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Politique - Page 2

  • Les bienheureux martyrs dominicains victimes des persécutions religieuses lors de la guerre civile espagnole (5 août)

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    D'Evangile au Quotidien :

    BBx Manuel Moreno Martínez, Maximino Fernández Marínas,
    Víctor García Ceballos, Eduardo González Santo Domingo
    Prêtres o.p. et martyrs en Espagne († 5 août 1936)

    Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le Pape Benoît XVI, a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l'Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>> Lettre du Pape Benoît XVI).

    Commémoration propre à l’Ordo Fratrum Praedicatorum :

    Manuel, né à Rincón de Soto (La Rioja) le 17 juin 1862, baptisé le 20, profession le 24 septembre 1878 au couvent d’Ocaña, profession solennelle le 30 septembre 1881 à Ávila. Encore diacre, en 1884 on l’envoie à Manille, où il termine ses études et est ordonné prêtre en juillet 1885. Envoyé aux missions de Chine (Fokien), il prêche l’évangile avec un grand zèle durant 26 ans; il écrit sur la Chine des récits du plus grand intérêt religieux et historique. Il est vicaire provincial de la mission de Fogan (en 1902 et 1906). Ensuite il exerce l’apostolat aux Philippines pendant 6 ans, au couvent Saint Dominique à Manille (1911-1913) et à Pampanga (1913-1917). De retour en Espagne en 1917, il vit dans divers couvents : Ávila (1917-1921), La Mejorada (1921-1931) comme confesseur des aspirantes et des moniales dominicaines d’Olmedo (Valladolid), chez qui il laisse une réputation de sainteté; puis il est à Santa María de Nieva (Segovia) (1931-1934), puis supérieur de la maison de Barcelone-Saint Gervais 1934-1935, où il est élu prieur d’Ocaña. Il avait un charme extraordinaire en raison de sa douceur et de sa largeur de jugement, sans rien perdre de son sérieux et de sa rigueur, il fit fleurir l’Ordre séculier dominicain à Ocaña.

    Bien qu’il se soit occupé de faire passer au Portugal les frères les plus âgés, le 22 juillet ils furent surpris par l’assaut du couvent où se trouvaient 32 religieux; sous sa responsabilité il laissa les frères partir où ils voulaient et leur donna de l’argent; les assaillants saccagèrent le couvent, profanèrent l’église, brûlèrent les images et les archives. Avec le P. Maximino Fernández et le frère Eduardo González, il se réfugia dans une maison, de laquelle il se préoccupa de ses subordonnés; ils restèrent là jusqu’au 5 août. Alors il décida d’aller à Madrid chercher un hébergement pour tous. A la gare d’Ocaña on leur donna un sauf-conduit qui en réalité menait à la mort. Ils furent emprisonnés à la « poste de Cuenca »; arrivés à la gare de Madrid-Atocha, ils furent arrêtés et fusillés. Ils moururent en criant « Vive le Christ Roi ! Vive l’Église catholique! ». Il avait 74 ans.

    Maximino, naît à Castañeo (Asturies) le 2 novembre 1867. Profession à Ocaña (Tolède) le 9 septembre 1885, profession solennelle à Ávila le 9 septembre 1888. Envoyé aux Philippines en 1892, ordonné prêtre à Manille en1893. Il reste 6 ans à Cagayán, au nord de Luzón. En 1898, au cours de la guerre d’indépendance des Philippines, il fut arrêté et maltraité. Libéré en 1899, il revient à Manille et de là, très malade, il s’embarque pour l’Espagne en 1902. Il passe deux ans à Ocaña, puis est envoyé au collège Santa María de Nieva (Segovia). En 1914 il est nommé vicaire provincial en Espagne, puis visiteur des maisons de la vicairie. En 1919 il va en Italie, où il est confesseur dans les sanctuaires de Pompéi et Madonna dell’Arco ; économe et sacristain au couvent de la Trinité à Rome (1919-1920). De retour en Espagne (septembre 1920), il réside à Ocaña, sauf pour des missions: chapelain des moniales dominicaines de Santa Inés, à Saragosse (1927-1931); directeur de retraites spirituelles chez les dominicaines d’Olmedo (Valladolid) et Ajofrín (Toledo).
    En mai 1936, il retourne à Ocaña pour protéger les Pères âgés. Le 22 juillet, au début de la guerre, le couvent fut attaqué. Blessé mortellement à la gare Atocha à Madrid, le 5 août, il est transporté à demi-inconscient à l’hôpital près de la gare, avec 11 balles dans le corps. Il meurt 10 jours plus tard, le 15 août, après un supplice atroce, au milieu du plus grand abandon et des moqueries.

    Victor, naît à Carrión le 24 juillet 1880, prêtre au couvent d’Ocaña. Le 22 juillet 1936 les milices pillèrent le couvent et les frères durent fuir; le P. Víctor se réfugia chez le vicaire d’Ocaña. Mais les frères ne se sentent pas en sécurité et pensent qu’ils seraient mieux à Madrid avec d’autres frères. Le 4 août ils cherchèrent un sauf-conduit pour rejoindre leurs frères de Madrid, une sœur malade se joignit à eux, et une femme qui l’accompagnait. Le lendemain ils prirent le train, mais le sauf-conduit s’avéra être un piège car il ordonnait de les tuer en chemin. À l’arrivée à la gare d’Atocha, ils furent assassinés, mais les deux femmes purent se sauver et témoigner de l’événement. Du P. Víctor García on garde à Carrión des bannières qu’il peignit pour les processions.

