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Politique - Page 214

  • Les valeurs qui devraient être présentes dans une bonne Constitution

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    AMÉRIQUE/CHILI - Le Cardinal Aós au Te Deum: les valeurs qui devraient être présentes dans la nouvelle Constitution

    lundi, 20 septembre 2021

    Santiago (Agence Fides) - Le samedi 18 septembre, le " Te Deum " œcuménique d'action de grâce pour l'indépendance du Chili a été célébré dans la Cathédrale Métropolitaine, comme d'habitude en présence des plus hautes autorités du pays, conduites par le Président de la République, Sebastián Piñera.

    Dans son homélie, le Cardinal Celestino Aós, Archevêque de Santiago, a déclaré que lorsque quelque chose ne va pas dans notre relation avec la réalité, nous devons revenir aux fondements de notre propre culture : "L'importance de l'écologie est incontestable aujourd'hui. Nous devons écouter le langage de la nature et y répondre de manière cohérente". Il a rappelé qu'il existe également une écologie de l'homme, "qu'il doit respecter et qu'il ne peut pas manipuler à sa guise", car "l'homme ne se crée pas lui-même. Il est esprit et volonté, mais aussi nature, et sa volonté est juste quand il respecte la nature, l'écoute, et quand il s'accepte tel qu'il est, et admet qu'il ne s'est pas créé lui-même. C'est ainsi, et seulement ainsi, que se réalise la véritable liberté humaine.

    L'Archevêque a profité de l'occasion pour évoquer, au nom de l'Église, ce que devrait contenir la nouvelle Constitution, principalement sur les questions de valeur, et a remercié " les femmes et les hommes qui travaillent au sein de la Convention constituante, qui préparent et rédigent une nouvelle Constitution qui nous guidera et nous gouvernera " (voir Fides 03/07/2021).

    "Nous remercions tous ceux qui cherchent à respecter et à protéger des valeurs non négociables : le respect et la défense de la vie humaine de sa conception à sa fin naturelle, la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, la liberté des parents de choisir le modèle et l'institution d'éducation de leurs enfants, la promotion du bien commun sous toutes ses formes et la subsidiarité de l'État, qui respecte l'autonomie des organisations et coopère avec elles", a déclaré le Cardinal.

    Le Cardinal Celestino Aós a remercié le Seigneur pour tous ceux qui "avec bonne volonté, s'engagent et travaillent pour trouver des secours et des solutions au problème des peuples indigènes tant en Araucanie, qui subissent des violences, que des autres peuples". Il a également remercié ceux qui se soucient de l'accueil, de la protection, de la promotion et de l'intégration des immigrés, des femmes et de ceux qui les accompagnent, "et qui favorisent leur respect en tant que personnes et la promotion de leurs droits".

    Ce Te Deum a été le dernier du deuxième gouvernement du président Sebastián Piñera. Au début de la célébration, le Cardinal Aós a rappelé les victimes du coronavirus et a prié pour ceux qui sont morts à cause de cette pandémie. (CE) (Agence Fides 20/09/2021)

  • L’engagement chrétien dans la cité et la bonne manière d’agir dans le monde

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    Du père Jean-Baptiste Bienvenu sur Padre Blog :

    DIEU OU LE MONDE : SE PRÉPARER POUR L’ANNÉE ÉLECTORALE

    21 Sep 2021r
     

    Au début d’une année dont la teneur politique va aller croissant jusqu’à l’élection présidentielle, Don Maxence Bertrand (communauté Saint-Martin) propose avec Dieu ou le monde (éditions du Cerf) une contribution sur l’engagement chrétien dans la cité. Une lecture nourrissante pour chercher la bonne manière d’agir dans le monde, une lecture exigeante pour résister à la tentation d’utiliser l’évangile de manière mondaine, c’est-à-dire avec les moyens et les objectifs du monde. Padreblog est parti à la rencontre de l’auteur.

    Padreblog : Vous pointez le fait que l’engagement des chrétiens dans les activités de l’Église peut prendre le pas sur leur engagement dans la cité qui est leur vocation première. Comment un employé chrétien peut-il changer le monde dans son travail ?

    Don Maxence : Nous avons la grâce d’avoir de très belles communautés chrétiennes en France, peu nombreuses, mais souvent accueillantes, ferventes et missionnaires. La vie familiale de nos paroisses est fondamentale pour la mission de l’Église. Beaucoup d’énergie s’y déploie et c’est une grande grâce ! Mais, en effet, à la suite du Christ et forts de ce soutien communautaire, il nous faut entrer dans le monde et garder une énergie et une audace pour traduire l’évangile en acte dans la vie du monde, dans la vie professionnelle, dans la vie publique, dans la vie sociale. Ces engagements qui, sur le plan de la mission, sont apparemment silencieux, sont en réalité éloquents et féconds : le témoignage exemplaire d’un employé peut vraiment être une semence de la grâce. La bonté, le service, l’honnêteté, la bienveillance et la paix sont autant d’attitudes chrétiennes qui témoignent d’une vraie force d’âme et évangélisent en profondeur.

    Vous déployez, à la suite de saint Paul, la figure de l’ambassadeur. Comment cette image peut-elle s’appliquer aux chrétiens dans l’année électorale qui se profile ?

    Saint Paul évoque l’image de l’ambassadeur pour parler du chrétien dans le monde. L’image est géniale, parce que l’ambassadeur est un homme épris de son pays, de sa culture et de sa langue et il veut communiquer tout cela. Mais il ne peut le faire qu’en rencontrant et en connaissant vraiment ceux auxquels il s’adresse. Dans cette année qui risque d’être tendue médiatiquement, il nous faudra demander un surcroît de paix et de profondeur. Il faudra surtout distinguer ce que veut dire « agir avec les moyens du monde » et « agir de façon mondaine ». Agir avec les moyens du monde : électoraux, intellectuels ou politiques, oui ! Agir de façon mondaine : par l’anxiété, la colère déversée sur des réseaux sociaux, la fascination pour une personnalité politique, non ! Notre espérance est une ancre dans le ciel, pas sur la terre (Hébreux 6, 19).

