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Sciences - Page 40

  • Quaerere Deum

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    Source : Vatican Information Service (VIS)

    Le Pape s'est rendu ce matin à la Faculté de médecine de l'Hôpital Agostino Gemelli de Rome, qui fête ses 50 ans, où il a prononcé une conférence sur la recherche de l'absolu dans la culture contemporaine. Il a été accueilli par les autorités académiques, le Cardinal Archevêque de Milan, patron de l'Université catholique dont dépend le Gemelli, et le Cardinal Vicaire de Rome, ainsi que par le Président de la Chambre italien et les Ministres italiens de la santé et de la culture. Les sciences expérimentales, a dit Benoît XVI, "ont transformé notre vision du monde et jusqu'à la perception que l'homme a de lui même. Les nombreuses découvertes scientifiques et les nouvelles technologies qui se multiplient à grand rythme doivent être un motif de satisfaction, quoique parfois source de développements inquiétants". Par ailleurs, l'élan qui est à la base du "vaste héritage de culture et de progrès de l'Europe semble oublié. Le Quaerere Deum, cette recherche de l'absolu, comprenait l'exigence de dépasser les sciences profanes... Quoique dans la cadre de physionomies épistémologique et méthodologique propres, la recherche provenait d'une source unique, le Logos qui préside à l'oeuvre de la création et à l'intelligence de l'histoire. Une mentalité fondamentalement techno-pratique entraîne un déséquilibre entre ce qui est techniquement possible et moralement acceptable, au risque de conséquences imprévisibles".

    C'est pourquoi, a poursuivi le Saint-Père, il est "important que la culture retrouve la force de sens et de dynamisme de la transcendance, qu'elle s'ouvre donc franchement au Quaerere Deum... La science et la foi possèdent une féconde réciprocité, une sorte d'exigence complémentaire de l'intelligence du réel... Religion du Logos, le christianisme ne relègue pas la foi dans l'irrationnel mais reconnaît à la raison créatrice l'origine et de sens de la réalité qui s'est manifestée dans le Dieu crucifié, avec un amour invitant à la recherche de l'absolu du Je suis la voie, la vérité et la vie... C'est en parcourant les chemins de la foi que l'homme peut découvrir dans la souffrance et la mort qui traversent l'existence une véritable possibilité de bien et de vie. Il reconnaît dans la croix du Christ l'arbre de Vie, la révélation de l'amour total de Dieu pour l'homme. Le soin de qui souffre devient ainsi une rencontre quotidienne avec le Christ. La mise à ce service de l'intelligence et du coeur devient un signe de la miséricorde de Dieu et de sa victoire sur la mort. Vécue totalement, la recherche est éclairée tant par la foi que par la science, deux ailles qui la propulsent loin, sans oublier la nécessaire humilité ni la conscience des limites. Cette recherche de Dieu rend féconde l'intelligence, devient un ferment de culture et un propulseur de l'humanisme véritable et d'une science qui ne se limite pas au superficiel".

    Dans tout cela, prend place la "mission unique de l'Université catholique, où l'éducation est mise au service de la personne et de sa formation scientifique, ancrée dans un patrimoine de savoirs qui, de génération en génération, a diffusé une sagesse de vie. C'est un lieu où soigner n'est pas un métier mais une mission... L'Université catholique, qui a un rapport particulier avec le siège de Pierre, doit être une institution exemplaire qui ne se limite pas à apprendre en vue d'un bénéfice économique, mais où l'intelligence permet de développer les dons...en dépassant toute vision productiviste et utilitariste de l'existence. L'homme est fait pour le don, qui en exprime et en révèle la dimension transcendantale". S'adressant en conclusion aux patients de l'hôpital, Benoît XVI a tenu à les assurer de sa prière et de son affection.

  • BXL, 10 mai : conférence sur le Saint Suaire

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    9782873565022FS.gifJeudi 10 mai à 18h30

    conférence de Pierre de Riedmatten
    pour présenter son livre Le Saint-Suaire (coll. « Que penser de… ? »)

    à la librairie UOPC

    14-16, avenue Gustave Demey, 1160 Bruxelles
    02 648 96 89

    Bienvenue à tous !