    Eduardo, naît à Ávila le 5 janvier 1884 ; baptisé le 13, confirmé en 1891. Orphelin de père à 3 ans, sa mère (tertiaire dominicaine) dut travailler comme employée de maison chez Antonio Mata, chapelain des carmélites de San José, qui l’emmena à la résidence provinciale d’Ávila. À 11 ans il revint chez sa mère. Après un temps à Ocaña, il fit profession comme frère coopérateur à Ávila le 27 décembre 1914. Il travailla fidèlement aux offices de sa profession au collège de La Mejorada (1917-1923), Ocaña (1924), Ávila (1925-1930), maison de la Passion à Madrid (1932-1933), couvent du Rosaire, aussi à Madrid (1935-1936). Plein de bonté, travailleur et charitable, joyeux, recueilli et humble. Il se rendait très bien compte de l’hostilité antichrétienne qui régnait à Madrid depuis le début de 1936, il prévoyait le martyre et même le désirait. Le 6 juin il fut nommé à Ocaña, où le 22 juillet il fut victime de l’assaut du couvent. Il alla à Madrid avec les pères Maximino Fernández, Manuel Moreno et Víctor García Ceballos et mourut, avec eux, le 5 août 1936. Il avait 52 ans.

    BBx Manuel Moreno et comp.
  • Le fonctionnement "vertical" du gouvernement de l'Eglise du pape François

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    En lisant une enquête de Loup Besmond de Senneville parue sur le site du journal La Croix, on trouve la confirmation de la façon autoritaire dont use le pape pour gouverner l'Eglise (extraits) :

    (...) La boutade est lancée à la fin d’un de ces déjeuners qui rythment la vie de la Rome vaticane. « Je parie qu’à Sainte-Marthe il a une salle de contrôle avec des écrans et des micros pour voir et entendre ce qui se dit partout ! Il sait tout sur tout le monde. » Notre interlocuteur, très au fait des arcanes du Saint-Siège, traduit avec humour un sentiment largement partagé : rien n’échappe à François qui exerce une gouvernance de fer.

    (...) le pape argentin est avant tout un homme d’autorité. Nombreux sont ceux qui en ont fait l’expérience. Ses choix, une fois posés, ne se contestent pas. À tel point qu’un adjectif revient systématiquement pour qualifier son style : vertical.

    (...) il dispose d’une multitude de sources personnelles. Un réseau informel qui entretient des rapports directs avec lui, et qui alimente sa réflexion, contournant le filtre de la toute-puissante Secrétairerie d’État, censée jouer le rôle de tour de contrôle.

    (...) « On ne comprend pas très bien comment les décisions sont prises », dit, un peu déboussolé, un prêtre qui travaille à la Curie depuis une dizaine d’années. « Ce sont les surprises du chef ! », dit un autre en souriant. Des surprises qui nourrissent une forme de défiance réciproque. La liste des courts-circuitages est longue. On ne compte plus les décisions dont la Curie a appris l’existence en lisant les journaux. C’est notamment le cas des nombreuses interviews données ces derniers mois à des médias italiens ou argentins. Le dicastère pour la communication, qui est théoriquement chargé par le pape de mettre en lumière son action, n’a par exemple jamais été associé aux entretiens accordés par François en mai dernier au Corriere della Sera, ni à l’interview télévisée diffusée sur la RAI le Vendredi saint. Ni encore au grand entretien de début juillet avec le vaticaniste de l’agence Reuters.

    (...) Ce fonctionnement vertical atteint un sommet le 19 mars dernier. Ce samedi, alors que personne ne s’y attend, le pape publie un document sur lequel il travaille depuis sept ans : la nouvelle constitution apostolique. Le document est censé figer dans le marbre la réforme de la Curie, l’un des points clés du « programme » sur lequel le pape a été élu par les cardinaux en avril 2013. Personne, à Rome, n’est au courant de cette publication.

  • Archie Battersbee doit mourir

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    De Riccardo Cascioli sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Maintenant, il n'y a vraiment plus d'échappatoire. Archie Battersbee doit mourir

    03-08-2022

    Rejeté jusqu'au dernier recours devant la Cour suprême britannique, qui a donné raison aux médecins qui jugeaient la mort dans son "intérêt supérieur", pour Archie Battersbee il n'y a plus d'espoir : à 11 heures (12 heures, heure italienne), il commencera le retrait du maintien en vie, malgré l'annonce d'une dernière tentative désespérée auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Une sentence "brutale et honteuse", telle est la réaction de Hollie Dance, la courageuse mère du garçon de 12 ans dans le coma depuis le 7 avril, qui a déclaré qu'elle se battrait encore "jusqu'à la dernière minute pour son fils".

    Ils exécutent mon fils... Je me battrai jusqu'à la dernière minute. Ce sont les premiers mots prononcés par Hollie Dance après la décision finale de la Cour suprême qui a mis fin à toute chance d'arrêter les médecins qui veulent retirer le maintien en vie de son fils Archie Battersbee. Et l'exécution a déjà été fixée à aujourd'hui, 3 août, à 11 heures. Hollie a annoncé que ses avocats feront encore une dernière tentative désespérée en faisant appel à la Cour européenne des droits de l'homme, mais l'hôpital a déjà fait savoir qu'il n'attendra pas d'autres décisions ou injonctions : à 11 heures, la procédure commencera. Les chances d'arrêter la machine de mort sont donc pratiquement nulles.

