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Société - Page 765

  • One of Us : 1.230.000 signatures pour dire non à la destruction des embryons humains

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    One of Us

    Objet:

    La protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière.

    Principaux objectifs:

    La dignité et l’intégrité de l'embryon humain doivent être respectées. Ceci a été établi par l'arrêt Brüstle contre Greenpeace de la CJUE qui définit l'embryon humain comme le commencement du processus de développement d’un être humain. Afin d’être cohérente dans l’exercice de ses compétences, l'UE devrait interdire et mettre fin au financement des activités qui impliquent la destruction d'embryons humains, en particulier dans les domaines de la recherche, de l’aide au développement et de la santé publique.

    SITUATION PER COUNTRY

     le tout petit score de la Belgique (inférieur à celui du Luxembourg!) n'échappera pas au lecteur...

    Country

    Total signatures collected per country

    Minimum necessary

    Percentage achieved

    (at) Austria

    31.135

    14.250

    218,49%

    (be) Belgium

    4.078

    16.500

    24,72%

    (bg) Bulgaria

    767

    13.500

    5,68%

    (cy) Cyprus

    2.040

    4.500

    45,33%

    (cz) Czech Republic

    9.029

    16.500

    54,72%

    (de) Germany

    115.012

    74.250

    154,90%

    (dk) Denmark

    6.043

    9.750

    61,98%

    (ee) Estonia

    3.641

    4.500

    80,91%

    (el) Greece

    5.183

    16.500

    31,41%

    (es) Spain

    70.322

    40.500

    173,63%

    (fi) Finland

    948

    9.750

    9,72%

    (fr) France

    91.911

    55.500

    165,61%

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  • Quand un sénateur belge envisage d'euthanasier des nouveaux nés

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    Dans l'émission Controverse, le sénateur MR Jacques Brotchi et le chef de groupe cdH au Sénat, Francis Delpérée, débattent de l'opportunité d'élargir l'euthanasie aux enfants.

    http://www.rtl.be/videos/video/460173.aspx

  • Paris : Aïda à la sauce anticatholique

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    Lu ICI :

    Christianophobie à l’Opéra-Bastille…

    Les mises en scène contemporaines de pièces de théâtre ou d’opéras, en disent généralement plus sur les metteurs en scène que sur les intentions des créateurs. La scène des théâtres est devenue une estrade idéologique et politique où les metteurs en scène, avec lourdeur et de manière répétitive, exposent qui son fantasme qui son sectarisme pour “épater le bourgeois” ou endoctriner le bobo… Je remercie mes amis du Salon Beige de m’avoir fait parvenir tôt ce matin – l’avenir appartient à ceux qui se lèvent dès potron-minet… – un courriel qu’ils ont reçu tard cette nuit d’une personne – merci A. V. de votre réaction… à chaud – indignée de la mise en scène lourdement christianophobe de l’opéra Aïda de Giuseppe Verdi, dont la générale se donnait lundi soir à l’Opéra-Bastille de Paris. Impressionnant !

    Générale Aïda ce soir. Entre les macchabées dévêtus, pendus et autres corps décharnés habituels à Olivier Py, nous avons eu droit ce soir à l’expression d’une haine virulente et explicite du catholicisme. Prêtres en tenues traditionnelles arborant la croix catholique tout en bénissant un char de combat, prêchant la guerre aux Égyptiens (veut-il plus de victimes de frère Coptes ou s’amuse-t-il de les voir massacrés ?). Étrange manif avec à son centre une légion de prêtres catholiques, arborant des pancartes « Dehors les étrangers ! », « Mort aux étrangers ! »… Mieux : dernier acte avec croix enflammée, et rite par le prêtre de la Sainte Cène sur un autel, avec calice et ciboire, aux chants, par les prêtres, de condamnation à mort. Final grandiose : la cantatrice renverse l’autel et les objets liturgiques en chantant l’indignité des prêtres. Et quelques macchabées de retour à la fin… L’art ne mérite-t-il pas mieux que cette prise d’otage d’artistes par un metteur en scène obsédé par sa sortie du séminaire ?

  • Mgr Léonard et les crématoriums : un bel exemple de désinformation

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    Lu sur InfoCatho.be :

    Cérémonies religieuses dans les crématoriums : la réalité 

    La presse généraliste, écrite et radio-télévisée, a voulu une nouvelle fois faire les « choux gras » d’une information concernant Mgr Léonard, qui… n’en était pas vraiment une!