    La force de l’évangile, c’est d’affirmer le surcroît de vie que nous apporte le salut (en grec, zoè), au-delà de la préservation de la vie biologique (bios). Comment votre livre peut-il éclairer les lecteurs pris dans les convulsions du Covid ?

    L’expérience que nous avons de la vie divine, de ce surcroît de vie, nous la trouvons ordinairement dans l’Église et dans les sacrements. C’est une magnifique participation à la vie de Dieu, anticipée dès ici-bas. C’est aussi l’assurance que Dieu conduit notre histoire. Il est le bon berger qui nous ramène à la maison. Dans les épreuves du désert, Israël est souvent tombé dans le piège des ruminations intérieures alors que Dieu éprouvait sa confiance (Deutéronome 8, 1-5). Notre foi ne nous épargne pas les épreuves, mais nous éduque à la confiance et à la paix intérieure. Ce livre voudrait aider à discerner les racines de nos actions, de nos jugements et de nos engagements. Pour que notre vie soit imprégnée de l’évangile. 

    En écho à Blaise Pascal, vous décrivez l’attitude de « chercher en gémissant ». Y a-t-il dans le rapport des catholiques au monde une tentation idéaliste qui les empêche d’assumer cette nécessaire souffrance ? 

    Chercher en gémissant, c’est en effet consentir à l’imperfection de ce monde sans résignation, mais sans idéalisme non plus. Dans telle ou telle situation éprouvante et parfois malveillante, quel bien puis-je tout de même accomplir ? Je ne peux pas trouver des prétextes pour attendre que les conditions soient meilleures pour agir chrétiennement. Je crois profondément à l’originalité et à l’inventivité de l’Esprit-Saint. Au XIXème siècle, en pleine crise industrielle, les pères de familles disparaissent dans les usines et désertent malgré eux leur famille et leurs enfants. La crise est industrielle mais elle devient rapidement familiale et éducative. Saint Jean Bosco aurait pu s’insurger contre l’industrie et ses méfaits, il aurait pu attendre et espérer des temps meilleurs. Mais, docile à l’Esprit-Saint, il a pris la question de la pauvreté à bras le corps et il a fondé des écoles. Aujourd’hui, la crise n’est plus industrielle, elle est spirituelle, sociale, sanitaire… Quelle sera la réponse de Dieu ? Quelle sera la sainteté du XXIe siècle ?  

    [Propos recueillis par le père Jean-Baptiste Bienvenu]

  • Guerres de religion entre musulmans en Afghanistan. Les plus en danger sont les Ismaéliens

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) :

    Guerres de religion entre musulmans en Afghanistan. Les plus en danger sont les Ismaéliens

    Aga Khan

    Les derniers juifs partis, l'unique représentant de la mission "sui iuris" de l'Église catholique rapatrié, les très rares convertis à la foi chrétienne cachés dans les catacombes, dans l'Afghanistan repris par les Talibans, les plus menacés de persécution sont désormais les musulmans qu'ils opposent aux hérétiques, ceux de la branche chiite, les Hazaras, les Ismaéliens.

    Parmi ceux-ci, les moins connus mais les plus menacés sont les derniers, les Ismaéliens. Moins connus en partie parce qu'ils gardent volontairement un profil bas, ne se rendent pas visibles en public, ne s'engagent pas dans des combats militaires. Leurs mosquées n'ont pas de minaret, elles n'élèvent pas le croissant, ni ne font retentir l'appel du muezzin. En fait, elles ne sont même pas appelées mosquées, mais "jama'at khana", maisons de la communauté, et chaque village, même le plus éloigné, a la sienne, qui ne se distingue des autres que par le soin avec lequel elle est entretenue. Les non-ismaéliens n'y sont pas admis. Mais on sait qu'à l'intérieur il n'y a ni chaire ni mihrab orienté vers la Mecque, hommes et femmes y prient ensemble. Le jeûne du Ramadan n'est pas ostentatoire et en général peu pratiqué. C'est une réserve qui appartient à toute l'histoire ismaélienne et fait partie intégrante de sa théologie. En cela, le "batin", le sens interne du Coran, sa vérité cachée, prévaut sur le "zahir", c'est-à-dire son sens ostensible. Mais le "batin" est strictement réservé aux initiés et a pour gardien et interprète suprême l'imam, descendant direct du prophète Mahomet.

    Depuis 1957, l'imam ismaélien est le prince Karim Aga Khan. Oui, il est de la Costa Smeralda, mais pas seulement. Il est au centre de la photo ci-dessus, prise il y a trente ans dans les montagnes de l'extrême nord du Pakistan, à quelques kilomètres de l'Afghanistan et plus précisément de la province afghane du Badakhshan, celle qui est coincée contre la Chine.

    Avec 15 millions de fidèles répartis dans 25 pays, les Ismaéliens constituent la deuxième plus grande communauté islamique chiite, après celle d'Iran. Et la seule région au monde où les Ismaéliens constituent la majorité de la population est située juste entre le Pakistan, l'Afghanistan et le Tadjikistan, dans les montagnes accidentées du Karakoram, de l'Hindu Kush et du Pamir.

    Les Ismaéliens sont menacés de persécution par les adeptes les plus fanatiques de Mahomet, précisément parce qu'ils sont l'autre Islam, si différent de celui qui domine les dépêches de guerre. Un islam tolérant, pluraliste, pacifique. Un islam capable d'accueillir - comme le souhaitait Benoît XVI en 2006 après son discours de Ratisbonne et son voyage en Turquie - "les véritables conquêtes des Lumières, les droits de l'homme et surtout la liberté de la foi et de sa pratique, en les reconnaissant également comme des éléments essentiels pour l'authenticité de la religion".

