Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Politique - Page 4

  • Internats pour enfants autochtones au Canada : l'histoire falsifiée et 52 églises incendiées

    IMPRIMER

    Un entretien avec Pablo Munoz Iturrieta sur Kath.Net/news (archive du 29 juillet 2021) :

    Corps retrouvés au Canada : un publiciste parle de " falsification de l'histoire " !

    L'auteur et humaniste Pablo Munoz Iturrieta contredit la description par l'Église catholique d'un "génocide" des Indiens du Canada dans une interview accordée à Kathpress - 52 incendies d'église à ce jour

    Il n'y a pas eu de "génocide" des enfants autochtones dans les écoles confessionnelles du Canada au début du 20e siècle, qui ont été systématiquement spoliés de leur culture, maltraités, tués par des mauvais traitements et enterrés dans des fosses communes par les religieux : Avec cette critique des récents reportages des médias, le publiciste et scientifique canadien Pablo Munoz Iturrieta attire l'attention. Comme l'a expliqué l'Argentin d'origine dans une interview accordée à Kathpress jeudi, les faits historiques s'y opposent clairement. Une "falsification de l'histoire" aux conséquences déjà dévastatrices est pratiquée, a-t-il déclaré.

    Depuis la fin du mois de mai, des informations sur la découverte de plus d'un millier de cadavres d'enfants à proximité de ce que l'on appelle les "pensionnats" - principalement des internats pour autochtones gérés par l'Église catholique, qui ont existé de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1980 - ont provoqué un tollé dans le monde de l'information. On savait depuis longtemps que ces tombes, qui n'étaient pas marquées par leur nom, existaient : une commission gouvernementale au Canada s'était chargée d'une réévaluation, qui a rédigé son rapport final en 2015, a souligné M. Munoz. Toutes les trouvailles actuelles y avaient déjà été répertoriées.

    Justin Trudeau a maintenant ramené ces découvertes de corps dans la discussion afin de donner du poids à sa politique indigène. Le Premier ministre canadien avait également demandé au Pape François de venir au Canada et, au nom de l'Église, de demander aux parents du peuple indigène connu sous le nom de "Premières Nations" le pardon des souffrances infligées au cours de l'histoire. Le philosophe et théologien a fait remarquer qu'il ne fallait pas oublier que l'État canadien était responsable de l'éducation et qu'il commandait les écoles confessionnelles.

    Pas de "rééducation" forcée

    Ce dont l'Église est accusée est largement indéfendable, a souligné M. Munoz. Il n'y a certainement pas eu d'"imposition" de la culture chrétienne, puisque les indigènes étaient chrétiens depuis longtemps, avec leur propre clergé indigène depuis le milieu du 17e siècle. "Les missionnaires étaient extrêmement prudents avec la culture des indigènes. Le fait qu'ils parlent encore leur langue aujourd'hui est principalement dû aux prêtres catholiques", dit-il. De même, l'enseignement dans les pensionnats catholiques se faisait principalement dans les langues indigènes.

    Au début des écoles indigènes, les familles y envoyaient volontairement leurs enfants, ce qui permettait une meilleure alimentation, une protection contre le froid en hiver et l'apprentissage d'un métier. En 1920, le Canada a introduit l'enseignement obligatoire. Même après cela, l'Eglise n'a pas eu recours à la force de la police pour emmener les enfants, comme certains le prétendent, a déclaré M. Munoz. "Mais il y a des rapports selon lesquels certains élèves sont tombés malades de la tuberculose et les tribus ne voulaient plus envoyer leurs enfants à l'école par peur de l'infection." Un examen médical d'entrée pour les nouveaux élèves a été introduit en conséquence, a-t-il dit.

    Cause de mortalité : principalement des infections

    En tout état de cause, la tuberculose - pour laquelle la vaccination n'a été introduite au Canada que vers 1950 - et surtout la pandémie de grippe espagnole de 1918 à 1920 ont également été la principale cause de décès des enfants dont les corps sont aujourd'hui en cause, a souligné le publiciste canadien. Au lieu d'être enterrés dans des "fosses communes", les morts étaient enterrés dans leurs propres tombes, chacune avec sa propre croix. Le fait que les noms n'aient pas été écrits dessus était un respect pour une tradition indigène correspondante, a déclaré Muñoz. Cependant, les noms des personnes décédées ont été enregistrés dans les dossiers - "ce qui ne serait jamais arrivé dans le cas d'un véritable génocide".

    M. Munoz n'a pas nié qu'il y ait eu des cas d'abus sexuels sur des enfants dans les pensionnats, en plus d'une violence dans l'éducation très discutable du point de vue actuel - qui était autrefois répandue dans toutes les écoles. Une réévaluation est importante ici, mais il faut aussi faire la différence : "Les cas d'abus connus aujourd'hui dans l'Église catholique du Canada concernent principalement les années 1970 et 1980, alors que les écoles indigènes étaient déjà en voie de disparition." Établir un lien direct avec les cadavres des enfants n'est pas approprié, a-t-il dit.