    En accusant Mgr Léonard de vouloir interdire les cérémonies religieuses de funérailles dans les crématoriums du pays, nos confrères se sont tout simplement trompés… Dès la matinée, la nouvelle s’est répandue dans la presse à la vitesse de l’éclair. « L’archevêque André Léonard interdit les offices dans les crématoriums », annonçait la RTBF. « Les offices religieux dans les crématoriums, c’est terminé », précisait RTL-TVI, expliquant que « le Primat de Belgique et l’ensemble des évêques flamands ont décidé d’interdire aux prêtres catholiques de célébrer des offices religieux dans les crématoriums pour les enterrements. La mesure s’appliquera dès 2015… en Flandre. Car aucun texte équivalent n’a été adopté en Wallonie pour l’instant ». De son côté, le Soir titrait: « Monseigneur Léonard déclare la guerre aux crémations ».

     Une orientation des évêques de Flandre

    « La décision de ne plus envoyer de prêtre ou de diacre dans les crématoriums pour des célébrations religieuses à partir de 2015  est une orientation de l’ensemble des évêques flamands et non de Mgr Léonard seul », a dû préciser le père Tommy Scholtes, attaché de presse de la Conférence épiscopale de Belgique, samedi. Il a ajouté qu’il n’y aucune volonté de s’opposer aux crématoriums de la part de l’Eglise.

    Dès 2015, les prêtres ne pourront donc plus se rendre dans les crématoriums que pour y prononcer de petites prières, d’une dizaine de minutes pas plus, et ne pourront  plus y tenir des offices complets. En réalité, cette décision a été prise par l’ensemble des évêques flamands, dont Mgr Léonard fait partie en tant qu’archevêque de Malines-Bruxelles. Aucun texte équivalent n’a été adopté en Wallonie pour l’instant.

    « Ce n’est pas du tout une question de principe ou d’idéologie », a encore indiqué Tommy Scholtes à l’agence Belga. « Il y aura toujours un lien entre le crématorium et la paroisse la plus proche pour aider les familles qui le souhaitent à avoir un temps de prière avant la crémation », a-t-il précisé, ajoutant qu’après la cérémonie religieuse dans l’église locale, « le défunt sera conduit au crématorium ou au cimetière, selon le choix de la famille ».

    J.J.D.

  • Chronique de l'euthanasie aux Pays-Bas

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    Jeanne Smits rapporte deux nouveaux faits significatifs de la banalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas :

  • Les enfants de tout le monde

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    Publié par Jacques de Guillebon sur le blog du mensuel « La Nef » :

    Si vous ne connaissez pas la dernière invention de nos Faust contemporains qui se déguisent sous le nom de généticiens, je ne saurais trop vous conseiller de jeter un rapide coup d’œil sur le site Généthique (en cliquant ici).

    Il s’agit de la FIV à trois parents. Mais oui, Salomon est définitivement ringardisé. En gros, pour faire disparaître certains risques de maladie héréditaire, on injecte le noyau de l’ovule d’une femme dans le cytoplasme de l’ovule d’une autre. On n’arrête pas le progrès, c’est-à-dire le meccano humain. Tout va bien.

    Ainsi, à l’avenir, rien ne nous empêche d’imaginer la situation suivante : deux hommes en couple désirent avoir un enfant. Ils louent le ventre d’une mère porteuse, et demandent à leur meilleure copine de prêter son ovule. Mais il se trouve que cette copine est susceptible de transmettre une maladie mitochondriale. Nos pères en herbe décident alors de recourir à la FIV à trois parents : le noyau de l’ovule de la copine est donc transféré dans le cytoplasme de l’ovocyte d’une autre donneuse. Pour corser l’affaire, les deux hommes sont stériles : un donneur est donc requis. L’enfant est conçu, couvé, il naît. Tout se passe bien.

    Sauf que si l’on additionne les deux pères légaux, le donneur de sperme, la donneuse d’ovule malade, la donneuse d’ovule sain et la mère porteuse, notre lardon se retrouve avec six parents. Du moins six personnes ayant présidé à sa conception.

    Il n’est pas non plus interdit de penser que les pères se séparent après quelques années, et se remettent en couple chacun de son côté. Ce qui nous fait la somme rondelette de huit adultes pour un enfant. Pratique pour les sorties d’école et les longs week-end d’hiver.

