortés ».

    NDLR: L’Institut européen de bioéthique a mis en ligne une liste des vaccins anti-Covid disponibles faisant apparaître l’utilisation de lignées de cellules foetales aux différentes étapes de production : Vaccins contre le Coronavirus et utilisation de cellules de fœtus avortés : état des lieux

    [1] « Accomplissement d’un acte de coopération à une action mauvaise qui est exécutée par une autre personne ».

    [2] « Omission d’un acte de dénonciation ou d’entrave à une action mauvaise ».

    [3] « L’agent moral coopère à l’action immorale d’une autre personne, en partageant l’intention mauvaise de cette dernière » ; par exemple, la coopération en partageant l’intention à la réalisation d’un avortement volontaire dans le but de produire des vaccins.

    [4] « L’agent moral concourt matériellement à la réalisation de l’acte mauvais, sans partager l’intention mauvaise de l’acte ».

    [5] « Le sujet coopère directement à l’acte mauvais ».

    [6] « Le sujet ne participe pas à l’acte immoral mais son action en facilite indirectement l’exécution ».

    Source : Aleteia, Mgr Suaudeau (25/12/2020)

  • La santé va-t-elle devenir la nouvelle morale ?

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    Une synthèse de gènéthique.org :

    La santé est-t-elle en passe de devenir la nouvelle morale ?

    5 janvier 2021

    « Même si nous ne le sommes pas, nous vivons d’une certaine manière comme des malades. » Avec la pandémie, explique Claire Marin, philosophe, « ce que l’on découvre, c’est que l’on ne vit pas avec une maladie ou sa menace, mais qu’on s’efforce de vivre malgré elle, c’est-à-dire dans la restriction de libertés, dans la perte de contact, dans une vie réduite, souvent appauvrie sur le plan professionnel, social et affectif. Une vie où les projections, les anticipations sont suspendues, où tout est susceptible d’être remis en question du jour au lendemain ». Pour Claire Marin, « cette existence sur le mode de l’incertitude et de l’inquiétude est celle que connaissent les malades au long cours. Elle concerne désormais chacun de nous ». Tout en précisant que « nous sommes confinés mentalement bien plus encore que nous ne l’avons été physiquement ».

    Dans cette pandémie, « l’intimité est d’autant plus interdite au malade (…) que cette maladie nous oblige à l’exposer, à nous signaler comme malade ». La philosophe regrette qu’ « atteints du Covid, nous ne sommes pas ‘seulement’ des victimes, nous devenons une menace ».

    Enfin, « la logique sanitaire crée des ‘malades potentiels’ ». En effet, « la maladie s’est immiscée dans nos vies, dans nos gestes, nos habitudes et notre imaginaire. Elle est le nom d’une nouvelle inquiétude contemporaine ».

    L’inquiétude ne se fait pas sentir que du côté des individus, collectivement, « ce qui est dangereux, c’est que le pouvoir se transforme en ‘bio-pouvoir’. » La philosophe Julia de Funès quant à elle déplore l’entrée de l’hygiénisme, de la santé dans le pouvoir. « La santé est devenue une morale. La vie saine est la vie bonne », déplore Julia de Funès qui constate que « la santé est devenue du civisme, nos comportements sociaux sont dictés par les gestes barrières. La santé est devenue politique, puisque les politiques se sont énormément appuyés sur les conseils scientifiques. Elle prend la place dans toutes les sphères sociales, et c’est ce qui me semble le plus inquiétant ».

    Le Monde, Nicolas Truong (27/12/2020) ; Europe 1, Nicolas Barré (27/12/2020)

  • (USA) Jeff Fortenberry, élu républicain catholique : la tempête du Capitole est un "signe de dégradation culturelle"

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    Du National Catholic Register :

    Jeff Fortenberry, représentant catholique : la tempête du Capitole sape la démocratie et est un "signe de dégradation culturelle"

    S'exprimant avec le Register (Lauretta Brown) depuis son bureau au Capitole à propos du lockdown, M. Fortenberry a déclaré que l'Église catholique doit prendre l'initiative pour repousser le tribalisme politique qui a déclenché la violence actuelle à Washington.

    7 janvier 2021

    Des scènes chaotiques et inquiétantes ont eu lieu mercredi après-midi sur la colline du Capitole, alors que le bâtiment était fermé à clé lorsque les partisans de Trump l'ont pris d'assaut et ont interrompu le vote du Congrès pour certifier les résultats de l'élection présidentielle. Les législateurs ont été évacués lorsque des émeutiers ont brisé des fenêtres, un épisode armé s'est produit à la porte d'entrée de l'étage de la Chambre, et une manifestante a été abattue dans un couloir et est décédée par la suite. 

    Malgré la violence sans précédent qui a éclaté entre les murs du Congrès américain, le processus de certification des résultats des élections a repris tard mercredi soir après la sécurisation du bâtiment et du terrain.