    Déjà 52 incendies d'église

    Le scientifique, blogueur et auteur catholique, qui enseigne dans plusieurs universités au Canada, aux États-Unis et en Argentine, est très préoccupé par les conséquences du récit sur le corps des enfants, qui repose sur des exagérations. Par exemple, a-t-il dit, 52 églises ont déjà été incendiées et, dans certains cas, réduites en cendres au Canada au cours des deux derniers mois, y compris des églises historiques dans des réserves autochtones et des lieux de culte appartenant à des communautés de migrants de diverses confessions. "Le gouvernement n'a rien fait jusqu'à présent pour mettre un terme à cette situation ou pour enquêter sur ce qui se passe et découvrir qui sont les auteurs de ces actes", s'est plaint M. Muñoz.

  • L'histoire des pensionnats du Canada

    IMPRIMER

    Du Dr. Douglas Farrow sur le Catholic World Report (*) (traduction avec https://www.deepl.com/translator) :

    L'histoire des pensionnats du Canada

    Les organisations religieuses qui ont géré les pensionnats sont-ils les vrais coupables, comme beaucoup le supposent ? Un examen attentif montre que cette supposition est erronée.

    13 juillet 2021

    Le sentiment est une chose dangereuse. La vérité et la réconciliation souffrent toutes deux de son instrumentalisation".

    Au cours des quinze dernières années, une douzaine d'églises au Canada, dont beaucoup étaient au service des populations autochtones, ont été incendiées. Une douzaine d'autres, la plupart dans des contextes non autochtones, ont été vandalisées. "Brûlez tout", a tweeté le directeur de l'Association des libertés civiles de Colombie-Britannique, sous les acclamations de la communauté juridique elle-même.

    Le chaos s'est installé après la découverte des restes de centaines de jeunes autochtones, enterrés près des pensionnats dans lesquels ils étaient inscrits en vertu d'une politique soutenue par la Loi sur les Indiens de 1876, dont les amendements de 1894 et 1920 ont rendu obligatoire la fréquentation des pensionnats ou des écoles industrielles pour ceux qui n'avaient pas accès aux écoles de jour. La dernière de ces écoles, dont beaucoup étaient gérées par l'Église catholique, a fermé ses portes en 1996. Pendant plus d'un siècle, environ 140 000 enfants sont passés par ces écoles. Plus de quatre mille d'entre eux - peut-être jusqu'à dix mille - sont décédés pendant qu'ils les fréquentaient ou sont morts peu après.

    Comment cela est-il possible ? Qui est responsable ? Les organisations religieuses qui administraient les pensionnats sont-elles les véritables coupables, comme beaucoup le supposent ? Un examen attentif montre que cette supposition est erronée. Comme nous le verrons, la tragédie et les crimes qu'elle a entraînés - des crimes que certains qualifient à tort de génocide - ont commencé par la violation des droits parentaux imposée par le gouvernement, une erreur qui se répand à nouveau aujourd'hui.

    Une politique progressiste

    Au moment de sa mise en place, la politique des pensionnats était considérée comme une politique progressiste. Un ministre méthodiste, Egerton Ryerson (1803-82), a été nommé surintendant principal de l'éducation pour le Haut-Canada en 1844. Il a introduit les commissions scolaires, les manuels scolaires standardisés et l'éducation gratuite pour tous. Le ministère des Affaires indiennes a rapidement fait appel à ses conseils et a commencé à utiliser ses méthodes afin d'intégrer les enfants autochtones dans le nouveau monde dans lequel ils allaient vivre. Il soutenait que les peuples autochtones devaient recevoir une éducation dans des pensionnats confessionnels exclusivement anglais, un système qui impliquait de déraciner les enfants de leurs foyers et de leurs coutumes tribales.

    Le premier pensionnat, le Mohawk Institute de Brantford, en Ontario, avait ouvert ses portes en 1831. Il était encore imprégné de l'esprit du premier évêque de la Nouvelle-France, saint François de Laval (mort en 1708), qui s'était efforcé, bien avant l'ère Ryerson, de fournir un système complet d'éducation aux peuples dont il avait la charge, et de les protéger contre le commerce de l'alcool et d'autres menaces à leur bien-être. (À cette époque, on amenait les écoles aux autochtones plutôt que les autochtones aux écoles). Au moment de la Confédération en 1867, il y avait huit établissements de ce genre, mais les choses commençaient à changer.

    Lire la suite

  • La condition des femmes s'aggrave en Afrique et en Asie

    IMPRIMER

    D'Anna Bono sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    La condition des femmes s'aggrave en Afrique et en Asie

    21-07-2022

    Selon le rapport annuel du WEF, les inégalités entre hommes et femmes (dans 146 pays) n'ont diminué que de 0,2 point depuis 2021. La faute à la pandémie, certes, mais aussi à l'impact important de certaines régions du monde où les normes tribales et l'islam pèsent lourd. Il faudra 197 ans pour combler l'écart en Asie du Sud.