    ---

    "Il exagère", dites-vous ? Cette situation n'est pourtant pas plus absurde que celle de deux jumeaux qui auraient la même mère mais deux pères différents, et vivraient séparés, chacun avec son père célibataire. Cette situation, elle, est bien réelle : ça se passe aux États-Unis, et c'est à lire en cliquant ici.

    Réf. Les enfants de tout le monde

    JPSC

  • Les Belges et l'euthanasie : un drôle de sondage

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    Euthanasie: un drôle de sondage (via Didoc.be)

    Écrit par Etienne Dujardin le 4 octobre 2013.

    La grande majorité des Belges serait-elle en faveur d’une extension de l’euthanasie ? Pas si vite, semble dire un article d’opinion, publié dans « La Libre Belgique » du 4-10-13.

    Un sondage publié dans "La Libre" d’hier explique qu’entre 75 et 80 % des Belges sont favorables à l’élargissement de l’euthanasie aux enfants, même sans leur consentement, et aux personnes démentes en état de souffrance irrémédiable.

    Comme tout sondage, il faudrait en savoir plus sur les conditions de réalisation de ce dernier pour savoir s’il est pertinent ou non. Mais le débat n’est pas là. Ce qui est curieux, c’est que les questions posées ne correspondent nullement au débat législatif. En effet, il n’est pas question d’élargir l’euthanasie à des personnes mineures sans leur consentement ou à des déments sans une déclaration préalable.

    Les responsables de ce sondage devraient savoir que, sans le consentement du patient, on sort du cadre de la loi sur l’euthanasie. N’est-il pas dérangeant que, sur une matière aussi complexe, un institut de sondage ne puisse rassembler une information correcte ? Ce débat mérite de la précision et du sérieux.

    Il n’est pas anodin que le comité des droits de l’homme des Nations unies se soit inquiété de l’évolution de l’euthanasie aux Pays-Bas. La question de la capacité et du consentement est fondamentale : comment et sur quelles bases un ou plusieurs médecins vont-ils juger si un enfant ou un dément a réellement décidé de faire le dernier voyage en toute connaissance de cause et sans influence ou pression externe ? Qui garantira qu’il n’y aura jamais aucune erreur de diagnostic ? Quel comité, aussi honorable qu’il soit, pourrait disposer de la vie d’autrui dans ces circonstances ?

    Robert Badinter, qui a beaucoup œuvré pour mettre fin à la peine de mort, notamment à cause des erreurs judiciaires possibles, se déclare contre l’euthanasie, car personne ne peut disposer de la vie d’autrui. Le sénateur Philippe Monfils, l’un des pères de la loi euthanasie de 2002, déclarait en 2009 : "Le Parlement n’a pas accepté l’euthanasie des mineurs en raison du risque d’absence de consentement libre et volontaire. De toute manière, le médecin peut déjà, dans ce cas, recourir à des mesures autorisées par la déontologie médicale (de la prise de médicaments soulageant la souffrance au refus de l’acharnement thérapeutique)."

    Le Pr Marc Englert, administrateur de l’ADMD (association qui milite pour l’euthanasie), déclarait, quant à lui, cet été au journal français slate.fr : "Selon moi, la question aujourd’hui la plus délicate est celle concernant l’abaissement de l’âge de la majorité à 16 ans, 14 ou moins. J’y suis pour ma part opposé. A mes yeux, la frontière indépassable est claire : l’euthanasie ne peut être pratiquée que s’il y a demande, une demande consciente, clairement exprimée et réitérée par écrit sinon c’est un meurtre."

    De plus, seul entre 0 et 5 cas d’euthanasie d’enfants, seulement, ont été déclarés depuis 2002 en Hollande. Ce que révèle finalement ce sondage est que la souffrance touche et qu’elle doit être abrégée. Cependant, la vie est précieuse et nous devons la traiter avec respect. Il y a une grande différence dans le vécu du patient et du médecin entre le faire mourir et le laisser mourir.

    L’institut Dedicated Research aurait pu poser les deux questions suivantes : 1) Etes-vous d’avis qu’il faut augmenter la présence et le financement des soins palliatifs pour lutter contre la souffrance des enfants et des déments en fin de vie ? 2) Pensez-vous que l’interdit de tuer est fondamental dans une société, mais que, dans certains cas, une sédation (traitement qui fait disparaître la souffrance par exemple par la perte de conscience) pourrait être utilisée en vue de supprimer la souffrance de l’enfant avec son consentement ?

