Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Sciences - Page 41

  • F.I.V. et D.P.I. obligatoires dans le meilleur des mondes de demain ?

    IMPRIMER

    Ces perspectives hallucinantes trouvent aujourd'hui droit de cité dans des publications "scientifiques" qui laissent augurer le pire comme l'écrit Jeanne Smits sur son blog :

    Obliger les parents à utiliser le diagnostic pré-implantatoire ?

    C'est l'idée avancée par deux bioéthiciennes américaines qui verraient bien les parents qui choisissent la fécondation in vitro contraints par la loi de recourir au « DPI » pour assurer le bien-être de leur progéniture, augmenter son autonomie et réduire les inégalités.

    Janet Malek de la East Carolina University et Judith F. Daar, de la Whittier Law School de Californie en font une obligation morale qui pourrait se traduire en une obligation légale, en tout cas lorsque des parents qui se savent porteurs d'une maladie génétique rare et transmissible décident « de manière indépendante d'avoir recours à la fécondation in vitro ». A défaut de le faire, ils devraient encourir une responsabilité légale s'ils n'ont pas recours au DPI « en vue d'éviter de donner le jour à un enfant souffrant de sérieux dommages du fait de l'affection héréditaire », assurent les deux bioéthiciennes.

    Lire la suite ici : obliger-les-parents-utiliser-le-diagnostic-pré-implantatoire
  • Avis aux chercheurs...

    IMPRIMER

    Des kilomètres d'archives à explorer, du pain sur la planche pour les historiens, de la matière à exploiter pour nous éloigner des clichés véhiculés par la désinformation...

    (Vatican Information Service) Les Archives Secrètes Vaticanes, qui rassemblent les actes et documents du Saint-Siège, fêtent leurs quatre siècles. Parmi les manifestations organisées pour l'occasion, s'est ouvert hier le congrès intitulé Religiosa Archivorum Custodia, qui traitera de l'histoire de l'institution, de sa place culturelle et scientifique. Contrairement à l'opinion courante, secret signifie simplement privé. Les premiers manuscrits remontant au pontificat de Grégoire VII (1073 - 1085) et ayant subsisté au schisme d'Avignon furent rassemblés en 1611 sous ordre de Paul V. A l'occasion d'un reportage diffusé par Radio Vatican, l'actuel Préfet des Archives a évoqué une accumulation séculaire de registres et lettres relatifs à la correspondance des Papes, au fonctionnement de la Chambre Apostolique, au service diplomatique, aux conciles, synodes, etc. Des 400 m originaux on est passé aujourd'hui à 85 km de rayonnages. En 1881, Léon XIII ouvrit les Archives à la recherche, et selon l'historien allemand Arnold Esch elles constituent le meilleur fonds pour une approche universelle du Moyen Age. Malgré leur fréquentation par les chercheurs, ses collections sont encore largement inexplorées, en particulier pour ce qui regarde les nonciatures durant la seconde guerre mondiale.

  • Retour sur un symposium annulé

    IMPRIMER

    Jeanne Smits revient sur le symposium portant sur les cellules souches qui devait avoir lieu à Rome et dont nous avions annoncé l'annulation :

    "Belgicatho soulignait le 30 mars dernier que la raison de l'annulation donnée par l'APV n'était peut-être pas la vraie : l'institution romaine invoquait « le faible nombre des inscriptions » et donc un motif économique.

    Mais cette « 3e Conférence internationale sur la recherche responsable sur les cellules souches » suscitait également la controverse puisque plusieurs orateurs invités se sont précisément spécialisés dans la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

    Le Pr Alan Trouson, président de l'Institut californien pour la médecine regénérative (ICRM), a beaucoup contribué à faciliter la récolte d'ovules multiples en vue de la fécondation in vitro ou de la congélation, et c'est lui qui a mené les recherches sur l'obtention de cellules nerveuses à partir de cellules souches embryonnaires (obtenues à partir de la destruction d'embryons). Ce scientifique australien est aujourd'hui le président de l'ICRM, une entreprise chargée d'investir 3 milliards de dollars dans la recherche, en priorité sur les cellules souches embryonnaires (voir ici quelques-uns de ses financiers cités par Wikipedia – Bill Gates par exemple).