    Le 13 juillet, le Forum économique mondial (WEF) a présenté au public le Global Gender Gap Index 2022, un rapport qui mesure chaque année depuis 2006 les inégalités entre les hommes et les femmes, au niveau mondial, par nations et par zones géopolitiques, et estime le temps encore nécessaire pour combler le fossé entre les hommes et les femmes et parvenir à une égalité totale. Quatre domaines sont pris en compte : participation et opportunités économiques, éducation, santé et survie, et participation politique. Chaque zone comprend plusieurs paramètres. L'écart dans la sphère économique, par exemple, est analysé en tenant compte de paramètres tels que l'accès au marché du travail, l'écart de rémunération à emploi égal, les revenus du travail et le pourcentage de femmes occupant des postes professionnels hautement qualifiés. 

    L'indice mondial 2022 a été calculé à partir de données collectées dans 146 pays, dont 102 font l'objet d'un suivi continu depuis 2006. Le premier fait à souligner est la différence considérable selon les zones considérées. L'écart le plus proche d'être comblé est celui de la santé, complété à 95,8% (contre 95,7% dans l'indice 2021). Vient ensuite l'enseignement scolaire, achevé à 94,4%, mais en recul de 0,8 point (il était à 95,2%). L'écart en matière de participation économique, tout en s'améliorant de 1,6 point, n'est surmonté qu'à 60,3%, l'écart en matière de participation politique est inchangé à 22%.

    La moyenne générale de réussite est de 68,1%, ce qui représente une amélioration de seulement 0,2 point par rapport à l'année précédente. Les crises déclenchées par la pandémie de COVID-19 et surtout par la manière dont la maladie a été traitée par certains gouvernements ont entraîné un recul du statut des femmes dans de nombreux pays. Dans certains cas, les données indiquent que la pandémie a fait reculer la situation de l'égalité des sexes d'une génération. Par exemple, contrairement à d'autres crises économiques qui ont pénalisé la main-d'œuvre masculine dans le passé, la pandémie a fait perdre beaucoup plus d'emplois aux femmes. Cela s'explique en partie par le fait que de nombreuses femmes ont cessé de travailler pour s'occuper des enfants et des frères et sœurs qui restaient à la maison pendant les périodes de verrouillage total. Aujourd'hui, nombre d'entre eux éprouvent des difficultés à réintégrer le monde du travail. La fermeture des écoles pendant de longues périodes a également eu des répercussions sur le parcours scolaire de nombreuses filles et jeunes femmes qui ne sont pas retournées à l'école à la fin de l'urgence sanitaire : parce que, là où les mariages précoces sont répandus, elles se sont entre-temps mariées, sont devenues mères ou simplement parce que leur famille a décidé de les faire interrompre leurs études. En Asie et en Afrique notamment, lorsqu'un élève abandonne l'école pour une raison quelconque, il lui est plus difficile de revenir si c'est une fille. L'abandon scolaire précoce touche nettement plus les filles.

    Lire la suite

  • Le Chili va-t-il renouer avec la Révolution ?

    IMPRIMER

    De Jean-Baptiste Noé sur Aleteia.org :

    Chili : vers une Constitution d’inspiration communiste ?

    21/07/22

    Le projet chilien de nouvelle Constitution est en rupture avec l’histoire récente du pays et les tentatives de conciliation mises en place depuis 1990. Pour le géopoliticien Jean-Baptiste Noé, ce retour au communisme des années 1970 fait entrer le pays dans une zone de turbulence pour le référendum d’approbation.

    La réforme de la Constitution est l’un des sujets politiques majeurs du Chili, nombreux étant ceux qui veulent revenir sur le texte de 1990. Un processus long et compliqué a été mis en place après les très violentes émeutes de 2019. Un premier texte vient d’être présenté par le nouveau président chilien, qui doit désormais être approuvé par le peuple lors d’un référendum prévu pour le 4 septembre prochain. Les Chiliens ont donc deux mois pour débattre du texte présenté. La campagne s’annonce houleuse, d’autant que le vote sera obligatoire. Une donnée importante, sachant que l’abstention avait dépassé les 50% lors du référendum sur la création d’une assemblée constituante. 

    Lire la suite sur Aleteia.org

  • Chine, Etats-Unis, Ukraine... De quel bois se chauffe la diplomatie vaticane ? Les réponses de Mgr Gallagher, le "ministre des affaires étrangères du Vatican"

    IMPRIMER

    Sur le site de la revue jésuite America, Gerard O'Connell interviewe le "ministre des Affaires étrangères du Vatican", Mgr Paul R. Gallagher :

    Interview : L'archevêque Gallagher parle de la diplomatie du Vatican, de l'Ukraine et de la menace de la Troisième Guerre mondiale

    18 juillet 2022

    L'archevêque Paul Gallagher est le secrétaire du Vatican pour les relations avec les États depuis sept ans et demi. Le 11 juillet, il a accordé une large interview au correspondant du Vatican en Amérique, Gerard O'Connell, dans laquelle il a évoqué la situation géopolitique mondiale, la guerre en Ukraine et les relations entre la Russie et le Vatican.