    Le député Jeff Fortenberry, représentant républicain du Nebraska, un législateur catholique diplômé en théologie de l'Université franciscaine de Steubenville, s'est entretenu avec le Register mercredi soir par téléphone depuis son bureau au Capitole, en plein lockdown. Il a déclaré que la prise d'assaut du Capitole "sapait le principe même de la démocratie" et "déchirait le tissu de ce que nous sommes en tant que nation". 

    Fortenberry a déploré le tribalisme en politique qui a conduit les gens à considérer la violence comme une solution et a exhorté l'Eglise à mettre fin à sa "passivité" face au déclin culturel.

    Quelle a été votre expérience aujourd'hui au Capitole ?

    Mon expérience est différente des autres car j'étais en fait dans mon bureau. Pour certaines raisons, je devais être dans mon bureau. J'ai donc suivi les débats à la télévision et j'ai commencé à entendre des explosions par la fenêtre. Je suis dans mon bureau, dans le bâtiment situé au sud du Capitole, et il était clair que ces explosions provenaient d'une sorte de souffle. J'ai reçu une information indiquant que la police du Capitole faisait exploser des colis suspects. Je suis du côté sud, plus éloigné de tout cela, donc je n'étais pas piégé dans le Capitole lui-même. 

    Quels sont, selon vous, les facteurs qui ont conduit à cet événement ? 

    Dans tout drame humain tragique comme celui que nous avons vu aujourd'hui, il y a toujours de multiples facteurs. Les gens sont bouleversés par le résultat de cette élection, beaucoup de gens à travers le pays se sentent privés de leur droit de vote et opprimés par les systèmes sociaux, économiques et politiques qui les entourent. Le président Trump a eu la capacité étonnante d'exploiter cette profonde méfiance des gens à l'égard des systèmes qui les entourent et de créer un mouvement autour de cela, et ce mouvement est très puissant.

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  • Violences à Washington : les évêques catholiques américains appellent à la paix

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    Du National Catholic Register :

    Violence, les évêques catholiques américains appellent à la paix

    7 janvier 2021

    Les partisans de Trump se sont rassemblés devant le Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC. Une foule pro-Trump a pris d'assaut le Capitole, brisant des fenêtres et s'affrontant avec des officiers de police. Au moins une personne est morte dans l'affrontement.

    Les évêques catholiques ont fermement condamné l'incursion des manifestants pro-Donald Trump qui ont pénétré dans le bâtiment du Capitole mercredi alors que le Congrès débattait de la certification des résultats de l'élection présidentielle de 2020, entraînant l'évacuation des législateurs et le tir mortel d'un manifestant par les forces de l'ordre.

    "Je me joins aux personnes de bonne volonté pour condamner la violence qui sévit aujourd'hui au Capitole des États-Unis", a déclaré le 6 janvier l'archevêque de Los Angeles José Gomez, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, "Ce n'est pas ce que nous sommes en tant qu'Américains. Je prie pour les membres du Congrès et le personnel du Capitole ainsi que pour la police et tous ceux qui travaillent à rétablir l'ordre et la sécurité publique". "La transition pacifique du pouvoir est l'une des caractéristiques de cette grande nation", a-t-il ajouté. "En ce moment troublant, nous devons nous engager à nouveau envers les valeurs et les principes de notre démocratie et nous rassembler en une seule nation sous l'égide de Dieu".

    Dans sa propre déclaration, l'archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco a ajouté : "Attaquer le Capitole américain pour exprimer votre crainte que la démocratie ait été niée est une erreur, et aussi contre-productif. Les doutes sur la tenue d'élections libres et équitables ne peuvent être levés par la violence contre les institutions démocratiques". "Aux morts causées par une pandémie et aux destructions qui ont affecté les moyens de subsistance des gens, nous n'avons pas besoin d'ajouter une tentative de guerre civile. J'ai appelé à la fin de la violence dans les rues lorsque cela s'est produit cet été. J'appelle tous les Américains de bonne volonté à dénoncer dès maintenant cette violence contre le Capitole de notre nation". "Que le Prince de la Paix mette un terme à cette querelle, et apporte la guérison et la critique constructive à la place de la loi de la foule. Et que Dieu bénisse l'Amérique", a déclaré l'archevêque.

    Gomez a confié le pays au cœur de la Bienheureuse Vierge Marie, en demandant : "Qu'elle nous guide dans les voies de la paix, et qu'elle nous obtienne la sagesse et la grâce d'un véritable patriotisme et de l'amour de la patrie".

    Le compte Twitter de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a dit : "Seigneur Dieu de la paix, entends notre prière". Elle a également diffusé une prière depuis le sanctuaire national : "Prions pour la paix dans notre nation. Marie Immaculée, priez pour nous !"

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