    Comme on s'en souviendra, Archie est un garçon de 12 ans qui est dans le coma, admis au Royal London Hospital avec de très graves lésions cérébrales depuis le 7 avril dernier, suite à un accident à la maison probablement causé par un défi en ligne. Le recours devant la Cour suprême - avec une demande d'arrêt des médecins en attendant que la Commission des Nations unies pour les droits des personnes handicapées examine le cas - était la dernière chance légale qui restait aux parents d'Archie pour gagner du temps. Mais les trois juges de la Cour suprême se sont rangés hier après-midi à l'avis de la Cour d'appel, qui avait déjà jugé le 1er août que l'injonction de la Commission des Nations unies de suspendre les procédures ayant conduit à la mort d'Archie n'était pas contraignante. Surtout face à ce qu'on a appelé une fois de plus le "meilleur intérêt" d'Archie, à savoir la mort.

    Lord Hodge, qui présidait hier le tribunal composé également de Lords Kitchin et Stephens, a réaffirmé, en annonçant la décision, que la question centrale du litige entre Barts Health NHS Trust - qui représente l'hôpital - et la famille d'Archie "ne concerne pas la guérison d'Archie mais le moment et la manière de sa mort". Et rappelant la décision du juge Hayden du 25 juillet, il a déclaré que "la poursuite du traitement médical ne sert qu'à prolonger sa mort". En effet, selon le même arrêt, "il n'y a aucune perspective d'amélioration significative". Même si le maintien en vie était maintenu, Archie mourrait en quelques semaines d'une défaillance des organes, puis d'une crise cardiaque". Donc nous pourrions aussi bien le faire sortir maintenant. Il n'échappera à personne que, selon la même logique, il serait permis d'éliminer toute personne en phase terminale, avec la possibilité - évidente - d'étendre à volonté les limites du concept de "phase terminale".

    Aucun droit n'est accordé à la famille ou à la volonté de la personne condamnée à mort, en dépit de ceux qui brandissent l'euthanasie comme un droit personnel à une mort digne ou invoquent un testament de vie. En fait, Lord Hodge explique à nouveau que "bien qu'il existe des preuves qu'Archie avait des croyances religieuses, qu'il était très proche de sa mère et qu'il souhaitait ne pas la laisser seule", ce ne sont là "que quelques-uns des facteurs" que la Cour doit prendre en considération. En fait, il a été témoigné qu'Archie, bien que très jeune, avait clairement exprimé le désir d'être maintenu en vie s'il se trouvait dans une situation similaire, mais dans un jugement antérieur, il a été déclaré qu'Archie "ne pouvait pas prévoir la situation dans laquelle il se trouve maintenant".

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  • Un amendement pro vie échoue lors d'un vote populaire au Kansas

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    De Katie Yoder sur le National Catholic Register :

    Vote sur l'avortement au Kansas : L'amendement pro-vie échoue, lors du premier vote post-Roe.

    L'amendement aurait permis aux législateurs des États d'adopter des lois visant à réglementer ou à restreindre l'avortement. Il ne proposait pas une interdiction totale de l'avortement.

    3 août 2022

    Les citoyens du Kansas ont rejeté un amendement pro-vie - également connu sous le nom d'amendement " Value Them Both " - lors de l'élection primaire de leur État mardi. Le référendum représentait le premier grand vote à l'échelle de l'État sur l'avortement après l'annulation de l'arrêt Roe v. Wade.

    L'amendement avait besoin d'une majorité simple pour être adopté lors du vote du 2 août.

    Il aurait annulé l'arrêt rendu par la Cour suprême du Kansas en 2019, selon lequel la constitution de l'État protège le droit des femmes à l'avortement. Actuellement, les législateurs de l'État n'ont, dans la plupart des cas, pas le droit d'adopter un quelconque type de restriction à l'avortement. 

    L'amendement aurait permis aux législateurs de l'État d'adopter des lois pour réglementer ou restreindre l'avortement. Il ne proposait pas une interdiction totale de l'avortement. 

    "Parce que les Kansasiens accordent de l'importance aux femmes et aux enfants, la constitution de l'État du Kansas n'exige pas le financement de l'avortement par le gouvernement et ne crée ni ne garantit un droit à l'avortement", indique l'amendement rejeté.

    Il ajoute : "Dans la mesure permise par la constitution des États-Unis, le peuple, par l'intermédiaire de ses représentants et sénateurs élus, peut adopter des lois concernant l'avortement, y compris, mais sans s'y limiter, des lois qui tiennent compte des circonstances d'une grossesse résultant d'un viol ou d'un inceste, ou des circonstances de nécessité pour sauver la vie de la mère."

    Le vote a de larges implications qui dépassent les frontières du Kansas. Il pourrait indiquer comment d'autres États voteront sur l'avortement après l'arrêt de la Cour suprême dans l'affaire Dobbs contre Jackson Women's Health Organization - qui a annulé l'arrêt Roe et laissé la politique d'avortement à la discrétion des États - et suggérer la position des Américains sur l'avortement avant les élections de mi-mandat en novembre.

    Il permet également de savoir si le Kansas sert de plaque tournante pour les femmes des États voisins qui limitent l'avortement. 

    Selon l'Institut Guttmacher, les avortements pourraient augmenter de plus de 1 000 % au Kansas lorsque les États voisins restreignent la procédure, a précédemment rapporté le Kansas City Star.  