    Le début des années 90, après le retrait des Soviétiques, a été pour les Ismaéliens des montagnes d'Asie centrale les années du décollage. Jusqu'alors, cette région était l'un des foyers de pauvreté du monde. Un million d'habitants dispersés dans un millier de villages, des montagnes arides, des déserts de sable et de pierres, des parcelles de cultures maigres. Mais là, à partir de la haute vallée de Hunza, au nord du Pakistan, l'Aga Khan Development Network a mis en place un microcapitalisme agricole fait de creusement de canaux d'irrigation, de nouvelles terres agricoles arrachées aux pentes pierreuses, de semences bien sélectionnées, de bétail vacciné, d'épargne systématiquement réinvestie, de petites banques rurales, le tout organisé par les paysans eux-mêmes, hommes et femmes, réunis en organisations villageoises. Et parallèlement, des initiatives dans les domaines de l'éducation et de la santé se sont développées. Des écoles ont vu le jour dans les endroits les plus inaccessibles, en particulier pour les filles, pratiquement exclues de l'éducation auparavant.

    "L'Espresso" en a parlé le 7 novembre 1993, dans un vaste reportage sur le terrain, accompagné de la première interview jamais accordée par l'Aga Khan sur des questions liées à son rôle de chef spirituel :

    > Réseau Aga Khan. Reportage de la haute vallée de l'Hunza
    > L'Aga Khan : "I fondamentalisti sono musulmani da Medioevo" (Les fondamentalistes sont des musulmans du Moyen Âge)

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  • Mao est de retour

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    De Laurent Gayard sur l'Incorrect via artofuss.blog :

    Avec la réhabilitation du maoïsme, on assisterait donc à une nouvelle transformation du pouvoir à Pékin et au retour à un autoritarisme idéologique beaucoup plus marqué

    Le 19e Congrès du Parti Communiste Chinois décida, le 24 octobre de la même année, d’inscrire la pensée de Xi Jinping dans la charte du Parti communiste chinois au côté de la pensée de Mao Zedong et de la théorie de Deng Xiaoping. Depuis lors, les écoliers chinois, comme les détenus des camps de rééducation du Xinjiang, sont tenus d’apprendre par cœur les subtilités de la  « pensée de Xi Jinping sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère ».

    Une nouvelle étape est en passe d’être franchie, en novembre prochain, avec la réunion plénière du Congrès du Parti Communiste Chinois qui aura pour mission de « résumer et célébrer 100 ans de lutte » à l’occasion du centième anniversaire de la création du Parti (qui tint sa première réunion dans les locaux d’une école de filles de la concession française de Shanghaï). À cette occasion, il est question que le PCC adopte de nouvelles « résolutions sur l’histoire » de la RPC.

    Deux « résolutions sur l’histoire » ont précédemment vu le jour en Chine. La première en avril 1945, en pleine guerre civile, dans le but de réaffirmer la prééminence du maoïsme sur ses rivaux idéologiques et la force de l’alliance avec l’Union Soviétique. La seconde en juin 1981, à l’initiative de Deng Xiaoping, à l’occasion de la sixième session plénière du 11e congrès du CCP, qui dénonçait les excès de la révolution culturelle et le rôle joué par Mao dans ces excès.

    Lire aussi : Alerte rouge en Chine : arrestation d’un évêque et d’ecclésiastiques

    À l’occasion de la sixième session plénière du 19e Congrès qui doit se tenir en novembre, il semble probable, à en croire un communiqué de l’agence de presse officielle Xinhua, qu’une troisième résolution pourrait revenir en arrière par rapport à l’ère Xiaoping et réhabiliter le rôle de Mao, mais aussi de la Révolution culturelle, dans la poursuite du processus révolutionnaire chinois jusqu’à Xi Xinping. Le président chinois a levé quasiment tous les obstacles à l’exercice d’un pouvoir sans partage. La chute de son rival Bo Xilai lui a permis d’éliminer un concurrent dangereux et d’accéder au pouvoir  en 2013. 

    Le congrès de 2017 a consacré son pouvoir et lui a permis de faire disparaître à la fois la limite d’âge – 68 ans pour un responsable politique de haut rang – et la limite de deux mandats consécutifs qui risquaient de lui poser problème. Aujourd’hui, au sein du secrétariat central du Politburo, composé de sept membres qui représentent le coeur du pouvoir politique chinois, Xi Xinping n’a plus de rival. Avec la réhabilitation du maoïsme, on assisterait donc à une nouvelle transformation du pouvoir à Pékin et au retour à un autoritarisme idéologique beaucoup plus marqué. La Chine est-elle sur le point de connaître un nouveau prince rouge ? Si c’est le cas, Peng Liyuan n’a pas fini de chanter.

  • Succès de la "Marche pour la Vie" à Zurich

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    De kath.net/news :

    "Marcher signifie vivre"

    19 septembre 2021

    Succès de la "Marche pour la vie" à Zurich Oerlikon - Plusieurs attaques à la peinture contre des organisations de soutien au cours de la période préparatoire.

    La 11e Marche pour la vie s'est déroulée le samedi 18 septembre à Zurich-Oerlikon avec des salutations des marches pour le droit à la vie du monde entier, des témoignages émouvants, une déclaration politique saisissante et des représentants des églises. Environ 1400 participants se sont réunis sur la place du marché d'Oerlikon à partir de 14h30 pour célébrer la vie et attirer l'attention sur l'importante question des grossesses chez les adolescentes.

