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Spiritualité - Page 373

  • Mgr Xavier Malle, nouvel évêque de Gap

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    En remplacement de Jean-Michel  Di Falco qui accède à l’éméritat, nomination remarquée à Gap et Embrun, diocèse d’adoption de Mgr Léonard . Lu sur le site de « riposte catholique » :

    « Né le 14 septembre 1965 à Valenciennes, l’abbé Malle a fait des études de droit et de science politique à Nancy avant d’entrer l’Institut d’études politiques – Sciences Po à Paris. En 1994, il entre à la Maison Saint-Joseph de formation spirituelle, Communauté de l’Emmanuel, à Namur (Belgique), puis en 1995 il part au séminaire français de Rome et étudie à la célèbre Université pontificale grégorienne. Il est diplômé d’un Baccalauréat B, d’étude universitaire en droit, de l’Institut d’études politiques de Paris et il a obtenu en 2001 une Licence en théologie spirituelle.

    Il a été ordonné prêtre le 2 juillet 2000 pour l’archidiocèse de Tours, au titre de membre de la Communauté de l’Emmanuel. Voici ses ministères successifs :

    2001-2009 : Vicaire des paroisses de L’Île-Bouchard et de Richelieu.

    2002-2007 : Conseiller spirituel diocésain des Guides et Scouts d’Europe.

    2008-2011 : Coordinateur du service des vocations de la Communauté de l’Emmanuel.

    2009-2011 : Vicaire des paroisses Saint-Jean-de-Beaumont et Saint-Côme-en-Loire (Tours).

    2010-2013 : Membre du Conseil presbytéral.

    2011-2016 : Délégué au Conseil de tutelle de l’Enseignement catholique.

    Depuis 2011 : Curé des paroisses Notre-Dame-en-Bouchardais et Saint-Vincent-de-Paul-de-Richelieu, et recteur du sanctuaire Notre-Dame-de-la-prière de L’Île-Bouchard.

    Depuis 2013 : Doyen du doyenné de Chinon.

    Depuis 2013 : Membre du Conseil épiscopal.

     


    A l’occasion des élections, il venait de lancer une neuvaine de semaines de prière pour la France.

    Réf. Mgr Xavier Malle, nouvel évêque de Gap

    JPSC

  • Pèlerinage de Pentecôte 2017 : "Sainte Marie Mère de Dieu"

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    Lu sur le « Salon Beige » :

    Ouverture des inscriptions le dimanche 9 avril.

     

    JPSC

  • France : vers une béatification de la poétesse Marie Noël ?

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    Lu sur « riposte catholique » :

    Marie Noel bord.JPGVendredi 31 mars 2017 se sont achevés les travaux de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France (CEF) réunie depuis le mardi 28 mars à Lourdes.

    Les évêques ont pris par vote plusieurs décisions, dont l’ouverture de la cause, en vue d’une éventuelle béatification, de Marie-Mélanie Rouget (en poésie Marie-Noël). 

    Voici la "Berceuse de la Mère-Dieu" :

     

    Mon Dieu, qui dormez, faible entre mes bras,

    Mon enfant tout chaud sur mon coeur qui bat,

    J’adore en mes mains et berce étonnée,

    La merveille, ô Dieu, que m’avez donnée.

     

    De fils, ô mon Dieu, je n’en avais pas.

    Vierge que je suis, en cet humble état,

    Quelle joie en fleur de moi serait née ?

    Mais vous, Tout-Puissant, me l’avez donnée.

    Que rendrais-je à vous, moi sur qui tomba

    Votre grâce ? ô Dieu, je souris tout bas

    Car j’avais aussi, petite et bornée,

    J’avais une grâce et vous l’ai donnée.

     

    De bouche, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

    Pour parler aux gens perdus d’ici-bas…

    Ta bouche de lait vers mon sein tournée,

    O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

     

    De main, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

    Pour guérir du doigt leurs pauvres corps las…

    Ta main, bouton clos, rose encore gênée,

    O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

     

    De chair, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

    Pour rompre avec eux le pain du repas…

    Ta chair au printemps de moi façonnée,

    O mon fils, c’est moi qui te l’ai donnée.