    Le professeur George Daley, chercheur au Children's Hospital de Boston (mais il a bien d'autres titres), devait quant à lui être le principal orateur du congrès. C'est une sommité dans le domaine des cellules souches, mais il s'est également distingué en militant pour le financement public de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il a été salué en 2003 pour son travail de pionnier sur la reprogrammation de cellules souches embryonnaires en cellules de sperme aptes à fonctionner. C'est lui encore qui a obtenu une dizaine de lignées de cellules souches, à partir de la destruction d'embryons, sur les 152 qui ont été approuvées par Barack Obama en 2009 pour la recherche subventionnée aux Etats-Unis.

    Un troisième promoteur de la recherche sur les cellules souches et du « transfert nucléaire de cellules somatiques » – un euphémisme pour désigner le clonage non reproductif – , John Wagner, devait également assurer une conférence. (Voir par exemple ici un article co-signé avec Meri Firpo, spécialiste de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.)

    Si la compétence professionnelle de ces chercheurs ne fait pas de doute, leur choix comme orateurs distingués au cours d'un congrès qui annonce vouloir promouvoir la recherche « responsable » est pour le moins paradoxale.


    Aussi plusieurs membres de l'Académie pontificale pour la vie, comme Mercedes Arzu Wilson, membre fondateur, et Judie Brown, membre également, ont dit à LifeSite leur « soulagement » de voir le congrès annulé. Mme Wilson précisait que les conférenciers avaient été choisis sans consultation des membres de l'APV. ..."
     
     
  • Pourquoi ces exclusives médicales ?

    IMPRIMER

    A ce propos, un ami nous fait part de ses réflexions qui pourraient ouvrir un débat :

    La médecine officielle refuse qu'on soigne et guérisse des gens, si ce n'est pas en son nom et avec son autorisation. Toute guérison qu'elle n'a pas autorisée sera considérée comme une guérison illégale, non obtenue avec son autorisation. En France, même les officines qui vendent des plantes médicinales ne sont pas autorisées par la médecine officielle. Et surtout par sa branche chimico-pharmaceutique toute puissante, qui ne veut pas voir baisser ses bénéfices plantureux. La médecine officielle est bien ingrate, car elle n'existerait pas sans les médecines traditionnelles à base de plantes ou de pouvoirs guérisseurs. Pouvoirs dont on ne comprend pas comment ils fonctionnent, mais dont on peut au moins constater qu'ils fonctionnent. Pourquoi la science purement matérialiste de la médecine officielle rejette-t-elle ce qu'elle peut elle-même constater comme efficace ? Le simple fait qu'elle ne ne puisse l'expliquer est-il un motif de rejet ? Cela ressemble au débat sur les EMI (ndlr expériences de mort imminente) à RTL-TVI. Les matérialistes n'osent plus aujourd'hui traiter de dérangés ou d'affabulateurs les gens qui leur racontent leurs expériences de mort imminente. Mais comme ils ne peuvent les expliquer, ils refusent de les considérer. En fait, ils refusent d'admettre tout ce qui risque de les dépasser. Ils refusent d'admettre qu'ils ne soient pas omniscients, et de perdre ainsi un peu de leur prestige. Ou plutôt ils refusent tout ce qui risque de mettre à mal leur dogme du « tout est matériel, et rien n'est spirituel en l'homme ».

  • Vouée à la vie, la belle vie de Jérôme Lejeune

    IMPRIMER

    jerome_lejeune.jpgZENIT.org : L'enquête diocésaine pour la cause de la béatification et de la canonisation du Professeur Jérôme Lejeune sera clôturée le 11 avril prochain

    Antonio M. Battro

    Dans ce témoignage sur le Prof. Jérôme Lejeune (1926-1994), Antonio M. Battro MD, PhD, membre de l’Académie pontificale des Sciences et de l’Academia Nacional de Educación, d’Argentine, rend hommage au savant, ami de Jean-Paul II, alors que la cérémonie de clôture de l’enquête diocésaine pour sa cause de béatification et canonisation aura lieu à Paris mercredi prochain, 11 avril (cf. article ci-dessous).

    ***

    Médecin des corps, médecin des coeurs

    Savant, Jérôme Lejeune a ouvert un nouveau champ dans la génétique des "maladies de l’intelligence" comme il les appelait. Sa découverte en 1958, avec Marthe Gautier et Raymond Turpin, de la trisomie 21, un chromosome en plus qui est la cause du syndrome de Down, a lancé une nouvelle discipline médicale dont il est  devenu une autorité incontestable.