    Les personnes présentes ont été accueillies par des messages vidéo en provenance du monde entier : des responsables des mouvements de la Marche de la Vie d'Argentine, du Canada, des États-Unis et d'Allemagne ont fait savoir aux militants pro-vie de Suisse : "Nous sommes avec vous ! ("Nous sommes avec vous !"). Les évêques Charles Morerod (Fribourg) et Jean-Marie Lovey (Sion) ont également envoyé des vœux, qui ont été lus par l'évêque auxiliaire émérite Marian Eleganti (Coire). Ce dernier avait déjà organisé le matin un service pour la "Marche pour la vie" dans la Liebfrauenkirche de Zurich.

    Une pression énorme sur les jeunes femmes

    Sur le thème de cette année "Jeune, enceinte, impuissante ?", Joy a raconté dans un clip vidéo comment elle est tombée enceinte à 15 ans et a dû se battre pour décider de garder l'enfant. Avec l'aide d'une organisation, elle a finalement trouvé un oui à son bébé, a pu être placée dans un foyer mère-enfant et, plus tard, a également pu poursuivre ses études. À propos de la décision qu'elle a prise, la jeune femme, aujourd'hui âgée de 22 ans, déclare : "Ce n'était pas toujours facile, mais vous aviez la vie dans une communauté, ils m'ont soutenue partout où ils le pouvaient."

    La jeune mère n'a jamais regretté sa décision : "Je voudrais toujours avoir mon enfant à nouveau, je le choisirais toujours. Même si ce n'est pas toujours facile, un enfant vous apporte tellement !". Son message aux jeunes femmes enceintes : "Croyez en vous ! Ce ne sera pas toujours facile. Vous aurez besoin de soutien car il est méga difficile de le faire seul. Acceptez le soutien, croyez en vous ! Toujours penser positif !"

    Maria Grundberger, qui a travaillé pendant de nombreuses années comme sage-femme et conseillère auprès des femmes enceintes, a également évoqué la difficulté pour les jeunes mères de garder leur enfant. La pression exercée sur les jeunes mères et pères pour qu'ils avortent est énorme, a-t-elle dit. Si les jeunes femmes décident d'avoir leur enfant malgré la pression, la pression est également forte par la suite, par exemple en matière d'éducation. La conseillère expérimentée a démontré de manière impressionnante, à l'aide d'exemples pratiques, que la situation avec un enfant est presque impossible pour les mères adolescentes. Selon elle, il est urgent d'élargir les offres d'aide et de fournir davantage de soutien, notamment aux jeunes parents, afin d'éviter aux jeunes femmes le traumatisme d'un avortement et de sauver la vie des enfants.

    "La force du peuple se mesure au bien-être des faibles".

    Dans la deuxième partie du rassemblement, le conseiller national valaisan Benjamin Roduit (PDC/Die Mitte) a déclaré dans son discours : " Marcher, c'est vivre. Nous marchons pour le plus faible, l'être humain le plus prometteur : Pour l'enfant dans le ventre de sa mère !" Le politicien s'est référé au préambule de la Constitution fédérale, qui stipule : "La force du peuple se mesure au bien-être des faibles". Des milliers de personnes parmi les plus faibles sont appelées à grandir et à devenir grandes. Le taux d'avortement étant très élevé, notamment chez les jeunes mères, M. Roduit a souligné : "Elles et les futurs jeunes pères ont besoin de notre aide."

    Le rassemblement s'est achevé vers 17h30 avec l'intervention du révérend Patrick Werder (Église réformée de Zurich), qui a souligné : " Je voudrais vous encourager aussi : Ne croyez pas qu'il n'y a pas d'espoir ! Prenez les bonnes décisions ! C'est tellement important ! Je connais une femme qui a dit : "C'était la meilleure décision de sa vie - la décision pour son enfant. Malgré la pression, malgré les difficultés, malgré l'opposition, malgré tout. C'était la bonne chose à faire. La meilleure chose."

    L'événement a été encadré musicalement par le Bethel Worship Band. Le point culminant a été la marche d'une heure dans les rues d'Oerlikon, que la ville de Zurich voulait interdire au préalable, mais qui a été autorisée par le bureau du gouverneur. La marche pacifique s'est déroulée avec une importante présence policière, bien qu'avec un certain retard dû aux blocages des milieux d'extrême gauche.

    Avant la marche, plusieurs attaques à la peinture avaient déjà eu lieu jeudi soir et vendredi contre diverses organisations de soutien à Zurich, Berne et Winterthur. Les bureaux de l'Alliance évangélique suisse (AES), de l'association Pro Life et de la fondation Zukunft CH ont été graffités et endommagés. Les organisations condamnent ces attaques et ont chacune porté plainte contre des inconnus. Marc Jost, secrétaire général du SEA, a déclaré : "Il n'est plus évident de pouvoir s'exprimer librement en Suisse sans être touché par la haine et le vandalisme. Nous sommes préoccupés par ce changement culturel. Cependant, nous ne laissons pas cette minorité criminelle limiter notre engagement socio-politique. Nous faisons également l'expérience, encore et encore, que des débats controversés et en même temps respectueux sont tout à fait possibles".

    Photo : Rallye à Zurich © March for Life

    et aussi : 4500 participants à la 17e Marche pour la Vie à Berlin

  • Le wokisme : un despotisme démocratique, symptôme d'une société déchristianisée

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    D' sur le site du Figaro Vox :

    Conversations Tocqueville: «Le “wokisme”, une fièvre américaine qui atteint l'Europe»

    Le concept «d'intersectionnalité» repose sur l'idée selon laquelle les dominations (de sexe, de classe, de genre, ethniques) ne seraient pas indépendantes les unes des autres ; elles s’entremêleraient, voire se renforceraient puis aboutiraient à faire «système». Ainsi, tous les «dominés» doivent converger dans une lutte contre les «dominants». Les réunions en non-mixité, excluant les personnes blanches au profit des noires en constituent un exemple parfait. «Pourquoi des personnes partageant la même couleur de peau ou la même orientation sexuelle, seraient identiques les unes aux autres ?», s'interroge Rachel Khan, présente pour débattre de la question raciale. La nébuleuse woke, rongée par ses fantasmes de fusion, cherche à faire perdre à chaque individu sa «signature» et à l'enfermer dans une «identité figée», déplore l'auteure, née d'un père immigré africain et d'une mère juive polonaise, fille de déportés. Or, si les individus sont identifiés par leur race comment peuvent-ils s'en affranchir ?