     

    De mort, ô mon Dieu, vous n’en aviez pas

    Pour sauver le monde… O douleur ! là-bas,

    Ta mort d’homme, un soir, noir, abandonnée,

    Mon petit, c’est moi qui te l’ai donnée.

     

    Ref. Ouverture de la cause de Marie-Noël

     JPSC

  • Le problème des traductions liturgiques

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    L’esprit des célébrations sur la table en  formica  fait de la résistance. Pour débloquer la situation (mais dans quel sens ?) le pape François a nommé une commission dont on craint qu’elle ne court-circuite l’esprit de la liturgie défendu par le Cardinal Sarah, préfet de la congrégation du culte divin. Le mensuel « La Nef » (n° 291, avril 2017) publie à ce sujet une interview du Père Juan José Silvestre, professeur à l’Université romaine de la Sainte Croix (Opus Dei) :

    « Rome publiait en mai 2001 une instruction, Liturgiam authenticam, qui lançait notamment un vaste chantier pour améliorer nombre de traductions défectueuses dans la liturgie.& 8200;Les missels de langue anglaise ont ainsi été revus, mais les blocages persistent, si bien que François a nommé fin décembre une commission dont on sait peu de chose. Pour la France, la Conférence des Evêques de France a annoncé une entrée en vigueur de la nouvelle traduction liturgique du Notre Père pour l'Avent 2017. Le Père Juan José Silvestre, professeur associé de liturgie à l’Université pontificale de la Sainte-Croix (Rome) et ancien consulteur à la Congrégation pour le culte divin, nous éclaire sur la situation.

    La Nef – Pourquoi cette instruction pose-t-elle tant de difficultés ?

    Père Juan José Silvestre – Il est vrai que la liturgie nécessite une préparation. Tout comme la Bible. Pour faire un résumé rapide des critiques, on pourrait dire qu’elles accusent la liturgie de ne pas parler avec les mots de tous les jours. Mais la Bible non plus ne parle pas comme on parle à table ! Pour s’approcher de ce langage biblique et patristique qui imprègne toute la liturgie, il faut se préparer. Les traductions précédentes ont peut-être voulu que le sens soit immédiat, mais au prix de la perte d’une grande partie du contenu.

    Comme le disait Benoît XVI, nous sommes face à un analphabétisme liturgique et religieux. Face à cela, il faut former les gens, les aider à comprendre, et non pas dénaturer le langage. C’est le rôle des pasteurs. Pas des traducteurs. Les pasteurs doivent interpréter, enseigner, former. Les traducteurs doivent traduire les prières telles qu’elles sont.

    Quel est l’enjeu des discussions actuelles sur Liturgiam authenticam ?

    Avant Liturgiam authenticam, le mode de traduction, conformément à l’instruction de 1968, disait schématiquement que le devoir du traducteur était d’identifier le « noyau » des prières, de l’extraire de tout le langage biblique et patristique que les gens ne comprennent pas, et de plonger ce noyau dans la culture actuelle. Dire qu’il y a un « noyau » dans la prière et que le reste est décoration implique un subjectivisme absolu. Qui a donné au traducteur le pouvoir d’identifier le noyau théologique, de différencier ce qui est décoratif de ce qui ne l’est pas ? Il y a des arbitraires dont nous avons souffert, perdant par exemple tout ce qui parlait de sacrifice, d’oblation, d’immolation, parce que considérés comme non-modernes.

    Dans les années 1980, le pape Jean Paul II a fait remarquer que les traductions contenaient des erreurs, des manques. Il a donc demandé à revoir ces traductions. Ainsi, Liturgiam authenticam est parti du principe que le contenu des prières n’était pas à notre disposition.

    La réforme est-elle bloquée ?

    Ce qui me paraît important, c’est la conversion du cœur. Entre ceux qui veulent traduire selon Liturgiam authenticam et ceux qui s’opposent à ces traductions. S’il n’y a pas de bonne volonté des deux côtés, ce sera très difficile de progresser. Il me semble difficile de retourner en arrière, avant Liturgiam authenticam, en produisant des traductions appauvries qui « trompent » les fidèles, qui ne leur permettent pas d’entrer dans la richesse de la foi catholique. Peut-être peut-on améliorer quelques points de Liturgiam authenticam, mais il faut dans ce cas entrer véritablement en dialogue, ce qui n’a pas été fait par l’écrasante majorité des critiques. En dehors de celles qui paraissent dans les journaux, il n’y a pas d’opposition véritable à Liturgiam authenticam. Quand on demande où sont les erreurs, les problèmes, les altérations dans les traductions faites depuis seize ans, on n’obtient pas de réponse.