    Il a également évoqué l'accord provisoire du Saint-Siège avec la Chine sur la nomination des évêques, l'arrestation du cardinal Joseph Zen, l'inquiétude du Vatican concernant la situation en Terre Sainte, les relations entre le Saint-Siège et les États-Unis, l'adhésion du Saint-Siège à la convention des Nations unies sur le changement climatique, la visite du pape au Canada et les éventuelles visites papales dans d'autres pays. Il a conclu en décrivant les développements qu'il aimerait voir dans le monde au cours des deux ou trois prochaines années.

    L'interview est présentée en trois parties.

    Partie I : Un monde en conflit

    S'exprimant depuis son poste d'observation au Vatican et ses rencontres au fil des ans avec des chefs d'État, des ministres de haut rang et des chefs religieux de tous les continents, Mgr Gallagher a exprimé sa profonde inquiétude face aux conflits et à la polarisation des pays du monde entier. "Nous arrivons à une situation très dangereuse dans le monde entier", a-t-il déclaré, "et il ne faudrait pas grand-chose pour que les choses empirent encore" et pour arriver à "un monde en conflit". Il a souligné l'urgence de "faire en sorte que nos institutions multilatérales fonctionnent mieux" et a préconisé un engagement énergique aux niveaux politique, diplomatique et ecclésial "pour guérir" les conflits.

    Il a évoqué la guerre en Ukraine et sa récente visite dans ce pays, ainsi que les relations entre le Vatican et le Kremlin. "Il est difficile de voir une solution à l'horizon", a-t-il déclaré, tout en soulignant la nécessité de "garder vivant l'espoir du dialogue et de la négociation." Il a confirmé que le pape avait l'intention de se rendre à Kiev, peut-être dès le mois d'août.

    En tant que secrétaire aux relations avec les États depuis novembre 2014, vous avez acquis une vue d'ensemble extraordinaire de la situation à travers le monde. Comment lisez-vous la situation géopolitique du monde actuel ?

    Je pense que c'est une situation de conflit et de polarisation sans précédent. Pour en revenir à la première expression du pape selon laquelle nous vivons la "troisième guerre mondiale par morceaux", tout le monde pensait qu'il disait n'importe quoi ou du moins très imprudemment, mais tout s'est avéré exact. L'autre jour, j'ai donné une conférence à un groupe de femmes religieuses, et nous avons pris quatre cartes de différentes parties du monde. J'ai parcouru les pays avec elles, et il était étonnant de constater que presque partout dans le monde, il existe une forme de conflit ; il ne s'agit peut-être pas d'une guerre, mais d'une polarisation sociale ou d'un conflit entre différents systèmes politiques au sein d'un pays.

    Mais, certainement, la chose la plus inquiétante, le vrai danger est que vous avez des centres de conflit dans le monde entier, et il y a un danger que vous ayez une sorte d'infection croisée et que tous les points se rejoignent soudainement, et nous nous retrouvons dans un monde en conflit, pas seulement des régions ou des pays et des continents, mais un monde en conflit. Je pense que c'est la réalité d'aujourd'hui. Je pense que c'est ce à quoi nous devons travailler, que ce soit au niveau politique, diplomatique ou ecclésial, nous devons reconnaître la réalité de ce conflit et essayer de le guérir.

    Lire la suite

  • Soudan : les chrétiens à nouveau persécutés

    IMPRIMER

    D'Augustine Passilly (à Khartoum) sur le site du journal la Croix :

    Soudan : les chrétiens de nouveau persécutés depuis le putsch 

    Reportage 

    Le gouvernement de transition du Soudan qui a succédé à la dictature militaro-islamiste s’était engagé pour la liberté religieuse. Mais le coup d’État d’octobre 2021 a signé le retour des discours haineux et autres arrestations arbitraires visant la petite minorité chrétienne.

    20/07/2022

    Un vent ou du moins une brise de liberté a soufflé sur le Soudan pendant deux ans. La minorité chrétienne (estimée à moins de 3 % de la population) commençait à entrevoir une certaine égalité avec ses concitoyens musulmans. Le gouvernement de transition, qui succédait à trente ans de dictature militaro-islamiste avait aboli la peine de mort pour apostasie et autorisé, en théorie, les chrétiens à consommer de l’alcool.

    Les chrétiens convertis en ligne de mire

    Il était allé jusqu’à ratifier une « déclaration de principes » pour s’engager à devenir un État séculier. Mais ces timides progrès se sont arrêtés net avec la reprise du pouvoir par l’armée le 25 octobre 2021. Depuis, les chrétiens sont de nouveau dans le viseur des islamistes de l’ancien régime, qui ont massivement regagné leurs postes.