    Pourtant certains d'incarner l'idéal démocratique, les woke instituent une tyrannie, souligne Janice Rogers-Brown, ancienne juge de la Cour Suprême de Californie. Pointant du doigt les membres de certains groupes sociaux comme des agresseurs, ils en font ses boucs émissaires et demandent leur suppression de la vie sociale : «il faut annuler les scandales vivants», résume Alain Finkielkraut.

    S'il voulait garantir la pérennité de la démocratie, Alexis de Tocqueville connaissait aussi ses dangers intrinsèques : «Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme.» (De la démocratie en Amérique, II, Chapitre 4)

    L’individu démocratique, érigeant l'égalité comme finalité de l’action politique, non seulement ne supporte plus l’inégalité, mais considère la moindre différence comme une offense. Même si l’égalité semble réalisée, l’apparence d’une inégalité injurie en quelque sorte la conscience collective. Ainsi, il n’est plus question de veiller au respect de l’égalité, mais de scruter ce qui pourrait représenter une esquisse de divergence, jugée forcément discriminante, a poursuivi le producteur de la célèbre émission Répliques.

    Symptôme d'une société déchristianisée

    Dostoïevski affirmait dans la préface des Frères Karamazov que le communisme se voulait la réalisation du royaume de Dieu sur Terre. Embrassant la théorie de l’écrivain russe, le professeur de théorie politique à Georgetown, Josh Mitchell, a développé, devant l'auditoire, l'idée selon laquelle le wokisme était une nouvelle expression du religieux dans une société déchristianisée. En effet, il se caractérise par un contrôle social inédit pour l’époque, un amour pour la vérité officielle, une obsession de la pureté morale, des relations sociales devenues pathologiques et lorsqu’un récit de persécution provient du persécuté, ne pas y croire relève du blasphème.

    Mais si la bonne parole du totalitarisme soviétique émanait de l'État, cette nouvelle tyrannie trouve racine dans nos démocraties libérales. À ce propos, René Girard disait déjà il y a 20 ans que le souci pour la victime tenait du fanatisme : «La surenchère perpétuelle transforme le souci des victimes en une injonction totalitaire, une inquisition permanente.» Alors que le Christ était le bouc émissaire de l'humanité tout entière, se livrant sur la croix pour sauver les hommes, chacun devient désormais le coupable à désigner, argumente l'universitaire américain.

    Préserver l'idéal démocratique

    Pour s'opposer à cette nouvelle hégémonie et promouvoir un récit collectif alternatif à ce discours, le passé ne semble plus être un recours, mais un repoussoir pour les plus extrêmes : «Le cadavre des anciennes humanités fait place aux revendications des minorités», a ainsi déploré Alain Finkielkraut. Pourtant, nous sommes les dépositaires d'une Histoire plus ancienne que nous, et c'est à la préserver qu’œuvrent les Conversations Tocqueville.

    À l'orée de ce moment charnière, les orateurs se sont entendus sur la nécessité de ne pas céder aux concurrences victimaires. Pour assurer un avenir commun, il faudra aller puiser au cœur des institutions démocratiques, ont-ils conclu cette première journée de discussions.

  • Russie : le film "Benedetta" jugé offensant pour les croyants est interdit d'écrans

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    Du site de La Libre :

    La Russie interdit Benedetta, le dernier film de Paul Verhoeven

    La Russie a interdit Benedetta, le nouveau film de Paul Verhoeven avec l'actrice franco-belge Virginie Efira.

    Le film, qui devait sortir dans les cinémas russes le 7 octobre, n'a pas reçu de licence de distribution de la part du ministère de la Culture, a rapporté samedi l'agence étatique russe Tass.

    Certaines scènes violent en effet la législation russe en la matière et sont considérées comme offensantes pour les croyants.

    Le nouveau film du réalisateur néerlandais de 83 ans raconte l'histoire d'amour entre deux religieuses homosexuelles. Le film a été présenté en avant-première à Cannes début juillet.

  • Des précisions sur le rôle de Pie XII dans le sauvetage de Juifs à Rome en 1943

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    D'Andrea Gagliarducci sur kath.net/news :

    Pie XII et les Juifs. Les efforts de Pacelli après le raid sur le ghetto

    18 septembre 2021

    La date du 16 octobre 1943 marque un tournant pour les Juifs de Rome, mais pas pour Pie XII, qui poursuit son œuvre de sauvetage comme il l'a toujours fait.

    Le 16 octobre 1943 est le jour du raid nazi sur le ghetto de Rome. C'était un samedi, et à l'aube, 365 soldats nazis ont rassemblé 1 351 Juifs. C'est un moment décisif dans l'histoire du judaïsme romain. Hormis l'horreur de ce qui s'est passé et les nécessaires protestations diplomatiques, cela ne change pas grand-chose pour le Saint-Siège : Pie XII avait déjà commencé à aider les Juifs avant puis pendant la rafle, et continuerait à le faire après.

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Quant à Pie XII, l'opinion publique hostile préfère mettre en avant son prétendu "silence" sur le national-socialisme ou sa préférence pour le sauvetage des seuls Juifs convertis au christianisme. Les chiffres nous montrent que toutes ces interprétations ne sont pas fiables. Le diacre Dominiek Oversteyns de la famille du clergé "Das Werk" a recueilli des données auprès de sources privées. Il a comparé les chiffres officiels avec ceux des différentes enquêtes et a également obtenu des données par extrapolation mathématique qui donnent au moins une idée du nombre exact de personnes impliquées. Ces données permettent de réfuter la "légende noire" non seulement du silence mais aussi de la passivité de Pie XII.