    Qu’en pense le pape selon vous ?

    Je crois que le pape, en réalité, n’a pas une idée définitive sur cette question. Du point de vue liturgique, ses interventions peuvent être résumées à deux thématiques : valoriser l’adoration, et souligner la relation qui existe entre la liturgie et la vie.

    Il me semble qu’un langage commun ne favorise pas l’adoration, le sens du mystère dont parle le pape François. Tant de fois il a répété que nous sommes habitués à prier, demander, remercier, mais très peu à adorer. Le langage de Liturgiam authenticam aide justement à comprendre que la rencontre avec Dieu est différente de celle avec mes amis, même si Dieu est le grand Ami. Ce langage liturgique favorise l’adoration et la primauté de Dieu.

    Pour la relation liturgie-vie, il est important que la liturgie pénètre dans la vie, en la tirant vers le haut. Si nous ne banalisons pas la liturgie, le monde devient plus élevé, il est recréé. En ce sens, il faut que la liturgie aide à élever le monde. Il ne faut pas nous contenter du monde tel qu’il est, car cela revient à mondaniser la liturgie. C’est précisément ce dont le pape François ne veut pas : mondaniser la liturgie. Au contraire, c’est le monde qui doit devenir adoration.

    Un dernier mot ?

    Il faut aussi beaucoup d’humilité, vertu essentielle pour s’approcher de la liturgie selon Romano Guardini. En effet, il faut sortir de nous-mêmes pour entrer dans quelque chose que nous n’avons pas créé, mais qui nous a été donné. Dans le monde occidental, nous sommes habitués à construire, à faire nous-mêmes. Contrairement au monde oriental, qui qualifie d’ailleurs la liturgie de « divine », montrant que celle-ci est reçue de Dieu.

    Propos recueillis à Rome par Aymeric Pourbaix, I.Media

    Ref. Le problème des traductions liturgiques

    JPSC

  • Quand Jésus pleure son ami; prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour le 5e dimanche du Carême

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    Prédication (archive du 6 avril 2014) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Jn 11, 1-45) pour le 4e dimanche du Carême.

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile : Mort et résurrection de Lazare (Jean 11, 1-45) (http://aelf.org/)

    Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. »... Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. » Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui.

  • Qui sont les séminaristes français ?

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    De Bertille Perrin sur le site de Famille Chrétienne :

    Qui sont nos séminaristes ?

    EXCLUSIF MAG – Une récente enquête commandée par la Conférence des évêques de France définit le profil et l’origine de la vocation de nos séminaristes. Analyse.

    Ce n’est un secret pour personne, le nombre d’ordinations sacerdotales en France diminue chaque année : 140 en 2014 contre 120 en 2015 et une centaine en 2016. Les chiffres sont éloquents. Pour autant, les séminaires sont loin d’être vides. À ce jour, 605 jeunes sont formés dans les structures diocésaines aux quatre coins de la France, auxquels s’ajoutent les séminaristes de la Communauté Saint-Martin, du Séminaire Saint-Jean-Marie-Vianney, de la Mission de France, du Prado, ou des trois séminaires Redemptoris Mater du Chemin néocatéchuménal (Toulon, Marseille et Avignon).

    La famille, terreau de la vocation

    Comme cela se fait tous les trois ou quatre ans, une enquête qualitative, chapeautée par le Conseil national des grands séminaires, a été soumise en mai 2016 à tous les candidats au sacerdoce en première et deuxième années, permettant ainsi de mieux les connaître. Ils sont deux cent six à avoir répondu à une trentaine de questions, portant à la fois sur leur environnement familial et sur leurs motivations d’entrée au séminaire. On y découvre alors le « profil type » du séminariste actuel : âgé d’environ 26 ans, il est majoritairement issu d’une famille nombreuse – quatre enfants en moyenne – et de parents mariés. De formation bac + 3 ou plus élevée, il a souvent exercé une activité professionnelle d’environ quatre ans avant d’entrer au séminaire.