    A ces deux questions, le pourcentage d’adhésion aurait été, plus que probablement, identique, à savoir 75 % ou plus, et "La Libre" aurait eu un titre différent : "Les Belges veulent un traitement médicalisé de la souffrance des mineurs, mais restent attachés à l’interdit de tuer." A questions différentes, résultats contradictoires…

    Etienne Dujardin est licencié en droit et en notariat.

  • A propos de la communication du pape François

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    La foule des fidèles n’est pas seulement  touchée par  l’affection démonstrative  que le pape lui voue lors de ses apparitions publiques. Ceux-ci et tous les autres lisent aussi ses interviews dans la presse : après celle de  Spadaro pour l’intelligenzia cléricale dans la « Civilta Cattolica » et celle de Scalfari, publiée par épisodes promis à une large audience dans la « Repubblica », on trouve aussi -quelques crans plus bas- le reportage de Caroline Pigozzi : dans « Paris Match » cette semaine,  la "spécialiste" des scandales du Vatileaks brode  autour de sa visite à François sur deux pleines pages, auxquelles s’ajoutent deux photos chacune sur deux pages. Soit pas moins de six pages en tout.La « com » dans la presse people et autre est-elle en passe de remplacer les encycliques ? C’est  la question que pose Sandro Magister sur le blog « chiesa » (Les encycliques ont un nouveau format: l'interview) :

     « ROME, le 7 octobre 2013 – Les jours passent et les deux interviews accordées par le pape François l’une au jésuite Antonio Spadaro, directeur de "La Civiltà Cattolica", et l’autre à Eugenio Scalfari, athée proclamé et fondateur du principal quotidien laïc italien, "La Repubblica", apparaissent de plus en plus comme des points de repère dans ce début de pontificat.

    Dans ces deux interviews, Jorge Mario Bergoglio explique quels sont les critères qui l’inspirent, il dit quelle est sa vision de l’état actuel de l’Église, il indique quelles sont ses priorités, il énonce son programme.

    Il est également très explicite quand il mentionne les points sur lesquels il prend ses distances par rapport à ses prédécesseurs Benoît XVI et Jean-Paul II:

    > Le virage de François

    L’adoption de la forme de l'interview pour communiquer avec les fidèles et avec le monde est une décision que le pape actuel a longtemps hésité à prendre.

    Le 22 juillet encore, lors de son voyage aller vers Rio de Janeiro, il s’était dérobé face aux journalistes : "À vrai dire, je ne donne pas d’interviews, mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux pas, c’est comme cela... Pour moi c’est un peu fatigant". Mais ensuite, pendant le voyage de retour, il s’est prêté à une longue séance de questions-réponses sans préparation et sans protection, sur tous les sujets qui lui ont été proposés :

    > "Bonsoir et merci…"

    Une phrase qu’il a prononcée au cours de ce voyage a eu l’effet d’une bombe et elle a fait le tour du monde, lui apportant une énorme quantité d’approbations de la part de l’opinion publique laïque : "Si une personne est gay et cherche le Seigneur et qu’elle est de bonne volonté, mais qui suis-je pour la juger ?". Serait-ce une phrase qui lui aurait échappé dans le feu de l’improvisation ? Pas du tout. Non seulement le pape François l’a reprise dans la plus calibrée de ses interviews ultérieures, celle qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica", mais il l’a développée. En y ajoutant un corollaire à l’effet tout aussi explosif : "L'ingérence spirituelle dans la vie personnelle n’est pas possible".

    L'interview accordée à "La Civiltà Cattolica" a été le fruit d’une série d’entretiens entre le pape et celui qui l’interviewait. Elle a été mise par écrit avec beaucoup de soin. Elle a été contrôlée mot par mot par l’auteur avant impression. Elle a été publiée simultanément le 19 septembre par seize revues de la Compagnie de Jésus, en onze langues :

    > Interview du pape François

    On peut donc considérer à juste titre qu’elle constitue la première véritable "encyclique" du pape François et qu’elle est bien plus son œuvre que "Lumen fidei", qui est de facture classique et qu’il a héritée de Joseph Ratzinger.

    Une "encyclique" nouvelle par le format : justement celui de l’interview, qui vise à en faciliter la lecture et à en favoriser la diffusion. Nouvelle également par le degré d’autorité, qui est indubitablement moindre que celui des actes de magistère proprement dits mais qui peut cependant toujours être rattaché au "munus" pontifical.