    Lire la suite

  • Rome : un symposium annulé

    IMPRIMER

    C'est une information qui nous vient du Vatican Insider (Alessandro Speciale traduit par notre amie Bruna). Officiellement, ce symposium international n’aura pas lieu pour des raisons économiques, mais, derrière cette excuse, il faut voir le mécontentement causé par l’invitation de scientifiques en opposition avec le Saint-Siège.

    "Le Vatican a décidé d’annuler la conférence scientifique de haut niveau au sujet de la recherche sur les cellules souches, organisée en collaboration avec l’Académie Pontificale pour la Vie. Cette conférence aurait dû se tenir à Rome du 25 au 28 avril prochain et se serait conclue par une audience papale accordée aux participants.

    Officiellement cette annulation, décidée par le président de l’Académie, Monseigneur Ignacio Carrasco de Paula, est due à des motifs économiques. Une note diffusée cette semaine explique que malheureusement le petit nombre de sponsors et d’inscriptions a irrémédiablement compromis la bonne réussite de cet évènement, ce qui a décidé les organisateurs à annuler l’évènement. Cependant le secrétaire coordinateur de l’Académie, le Père Scott Borgman, interrogé par Vatican Insider, ne cache pas que la décision d’inviter des chercheurs travaillant sur des cellules souches embryonnaires avait provoqué un certain mécontentement.

    Lire la suite

  • Guillebaud pourfend les fantasmes du transhumanisme

    IMPRIMER

    Sur le site de la Vie, Jean-Pierre Denis présente le dernier livre de Jean-Claude GUILLEBAUD ("La vie vivante. Contre les nouveaux pudibonds"), dans un article intitulé "L'homme, une expérience ratée?"

    Mères porteuses, nanotechnologies, intelligence artificielle, refus de l’enfant, fabrication de chimères, quête d’immortalité… Le corps humain serait-il has been ? En tout cas, avec les prouesses toujours plus ébouriffantes de la science et le grand bond en avant de la technique, voici venue l’époque des "technoprophètes". Chercheurs talentueux, joyeux apôtres d’une dématérialisation de l’homme, ils annoncent une ère radicalement nouvelle. Un temps où l’on n’aura plus besoin de l’être humain, cette vieille chose prisonnière d’un corps de chair et enserrée dans d’étroites limites biologiques et sociales. Loin de demeurer d’aimables utopistes, ces experts préparent activement, avec l’aide de puissants lobbies scientifiques et industriels, l’avènement de la posthumanité.

    Avec La vie vivante, Jean-Claude Guillebaud livre un essai courageux, engagé, inquiétant. À contre-courant de toutes les bien-pensances. Puisant aux meilleures sources, l’essayiste et chroniqueur à La Vie rapproche les faits épars. C’est sans faux-semblant qu’il prend au sérieux ces nouveaux courants de pensée, avant d’y distinguer le retour insidieux d’une nouvelle forme de "domination" parée des couleurs du progrès. Contre toutes les pudibonderies – autrement dit toutes les haines et les peurs du corps humain –, il est urgent de retrouver une nouvelle forme d’incarnation.

    On trouvera sur le site de La Vie des extraits exclusifs de La vie vivante, le nouveau livre de Jean-Claude Guillebaud en cliquant ici : lavie.fr/jean-claude-guillebaud

    La vie vivante. Contre les nouveaux pudibonds, de Jean-Claude Guillebaud. Editions des Arènes. Parution le 10 mars 2011, 22 €

  • Conversion, science et foi : Dominique Lambert à la cathédrale de Bruxelles

    IMPRIMER

    Le dimanche 25 mars, Dominique Lambert a donné un très beau témoignage à la cathédrale de Bruxelles, dans le cadre du cycle "Chemins de conversion" (Metropolis)

    Docteur en Philosophie et en Sciences Physiques, Dominique Lambert est philosophe des sciences et professeur aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur. Il est membre de diverses sociétés scientifiques. Auteur de nombreuses publications aussi bien en sciences exactes qu’en histoire des sciences ou encore en Philosophie, il s’est intéressé plus particulièrement aux rapports entre science et foi.