    Les fondamentalistes s’en prennent tout particulièrement aux chrétiens convertis. C’est le cas de Hamouda Tia Kafi et Nada Hamad. Ces deux musulmans de l’État de Al-Jazirah, dans le centre-est du pays, se sont mariés en 2016, avant de se convertir respectivement en 2018 et 2021. En novembre, une enquête criminelle a été ouverte à leur encontre.

    Le couple est accusé d’adultère puisqu’un divorce non consenti avait été prononcé par un tribunal de la charia avant la révolution de décembre 2018. D’après la loi criminelle de 1991, cet acte est condamnable au minimum de 100 coups de fouet et, au pire, de mise à mort par lapidation. Ces sanctions sont restées en vigueur pendant la transition démocratique. Elshareef Ali Mohammed, un avocat de l’ONG Sudanese Human Rights Initiative qui suit ce cas, estime toutefois que cette sentence n’a pu être prononcée que par un juge nostalgique de la dictature.

    Influence des islamistes

    « Tous les anciens procureurs et juges sont de retour depuis le putsch. Les militaires n’ordonnent pas eux-mêmes la condamnation des chrétiens. Mais comme les islamistes sont leurs seuls alliés, ils ferment les yeux pour conserver leurs intérêts et se maintenir au pouvoir », résume le magistrat, qui écrit une thèse sur la liberté religieuse au Soudan. Hamouda Tia Kafi et Nada Hamad espèrent gagner leur procès en appel.

    Lire la suite

  • Les chrétiens nigérians menacés de génocide ?

    IMPRIMER

    De l'European Centre for Law & Justice (ECLJ) :

    Les chrétiens nigérians sont-ils menacés de génocide ?

     

    Le Nigéria connait une recrudescence des attaques ethniques et religieuses, notamment dans le Nord du pays. À Owo, au Sud du Nigéria, le dimanche 5 juin 2022, en pleine messe de la Pentecôte, une attaque dans une église a fait au moins 50 morts. Le 13 mai, une jeune chrétienne a été lapidée et brûlée après avoir été accusée de blasphème. Ces meurtres ne sont pas isolés puisque l’ONG Open Doors avait dénombré 4 650 chrétiens tués au Nigéria pour l’année 2021. Cela représentait près de 80 % des meurtres de chrétiens dans le monde. De la même façon, en 2021, la société internationale pour les libertés civiles et l’État de droit (Intersociety) avait dénombré 3000 élèvements de chrétiens tandis que 300 églises et dix prêtres avaient été attaqués. Comme l’ont démontré tous les participants à cette conférence, il apparait que la situation des chrétiens au Nigéria se dégrade plus rapidement et que les violences initialement localisées au Nord tendent à s’étendre également au Sud. Monseigneur Jude Arogundade ajoutait que des raisons ethnoreligieuses expliquent ces événements alarmants. Le manque de réaction des autorités locales exacerbe encore la montée vers une radicalisation de la violence faisant craindre la perpétration d’un génocide.

    En février, l’ECLJ avait alerté le Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur la gravité de la situation des chrétiens au Nigéria. Le 18 mai, au Parlement européen, le député Jean-Paul Garraud du groupe ID était aussi intervenu pour demander un débat sur la christianophobie et notamment sur le cas de la jeune étudiante nigériane lapidée et brûlée par des islamistes. 244 députés européens avaient alors voté contre, empêchant ce débat d’avoir lieu. Après le massacre de la Pentecôte, le Parlement européen avait finalement accepté la tenue ce débat, après que le groupe ECR en a fait à son tour la demande. François-Xavier Bellamy avait également dénoncé le 8 juin devant le Parlement européen le silence des pays européens face à cette situation. En mai, l’ECLJ a de nouveau envoyé une déclaration écrite au Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour exhorter la communauté internationale à faire tout ce qui était en son pouvoir pour mettre un terme à la violence et fournir une aide aux milliers de Nigérians déplacés. En 2020, le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait annoncé la clôture de l’examen préliminaire de la situation au Nigéria, « après avoir conclu qu'il y avait une base raisonnable permettant de croire que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité avaient été commis ». Depuis, aucune enquête n’a été ouverte alors que cela devrait être la prochaine étape de la procédure judicaire.

    L’ECLJ continuera d’agir auprès des institutions internationales pour défendre les droits des chrétiens persécutés au Nigeria.

    Vous pouvez regarder l'intégralité de l'événement en anglais sur la page Facebook de l'Intergoupe FoRB&RT.

  • Chine communiste : Le Parlement européen appelle le Vatican à soutenir pleinement le cardinal Zen

    IMPRIMER

    L'arrestation de Zen est une attaque contre la liberté religieuse et toutes les allégations des autorités chinoises doivent être abandonnées, demandent les députés. Lu sur le site kath net :


    pape-francois-500x247.jpg

    « STRASBOURG/BRUXELLES (kath.net/mk) Dans une résolution du 7 juillet, le Parlement européen a appelé le Saint-Siège à « apporter son plein soutien au cardinal Zen de Hong Kong » et à intensifier la pression diplomatique sur les autorités chinoises pour que les allégations soient  abandonnées, note le Catholic World Report. En toile de fond: l'arrestation et l'inculpation de l'homme de 90 ans en mai pour avoir soutenu le mouvement démocratique et n'avoir pas enregistré d'association.