    Dans le détail, l’enquête manifeste l’influence importante de ce contexte social et familial sur la vocation des jeunes. En effet, plus de 80 % d’entre eux sont issus de familles « stables » et de parents croyants pratiquants. « La vocation sacerdotale naît le plus souvent dans l’enracinement d’une famille chrétienne et engagée », explique à Famille Chrétienne le Père Pierre-Yves Pecqueux, secrétaire de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnées et les laïcs en mission ecclésiale (Cémoleme), à l’origine de l’enquête. « Nous voyons que la famille reste le lieu de la transmission de la foi et du témoignage, qui prépare le terreau du jeune à l’engagement et à la fidélité. Le fait de savoir que leur vocation sera accueillie favorablement par la famille, mais aussi par les amis, est important pour les jeunes. »

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  • Le pape lance les préparatifs de la rencontre des familles à Dublin en août 2018

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    De zenit.org :

    Rencontre des familles 2018: le pape lance les préparatifs (lettre complète)

    Approfondir Amoris laetitia pour que la famille soit le “oui” du Dieu Amour

    Logo de la Rencontre Mondiale des familles Dublin 2018

    Logo De La Rencontre Mondiale Des Familles Dublin 2018

    « Je désire … que les familles aient l’occasion d’approfondir leur réflexion et leur partage sur les contenus de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia ». C’est en ces termes que le pape François a ouvert la préparation de la IXe Rencontre mondiale des familles qui aura lieu du 21 au 26 août 2018 à Dublin (Irlande), sur le thème « L’Évangile de la famille, joie pour le monde ».

    Dans une lettre de convocation rendue publique le 30 mars 2017, le pape exprime à nouveau son souhait d’une « Eglise en sortie, non pas auto-référentielle, d’une Eglise qui ne passe pas à distance des blessures de l’homme, d’une Eglise miséricordieuse ». Et il souligne le rôle des familles chrétiennes comme « lieu de miséricorde et témoins de miséricorde ».

    « La famille, par conséquent, est le “oui” du Dieu Amour », affirme le pape dans ce message signé du 25 mars, solennité de l’Annonciation à la Vierge Marie. En présentant la Lettre au Vatican, le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, a précisé que le pape François participera à l’événement international si les circonstances le permettent.

    Nous publions ci-dessous notre traduction intégrale de la lettre du pape adressée au préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, le cardinal Kevin Farrell.

    Lettre du pape François

    Au vénéré frère cardinal Kevin Farrell
    Préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

    Au terme de la VIIIe Rencontre mondiale des Familles, qui s’est tenue à Philadelphie en septembre 2015, j’ai annoncé que la prochaine rencontre avec les familles catholiques du monde entier aurait lieu à Dublin. Voulant désormais en commencer la préparation, je suis heureux de confirmer qu’elle se déroulera du 21 au 26 août 2018, sur le thème “L’Évangile de la famille, joie pour le monde”. Je voudrais donner quelques indications plus précises sur ce thème et son développement. Je désire en effet que les familles aient l’occasion d’approfondir leur réflexion et leur partage sur les contenus de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia.

    On pourrait se demander : l’Evangile continue-t-il à être joie pour le monde ? Et encore : la famille continue-t-elle à être une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ?

    Je suis certain que oui ! Et ce “oui” est solidement fondé sur le dessein de Dieu. L’amour de Dieu est son “oui” à toute la création et à son cœur, qui en est l’homme. C’est le “oui” de Dieu à l’union entre l’homme et la femme, ouverte et au service de la vie à chacun de ses stades ; c’est le “oui” et l’engagement de Dieu pour une humanité si souvent blessée, maltraitée et dominée par le manque d’amour. La famille, par conséquent, est le “oui” du Dieu Amour. C’est seulement à partir de l’amour que la famille peut manifester, répandre et re-générer l’amour de Dieu dans le monde. Sans l’amour on ne peut pas vivre comme enfants de Dieu, comme époux, parents et frères.