    Réaction des pro-vie

    SBA Pro-Life America, un groupe pro-vie national qui a envoyé des étudiants solliciteurs dans des centaines de milliers de foyers du Kansas pour informer les citoyens sur le vote, a déploré cette perte.

    "La perte de ce soir est une énorme déception pour les pro-vie du Kansas et des Américains dans tout le pays", a déclaré Mallory Carroll, porte-parole de SBA Pro-Life America, dans un communiqué. 

    Elle a pointé du doigt la désinformation qui a précédé le vote, affirmant que "le message du lobby de l'avortement aux électeurs était truffé de mensonges qui ont finalement noyé la vérité". 

    "En raison des résultats de ce soir, le Kansas pourrait bientôt devenir le foyer d'un avortement à la demande sans restriction - et même d'un avortement tardif sans limites, payé par les contribuables", a-t-elle averti. "Le peuple et ses législateurs élus n'ont maintenant aucun recours pour utiliser les outils de la démocratie afin de promulguer des lois qui reflètent le consensus."

    Pour l'avenir, Carroll a souligné l'importance des élections de mi-mandat en novembre.

    "Les enjeux pour le mouvement pro-vie dans les prochaines élections de mi-mandat ne pourraient pas être plus élevés, et il y aura beaucoup plus de facteurs en jeu", a-t-elle déclaré. "Il est essentiel que les candidats pro-vie passent à l'offensive pour exposer l'extrémisme des objectifs politiques des démocrates en faveur d'un avortement nationalisé sur demande payé par les contribuables."

    Elle a remercié la coalition Value Them Both, qui a soutenu l'amendement, et les alliés de SBA Pro-Life America au Kansas.

    "L'appel du mouvement pro-vie à la politique et aux politiques ne s'est pas terminé avec la décision Dobbs, au contraire, grâce à cette victoire, nous devons travailler de manière exponentielle pour obtenir et maintenir des protections pour les enfants à naître et leurs mères", a-t-elle déclaré.

  • R.D.C : l’anarchie à son comble dans la Région des Grands Lacs

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    Monusco Goma 80427e0_1658907174731-000-32fh962.jpg

    « Une violente manifestation contre la mission de l’O.N.U. au Congo s’est transformée en saccage et pillage dans ses installations à Goma, ce lundi : une colère que comprend le mouvement citoyen Lucha qui plaide pour un départ immédiat d’une Monusco inefficace qui déresponsabilise l’Etat congolais » : "mais de quoi sinon de sa propre inefficacité ? Qui fait quoi dans ce « boulou boulou » qui ne date pas d’hier (litote) JPSC.  Lu sur le site web Afrikarabia " :

    « Le sentiment de défiance contre la mission des casques bleus au Congo a connu un nouvel excès de violence ce lundi dans la ville de Goma, au Nord-Kivu. A l’appel d’organisations de la société civile et de l’UDPS, le parti du président Félix Tshisekedi, des centaines de personnes ont manifesté pour demander le départ de la Monusco, et dénoncé son inefficacité malgré sa présence en RDC depuis plus de 20 ans. Le siège de la Monusco, ainsi qu’une base logistique ont été pris d’assaut, alors qu’une partie des personnels de l’ONU a été évacuée par hélicoptère. Des bureaux et un entrepôt de nourriture ont également été vandalisés et pillés.

    « Des incidents contreproductifs »

    Le gouvernement congolais a dénoncé les violences et promis de poursuivre et de sanctionner les responsables des saccages et des vols. Pour la Monusco, « les incidents de Goma sont non seulement inacceptables, mais totalement contreproductifs. La mission est mandatée pour protéger les civils (…). Ce n’est pas dans le chaos et la confusion que nous ferons des avancées dans la stabilisation et la paix ». Le problème, c’est que la population congolaise reproche justement aux casques bleus de ne pas protéger les civils contre les nombreux groupes armés qui sévissent dans la région. 22 ans après l’arrivée de la mission onusienne au Congo, il y existe encore plus d’une centaine de milices en Ituri, au Nord et au Sud-Kivu.

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  • La conférence de presse du pape dans l'avion de retour du Canada (texte intégral)

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    De Catholic News Agency :

    Texte intégral : Conférence de presse du Pape François en vol depuis le Canada

    Le pape François s'adressant aux journalistes sur le vol entre le Canada et Rome, Italie, le 30 juillet 2022 | Vatican Media

    Salle de presse de Rome, 30 juillet 2022

    Le pape François est rentré à Rome samedi après un voyage d'une semaine au Canada. Du 24 au 30 juillet, le pape s'est rendu à Edmonton, au Québec et à Iqaluit dans le cadre de ce qu'il a appelé un "pèlerinage pénitentiel" pour présenter ses excuses aux communautés autochtones du pays.

    Vous trouverez ci-dessous la transcription complète de la conférence de presse du pape François sur le vol d'Iqaluit, au Canada, vers l'Italie.

    Pape François : Bonsoir et merci pour votre accompagnement, pour votre travail ici. Je sais que vous avez travaillé dur, et je vous remercie pour la compagnie. Merci.

    Matteo Bruni, directeur du bureau de presse du Saint-Siège : Bien, la première question ce soir est de Ka'nhehsíio Deer, un journaliste canadien d'origine inuit.