    Pierre de Riedmatten est ancien ingénieur au Commissariat à l'énergie atomique, s'intéresse depuis plus de vingt-cinq ans au linceul de Turin. Il est président de l'association « Montre-Nous Ton Visage ».

      Saint-Suaire (Le)
      Auteur(s) : Pierre Riedmatten (de)
    Parution : 10-11-2011 
    Collection « Que penser de... ? » - n° 78 
    Format : 12 x 19 cm • 144 p.
    ISBN : 978-2-87356-502-2 Prix : 10,00 €     
  • Les biobanques encouragées dans l'Hexagone

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    source : genethique.org

    Jeudi 19 avril 2012, Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a rendu un avis n°117 dans lequel il recommande de "favoriser  le développement de biobanques à caractère familial  et solidaire en promouvant le recueil des produits cellulaires, issus du  sang de cordon, du cordon lui-même et du placenta". Pour le professeur Alain Grimfield, président du CCNE, "on a transformé un déchet  de soins [ ndlr : le cordon ombilical] en organe noble".

    Bernard Weill, néphrologue et rapporteur membre du CCNE, précise que "dans ces banques, le sang de cordon récolté pourra, en priorité et si nécessaire, être utilisé pour traiter les frères et sœurs atteints" de maladies de sang héréditaires comme la drépanocytose ou la thalassémie. Il ajoute que dans l'hypothèse où il n'y aurait pas d'utilisation par un membre de la famille, "le sang sera, dans le cadre d'un don solidaire et anonyme, mis à disposition d'autrui, en France ou à l'étranger, dans le cadre d'un réseau d'échange international". D'après le CCNE, ces banques devraient être publiques ou privées, à but non lucratif. celui-ci réitère son opposition à la création de banque privées de sang de cordon qui exigent de payer pour conserver ces cellules.

    En France, afin de développer les unités de sang de cordon qui à 63% proviennent de l'étranger, le CCNE estime nécessaire de réaliser "une vaste information auprès des femmes enceintes" afin de les inciter à donner leur consentement éclairé et par écrit à ce don "bien avant la naissance".

  • Un scientifique soucieux d'éthique mis à l'honneur

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    L'Académie de technologie de Finlande a récompensé aujourd'hui deux éminents innovateurs, Linus Torvalds et le Dr Shinya Yamanaka, lauréats de la "2012 Millennium Technology Prize", le prix le plus important de l'innovation technologique. Les lauréats seront mis à l'honneur lors d'une cérémonie à Helsinki, en Finlande, le mercredi 13 juin 2012.

    Le Dr Shinya Yamanaka (Japon) attire particulièrement l'attention. Ses recherches sont axées sur des méthodes pour développer des cellules souches pluripotentes humaines, sans recourir à des cellules souches embryonnaires (ce qui évite de détruire des embryons). Grâce à sa méthode pour créer des cellules souches de ce type, les scientifiques du monde entier font de grands progrès dans la recherche en biotechnologie. Cela devrait un jour déboucher sur une croissance réussie de tissus d'implant en chirurgie clinique et à des résultats importants dans la lutte contre des maladies telles que le cancer, le diabète et la maladie d'Alzheimer... Le Dr Yamanaka est expressément cité pour son important travail en méthodologie éthique durable.

  • F.I.V. et D.P.I. obligatoires dans le meilleur des mondes de demain ?

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    Ces perspectives hallucinantes trouvent aujourd'hui droit de cité dans des publications "scientifiques" qui laissent augurer le pire comme l'écrit Jeanne Smits sur son blog :

    Obliger les parents à utiliser le diagnostic pré-implantatoire ?

    C'est l'idée avancée par deux bioéthiciennes américaines qui verraient bien les parents qui choisissent la fécondation in vitro contraints par la loi de recourir au « DPI » pour assurer le bien-être de leur progéniture, augmenter son autonomie et réduire les inégalités.