    Depuis ce moment, le pape François montre qu’il apprécie particulièrement cette modalité de communication. L'interview réalisée par Scalfari en est la preuve. En se confiant à une personnalité très connue de la pensée laïque et à un journal à fort impact sur l’opinion publique tel que "La Repubblica", le pape a obtenu un niveau d’écoute infiniment supérieur à celui de l'interview qu’il a accordée à "La Civiltà Cattolica". Il l’a fait en prenant consciemment des risques. L'interview a été publiée dans "La Repubblica" du 1er octobre, sous la signature de Scalfari, sans que le pape François en ait lu le texte au préalable. Mais, le même jour, "L'Osservatore Romano" l'a reproduite intégralement et le site officiel vatican.va l’a à son tour mise en ligne parmi les "nouvelles" du moment, comme il le fait pour les autres discours du pape. C’est le signe que le pape François la reconnaît comme une transcription fidèle de sa pensée.

    Pour ce qui est du contenu, l'interview accordée à Scalfari aborde, comme celle de "La Civiltà Cattolica", toutes sortes de sujets, même si elle le fait plus brièvement.

    Elle y ajoute des éléments nouveaux, mais en reprend certains qu’elle réaffirme. En particulier ce passage concernant la subjectivité de la conscience qui est celui qui avait soulevé le plus d’objections. Là encore sans diluer ou atténuer ses propos précédents. Mais plutôt en les renforçant : "Chacun de nous a son idée en ce qui concerne le Bien et le Mal et il doit choisir de suivre le Bien et de combattre le Mal tels qu’il les conçoit".

    Dans la préface du premier volume de sa trilogie consacrée à Jésus, Joseph Ratzinger-Benoît XVI avait écrit : "Ce livre n’est pas un acte magistériel ; par conséquent chacun est libre de me contredire". Le pape François ne dit pas cela expressément. Mais on peut présumer que cette liberté s’applique aussi à lui, quand il adopte une forme d’expression aussi clairement ouverte à la controverse que l’interview.

    On trouvera ci-après le texte complet d’un vigoureux échantillon de contradiction suscité par les interviews du pape François : le professeur Pietro De Marco, qui est l’auteur de cette note, est enseignant à l'université de Florence et à la faculté de théologie d'Italie centrale.  JPSC :

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  • La stratégie amoureuse du pape François

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    Un reportage de Jean Mercier sur le site de l’hebdomadaire « La Vie » :

    « Assise. Le lieu est mythique, en raison de la figure exceptionnelle de Saint François. En venant lui-même dans ce lieu, le jour de la fête du Poverello, le pape qui a choisi son nom porte à son maximum la cohérence de son identité, quitte à se transformer à une légende vivante lui-même, à l'instar du saint le plus populaire d'Italie, et sans doute du monde.

    Le 13 mars au soir, il avait fallu à Jorge Mario Bergoglio un seul « Buona sera » (bonsoir) pour faire chavirer toute l'Italie, laquelle, une demie heure plus tôt, avait déjà reçu comme un (délicieux) coup au cœur la « naissance » d'une lignée papale reliée au saint d'Assise, qui est sans rival dans les coeurs des Alpes à la Sicile. En venant à Assise, le pape a parcouru quasiment tout le chemin de son histoire d'amour avec l'Italie. D'un point de vue symbolique, François incarne désormais pour les Italiens comme un avatar du Poverello, lui même une image du Christ.

    Italien lui-même par ses parents, l'argentin Bergoglio a endossé le nom du Poverello en connaissant combien François est le symbole de l'harmonie entre l'Italie et la religion, combien est positive et souriante la figure du frère franciscain dans l'imaginaire de la Péninsule. Dans un livre tout récemment paru, l'historien Sergio Luzzatto, consacré à la figure de Padre Pio, montre combien la figure de ce capucin a mobilisé les foules pendant 50 ans comme une figure « anxyolytique », et notamment à des moments de grande angoisse sociale. Lors du pélerinage du pape à Assise, la forte récurrence du thème du chômage, des difficultés sociales, dans les paroles de salut adressées, sont la preuve que le pape est une référence très anxyolytique, sur fond de paysage politique dévasté et d'une crise d'identité sans précédent.

    Sans aucun doute, le pape vit à fond la proximité et l'affectivité franciscaines. Chaque semaine, il embrasse des centaines de gens sur la place Saint Pierre de Rome. A Assise, en moins de 12 heures, il a serré dans ses bras et embrassé des dizaines d'enfants, de femmes et des hommes. Le bonheur qu'il semble retirer de ces contacts furtifs et intenses, face à des gens souvent en pleurs, portant leurs enfants gravement handicapés, est impressionnant. Le pape est tactile comme le fut François en son baiser au lépreux.