    La rafle nazie des Juifs romains a commencé à 05h00 le 16 octobre 1943 et a officiellement duré jusqu'à environ 14h00. Sur les 1 351 Juifs arrêtés à leur domicile, 61 parviennent à s'échapper avant d'être enfermés à l'Académie militaire[1] Dans l'après-midi du 16 octobre, 258 des 1 290 Juifs détenus à l'Académie militaire sont libérés. Avant que le train ne quitte la gare de Roma-Tiburtina pour Auschwitz à 14 heures le 18 octobre 1943, deux autres Juifs furent libérés.

    Pie XII et ses associés - comme les sources primaires le prouvent sans aucun doute[2] - ont été conjointement responsables de la libération de 247 Juifs romains ce jour-là (16 octobre 1943), un nombre qui est passé à 249 Juifs romains lorsque le train de déportation a quitté Rome. Ainsi, Pie XII est en partie responsable de la libération et du sauvetage de 249 Juifs romains arrêtés entre le 16 et le 18 octobre 1943. Cela représente environ un cinquième ou 20% des Juifs arrêtés à Rome pendant cette période. C'est un fait peu connu qui est en train d'être mis en lumière !

    En fait, le jour de la rafle, Pie XII est intervenu à plusieurs reprises aux premières heures du matin pour tenter d'arrêter la rafle et libérer les Juifs arrêtés avant qu'ils ne soient déportés - comme le documente le diacre Oversteyns.

    Les interventions ont consisté à essayer de contacter l'ambassadeur allemand Ernst von Weizsäcker pour le convaincre d'appeler Berlin et d'arrêter le raid. L'ambassadeur n'a rien fait. Pie XII, par l'intermédiaire du père Pancrazio Pfeiffer, se tourne alors vers le général Reiner Stahel, alors chef de l'armée d'occupation allemande à Rome, et lui demande de faire quelque chose pour arrêter le raid. Le général Stahel appelle directement Himmler et le convainc d'arrêter le raid. A 12h00, Stahel a alors donné l'ordre d'arrêter le raid. En outre, le commandant SS Dannecker de Berlin a reçu l'ordre de libérer tous les Juifs issus de mariages mixtes ainsi que les Juifs employés par des Aryens.

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  • 22 septembre - 31 octobre : 40 days for life "pour aider à mettre fin à l'injustice de l'avortement"

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    Du site de 40 days for life :

    traduction de la présentation :

    Aider à mettre fin à l'injustice de l'avortement

    40 jours pour la vie est une campagne de 40 jours coordonnée au niveau international qui vise à mettre fin à l'avortement au niveau local par la prière et le jeûne, la sensibilisation de la communauté et une veille pacifique toute la journée devant les établissements pratiquant l'avortement.

    PRIÈRE ET JEÛNE

    Le Christ nous a dit que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et le jeûne. Les deux vont de pair. La prière nous maintient enracinés dans le fait que notre désir est d'accomplir la volonté de Dieu. Le jeûne est un sacrifice qui nous aide à dépasser nos propres limites avec l'aide de Dieu.

    Chaque jour, pendant les 40 jours pour la vie, les individus, les églises, les familles et les groupes seront invités à s'unir dans la prière pour une demande spécifique, afin que le Corps du Christ tout entier puisse s'unir autour d'un objectif commun.

    Les personnes de foi sont également invitées à jeûner tout au long des 40 jours pour la vie. Nous croyons que lorsque le peuple de Dieu jeûne avec un esprit brisé, repentant et contrit, notre Père céleste entendra du ciel et guérira nos vies, nos églises, nos communautés, notre nation et notre monde.

    VEILLE CONSTANTE

    La pièce maîtresse visible et publique des 40 jours pour la vie est une veillée de prière ciblée, de 40 jours, non-stop, 24 heures sur 24, devant un seul centre Planned Parenthood ou autre établissement pratiquant l'avortement dans votre communauté.

    Il s'agit d'une présence pacifique et éducative. Ceux qui sont appelés à témoigner pendant cette présence 24 heures sur 24 envoient un message puissant à la communauté sur la réalité tragique de l'avortement. C'est aussi un appel à la repentance pour ceux qui travaillent dans le centre d'avortement et ceux qui le fréquentent.

    Si vous n'avez pas de centre d'avortement ou de bureau de Planned Parenthood dans votre ville, vous pouvez tout de même organiser les 40 jours pour la vie ; cependant, vous devrez choisir un autre endroit qui a une certaine importance stratégique - peut-être près de la mairie, d'un palais de justice ou d'une intersection très visible.

    SENSIBILISATION DE LA COMMUNAUTÉ

    Pendant les 40 jours pour la vie, le message est porté de manière proactive dans tous les coins de votre communauté. La sensibilisation des médias se fait par le biais de reportages, d'émissions-débats et d'éditoriaux soigneusement ciblés. La participation des églises commence par des rencontres avec les pasteurs locaux, d'autres responsables d'églises et les membres de différentes congrégations.

    Une pétition et une campagne d'information en porte-à-porte sont lancées auprès de chaque foyer de votre ville. Les gens montrent visiblement leur soutien aux 40 jours pour la vie en portant des bracelets, en plaçant des panneaux dans leur jardin ou en affichant des autocollants sur leur véhicule.

    Si votre communauté possède un campus universitaire, un grand nombre d'étudiants peuvent être touchés par une action intense de 40 jours sur le campus. Cela peut consister en des campagnes de tracts, des témoignages publics, des campagnes de pétition, des expositions de tables, et bien plus encore.