    Je désire souligner combien il est important que les familles se demandent souvent si elles vivent à partir de l’amour, pour l’amour et dans l’amour. Ce qui concrètement, signifie se donner, se pardonner, ne pas s’impatienter, anticiper l’autre, se respecter. Comme la vie familiale serait meilleure si chaque jour on vivait les trois mots simples “s’il-te-plaît”, “merci”, “pardon”. Tous les jours nous faisons l’expérience de fragilités et de faiblesses et c’est pourquoi nous avons tous, familles et pasteurs, besoin d’une humilité renouvelée qui façonne le désir de nous former, de nous éduquer et d’être éduqués, d’aider et d’être aidés, d’accompagner, de discerner et d’intégrer tous les hommes de bonne volonté. Je rêve d’une Eglise en sortie, non pas auto-référentielle, d’une Eglise qui ne passe pas à distance des blessures de l’homme, d’une Eglise miséricordieuse qui annonce aux cœurs la révélation du Dieu Amour qui est la Miséricorde. C’est cette miséricorde qui nous renouvelle dans l’amour ; et nous savons combien les familles chrétiennes sont lieu de miséricorde et témoins de miséricorde ; après le Jubilé extraordinaire elles le seront encore plus, et la Rencontre de Dublin pourra en offrir des signes concrets.

    J’invite donc toute l’Eglise à garder à l’esprit toutes ces indications dans la préparation pastorale à la prochaine Rencontre mondiale.

    A vous, cher frère, ainsi qu’à vos collaborateurs, se présente le devoir de décliner de façon particulière l’enseignement d’Amoris laetitia, par lequel l’Eglise désire que les familles soient toujours en chemin, dans ce pèlerinage intérieur qui est manifestation de vie authentique.

    Ma pensée se tourne de façon spéciale vers l’Archidiocèse de Dublin et toute la chère Nation irlandaise, pour l’accueil généreux et l’engagement qu’implique d’accueillir un événement d’une telle portée. Que le Seigneur vous récompense dès à présent, en vous accordant d’abondantes faveurs célestes.

    Que la Sainte Famille de Nazareth guide, accompagne et bénisse votre service et toutes les familles engagées dans la préparation de la grande Rencontre mondiale de Dublin.

    Du Vatican, le 25 mars 2017

    FRANÇOIS

  • L’esprit de la liturgie

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     fontgombault.jpgDans la messe, c’est le Christ lui-même qui s’offre en sacrifice parfait : le don d’amour le plus précieux, qui purifie les offrandes humaines déposées conjointement aux pieds du Père. L’or, l’encens, la myrrhe ou le cérémonial déployé dans les rites sont une image de l’immensité de ce don que la liturgie des cieux célèbre « sans fin », comme nous le rappelle la préface de nos prières eucharistiques.   

    JPSC

  • L'intention du pape pour le mois d'avril

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    Pour les jeunes afin qu’ils sachent répondre généreusement à leur vocation en envisageant, aussi, la possibilité de se consacrer au Seigneur dans le sacerdoce ou la vie consacrée.

  • Summorum Pontificum : une importante et véritable contribution à l’actuelle et future vie liturgique de l’Eglise

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    Du cardinal Sarah, via le site de l'Homme Nouveau :

    Summorum Pontificum : la source de l'avenir

    Du 29 mars au 1er avril se tiennent à Herzogenrath, au nord d'Aix-la-Chapelle, les 18èmes rencontres liturgiques de Cologne, organisées par l'abbé Guido Rodheudt. Ne pouvant être présent lors de cette rencontre, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a adressé aux organisateurs un message substantiel que nous reproduisons ci-dessous avec son autorisation.

    Je désire avant tout remercier du fond du cœur les organisateurs du Colloque intitulé : « La source de l’avenir », à l’occasion du 10eanniversaire du motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, à Herzogenrath, car ils me permettent d’introduire votre réflexion sur ce sujet si important pour la vie de l’Eglise, et, plus particulièrement, l’avenir de la liturgie ; je le fais avec une grande joie. Je voudrais saluer très cordialement tous les participants à ce Colloque, en particulier les membres des associations suivantes, dont les noms sont mentionnés sur l’invitation que vous avez eu la grande bonté de m’envoyer, en espérant n’en oublier aucune. Il s’agit de l’Association Una Voce-Allemagne,  du Cercle catholique des Prêtres et Laïcs des Archidiocèses de Hambourg et de Cologne, de l’Association Cardinal Newman, du Réseau des prêtres de la paroisse catholique sainte Gertrude de Herzogenrath. Comme je l’écrivais à M. l’abbé Guido Rodheudt, curé de la paroisse sainte Gertrude de Herzogenrath, je regrette beaucoup d’avoir dû renoncer à participer à votre Colloque à cause d’obligations qui sont survenues à l’improviste et se sont ajoutées à un agenda déjà bien chargé. Toutefois, croyez bien que je serai parmi vous par la prière : celle-ci vous accompagnera chaque jour, et, bien entendu, vous serez tous présents à l’offertoire de la sainte messe quotidienne que je célébrerai durant les quatre jours de votre Colloque, du 29 mars au 1er avril. Je vais donc de mon mieux introduire vos travaux par une brève réflexion sur la manière dont il convient d’appliquer le motu proprio Summorum Pontificum dans l’unité et la paix.