    Le Parlement européen a fait référence à la liberté de religion et a désigné le cardinal comme un grand défenseur du mouvement démocratique de Hong Kong.

    Le cardinal Zen est également un critique majeur de l'accord entre le Vatican et le régime communiste chinois à propos de la nomination des évêques. "Le martyre fait partie de notre Église", a-t-il dit. Le cardinal secrétaire d'État Pietro Parolin, quant à lui, a déclaré le lendemain de l'arrestation de Zen qu'il espérait que cela ne compliquerait pas le dialogue du Saint-Siège avec la Chine.

    Le procès de Zen et d'autres dirigeants pro-démocratie doit commencer le 19 septembre… »

    Ref. Le Parlement européen appelle le Vatican à soutenir pleinement le cardinal Zen

    Bref, le sermoneur sermonné ou le monde à l’envers?  (JPSC)

  • Les investissements financiers du Saint-Siège ne pourront plus contredire les principes fondamentaux de l'enseignement catholique

    IMPRIMER

    De Catholic News Agency (Hannah Brockhaus) :

    Une nouvelle politique pour les investissements financiers du Saint-Siège et de l’État du Vatican stipule que les investissements du Vatican ne peuvent pas contredire l'enseignement catholique

    19 juillet 2022

    Une réglementation du Vatican publiée mardi indique que les investissements financiers du Saint-Siège ne peuvent pas contredire l'enseignement catholique.

    La réglementation stipule que les investissements du Vatican doivent "être alignés sur les enseignements de l'Église catholique, avec des exclusions spécifiques pour les investissements financiers qui contredisent ses principes fondamentaux, tels que le caractère sacré de la vie ou la dignité de l'être humain ou le bien commun."

    Les lignes directrices précisent également que les investissements du Saint-Siège et des entités connexes doivent viser à contribuer à un monde plus juste et plus durable et à générer un rendement suffisant de manière durable.

    La politique, qui poursuit la réforme des finances du Vatican engagée par le pape François, entre en vigueur le 1er septembre.

    Les investissements seront effectués par l'intermédiaire d'APSA, le gestionnaire du trésor et de la fortune souveraine du Saint-Siège, et supervisés par un comité d'éthique composé de quatre professionnels de la finance et dirigé par le cardinal Kevin Farrell.

    Selon la nouvelle politique pour les investissements financiers du Saint-Siège et de l’État du Vatican, le Vatican et les entités apparentées ne peuvent pas investir dans des produits et des technologies liés à "la pornographie et la prostitution, les jeux d'argent, l'industrie de l'armement et de la défense, les centres de santé favorables à l'avortement et les laboratoires ou sociétés pharmaceutiques qui fabriquent des produits contraceptifs et/ou travaillent avec des cellules souches embryonnaires".

    Les industries qui, selon la politique, doivent être évitées pour les investissements, mais ne sont pas interdites, comprennent le pétrole et les mines, l'énergie nucléaire et les boissons alcoolisées.

    Les entités du Vatican disposeront d'un délai de grâce d'un an pour se défaire des investissements existants qui ne sont pas conformes aux nouvelles politiques.

    En avril 2021, une émission d'investigation italienne a accusé le trésor du Vatican d'avoir investi 20 millions d'euros (environ 24 millions de dollars à l'époque) dans plusieurs sociétés pharmaceutiques impliquées dans la fabrication de la "pilule du lendemain".

    Selon la politique, les investissements doivent être évalués pour s'assurer qu'ils sont conformes aux principes de la doctrine sociale de l'Église catholique sur la dignité humaine, le bien commun - y compris la destination universelle des biens - la subsidiarité et la solidarité.

    Les directives excluent également les investissements conçus pour être spéculatifs ou relevant d'une stratégie spéculative "à moins qu'ils ne soient nécessaires à l'efficacité des opérations d'investissement ou à la couverture des risques."

    "La décision d'investir dans un endroit plutôt qu'un autre... est toujours un choix moral et culturel", indique la politique.

    Les investissements seront approuvés par un comité de surveillance, qui a été formé le mois dernier après près de deux ans de travail.

    Le 7 juin, le cardinal Kevin Farrell a été nommé président du nouveau comité de surveillance, un organe établi par la nouvelle constitution du Vatican, Praedicate evangelium.

    Farrell, 74 ans, dirigera un comité composé de quatre professionnels des finances : John J. Zona, directeur des investissements du Boston College ; Jean Pierre Casey, fondateur et gestionnaire de RegHedge ; Giovanni Christian Michael Gay, directeur général de Union Investment Privatfonds GmbH ; et David Harris, gestionnaire de portefeuille de Skagen Funds.