  • Le Parlement européen réclame une reconnaissance du mariage pour tous dans toute l’UE

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    Une synthèse de presse de gènéthique.org :

    « Mariage pour tous » : le Parlement européen réclame une reconnaissance dans toute l’UE

    16 Sep, 2021

    Le Parlement européen réclame une reconnaissance des « unions homosexuelles » dans toute l’UE

    Mardi, les députés européens ont adopté un texte non contraignant réclamant « que les couples homosexuels puissent bénéficier des mêmes droits que les autres dans tout l’Union européenne ». Notamment en ce qui concerne la liberté de circulation, et le regroupement « familial ». Ils visent en particulier la Roumanie, la Pologne et la Hongrie, appelant l’UE « à prendre des mesures supplémentaires » à leur encontre. Mais aussi « onze pays » dans lesquels « les parents légaux d’un enfant ne peuvent être deux femmes ou deux hommes et donc la filiation des deux parents ne sera pas reconnue pour les familles homosexuelles arrivant d’un autre État membre ».

    De la contraception au « mariage homosexuel »

    Dans un livre sur l’Europe paru ce 16 septembre en Italie, le pape émérite Benoit XVI relie le « mariage homosexuel » à l’introduction de la pilule contraceptive, qui a « transformé les consciences des hommes, lentement d’abord, puis de plus en plus clairement » : « Si la sexualité est séparée de la fécondité, alors, inversement, la fécondité peut naturellement être pensée sans sexualité ». L’homme devient « un produit planifié », et les conséquences sont lourdes : « ce qui peut être fabriqué peut aussi être détruit ».

    Est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème ?

    De son côté, le pape François a accordé une demi-heure d’entretien aux journalistes présents lors de son voyage retour de Slovaquie. Parmi les sujets évoqués, l’avortement :

    « L’avortement est plus qu’un problème. L’avortement est un homicide. Qui pratique l’avortement tue, sans demi-mesurePrenez n’importe quel livre sur l’embryologie pour les étudiants en médecine. La troisième semaine après la conception, tous les organes sont déjà là, même l’ADN… C’est une vie humaine, cette vie humaine doit être respectée, ce principe est tellement clair ! À ceux qui ne peuvent pas comprendre, je poserais cette question : est-il juste de tuer une vie humaine pour résoudre un problème ? Est-il juste d’engager un tueur à gages pour tuer une vie humaine ? Scientifiquement, c’est une vie humaine. Est-il juste de la supprimer pour résoudre un problème ? »

    Source : Aleteia (16/09/2021) ; Le Figaro, Jean-Marie Guénois (15/09/2021) ; La Croix, Xavier Le Normand (16/09/2021) ; AFP (14/09/2021); Photo : Pixabay DR

  • Du gymnase au bar à café, les églises de la province d'Anvers obtiennent une nouvelle fonction

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    Lu sur la Gazet van Antwerpen :

    17 septembre 2021

    p. 8-9  :

    Du gymnase au bar à café, les églises obtiennent une nouvelle fonction

    Dans les prochaines années, la province d'Anvers investira 5 millions d'euros dans une politique en faveur des églises sur son territoire. De nouvelles utilisations seront recherchées et des ajustements seront effectués pour permettre d'autres utilisations des bâtiments de l'Eglise. Les églises de Flandre se vident. Sur les 1 786 églises paroissiales, 8 % ne sont plus utilisées, 60 % ne sont ouvertes qu'une ou deux fois par semaine et 50 % ne sont ouvertes que lors des offices. Les plans de politique ecclésiastique flamands ont identifié un tiers des bâtiments ecclésiastiques pour une éventuelle réutilisation ou une utilisation secondaire. Dans la province d'Anvers, cela concerne 298 églises. Parmi celles-ci, 102 sont des églises dites B, pour lesquelles une utilisation secondaire ou supplémentaire doit être examinée à court terme. Le vicaire Wim Selderslaghs : "Nous discutons déjà des besoins de la communauté religieuse et de la mesure dans laquelle le bâtiment de l'église répond à ces besoins. Nous examinons si et comment nous pouvons mettre le bâtiment au service d'un plus grand nombre de communautés. Mais ces discussions sont souvent bloquées par le manque de ressources pour y travailler. Les congrégations nous disent que leurs budgets sont sous pression. Les implantations d'églises n'ont pas l'argent nécessaire pour commencer à gérer le bâtiment différemment et impliquer des partenaires."

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  • Benoit XVI-Rémi Brague : même combat

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    Dans le cadre de conférences organisées à l’Université de Liège, l’Union des étudiants catholiques liégeois et le groupe de réflexion sur l’éthique sociale avaient invité, voici quelque temps déjà, le philosophe Rémi Brague, professeur ordinaire à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Membre de l’Institut, celui-ci a reçu le Prix de la Fondation Ratzinger-Benoît XVI. Elle rejoint la dénonciation, renouvelée aujourd’hui par le pape émérite (Un texte inédit de Benoît XVI sort en Italie ), de l’anthropologie mortifère que l’Occident postchrétien fait peser sur le monde.

    the-preaching-of-the-antichrist-luca-signorelli.jpgVoici, en synthèse, un rappel de cette conférence intitulée :  « Eclipse de Dieu, éclipse de l’homme ». Elle n’a pas pris une ride :

    Mort de Dieu, mort de l’homme

    Le titre est une métaphore empruntée à l’œuvre du philosophe juif Martin Buber (Vienne 1878-Jérusalem 1965) illustrant  le thème de la mort de Dieu que l’on rencontre aussi chez Max Weber (Le désenchantement du monde, 1917) et, bien sûr, Friedrich Nietzche (le Gai Savoir, 1882) : plus que de triomphe, c’est un cri d’inquiétude auquel répond celui de la mort de l’homme que l’on trouve chez Léon Bloy, Nicolas Berdiaev ou André Malraux. Il a été repris et rendu célèbre par Michel Foucauld (Les mots et les choses, 1966) ramenant cette idée à la critique d’une incohérence logique : si le prototype disparaît, alors la copie doit aussi s’effacer. La thèse de Rémi Brague est moins innocente : selon lui, la disparition de Dieu à l’horizon de l’humanité pourrait, de fait, entraîner celle de l’humanité elle-même, sinon physique en tout cas ontologique: la disparition de ce qui fait l’humanité de l’homme.