    Ka'nhehsíio Deer, CBC Radio [en anglais] : Mon nom est Ka'nhehsíio Deer. Je suis journaliste à CBC Indigenous. En tant que descendante d'un survivant des pensionnats, je sais que les survivants et les familles veulent voir des actions concrètes dans vos excuses, y compris l'annulation de la " doctrine de la découverte ". Étant donné que cette doctrine est toujours ancrée dans la Constitution et les systèmes juridiques du Canada et des États-Unis, où les peuples autochtones continuent d'être dépossédés et privés de leur pouvoir, n'avez-vous pas raté l'occasion de faire une déclaration lors de votre voyage au Canada ?

    Le pape François : Sur la dernière partie, je ne comprends pas le problème.

    Ka'nhehsíio Deer : C'est juste que les peuples autochtones sont encore aujourd'hui dépossédés et privés de leur pouvoir, vous savez, comme si leurs terres leur avaient été enlevées à cause de ces bulles papales et du concept de la doctrine de la découverte. 

    Quand je parle aux autochtones, ils racontent souvent que lorsque les gens sont venus coloniser les Amériques, il y avait cette - la doctrine de la découverte était quelque chose qui donnait le concept que les peuples autochtones de ces terres étaient inférieurs aux catholiques, et c'est ainsi que le Canada et les États-Unis sont devenus des pays. 

    Pape François : Merci pour cette question. Je pense que c'est un problème de chaque colonialisme, chaque - même les colonisations idéologiques d'aujourd'hui ont le même schéma. Ceux qui n'entrent pas dans leur voie ont des manières qui sont inférieures. Mais je veux développer ce point. Ils n'étaient pas seulement considérés comme inférieurs. Un théologien un peu fou se demandait s'ils avaient une âme. 

    Lorsque Jean-Paul II s'est rendu en Afrique, dans le port où les esclaves ont été embarqués, il a fait un signe pour que nous arrivions à comprendre le drame, le drame criminel. Ces personnes ont été jetées dans le navire dans des conditions terribles, puis elles ont été esclaves en Amérique. Il est vrai qu'il y avait des voix qui s'exprimaient, comme Bartolomé de las Casas par exemple ou Pierre Claver, mais elles étaient la minorité.

    La conscience de l'égalité humaine est venue lentement. Et je dis conscience parce que dans l'inconscient, il y a encore quelque chose. Nous avons toujours - permettez-moi de le dire - une attitude colonialiste consistant à réduire leur culture à la nôtre. C'est quelque chose qui nous arrive dans notre mode de vie développé ; parfois nous perdons les valeurs qu'ils ont.

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  • Le remède à la "grande démission" : puiser dans les racines de notre histoire et de notre identité

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    D'Edouard Tetreau sur le site du Figaro via Artofuss.blog :

    Grande Démission, comment réveiller l’Occident endormi?

    28 juillet 2022

    TRIBUNE – Fuir une réalité devenue trop complexe, où l’on se croit battu d’avance, est devenu un phénomène courant dans les démocraties occidentales, analyse finement l’essayiste. Pour espérer rebondir collectivement, il faut, selon lui, puiser dans les racines de notre histoire et de notre identité.


    Dernier ouvrage paru d’Édouard Tétreau: «Les États Généraux en 2022» (L’Observatoire, 2020).


    Le phénomène n’épargne aucun pays du monde occidental. On l’appelle «The Big Quit» aux États-Unis ; plus élégamment «The Great Resignation» ; la «grande démission» en France: cette épidémie de bras baissés, d’aquoibonisme, de démissions de postes. Tous les secteurs de nos économies et sociétés occidentales sont touchés, du BTP à l’hôtellerie en passant par les banques, aux rémunérations élevées et conditions de travail peu éprouvantes. Idem pour les métiers essentiels: à l’exception notable des armées, dans l’Éducation nationale, les hôpitaux, la police, les difficultés de recrutement sont croissantes. Et inquiétantes pour la société qu’elles préparent demain.

    La «grande démission», cette forme d’abattement collectif que nous vivons aujourd’hui, touche jusqu’aux sommets de nos démocraties occidentales. Face aux événements et aux partis extrêmes qu’ils ont cru pouvoir contenir, Boris Johnson lâche prise ; Joe Biden lit son prompteur ad nauseam ; Mario Draghi démissionne ; Justin Trudeau fait semblant de gouverner avec une coalition minoritaire au pouvoir. Le chancelier allemand Olaf Scholz écoute beaucoup mais ne décide de rien, emberlificoté dans une grande coalition sans direction ni vision autre que la conservation du pouvoir. Détaché de la campagne présidentielle, absent de la campagne législative, Emmanuel Macron ne déroge pas à la règle. Son apparent coup de fatigue ou «powerblues» – le pouvoir, mais pour quoi faire au juste? – suggère que le président de la République, à l’image de tous ses pairs, et de l’ensemble des démocraties occidentales, vit un moment d’affaissement, de doute, de perte de sens.

    La tentation de Venise ou du métavers: fuir une réalité devenue trop complexe, où l’on se croit battu d’avance. À quoi bon travailler plus, l’État est là pour subvenir à nos besoins essentiels? À quoi bon économiser: nous ne rembourserons jamais nos dettes. Pourquoi avoir et élever des enfants dans un monde qui en compte déjà trop, disent les statistiques des taux de natalité dans les nouvelles générations? Et que peuvent faire nos petits bras verts face aux dérèglements du climat, dont les principaux sponsors sont la Chine, l’Inde, les États-Unis, et maintenant l’Allemagne avec ses centrales à charbon? Cultivons notre jardin, concluait le Candide de Voltaire. Deux mille ans d’histoire pour finir au rayon bricolage.