    Janet Malek de la East Carolina University et Judith F. Daar, de la Whittier Law School de Californie en font une obligation morale qui pourrait se traduire en une obligation légale, en tout cas lorsque des parents qui se savent porteurs d'une maladie génétique rare et transmissible décident « de manière indépendante d'avoir recours à la fécondation in vitro ». A défaut de le faire, ils devraient encourir une responsabilité légale s'ils n'ont pas recours au DPI « en vue d'éviter de donner le jour à un enfant souffrant de sérieux dommages du fait de l'affection héréditaire », assurent les deux bioéthiciennes.

    Lire la suite ici : obliger-les-parents-utiliser-le-diagnostic-pré-implantatoire
  • Avis aux chercheurs...

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    Des kilomètres d'archives à explorer, du pain sur la planche pour les historiens, de la matière à exploiter pour nous éloigner des clichés véhiculés par la désinformation...

    (Vatican Information Service) Les Archives Secrètes Vaticanes, qui rassemblent les actes et documents du Saint-Siège, fêtent leurs quatre siècles. Parmi les manifestations organisées pour l'occasion, s'est ouvert hier le congrès intitulé Religiosa Archivorum Custodia, qui traitera de l'histoire de l'institution, de sa place culturelle et scientifique. Contrairement à l'opinion courante, secret signifie simplement privé. Les premiers manuscrits remontant au pontificat de Grégoire VII (1073 - 1085) et ayant subsisté au schisme d'Avignon furent rassemblés en 1611 sous ordre de Paul V. A l'occasion d'un reportage diffusé par Radio Vatican, l'actuel Préfet des Archives a évoqué une accumulation séculaire de registres et lettres relatifs à la correspondance des Papes, au fonctionnement de la Chambre Apostolique, au service diplomatique, aux conciles, synodes, etc. Des 400 m originaux on est passé aujourd'hui à 85 km de rayonnages. En 1881, Léon XIII ouvrit les Archives à la recherche, et selon l'historien allemand Arnold Esch elles constituent le meilleur fonds pour une approche universelle du Moyen Age. Malgré leur fréquentation par les chercheurs, ses collections sont encore largement inexplorées, en particulier pour ce qui regarde les nonciatures durant la seconde guerre mondiale.

  • Retour sur un symposium annulé

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    Jeanne Smits revient sur le symposium portant sur les cellules souches qui devait avoir lieu à Rome et dont nous avions annoncé l'annulation :

    "Belgicatho soulignait le 30 mars dernier que la raison de l'annulation donnée par l'APV n'était peut-être pas la vraie : l'institution romaine invoquait « le faible nombre des inscriptions » et donc un motif économique.

    Mais cette « 3e Conférence internationale sur la recherche responsable sur les cellules souches » suscitait également la controverse puisque plusieurs orateurs invités se sont précisément spécialisés dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

    Le Pr Alan Trouson, président de l'Institut californien pour la médecine regénérative (ICRM), a beaucoup contribué à faciliter la récolte d'ovules multiples en vue de la fécondation in vitro ou de la congélation, et c'est lui qui a mené les recherches sur l'obtention de cellules nerveuses à partir de cellules souches embryonnaires (obtenues à partir de la destruction d'embryons). Ce scientifique australien est aujourd'hui le président de l'ICRM, une entreprise chargée d'investir 3 milliards de dollars dans la recherche, en priorité sur les cellules souches embryonnaires (voir ici quelques-uns de ses financiers cités par Wikipedia – Bill Gates par exemple).

    Le professeur George Daley, chercheur au Children's Hospital de Boston (mais il a bien d'autres titres), devait quant à lui être le principal orateur du congrès. C'est une sommité dans le domaine des cellules souches, mais il s'est également distingué en militant pour le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il a été salué en 2003 pour son travail de pionnier sur la reprogrammation de cellules souches embryonnaires en cellules de sperme aptes à fonctionner. C'est lui encore qui a obtenu une dizaine de lignées de cellules souches, à partir de la destruction d'embryons, sur les 152 qui ont été approuvées par Barack Obama en 2009 pour la recherche subventionnée aux Etats-Unis.