    On peut écouter cette conférence "podcastée" sur le site de RCF; cliquer ici, dans la rubrique "chemins de conversion", le 25/3, Dominique Lambert : rcfbruxelles.be

  • Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique - 26 mars 2012

    IMPRIMER

    images (4).jpgSommaire

     

  • Une excellente recension du "Jésus" de Petitfils dans La Libre

    IMPRIMER

    Paul Vaute, sous le titre : "Jésus-Christ sous le scalpel de l’historien", publie dans la Libre de ce 19 mars une excellente recension du livre de Jean-Christian Petitfils que nous avons évoqué sur ce blogue.

    "Considérés avec ou sans la foi, les Evangiles sont une source historique solide.

    Spécialiste de la monarchie française des XVIIe et XVIIIe siècles, Jean-Christian Petitfils s’était déjà échappé avec bonheur de son domaine de prédilection. Le défi qu’il s’est imposé cette fois n’en était pas moins de taille, pour ne pas dire à hauts risques : aborder la figure de Jésus en tant que sujet d’histoire, avec les méthodes de la critique historique. L’entreprise s’est révélée être un succès en librairie. C’est aussi une réussite.

    Bien sûr, l’historien n’a ici ni à proclamer, ni à nier le credo chrétien. Face au surnaturel, il s’efface, ainsi qu’il s’en est expliqué dans un entretien à "La Libre" (29/2). Pas plus que Cabanis ne trouva d’âme sous son scalpel, il ne peut affirmer la virginité de Marie. Mais il constate l’existence, à l’époque, de ce vœu d’oblation religieuse, même dans le cadre du mariage. Il ne sait pas si une étoile a vraiment guidé les mages, mais il relève sa singulière coïncidence avec une conjonction astronomique dûment attestée depuis Kepler. Il n’enquête pas sur la filiation divine de Jésus, mais il souligne son originalité irréductible. Il laisse la résurrection au domaine de la foi, mais il observe que "ce troupeau de fuyards apeurés" qu’étaient devenus les disciples "s’est métamorphosé soudainement en un groupe non de fanatiques hypnotisés, mais d’hommes libres, brûlants de conviction, prêts à donner leur vie pour annoncer la Bonne Nouvelle". Et qu’on ne connaît aucun exemple dans l’histoire d’un phénomène d’affabulation ou de wishful thinking collectifs engendrant un mouvement d’une telle ampleur.

    Pour le reste, le chercheur fait prudemment la part des événements authentiques et symboliques. Ces derniers imprègnent surtout les évangiles synoptiques, alors qu’à l’encontre de l’opinion commune, c’est celui de Jean, longtemps considéré comme le plus théologique, qui offre aux historiens les points d’appui les plus solides. Avare de précisions, certes, il est pourtant celui qui décrit et situe au mieux les faits.

    Outre les sources écrites, y compris païennes, Jean-Christian Petitfils accorde une place particulière, qui le singularise, aux trois grandes reliques de la Passion que sont le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo et la tunique d’Argenteuil. Les techniques de pointe mises en œuvre ces dernières années ont révélé des données et des convergences telles qu’on peut conclure à "un degré d’authenticité extrêmement élevé". L’examen médico-légal du linceul a ainsi permis d’établir le modèle de fouet utilisé lors de la flagellation (un flagrum taxilatum), la position du bourreau à un mètre de la victime, "frappant le côté droit par des coups directs et le côté gauche par des coups de revers". Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

    Ces avancées de la science restent pourtant inconnues du grand public."

    Jésus Jean-Christian Petitfils Fayard 673 pp., env. 25 €

  • Offrir aux jeunes des raisons de croire

    IMPRIMER

    arton9323-88b65.jpgC'est France Catholique qui fait cette proposition que nous relayons bien volontiers tant il est rare de trouver quelque chose de semblable dans l'univers de la culture "jeune". Il suffit de parcourir les rayons de BD dans les librairies pour en faire le constat et pour réaliser combien nos enfants sont en voie de déchristianisation complète.

    Offrons aux jeunes des raisons de croire … vérifiables. Double album « les indices pensables ». (Tomes 1 et 2)

    C’est la grande nouveauté et la grande raison d’espérer de ces dernières années : pour réfléchir à la question de Dieu, il y a du neuf, car désormais, nous disposons d’un bon nombre d’indices vérifiables.

    Nous pouvons y voir un véritable cadeau du Ciel, car ce que demande cette génération, de plus en plus formée à la démarche scientifique, c’est précisément de pouvoir vérifier toute affirmation.