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  • Un musée pour les victimes du communisme à Washington

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    De Marco Respinti sur Bitter Winter :

    Un musée pour les victimes du communisme à Washington, D.C.

    28/07/2022

    Le musée inauguré le mois dernier par la Fondation pour le mémorial des victimes du communisme reconstitue la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire de l'humanité.

    The wall of remembrance at the Victims of Communism Museum (all photographs by Marco Respinti).
    Le mur du souvenir au Musée des Victimes du Communisme (toutes les photos sont de Marco Respinti).

    Il est important que les spécialistes débattent des statistiques et des critères, mais une chose ne fait aucun doute : Le communisme est la catastrophe humaine la plus meurtrière de toute l'histoire, et le parti communiste chinois a tué à lui seul plus d'êtres humains que quiconque. Environ 1,5 milliard de personnes souffrent encore sous le régime communiste. De dures persécutions communistes se poursuivent dans plusieurs pays, dont un qui siège parmi les cinq membres du Conseil de sécurité des Nations unies, la Chine. Il est courant, et pas illégal, de voir des partis communistes dans des parlements démocratiques et des symboles communistes affichés sans aucune honte, alors que, bien entendu, une promotion similaire de l'idéologie nazie est interdite et impensable, à juste titre.

    Un rappel fondamental de cette tragédie est le Musée des Victimes du Communisme à Washington, D.C. Une initiative de la Fondation du Mémorial des Victimes du Communisme (VCMF), il a été inauguré le 13 juin 2022.

    Le compteur de victimes de la vidéo d'introduction de la première salle affiche des chiffres stupéfiants. " Révolution ", " guerre ", " persécution ", " génocide " : ces mots clés guident les pas des visiteurs au sol. Le rouge, comme le sang, prédomine sur toutes les autres couleurs dans les panneaux, les légendes et les photos. Enfin, dans la dernière salle, une supplique se substitue aux accusations. "Souvenez-vous de nous", disent les photographies accrochées aux murs. La plupart sont des héros et des victimes décédés, certaines sont des témoignages vivants. Parmi eux, je reconnais des amis de l'hiver amer comme Rushan Abbas, président de la Campagne pour les Ouïghours à Washington, D.C., et Dolkun Isa, président du Congrès mondial ouïghour à Munich, en Allemagne.

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  • Le pape François à Justin Trudeau, partisan de l'avortement : la société a négligé ses "devoirs" envers les "non-nés"

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    De Michael Haynes sur LifeSite :

    Le pape François à Justin Trudeau, partisan de l'avortement : la société a négligé ses "devoirs" envers les "non-nés".

    Le pape François a défendu la vie de la "conception à la mort naturelle" lors d'un discours au Québec, mais son bilan en matière de soutien aux promoteurs de l'avortement est en contradiction avec sa déclaration.

    28 juillet 2022

    QUÉBEC (LifeSiteNews) - S'exprimant en présence du premier ministre canadien pro-avortement Justin Trudeau, le pape François a critiqué les "colonisations idéologiques" qui visent "les enfants à naître" et a défendu le rôle de l'Église dans la protection de la vie "de la conception à la mort naturelle". 

    Le souverain pontife a fait ses commentaires à la Citadelle de Québec, où il a rencontré plusieurs dignitaires, dont Justin Trudeau et la gouverneure générale du Canada, Mary Simon.

    Après un rituel païen de "smudging", qui fait appel au "cercle sacré des esprits", François a prononcé un discours dans lequel il a déploré une "mentalité colonisatrice" et évoqué la nécessité pour l'Église catholique de "promouvoir les cultures autochtones."

    Les "non-nés" sont les "oubliés".

    Alors qu'une grande partie de la première partie de son discours était axée sur la relation de l'Église catholique avec les peuples indigènes, François a abordé ce qu'il a décrit comme des "colonisations idéologiques" qui imprègnent la société moderne. 

    "Aujourd'hui encore, il ne manque pas de colonisations idéologiques qui contrastent avec la réalité de l'existence, étouffent l'attachement naturel aux valeurs des peuples et tentent d'éradiquer leurs traditions, leur histoire et leurs liens religieux", a-t-il déclaré. 

    La société moderne, remplie d'un sentiment de suffisance, "fait place à cette culture de l'annulation qui évalue le passé uniquement en fonction de certaines catégories actuelles", a-t-il déclaré. 

    Cela conduit à une "mode culturelle" qui néglige les "devoirs envers les plus faibles et les plus fragiles de nos frères et sœurs", a déclaré François, y compris "les enfants à naître."

    "Ainsi s'implante une mode culturelle qui uniformise, rend tout identique, ne tolère pas les différences et se concentre uniquement sur le moment présent, sur les besoins et les droits des individus, négligeant souvent les devoirs envers les plus faibles et les plus fragiles : les pauvres, les migrants, les personnes âgées, les malades, les enfants à naître", a déclaré François. 

    Ils deviennent les "oubliés des sociétés d'abondance", a-t-il poursuivi, et sont alors "jetés comme des feuilles sèches à brûler."

    Quelques instants plus tôt, Justin Trudeau avait lancé une nouvelle attaque enflammée contre l'Église catholique pour "son rôle" dans "l'abus spirituel, l'abus culturel, l'abus émotionnel, l'abus physique et l'abus sexuel des enfants autochtones dans les pensionnats gérés par l'Église."

    Cependant, François a semblé réfuter quelque peu la critique de M. Trudeau - qu'il a déjà formulée à plusieurs reprises - en soulignant le "service" de l'Église envers la vie à "chaque étape, de la conception à la mort naturelle".