    L'autre dimension de saint François est qu'il a été le rebâtisseur d'une Eglise en difficulté, initiant une réforme spirituelle sans égal dans l'Histoire de l'Eglise. Le pape est venu à Assise avec ses huit cardinaux membres de son G8, qui incarnent ce chantier, ouvert cette semaine à Rome par une première session de travail. Là encore, la cohérence franciscaine est totale.

    Enfin, l'humour et la joie tiennent une place toute particulière dans la spiritualité franciscaine, et aussi italienne. François, depuis le 13 mars, n'a jamais perdu une occasion de faire un mot d'esprit, y compris parfois de façon caustique. On sait aussi que l'humour est une façon de faire sauter les inhibitions, les peurs, et les blocages. Le pélerinage à Assise a été un feu d'artifices en matière d'humour papal et correspond à la stratégie « amoureuse » de François face à l'Eglise (Benoît XVI n'était guère doué pour l'humour face à une foule). Le pape a fait rire la foule lorsqu'il a évoqué les jeunes mariés qui se lancent des assiettes à la figure, mais doivent au moins se réconcilier avant de se coucher. Avec les religieuses clarisses, il a évoqué la vraie joie, qui n'est pas le sourire de l'hôtesse de l'air. Rapportant la conversation qu'il a eue avec une mère de famille qui s'inquiétait que son fils de 30 ans ne parvienne pas à se marier, le pape a lancé ce qu'il lui avait conseillé : « Arrêtez de lui repasser ses chemises », déclenchant l'hilarité générale.

    Au sein d'un pays très divisé sur les questions de l'immigration, ou sur la politique, le Poverello représente la part belle de l'Italie, celle qui est fraternelle – par rapport à un racisme rampant – et pure (par opposition à la corruption, ou les frasques sexuelles de Berlusconi). Sans surprise, l'Italie qui veut croire à sa face lumineuse veut profondément s'identifier au pape François, et l'aime passionnément. »

    Réf. Le pape : une légende italienne

    JPSC

  • François : Quo vadis ?

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    Sur son site « Pro liturgia », dédié à l’usage du chant grégorien dans la  liturgie fidèle à la réforme issue du concile Vatican II,  Denis Crouan exprime, au-delà des questions liturgiques, une inquiétude (billet d’humeur peut-être excessive, justifiée ou non, là n’est pas le sujet) qui est loin d’être isolée. Il faut aussi y être attentif car, si l’on perd le centre, où est alors la périphérie ? 

    « Une chose est certaine : l’arrivée du Pape François a fait naître deux courants au sein de l’EgliseCelui des admirateurs du style de Jorge Bergoglio, et celui des dubitatifs.

    Remarquons que ceux qui admirent le style du Souverain Pontife fonctionnent souvent « à l’affectif » : ce qui leur plaît chez ce Pape, ce sont ses tweets, les coups de fil qu’il donne, sa façon de se faire tutoyer, son goût pour ce qui « fait » simple, sa passion pour le foot... Mais construit-on l’Eglise universelle sur de telles bases fluctuantes ? L’affectif des fidèles les plus versatiles peut-il tenir lieu de théologie ?

    De leur côté, les dubitatifs font remarquer que, depuis qu’il a succédé au Pape Benoît XVI, le Pape François multiplie des propos - parfois contradictoires - et lance des quantités d’idées sans qu’on puisse savoir l’objectif qu’il cherche à atteindre. 

    De fait, il n’a pour l’instant publié aucun document solide et clair sur lequel les fidèles puissent se baser pour comprendre la ligne pastorale qu’il entend suivre. Tout ce que l’on constate, c’est que le Pape Bergoglio s’emploie obstinément à « détricoter » ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Et quand on dit « obstinément », ce n’est pas un vain mot. Car François est obstiné ; et sous des apparences de « pape ouvert » et « à l’écoute », il met peu à peu en place un gouvernement très personnel, pour ne pas dire autoritaire. Ne l’a-t-il pas dit lui-même en créant son Conseil de huit cardinaux ? Il ne veut que des gens qui pensent comme lui... D’où une question qui surgit immédiatement : à quoi servira ce nouveau Conseil dont le rôle se limitera à dire « amen » à tout ce qu’entreprendra le Souverain Pontife ?