    Un troisième promoteur de la recherche sur les cellules souches et du « transfert nucléaire de cellules somatiques » – un euphémisme pour désigner le clonage non reproductif – , John Wagner, devait également assurer une conférence. (Voir par exemple ici un article co-signé avec Meri Firpo, spécialiste de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.)

    Si la compétence professionnelle de ces chercheurs ne fait pas de doute, leur choix comme orateurs distingués au cours d'un congrès qui annonce vouloir promouvoir la recherche « responsable » est pour le moins paradoxale.


    Aussi plusieurs membres de l'Académie pontificale pour la vie, comme Mercedes Arzu Wilson, membre fondateur, et Judie Brown, membre également, ont dit à LifeSite leur « soulagement » de voir le congrès annulé. Mme Wilson précisait que les conférenciers avaient été choisis sans consultation des membres de l'APV. ..."
     
     
  • Pourquoi ces exclusives médicales ?

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    A ce propos, un ami nous fait part de ses réflexions qui pourraient ouvrir un débat :

    La médecine officielle refuse qu'on soigne et guérisse des gens, si ce n'est pas en son nom et avec son autorisation. Toute guérison qu'elle n'a pas autorisée sera considérée comme une guérison illégale, non obtenue avec son autorisation. En France, même les officines qui vendent des plantes médicinales ne sont pas autorisées par la médecine officielle. Et surtout par sa branche chimico-pharmaceutique toute puissante, qui ne veut pas voir baisser ses bénéfices plantureux. La médecine officielle est bien ingrate, car elle n'existerait pas sans les médecines traditionnelles à base de plantes ou de pouvoirs guérisseurs. Pouvoirs dont on ne comprend pas comment ils fonctionnent, mais dont on peut au moins constater qu'ils fonctionnent. Pourquoi la science purement matérialiste de la médecine officielle rejette-t-elle ce qu'elle peut elle-même constater comme efficace ? Le simple fait qu'elle ne ne puisse l'expliquer est-il un motif de rejet ? Cela ressemble au débat sur les EMI (ndlr expériences de mort imminente) à RTL-TVI. Les matérialistes n'osent plus aujourd'hui traiter de dérangés ou d'affabulateurs les gens qui leur racontent leurs expériences de mort imminente. Mais comme ils ne peuvent les expliquer, ils refusent de les considérer. En fait, ils refusent d'admettre tout ce qui risque de les dépasser. Ils refusent d'admettre qu'ils ne soient pas omniscients, et de perdre ainsi un peu de leur prestige. Ou plutôt ils refusent tout ce qui risque de mettre à mal leur dogme du « tout est matériel, et rien n'est spirituel en l'homme ».

  • Vouée à la vie, la belle vie de Jérôme Lejeune

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    jerome_lejeune.jpgZENIT.org : L'enquête diocésaine pour la cause de la béatification et de la canonisation du Professeur Jérôme Lejeune sera clôturée le 11 avril prochain

    Antonio M. Battro

    Dans ce témoignage sur le Prof. Jérôme Lejeune (1926-1994), Antonio M. Battro MD, PhD, membre de l’Académie pontificale des Sciences et de l’Academia Nacional de Educación, d’Argentine, rend hommage au savant, ami de Jean-Paul II, alors que la cérémonie de clôture de l’enquête diocésaine pour sa cause de béatification et canonisation aura lieu à Paris mercredi prochain, 11 avril (cf. article ci-dessous).

    ***

    Médecin des corps, médecin des coeurs

    Savant, Jérôme Lejeune a ouvert un nouveau champ dans la génétique des "maladies de l’intelligence" comme il les appelait. Sa découverte en 1958, avec Marthe Gautier et Raymond Turpin, de la trisomie 21, un chromosome en plus qui est la cause du syndrome de Down, a lancé une nouvelle discipline médicale dont il est  devenu une autorité incontestable.