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  • Des excuses insuffisantes ?

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    De CBS.NEWS.com :

    Le gouvernement canadien estime que les excuses du pape ne sont pas suffisantes pour les abus commis à l'encontre des enfants autochtones.

    Le gouvernement canadien a clairement indiqué mercredi que les excuses présentées par le pape François aux peuples autochtones pour les abus commis dans les pensionnats administrés par l'église du pays n'allaient pas assez loin, suggérant que la réconciliation sur cette histoire difficile est toujours en cours.

    La réaction officielle du gouvernement est intervenue alors que François est arrivé à Québec pour rencontrer le Premier ministre Justin Trudeau et la gouverneure générale Mary Simon à sa résidence de Québec, la Citadelle, deuxième étape de la visite d'une semaine de François au Canada.

    Les critiques du gouvernement font écho à celles de certains survivants et concernent l'omission par François de toute référence aux abus sexuels subis par les enfants autochtones dans les écoles, ainsi que sa réticence initiale à désigner l'Église catholique comme institution responsable.

    François a déclaré qu'il effectuait un "pèlerinage de pénitence" pour expier le rôle de l'Église dans le système des pensionnats, dans lequel des générations d'enfants indigènes ont été arrachés de force à leur foyer et contraints de fréquenter des pensionnats gérés par l'Église et financés par le gouvernement pour les assimiler à la société chrétienne canadienne. Le gouvernement canadien a déclaré que les abus physiques et sexuels étaient monnaie courante dans ces écoles et que les élèves étaient battus pour avoir parlé leur langue maternelle.

    Lundi, François a présenté ses excuses pour le "mal" du personnel ecclésiastique qui travaillait dans ces écoles et pour l'effet "catastrophique" du système scolaire sur les familles indigènes. Dans un discours prononcé mercredi devant les autorités gouvernementales, François a présenté de nouvelles excuses et a qualifié le système scolaire de "déplorable".

    Francis a noté que le système scolaire était "promu par les autorités gouvernementales de l'époque" dans le cadre d'une politique d'assimilation et d'émancipation. Mais répondant aux critiques, il a ajouté que "les institutions catholiques locales ont joué un rôle" dans la mise en œuvre de cette politique.

    Les peuples autochtones demandent depuis longtemps que le pape assume la responsabilité non seulement des abus commis par des prêtres et des ordres religieux catholiques individuels, mais aussi du soutien institutionnel de l'Église catholique à la politique d'assimilation et de la justification religieuse du XVe siècle par la papauté de l'expansion coloniale européenne visant à répandre le christianisme.

    Plus de 150 000 enfants autochtones du Canada ont été arrachés à leur foyer entre le 19e siècle et les années 1970 et placés dans des écoles dans le but de les isoler de l'influence de leur famille et de leur culture.

    M. Trudeau, un catholique dont le père, Pierre Trudeau, était premier ministre à l'époque où les derniers pensionnats étaient en activité, a insisté sur le fait que l'Église catholique en tant qu'institution était à blâmer et devait faire davantage pour se racheter.

    S'exprimant devant François, il a noté que la Commission de vérité et de réconciliation du Canada avait demandé en 2015 que des excuses papales soient présentées sur le sol canadien, mais que la visite de François "n'aurait pas été possible sans le courage et la persévérance" des survivants des Premières nations, des Inuits et des Métis qui se sont rendus au Vatican au printemps dernier pour réclamer des excuses.

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  • A propos du mea culpa du pape François au Canada

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    De Roberto de Mattei sur Corrispondenza Romana :

    A propos du mea culpa du pape François au Canada

    27 juillet 2022

    L'Église catholique, fidèle au mandat de son divin Maître : "Allez dans le monde entier, prêchez l'Évangile à toute créature" (Mc 16, 15), a accompli, depuis sa fondation, une grande œuvre missionnaire, par laquelle elle a apporté au monde non seulement la foi, mais aussi la civilisation, en sanctifiant les lieux, les peuples, les institutions et les coutumes. Grâce à cette œuvre, l'Église a également civilisé les peuples des deux Amériques, qui étaient plongés dans le paganisme et la barbarie.  

    Au Canada, la première mission jésuite parmi les peuples iroquois, dirigée par le père Charles Lallemant (1587-1674), débarque au Québec en 1625. Une nouvelle mission arrive en 1632, dirigée par le père Paul Le Jeune (1591-1664). Le père Jean de Brébeuf (1593-1649), est revenu en 1633 avec deux pères. De cabane en cabane, ils ont commencé à enseigner le catéchisme aux enfants et aux adultes. Mais certains sorciers ont convaincu les Indiens que la présence des pères provoquait des sécheresses, des épidémies et tout autre malheur. Les Jésuites décident alors de protéger les catéchumènes en les isolant dans des villages chrétiens. Le premier a été construit à quatre miles de Québec. Il avait son fort, sa chapelle, ses maisons, son hôpital et la résidence des Pères.

    Dans le même temps, certains volontaires se sont proposés pour convertir les Indiens : Sainte Marie de l'Incarnation Guyart Martin (1599-1672), une Ursuline de Tours, qui avait fondé avec deux autres religieuses un pensionnat à Québec pour l'éducation des enfants indiens ; Madame Marie-Madeleine de la Peltrie (1603-1671), une veuve française, qui avait créé avec quelques sœurs hospitalières de Dieppe un hôpital, également à Québec ; les membres de la Société de Notre-Dame qui, aidés par le prêtre sulpicien Jean-Jacques Olier (1608-1657) et la Compagnie du Saint-Sacrement, ont construit Ville Marie en 1642, d'où naîtra Montréal.  