    Echec de l’athéisme ?

    Pour Rémi Brague, l’athéisme est un échec. Sa faveur croissante dans l’opinion publique n’est pas une objection pertinente. Pour un philosophe, la quantité de gens qui défendent une opinion déterminée n’est pas un argument en soi : ni pour, ni contre. Mais d’autres succès spectaculaires sont à mettre au crédit de l’athéisme :

    Au niveau théorique d’abord, la science moderne de la nature n’a plus besoin d’une religion « bouche-trou » lorsqu’on cherche une explication du monde. Mais, on peut ici se demander si une religion a vraiment jamais prétendu expliquer comment le monde fonctionne. Quoi qu’il en soit, le Dieu horloger de Voltaire a vécu. Cette victoire théorique se complète d’une victoire dans la pratique politique, laquelle montre que les sociétés d’aujourd’hui peuvent s’organiser sans avoir besoin d’un principe supra humain de légitimité. Reste que toutes les religions ne cherchent pas à réglementer la société : on oublie trop à cet égard que le christianisme n’édicte pas de règles de conduite fondamentalement distinctes de celles que la raison naturelle a ou pourrait trouver par ses propres forces.  De fait, le Décalogue qui est ce qu’il a retenu de la Torah des juifs n’est jamais que le « kit » de survie de l’humanité : un minimum.

    Quoi qu’il en soit, les deux « victoires » de l’athéisme sont énormes dans l’histoire de l’humanité. Mais elles appellent tout de même deux observations :

    D’une part, l’athéisme n’est pas nécessairement l’affirmation militante de convictions agressives. Ce peut être d’abord un principe de méthode : une mise entre parenthèses du divin. C’est pourquoi on a inventé des termes comme « agnosticisme », « sécularisme » ou « humanisme » (un parti politique belge d’origine chrétienne a même adopté ce qualificatif). D’autre part, cet agnosticisme lui-même ne concerne pas que les questions religieuses : le positivisme philosophique se contente de connaissances « positives » sur le monde, sans chercher les causes dernières des phénomènes qu’il appréhende.

    Est-il légitime que l’homme existe ?

    Malgré tout cela, l’athéisme contient un défaut mortel, même sous sa forme atténuée de l’ agnosticisme. Il y a, en effet, une question sur laquelle l’athéisme n’a rien à dire dès lors que la racine de l’homme serait l’homme lui-même : s’il n’existe aucune instance supérieure à l’homme, comment celui-ci pourrait-il affirmer sa propre valeur?  Si c’est l’homme lui-même qui se juge, comme dirait Chesterton, c’est le signe du fou, dont l’histoire politique nous montre maints exemples.

    Au tournant des XVIIIe-XIXe siècles, Fichte, radicalisant la philosophie de Kant, croit avoir trouvé la solution : le divin est donné dans la loi morale qui est présente en nous et dont nous aurions tous conscience. Donc, il n’y a pas besoin de foi en Dieu mais, en revanche, il y a quelqu’un en qui nous avons besoin de croire : c’est l’homme.

    Croire en l’homme, malgré ce théâtre de grand guignol que représente l’histoire ? Nous avons eu, au XXe siècle, deux régimes explicitement athées : l’un anti-chrétien parce qu’anti-juif, l’autre anti-juif parce qu’anti-chrétien. « J’ai honte d’être un être humain » disait alors la philosophe allemande d’origine juive Hanna Arendt. Et aujourd’hui la question de la légitimité de l’être humain se fait encore plus concrète parce que nous avons, à grande échelle, les possibilités techniques d’en finir avec l’humanité. Or, comme disait Leibniz, les possibles ont une tendance à exister.  

    Mais, à supposer même que l’athéisme ne tue personne, est-il capable de donner des raisons de vivre ? L’homme n’est peut-être pas le gentil du film hollywoodien, c’est peut-être le méchant ou, comme disait le philosophe angliciste allemand Hartmann, la « sale bête » universellement prédatrice, universellement envahissante ne se contentant pas de sa niche écologique mais faisant irruption partout : si l’homme disparaissait, alors tout de même la nature serait libre.

    Que faire avec ce genre d’argument ?  Une réponse serait de dire qu’il y a un instinct de survie et que l’homme peut bien continuer à exister sans s’occuper de sa propre légitimité. Mais alors, le seul animal qui se pose la question des raisons de ce qu’il fait renoncerait à la raison à propos d’un problème qui met en jeu son existence.

    Cette impasse rationnelle n’appelle qu’une issue raisonnable : c’est de trouver un point de référence extérieur qui puisse dire qu’il est bon qu’il existe des hommes, un levier d’Archimède qui soit en droit de dire, justement parce qu’il n’est pas homme, que celui-ci, malgré tout, doit être sauvegardé et, conclut Rémi Brague, pour nommer ce point de référence extérieur, si vous trouvez un meilleur terme que Dieu, vous me faites signe.

    Dans son célèbre « Drame de l’humanisme athée » publié à la fin de la seconde guerre mondiale, le Père Henri de Lubac estimait que si l’on peut construire une société sans Dieu, elle serait inhumaine. Moins optimiste, Rémi Brague ajoute qu’une telle société serait séculaire au sens propre du terme, c’est-à-dire que raisonnablement, elle ne pourrait donner que la vie d’un individu humain en sa longévité maximale.

    JPSC