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  • Rome : un symposium annulé

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    C'est une information qui nous vient du Vatican Insider (Alessandro Speciale traduit par notre amie Bruna). Officiellement, ce symposium international n’aura pas lieu pour des raisons économiques, mais, derrière cette excuse, il faut voir le mécontentement causé par l’invitation de scientifiques en opposition avec le Saint-Siège.

    "Le Vatican a décidé d’annuler la conférence scientifique de haut niveau au sujet de la recherche sur les cellules souches, organisée en collaboration avec l’Académie Pontificale pour la Vie. Cette conférence aurait dû se tenir à Rome du 25 au 28 avril prochain et se serait conclue par une audience papale accordée aux participants.

    Officiellement cette annulation, décidée par le président de l’Académie, Monseigneur Ignacio Carrasco de Paula, est due à des motifs économiques. Une note diffusée cette semaine explique que malheureusement le petit nombre de sponsors et d’inscriptions a irrémédiablement compromis la bonne réussite de cet évènement, ce qui a décidé les organisateurs à annuler l’évènement. Cependant le secrétaire coordinateur de l’Académie, le Père Scott Borgman, interrogé par Vatican Insider, ne cache pas que la décision d’inviter des chercheurs travaillant sur des cellules souches embryonnaires avait provoqué un certain mécontentement.

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  • Guillebaud pourfend les fantasmes du transhumanisme

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    Sur le site de la Vie, Jean-Pierre Denis présente le dernier livre de Jean-Claude GUILLEBAUD ("La vie vivante. Contre les nouveaux pudibonds"), dans un article intitulé "L'homme, une expérience ratée?"

    Mères porteuses, nanotechnologies, intelligence artificielle, refus de l’enfant, fabrication de chimères, quête d’immortalité… Le corps humain serait-il has been ? En tout cas, avec les prouesses toujours plus ébouriffantes de la science et le grand bond en avant de la technique, voici venue l’époque des "technoprophètes". Chercheurs talentueux, joyeux apôtres d’une dématérialisation de l’homme, ils annoncent une ère radicalement nouvelle. Un temps où l’on n’aura plus besoin de l’être humain, cette vieille chose prisonnière d’un corps de chair et enserrée dans d’étroites limites biologiques et sociales. Loin de demeurer d’aimables utopistes, ces experts préparent activement, avec l’aide de puissants lobbies scientifiques et industriels, l’avènement de la posthumanité.

    Avec La vie vivante, Jean-Claude Guillebaud livre un essai courageux, engagé, inquiétant. À contre-courant de toutes les bien-pensances. Puisant aux meilleures sources, l’essayiste et chroniqueur à La Vie rapproche les faits épars. C’est sans faux-semblant qu’il prend au sérieux ces nouveaux courants de pensée, avant d’y distinguer le retour insidieux d’une nouvelle forme de "domination" parée des couleurs du progrès. Contre toutes les pudibonderies – autrement dit toutes les haines et les peurs du corps humain –, il est urgent de retrouver une nouvelle forme d’incarnation.

    On trouvera sur le site de La Vie des extraits exclusifs de La vie vivante, le nouveau livre de Jean-Claude Guillebaud en cliquant ici : lavie.fr/jean-claude-guillebaud

    La vie vivante. Contre les nouveaux pudibonds, de Jean-Claude Guillebaud. Editions des Arènes. Parution le 10 mars 2011, 22 €

  • Conversion, science et foi : Dominique Lambert à la cathédrale de Bruxelles

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    Le dimanche 25 mars, Dominique Lambert a donné un très beau témoignage à la cathédrale de Bruxelles, dans le cadre du cycle "Chemins de conversion" (Metropolis)

    Docteur en Philosophie et en Sciences Physiques, Dominique Lambert est philosophe des sciences et professeur aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur. Il est membre de diverses sociétés scientifiques. Auteur de nombreuses publications aussi bien en sciences exactes qu’en histoire des sciences ou encore en Philosophie, il s’est intéressé plus particulièrement aux rapports entre science et foi.

    On peut écouter cette conférence "podcastée" sur le site de RCF; cliquer ici, dans la rubrique "chemins de conversion", le 25/3, Dominique Lambert : rcfbruxelles.be