    Depuis 2020, le cardinal irlando-américain dirige également un comité chargé de surveiller les décisions financières internes du Vatican qui échappent aux autres normes de responsabilité.

    Selon les statuts du comité, publiés le 19 juillet, les membres sont nommés par le pape François pour un mandat de cinq ans, avec possibilité de reconduction pour un second mandat.

  • Attaque islamiste contre un hôpital chrétien au Congo : 13 morts

    IMPRIMER

    De VOANEWS.com :

    Des nourrissons et des patients figurent parmi les 13 personnes tuées dans l'attaque d'un hôpital au Congo

    9 juillet 2022

    Les rebelles ont attaqué un hôpital au Congo et tué au moins 13 personnes, dont des nourrissons et des patients, selon des responsables hospitaliers et militaires. L'armée congolaise a déclaré que trois assaillants ont été tués lorsque les militaires sont intervenus.

    Certains membres du personnel hospitalier sont portés disparus et plusieurs maisons ont été brûlées lors de l'attaque de jeudi soir contre le centre médical de Lume, dans la province du Nord-Kivu. C'est le plus grand établissement de santé de la région.

    L'État islamique a revendiqué l'attaque, a indiqué l'agence de presse du groupe dans une déclaration sur sa chaîne Telegram samedi.

    Parmi les personnes tuées dans l'attaque figurent trois nourrissons et quatre patients, a déclaré à la presse le chef de l'hôpital, Kule Bwenge.

    "Quatre blocs du centre médical ont été incendiés. Plusieurs gardes malades, ainsi qu'un infirmier, sont portés disparus", a-t-il précisé.

    La raison pour laquelle l'hôpital a été pris pour cible n'était pas claire.

    Dans le village voisin de Kidolo, quatre autres personnes ont été tuées à la machette et par balle, apparemment dans le cadre de la même attaque.

    Le porte-parole militaire du Nord-Kivu, Anthony Mualushayi, a déclaré que les assaillants étaient des membres de la milice Maï-Maï du groupe Dido. Outre les assaillants qui ont été tués, un autre a été capturé lors des affrontements qui ont suivi, a-t-il précisé.

    Mais des groupes civiques locaux ont accusé les rebelles des Forces démocratiques alliées, ou ADF, basées en Ouganda, d'avoir perpétré l'attaque. Les rebelles de l'ADF sont actifs dans l'est du Congo depuis des décennies et ont tué des milliers de personnes dans la région depuis leur réapparition en 2013.

    D'autres attaques ont été signalées la semaine dernière dans les villes voisines de Bulongo et Kilya, également dans le Nord-Kivu.

    Le Nord-Kivu se trouve dans l'est du Congo et a des frontières avec l'Ouganda et le Rwanda. L'est du Congo est quotidiennement menacé par des groupes armés qui se battent pour les riches richesses minérales de la région, que le monde entier exploite pour fabriquer des voitures électriques, des ordinateurs portables et des téléphones mobiles. Des nourrissons et des patients parmi les 13 tués dans l'attaque d'un hôpital au Congo.

    Cet article ne précise pas qu'il s'agit d'un hôpital chrétien géré par une communauté évangélique comme on peut le découvrir ICI.

  • Hiver démographique ou surpopulation ? Les nouvelles projections de l'ONU

    IMPRIMER

    Du site d'Alliance Vita :

    Hiver démographique ou surpopulation ? L’ONU publie ses nouvelles projections.

    19/07/2022

    Dans un rapport publié début juillet, l’ONU met à jour ses projections démographiques pour le monde. Ce rapport est la vingt septième édition des estimations officielles et des projections publiées par l’ONU depuis 1951. Le rapport comporte trois grands volets :

    • Une description des tendances démographiques depuis 1950 et les projections les plus probables d’ici 2050,
    • Une évaluation des principaux facteurs de la démographie -fertilité, mortalité, immigration -,
    • Des projections démographiques sur 2100 associées à des probabilités.

    Le cap des 8 milliards d’habitants sera atteint le 15 novembre 2022, et la croissance de la population ralentit.

    Selon ce rapport, la population mondiale devrait atteindre 8 milliards le 15 novembre prochain. Selon les termes des auteurs , “les dernières projections suggèrent que la population mondiale pourrait croître à 8.5 Mds en 2030, 9.7 Mds en 2050 et 10.4 Mds en 2100”. En 2020, la croissance de la population est passée sous la barre de 1% pour la première fois depuis 1950.

    Les deux grands facteurs expliquant les tendances démographiques – la fécondité et la mortalité – font l’objet de projections. Ainsi, l’espérance de vie à la naissance n’a cessé d’augmenter, passant à 72.9 ans en 2019, une hausse de presque 9 ans comparé à 1990. L’espérance de vie serait de 77.2 ans en moyenne en 2050. L’espérance de vie à la naissance reste plus élevée, quelles que soient les régions, pour les femmes. En moyenne, leur espérance dépasse celle des hommes de 5.4 années. L’indice de fécondité est estimé à 2.3 naissances par femme en 2021, une forte baisse comparée à son niveau de 5 en 1950. Il pourrait se situer à 2.1 en 2050. Les tendances démographiques actuelles expliquent la projection pour 2050. Selon le rapport, les politiques mises en œuvre dans certains pays pour réduire l’indice de fécondité impacteront davantage la seconde partie du 21° siècle.