    Pour le moment, en tout cas, les dubitatifs constatent que le Pape François n’a ni le souci de la liturgie « source et sommet de la vie de l’Eglise », comme l’enseigne le Concile, ni le souci d’encourager les simples prêtres qui font vaillamment leur travail pastoral dans des conditions souvent difficiles, ni le souci d’indiquer clairement aux fidèles la direction à prendre pour se maintenir dans la foi reçue des Apôtres. 

    Alors que Benoît XVI comparait l’Eglise à une barque qui prend l’eau de toute part, François affirme qu’au contraire, elle se porte très bien. « Ça commence à nous inquiéter sérieusement », disait un prêtre, curé de paroisse, qui se faisait le porte-parole de ses confrères. Et il ajoutait : « Je crois que cette inquiétude est même partagée par un certain nombre de nos évêques qui, passé le moment d’euphorie qui a suivi l’élection de Jorge Bergoglio, sont de plus en plus silencieux. Ce qui n’est pas trop dans leurs habitudes. » Finalement, c’est vrai, la seule question qu’on aimerait poser au Pape est : « Où nous conduis-tu ? » (Ou bien « nous conduisez-vous » pour ceux qui n’ont pas encore adopté le style bergoglien). La réponse est peut-être dans le fait que le Pape François ne sait mesurer l’Eglise universelle qu’à l’aune de l’Eglise sud-américaine, sans chercher à connaître les mentalités nord-américaines, européennes, africaines, asiatiques... 

    Il y a peut-être un moyen de comprendre la « stratégie pastorale » du Pape François. C’est d’aller voir comment se portait le diocèse de Buenos Aires quand Jorge Bergoglio y était Cardinal. C’est ce qu’ont fait certains internautes. Et ce qu’ils ont découvert n’a fait que les inquiéter davantage encore : catéchèse minimaliste, liturgies démantibulées et passablement laides (communion données dans des corbeilles que les fidèles se passent les uns aux autres), séminaire diocésain dont le site internet laisse deviner que les vocations ne sont pas nombreuses. Alors, quelle Eglise veut nous donner François ? Une Eglise éclatée qu'il n’arrivera plus à diriger lui-même tellement il aura voulu la chambouler selon ses seules vues et sans plan clairement tracé ?"

    Réf. L'ACTUALITE DU 5 OCTOBRE 2013

    Il ne faudrait pas que la célébration du cinquantenaire de Vatican II se clôture par l’ouverture d’un front supplémentaire de dissensions internes.

    JPSC

  • "Profilage" ou une mauvaise série au service de l'éthiquement correct

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    C'est Pierre Vallinat sur le blog "La Table Ronde" qui relève la chose :

    Quand TF1 promeut la GPA…

    Il m’est arrivé, la semaine dernière, de regarder TF1, un soir d’oisiveté. Je tombai sur une série policière française du nom de Profilage. Passons sur la médiocrité générale du scénario, du jeu des acteurs et de l’intérêt des personnages.  Mais ce sur quoi on ne peut passer, c’est l’abjection des messages idéologiques qui s’y trouvent, clichés sociaux et autres victimisations militantes.  Je vous le donne en mille : dans le premier épisode, un transsexuel, ancienne victime de persécutions homophobes qui s’est caché grâce à son changement de sexe.

    Et ce n’est qu’un avant-goût : dans le deuxième épisode, c’est carrément un couple pris en flagrant délit de GPA qu’on excuse bien volontiers ! Emouvante scène qui fait appel à l’humanité de chacun, quand le flic, découvrant que la femme enceinte victime d’une agression était une mère porteuse, va trouver le mari :

    « – La gestation pour autrui est interdite en France, vous le savez bien.

    - Je le sais, répond le mari. Mais vous savez, même si ça nous  rapporte de l’argent, on a fait ça avant tout pour aider ces gens. Pour leur donner la chance d’avoir un enfant.

    - Je comprends, conclut le flic. »

    Et à partir de là, ni les clients, ni les « fournisseurs » ne seront plus inquiétés. Inutile de raconter l’histoire dans le détail, mais tous sont bien sûr les victimes. Et c’est ainsi que l’épisode, une fois la mère porteuse rétablie et l’agresseur arrêté, s’achève sur la magnifique scène de la passation du bébé. Sur fond de musique émouvante, le nouveau-né passe de mains en mains, et les clients rayonnant quittent l’hôpital avec le bébé sous le bras. Le tout sous le regard bienveillant des policiers. Et rassurez-vous, on épargne au téléspectateur attendri la scène dans laquelle la mère porteuse et son mari palpent les vingt mille euros convenus au départ. À peine est-ce évoqué en début d’épisode, de sorte qu’on en vient à penser qu’il s’agit là d’un don gratuit et altruiste. On ne va pas casser tout ça en rappelant aux gens que le mouflet fait l’objet d’une transaction financière !