    Non pas que les découvertes des sciences soient en mesure de nous parler de Dieu de façon directe, mais parce qu’elles nous y conduisent, de façon indirecte, en confirmant l’intuition de saint Augustin qui disait : il existe deux « Livres » pour connaître le Créateur. Celui de la Révélation (Ancien et Nouveau Testament) et celui de… la Création elle-même.

    Lire la suite

  • Le meilleur des mondes : big brother s’occupe de vous

    IMPRIMER

    Lu sur « M blogs » :

    Capturer4-530x306.jpgDans la petite ville de Bluffdale, au creux d'une vallée reculée de l'Utah, cœur du pays mormon américain, la National Security Agency (NSA) construit actuellement le plus grand centre de collecte et d'analyse de données des Etats-Unis, auquel le magazine Wired consacre sa couverture cette semaine.

    Ce centre puissamment gardé devrait être opérationnel en septembre 2013. La NSA a consacré 2 milliards d'euros au chantier, qui doit permettre d'abriter quatre halls à serveurs de 2 300 mètres carrés chacun, plus 8 hectares de bâtiments destinés au support technique et à l'administration du site. L'ensemble sera complètement autosuffisant. Des réservoirs d'essence seront capable d'alimenter des générateurs de secours trois jours durant ; des installations de pompage d'eau pourront produire 6,4 millions de litres d'eau par jour, un système d'égouts et d'air conditionné aidera à maintenir ces serveurs à une température raisonnable. L’électricité sera fournie par une station autonome de 65 mégawatts, pour un coût total énergétique de 40 million de dollars par an (30 millions d'euros), selon une estimation publiée par Wired.

    L'objectif de cette Babel du renseignement est de capter, décoder et analyser des données issues de communications classiques (courriels, conversations téléphoniques, recherches sur Google), de tous types de données personnelles (factures de parking, itinéraires de voyages, achats en librairies…) et de données issues du "Web profond", non directement accessible (informations financières, transactions boursières, accords commerciaux, communications militaires et diplomatiques étrangères, documents légaux, informations personnelles confidentielles…).

    En 2005, le New York Times avait déjà révélé que la NSA s'était lancée sans mandat juridique dans un vaste programme d'écoute des communications sur le sol américain, depuis l'échec cuisant du 11 septembre. L'institution, créée comme un outil du ministère de la défense après le désastre de Pearl Harbor, avait entrepris une profonde refonte de son travail, dont ce centre est un aboutissement. "Même s'il y a peu de preuves que la NSA soit aujourd'hui plus efficace — après tout, malgré de nombreuses opportunités, elle a raté la tentative d'attaque du "terroriste en caleçon" en vol pour Détroit en 2009, et l'attentat à la voiture piégée de Times Square en 2010 — il n'y a pas de doute sur le fait qu'elle est devenue l'agence de renseignement la plus vaste, la plus secrète et potentiellement intrusive jamais créée," écrit Wired.

    Le centre de données de l'Utah puise ses sources en se branchant directement sur les "prises" des compagnies de télécommunications (un système déjà exposé par le New York Times en 2005) en surveillant les stations terrestres du réseau AT&T, de gigantesques paraboles qui gèrent les communications entre Etats-Unis, l'Europe, le Moyen-Orient, l'Asie et la zone Pacifique.

    Pour décoder les données protégées ainsi collecter, la NSA travaille avec un superordinateur, situé dans le "bâtiment 5 300" du centre de Bluffdale, appelé sobrement "Zone de recherche multiprogrammes". Des responsables de la NSA ayant participé à la création du site déclarent à Wired que l'équipe en charge du décryptage a récemment réussi "une percée" technologique, mais qu'elle a besoin de plus de capacité de traitement pour la mettre en action. C'est dans l'Utah qu'elle prévoit de le faire.

    La NSA souhaiterait mettre en route un ordinateur capable de coordonner la collecte, la lecture et le classement de ces milliards de données à travers le monde d'ici 2018. Selon l'un des responsables anonymes cités par Wired : "Tout le monde est une cible ; toute personne qui communique est une cible."

    Référence: À L’ÉCOUTE – Un gigantesque centre d’espionnage en construction dans le désert américain

     Et demain, un gouvernement universel, le maître de la terre, l’antéchrist ? Relire le roman prémonitoire (1910) de Mgr Robert Hugh Benson