    Restaurer la liturgie

    Comme vous le savez, ce que l’on a appelé, au début du XXe siècle, le « mouvement liturgique », ce fut cette volonté du pape saint Pie X, exprimée dans un autre motu proprio, intitulé Tra le sollicitudini (1903), de restaurer la liturgie pour en rendre les trésors plus accessibles, et qu’elle redevienne ainsi la source d’une vie authentiquement chrétienne. D’où la définition de la liturgie comme « sommet et source de la vie et de la mission de l’Eglise » présente dans la Constitution sur la sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium du concile Vatican II (n. 10). Et on ne répétera jamais assez que la liturgie, en tant que sommet et source de l’Eglise, trouve son fondement dans le Christ lui-même. En effet, Notre Seigneur Jésus-Christ est l’unique et définitif Souverain Prêtre de l’Alliance Nouvelle et Eternelle, puisqu’Il s’est offert lui-même en sacrifice, et « par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu’Il sanctifie » (cf. He 10, 14). Ainsi, comme le déclare le Catéchisme de l’Eglise catholique, « C’est le Mystère du Christ que l’Eglise annonce et célèbre dans la liturgie, afin que les fidèles en vivent et en témoignent dans le monde » (n. 1068). C’est dans ce cadre du « mouvement liturgique », dont l’un des plus beaux fruits fut la Constitution Sacrosanctum Concilium, qu’il convient de considérer le motu proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007, dont nous sommes heureux de célébrer cette année, avec grande joie et action de grâce, le dixième anniversaire de sa promulgation. On peut donc affirmer que le « mouvement liturgique » initié par le pape saint Pie X ne s’est jamais interrompu, et qu’il continue encore de nos jours à la suite de la nouvelle impulsion qui lui a été conférée par le pape Benoît XVI. A ce sujet, on peut mentionner le soin particulier et l’attention personnelle, dont il faisait preuve en célébrant la sainte liturgie en tant que pape, puis, ses références fréquentes, dans ses discours, concernant sa centralité dans la vie de l’Eglise, et, enfin, ses deux documents magistériels Sacramentum Caritatis et Summorum Pontificum. En d’autres termes, ce que l’on appelle l’aggiornamento liturgique (« aggiornamento » est un terme italien qui signifie littéralement : « mise à jour ». Nous avons fêté le cinquantième anniversaire de la Constitution sur la sainte Liturgie du concile Vatican II Sacrosanctum Concilium en 2013, puisque celle-ci a été promulguée le 4 décembre 1963) a été en quelque sorte complété par le motu proprio Summorum Pontificum du Pape Benoît XVI. De quoi s’agissait-il ? Le pape émérite établissait la distinction entre deux formes du même rite romain : une forme dite « ordinaire », qui concerne les textes liturgiques du Missel Romain révisés suivant les indications du concile Vatican II, et une forme dénommée « extraordinaire », qui correspond à la liturgie qui avait cours avant l’aggiornamento liturgique. Ainsi, actuellement, dans le rite romain ou latin, deux Missels sont en vigueur : celui du bienheureux Pape Paul VI, dont la troisième édition date de l’an 2002, et celui de saint Pie V, dont la dernière édition, promulguée par saint Jean XXIII, remonte à 1962.

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  • Le 13 mai, les évêques des Pays-Bas consacreront leur pays au Coeur Immaculé de Marie

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    Les évêques néerlandais vont consacrer les Pays-Bas au Cœur immaculé de Marie (source)

    Ce sera le 13 mai prochain. L’ensemble des évêques catholiques du pays marqueront ainsi le centenaire des apparitions de Fatima en se dirigeant, « en pèlerins », vers la basilique médiévale de Notre-Dame à Maastricht pour y confier leurs diocèses et tous ceux qui y habitent à la Très Sainte Vierge.