    Les tendances démographiques différent fortement en fonction des régions.

    L’Asie, au total, est la région la plus peuplée, avec 4.4 milliards d’habitants soit 55% de la population. La Chine et l’Inde sont bien sûr les deux pays les plus peuplés. La population de l’Inde devrait dépasser celle de la Chine dès 2023. La moitié au moins de la hausse attendue d’ici 2050 devrait se concentrer sur 8 pays : la République Démocratique du Congo (RDC), l’Egypte, l’Ethiopie, l’Inde, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines et la Tanzanie. Le rapport indique que l’Europe et l’Amérique du Nord verraient leur population décliner à partir de la fin des années 2030. La population chinoise devrait entamer sa baisse dès 2023. Le revirement de la politique chinoise, avec un soutien annoncé pour un troisième enfant en mai 2021, ne suffira sans doute pas à enrayer le vieillissement enclenché par des années de politique coercitive imposant une faible natalité. Au total, 61 pays devraient être touchés par une baisse de leur population d’ici 2050, avec parfois des pourcentages élevés. Ainsi la Bulgarie, la Lituanie ou la Serbie, entre autres, verraient leur population décroître de plus de 20%.

    Lire la suite

  • Cuba : 700 personnes toujours en prison après les affrontements de juillet 2021

    IMPRIMER

    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AMERIQUE/CUBA - Des religieux attirent l'attention sur les 700 personnes toujours en prison après les affrontements d'il y a un an

    18 juillet 2022  

    La Habana (Agence Fides) - Un an après les événements du 11 juillet 2021, la Conférence cubaine des femmes religieuses et cultuelles (ConCuR) rappelle "ce que nous avons vécu et ce que nous vivons". Tout d'abord, quelque 700 personnes sont toujours en prison. "Cela continue à causer de la douleur et de l'angoisse à beaucoup, en particulier aux proches des détenus" souligne le communiqué reçu par Fides. Pour certains détenus, "le procès n'a pas encore eu lieu, violant ainsi les conditions ordinaires et extraordinaires établies par la loi".

    En outre, "lors des audiences d'appel qui ont eu lieu, les preuves présentées par la défense continuent à ne pas être admises et à ne pas être évaluées correctement, au préjudice du défendeur". Ainsi, ils réaffirment que "la situation générale actuelle est similaire à celle que nous avons connue il y a un an, voire pire. Avec tristesse, nous regrettons que les sanctions et l'ensemble du processus des détenus d'un an soient utilisés comme un moyen d'intimidation".

    "En tant que partie de cette société, dans laquelle nous vivons et que nous accompagnons de diverses manières, cela nous inquiète et nous blesse", réitèrent les religieux cubains, qui demandent "la libération définitive des accusés qui n'ont pas été jugés, ainsi que le réexamen des sentences finales de ceux qui ont été jugés". Cette dernière procédure peut être engagée par les autorités compétentes à la demande d'un individu ou d'une entité, les familles peuvent donc la demander.

    Dimanche 11 et lundi 12 juillet 2021, des affrontements entre la population et la police ont eu lieu dans les principales villes cubaines, avec de nombreuses arrestations. Les manifestations ont été provoquées par l'exaspération de la population, qui avait du mal à se procurer de la nourriture, en raison de la hausse des prix, de l'aggravation de la pandémie et du manque de démocratie. Les principales agences de presse ont rapporté que pour le gouvernement cubain dirigé par Miguel Diaz Canel, il s'agissait d'une manœuvre visant à "déstabiliser" l'île. L'Église locale, par l'intermédiaire de la Conférence épiscopale de Cuba, citant le Pape François, a rappelé que " les crises ne sont pas surmontées par la confrontation mais quand on cherche la compréhension ", puis a averti : " la violence engendre la violence, l'agressivité d'aujourd'hui ouvre les blessures et alimente les futurs ressentiments qui seront longs à surmonter ". Ils ont donc invité chacun "à ne pas entretenir la situation de crise, mais avec sérénité d'esprit et bonne volonté, à faire preuve d'écoute, de compréhension et d'une attitude de tolérance, qui prend en compte et respecte l'autre, afin de rechercher ensemble des solutions justes et appropriées". La Conférence cubaine des religieux (ConCuR) a également commenté la situation cubaine : "Ceux qui sont descendus dans la rue ne sont pas des criminels, ce sont des gens ordinaires de nos villes qui ont trouvé un moyen d'exprimer leur mécontentement". Ils ont ensuite proposé " cinq points qui semblent essentiels pour surmonter la situation difficile actuelle et construire la fraternité entre tous " (voir Fides 14/07/2021).

    (SL) (Agence Fides 18/07/2022)