    Ce qu’il faut retenir de cette histoire (qui, convenons-en, ne change pas la face du monde), c’est que même si c’est malsain, crétinisant et, en plus, mal joué, il peut être bon d’avoir la curiosité de regarder TF1 de temps en temps. Histoire d’avoir bien conscience de la m**** devant laquelle le Français moyen s’abrutit plus de trois heures par jour.

    Profilage, saison 4, épisode 7 « Juste avant l’oubli »

    Profilage, saison 4, épisode 8 « De père en fils »

    Pour les visionner et laisser un commentaire à TF1, c’est ici.

  • Quand Barilla plie malencontreusement devant le lobby gay

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    De Frédéric Brebant dans un assez surprenant article paru sur Trends-Tendances :

    Pourquoi Barilla n'aurait pas dû plier devant le lobby gay

    Non, les marques commerciales ne doivent pas nécessairement mettre en scène des couples homos dans leurs publicités. Au cœur de la polémique, Barilla a finalement cédé, au lieu de résister.

    La police de la pensée a encore frappé. Et une grande entreprise, une de plus, est à nouveau rentrée dans le rang. A un point tel qu'il convient aujourd'hui de se demander si une marque ne doit pas être obligatoirement «gay friendly» (traduisez : l'amie affichée des homos) pour continuer à exister sur un marché sans pitié. Et pour avoir «la paix», tout simplement.

    Petit rappel des faits. La semaine dernière, Guido Barilla, président de la célèbre marque de pâtes éponyme, participe à une émission sur une radio italienne. Au détour d'un débat sur l'homosexualité, le patron est invité à répondre à la question suivante : «Feriez-vous une publicité avec un couple gay ? ». Convaincu du positionnement qu'il a toujours donné à sa gamme de produits, Guido Barilla lance «Pas question. J'aime la famille traditionnelle», avant d'ajouter très maladroitement «Si les homosexuels ne sont pas contents, ils peuvent manger des pâtes d'une autre marque !».

    Bien sûr, le propos est déplacé et le président de la marque présentera d'ailleurs, dès le lendemain, ses excuses sur les réseaux sociaux, en ajoutant qu'il a «le plus profond respect pour la sensibilité de tous». Qu'à cela ne tienne, les homos les plus intégristes n'en démordent pas et continuent, encore aujourd'hui, à réclamer le boycott des produits Barilla dans tous les magasins du monde.

    Assumer ses valeurs

    Quel enseignement faut-il tirer de cet acharnement médiatique sur un patron qui a commis une boulette, certes, mais qui aurait pu malgré tout rester campé sur ses convictions stratégiques (et donc publicitaires) tout en affichant, dans le discours théorique, son plus grand respect pour la communauté homosexuelle ?

    «Il est dommage que Barilla n'ait pas conservé ses positions et se soit laissé influencer par les différents lobbies, constate Isabelle Schuiling, professeur de marketing à la Louvain School of Management (UCL). Il est quand même logique qu'une marque, en ligne avec sa stratégie de positionnement, continue à vouloir cibler la famille traditionnelle qui touche plus de 90% de la population. Il n'était pas question pour Guido Barilla de rejeter les gays, mais simplement de ne pas en faire une publicité spécifique. Car il faut tout de même rappeler que la segmentation est la base même du marketing !»

    A contre-courant du discours beaucoup trop «politiquement correct» qui inonde actuellement les réseaux sociaux, les marques en général et Barilla en particulier doivent en effet assumer leurs valeurs et leur identité. Si le positionnement stratégique du fabricant de pâtes (qui repose aussi sur des études de marché aiguisées) veut privilégier la famille traditionnelle «à l'italienne» où la «Mama» tient un rôle essentiel, c'est son droit et elle doit dès lors l'affirmer sans complexe, mais évidemment dans le respect des autres cibles (homos et autres) qui ne sont pas prioritaires à ses yeux.

    Pour cela, il faut un certain courage médiatique. Barilla ne l'a pas eu et ses concurrents ont tiré rapidement profit de la maladresse du président pour occuper le terrain, campagnes réactives à l'appui. Dommage.