    La cérémonie aura lieu au cours des vêpres.

    Les évêques espèrent ainsi voir « fortifiés les fidèles en tant qu’Eglise des Pays-Bas, en avançant dans la foi, l’espérance et la charité, la joie et la confiance, vers Dieu, le Père céleste. »

  • Internet, un continent à évangéliser

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    Sur le site du diocèse  de Tournai (Hubert Wattier) :

    Faire du buzz pour Jésus…

    « Il y a une manière chrétienne d'être sur Internet », dit Pierre Amar, prêtre du diocèse de Versailles et animateur de « Padreblog ». L'auteur d' « Internet : le nouveau presbytère » était l'invité de la librairie Siloë à Tournai.

    Quand il rentre le soir d'une des nombreuses réunions auxquelles il participe en tant que curé de paroisse, le Père Pierre Amar fait souvent, comme beaucoup d'entre nous, un détour par son ordinateur. Pour consulter ses mails, bien sûr, et il en reçoit pas mal. Mais aussi pour surfer sur Internet. Et il le reconnaît volontiers : on se laisse facilement manger du temps, à voir tout et rien...

    Ceci dit, Pierre Amar prend du recul par rapport à ce média. Vous avez dit : média ? D'emblée, le prêtre s'inscrit en faux contre cette assertion : « C'est une erreur de croire qu'Internet n'est qu'un média, simplement un moyen d'annoncer l'Evangile. Comme le disait déjà Benoît XVI, Internet est un lieu, un continent, Il est ouvert 24 heures sur 24, n'a ni portes ni fenêtres. »

    Le nouveau presbytère ?

    Et Pierre Amar de mettre en garde contre une deuxième erreur : « Virtuel ne veut pas dire irréel : il y a des gens derrière l'écran. Internet regorge de visiteurs du soir, des Nicodème qui se cachent pour interpeller un prêtre. Car l'outil permet une désinhibition, une impudeur qu'on ne trouve pas dans le face-à-face, du moins au début. »

    Et la troisième erreur : « On croyait qu'Internet allait changer le monde. On en est un peu revenu. » Bien sûr, l'outil a permis une extension géographique et de contenu qui donne un accès illimité au savoir. Mais Internet n'est que l'actualisation d'une démarche vieille comme le monde : la communication. Jésus, déjà, demandait à ses disciples : « Que dit-on de moi ? » Cela fait longtemps que les rumeurs courent. Et comment dit-on « rumeur » en anglais ? On vous le donne en mille : « buzz ». Voilà qui permet à Pierre Amar un plaidoyer : « Nous devons faire du buzz pour Jésus ». Et si Internet devenait le nouveau parvis des églises ? Ou le nouveau presbytère, comme le dit le titre de son livre ?

    Une dimension iconique

    Et Pierre Amar d'enfoncer le clou en recourant à un autre mot bien familier des internautes : l'icône. Car en grec ce terme signifie « fenêtre ». L'icône ouvre sur une autre réalité. D'où son affirmation : « Je crois en la dimension iconique d'Internet »

    Alors, Internet, recette miraculeuse ? « On ne peut pas se convertir par Internet. Car la rencontre avec Dieu ne peut se faire que par les sacrements, la parole, et le pauvre. Dieu aurait pu nous envoyer un mail. Or il nous a envoyé son Fils, qui s'est incarné. »

    Il y a une façon d'être chrétien sur Internet, dit le Père Amar. Mais il faut éviter plusieurs écueils : celui du temps passé et perdu, celui de la présence-absence. Et le défaut de croire seulement en la notoriété au lieu de croire en la vérité : « Il nous faut rendre la vérité populaire, en mettant la forme au service du fond. »

    NB : L'écueil que votre serviteur n'aura pas pu éviter, c'est celui de la longueur de son article. Le Père Amar préconise des textes ne dépassant pas 1.400 signes sur le net. Or la présente évocation de sa conférence tournaisienne crève allègrement le plafond des 2.500 signes. M'aurez-vous lu jusqu'au bout ?

    Hubert Wattier

    www.padreblog.fr