    Les Indiens Iroquois, cependant, se sont avérés être catégoriquement hostiles. Ils avaient horriblement mutilé le père Isaac Jogues (1607-1646) et son coadjuteur René Goupil (1608-1642) en versant sur eux des charbons ardents. En mars 1649, les Iroquois martyrisent les Pères de Brébeuf et Gabriel Lallemant (1610-1649). Le père Brébeuf est transpercé de tiges chauffées au rouge et les Iroquois lui arrachent des lambeaux de chair qu'ils dévorent sous ses yeux. Alors que le martyr continuait à louer Dieu, ils lui ont arraché les lèvres et la langue et lui ont enfoncé des braises dans la gorge. Le père Lallemant a été torturé immédiatement après avec encore plus de férocité. Puis un sauvage lui fracassa la tête avec une hache et lui arracha le cœur, buvant son sang, pour assimiler sa force et son courage. Une autre vague de haine fait deux nouveaux martyrs en décembre, les pères Charles Garnier (1605-1649) et Noël Chabanel (1613-1649). Les huit missionnaires jésuites, connus sous le nom de "martyrs canadiens", ont été proclamés bienheureux par le pape Benoît XV en 1925 et canonisés par le pape Pie XI en 1930.

    Ces épisodes font partie de la mémoire historique du Canada et ne peuvent être oubliés. Le pape François, en tant que jésuite, devrait connaître cette épopée, racontée, entre autres, par son confrère le père Celestino Testore, dans son livre 'I santi martiri canadesi', paru en 1941 et réédité en Italie par l'éditeur Chirico en 2007.

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  • Aucun vestige n'a encore été déterré dans les cimetières des pensionnats canadiens

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    De Zelda Caldwell et Katie Yoder sur Catholic News Agency :

    Aucun vestige n'a encore été déterré dans les cimetières des pensionnats canadiens

    25 juillet 2022

    Le 27 mai 2021, on apprenait que des tombes non marquées contenant les restes d'enfants autochtones avaient été découvertes sur le terrain d'un ancien pensionnat de la Colombie-Britannique. 

    Le pensionnat indien de Kamloops, qui a fonctionné de la fin du XIXe siècle à la fin des années 1970, faisait partie des écoles parrainées par le gouvernement canadien et gérées par l'Église catholique pour assimiler de force les enfants autochtones.

    Plus d'un an plus tard, aucun corps n'a été découvert sur le site de Kamloops. Il n'est pas certain que les tombes qui y auraient été découvertes existent réellement. 

    Le sujet des pensionnats est revenu sur le devant de la scène à l'occasion du voyage pénitentiel du pape François au Canada. En présentant ses excuses pour le rôle joué par l'Église catholique dans la gestion du système de pensionnat canadien parrainé par le gouvernement, il a regretté la "destruction culturelle et l'assimilation forcée" infligées aux populations autochtones du pays. Les enfants indigènes étaient enlevés à leur famille et il leur était interdit de parler leur langue maternelle.

    Comme "point de départ", le pape a demandé "une enquête sérieuse sur les faits survenus dans le passé et d'aider les survivants des pensionnats à faire l'expérience de la guérison des traumatismes qu'ils ont subis."

    La frénésie médiatique déforme les conclusions initiales

    La façon dont les prétendus sites funéraires ont été découverts est à l'origine de la controverse. Un radar à pénétration de sol a capté des images, mais il reste à déterminer si ces images représentent des tombes.

    Rétrospectivement, l'annonce des résultats des tests radar a été faite avec une mise en garde. Il s'agissait d'une découverte "préliminaire", mais les médias et les politiciens ont fait circuler l'information selon laquelle des fosses communes avaient été découvertes sur le site d'un ancien pensionnat.

    "Le week-end dernier, avec l'aide d'un spécialiste du géoradar, la vérité crue des résultats préliminaires a été révélée - la confirmation de la présence des restes de 215 enfants qui étaient élèves du pensionnat indien de Kamloops", a déclaré la chef Rosanne Casimir de la communauté Tk'emlúps te Secwépemc après l'annonce initiale.

    "Les restes de 215 enfants découverts à l'ancien pensionnat indien de Kamloops : First Nation", titrait le Vancouver Sun. Le début de l'article disait : "Une Première Nation de la Colombie-Britannique a confirmé que les restes de 215 enfants qui étaient élèves du pensionnat indien de Kamloops ont été trouvés sur la réserve grâce à un radar à pénétration de sol."

    Cette semaine-là, l'article de l'Associated Press a fait apparaître les résultats du radar comme définitifs : "Les restes de 215 enfants, dont certains n'ont que 3 ans, ont été découverts enterrés sur le site de ce qui était autrefois le plus grand pensionnat autochtone du Canada - l'une des institutions qui ont accueilli des enfants enlevés à des familles de tout le pays."

    Le Premier ministre Justin Trudeau a adopté un langage similaire dans une déclaration qu'il a publiée le lendemain de l'annonce des résultats de la recherche : "La nouvelle que des restes ont été découverts à l'ancien pensionnat de Kamloops me brise le cœur - c'est un rappel douloureux de ce chapitre sombre et honteux de l'histoire de notre pays. Je pense à toutes les personnes touchées par cette pénible nouvelle. Nous sommes là pour vous."

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